mercredi 29 août 2018

Au jardin sous l’éclipse de Lune.

DSC08098

L'été au jardin, à la lumière des flammes des bougies, cela faisait longtemps que nous en rêvions. Pour la peine nous voilà pour juillet en Isère à profiter de la fraîcheur de la maison familiale. C'est le moment idéal pour se retrouver. Je travaille tout au long de la belle saison en bureau, mais je ne perds pas de vue ma passion, dans ce cadre idyllique pour observer les oiseaux et en particulier les petits passereaux.

DSC09499

La nuit des étoiles a été radieuse, le 3-4-5 aout ce fût le moment de jouer avec l'obscurité, de s'étendre dans l'herbe pour observer les astres et les comètes traverser le ciel. Mars comme au soir de l'éclipse de Lune était en habit de fête et il a même été possible d'observer les anneaux de Vénus.

Pour voir la grande éclipse lunaire, il fallait être au rendez-vous avec l'univers le 27 juillet. Dans de nombreuses régions les nuages ont été de la mise mais ont permis de créer des photographies incroyables pour certains. D'ordinaire blanche, la Lune est apparue dans une teinte pourpre qu'on lui connaît rarement.

DSC09479        DSC09461

Les prochains rendez-vous sont pris : le 16 juillet 2019 pour une éclipse de Lune partielle puis le 5 janvier et le 5 juin 2021 pour une éclipse pénombrale souvent difficile à détecter à l'oeil nu. Reste plus qu'à attendre d'ici là où à partir sur les continents que sont l'Asie ou l'Amérique pour observer au plus tôt ces phénomènes astraux.

DSC07976

En propection autours du potager, je fais une triste découverte. Une chauve-souris gît à l'entrée de celui-ci, sans doute victime d'un chat de la maisonnée. Son espèce reste encore à déterminer. C'est là un des cruels dilemmes qui se pose quand on aime la faune et les animaux de compagnie. Bien souvent la cohabitation des deux pose problème, en particulier pour les espèces sensibles qui, victimes de nombreuses pressions liées à leur habitat, se voient également prédatées plus que d'ordinaire ce qui ne va pas sans impacter leurs populations.

DSC08228       DSC08258

Voilà les dits coupables. Le noiraud, c'est un de mes chats bien-aimés et que je n'ai pu prendre dans ma valise en partant pour la ville. Recueilli à l'âge de 4 semaines, il était voué à finir comme le reste de sa portée si mes frangins n'étaient pas intervenus à temps : un coup derrière la tête. La non stérilisation des chats en campagne est un véritable problème. La non gestion de leur fécondité conduit à l'apparation de chats errants à la population croissante, malades et prédateurs de notre faune indigène. Il existe pourtant des solutions simples et durables pour permettre une bonne régulation de leur effectif tout en restant respectueux des animaux.

DSC08362DSC08363DSC08367DSC08373DSC08386

Ce soir c'est cuisine ! Après une promenade digestive de l'après-midi et la récolte d'une poignée reine des prés (Filipendula ulmaria), nous sommes bons pour la réalisation d'une délicate crème dessert parfumée de ces fleurs. Quatre oeufs, un peu de sucre, du lait végétal, une grande casserole et le tour est joué. Pour peu que l'on aime les pétales de rose, les hortensias et la chantilly, on peut s'en tirer avec un joli plat à déguster les pieds dans l'herbe.

DSC08482        DSC08488

Le soir, on ne chaume pas. Confection d'une bûche suédoise (appelée aussi bougie canadienne) qui, fendue en son centre, se consume pendant des heures. Elle est idéale pour partager un moment de complicité autour du feu. Elle peu également être utilisée comme on le ferrait d'un poêle à bois en posant la casserole à même la flamme.

Les soirées d'été sont les plus belles, en particulier quand la température baisse, que la pénombre s'intalle et que les animaux sortent. La canicule s'est bien installée et le paysage semble défraîchit avec l'herbe jaunie qui implore la pluie. Pourtant, allongée dans la pelouse, mon regard ne peut s'empêcher de fixer les hautes cimes vertes des arbres, celles des hêtres, des sapins blancs et des épicéas qui semblent nous inviter à les rejoindre en forêt.

DSC07942        DSC08117


jeudi 23 août 2018

Sortie dans les marais 13.

DSC08577

LE GRAND LEMPS

 

L'été est prolixe, nous avons eu la chance de faire le tour de quelques un des ENS locaux et pour commencer, celui du Grand Lemps. Pour rappel un ENS est un site remarquable pour son écosystème, pour les espèces qu'il abrite, pour le rôle essentiel qu'il joue dans la vie culturelle et économique pour les habitants du coin et pour sa valeur pédagogique. C'est un espace naturel sensible géré soit par le CEN Avenir (conservatoire des espaces naturels) sous la direction du département, soit par une association naturaliste. En Isère nous avons la chance d'avoir non seulement le plus grand nombre d'ENS, mais aussi de gestionnaires de ces espaces, de journées découvertes consacrées à ceux-ci et à leurs préservation. Ils touchent pour beaucoup des milieux humides car peu nombreux en France métropolitiane, mais aussi des forêts, des pelouses sèches ou des alpages.

Au Grand Lemps, c'est une tourbière et son étang qui sont désignés comme ENS. Comme pour la plupart de ces sites, seule une partie très restreinte du marais est accessible pour permettre de concilier à la fois l'intérêt du public, la tranquillité des animaux et l'intégritée des plantes et du milieu, souvent sensibles aux questions de piétinement. Une multitude d'habitats se succèdent et marque l'évolution naturelle du site. Un chemin balisé et des structures de bois à l'épreuve du temps ont été mis en place pour faire découvrir le coeur de la tourbière, d'ordinaire peu accessible en raison de l'eau, des terres mouvantes et des moustiques.

DSC08600

Voilà une des merveilles que l'on peut trouver dans les mares parmi les joncs. L'utriculaire australe (Utricularia australis) est une plante carnivore qui a la particularité de se développer entièrement dans l'eau et de n'ermeger qu'à la période de floraison. Ses feuilles aquatiques sont de deux nature : les photosynthétiques permettant l'élaboration de la photosynthèse et celles à pièges.

DSC08579

En forme d'outres, ces dernières ne dépassent pas le millimètre et sont couvertes de poils. Ceux-ci permettent l'ouverture et la fermeture du clapé de la feuille. Lorsqu'ils sont agités par une micro-proie, l'outre s'ouvre et aspire la malheureuse qui termine emprisonnée puis digéré sans autre forme de procès. C'est de cette particularité que les plantes de ce genre tir leur nom, inspiré du latin "utriculus" qui signifie "petite outre". L'utriculaire australe se reconnaît à la lèvre inférieur de sa fleur veinée de rouge qui est légèrement plus grande que les autres pièces florales, cependant il est aisé de la confondre avec l'urticulaire commune (Utricularia vulgaris). De ce fait l'identification se fait bien souvent à la loupe binoculaire, en particulier quand les fleurs sont absentes.

DSC08507

Sans être placée sur les listes rouges nationales, c'est une espèce peu présente à la répartition disparate. Protégée par arrêté dans de nombreuses régions, en particulier dans le nord du pays, elle est un des indicateurs floristiques retenus lors de l'élaborations des ZNIEFF, les zones naturelles d'intérêts écologiques, faunistiques et floristiques qui se matérialisent par la réalisation d'inventaires.

