lundi 29 avril 2013

Petite tisane de plantes sauvages.

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Et voilà, ma tisane lamier tacheté/primevère officinale est prête. Elle a séché plusieurs jours au sec dans un joli panier en osier. Ses propriétés et ses arômes ont été révélés par le séchage, il ne reste plus qu'à boire les plantes infusées pour prévenir le sommeil agité et les mots d'estomac.

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samedi 27 avril 2013

Sortie en forêt 22.

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Hé bien nous voilà en plein dans la saison des morilles. Les spécimens sont de jolie taille mais n'ateignent pas encore celle de certains "monstres" que nous avons pu ramasser il y a quelques années. Patience.

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Voilà les trois premières qui cachées dans l'herbes se dessinent parmi le fond vert. Ici il s'agît de morilles de la famille des esculenta de bonne taille et sans être sûre, je diarais même la variété rubrobris, mais celà reste à voir.

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Et voilà leur milieu de pousse, à la lisière de la forêt dans l'herbe haute du champs. Elles sont entourées de graminées, de lierres terrestres, de ficaires, de feuilles de bouton d'or mais surtout par les feuilles mortes des frênes.

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Nous nous engageons dans le bois mais malheureusement deux promeneurs successifs se trouvent dans notre coin à morilles. Rien de bien grave nous partout explorer un autre coin qui ne s'avère pas productif mais très agréable à contempler.

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Là aussi le sceau de Salomon est sur le point de fleurir mais attention, tout comme le muguet, cette herbe est toxique bien qu'utilisée autrefois pour les soins notamment à travers la théorie des signatures pour soigner les articulation.

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Des amateurs d'escargots de Bourgogne? La pluie c'est calmée un court moment mais le sol reste détrempé pour le plus grand plaisir des gastéropodes qui se ramassent à la pelle. Leur importante présence est un signe de sol calcaire.

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Pendant notre prospection nous tombons sur cet impressionnant terrier de blaireau. Quelques traces dans la terre fraîchement sortie du trou ainsi que les poils laissés par l'animal sur le barbelé indique que l'endroit est occupé.

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Cerisiers et pruniers sauvages fleurissent et couvrent de pétales blancs le sol de la forêt pour donner un décor de conte fantastique.

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Euphorbes et raisins-du-renard complètent le tableau des plantes étranges et toxiques. C'est la première fois que je prend garde à elles dans nos coins à morilles, l'an prochain il faudra prendre garde à leur floraison qui est peut être un indicateur de leur pousse. Mais attention, cette année le temps est surprenant est les plantes dont je me servait pour connaître le moment de partir à la chasse aux champignons sont toutes déboussolées.

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Voilà un autre coin à morilles qui est encore vide (lui aussi est très couru), néanmoins des nombreuses taches blanches correspondant à la fructification du mycélium sont apparues. A faire à suivre de près.

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En attendant, les vaches semblent peu ravies de nous voir dans leur prés. Il nous faudra pourtant bien y revenir, et si ce n'est pas pour les morilles au printemps, cela sera en été voir en automne pour les rosés-des-près.

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Et puis bien sûr, il y a le roi des arbres, celui que tout morilleur se doit de connaître car c'est sous lui que la plupart des variètées de morilles s'épanouissent. Voici donc le frêne.

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Notre sortie morille n'est pas aussi fructueuse que nous l'espèrions, heureusement une petite bête à pois, semblable à une coccinelle est venu nous porter chance.

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Changement de bois donc où la végétation est légèrement différentes. Les primevères acaules (à gauche) ont presque fini de fleurir et leurs feuilles sont devenues très larges. A l'invers, les premières raiponses-en-épis (à droite) s'apprétent à fleurir et à donner leurs jolies fleurs bleues.

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Les ficaires (à gauche) sont sur la fin mes restent bien vivaces, tout comme les primevères hybrides (à droite, croisement entre le coucou et la primevère acaule) qui s'alignent sur la durée de vie des primevères officinales.

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Surprise, voilà un coprin micacé (coprinus micaceus) solitaire. Il est comestible jeune mais n'est pas d'un grand intérêt culinaire.

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Malgré toutes ces découvertes le panier ne se remplit guère. On pourrait bien y ajouter quelques fleurs mais celles-ci sont encore toute en boutons.

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Et pas question de toucher aux orchis mâles, ces belles orchidées qui sont protégées comme toutes les plantes de cette catégorie.

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Enfin les voilà, les morilles. Celles-ci poussent sur le côté adret d'un bois couvert par de hauts arbres et qui forme une gorge en direction d'un petit ruisseau en contre bas. Lierre rampant et mousses forme la principale végétation au sol.

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Il s'agît ici aussi de morilles esculenta mais pour ce qui est de la variété, je sèche quelques peu, je dirais morilles blondes (appelée aussi morilles rondes). Certains individus juvéniles présentent, il me semble, quelques traces de rouille, ce qui pourrait plaire à quelques membres du club des cèpes (hé hé).

