lundi 6 août 2018

Sortie en campagne 11.

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L'Ain n'est pas qu'un département, c'est aussi une rivière dont les eaux ( de nature calcaires) sont essentielles au bon fonctionnement des vallées fertiles du nord rhônalpin. Prenant sa source dans le Jura à faible altitude (700 mètres), il se jette dans le Rhône après avoir parcouru un peu plus de 190 km. Pendant sa route, le cour d'eau est ponctué de plages de galets blanchis qui font le bonheur des baigneurs mais aussi des oiseaux qui y trouvent de quoi faire leur repas en soulevant les pierres les plus légères, délogeant ainsi quelques pauvres gammares ayant trouvé abri tant bien que mal de la chaleur en se terrant dans les reliquats d'humidité. Son débit important est alimenté par de nombreux affluant tel que la Serpentine, la Cimante ou l'Albarine dont le nom pourrait signifier rivière blanche, rivière divine, rivière sacrée ou encore rivière aux Saules.

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C'est l'été, une pause au bord de l'eau implique de ce fait un casse dalle de saison. Quoi de mieux qu'une gamelle de pastèque ? De son nom scientifique Citrullus lanatus, elle est originaire d'Afrique de l'Ouest et sa culture, vieille de 5000 ans. Aimée des égyptiens, c'est par eux qu'elle se diffusa en Méditerranée.

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Le fond de l'eau est couvert de limons, des particules arrachées à la roche par la force du courant et les phénomènes produis par dl'érosion. Situés entre le sable et l'argile, ils forment un dépôt composé essentiellement de quartz, de tectosilicates et de mica.

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Très fertiles, ils couvraient de manière régulière par l'intermédiaire des crues décennales les vallées de l'Ain. Aujourd'hui contrainte dans son écoulement, la rivière n'a plus la possibilité de fertiliser les terres, d'où l'augmentation des engrais et autres produits à l'échelle locale. Les limons contribuent aussi au bon maintient de la faune et la flore, en particulier des ripisylves qui composent les berges et qui ont besoins d'éléments riches pour se développer. Cependant, une trop grande abondance de limons peu nuire en modifiant la turbidité de l'eau et en causant la prolifération d'algues autotrophes pouvant perturber les milieux.

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La bergeronnette grise (Motacilla alba) est un oiseau qui se reconnaît à sa longue queue parée de noire toujours en mouvement. Proche des habitats humains, elle peut se plaire dans une grande diversité de milieux, aussi bien secs ou humides même si elle reste affiliée à l'eau. Elle fait partie des nombreux animaux composant la faune de l'Ain avec le héron cendré, l'aigrette garzette, la bécassine des marais, la loutre, le castor et le sanglier.

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Le monde aquatique a beau ne pas être l'élément de prédilection dans ma famille, quand l'été se fait aussi mordant on ne cherche pas à comprendre, on fonce ! La transparence et la fraîcheurs des eaux est une véritable invitation à la baignade et au lézardage.

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36°C à l'ombre, 24°C dans l'eau, le choix est rapidement fait, encore faut-il réussir la cruciale étape que celle de plonger les pieds. Chasse aux micro crustacés, ricochets, pyramides de pierres, kayak ... les choix sont multiples pour profiter du site, tout en faisant au mieux pour ne pas impacter le milieu. Les aigrettes sont peu farouches et passent régulièrement au-dessus de nous. Les goélands leucophés s'approchent en quête d'un reste de pique-nique, les cygnes à leur habitude quémandent et les corneilles font un joyeux boucan dans les cimes des peupliers. Tout invite à la détente et au lâché prise. Cependant, on ne saurait oublier le quotidien. Travail d'été oblige, c'est une fois de plus bien loin de la nature que je passe mes journées.

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samedi 17 mars 2018

La Camargue en hiver.

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Début décembre, nous avons pu visiter à plusieurs reprises la Camargue. Mon ordinateur ayant rendu l'âme entre temps, je n'ai pu récupérer que quelques photos de cette très belle expérience. Entre marais salins, bords de mer et phragmitaies denses, nous avons pu observer des oiseaux que nous n'avons pas l'habitude d'approcher. Nous avons même pu photographier, de loin, un rassemblement de tadornes de Belon (Tadorna tadorna), le plus gros canard de France parfois appelé affectueusement appelé "oie renard". Autant dire que je les adore.

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Pendant trois jours nous avons circulé sur les petites routes camarguaises, avec comme point de chute la nuit venue, la ville de Marseille. Autant vous dire que nous avons galoper. Cela nous a permit de retourner sur la route des vacances de mon enfance, là où avec mes parents et des frangins nous venions, après avoir quitté l'Isère le temps de quelques jours, nous initier aux joies de la mer. Cette année c'est un peu différent, nous sommes en hiver, il vente mais le spectacle n'en est pas moins fantastique. 

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Les hérons cendrés (Ardea cinerea) se plaisent bien dans les milieux humides qu'ils soient d'eau douce ou d'eau salée. Les premiers couples se forment déjà et entament la construction de leurs nids. Peu farouche, il faut toute fois se montrer discret pour ne pas perturber les oiseaux et mettre à mal leurs premiers amours.

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Dans un des nombreux étangs, les grands cormorans (Phalacrocorax carbo) attendent sagement la fin de l'ondée. Leur tête dénuée de blanc indique que la période de reproduction n'est pas encore entamée. Ces oiseaux ont la particularité de ne pas avoir de plumage étanche, afin d'avoir une meilleure pénétration dans l'eau quand il plonge pour attraper les poissons. Cela explique pourquoi on les voit faire sécher leurs ailes en les étendant.

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Et puis il y a les stars, ceux que nombreux d'entre nous rêvent de voir. Les flamants roses (Phoenicopterus roseus) sont parmi les plus grands et gros oiseaux européens (mais aussi de leur famille). C'est à leur alimentation faite de minuscules crustacés roses qu'ils doivent leur couleur, d'où la forme étrange de leur bec, qui agît tel un filtre. Les jeunes individus présentent un plumage grisâtre, ce qui indique qu'ils sont encore au stade de juvéniles. 