DSC08583

On trouve une autre carnivore tout aussi belle bien qu'originaire d'Amérique du Nord. La sarracénie pourpre (Sarracenia purpurea) aime les sols pauvres. Pour combler le manque de certains nutriments absents des sols tourbeux, elle se nourrie d'invertèbrés qu'elle piège à l'aide de ses feuilles en outres aux parois glissantes.

DSC08589

Cependant, les pièges de la sarracénie pourpre ne sont pas uniquement des tombeaux à ciel ouverts pour les bestioles imprudentes. Plus de 180 espèces vivantes tels des insectes, des algues, des crustacés et des bactéries y vivraient, formant ainsi un micro écosystème à part. La digestion des organismes piègés se ferrait semble-t-il par leur intermédiaire et non pas uniquement par les enzymes que la plante sécrète. Protégée dans son aire d'origine, son introduction par des passionnées de plantes carnivores dans la tourbière du Grand Lemps avant le mise en protection de celui-ci pose problème, l'espèce ayant tendance à coloniser l'espace au détriment des sphaignes.

DSC08518        DSC08561

La bourdaine (Frangula alnus) est un arbrisseau qui pousse dans une grande pluralités de milieux, de préférence humides. Ses baies noires sont toxiques et purgatives, on tire d'elle une teinture naturelle qui colore les linges en vert tendre. Des jeunes rameaux frais on tire du pourpre et du violine, des écorces séchées un très beau jaune.

DSC08569

DSC08497     DSC08553

L'installation des passerelles a demandé non seulement un gros investissement mais également de gros moyens humains. Posées sur la tourbe, leur fondation s'enfonce profondément dans le sol meuble, rendant peu aisé les travaux. Sur plus d'une dizaine de mètres par endroits, le marais n'offre pas une surface suffisamment stable. Un puit mit en place dans le parcours permet de mesure la profondeur à l'aide d'un long bâton. Il rend également visible les strates de la tourbe qui se compose de tourne blonde (vieille de moins 3000 ans), de tourbe brune (aux alentours de 5000 ans) et de tourne noire (12 000 ans et plus).

DSC08523

Le bas-marais alcalin est un habitat de référence dans les suivis des milieux humides. Il représente 55% des zones humides de l'Isère. Il se caractérise par une mise en eau constante, pauvre en nutriments et très souvent calcaire. Les carex acidophiles y sont courants, de même que les sphaignes (famille des mousses). Ils sont le premier maillon dans la constitution de la tourbe. Peu communs, ces grands systèmes palustres sont surtout présents dans l'Est de la France, protégés par la topographie des montagnes.

DSC08541

La cladiaie fait partie des milieux typiques du bas-marais. Ce sont de grands peuplements de marisques (Cladium mariscus) dont les tiges peuvent frôler les 3 mètres. Pauvre en espèces végétale, elle regorge d'animaux en particuliers d'oiseaux et d'insectes qui trouvent gîte parmi ses feuilles coupantes et ses tiges persistent à l'hiver bien que brunies par l'action du froid et du gel.

DSC08542

La cladiaie se compose parfois de marisques poussants sur la matière végétale se trouvant à la surface de l'eau ou en suspension entre deux strates aquatiques. Vértibles radeaux flottants, ces îlots sont trompeurs pour le promeneur qui pense pouvoir y poser le pied et termine dans le fond du marais. L'accumulation de ces formations fait prémice au comblement du marais par la matière organique, laissant place au haut-marais qui se caractérise par une mise en eau périodique, des pelouses humides et la possibilité d'y mener des pratiques agricoles tel que la pâture, la fauche ou la mise en céréales sur les terres devenues arables.

Le marais nous donne des ailes. Nous n'avons pas vu les droseras, d'autres plantes carnivores encore bien différentes de celels qu'offre le mairais et que nous avons pu voir. Petit mais riche en découverte, le sentier à l'avantage de préserver une grandre partie du site du bruit et des regards des visiteurs, assurant un semblant de tranquillité aux animaux qui le peuple tel les hérons cendrés et les faucons hobereaux. Il nous reste bien d'autre ENS à découvrir, le prochain se situe dans les marais de l'Ainan, sur la commune de Chirens où pousse la rare et discrète Liparis de Loesel, une orchidée qui ne paye pas de mine mais dont la sauvegarde est capitale.

DSC08617        DSC08538

dimanche 12 août 2018

Sortie en montagne 21.

DSC04585

LE LAC DU PONTET

En partant du jardin botanique du col du Lautaret, nous ne pouvons nous empêcher de nous arrêter au lac du Pontet, que l'on retrouve déjà dans plusieurs vieux articles du blog . Situé à 1982 mètres d'altitude, le Pontet est facile d'accès depuis le village de Villar d'Arêne. Il fait office de base de loisir pendant l'été pour les locaux et les touristes de passage. On y croise parfois quelques pêcheurs qui titillent les poissons. Ceux-ci sont le fruit d'une campagne d'empoissonnement des points d'eau de montagne qui mena à l'uniformisation et/ou la destruction d'une grande partie de ces écosystèmes fragiles. Le lac n'est plus givré, il y a beaucoup plus simple d'y observer la flore qui est typique des plateaux humides de montagne de haute altitude. La faune commence également à s'éveiller, avec nos premières marmottes des Hautes-Alpes.

 

DSC04702

Les grassettes communes (Pinguicula vulgaris), charmantes plantes carnivores, sont là. C'est ici que j'ai découvert ma toute première grassette et j'en reste toujours très émue car elle marque la période où a débuté ma passion pour la botanique. Sur la face ouest du lac, des centaines de pieds s'épanouissent sur les sols pauvres.

DSC04690

La floraison violine débute en juin. Elle tranche avec les feuilles qui détonnent avec la végétation jaunie par les plaques de neige qui ont connu une fonte tardive. Le feuillage des grassettes est un piège mortel où les moucherons viennent s'engluer. Ils y sont digérés par la plante pour pallier au manque de matière organique.

 

DSC04588

Les tarines sont les vaches emblématiques des montagnes. Nées dans la vallée de la Maurienne en terre savoyarde, on les rencontre désormais un peu partout dans les Alpes. Robuste et agile, ce sont de bonnes laitières également très présente sur les plateaux Maghreb où elles sont favorisées par leur morphologie.

 

DSC04643

La globulaire à feuilles en coeurs (Globularia cordifolia) est une petite fleur bleue de montagne que l'on rencontre dès l'étage collinéen voire en plaine mais c'est entre 1500 et 2000 mètres d'altitude qu'elle s'épanouit le mieux. Ses feuilles lui ont valu son nom de par leurs formes atypiques.

DSC04644

Bénéficiant d'un arrêté de protection préfectoral dans le Midi-Pyrénée, on récoltait de ce petit arbrisseau les feuilles qui donnent une fois infusée, un puissant laxatif qui était utilisé en médecine populaire. Cette endémique des Alpes fleurie de Mai à Juillet et pour fleurs des pompons bleus denses. On la nomme également de manière poétique "veuve-céleste".

 

DSC04764

Arrivés au lac, nous profitons de l'alcamie des nuages. Nous sommes seuls, c'est idéal pour inspecter les berges du lac, retrouver les plantes carnivores qui m'avait fait bondir de joie il y a bientôt 5 ans de cela et voir si les orchidées sont à la fête. Il faudra revenir à la fin de l'été pour observer les linaigrettes qui se balancent au vent.