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Et puis comme toujours, rencontre avec des pézizes veinées même si cette fois elles sont très peu nombreuses mais de bonne taille.

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Au sommet de la côte, rencontre avec ce qui semble par la couleur, une autre variété de morilles. Grises-marrons, je pencherais cette fois-ci pour des esculenta communes appelées aussi vulgaires.

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Le terrain ici est plat et en lisière, et si on retrouve également des frênes, il y a aussi de nombreuses plantes herbacées comme les graminées, les euphorbes, les lierres terrestres et les géraniums petit-Robert qui composent la flore du coin.

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Bref, voilà où elles s'épanouissent. On peut à cette occasion voir que le sol est couvert de pétales de merisiers sauvages. Cet été, il sera bien bon, accompagnée de la fraîcheur du ruisseau, d'aller cueillir les cerises sauvages.

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Et une fois de plus, dans le même biotope se rencontre les raisins-du-renard et les euphorbes. Je décide des les ajouter à ma liste d'indicateurs.

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Drôle de découverte, hormis cette jolie fougère capillaire à droite, ce lamier tacheté quasiment blanc! Pas de doute sur l'espèce, il s'agît du tacheté, toutes les marques de reconnaissances sont là hormis la couleur. La nature est parfois pleine de surprises, voici ma première fleur albinos.

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Et juste en face de cela, des morilles encore. Là encore surprise, les champignons semblent s'épanouir dans du sable de construction déposé là. Ce ne sont pourtant pas des morilles des dunes.

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Au sol, des ficaires, beaucoup de ficaire et quelques ronces et au dessu de nos têtes seulement deux ou trois frênes mais de nombreux noisetiers. C'est la première fois que nous en trouvons ici, enfin c'était le cas avant les inondations de 2002. Il semblerait que le mycélium se soit remit depuis.

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Pour ll'espèce, là encore je ne sais pas trop. Déjà ce sont des morilles esculenta mais pour la variété, peut être aussi des morilles rondes/blondes bien que certaines soient quasiment marrons mais restent sphériques.

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Alors combien de spécimens sur cette photo? (il n'y en a pas tant que cela).

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Changement de décor et petite montée en altitude, aux alentours de 600 à 700 mètres d'altitude pour traquer la morille noire. Bon signe, l'endroit est abondant en escargots. Décidément, la pluie est un vrai aimant sur l'escargot de Bourgogne. Il faut savoir que celui-ci peut vivre jusqu'à 10 ans!

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Arrêt près d'une plantation de sapins pectinés laissée plus ou moins à l'abandont. A proximité de celle-ci l'aubépine fleurit et dans l'herbe et comme toujours, à la jonction forêt/champs, une superbe morille noire! Une première pour nous qui ne connaissons pas cette espèce. Il peut ici s'agire d'une rare morille conique var. nigra mais là aussi pas de certitude.

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Bref, notre panier est bien remplit et nous laissons soin à l'ancien du coin rencontré sur place de prospecter l'endroit à la rechercher d'autres précieuses coniques.

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Il est vrai qu'un panier comme celui-là,ça faisait bien longtemps que l'on en rêvait.

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Nous déçendons alors en contre-bas dans une forêt de frênes prometteuse mais malheureusement, l'endroit est trop marécageux comme l'indique la présence des populages des marais qui offrent leurs fleurs flamboyantes, pour pouvoir trouver des morilles.

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Soudain, un hanneton commun vient se poser sur nos belles morilles! Après avoir passé l'hiver dans la terre à se transformer en insecte adulte, il sorte entre avril et mai et n'ont qu'une idée en tête: se reproduire. Après cela ils pondent puis meurent. Leur durée de vie est si courte qu'ils n'ont même pas de bouche pour se nourrir.

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Abondant pendant des très nombreuses années ,les hannetons tendent à disparaître progressivement. Autrefois les enfants leurs attachaient à l'une de leur patte une petite ficelle, et jouaient avec tels des cerfs-volants, d'où parfois la confusion avec les grand coléoptères qui eux aussi porte le nom de cerf-volant.

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Le hanneton est l'un des pires ennemis du jardinier, ses larves blanches et grasses qui restent 3 à 5 ans à se nourrir dans le sol, dévorent les racines et les bulbes des jardins. Mais elles sont aussi friandes de bois mort en décomposition et sont essentielles pour le cycle naturel.

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Bref, une récolte bien sympa, pas non plus extraordinaire ou impressionnante mais qui présage pleins de bonnes sorties à venir. Pour commencer, 17 exemplaire ce n'est pas si mal.

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Et si une partie de la récolte est destinée à la famille, le chat n'aura pas le privilège de se les mettre sous la dent, tout au plus d'assouvir sa curiosité.

