vendredi 18 avril 2014

Visite du jardin.

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 Piouf! Je n'ai pas été très présente ces derniers temps, faute (si on peut le dire ainsi) à un travail très prenant mais au combien passionnant! La végétation du jardin a bien avancé: petit aperçu rapide.

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 Des fleurs du jardin? Non rien de cela hormis la toute dernière image à droite (chou décoratif sur le point de fleurir), mais un bien beau bouquet de fleurs. Le rouge pour la passion, le rose pour la douceur et le violet pour la délicatesse des sentiments.

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 Le soleil est là, l'herbe est rase et sèche... c'est le temps de sortir les orteilles à l'air libre! Il faut noter depuis le retour de la pluie et bien évidement, celui des botines fermées.

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 Pâquerettes de la bergère, pissenlits, violettes des chiens et primevères acaules, voilà des plantes typiques du printemps. Il est temps de faire les dernières cueillettes avant que ces belles précoces ne disparaissent pour de bons.

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 Une fois séchées, les plantes et champignons (comme les oreilles de Judas) rejoindrons des pots et bocaux qui abrités de la lumière, les conserveront pendant un an... mais généralement ils sont vite vidés avant que la fin de l'année ne soit écoulée.

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Découverte d'une nouvelle option sur l'appareil photo ! Panorama d'une partie du jardin: le vieux verger et le jeune percheron qui depuis peu profite de l'herbe verte et grasse du champ attenant. 

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 Alors que la plupart des plantes à l'instar du pissenlit (3 et 4) utilisent des colonisateurs classiques tel les abeilles, les papillons ou les bourdons, l'arum tacheté (1 et 2) emploie une toute autre technique. Cette plante toxique dégage du fond de sa fleur une odeur fort désagréable qui attire les moucherons. Ceux-ci y sont piégés par une série de fins poils qui empêchent les insectes de s'échapper les forçants à rester dans la gorge de l'arum et de se couvrir de pollen. Quand les filements sèchent puis tombent, ils sont libérés et vont se faire piéger ailleurs, fécondants ainsi la plante voisine.

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 Le feu dans la cheminé se fait rare, tout comme le chat devant l'âtre qui prend plaisir à lézarder au soleil et à faire la course aux rongeurs qui s'aventurent dans le jardin.

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 L'écureuil a laissé quelques traces de dents sur ce qui fut l'une de ses provisions hivernales. Le pic épeiche (serez-vous le retrouver?) fait de l'oeil au chaton qui devra encore attendre un peu avant d'en faire sa proie.

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Pour ce qu iest des morilles, le bilan est catastrophique... nous verrons bien après les prochaines pluies annoncées.

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lundi 10 juin 2013

Soleil et pluie sur le jardin.

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Ah le soleil! quel bonheur de le retrouver même si par moment, la pluie et parfois la grêle s'invitent, au risque de tremper le linge qui sèche et se balance au rythme de la brise chaude. J'en profite pour vous présenter la nouvelle disposition des articles qui se veulent plus condensés.

(Ci-dessous une plume du pic épeiche qui a élu domicile chez nous.)

Et aussi, merci à ma petite mère pour avoir pu emprunter son super appareil photo.

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 Quelques plantes intensives du jardin qui sont bien plus sympathiques et utiles que l'on peut le penser. Toute mauvaise herbe a un bénéfice et ne mérite pas vraiment le terme de "mauvaise".

1: Je me suis souvent trompée dans l'identification des gaillets dans mes articles, mais depuis le stage de samedi dernier, j'ai apprit à les reconnaître. Il s'agit ici du gaillet gratteron qui s'accroche (tiges et graines) aux animaux et aux vêtements pour se replanter lui même. Il est sudorifique et diurétique. Ses graines peuvent être grillées pour servir de substitut au café.

2: La grande ortie est souvent chassée des jardins. C'est pourtant une plante riche en vitamines et en sels minéraux qui peut aussi bien être cuisinée que transformée en engrais ou insecticide ou même en vêtements. En magie elle permet de se protéger d'un mauvais sort et même de le renvoyé sur celui qui l'a lancé.