 

DSC04782    DSC04783    DSC04791    DSC04795

L'orchis rouge sang (Dactylorhiza incarnata) est aussi appelé dactylorhize couleur de sang. Cette orchidée est une sous-espèce de l'orchis incarnat beaucoup plus massive et foncée que l'espèce type et qui se différencie par la présence de tâches noires sur les deux faces des feuilles très incurvées. Elle bénéficie d'une protection complète sur l'ensemble de la région PACA. Elle pousse dans les zones humides et les prairies marécageuses.

 

DSC04642

La pie-grièche grise (Lanius excubitor) est un oiseau prédateur de la taille d'un merle noir. Son plumage noir, gris et blanc lui permet de se fondre dans le paysage minéral de la haute montagne même si on la retrouve dans des milieux ouverts, semi-boisés et les bosquets. En France, les individus de cette espèce sont non migrateurs à la différence des populations scandinaves qui tendent à descendre dans les îles britanniques et en Europe de l'Est.

 

DSC04580         DSC04572

Le spectacle débute dès l'assension. Au loin, la vallée de la Romanche s'étend, écrasée par les montagnes mais c'est tout autre chose qui attire notre regard. Dans la végétation de bord, une multitude de petits oiseaux au plastron rouge virevolte en tout sens. Il s'agit du sizerin cabaret (Acanthis carduelis), un oiseau granivore commun dans le grand nord mais aussi en Europe de l'Est et dans certaines îles italiennes où il trouve les pins dans lesquels il aime nicher. Fin mai et début juin on peut le voir localement former des petits groupes.

 

DSC04751

Les marmottes des Alpes (Marmota marmota) font leur sortie. Elles sont nombreuses à pointer leur nez au-dessus du lac est ne sont effrayées que si les curieux ne s'approchent d'un peu trop près. Sur la commune, on compte pas moins de 720 observations ne serait-ce que pour ce qui touche aux relevés de population.

 

DSC04703

La primevère farineuse (Primula farinosa) est une primevère de montagne qui se reconnaît à ses fleurs roses et ses feuilles ovales en rosettes. Elle se plaît en milieu humide, en particulier dans les marais et les abords de ruisseaux. 

DSC04678

C'est une espèce subalpine qui a d'importants besoins en soleil, en humidité et qui tolère très mal les températures trop élevées. Fait particulier, elle ne croît que sur les sols dépourvus d'acidité ou, où celle-ci se trouve très limitée. Pour ceux qui souhaitent la rencontrer, elle n'est présente que dans les Alpes, le Jura et les Pyrénnées pour ce qui est du territoire métropolitain.

 

DSC04836

Le narcisse des poètes (Narcissus poeticus) est connu pour le fort parfum qu'il dégage. Longtemps récolté pour la parfumerie et pour orner les maisons, au point qu'il a manqué de dispraître. Désormais il est protégé dans de nombreuses régions. Au lac, il pousse abondamment couvrant les champs de blanc.

 

DSC04708        DSC04709

Une nouvelle découverte pour moi ! La bartsie des Alpes (Bartsia alpina) est une hémi-parasite qui est l'une des rares plantes à être proche du noir. Ses fleurs se fondent dans ses pièces foliaires tant et si bien que l'on ne sais pas nécessairement où s'arrêtes les feuilles. Elle tire son nom de Johann Barsch, botaniste mort au Surinam et grand ami de Carl Von Linné qui, en son souvenir, donna à cette fleur alpine le non de bartsie.

 

DSC04814

Le trolle d'Europe (Trollius europaeus) est une des plus grandes et grosses renonculacées que l'on peut rencontrée. Typique des montagnes, seuls les bourdons sont assez puissants pour forcés ses pétales et la butiner. De ce fait la fleur donne l'impression constante d'être en bouton. Certains petits scarabés aiment y prendre habrit.

 

DSC04811        DSC04812

Voilà une excellente surprise, à la fin de notre sortie nous tombons sur un rond de sorcière de tricholome de la Saint George (Calocybe gambosa) appelés aussi parfois mousserons de la Satin George. C'est un champignon de couleur crème au parfum doux de farine et qui est un excellent comestible. C'est sur cette récolte que s'achève cette énième sortie en montagne qui, bien que courte et grisailleuse, fût pleine de charme et de découvertes.

 

DSC04832

lundi 6 août 2018

Sortie en campagne 11.

DSC06713

L'Ain n'est pas qu'un département, c'est aussi une rivière dont les eaux ( de nature calcaires) sont essentielles au bon fonctionnement des vallées fertiles du nord rhônalpin. Prenant sa source dans le Jura à faible altitude (700 mètres), il se jette dans le Rhône après avoir parcouru un peu plus de 190 km. Pendant sa route, le cour d'eau est ponctué de plages de galets blanchis qui font le bonheur des baigneurs mais aussi des oiseaux qui y trouvent de quoi faire leur repas en soulevant les pierres les plus légères, délogeant ainsi quelques pauvres gammares ayant trouvé abri tant bien que mal de la chaleur en se terrant dans les reliquats d'humidité. Son débit important est alimenté par de nombreux affluant tel que la Serpentine, la Cimante ou l'Albarine dont le nom pourrait signifier rivière blanche, rivière divine, rivière sacrée ou encore rivière aux Saules.

DSC06722        DSC06724

C'est l'été, une pause au bord de l'eau implique de ce fait un casse dalle de saison. Quoi de mieux qu'une gamelle de pastèque ? De son nom scientifique Citrullus lanatus, elle est originaire d'Afrique de l'Ouest et sa culture, vieille de 5000 ans. Aimée des égyptiens, c'est par eux qu'elle se diffusa en Méditerranée.

DSC06797

Le fond de l'eau est couvert de limons, des particules arrachées à la roche par la force du courant et les phénomènes produis par dl'érosion. Situés entre le sable et l'argile, ils forment un dépôt composé essentiellement de quartz, de tectosilicates et de mica.

DSC06775

Très fertiles, ils couvraient de manière régulière par l'intermédiaire des crues décennales les vallées de l'Ain. Aujourd'hui contrainte dans son écoulement, la rivière n'a plus la possibilité de fertiliser les terres, d'où l'augmentation des engrais et autres produits à l'échelle locale. Les limons contribuent aussi au bon maintient de la faune et la flore, en particulier des ripisylves qui composent les berges et qui ont besoins d'éléments riches pour se développer. Cependant, une trop grande abondance de limons peu nuire en modifiant la turbidité de l'eau et en causant la prolifération d'algues autotrophes pouvant perturber les milieux.

DSC06719

La bergeronnette grise (Motacilla alba) est un oiseau qui se reconnaît à sa longue queue parée de noire toujours en mouvement. Proche des habitats humains, elle peut se plaire dans une grande diversité de milieux, aussi bien secs ou humides même si elle reste affiliée à l'eau. Elle fait partie des nombreux animaux composant la faune de l'Ain avec le héron cendré, l'aigrette garzette, la bécassine des marais, la loutre, le castor et le sanglier.

DSC06867

Le monde aquatique a beau ne pas être l'élément de prédilection dans ma famille, quand l'été se fait aussi mordant on ne cherche pas à comprendre, on fonce ! La transparence et la fraîcheurs des eaux est une véritable invitation à la baignade et au lézardage.