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À notre arrivé, les flamants étaient en pleine parade nuptiale. Des centaines d'individus entrains de danser et surtout, de chants. Un flamant seul, c'est très bruyant, alors je vous laisse imaginer la cacophonie ce jour là. Le cri est fort et nasillard, proche de ceux des anatidés. Ces sont des animaux sociaux qui communiquer énormément entre eux. Ils possèdent de ce fait une gamme de vocalises très développée pour ne jamais se perdre de vue.

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Dans les nombreux bras d'eau stagnante, on peut voir de temps à autre un ragondin (Myocastor coypus). Mal aimé, cet animal d'origine nord-américaine est arrivé en Europe à travers les fermes à fourrure. S'étant échappé, il a colonisé tout le territoire français. C'est un gros rongeur qui fait parler de lui par son action sur les berges qu'il fragilise et les cultures dans les quelles il va grignoter. De ce fait, il est chassé pratiquement toute l'année.

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Voilà une photo qui devrait en ravir plus d'un. Trois espèces sur un cliché : le héron cendré (Ardea cinerea), l'aigrette garzette (Egretta garzetta) sur la quel je reviens plus bas et la sarcelle d'hiver (Anas creccas), un petit canard amoureux des eaux saumâtres et qui ne se rencontre dans le sud de la France qu'en période hivernale. Le mâle se distingue à sa tête rouge barrée de vert et à son croupion jaune. La femelle ressemble à celle du colvert.

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Il y a deux grands autres échassiers que l'on croise en janvier en Camargue : la cigogne blanche (Ciconia ciconia) dont on peu en ce moment encore voir les vols de migration au-dessus de mon centre de formation sur Vienne, et les grues cendrées (Grus grus). Ma frustration est grandes de ne pouvoir partager avec vous toutes mes photos de leurs vols de centaines d'individus, leur séances de recherche de nourriture au sol et surtout, leur chant mélodieux. Petite consolation, elles aussi remontent au nord et passe par la vallée du Rhône.

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 L'aigrette garzette (Egretta garzetta) est une échassier délicat dont les plumes étant recherchées autrefois pour orner les chapeaux. Elle partage des milieux similaires à ceux des hérons cendrés et les mêmes proies qu'elle saisit avec son bec en forme d'épée. Celui-ci devient jaune et/ou verdâtre en période de reprodiuction.

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Fin du séjour, il est temps de remonter doucement au pied des Alpes. Nous avons la chance d'être à moins d'une heure des Dombes, c'est donc un petit bout de Camargue que nous emportons avec nous et que nous espérons retrouver là-bas, comme en septembre dernier où nous avons pu y observer un grand nombre de cigognes blanches et où nous traînons parfois nos souliers avec la LPO depuis cet automne.

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dimanche 12 novembre 2017

Sortie dans les calanques 15.

DSC00286Nous sommes en automne et pourtant, par moment les rayons du soleil ont un petit relent d'été. Mer bleue, maillots de bain et voiles blanches, il n'y a pas à dire, la belle saison ne semble pas vouloir rendre les armes et la Méditerranée semble bien décidée à l'aider. Le peid dans l'eau, nous profitons des embruns avant de nous replonger dans les examens et autres raports de stage de fin d'année.

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Les bateaux de croisières emmènent les plaisanciers vers des mers plus chaudes, où ils pourront prendre plaisir à barboter dans les 5 piscines du toit, du plus grand toboggan sur mer, de la dizaine de casinos ou encore, des buffets gargantuesques. Pour notre part, nous préférons de loin rester sur le plancher des vaches, à écouter le bruissement des vagues, le cris des mouettes et sentir l'air iodé depuis la rive. Il en faut pour tous les goûts, certes, mais je préfère de loin l'intimité d'un petit bateau à celle des navires usines et de la foule, où l'on se mêle sans jamais vraiment se rencontrer ni se connaître.

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Le petit port de Callelongue est bien sage et peu nombreux sont les bateaux à le quitter. Il se trouve que le temps de notre venue, la calanque est fermée aux promeneurs et touristes. Les incendies ravages la région et les fortes chaleurs de ces jours doublés d'une absence de pluie font monter le risque de départ de feu en flèche.

DSC00195Ce charmant petit bout du monde se caractérise par ses cabanons de pêcheurs hauts perchés, son petit restaurant et ses nombreux chemins de randonnés. On peut également en découvrir les fonds qui regorgent de vie, pas si loin du temps où une usine pétrochimique employant du soufre, du pétrole et de la soude.

DSC00222Hop hop ! Les pieds dans l'eau, où les poissons nous font la manucure et où les vagues viennent nous tremper le bout des fesses. Gageons que les gambettes soient bien bronzées.

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Sur les plages, on trouve parfois quelques magnifiques algues rouges. Arrachées par les éléments à leur support de roche, elles viennent s'échouer sur le bord de mer sur nos pieds gelés. Regroupées le plus souvent dans le taxon que composent les rhodophytes, leur teinte rouge les caractérise face aux autres types d'algues. De certaines espèces on tire du carraghénane, un additif alimentaire nommé E407. Monté en chaleur, il produit mélangé à un liquide, un gel épaississant. Néanmoins il ne serait pas dénudé de toxicité, en particulier sur les organes liés à la digestion, ce qui explique pourquoi certains praticiens déconseillent voire interdissent la consommation de produits en contenant à leurs patients. Pour les végéta*iens et les vegans, cet additif reste (avec la pectine de pépins de pommes) une alternative aux gélifiants tirés de produits animaux.

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La calanque de Callelongue est la première du massif. Sa proximité avec la ville de Marseille ne l'empêche pas de regroger de vie. Dans le fond de l'eau, des oursins, des concombres de mer et des crabes. Les patelles (Patella sp.), sont des gastéropodes à coques qui vivent sur les rochers où elels broutent les algues. Il s'agît ici de patelles communes (Patella vulgata), un coquillage qui, il y a encore peu, était très consommé en Europe.

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Sous les arches rocheuses, on rencontre de nombreuses espèces végétales typiques du bord de mer. Avec leur belle floraison jaune, la cinéraire (Jacobaea maritima) ne passe pas inaperçue. On la trouve désormais dans les jardineries. S'en suit la lavande de mer (Limonium vulgare) nommée aussi Saladelle et une des soudes locales.