3 et 4: Le géranium herbe-à-Robert est lui aussi une plante médicinale qui soigne énormément de maux: 

- usage externe: en gargarismes ou en compresses pour les angines, les aphtes, les dartres, les plaies et les amygdalites.

- usage interne: pour ses vertus hémostatiques mais aussi pour soigner les néphrites, les lithiases rénales, les oliguries, les diabètes et les diarrhées.

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 Notre bon vieux bouton d'or se décline en de nombreuses espèces, toutes ayant des pétales jaunes et étant toxiques. Il appartient à la famille des renoncules qui compte 1500 sous-espèces dont le rare troll d'Europe.

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Là aussi quelques plantes comestibles aux multiples vertus. La nature est plus riche qu'on peut l'imaginer.
1 et 2: Bon nombre de pissenlits, appelés dents-de-lion, sont en graines. On parle dès lors d'aigrettes. Ses feuilles sont riches en vitamine C et en carotène, on les consomme jeunes en salade crues ou en gratins. Vielles elles deviennent coriaces pour les dents. Son nom vient de ses propriétés diurétiques : " pisse-en-lit".

3: Le trèfle des près appelé trèfle violet est à l'origine des variétés fourragères cultivées dans nos champs. Bon engrais, c'est aussi une plante médicinale dont les têtes fleuries peuvent être utilisées en cuisine. Les graines moulues donnent une farine riche en vitamines.

4: Ces géraniums mous (qui ne sont pas apparentés à nos géraniums de jardinières qui eux appartiennent à la famille des pélargoniums) sont butinés par un bombyle (surment bombylius major). Il est apparentée à son propre genre (bombyliidae) et non a celui des bourdons, des mouches ou des abeilles. La femelle pond se oeufs à l'entrée des nids d'abeilles solitaires ou de guêpes. A l'éclosion les larves se nourrissent des oeufs et des nymphes de ces dernières.

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 Le lamier tacheté (lamium maculatum) est une de mes plantes adorées. Comestible et médicinale, les fleurs peuvent être séchées pour confectionner des infusions (voir la rubrique atelier). Les jeunes pousses sont consommées de manières diverses cuites ou crues comme des légumes.

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 Qui dit jardin dit fleurs d'agrément. Bien qu'issue de la nature, leur culture et les nombreuses hybridations les ont rendues plus complexées, en couleurs et/ou en senteurs.

1 et 2: Il existe quelques espèces d'iris sauvages en France dont l'iris des marais qui est entièrement jaune et très présent en Isère. Mais c'est sous ses nombreuses formes cultivées qu'ils sont les plus connus. Sous la Grèce antique, l'iris représentait l'arc-en-ciel et était l'incarnation du messager des dieux. Pour les égyptiens, la fleurs et sacrée et sous l'ancien régime français, elle est l'incarnation de la royauté. Le rhizome de certaines espèces est très prisé par les parfumeries. Autrefois ce dernier était pilé, réduit en farine puis tamisé pour parfumer les cheveux car la poudre obtenue possède un parfum de violette tenace.

3 et 4: La pervenche est elle aussi une plante à fleurs qui a était importée dans nos jardin a des buts esthétiques (c'est également une contractuelle mais ceci est une autre histoire). Les pervenches sauvages sont un bon indicateur en forêt pour savoir où les zones d'activités humaines ce sont établies de par le passé. En effet, elles affectionnent les lieux où autrefois l'homme c'est installé (cultures de champs, constructions ...) il y a des années, des siècles voir des millénaires! C'est donc une précieuse alliée pour les archéologues, les géologues mais aussi les forestiers. Dans le folklore c'est une plante médicinale qui soignerait de nombreux maux. En pharmacie, les extraits de ses feuilles soignent la vinblastine.