DSC06778

36°C à l'ombre, 24°C dans l'eau, le choix est rapidement fait, encore faut-il réussir la cruciale étape que celle de plonger les pieds. Chasse aux micro crustacés, ricochets, pyramides de pierres, kayak ... les choix sont multiples pour profiter du site, tout en faisant au mieux pour ne pas impacter le milieu. Les aigrettes sont peu farouches et passent régulièrement au-dessus de nous. Les goélands leucophés s'approchent en quête d'un reste de pique-nique, les cygnes à leur habitude quémandent et les corneilles font un joyeux boucan dans les cimes des peupliers. Tout invite à la détente et au lâché prise. Cependant, on ne saurait oublier le quotidien. Travail d'été oblige, c'est une fois de plus bien loin de la nature que je passe mes journées.

DSC06878

dimanche 22 juillet 2018

Épilogue de fin.

DSC06672

Tout est dans le titre, je viens d'obtenir le précieux Graal, mon diplôme et qui plus est avec la mention très bien, une chose que je n'aurai jamais crue possible en débutant cette aventure. Il m'est un peu dur de savoir comment terminer cette rubrique, faut-il revenir sur les 2 ans de classe ? Sur la formidable équipe pédagogique qui m'a accompagnée tout du long de mon parcours ? Sur le fait que cette formation demande avant tout de l'investissement en dehors de cours,

DSC04335

sur le terrain et que c'est cela qui ferra la différence une fois le diplôme en poche ? Ou tout simplement dire que l'aventure continue là, sur le blog, avec l'esprit GPN qui désormais m'accompagnera dans chacune de mes sorties ? 

Les projets sont nombreux, entre la recherche de travail, ma mission actuelle, mes envies, les grandes questions sur lesquelles je travaille en ce moment et mon besoin de nature. D'ici quelques mois il pourrait y avoir de grands chamboulements dans mon quotidien et de ce fait sur le blog, mais pour l'heure, l'été avance à grands pas et je pense ne pas voir défiler la saison que déjà l'automne frappera à ma porte.


jeudi 12 juillet 2018

Sortie en forêt 76.

DSC05691

Descente en forêt, plus précisément dans les gorges un torrent de la Valdaine pour se rafraîchir des premières grandes chaleurs qui le soir laissent places aux orages d'été qui font du bien à la terre et dont nos peaux se délectent des gouttes qui s'écrassent sur elle. Le terrain est accidenté, les inondations de 2002 ayant durablement marqué le territoire.

Les champs commencent à jaunir sous l'effet du soleil harassant, l'observation animale est plus difficile et c'est à la tombée de la nuit que nous nous tapissons d'ordinaire pour observer les chevreuils en toute discrétion.

DSC05711

Les baignades sauvages vont être nombreuses cet été, pour peu que les week-ends ne se fassent pas trop pluvieux. Exit les révisions et les études, le diplôme en poche et un super job pour la belle saison, c'est tout ce qu'il me faut pour profiter du reste. Lecture, dessin, randonné, botanique, blog et mycologie, la nature reprend sa place dans ma vie.

DSC05685       DSC05689

L'orchis pyramidale (Anacamptis pyramidalis) est une orchidées qui apprécie les talus. Parfois une mutation génétique la rend blanche, on parle alors d'albinisme. Si la coloration est plus terne qu'elle ne devrait l'être on emploiera le terme d'hypochromie et si à l'inverse, elle est bien plus colorée qu'elle ne devrait l'être, on dira hyperchromie. Ces mutations sont recherchés par les amateurs d'rochidées : les orchidophiles.

DSC05696

Voilà l'Aigueblanc, cours d'eau provenant des limites de la Chartreuse et se jetant dans l'Ainan qui lui même rejoins le Guier. Dans ma famille nous avons toujours nommé le lieu le Gas BlancLe terme "gas" en ancien français désigne un bois ou une forêt, soit la forêt blanche ou le bois blanc. Le terme blanc pourrait faire écho à la couleur des eaux écumeuses qui le traversent mais aussi, à la blancheur du tuf qui s'y forme, créant ainsi de congrégations géologiques de calcaires atypiques le long des falaises argileuses et des parois des cascades qui le composent , mais peut être y a-t-il un sens plus ancien et caché qui justifie ce nom.

DSC05760       DSC05762

Surprise dans le bois. Quelques girolles pâles (Cantharellus pallens) poussent sur un monticule moussu où des hêtres ont pris place. C'est la première fois que j'en croise ici et c'est une véritable aubaine pour la confection de notre repas du soir. La saison des champignons débute pour ma plus grande joie.

DSC05693

Nos pas font lever deux chevreuils  (Capreolus capreolus), une chevrette et son faon dissimulés dans les herbes hautes qui encadrent le chemin forestier. Ils sont bien rapide et le temps de sortir l'appareil photo, ils ne sont plus qu'à quelques bonds de la lisière de la forêt dans la quelle ils s'engouffrent avant de nous jeter un dernier regard.

DSC05757       DSC05769

Ces drôles de choses ne sont ni des crottes, ni des pierres. À gauche il s'agit d'un myxomycète et plus précisément d'une espèce nommée lycogale rose ou lycogale du bois (Lucogala epidendrum) mais aussi lait de loup, nom que je ne lui connais que depuis peu. Il émerge des morceaux de bois mort humides dont il se nourrit. À droite il s'agit de la russule verdoyante (Russula virescens), à la chair ferme et parfumée qui, d'un avis général, est considérée comme la meilleure des russules.

DSC05779

Voilà un autre myxomycète, peut être le myxomycète blanc (Fuligo septica var. candida) mais rien n'est moins sur avec cet ordre qui compte des dizaines d'autres, beaucoup plus de familles et des milliers d'espèces. Leur détermination est passionnante car sous les loupes binoculaires, ils abordent une architectures et des couleurs que l'on croise rarement dans le vivant, ce qui me fait me prendre de passion pour l'infiniment petit.

DSC05767    DSC05768    DSC05775    DSC05778

Sucepin, tipules, prêles ... pour un naturaliste le Gas blanc est un endroit à explorer avec attention. Composé de forêts aux profils multiples comme avec la châtaignieraie, la ripisylve, les prairies de fauche, les canaux marécageux, la chênaie et les taillis à petits fruits, il a l'avantage de n'être que peu fréquenté hormis des locaux, le chemin de randonnée et la passerelle ayant été emportés par le déluge de 2002.

Sur le retour, un lièvre prend la fuite. D'abords tapi dans l'herbe à quelques centimètres de la route, il prend la fuite en me voyant sortir l'objectif de l'appareil, peut être un mauvais souvenir d'une rencontre avec un fusil. Deux heures, c'est tout ce qu'il faut pour prendre le temps de profiter de la vie et de ce qui nous entourent, de l'aborder sous un nouveau regard et d'en savourer chaque surprise. Cette journée fût formidable.

DSC05683

samedi 7 juillet 2018

Sortie en montagne 19.