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La jusquiame blanche (Hyoscyamus albus), se reconnaît en partie à ses fleurs ... jaunes pâles. C'est une méditerranéenne qui se plaît dans le sud de la France hormis dans les départements pyrénéens. De la famille des solanacées comme les morelles, les pommes de terre et les tomates, elle est connue pour sa toxicité.

DSC00354La criste marine (Crithmum maritimum) est une plante du littoral que l'on retrouve sur toutes les côtes françaises.

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Souvent présentée comme une plante sauvage comestible à redécouvrir, elle n'en reste pas moins une espèce protégée dont la cueillette est soumise à réglementation. L'intérêt retrouvé pour certains plantes est fantastique, permettant de découvrir à la fois de nouvelles saveurs et de s'initier doucement à la botanique et plus globalement au naturalisme. Cependant, cette nouvelle tendance n'est pas sans risques. Le retour "à la nature" doit s'accompagner de l'acquisition de bases solides, afin de protéger des espèces qui sont en nette régression avec l'urbanisation mais aussi, face à des pratiques de récoltes abusive. Cette démarche est aussi essentielle pour limiter les risques de confusion et d'empoisonnement qui ces dernières années ont plus que triplés, laissant place parfois à des drames qui auraient pu être évitez si les bases avaient été respectées un minimum. Cet automne, le nombre de cas d'empoisonnements par la récolte de champignons (redevenue à la mode) à été multiplié par 10 dans certains départements. La prudence est de mise !

DSC00388En longeant les rochers, là où viennent s'échouer les algues et les buveurs de bières à la nuit tombée, une drôle d'infrastructure se présente à nous. Nous venons de tomber, tout à fait par hasard, sur le Téléscaphe.

DSC00393Il ne reste que de ce projet ambitieux que le mécanisme tractant les longs câbles métaliques. Le Téléscaphe était un téléphérique sous-marin unique en son genre qui permettait de relier Marseille et Callelongue par les fonds marins.

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Les badauds parcouraient, contre finances, un peu plus de 500 mètres dans des petites cabines où pendant dix minutes, ils pouvaient contempler la faune et la flore marine à travers de grands panneaux de verre. Né de l'imagination fertile de deux ingénieurs au début des années 60, il prend forme en 1966, est inauguré en 1967 et est mit hors circuit en 1968. Une sacrée histoire plus qu'ephémère pour une installation qui se voulait unique en son genre. Malgré les quelques 30 000 visiteurs (et plus), les frais d'entretiens de la machinerie sont exorbitants et le soutien des forces politique est complètement absent. Le Téléscaphe ferme alors ses portes mais n'est pas entièrement démantelé.

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Le temps à fait son oeuvre, l'eau de mer à rongé le métal, les rayons des grandes roues se sont creusés, se remplissant peu à peu de cristaux de sel formés par les nombreuses tempêtes et les forts rayons du soleil. Après être resté sans entretient pendant plus de 50 ans, tout en faisant face aux éléments, il ne reste plus grand chose de ce rêve Marseillais. Seuls quelques blocs de bétons éparses semblent faire de la résistance.

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Bref, c'est une belle fin de saison où la mer nous chatouillait les pieds et où de véritables trésors s'offraient à nous. Désormais, il fait gris et froid, mais se rappeler les joies de la mer et du soleil donne un délicieux goût de nostalgie aux heures passées devant le feu, livre de révision sur les genoux, mug de thé chaud à la main.

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jeudi 5 octobre 2017

Bretagne : épilogue d'un voyage.

DSC01048      Voici un grand article comme je les aime mais qui s'est montré monstrueusement chronophage. Pour se retrouver dans notre périple, je vous propose en amont un petit sommaire pour suivre pas à pas la suite de notre découverte de la Bretagne qui fait écho à notre voyage de l'an dernier que vous pouvez retrouver ici : http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/road_trip_en_bretagne_/index.html

I.    Présentation                                              VI.    Le village de Locronan

II.  Le jardin de l'abbaye de Daoulas            VII.  Océanopolis, un univers marin

III.  L'arboretum de Huelgoat                        IIX.  La côte brestoise

IV.  Le village de Le Faou                               IX.   Le jardin du Roscoff

V.  Les plages bretonnes                               X.     Orléans, ville étape

 

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1.Présentation

DSC00466Pas de temple bouddhiste en vue, nous nous sommes trouvés pendant quelques jours dans un endroit tout à fait zenifiant pour visiter la Bretagne pour un second voyage sur cette terre de légende. La mer était au rendez-vous avec les grandes marées et les plages, et bien que le soleil n'ait pas été forcément au rendez-vous, il nous n'en reste pas moins quelques clichés de ciel bleu de ce magnifique paysage.

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Dans le jardin, un jeune merle (Turdus merula) bat des ailes maladroitement. D'ordinaite les parents ne sont pas bien loin et guettent pour venir le nourrir. Malheureusement pour notre petit protégé, celui-ci semble orphelin et présente un oeil bien abîmé. Malgré nos efforts pour lui prodiguer nourriture et abri, il a prit le parti de se réfugier dans les fourrés loin de nos regards. Espérons pour lui qu'il aura trouvé refuge dans un arbre haut perché pour la nuit, protégé du mieux qu'il peut des prédateurs et de la pluie.

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Dans le jardin c'est une explosion de couleurs, la chenille du machaon (Papilio machaon) prend plaisir sur les tiges de l'aneth (Anethum graveolens). Le potimarron, les fleurs bleues des hortensias sur le déclin et les joubarbes au pied de la maison dans leur pot de fer complètent le tableau.

 

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2.Le jardin de l'abbaye de Daoulas

On pourrait se croire en territoire elfe à l'écoute du nom de cet imposant édifice. L'abbaye de Daoulas se tient là depuis le 12e siècle et semble encore baigner dans l'ère médiévale. Une légende raconte qu'un seigneur d'un autre village, le Faou, aurait tué deux saints au sein de Daoulas. Pour venger leur mort, Dieu aurait envoyé un terrible dragon dévaster le faubourg du Faou. Il ne faudra pas moins du courage de Saint Pol pour venir à bout du monstre et convertir le terrible seigneur qui, pour réparer son forfait, érigea l'abbaye.
Si l'abbaye de Daoulas a retenu notre attention, c'est pour son jardin  dédié en grande partie aux végétaux médicinaux. Chaque arbre et chaque fleur possède son étiquette énumérant ses noms français, latins et bretons, son origine ainsi que ces vertus. Autant vous dire que nous nous sommes régalés pendant toute une journée.