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Joli souvenir du printemps et d'avril 2013 mais aussi de la maison qui commence à se parer doucement d'un joli parterre de fleurs multiples et diverses.

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La reine du panier: la morille conique (var.nigra?).

Pour connapitre un peu et conserver les morilles, voici un lien sympa et bien ludique: ici.

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Bref, vivement que la pluie et le mauvais temps partent, déjà la neige n'est plus, enfin que les bois regorgent de ces petits trésors fort parfumés.

vendredi 26 avril 2013

Sortie en forêt 21.

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Les voilà, les morilles! Ces jolies têtes blondes ont été ramassées par mes parents dans le début de la semaine. C'est une bonne motivation pour partir courir les bois. En attendant, on se remplit la pense avec ces charmantes morilles cuisinées à la crème. Miam.

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La cardamine des près est de sortie avec ces jolies fleurs crucifères. Mixées avec de l'huile d'olive, du jus de citron et des épices sans oublier un peu de sel, elles sont délicieuses et donne un sorte de guacamole rose. Effet garantit.

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Autre plantes aux fleurs en crucifère, l'alliaire officinale. Les feuilles on un goût d'ail sans en avoir la forte odeur et se marient très bien dans les salades. De plus elles possèdent de nombreuses propriétés communes à celles de l'ail commun.

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Le lierre terrestre fleurit aussi. Il fait partit de la famille des lamiacées et est réputé pour ces nombreuses propriétés médicinales . On l'infuse puis consomme pour soigner les problèmes urinaires, pulmonaires et gastriques. Pour se faire on récolte la plante en fleur, de préférence la matin.

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Bien évidement les primevères comme la primevère acaule ici sont encore très présentes. La récolte continue mais il faut faire vite, les premiers pieds commencent à faner.

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Et puis il y a le pissenlit qui lui aussi est une plante médicinale. Si ses jeunes pousses sont réputées en salades, c'est surtout son pollen et son miel ambré qui sont prisés.

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La reine des près commence à pousser, même si ce n'est qu'au court de l'été qu'elle fleurit et que l'on peut la récolter. On la reconnaît aisément avec sa tige rouge sombre et ses feuilles vert-tendre striées.

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L'anémone jaune forme désormais de larges tapis, stimulée par les alternances de pluies et de soleil accompagné de fortes chaleurs. Jusqu'à mai nous aurons la chance de la voir fleurir. Elle est absente dans une bonne partie de la France.

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Le lamier tacheté (à gauche) est toujours en fleur et le restera un bon moment, du moins jusqu'à la fin de l'été. Les ficaires (à droite) commencent à faner et ne laissent plus que paraître leurs jolies feuilles rondes et riches en vitamines C. Mais attention, certaines molécules qu'elles contiennent sont toxiques.

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Autres espèces plus discrètes, le plantain à longue feuilles à gauche qui donne de drôles fleurs. Ces graines ont été utilisées longtemps comme laxatif et ses feuilles fait partie des 3 herbes à mélanger pour soigner les piqûres d'insectes et d'orties. A droite la véronique de Perse n'est présente en France que depuis quelques siècles mais c'est bien acclimatée à la région.

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Voici une bande d'euphorbes d'un verre tendre. Pas facile à identifier, toutes les euphorbes se ressemblent. Elles se différencient par la couleur de leur tige (souvent pourpre), la forme de leurs drôles de fleurs et leurs feuilles. Bref le mystère demeure.

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Petit passage par les champs avant de s'enfoncer dans le bois. La fine pluie rend l'herbe verte et grasse, pour le plus grand plaisir des vaches charolaises et des chevaux de trait que l'on croise facilement dans le coin.

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D'autres animaux sont de sortie. A gauche une petit escargot Hélice des bois ce promène sur les feuilles d'un chardon tandis qu'un blaireau un peu brusque à perdu une bonne touffe de poils dans les barbelées qui délimitent les près et la forêt.

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Voila l'un des endroits où l'on peut ramasser des morillons élevés. Pour le moment il est vide de champignons et riche en fleurs mais la saison ne fait que commencer.

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Et ici, c'est le coin aux grosses morilles blondes. Bon là aussi il est vide pour le moment car très connu donc couru mais si on s'y prend au bon moment ou plutôt à la bonne heure, on peut faire de jolies récoltes. Les herbes hautes ne leurs font pas peur et on peut les trouver dans certaines mesurant jusqu'à 20-30 cm.

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Dans la forêt les plantes commencent tout doucement à se développer. A gauche les lamiers jaunes aux vertus médicinales sont bien développés mais les fleurs n'apparaîtront pas de si tôt. A droite les fougères aigles sont plutôt avancées même si la plus grandes partie reste à l'état de crosse.