Chamechaude


DSC03009
Une montagne, deux saisons, c'est le concept des articles à venir sur le blog. Ces dernières semaines, nous avons eu l'occasion de beaucoup randonner et de faire plusieurs sommets, certains à leur sortie des neiges, d'autres pendant la période de pleine floraison et parfois, les deux. Pour ce premier tour d'horizon des montagnes de Chartreuse, nous nous attarderons sur Chamechaude, toit de l'Isère et du massif culminant à plus de 2082 mètres d'altitudes et véritable terrain de jeu des Grenoblois en mal d'assenssion.

DSC02946

Forêts mixtes et de conifères, verts alpages, pierriers ... les milieux sont diversifiés, la faune et la flore aussi.

 

Au printemps

Tout est émergeant à cette période mais les éléments restent féroces. Les névés et les dernières neiges sont encore bien présentes et nous barrent l'accés au sommet. Les sentiers subissent la fonte et nombreux sont ceux qui se retrouvent les pieds mouillés à les escalader. Les nuages montant de la vallée limitent notre visibilité. Prudence est le maître mot pour cette première grande randonnée de l'année.

 

DSC02860       DSC02865

Le sureau rouge (Sambucus racemosa) est un arbuste typique des étages montagnards. Ces baies peuvent se consommer en gelée ou en confiture à condition de les mélanges pour moitié avec d'autres fruits rouges, au risque de voir le mélange devenir quelques peu indigeste. Il se différencie des autres sureaux de par ses fruits de couleur rouge et ses fleurs qui tirent vers le crème et qui ne forment pas d'ombelles bien régulières.

 

DSC02874

Boueux les sentiers ? Ce n'est pas un hasard. Argileux, le sol reste accroché à nos semelles. Cela tient aux feuillets d'argile qui le composent et qui ont la faculté de se gorger d'eau. Quand ceux-ci arrivent au maximum de leur capacité, ils forment alors une couche compacte qui empêche l'eau de s'infiltrer, formant les ruisseaux printaniers que l'on peut couramment observer dans les alpages et qui arrivent avec force dans la vallée sous forme de torrents tumultueux qui provoquent parfois en période de forte pluies de grands dégâts.

 

DSC02889       DSC02876

Les premières fleurs de myritiller sauvage (Vaccinium myrtillus) sortent. Dans le Pilat, cela fait plusieurs semaines qu'elles s'épanouissent et nombreux sont ceux à préparer leurs râteaux pour récolter les baies à la fin de l'été. Caractéristique des substrats acides, cette espèce se rencontre souvent en lisière des forêts de conifères, et même en sous-bois quand la lumière arrive à filtrer à travers les branchages. Ses fruits entrent dans un dessert typique des Alpes : la tarte à la myrtille mais il semblerait que les hommes ne soient pas les seuls à convoiter ce petit fruit bleu à l'instar l'escargot de bourgogne (Helix pomatia).

 

DSC02917    DSC02958    DSC02959    DSC02919

Les scilles printanières (Scilla bifolia) se plaisent sur les pelouses qui bordent les chemins menant au sommet, les talus herbeux où elles forment des tapis bleues composés de milliers d'individus, les sous-bois et même les éboulis. Leur nom scientifique "biofolia" désigne le fait qu'elles ne possèdent que deux feuilles.

 

DSC03052       DSC03050

Les chocards à bec jaune (Pyrrhocorax graculus) sont des corvidés curieux et très intelligents qui s'approchent souvent des promeneurs pour leur quémander un bout de leur pique-nique. Bien mal leur en prend, la nourriture humaine bien qu'appétante et facile d'accés n'est pas du tout adapté à leur organisme. Même si cela est tentant, il ne faut jamais les nourrir au risque de réduire de façon drastique leur espèrance de vie.

 

DSC02890    DSC02894    DSC02944    DSC03126

À l'étage collinéen, les fleurs de printemps ont de puis bien longtemps fini leur cycle de floraison, cependant dès que l'on prend un peu d'altitude, on a la chance de pouvoir les voir de nouveau et de prolonger la saison. De gauche à droite : la primevère élevée (Primula eliator), le pétasite blanc (Petasites albus), le crocus printanier (Crocus vernus) et ce qui semble être une valérinae des montagnes (Valeriana montana).

 

DSC03008DSC03042DSC03004

J'adore la primevère oreille d'ours (Primula auricula). Rustique, elle affectionne les paroies rocheuses. Typique des Alpes, sa diffusion en Angleterre a lancé la grande et populaire mode outre-manche des primevères colorées et de haut port que l'on rencontre désormais en jardinerie et qui ont pour origine cette espèce.

 

DSC02913    DSC02915

La hêtraie-sapinière est le peuplement typique des étages inférieurs aux alpages. Elle se caractérise par un sol à tendance acide en raison de la présence des conifères, bien que la roche mère soit de nature calcaire. De nombreuses espèces floristiques lui sont inféodées mais aussi, tout un cortège fongique. Il n'y est pas rare d'y découvrir des girolles (Cantharellus cibarius) parmi les feuilles et les aiguilles.

 

DSC02974

La gentiane de printemps (Gentiana verna) est une des premières plantes à fleurs de montagne à apparaître après la fonte des neiges. Elle tolèrent les sols faiblement acides et reste plutôt abondante sur les sols calcaires. C'est par les fourmis que ses graines sont dispersées, en raison de l'enveloppe riche en protéine qui l'entourent et que ces insectes récoltent pour nourrir leur colonie.

 

DSC03009DSC03025DSC03036

Voilà que la neige nous bloque le passage. Certains bloggueurs on pu atteindre le sommet quelques jours avant le début de notre randonnée et l'ont partagé sur leurs blog. Nous pensions pouvoir faire comme eux mais hélas cette fois-ci il faudra se raviser. Nous terminons au "Champignon", un dôme de roche aux allures oniriques. Un peu plus d'une heure de marche nous sépare alors de la cime.

 

DSC03087    DSC03128

Sur le retour nous nous dirigeons vers le Granier, un de nos objectifs de l'été. En route nous croisons un très beau pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) qui le temps de l'été quitte l'Afrique pour s'installer sous nos l'atitudes. Il fait partie des oiseaux possédant des dents subterminales dans leur bec, pour cette espèce deux très exactement. Elles lui permettent de tuer sa proie rapidement et sans prendre le risque de recevoir un mauvais coup.

 

Aux prémices de l'été

Les sentiers sont beaucoup plus fréquentés. Les épisodes pluvieux nous ont empêché de mener l'assenssion comme nous l'espérions et à plusieurs reprises, il a fallut reporter cette sortie. Mais voilà que le soleil se présente, le temps est au beau fixe. Nous terminerons cependant notre épopée sous une pluie battante, chose à la quelle nous commençons à être habitués et qui a l'avantage de nous laisser souvent seuls sur les chemins, augmentant ainsi nos chance de voir la faune sauvage vaquer à ses occupations.

 

DSC04862    DSC04861    DSC04863    DSC04864

Le départ du sentier a bien changé, les pétasties hybrides (Petasites hybridus) ont laissé place aux renoncules à feuilles de platane (Ranunculus platanifolius) qui se différencient des renoncules à feuilles d'aconites (Ranunculus aconitifolius) de par la limbe des feuilles qui est découpée jusqu'au rachis, c'est à dire la base des folioles qui forment la feuille. C'est une espèce typique des flancs des montagnes alpines.

 

DSC04870L'aspérule odorante (Galium odoratum) forme de jolis  bosquets à l'entrée de la forêt. Séchée, elle peut être utilisée pour fabriquer des tisanes au goût de foin et de vanille, si on prend soin de la conserver à l'abris de l'humidité. Elle entre aussi dans la confection du vin de mai si précieux aux alsaciens.