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Entre médicinales et toxiques, la frontière est mince. Datura, aristoloche, tabac... la liste des belles à la fois sauveuses et empoisonneuses est longue. Prenons l'exemple du tabac (Nicotiana tabacum). À son arrivée en Europe, sa consommation est réservée aux têtes couronnées. Il est alors d'usage de fumer la plante le soir avant de se coucher pour se défaire des maux de tête ou de la placer séchée sous ou dans l'oreiller.

DSC00522Il n'y a pas que de belles toxiques dans le jardin. Issu de la tradition des jardins de curé, celui-ci mêle à la fois les plantes dédiées aux soins, mais aussi celles produisant des fleurs pour orner l'autel religieux, des fruits et en particulier la vigne pour le vin de messe, les légumes pour assurer les repas des officiants et pour le poulailler. La différence se trouve ici dans le fait qu'il est composé en un succession de tableaux. Certains s'attachent à présenter des ensembles de plantes en fonction de leurs fonctions et de leurs vertus, d'autres par rapport à leur pays d'origine et le climat qui les caractérise. On trouve ainsi un carré méditerranéen composé d'immortelles, d'un olivier, de lavandes et de thym.

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Certaines espèces regroupent la plupart de ces particularités. Elles étaient de ce fait utilisées tout au long de l'année pour répondre aux besoins de l'abbaye. Il n'était pas rares qu'elles soient séchées pour être stockées.

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Laniad-bras, riforz, fanouilh et gouravron; voila des espèces bien de chez nous voire, communes sur une grande partie du territoire français. Pourtant leur nom pour une majorité d'entre-nous ne nous disent rien et pour cause, ils sont en breton. Une fois la barrière de la langue passée, on prend plaisir à contempler la grande ortie (Urtica dioica), le raifort (Armoracia rusticana), le fenouille (Foeniculum vulgare) et l'aurone (Artémisa abrotanum).

DSC00558L'accenteur mouchet (Prunella modularis) est généralement un oiseau discret pendant l'été. Son plumage gris cendré et teinté de roux et de brun n'y est sans doute pas pour rien.

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Celui-ci à une bien drôle de tête. Les plumes ébouriffées et gonflées, il est encore tout chancelant de s'être agité dans son bain de poussière et terre sèche. Pas plus lourd qu'un pruneau (soit 15 à 20 gr), il possède cependant un féroce appétit. À la belle saison il est friand d'invertébrés. À la mauvaise, il préfére les graines de petite taille. Bien qu'occupant une grande variété de milieux, c'est dans les forêts de conifères qu'il se plaît le plus, en particulier pour former son nid. Un couple d'accenteur mouchet donne généralement deux nichées par an, bien que les parents soient connus pour être des coureurs de jupons aux nombreux partenaires. Celui-ci a prit le parti de se réfugier dans le bosquet d'absinthe (Artemisia absinthium), une action qui n'aurait pas manquée d'inspirer Baudelaire, Verlaine, Van Gogh et Rimbaud sans oublier Manet et Picasso qui lui font la part belle dans leurs œuvres.

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Atmosphère mystique dans les allées du parc. Pierres figées par la mousse, statues et ruines anciennes en pierres de l'abbaye et prisent d'assaut par les fougères (Polypodium sp.), bassin et baptistère à ciel ouvert entourés d'arbres multicentenaires ... il y a de quoi se plonger dans les nombreuses légendes qui animent le lieu.

DSC00659L'abbaye acceuil régulièrement des expositions et des manifestations sur divers thèmes. Nous avons pu lors de notre visite découvrir "À fleur de peau : fabrique des apparences". L'objectif ici est de montrer notre rapport à l'autre mais aussi à soi et au corps à travers un organe fondamental, la peau. À travers celle-ci se sont les notions d'apparence et d'appartenance qui font échos aux visiteurs.

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Cette exposition m'a particulièrement touchée, celle-ci faisant écho chez moi, à ma formation initiale dans le domaine de la sociologie et de l'anthropologie, au même titre que la série de moulages de cire de gueules cassées de 14/18.

 

3.L'arboretum de Huelgoat.

DSC00687Voilà encore une visite dense et passionnante. L'arboretum de Huelgoat a connu des hauts et des bas et aujourd'hui ça sauvegarde passe par l'acquisition du patrimoine foncier de ce très beau parc. Je tiens à souligner le travail effectué par l'équipe qui gère le site, en particulier Malo Dormont avec qui nous avons pu parler et qui est un vrai passionné. J'espère que nous aurons l'occasion de le croiser à nouveau.

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Les allées sont plus ou moins dégagées, donnant un côté très jardin anglais au paysage. Les collections d'hortensias n'y seraient pas pour rien selon moi, de même que les divers tableaux reflétant les divers climats et régions du monde.

Ainsi sur pas moins de 22 hectares, il est possible de rencontrer quelques 3600 espèces originaires des quatre coins du globe, de se perdre parmi les grands arbres de la plaine himalayenne ou encore de croiser quelques oiseaux discrets au milieu des branchages et des bosquets sagement étiquetés de plastique blanc et rouge.

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Comment parler de la Bretagne sans parler des hortansias (Hydrangea) ? Bleus, blancs, roses et violets, voire jaunes, il y en a pour tous les goûts. Certains spécimens de la collection, bien loin de l'hortensia de mémé, font plusieurs mettre de haut, donnant au jardin des aires de parc tropical aux multiples couleurs.

DSC00753Ils commençaient à me manquer ! Voilà mes premiers champignons bretons, et pas n'importe les quels ! De délicieuses lépiotes élevées (Macrolepiota procera) que l'on reconnaît à leur grande taille, à leur large chapeau couvert d'écailles, à leur pied chiné et à leur anneau coulissant. Bien qu'excellentes, nous ne les avons pas ramassées, ne souhaitant pas dénaturer le superbe tableau qu'elles composaient au coeur du verger.