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Voilà un autre escargot bien sympa, le Maillot (oui ça ne s'invente pas). Il en existe de nombreuses espèces qui peuvent cohabiter ensemble. Ils aiment les sols calcaires et sont donc un indicateur à morilles.

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La forêt est en cette période pleine de plantes toxiques, il y aurait de quoi faire un jardin de sorcière. A gauche il s'agît du raisin-du-renard appelé aussi parisette. Son étrange fleur jaune, verte et violette ne reste que peut de temps ouverte. Elle est entourée de 4 grandes feuilles. Son nom vient du héros mythologique Pâris. Bien que très toxique elle est utilisée en aromathérapie. A droite il s'agît du sceau de Salomon qui a son propre article dans la catégorie "plantes et organismes remarquables". Son nom vient de sa racine qui forme une sorte de sceau à la manière de celui du roi biblique Salomon.

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L'adoxe musquée est une plante à la fleur toute discrète par sa couleur et sa taille. Mais son odeur de musque d'où son nom permet de l'identifier facilement. On l'appelleaussi moscatelline ou encore muscatelle.

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Dans le panier pas de champignons mais quelques crosses de fougères. J'ai lu ici et là de nombreuses préparation à bases de celles-ci une fois séchées alors pourquoi pas.

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Les scolopendres, des fougères aussi, ont également commencées à prendre leur essor. Elles sont pas ou peut utilisées dans les soins et la phytotérapie en raison de certaines molécules qu'elles contiennent. Malgré celle là elles restent très belles.

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Ma première orchidée de l'année! L'orchis mâle aux belles fleurs violettes. Ces larges feuilles vertes parfois tachetées et sa belle couleur égayent les sous bois. Comme toutes les espèces d'orchidées, elle est protégée.

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Surprise par cette découverte (la plante ne pousse que de mai à juillet), j'ai la confirmation par un ami passionné il semblerait bien qu'il s'agisse de cette espèce, mais avec le temps fou que nous avons, tout est possible dans la nature.

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 J'arrive trop tard pour ces quelques oreilles de judas qui ont vieillies et ne sont plus bonnes à la consommation. Dommage mais cela est nécessaire pour que les paniers années après années se remplissent.

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 Mais rien n'est perdu, sur une grosse et vieille branche de noyer tombée dans un champs, une jolie colonie d'oreilles bien grasses s'offre au panier. Voilà de quoi préparer quelques plats asiatiques sans dépenser une fortune car ce sont ces fameux champignons noirs que l'on retrouve dans les rouleaux de printemps et les soupes originaires d'Asie.

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Voilà une jeune orchidée (orchis mâle) toute naissante dont les boutons n'ont pas tous encore pris leur couleur et offre ainsi une jolie gamme.

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Il m'arrive parfois d'être délicate et de surprendre le roi de nos forêts, le chevreuil. Ici une troupe de 4 femelles qui vaquent à leur quotidien.

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 Papouilles, gratouilles et herbe verte et tendre, la vie de chevreuil à aussi du bon (pour voir les photos en plus grand cliquer dessus).

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Mais bon, au bout de 20 minutes d'observation il faut continuer d'arpenter la forêt et je laisse à regrets cette joyeuse et paisible bande.

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Les bois sont verdoyants et de grandes fleurs violacées et crucifères à l'abondant feuillage tapissent le bois jusqu'à recouvrir le sommet de la cascade aux fées.

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Voilà une autre orchidée, encore une l'orchis mâle qui elle présente des fleurs un petit peu plus foncées et des taches noires sur les feuilles.

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Ces différences entre des individus de la même espèces voir de la même sous-espèce rend l'identifications des différentes orchidées assez compliquée.

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Voilà un autre biotope à morilles blondes qui est malheureusement vide. Les vaches sont dans le champs et ont piétinées le sol autour du vieux châtaigniers où les précieux champignons les années précédentes ce sont épanouies.

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Et voilà la rangée de noyers où les oreilles de judas ont prit plaisir à pousser, entourées de coucous (primevères officinales) qui ont rejoint les poussent de fougères (crosses) dans le panier.

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Les araignées sont sorties, c'est bon signe, la chaleur va arriver et les insectes nuisibles ont du soucis à se faire face à ces terribles chasseresses amatrices de mouches, de moustiques et de scarabées.

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Autre découverte, ce champignon inconnu. Possédant un chapeau et un pied, il est solidement accroché au bois mort sur le quel il pousse. Mais en dessous du chapeau pas de lames mais comme ces les polypores ou les cèpes, des tubes et une mousse plus ou moins rigide. Mystère, du moins pour le moment.

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Voici une autre orchidée que je n'ai pas sû identifier. Son feuillage est magnifique et elle est si pressée de pousser qu'elle a perforée la gaine de feuilles protectrices pour laisser apparaître ses fleurs roses naissantes.