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 Le sureau est une arbuste qui apprécie les sols riches en azote. Ses baies font la joie des oiseaux, en planter un chez soi c'est s'assurer de voir tout au long de l'année de nombreux volatiles dans le jardin. En cette période de floraison, il est temps de cueillir les hampes florales. En France il existe 3 espèces: le sureau rouge et le sureau noir qui sont comestibles et le sureau hièble aux baies toxiques.

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 C'est aussi sur les sureaux de la maison que les oreilles-de-Judas ont élu domicile. Ces champignons (Auricularia auricula-judae) portent ce drôle de nom car ils poussent majoritairement sur le sureau, arbre sur le quel Judas se serait pendu. Le terme oreille vient lui de leur forme et de leur texture cartilagineuse. Comestibles, on les emploie dans la cuisine asiatique (bouillons, rouleaux de printemps ...). Pour se faire il faut les sécher puis les réhydrater dans de l'eau chaude pendant 15 à 20 minutes. Au Canada pendant le réveillon, ils sont glacés au chocolat puis disposés sur la bûche de Noël. On peut aussi les trempée crus dans de la liqueur et les déguster tel quel.

Bref, riches en fer, en magnésium, en potassium et en protéines, les oreilles-de-Judas sont un bon aliment pour l'organisme, surtout quand il s'agit de réduire les carences de celui-ci.

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 L'égopode podagraire (herbe aux goutteux car soignerait la goutte) du bas de la côte est sur le point de fleurir. Rencontrée aussi au stage de samedi au chaudron magique, c'est une plante comestible qui se consomme généralement cuite dans les soupes, les gratins, les tartes, les rouleaux de printemps ... bref un peu comme des épinards. Elle est aussi considérée comme invasive car très résistance et fort prolifique. Pour la stopper, on plantera des capucines qui lui feront concurrence.

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 Le soleil et les fleurs sont au rendez-vous, ce qui permet d'admirer une très grande variété d'insectes qui, la plupart du temps se font discrets.

1: La cétoine dorée est très courante en cette période, on peut souvent entendre son vol lourd et parfois même le voir se cogner aux fenêtres tout pataude qu'elle est. Elle peut être confondue avec sa cousine la cétoine cuivré car l'espéce peut se revêtir d'une gamme varié de couleur, passant du vert au doré voir au bronze.

2: La lampyre est plus connue sous le nom de ver-luisant (il s'agit ici de la larve). C'est un insecte précieux pour le jardinier car il se nourrit des limaces et d'escargots (aussi bien sous la forme juvénile qu'adulte). La lumière dégagée par l'abdoméne de ce coléoptère (dernier ségment chez les mâles et les larves, l'ensemble pour les femelles) à pour but d'attirer les mâles qui sont ailés et donc mobiles mais aussi de dissuader les batraciens de les gober. En effet une fois dans l'estomac de la bête, la lumière du ver-luisant (produit par la bioluminescence) éclaire l'animal de l'intérieur ce qui le rend très visible à l'oeil des prédateurs. A savoir, les oeufs aussi sont lumineux.

3: Clitellaria ephoppium est une petite mouche au thorax rouge que je trouve fort esthétique. Loin d'être aussi irritantes que les mouches à viande ou les mouches communes de nos maisons. On la trouve dans toute l'Europe. Ses larves on pour nourriture les fourmis

4: Le capricorne de Scopoli continu à prende place sur les fleurs et herbes du jardin au soleil. Se nourrisant de pollen, c'est un bon polinisateur. Pour différencier les deux sexes, rien de plus simple, les antennes de la femelle font la taille de celle-ci, celles du mâle le double de celui-ci.

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 Rien de plus plaisant que de voir le jardin bien vert et ensoleillé. L'abondance d'eau et de soleil nous promet de jolies fleurs pour cet été après un printemps discret.

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 La récolte des truffes continue, timidement. Quelques jours de beau temps devront suffire pour remplir à nouveau notre petit panier. La saison a commencée tardivement cette année, ce qui laisse l'espoir de trouver de jolis spécimens jusqu'en septembre comme en 2011.