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Il n'y avait pas que des coulemelles à se mettre sous la dent ce jour là. Enfin à se mettre sous la dent, c'est vite dit, les autres espèces croisées n'étant pas forcément des plus saines à manger. Ainsi, parmi les espèces locales on peut citer la grande famille des xerocomus et l'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare), un champignon mortel qui rebute de par son amertume et qui se nourrit d'ordinaire de bois mort.

DSC00678L'arbre à fraises (Cornus kousa) est un cornouiller aux grandes fleurs formées de quatre bractées blanches ou rosées. Résistant, il peut se plaire dans des régions où les températures avoisinent les -20°C, comme dans son milieu d'origine situé entre la Chine, le Japon et les Deux Corées. C'est en septembre et en octobre que l'arbre donne ces fruits si particuliers, évoquant des fraises. Néanmoins ils n'en ont pas le goût et ne présentent pas une si jolie couleur rouge hormis si l'été s'est montré très chaud. Il est peut exigeant et s'accomode de la plupart des sols du moment qu'ils se montrent frais et peu sec, au risque de le voir végéter. Il se limite généralement aux zones de mi-ombre et de sous-bois, le soleil direct impactant fortement son feuillage. De croissance assez lente, il faudra non pas moins de dix années pour le voir croître de quatre mètres et bien que cela arrive, il est extrêmement rare de voir des individus dépasser les sept mètres. Il est important dans limiter la taille voire même de s'en passer, l'arbuste gardant naturellement un port buissonnant et les coupes nuisant à sa superbe floraison. Certains hybrides et cultivars présentent des specimens de petite taille à la floraison abondante tel que le Cornus kousa var. chinensis ou Cornus kousa ‘Weisse Fontäne’ au port quelque peu retombant.

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Quel plaisir de découvrir de nouvelles espèces. Je suis tombée amoureuses de deux en particulier, à savoir le pin parasol du Japon (Sciadopitys verticillata) aux aiguilles et au port extraordinaires et le cèdre du Japon "Monstrosa nana" (Cryptomeria japonica monstrosa nana) qui forme de véritables pompons verts dans le paysage.

 

DSC004644.Le village de Le Faou

Bienvenu sur la comme de Le Faou. Siège du PNR (Parc Naturel Régional) d'Armorique, le site possède une histoire riche. À l'origine un point de passage obligé entre les deux Amoriques, il est devenu une charmante bourgade composée de petits commerces et cela, dès l'époque romaine. C'est d'ailleur ici qu'un poignard de fer et de bronze richement orné a été découvert. Il aurait appartenu à un dignitaire celte.

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Lors de notre venue, le village s'est retrouvé en fête. Pour une journée, les médiévales se sont installées à Le Faou. Costumes d'époque, chèvres naines et moutons d'Ouessant, fabrique d'armes, bois tourné, promenades à dos de chevaux de trait et marché des producteurs locaux été inscris aux animations proposés le long de la rue marchande. Au milieu de tout cela, la petite église de pierres noires et bordée par l'estuaire s'inscrivait complètement dans l'ambiance des festivités. Elle est le lieu d'hivernage de deux espèces de chauves-souris remarquables, la pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus) et le grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum). De ce fait, l'édifice fait l'objet d'un APB (Arrêté Préfectoral de Biotope) depuis 2001 pour permettre aux populations de ces animaux protégés de se maintenir et de ne pas être dérangés.

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Entre deux morceaux de corne muse et de biniou, nous avons pu flâner entre les stands et sentier les délicieuses odeurs des pâtisseries d'époque, toucher du bout des doigts tout une collection de courges ou encore, saliver devant les ardoises des restaurants locaux qui se sont pour un week-end, mit au goût des saveurs d'antan.

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Impressionnant non ? En fonction des marées, l'estuaire de la rivière-fleuve du Faou, nommée en breton Ster Goz, prend des dimensions impressionnantes. À marée haute nous avons pu y observer de beaux bancs de poissons.

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5.Les plages bretonnes

On trouve de nombreuses plages magnifiques sur la côte. Certaines restent encore peu connues hormis des habitants. Celle-ci nous a complètement charmé, nous offrant un panorama indescriptible. On pourrait se croire sur un autre continent ou bien, entre terre et mer, quelque part sur les côtes irlandaises fleuries de callune.

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La callune (Calluna vulgaris) appartient à la même famille que les bruyères. Elle se distingue de ces dernières par des pétales non soudés, un calice double et des petites feuilles disposées sur 4 rangs. On la rencontre partout en France, ou du moins presque, que ça soit dans le massif pré-montagneux des Alpes qu'est la Chartreuse ou à l'entrée du Massif Central, du moment que le sol est acide et qu'il y ait de la lumière. Son habitat de prédilection est la lande.

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Les marées successives ont laissé sur les falaises des algues vertes ou blanches, signe qu'elles sont été décolorées par le soleil. Il ne s'agit pas des algues vertes issues de l'industrie porcine mais pour la plupart d'Enteromorpha sp. Certaines espèces se plaisent aussi en eau douce et dans les baies saumâtres.

DSC00970La plage, c'est un lieu privilégié pour rencontrer les autres et pour se montrer, le plus souvent, tel que l'on est. C'est un espace à la fois public et sauvage qui appartient à tout et à chacun. De ce fait, on peut y capter des moments de vie particulièrement amusants ou croustillant comme cette séance de gym-yoga face à l'océan sur le sable blanc.

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Hormis une bonne séance d'étirements, on peut également voir passer des joggeurs, quelques goélands et surtout, voir plonger de nombreux baigneurs et courageux. Ce jour là la mer est à 21°C, tout comme l'air ambiant. Malgré cela, un léger vent vient refroidir les moins enhardis.

DSC01110En parlant de téméraires, voilà les deux notre qui se jettent à l'eau. Passé la délicate étape de se plonger dans la mer jusqu'à la taille, les voilà qui se lancent dans les vagues et autres rouleaux, bien souvent la tête la première. Bien que beaux comme des apollons, ils n'ont pas le panache des surfeurs qui arrivent petit à petit sur la plage.

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Coquillages et crustacés au bord de la plage ornent les rochers. Ils font partis des nombreuses espèces de décomposeurs et d'organismes filtreurs essentiels au bon fonctionnement des écosystèmes marins. Il n'est pas rare de tomber sur un os de seiche, relique de céphalopodes aux capacités cognitives extraordinaires.