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Proche du coin à morille et du bois à pézizes veinées, à la lisière de la forêt un lys de jardin c'est invité mais la pluie et le temps l'ont délavé.

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Ma morille, voilà ma première morille de l'année! Petite et seule, ça reste encore et toujours un vrai bonheur de découvrir ce précieux champignon. Celle-ci fait partie de la famille des vulgaires, appelées aussi communes. Dans le prochain article, c'est un plein panier que j'ai à présenter (hé hé).

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Le biotope est une petite côte de terre, à quelques pas de la lisière avec en contre bas une rivière puis une cascade. Les arbres indicateurs comme toujours sont les frênes. Du lierre, des ficaires et des noisetiers sont aussi de la partie. Et dans le bois à quelques pas de là, de jolies pézizes veinées.

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Et voilà la cueillette du matin. La saison commence doucement mais surement. Malheureusement ce soir il neige, les morilles avec un peu de chance perdurent sous le manteau neigeux mais si le froid ou même le gel s'en mêlent, c'es foutu!

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Les arums sauvages commencent à s'ouvrir. Cette plante toxique, notamment à l'automne quand elle fait des baies oranges, attirent les mouches en imitant l'odeur de la viande avariée, les pièges dans sa partie inférieur, bloque les insectes avec des petites "poils" pour qu'ils ne s'échappent pas, relâche son pollen sur celles-ci puis les libère pour qu'elle puisse féconder de la même manières d'autres arums. Maligne la plante.

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La lègére pluie a fait sortir un grand nombre d'escargots de Bourgogne, heureusement pour eux je préféres de loin les acheter au super-marché, leur préparation est bien trop longue pour moi. Trop d'éfforts pour si peux de choses à croquer.

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Le sol détrempé est fort utile pour indiquer qui est passé par ici. On dirait bien que mes amies chevrettes (femelles du chevreuil) aient utilisé le même chemin que moi pour le retour.

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Bref, je suis toute contente de mon panier de la matinée.

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Et pour compléter le tableau, voilà une hellebore fétide qui commence à former des cosses de graines et qui porte encore quelques fleurs. Les intempéries l'ayant sectionnée, j'ai prit l'initative de la ramener avec précotion à la maison pour faire sécher cette drôle de plante.

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Voilà le résultat, un bouquet de sorcière prêt à sécher pendant quelques jours face au soleil et dans un endroit bien sec.

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Bref, un bonne récolte qui ne reste plus qu'à conditionner.

Tour rapide dans le jardin.

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Petit tour rapide dans le jardin avant d'aller trouver les morilles. Les oiseaux ce sont installés dans le jardin et le doux "rourou" des tourterelles se fait entendre.

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Le jardin prend de belles couleurs et les plats-de-bandes de jonquilles sont d'une grande variété. Leurs consoeurs sauvages elles ont fanées depuis belle lurette.

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Les pervenches décorent la façade grisonnante de la maison de leur joli bleu, accompagné du jaune du jasmin d'hiver.

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Ça y est les arbres sont en fleurs! les grands cerisiers sont blancs de fleurs et il n'y a plus qu'à espérer que les Saintes- Glaces en Mai ne viendront pas faire s'abbatre la grêle qui pourrait compromettre la production des fruits.

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Mais pour le moment on profite des jolies grappes de fleurs blanches, du parfum du printemps et du retour des abeilles, bien que pour le moment il pleuve.

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Les pruniers eux aussi ne sont pas en reste et donnent de jolies mais fragiles fleurs blanches qui attirent un grand nombre d'insects.

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Cet été il faudra vite ramasser les fruits tombés au sol si on ne veut pas se faire envahir par les frelons et autres guêpes.

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Dans le jardin cohabitent plantes domestiquées et plantes sauvages comme cet alliaire officinale à gauche ou ces "roses" de printemps à droite qui en ont que le nom.

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Et puis les chevaux sont de nouveaux de sortie, le temps étant propice aux bêtes pour profiter de la grasse herbe verte qui remplira les penses jusqu'à l'arrivée de l'hiver.

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Et pour les morilleurs, les signes sont là! le plus important de tous: les frênes débourrent, c'est à dire qu'ils entre en activité, bourgeonnent et laissent paraître les premières feuilles.

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Pendant ce temps là, la maison s'éveille doucement sous l'arrivée lente mais sûre de la chaleur. Mais certains ne semblent pas préssés, loin de là.

dimanche 21 avril 2013

Couronne de printemps.

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Le printemps est arrivé, il est temps de bricoler. Les couronnes ne sont pas uniquement de l'apanage de l'hiver et de Noël, la belle saison elle aussi à droit à ses décoration. Va pour une couronne printanière.

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Pour se faire il suffit de faire un arceau avec du lierre ou/et des branches de saule pleureur autour du quel on entoure quelques verts feuillages comme ici.