 

DSC04919    DSC04920

Le carmérisier des Alpes (Lonicera alpigena) est un chèvrefeuille aux fleurs généralement rosées aux étamines rouges et au stigmate long qui aime l'altitude. On le rencontre entre 500 et 2500 mètres en particulier en Europe de l'Est mais aussi en Chine et au Japon. En France on le trouve dans les massifs présents dans la moitié sud du pays. Comme chez presque la totalité des espèces de cette famille, ses baies colorées sont toxiques.

 

DSC04874

La forêt se densifie à mesure que nous progresssons. Cultivée comme la hêtraie-jardineraie, la sapinière tend peu à peu à mesure de l'atitude et du degré d'inclinaison des pans de la montagne, à se mêler aux épicéas et aux hêtres. Le couvert végétal est composé de fougères, profitant de la litière acide pour se développer.

 

DSC04901      DSC04875

Le sous-bois n'est pas le lieu le plus évident pour voir de la grande faune. L'obscurtié qui y règne, la densité de troncs, les couleurs et le tapis d'aiguilles qui couvrent les bruits de pas ne permettent pas toujours, même pour les plus aguerris, de sentir la présence des sangliers et autres goupils qui peuplent les lieux.

 

DSC04858    DSC05067    DSC04950    DSC04962

Enfin, nous voilà proches de l'alpage ! Quelques merveilles se présentent à nous, comme avec cette chenille de petite tortue (Aglais urticae) amatrice des feuilles d'orties et qui a atterrie sur une pétasite hybride (Petasites hybridus), cette soldanelle des Alpes (Soldanella alpina), ce polygala (Polygala sp.) ou encore cette anémone des Alpes (Pulsatilla alpina) aux fleurs blanches et aux feuilles découpées.

 

DSC05003

La gentiane à feuilles étroites (Gentiana angustifolia) est une gentiane à grosse fleur bleue qui arrive avec les prémices de l'été. Elle s'établie à partir de 500 mètres d'altitude dans les éboulis et les pelouses rases calcaires et parfois, dans l'intestices des falaises. Plus l'altitude se fait élevée, plus elle laisse place à ses cousines : la gentiane des Alpes (Gentiana alpina) et la gentiane acaule (Gentiana acaulis).

 

DSC04923    DSC05069

Le bois-joli (Daphne mezereum) est un petit daphné arbustif aux fleurs roses et parfumées. L'entièreté de la plante est toxique et sa résine est un puissamment vésicante, ce qui insiste à ne pas ramasser les rameaux de cette plante qui est protégées dans de nombreux massifs en raison de sa raréfaction.

 

DSC05000DSC04968DSC04999

Le raisin des ours (Arctostaphylos uva-ursi) est de la familles des myrtilles et des bruyères : les éricacées. Cet arbuste résiste au climat rude par sa forme de buisson et son port légèrement rampant. Les premières traces écrites de son usage médicinal remontent au 13e siècle. Ses feuilles sont utilisées traditionnellement dans presque tout l'hémisphère nord comme herbe à fumer. Les fruits entrent dans la composition de confitures.

 

DSC04957    DSC04982

En montagne le temps change très rapidement. Les sentiers se plongent dans le brouillard ce qui invite à la prudence. Chaque année, elle se fait le tombeau d'intrépides qui, trop souvent, oublient que les étroits chemins ne sont pas des parcours de course. Dégât sur la flore, dérangement de la faune, blessures et drames, il est peut être temps de penser la montagne autrement et de ramener un peu de sacralité dans la manière de l'aborder.

 

DSC05072    DSC04991    DSC04973    DSC04975

À une heure de marche du sommet, nous tombons sur une multitude de plantes à fleurs, certaines nous sont que peu connues. De gauche à droite : le rhododendron ferrugineux (Rhododendron ferrugineum) encore en boutons, une giroflée (Erysimum sp.), ce qui semble être un alysson et ma préférée de toutes, l'hellébore fétide (Helleborus foetidus), bien nommée rose de vipère, griffe de lion ou encore herbe aux fous.

 

DSC05046    DSC05043

La mésange noire (Periparus ater) est la plus petite des mésanges du territoire français. Insectivore, elle se tourne vers les pignes des conifères à l'hiver venu pour se nourrir. Bien que de petit gabarit, elle pond 8 à 10 oeufs dans un nid composé de mousse et qui parfois a du mal à contenir tout les oisillons.

 

DSC04995

Nous voilà à la Folatière, que l'on nomme également le Champignon. Cet élément géologique un brin particulier est un point de repère dans ce dédale végétal et peut s'observer depuis le sommet du Charmant Som qui lui fait face. C'est de là que partent les sentiers pour parcourir les flancs de Chamechaude. 

 

DSC05127    DSC04922

L'orchis  sureau (Dactylorhiza  sambucina) est une orchidée qui peut présenter des fleurs jaune ou violette. Cette espèce est commune à l'étage sub-alpin et débute sa floraison dès le mois de mai, et peut l'étendre à la période de juin selon les altitudes. Si elle se caractérise par sa très forte présence dans le Massif Central, elle est aussi commune dans une moindre mesure dans les Alpes et les autres massifs français.

 

DSC05147DSC05160DSC05091DSC05151DSC05119

Les chamois (Rupicapra rupicapra) sont de sortie et entament leur mue annuelle. Au début de l'été, il n'y a pas encore grande foule même si les marcheurs commencent à être nombreux et hélas, oublient trop à mon goût une des règles de base en montagne : discrétion et respect vis-à-vis de la faune. Pour le moment ces capridés sauvages partagent l'alpage avec les marmottes qui sont affairées à reconstituer la litières de leur terrier. 

 

Au sommet de l'Isère

Nous atteignons notre but. Gravir le sommet est beaucoup moins dur que je le pensais. Les pâturages cèdent la place un piérier calcaire blanc où des espèces à fleurs rares nous émerveillent. Le paysage est spectaculaire mais bien vite caché par les nuages, ce qui donne une atmosphère mystique au lieu. Une ascension à la fin de l'été est de ce fait programmée pour nous permettre de prendre le temps d'observer l'Isère depuis son sommet.

 

DSC05212    DSC05214

Les fleurs du silène acaule (Silene acaulis) pointent le bout de leur nez. Constitués en coussins denses et ras, leur forme leur permet de limiter la déperdition de chaleur, d'être soumis aux vents forts, d'être trop broutés et de faire face aux basses températures. C'est un formidable exemple de l'incroyable ingionisité de la nature et de l'adaptabilité dont le vivant fait preuve pour résister aux éléments.

 

DSC05224

Autre merveille, la dryade à huit pétales (Dryas octopetala). C'est une plante dite arctico-alpine, c'est à dire une espèce dont la science n'a pas encore réussie à déterminer si l'origine est alpienne ou arctique. L'importance de ce travail résulte entre autre, dans le fait qu'il permet de comprendre l'évolution du vivant et surtout, comment les espèces migrent en fonction des variations de climats, ce qui pourrait permettre de prévoir les réactions et comportements de notre biosphère face à la grande crise climatique qui anime notre planète.