DSC01086Les laissées de mer sont les reliques du monde marin que l'océan et les courants apportent sur la plage. Parmi celles-ci ont trouve les étoiles de mer et les donaces des canards (Donax trunculus), petits coquillages très appréciés et souvent consommés crus ou pochés après avoir été dessablés pendant 12 à 24 heures dans de l'eau salée.

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On les rencontre aussi bien dans la Manche qu'en Méditerranée, le plus souvent sur les bancs de sables, le long des côtes sous quelques centimètres de sédiments. On les nomme aussi papillon en raison de la forme qu'ils prennent quand ils sont échoués sur la plage.

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La vie grouille sur les rochers, il est même difficile de se déplacer sans entendre, à mon grand dam, une coquille grincer sous sa semelle ou un morceau de coque se briser. Reste à ne pas glisser sur les algues échouées.

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Le paysage est sublime. Nombreux sont les voiliers à passer devant nous porter par le vent. À l'abri, protégés par la falaise, nous devons nous rendre à l'évidence, notre temps est compté. Le galop de la marée se fait de plus en plus rapide et bien vite nous nous retrouvons les pieds dans l'eau et les fesses ensablées.

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Aperçu de la montée de la mer en 3 heures de temps. Impressionnant ! Les plus téméraires reste sur la plage de galet pour profiter de la mer et de la faune aquatique qui profite de la monter de l'eau pour sortir des rochers.

DSC01017Mais avant de nous faire rattraper par les flots, nous avons pu visiter une bien jolie caverne creusée dans la roche par la mer et où d'énormes galets s'empilent les uns sur les autres. Elle donne vue tout droit sur un ensemble de rocs encerclés par les eaux et visités de temps à autre par les cormorans.

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Il n'y a rien de plus plaisant que de voir les vagues se fracasser contre la roche grise et se dispersées en écume blanche. Les rouleaux ce jour là on fait le bonheur des baigneurs et des surfeurs. Néanmoins, pas de phoques ni d'huîtriers pies (Haematopus ostralegus) en vue.

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Gribouiller sur son carnet les cheveux aux vents, plonger dans la mer la ptete la première, marcher à l'équilibre entre les rochers et sur les troncs délavés par les vagues ... nous avons eu de vraies vacances.

 

6.Le village de Locronan

L'an dernier nous avons pu visiter le village de Locronan, situé non loin de la mer. Pâtisseries locales, hortensias, vieilles pierres et choucas ont cntribué à notre émerveillement. De passage pour un après-midi, nous n'avons fait qu'un tour rapide. Néanmoins vous pouvez retrouver notre visite de ce site historique de l'an dernier ICI.

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7.Océanopolis, un univers marin.

J'ai longuement hésité à demander à mon bien aimé de visiter Océanoplis. Bien qu'ayant visiter des parcs animaliers et des aquariums, que ça soit à Lyon ou pendant mon road trip dans le sud avec mon frère, j'ai de plus en plus de mal à trouver cela éthique, surtout quand il s'agît de mammifères et d'oiseaux. Je ne nie pas l'aspect scientifique et essentiel de ces structures, en particulier pour certains espèces. Juste que je m'interoge de plus en plus sur le bien-fondé de certains et sur la place qu'ils font à l'animal.

DSC01317Néanmoins, j'ai fini par craquer. Passionnée par les grands fonds marins et les créatures dans abysses, je n'ai pas pu m'empêcher de nous embarquer, le temps d'un après-midi gris où nous étions un peu désoeuvrés, en direction d'Océanopolis. Faisant face à la mer, ce complexe brestois propose trois pavillons sur les thèmes des milieux tropicaux, polaires et de la Bretagne ainsi qu'un sentier permettant d'observer une famille de loutres d'Europe (Lutra lutra) et de loutres de mer (Enhydra lutris) dans leur quotidien.

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Bien que relayée au second plan, la flore aquatique est tout de même présentée et même expliquée, ce qui a fait en partie notre bonheur. Maillon essentiel de la vie sous l'eau, les algues et autres Oxyphotobacteria (les algues bleues) sont à la fois une source de nourriture pour la faune mais aussi, un abris, un lieu de reproduction et de ponte, une nurserie et un garde manger pour les prédateurs.

DSC01192Certains poissons semblent exotiques et pourtant, on les trouve dans les eaux froides de la Manche, parfois même dans celle du port de Brest. Il en va ainsi du rouget de vase (Mullus barbatus), apprécié des pêcheurs et qui s'approche parfois des infrastructures même s'il préfère rester entre 100 et 300 mètres de fond.

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Voyage au coeur des mers des tropiques, à la découverte de superbes animaux que sont les anémones aux longs bras, les célèbres poissons clowns et les poissons chirurgiens multicolores. Logés dans leurs massifs de corail, ils se fondraient presque à eux malgré leurs couleurs lumineuses qui comblent l'obscurité du lieu.

DSC01295Dans l'obscrutié, une pieuvre commune (Octopus vulgaris) attend. C'est l'un des animaux les plus "intelligents" (ou plutôt, ayant une intelligence proche de la notre) et qui ne cesse de surprendre les scientifiques qui l'étudient de près. Ingénieuses, les pieuvres sont capables de réaliser des opérations complexes et font preuves d'empathie en vers leurs congénères ou les humains qui s'occupent d'elles. Cependant sa vie est courte : environs 2 ans.

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Le centre n'est pas uniquement un lieu pour divertir les petits d'homme. On y trouve aussi tout un département de recherche qui a pour but de cibler et répondre aux grands enjeux de demain, que cela touche la biodiversité, le social ou l'économie. Développer des réponses à la disparition du corail, à l'augmentation des populations de méduses ou à la raréfaction du plancton fait parti de leurs objectifs.

DSC01289Abrité dans son aquarium de verre, ce crabe profite du calme dont il dispose pour entamer sa digestion. Il est accompagné d'anémones avec les quelles il vit en symbiose, celles-ci lui assurant protection et ces dernières tirant bénéfice des miettes de ses repas. Seuls ses yeux rouges semblent visibles dans la végétation.