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Pour agrémenter le mien, j'ai enrouler des lianes de lierre dans les quelles j'ai coincé des feuillages vert tendre. Parmi mon choix des feuilles d'ombrélifères, des pousses de faux fraisiers et quelques feuilles naissantes de tilleul pour avoir une gamme de verts complète.

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Le tout est de bien faire tenir tout les éléments. Le plus simple est de les coincer entre les interstices de la structure pour éviter la casse.

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Il ne reste plus qu'à ajouter la couleur par les fleurs. Violettes et primevères sont les reines du printemps et bien qu'elles fassent grises mines à cause de la pluie, elles finissent dans la composition.

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Jaune et bleu (violet pour les tatillons) pour une couronne aux couleurs de mon village: St Geoire en Valdaine. Comme quoi même inconsciemment, on revient toujours un peu à une forme de traditionalisme.

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Bref, même si le soleil est parti aussi vite qu'il était venu, on peut toujours trouver un moment ou une éclaircie pour bricoler de-ci, de-là.


samedi 20 avril 2013

Sortie en forêt 20.

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Me voilà bien surprise! Attirée par les morilles coniques, me voilà bien partie vers les sapinières et les forêts du col des Milles. Mais voilà que la neige arrive et se mêle à la partie. Ce jour là, rien à mettre dans le panier.

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Le sous-bois n'a pas été épargné, j'avais l'espoir de pouvoir apercevoir le vert des jeunes pousses des arbustes et de la mousse mais rien de tout ça, l'hiver bien que passé essaye une dernière fois de s'inviter.

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Et mon coin de cèpes? Enneigé! définitivement enneigé, il faudra être très patiente avant de pouvoir profiter de la prochaine pousse, en espérant avoir une année fructueuse comme celle que nous avons eu en 2012.

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Mais déjà la neige fond, la mousse donne quelques signes de vie sous le blanc manteau et deux trois rayons de soleil sefont sentir. Cependant le brouillard est épais et les seuls bruits de la forêt qui se font entendre sont les cris de deux rapaces qui se répondent. Sinistre ambiance.

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Ce ne sont plus les feuilles mortes qui crissent sous les pas mais la neige. Il est ainsi aisé de marcher à pas de loup sans ce faire entendre ni voir.

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Le lièvre est passé par là et a laissé ces traces de pas identifiables entre toutes. Vu l'écarts des pas, il y a de fortes chances qu'il ait été coursé ou du moins, effrayé.

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Une bonne paire botte aux pieds et le chemin devient praticable. J'ai même eu la chance de croiser un randonneur aguerri emmitouflé dans sa parqua. Comme quoi la neige n'effraye pas tout le monde.

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Le chevreuil aussi a prit ces jambes à son coup, laissant de longues traînées. Peut être est-ce ma venue, vraiment peu discrète, qui les a fait fuir.

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Bref, pas de champignons  dans le panier, seulement quelques lichens qui seront séchés au dessus de la cheminé qui pars ce temps a été ralumée. Sacrée journée que celel du 20 avril avec sa neige.

lundi 15 avril 2013

Biotope des morilles rondes, des morillons à demi-libres et des pézizes veinées.

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Présentation de ma petite morillère productrice de morilles blondes, de morillons à demi-libres et de pézizes veinées. Seules les dernières citées sont sorties, avec un fort aplomb vu leur abondance. Mais en attendant, tour du jardin.

Les merles ont pondu et il semblerait que les oisillons soient sortis à moins qu'une chute involontaire ou un coucou aient causés la casse de l'oeuf. En générale les merles pondent entre mi-mars et mi-avril et couvent 12 à 14 jours ce qui pourrait faire que cette coquille correspond à une naissance. Les merles pondent 2 à 6 jolies oeufs bleus d'où sortent les oisillons qui prendront leur envole définitif entre 17 et 29 jours après leur éclosion.

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Bien que quelques souches robustes ont déployé leurs feuilles sous la neige, c'est en ce début printemps que le chélidoine (chelidonium majus) sort son joli feuillage vert. Appelé plante à verrues, son suc appliqué sur celles-ci les soigneraient. Dans la théorie des signatures, ce jus jaune semblable à la bille soignerait les infection du foi. Prudence, à forte dose (il contient des alcaloïdes) il pourrait tuer.

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Le printemps c'est aussi le début des mues et des changements de peau pour bon nombre d'animaux mais aussi de plantes. Les araignées loups, sorties de leur cachette dans la terre où elles sommeillaient ont mué. Leur exosquelette appelé cuticule devenu trop petit, elles s'en débarrassent pour pouvoir grandir, comme le font les serpent. Le lichen lui a fait son temps et à fini dans un petit ruisseau. Les lichens sont généralement l'aliance d'un champignon et d'une algue ce qui rend leur classification difficile, à la limite du monde fongique et du monde végétal.