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 Dans le jardin, il y a certes des fleurs sauvages, mais aussi bon nombre de fleurs d'agréments, disposées ici et là par les mains expertes de nos voisines car c'est de leur superbe jardin que ces quatre photographies sont tirées.

1 et 2: Célèbres dans les jardins, les rhododendrons sont rois. Ce sont des arbustes que l'on retrouve désormais aux quatre coins du monde englobent le sous genre des azalées. Ceux de nos jardins sont issus des espèces sauvages d'Asie mineure et des Alpes. Le miel de rhododendron est appelé miel fou car il contiendrait des toxines présentes chez certains sous genre de la plante. Il aurait des effets hallucinogènes et laxatifs dont auraient été victimes dans l'antiquité les armées grecques et celles de Pompée.

3: Bien que connu comme drogue, le pavot est aussi une plante ornementale. Dans les fait, le terme pavot regroupe toutes les plantes de la famille des papavéracées dont fait parti le coquelicot. Il existe de nombreuses espèces de pavots sauvages, souvent protégées car endémiques, qui varies en couleurs: rouge, jaune, orange, blanc.. il y en a pour tous les goûts. Nos pavots de jardin sont originaires d'Asie car plus robuste et plus colorés.

4: Les clématites grimpantes sont très prisées. Agréables pour les yeux et parfois pour les narines, elles s'adaptent mal aux sols calcaires. Il en existe plus de 300 espèces et 400 cultivars ce qui donne un vaste choix. Dans le passé, les mendiants se frottait la peau avec de la clématite pour provoquer des irritations et attirer la pitié.

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 La boarmie commune est un papillon de nuit présent partout sur le territoire français. Sa petit chenille brune apprécie le vigne, le lierre, l'aubépine, le bouleau, le troène, le lilas, le chèvrefeuille, le frêne, et le chêne.

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 Il y a presque un parfum d'été dans le jardin. Le soleil tape fort, on sèche, on prépare et on cuisine les plantes et de temps un autre, un visiteur s'immice dans la maison fraîche.

1 et 2: La mélisse officinale et la sauge des près (de gauche à droite) ont été mise à sécher. Elles serviront d'infusion tout au long de l'été, conservées dans des bocaux hermétiquement fermés et mis à l'abri de la lumière.

3 et 4: Le Lézard des murailles est le lézard le plus commun en France. On le trouve partout en Europe et depuis peu, en Amérique du Nord. C'est un petit reptile (20 cm pour les mâles, 18 pour les femelles) qui aime les murs et les vieilles pierres. Sa queue se casse facilement pour échapper plus facilement aux prédateurs. Elle repousse par la suite mais plus petite, lisse et entièrement grise et parfois, de manière double. C'est un vorace qui se nourrit d'insectes, d'araignées, de pucerons, de vers, de teignes, de criquets... brefs de tout ce qui peut causer du tords au jardin et au potager.

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 Pendant longtemps j'ai confondu scabieuse des champs et knautie des champs qui, il faut l'avouer sont très semblables. Pour les différencier, la scabieuse a ses akènes (sacs à graines) pourvus de collerettes à 5 pointes noires alors que celles de la knautie possèdent des akènes équipées de 8 courtes pointes. De plus la scabieuse possède des petites soies noires ce que n'a pas la knautie.

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 Les fleurs des derniers jours sont encore là et encore plus nombreuses, et ce ne sont pas les intempéries qui vont venir leur faire courber la tête et tirer grise mine.

1 et 2: La muscari à toupet est une plante  sauvage de la famille des asperges (mais a longtemps été affiliée à celle des lys). Elle porte de nombreux surnoms tel que ail-a-toupet, queue-de-poireau ou encore poireau-roux. Autrefois elle était utilisée comme plante médicinale. Les bulbes écrasés et appliqués sur la peau réduisaient les rougeurs. Cuits et consommés ils étaient diurétiques. Mis en beaucoup dans du vinaigre ils perdent leur amertume et peuvent être servis comme accompagnement. Sauvage à l'horigine, on retrouve la muscari à toupet dans beaucoup de jardins.