 

DSC013298.La côte brestoise

Sortis du complexe d'aquariums, nous n'avons pas pu nous empêcher de flâner sur le bord de mer puis sur les longs remparts de la ville de Brest avant d'atterrir dans un mystérieux petit jardin de ville. Nos yeux avaient besoins de lumière et nous avons pu à loisir observer sous un ciel gris les pêcheurs s'afférer avec leurs prises du jour.

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Une araignée de mer (Maja brachydactyla) portée par les courants est venue s'échouer sur le brise-vagues du port de plaisance. Sa dépouille ferra le bonheur des goélands marins (Larus marinus) que l'on peut voir au loin suivre les bateaux revenants de la pêche et ceux des plaisanciers profitant du temps du goûter pour les nourrir de restes de pain et de sardines à l'huile.

DSC01337Brest est le deuxième port militaire français après Toulon et peut accueillir deux portes à la fois (soit 270 m de bateaux). On y trouve de très nombreuses frégates et navires marins. Dés 1674 cet arsenal a pour fonction d'assurer la défense du pays que cela soit en mer ou depuis les remparts des forteresses qui la compose.

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Brest est une ville tout de fer et d'acier. Les bras mécaniques et gigantesques rappellent au combien la ville est avant tout une cité de marins et surtout, de construction de bateaux- monstres destinés à la guerre.

DSC01340Qui l'aurait cru ? Depuis le 19 novembre 2016 Brest possède son propre téléphérique. Bien que l'on soit plus habitué à voir ce type d'édifice en montagne ou à Grenoble, l'entreprise n'est pas uniquement un coup de marketing. Traversée par le Penfeld, il n'y avait pas beaucoup d'autres alternatives (vraiment ?) pour permettre au public de joindre rapidement les deux bouts de l'agglomération. Depuis le 9 août de cette année, le téléphérique ne possède  plus qu'une seule cabine, l'autre étant tombée pendant une opération de maintenance.

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Pour compléter cette journée, nous ne pouvions pas quitter la ville. Après avoir visité le magnifique jardin botanique de Brest (ICI), nous avons fait le pari de visiter ce tout petit parc bien surprenant. Nommé le jardin des explorateurs, il présente les grands voyageurs brestois qui au fil des siècles ont ramené des plantes issues des quatre coins du monde. Parmi les destinations de choix de ceux-ci, l'Australie, les Amériques, le Japon et l'Inde.

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9.Le jardin du Roscoff

Voilà un gros morceau. Nous avons pu, sur la fin de notre périple, visiter le Roscoff. C'est avec émotion que je vous parle de ce jardin exotique car celui-ci a suscité chez moi un sentiment que je ne saurai expliquer, une sorte d'illimunation et d'extase qui aujourd'hui encore me collent à la peau et me rendent nostalgiques du lieu.

DSC01418De larges allées fleuries nous attendaient. Composées d'une multitude de végétaux, elles donnent le charme des îles à ce petit bout de Bretagne. Débuté sur un bout de rocher dans l'optique de préserver celui-ci, le parc c'est peu à peu étendu pour prendre les dimensions qu'on lui connaît aujourd'hui.

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Sous la serre, de nombreuses espèces des milieux désertiques s'épanouissent. Les cactées donnent leurs premières fleurs et les euphorbes présentent, en plus d'un suc mortel, des épines bien impressionnantes. Elle nous a été d'un précieux secours, le pluie commençant à battre avec force avant de laisser place à un ciel couvert mais calme.

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Voici quelques espèces typiques de ces milieux. Bien que superbes, nombreuses sont celles d'entre-elles à être mortelles et pour cause. La végétation étant rare dans les zones aux conditions  de vie rude, elles sont une source de nourriture attractive. Pour sauver leur peau elles n'ont d'autre choix que celui de faire usage de poisons.

DSC01458La panorama est à couper le souffle. La mer vient se jeter au pied de cette jungle improvisée au milieu des champs. Utilisé pendant de nombreuses années par les agriculteurs pour stocker leur déchets verts, la parcelle s'avère présenter un sol extrêmement riche. Rajoutons à cela un micro-climat tempéré et vous obtenez la clé pour faire pousser presque n'importe quoi. Épargné par le gel, le Roscoff est une terre de rêve pour les jardiniers.

DSC01508Le jardin se présente comme un tableau, permettant au visiteur de passer d'un continent à un autre et de plonger dans le quotidien d'une flore qui lui est méconnu. Ici et là, une rivière, des bassins, une statue, un kiosque ou une passerelle ouvrent un point d'horizon sur le paysage ou au contraire, forment une alcôve dans la végétation.

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Dominé par de grandes fougères arborescentes (Cyatheales), le chemin se couvre d'un toit de verdure propice à la détente et aux cachotteries. On se croirait dans une forêt équatoriale humide et sombre. Après avoir vadrouillé en ville, il fait bon de voir ce camaieu de verts tendres.

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Pendant notre visite, j'ai déclaré un véritable coup de foudre pour un genre végétal qui m'était alors inconnu : les Eucomis. Originaires pour la plupart d'Afrique du Sud, je n'ai pu me défaire de leur fleurs aux couleurs graphiques. Dans l'ordre : Eucomis comosa, Eucomis pole-evansii et Eucomis montana x2.

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Pour Thomas, le coup de coeur c'est fait sur la grande variété de Kniphofia, en particulier Kniphofia drepanophylla qui présente un dégradé de couleur surprenant et un inflorescence massive.

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Difficile de ne pas parler des Protea. Ces fleurs spectaculaires venues d'Afrique du Sud, sont d'ordinaire très difficiles à maintenir sous nos latitudes et pourtant ! Le jardin regorge de ces merveilles à la floraison abondante et aux couleurs chatoyantes. Au pied de l'une d'elle, un petit agaric (Agaricus sp.) s'est installé.

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Dernier coup d'oeil vers la mer, histoire de garder un souvenir. Trois pas sur la plage, une chute sur les galets, deux coquilles de mollusques ramassées comme butin et puis c'est le retour vers la voiture pour continuer notre périple. Du haut du rocher aux corsaires, refuge historique des pirates bretons, Bretagne, je te dis au revoir.