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Et puis le jardin commence à se mettre en activité. Les jonquilles ornementales sont sorties et seront dans peu de temps suivies par les tulipes. Les jonquilles sont natives du bassin méditerranéen et ont conquis de nombreuses contrées. Bien qu'elles soient restreintes dans la gamme de couleurs (jaune, orange, blanc), ces fleurs sont très résistantes à la maladie et au froid et sont parmi les premières à fleurir.

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Et puis il y aussi les espèces sauvages qui bien souvent, s'invitent dans les parcs et jardins pour notre plus grande joie. Rare en Isère depuis plusieurs années ou du moins peu courante, l'anémone jaune (anémone ranunculoide) commence timidement mais sûrement à faire son retour. Très semblable à l'anémone sylvie (qui est blanche), elle s'en différencie par les légers dimorphismes entre leurs feuillages mais surtout de par leur couleur. Et puis il y a les violettes odorantes qui colorent et parfument le sous bois et tiennent parfois compagnie aux champignons de printemps.

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Il y aussi la carotte sauvage et le pain de poulet qui s'invitent dans la pelouse ou sous les noisetiers et qui sont d'excellentes plantes médicinales à condition de savoir les reconnaître car il est facile de faire des confusions, et les conséquences peuvent être parfois désastreuses comme avec le ciguë qui ressemble facilement à notre bonne vieille carotte sauvage.

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Autre star du printemps sublimée ici par la pluie, la primevère acaule avec la quelle il est facile pour les enfants de faire une petite trompette musicale. Il suffit de s'éparer la fleur sans l'abimer de ses sépales et de souffler doucement dans le tube que forme la fusion des pétales pour produire de la musique. Effet assuré.

 

Biotope et milieu fongique:

Là on passe aux choses sérieuses. Voilà une réponse à l'éternelle question "mais où trouver des morilles?". Je ne dis pas avoir la réponse mais voici le biotope où je trouve les précieux champignons avec les plantes qui y poussent de manière récurrente.

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Il faut savoir que tout morilleur qui pratique le terrain vous dira, avec un peu de chance, que bien souvent pour trouver les trois espèces citées dans le titre (morilles rondes, morillons à demi-libres et pézizes veinées), il faut se trouver en présence de ficaire (à gauche) quand celui-ci est fleurit (fleurs jaunes). Les ronces sont souvent présentes mais pas toujours mais surtout, du moins pour les morilles et les morillons, de manière incontournable, il faut des frênes ayant débourrés, c'est à dire ayant au moins commencés à avoir des bourgeons s'ouvrant.

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Autres plantes bonnes amies des champignons mais pas toujours présentes, la mousse (à gauche) et l'eurphobe des bois (à droite). Cela vient du fait qu'elles sont gourmandes en eau comme les morilles rondes, les morillons à demi-libres et les pézizes veinées. Attention, il faut savoir que ces espèces peuvent se trouver proches des cours d'eau et des ruisseaux mais aussi dans les zones humides, avec une source à proximité apparente ou non.

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Autre bon indicateur, ces petites pézizes marrons dont je ne trouve toujours pas le nom mais qui poussent dans les mêmes lieux que les morilles rondes aux quelles je suis habituée. A savoir que ces dernières ne poussent pas exclusivement dans les bois mais aussi en lisière de prés, parfois dans l'herbe haute ce qui rend ardue leur cueillette. Autre type de milieu propice: les brûlis comme c'est le cas ici. Le mystère est résolut, il s'agit de la sclérotinie tubéreuse!!! mille merci à Grosnico pour son précieux commentaire!

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Autre repère, la cardamine des près. C'est généralement quand elle commence à fleurir que les morilles rondes sortent de terre, du moins ici. Tout juste en fleur sur Grenoble, il faut encore attendre quelques jours dans notre coin d'Isère pour voir la floraison de cette plante médicinale mais aussi appréciée en gastronomie. La présence de nombreuses coquilles d'escargots ou même d'escargots bien en chair (comme ce petit gris à la coquille couverte d'argile), indique que le sol est calcaire (les gastéropodes en ont besoin pour leur carapace), ce qui est essentiel aux morilles, morillons et pézizes (merci le club des cèpes!).

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Voilà une vue globale sur le type de sol et de végétation dans la quel on peut trouver ces champignons, à savoir que des noisetiers sont également situés à proximite de ceux-ci ce qui peut peut être influencer leur pousse bien que l'arbre hôte reste le frêne. Bien que ça ne soit pas ou peu perceptible ici, il n'est pas aisé de repérer ces pézizes veinées sous les feuilles. Un bon bâton pour les dénicher et soulever la végétation n'est pas de trop.