3 et 4: La grêle ne nous a pas épargnée. Néanmoins il semblerait que les cerises encore vertes n'aient pas été abîmées, ni que les fleurs et les feuilles aient subis de dommages. La grêle est produite (si on peut le dire ainsi) par les cumulonimbus quand l'air est très humides et les courants ascendants forts. Le plus gros grêlon serait tombé en Espagne pour un poids de 2Kg. La plus grande circonférence quand à elle aurait été homologuée au Nebraska, elle serait de 47,6 cm. Voilà des "records" qu'il faut mieux ne pas se prendre sur le coin du nez.

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Le clairon des ruches (Trichodes alvearius) tient son nom du fait que ses larves se nourrissent des celles des abeilles et des guêpes. Adulte, il est phytophage (pollen des ombrélifères) mais chasse parfois d'autres coléoptères sur les fleurs où ils sont attirés par le nectar.  

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 Fin tragique pour ces rongeurs, les beaux jours ont ravivé l'instinct de prédation de nos charmantes boules de poils. Rien de mieux pour dératiser un jardin. Si aujourd'hui se sont les chats qui ont pour tâche de préserver les récoltes les potagers des coups de dents et des grignotages, pendant longtemps ce sont les genettes communes qui ont eu se rôle. Rare et protégée dans nos contrées, elle est encore très présente en Afrique, la genette d'Europe a été utilisée comme ratié. En effet l'animal est nocturne et mange tout ce qui plus petit qu'elle ce qui pratique dans la lutte contre les nuisibles. Mais sa forte odeur musquée et son caractère sauvage l'ont éloigné des habitations. Dès lors elle a été chassé pour sa fourrure ce qui a entraîné sa raréfaction. Depuis 1981 la genette figure sur la liste des mammifères protégés: "Il est interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter".

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 En attendant les chats continus leur partie de chasse. Le rougequeue noir n'a pas eu de chance, de lui il ne reste qu'un beau tas de plus à l'entrée de la terrasse. Insectivore (encore un ami du jardinier), il devient frugivore à l'arrivé de l'automne, quand les invertébrés se font rares. Il est protégé depuis 1981 sur l'ensemble du territoire.

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 Après l'effort le réconfort. Peut être pourrais-je bénéficier à mon tour des moelleux coussins et sièges de la terrasse à mon retour. Pour le moment, ils sont monopolisés.

 

lundi 1 avril 2013

Par pitié plus de pluie!

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Nouvelle sortie au jardin. Il pleut, les photos sont floues, il fait froid, les doigts sont gelés. Quand aurons-nous la joie de profiter à nouveau du soleil? Mais aux de-là des jérémiades, les fleurs sont quand même au rendez-vous et il y a de sympathiques rencontres à faire.

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Les primevères acaules ont envahi la pelouse. Quelques variantes rosées, croisements avec des espèces cultivées, ce sont installées sont le houx et les grandes feuilles de perces-neige.

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En parlant de perces-neige, c'est bel et bien la fin, les fleurs se fanent et déjà les cosses où se trouvent les graines naissantes se forment. Les violettes odorantes et ablas sont quand à elles au rendez-vous.

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Le sol a été lessivé par la pluie et de nombreux os et coques couverts jusqu'à présent par les feuilles et la terre ont été mis à nu comme avec cette coquille d'escargot de Bourgogne.

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Le sol est humide et tout est vert mais malheureusement, ces photos datent de quelques jours. Aux dernières nouvelles la neige c'est installée une fois de plus mais pour un après-midi seulement. Avec un peu de chance l'herbe grasse sera encore bien verte.

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Le froid a retardé la fleuraison des jonquilles, certaines bravent le froid et s'ouvrent mais la plupart des boutons observés la semaine dernière et qui ne sont pas encore cueillis restent sagement fermés. Et puis il y a aussi les indélicats. Venir en cueillir quelques unes dans la propriété ce n'est pas bien grave, au contraire, partager la nature est un plaisir mais déraciner les plants pour ne prélever que les fleurs, ce qui condamne la plante et les floraisons à venir, n'est pas un acte très appréciable à mon goût.