 

DSC05206    DSC05237

En voilà du paysage. Au loin Grenoble se dresse, à la confluence des massifs de Belledone, de la Chartreuse et du Vercors ce qui légitime son nom de ville porte des Alpes. Les monts de Chartreuses sont calcaires et présentent d'incroyables falaises qui donnent l'impression de sortir d'un coup d'un seul des entrailles de la Terre. 

 

DSC05287    DSC05256    DSC05291    DSC05300

Enfin, le sommet. La croix culmine à 20082 mètres d'altitude, loin des 1326 mètres de col de porte d'où nous sommes partis. Au bord de l'arrête, plongée dans la brume sur la crête rocheuses, je ne suis pas des plus rassurée mais je ne suis pas seule. Le charme du lieu nous invite à l'exploration, avec prudence, de la flore des falaises qui détonne par rapport à tout ce que nous avions pu voir jusqu'à présent. Bien sûre, les dryades à huit pétales sont toujours bien présentes, au point de verdir de leurs feuilles les bords du sentier.

 

DSC05252

Surprise, un vulcain (Vanessa atalanta) prend la pause au bord du vide. C'est une espèce migratrice hormis dans le sud de l'Europe où les populations passent l'année sur place. À l'instar de la chenille de petite tortue (Aglais urticae), ses larves se nourrissent comme chez de nombreux papillons des feuilles d'orties.

 

DSC05353DSC05355DSC05370DSC05360DSC05361

Chasse aux fossiles ! Le gel, la pluie et le temps érodent la roche, fendent les blocs les plus massifs et font apparaître les vestiges de temps immémoriaux. Huîtres et coquilles en tout genre abondent dans les éboulis qui couvrent une bonne partie du sommet et il suffit de se baisser pour en ramasser. Récemment, un fossile d'une nouvelle espèce de reptile marin a été découvert, signe que la région n'a pas fini de livrer tous ses secrets.

 

DSC05275    DSC05357    DSC05372    DSC05438

Voici quelques espèces typiques du sommet : l'accenteur alpin (Prunella collaris), un oiseau de petite taille qui a conquit tous les massifs de l'Eurasie, une renoncule m'étant inconnue (Ranunculus), la célèbre linaire des Alpes (Linaria alpina subsp. alpina) que je n'avais pas vu depuis très longtemps et la renoncule de Séguier (Ranunculus seguieri) qui ne pousse pas en dessous de 1800 mètres d'altitude.

 

DSC05327    DSC05427

Ayant le vertige, la petite grimpette à l'aide du câble pour atteindre le sommet fût une épreuve pour moi, mais rien d'insurmontable ou même de dangereux pour ceux qui sont plus à l'aise. Peu à peu je ne crains plus d'emprunter ce type d'itinéraire et sans pour autant en être guérie, je m'aventure de plus en plus haut sur les sentiers de montagne, parfois à fleur de roche pour la plus grande joie de mon palpitant.

Chamechaude présente de merveilleux itinéraires pour les amoureux de faune, de flore et de beaux paysages. Très fréquentée l'éte, notre prochaine montée ne s'effectura pas avant la fin de l'été, quand les marmottes s'apprêtent à s'endormir profondément dans leur terrier et les chamois à redescendre sur des altitudes leur étant plus favorables pour trouver leur nourriture au coeur de l'hiver.

DSC05244

jeudi 21 juin 2018

Le jardin des mille fleurs, édition 2018.

DSC04137

Début juin se tenait les rendez-vous au jardin, événement européen dédié aux amoureux du paysagisme et de l'horticulture. En France, ce sont des centaines de jardins publics mais aussi privés qui se sont ouverts aux visiteurs curieux. Parmi ceux-ci, on en compte un tout particulier, celui des Milles et Unes Fleurs, situé en Isère à Saint Jean de Bournay. Sur 4000 m² s'épanouissent pas moins d'un millier d'espèces à fleurs. En pleine terre ou en pots, elles créent une jungle luxuriante où il fait bon prendre le frais. Autre spécificité de ce jardin extraordinaire à la Charles Trenet, le créateur et jardinier de celui-ci n'est autre que mon professeur de mathématique qui a pu m'a accompagné au cours de mes deux en de BTS GPN et il lui a fallu bien du courage, mon amour pour les maths, hélas pour lui, ayant certaines limites.

DSC04082

Parmi les pollinisateurs présents, on trouve le moro-sphinx (Macroglossum stellatarum), un papillon commun que certains nomment colibri des jardin. C'est un gros mais rapide lépidoptère (plus de 50 km/h !) attiré par les fleurs violines ou blanches et dont la longue trompe en fait l'un des seuls papillons capable de polliniser les éperons profonds de bon nombre d'espèces. C'est un migrateur qui quitte les Alpes pour passer l'hiver en Espagne.

DSC04275           DSC04276

Ce jardin jungle abrite une multitude d'Hydrangea dont pas moins 7 des 9 familles qui composent cette célèbre famille auquel le genre des hortensias appartient. Rampants, ras, à feuilles de chêne, des marais ou encore à feuillage rouge, ils ont tous la particularité d'aimer les sols calcaires typiques des plateaux isérois.

DSC04150   DSC04100   DSC04117   DSC04264

Pavot coccinelle, lys exotique, clématite bicolore, seringat ... le choix est large est varié. Pour revenir à ce beau pavot nommé par les anglo-saxons pavot Lady-bird (Papaver commutatum), est originaire du Nord du Caucase et de Turquie. Le fait qu'il ne soit pas un cultivar à l'avantage de permettre la production de semis viables.

DSC04183

Les fushias (Fushias sp.) ne sont pas de nos l'attitudes mais originaires de Nouvelle Zélande, du Mexique et d'Amérique du Sud. Certains peuvent se présenter sous la forme d'arbustes de plusieurs mètres de hauteurs. Chez nous, ils sont beaucoup plus modestes et peines à dépasser plus d'un mètre en raison du climat plus tempérés. En serre, ils peuvent perdurer toute l'année pour un temps soit peu qu'on les maintiennent au chaud. C'est sous Loui XIVe qu'ils sont découverts par les occidentaux et nommés du nom d'un célébre botaniste allemend du nom de Leonhart Fuchs, à l'instar de l'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

DSC04274

Autre famille bien présente, celle des roses. Orient express, Richard, De Sévillier ... elles sont plusieurs centaines à s'éppanouirent. L'art des roses et toout particulièrement de faire naître des roses est ancien. Que cela soit au parc de la Tête d'Or ou dans la cour des châteaux, ils sont nombreux à avoir donné vie à nos roses modernes.

DSC04076   DSC04104   DSC04107   DSC04278

Il y a encore bien des choses à voir, des massifs à l'anglaise, des potagers débordants de groseilles, de choux, d'oignons horticoles et de dahlias en devenir, une serre, un vieux verger, trois fontaine, un jardin des simples et un autre au carré. Bref, c'est à voir et revoir.

DSC04254

vendredi 1 juin 2018

Exposition botanique de Pérouge.