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Gros plan sur une pézize veinée. On comprend mieux son surnom d'oreille de cochon au vu de ses formes tordues. Même si tout le monde ne l'apprécie pas, en raison de son étrangeté et de son odeur de javel quand elle est crue, elle est aussi un bon indicateur de la présence de morilles. En tout cas, les limaces brunes en sont fans.

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Petite bizzarie du jardin, une colonie de pézizes veinées c'est installée dans la pelouse, sans arbres hôtes à proximité. Un peu de mousse et quelques trèfles ce sont eux aussi invités. Ce drôle d'habitat que les champignons ont choisi ne semble pas les gêner bien que parfois, quand l'herbe est haute et que les jours se font beaux, elles perdent quelques centimètres sous les lames de la tondeuse à gazon.

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Et à proximité de ces fameuses pézizes, quelques primevères officinales et lamiers tachetés ont pris place. La saison est bien belle pour commencer la cueillette des plantes sauvages et médicinales.

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Doucement le monde fongique s'éveille, et bien que dominé dans l'esprit des cueilleurs par dame morille, il laisse s'exprimer une large gamme de champignons tous aussi différents les uns que les autres, en couleurs, en forme et en parfum.

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Héros de mon enfance, la gendarme! Bien qu'il fasse parti de la famille des punaises, il n'est pas malodorant, même quand il est écraser ce qui est tout de même préférable d'éviter car cet insecte timide est complètement inoffensif. De son vrai nom pyrrhocoris apterus, on le nome également suisse, cordonnier, soldat, masque-nègre mais aussi diable-cherche-midi car il est attiré par le zénith. Il n'est pas néfaste pour les plantes et préfère manger des oeufs, des larves, des insectes adultes mais aussi des graines sèches. On observe facilement leur accouplement qui a lieu au début du printemps et dure entre 12h et 7 jours.

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Bref voilà un joli panier pour fêter l'arrivée du soleil. Il était temps.

Petite précision, je sais de source fiable (merci le forum) que 2013 en Isère n'est pas une année à morilles rondes mais à morille grise ou vulgaire. À vos paniers!

samedi 13 avril 2013

Land Art et carapaces.

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Je ne sais pas si on peut vraiment parler de Land Art mais les nombreuses carapaces d'escargots trouvées parmi les champignons et dans la haies, puis récoltées dans le jardin m'ont inspirées. On y retrouve les 3 espèces majeures de nos contrées: l'escargot de bourgogne qui est le plus gros, le petit gris avec une carapace nuancée de noir et de rose, puis l'escargot des haies qui a beaucoup de variantes dans ses couleurs même si ici ils sont uniquement jaunes rayés de noir.

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Bref, voilà les carapaces des sirs à quatre cornes. Je n'ai pas trop su quoi en faire, quelques ronds, quelques serpentines mais rien de plus mais je ne désespère pas avant la fin de ce petit week end de réaliser quelque chose sinon de joli, d'au moins amusant voir funky. Déjà les idées apparaissent... pourquoi ne pas faire de ces jolies coquilles de mini vases? Bref ça sera la surprise, venue de l'inspiration du moment.

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vendredi 12 avril 2013

La scille printanière (Scilla verna).

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Merci à Cristau pour ces jolies photos qu'il m'a envoyé, son blog ici.

 

La scille printanière:

La scille printanière est une petite fleur typique de l'ouest français et des Pyrénées qui mesure entre 10 et 20 cm. Elle fleurit d'avril à juin et donne de belles fleurs bleues à 6 pétales. Elle fait partie de la famille des liliacées au même titre de le lis martagon de nos montagnes à la différence qu'elle pousse entre 0 et 2000 mètres d'altitude ce qui en fait une plante très résistante et aux capacités d'adaptation importantes.

Son nom scientifique scilla verna vient du grec scilla: nuire car les racines de la scille officinale, proche cousine, sont toxique et de verna en latin qui signifie printemps, en raison de sa floraison printanière.

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lundi 8 avril 2013

Crumble aux pommes express.

Quoi de meilleur qu'un crumble aux pommes? moi qui ne suis pourtant pas très sucré je fond littéralement pour ce dessert. Et quand on a pas beaucoup de temps ou que l'on est un peu flemmard, on prend la facilité comme option.

Ingrédients:

- 6 petites pommes rouges.

- 100 grammes de beurres.

- 150 grammes de farine.

- 75 grammes de sucre.

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Recette:

1. Peler les pommes et les couper en petits morceaux et les disposer dans un plat aux bords élevés.

2. Faire fondre 20 grammes de beurres et en napper les pommes.

3. Dans un saladier mélanger la farine et le sucre. Ajouter le reste de beurre et pétrir pour obtenir des miettes fines.

4. Saupoudrer les pommes avec les miettes et enfourner 20 minutes sur le thermostat 7 (210°C).

5. Servir avec un coulis de caramel et de la chantilly (miam).

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