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Les pézizes avec la forte humidité sont là en grand nombre mais toutes petites. Ce week-end nous verrons quelle taille elles auront pu prendre, en particulier avec le soleil annoncé.

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Espoir furtif de profiter de quelques rayons avant que l'averse ne se remettent à tomber.

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Voilà le dernier chou, unique survivant dans jardin à l'hiver. Il est vite rejoint par les poussent d'iris qui aux beaux jours de l'été  vont rendre au parc ses teintes bleues et violacées.

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L'alliaire officinal est en pleine expansion. Dans quelques temps il fleurira mais en attendant ce sont les jeunes feuilles bien vertes qui s'ouvrent. C'est elles que l'on cueillera de préférence pour les utiliser en médecine douce ou en cuisine pour remplacer l'ail commun dont elle a le goût mais pas la forte odeur.

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Mes tramètes rougeoyantes tombent en décrépitudes et bien qu'elles soient encore nombreuses sur le tronc, un bon nombre ont chuté dans l'herbe.

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Mais qu'est-ce donc? un foie? des oreilles de Judas? rien de cela, juste mes éternels champignons de bois au chapeau noir/gris poilu que je n'arrive décidément pas à identifier et qui en ce début de printemps ont passé l'arme à gauche.

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Les pissenlits sont devenus énormes mais pas le moindre bouton en formation à l'horizon, pas la moindre fleur jaune. Bref, ils ne sont pas des plus pressés. 

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Cette année le gaillet commun c'est invité sous le grand sapin. Chose surprenante, alors que celui est fréquemment rencontré dans nos petits coins de forêts, les cartes de l'INPN le marque comme absente dans le département de l'Isère.

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Rah voilà que les oreilles de judas sont apparus sur le sureau n°1 mais aussi le sureau n°2, ce qui est peu fréquent. C'est d'ailleurs sur celui-ci que les oreilles ont pris comme sur cette photo des formes surprenantes.

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Ma troièsme station à oreilles découverte il y a peu commence à montrer des signes d'une fructification prochaine. Dans tout les coins de petits spécimens sont apparut en grand nombre. C'est prometteur.

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Dans tout les cas, la nature a besoin de temps. Les champignons ont été laissés en place pour prendre de belles proportions mais surtout, pour permettre  aux plus vieux de perpétuer l'espéce car il serait dommage de s'en priver.

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Et pour les sujets les plus hauts perchés, à part si je prends quelques centimètres (une bonne vingtaine), ce dont je doute, ils seront laissé tranquillement en place.

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Le sol est gorgé d'eau comme il ne l'a pas été depuis un bon moment. Des ruisseaux se forment dans les champs et sur les bords de route creusant le sol et emportant avec eux les bulbes, les feuilles et les longues herbes.

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La citerne est pleine à craquer et déverse l'eau avec un gros débit. Le petit coin de verdure en bord de terrasse se transforme lui en marécage où les feuilles de ficaire forment de petits îlots.

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Le fort courant à déloger quelques vieilles coquilles d'escargots des haies logées sous les vieilles pierres et dans les feuilles mortes.

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Bien qu'il fasse très gris et que le soleil nous manque, les prairies, jardins, forêt et champs verdissent à nouveau. Lierre, ficaire, géranium petit Robert... la liste des plantes qui reprennent vie est longue.

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Signe annonciateur du beau temps, la vigne vierge bourgeonne. Cette été elle couvrira la maison de pisé et apportera une fraîcheur bienvenue en terrasse.

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Le gui ne déverdit pas mais reste encore un peu trop dur pour faire de sympathiques couronnes de printemps. Patience.

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Car il est temps de chasser celles de cet hiver pour se sentir pleinement au printemps.

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Mes expériences sur le séchage se poursuivent tranquillement et semblent même concluantes. Parfait, la saison des morilles s'apprête à commencer et elles n'y échapperont pas.

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 A défaut de fleur en extérieur, on fleurit chez soi.