DSC02621

Weekend botanique en vue.  Pour l'occasion, nous avons pu rencontrer le groupe mycologique et botanique du Val de Saône, qui a pu mettre en place cette superbe exposition dans le cadre de la Foire aux plantes rares de Pérouge. Celle-ci a pu d'une part permettre aux adhérants de sensibiliser un public élargi, et d'autre part d'inventorier les espèces locales. Nous voilà donc ans Pérouge, cité médiévale réputée pour ses vieilles pierres, son tilleul multicentenaire et ses galettes au sucre vendues aux fenêtres qui font le bonheur des petits et des grands. Cependant, c'est tout autre chose qui fait briller nos yeux. Disposés dans des pots de ver, une centaines d'espèces végétales nous attendent. Carex, prêles, coquelicots, anémones ... c'est tout un décor qui se dresse et qui nous invite. C'est l'occasion rêvée pour compléter mon herbier numérique et m'entrainer à la botanique de terrain, histoire de faire rentrer un peu plus dans la caboche un vocabulaire plus technique et qui m'échappe parfois.

DSC02677    DSC02680

L'euphorbe petit cyprès (Euphorbia cyparissias) est une plante commune dont la sève était utilisée en médecine populaire pour le soin des verrues et des lésions cutanées. Toxique et irritante, celle-ci était souvent présumée être une plante de sorcière. Le sphinx de l'euphorbe (Hyles euphorbiae) est son régulateur naturel. Bien que ternes, les chenilles donnent naissances à un magnifique papillon aux teintes rosées.

DSC02299

La populage des marais (Caltha palustris) est une fleur typique des milieux humides et ombragés. Elle se reconnaît à ses inflorescences jaunes et à ses feuilles en forme de coeur. C'est la seule plante à appartenir au genre des Caltha, lui même appartenant à la grande famille des renonculacées comme les boutons d'or.

DSC02435 DSC02436 DSC02437 DSC02439

L'exposition présentait quelques espèces d'orchidées communes. À gauche, deux orchis mâles (Orchis mascula) nommés ainsi en raison de la forme de leurs tubercules. Au centre, un orchis singe (Orchis simia), du fait de ses fleurs ressemblant à un personnage simiesque et à droite, un orchis militaire (Orchis militaris) dont les tépales rayés de rose sont semblables à la forme d'un casque de soldat d'où son surnom d'orchis guerrier.

DSC02653

Voilà un travail titanesque ! Chaque espèce a été classée et identifiée avec la nouvelle taxonimie. L'entrée de la phylogénétique dans le monde botanique n'y est pas pour rien. Elle a l'avantage comparé aux anciennes classifications de représenter l'évolution des espèces avec plus de justesse. Les marqueurs retenus ne sont pas ceux de la morphologie mais ceux que l'on peut retrouver sur le génome. Les conséquences sont multiples. Outre des nouveaux noms pour certaines d'espèce, c'est aussi la représentation que nous nous faisons de l'arbre du vivant qui s'en trouve chamboulé, prenant désormais la forme d'une sphère.

L'objectif de ce travail ? Disposer des bons outils pour communiquer au mieux avec le public et le sensibiliser sur les grands enjeux liées à protection de la flore mais aussi, sur les bonnes pratiques liées à l'observation des milieux. Nous avons pu de ce fait avoir quelques précieux conseils sur la détermination des poacées.

DSC02310    DSC02311

Le rorripe amphibie (Rorippa amphibia) est parfois nommé cresson amphibie. Bien qu'appartenant à la famille de la moutarde, il n'en est pas et est parfois confondu avec celle-ci. Il apprécie les bords de fossés et les milieux marécageux. La difficulté dans l'identification de cette espèce réside dans sa grande capacité à s'hybrider avec des espèces similaires. Néanmoins sa tige vert clair est un bon critère de distinction.

DSC02654 DSC02655 DSC02657 DSC02658

Voilà un taxon que je trouve particulièrement difficile, celui des carex, nommé communément les laîches. Hormis la laîche à épis pendants (Carex pendula) et quelques autres espèces similaires, leur identification reste ardue. Celle-ci repose avant tout sur la détermination portée sur les épis mâles et femelles.

DSC02699

Le lin pérenne (Linum perenne) est une espèce très cultivée qui se trouve ça et là en milieu naturel. Il a une nette préférence pour les sols secs et bien exposés, ce qui explique peut être son abondance les longs de talus sur élevés des routes et des autoroutes situées dans le sud de l'Ain que nous aimons emprunter.

DSC02300 DSC02302 DSC02321 DSC02717

C'est une belle exposition à laquelle nous avons pu participer en tant que curieux. Ce type d'événement est un bon moyen de s'initier à la botanique ou de prendre plaisir à découvrir et redécouvrir les plantes que nous croisons au quotidien et qui parfois titillent notre curiosité, évoquant pour certains de lointain souvenir d'enfance.

DSC02733

mercredi 25 avril 2018

22e fête des plantes, des graines et de l'arbre de Réaumont

DSC00239

Trois ans après notre première visite de la fête des plantes, des graines et de l'arbre de Réaumont, nous revoilà en Isère, à proximité des montagnes pour cette 22e édition. Portée par l'association La maison de l'Arbre, la manifestation rassemble les amoureux des plantes autour des stands de pépiniéristes, d'herboristes, de producteurs locaux et de passionnés. Le thème de cette année portait sur la permaculture.

DSC00238    DSC00255

Des raretés se trouvent sur les étales. Les fritillaires pintades (Fritillaria meleagris) et les violettes sororia "Freckles" (viola sororia freckles) se bousculent dans les panières en osier. On trouve également des cultivars de la tulipe australe (Tulipa sylvestris 'subsp.' australis), que l'on reconnaît à ses pétales teintés de rouge. Cette espèce est extrêmement rare dans nos contrées. Hélas, elle ne fait pas l'objet de mesures de protection.

DSC00251     DSC00252

Pour les amoureux des plantes et du soin par celles-ci, il y avait de quoi faire son marcher. Pour ceux qui n'ont pas forcément la chance de pouvoir ramasser en nature, avec les bons gestes et de manière sûre, c'est la meilleure des alternatives. Pour les autres, c'est l'occasion de se donner des idées, chose que je vous présenterai dans mon prochain article dédié à mes cueillettes du mois d'avril.

DSC00204

Quizz proposé par l'association du Pic Vert : reconnaître les sols et leur composition. Des substrats récoltés en nature, des pots de confiture, quelques étiquettes et le tour est joué. Non seulement l'entreprise est ludique, mais elle permet de sensibiliser à la faune du sol et aux techniques de jardinage adaptées au milieu.

DSC00298    DSC00197

Surprise ! Terre Vivante était là aussi ! Avec en prime la présence de Pascale Aspe, directeur du centre écologique, pour une conférence passionnante rappelant que le jardinier n'est jamais seul au jardin et que, s'il se réfère à la permaculture, une grande partie de son travail consiste à se faire aider de la nature.

DSC00177

Que de choix ! Tanaisie des chartreux, génépi blanc mais aussi cornouiller de Californie, ginko, narcisse des poètes et iphéon se bouscules dans les sacs et les paniers. Pour les gourmands, on pouvait pour l'occasion trouver à foison des crêpes mais aussi des pommes et des miels locaux, des sirops de lavande ou encore, des sels de thym serpolet. Petit coup de coeur pour ma part pour la confiture d'angélique officinale et pour le Cornus florida 'Cherokee Brave', un cornouiller à la floraison pourpre incroyable de chez "La Grange aux érables". Nous espérions pouvoir les rencontrer à la foire des plantes d'Aiguebelette, où nous avons été absent, il va falloir prendre notre mal en patience. La 19e éditions se trouve ICI.

DSC00221    DSC00222