 

DSC0157510.Orélans, ville étpae

Nous voilà pour la soirée à Orléans. Après plus de 8 heures de route depuis la Bretagne, nous avons fait le choix de passer la nuit dans cette ville qui nous est mal connue. Le temps d'une soirée, nous avons pu déambuler dans les rues piétonnes et profiter d'une terrasse de café qui donne directement sur le sommet de la cathédrale. Ce n'est pas une grande cité mais se promener le long de la Loire, marcher sur les pavés et manger un bon petit plat reste, somme toute, des activités fort agréables.

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Les  façades changent quelques peu de celles que nous avons pu voir le long de l'Océan et de la Manche. Les bardages sont colorés et, ne vont pas sans rappeler ceux de Vannes, la cité morbihanaise que nous avons pu visiter l'an dernier et dont les quais pullulaient de pokémons.

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Voilà une soirée assez magique passée en amoureux. Après une bonne nuit de sommeil nous voilà frais et dipso pour la suite de notre périple avant de retourner sur Lyon. Prochaine étape : le clébre arboretum des barres de l'ONF, à 97 kilomètres de là et où nous avons été bien inspirés : pas moins de 333 photos résument cette journée. La suite au prochaine épisode et promis, je ne mettrai pas 333 jours pour éditer un nouveau billet.

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mardi 10 janvier 2017

Destination Bretagne : la vie d'une plage.

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Nous voilà sur l'une des plus belles plages de Bretagne, quelques part entre des marais salants et de vastes champs d'herbe grasse. La brume et le ciel gris ont retiré l'éclat émeraude qui d'ordinaire habillent le fond de l'eau. Tampis, c'est un temps idéal pour aller découvrir les animaux et organismes qui animent la plage.

 

Les coquillages.

Des promeneurs semblent s'être essayés au land art. La marée laisse souvent sur le rivage les reliques de coquillages morts ou qui ont été poussés là par de violents courants comme il arrive parfois  los de tempêtes. On peut voir sur ces photos des coquilles de crépidules des moules (Crepidula fornicata), de fissurelles (Diodora graeca), de moules (Mytilus edulis), de coques (Cerastoderma edule) et de mactres solides (Spisula solida).

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L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Cet échassier profite du recule de la marée pour chercher sa nourriture. Cet oiseau se rencontre un peu partout en France, aussi bien dans les marais des Alpes que sur les bords de mer. Son bec noir en forme de dague lui permet d'arponner ses proies. Elle apprécie les poissons, les insectes, les mollusques et les batraciens.

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Les éboueurs des plages.

 Ces petits crustacés ne payent pas de mine mais quand ils se réunissent par centaine pour dévorer les restes d'un coquillage, on se trouve face à une armée d'assailants déterminés. Je dois avouer que c'est une scène assez impressionnante de par l'efficacité de ces animaux qui en un temps record vide la coquille.

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Le crabe enragé (Carcinus maenas).

 C'est le plus commun des crabes de Bretagne et le plus facile à attraper. Souvent d'un joli vert émeraude, sa carapace peut aborder diverses couleurs comme le brun, le jaune ou le gris. De petite taille, il n'est que peut consommé hormis en sauce. Il se relève par contre être un très bon appât pour la pêche au gros.

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Deux rencontres inattendues.

Quelle surprise, en arrivant sur la plage nous tombons nez à nez avec ce mâle lucarne cerf-volant (Lucanus cervus). Ces insectes de grande taille (jusqu'à 9 cm) sont menacés et bénéficis de mesures de protection. Autre découverte passionnante, un grand nombre d'oeufs de raies rejetés par la mer sur la plage.

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Le mot de la fin.

Nous passons la nuit dans nos tentes, à proximité de la plage, sous un gros chêne et sous la pluie battante comme bien des soirs depuis que nous sommes en Bretagne. Le lendemain nous quitterons à regrets cette très belle région de France sans avoir fait auparavant deux escales de rêve au Cap Fréhel et à Dinan.

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jeudi 23 juin 2016

Sortie dans les Calanques 12-3.

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Dernier volet de notre "triptyque" dans le sud. Pour la peine me voilà partie dans la Calanque de Sugiton. Situées à quelques pas de l'université de Luminy, il faut marcher une petite demie heure à une heure pour atteindre les bords de mer qui sont plutôt abruptes et les fonds marins mais la récompense en vaut le coup.

 

Le chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa).

C'est un petit chèvrefeuille à liane qui ne dépasse pas un à deux mètres. Ses fleurs roses et blanches sont très odorantes et attirent souvent des papillons de bonne taille dont les trompes sont assez longues pour atteindre les parties nectarifères. Les baies font le plaisir des oiseaux mais sont toxiques pour les humains.

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Le laser de France (Laserpitium gallicum).

 On le rencontre surtout dans le Sud et plus particulièrement dans le Sud-Est du pays. Il peut atteindre 80 centimètres de haut et dégage une odeur suave qui attire les insectes. C'est une plante qui affectionne les zones pierreuses, calcaires et typiques des montagnes. Elle a besoin d'une belle exposition au soleil pour fleurir.

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L'euphorbe characias (Euphorbia characias).

C'est une plante méditerranéenne qui se plaît dans les zones arides. Il semblerait qu'en France nous ayons plutôt à faire à la sous-espèce, E. characias subsp. Wulfenii, qui est plus résistante que l'espèce type. C'est un championne de l'adaptation qui peut rester longtemps sans eau et qui produire plus d'un millier de graines.

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Le lin de Narbonne (Linum narbonense).

Ce joli lin sauvage aime les pelouses sèches et se rencontre facilement en bords de route. On le reconnaît en partie à ses grands pétales bleues et sa taille imposante (il peut mesurer jusqu'à 60 centimètres). Parfois confondu avec l'aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis), ils n'ont en commun que leur milieu.

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La centranthe rouge (Centranthus ruber).

Appelée à tort valériane, elle en est une proche cousine qui posséderait des vertus similaires à celle-ci. Elle pousse dans les zones rocheuses et arides, en particulier dans les départements de climat méditerranéen. C'est une plante mellifère qui est importante pour de nombreux pollinisateurs notamment au début du printemps.

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La coris de Montpellier (Coris monspeliensis).

J'ai bien eu du mal à l'identifier. Cette primulacée qui ne paye pas de mine aime les zones ensoleillées et ne se trouve que dans le sud de la France, le long de la Méditerranée. Elle affectionne en particulier les collines sèches et les pentes où les pierres abondent. On peut le voir fleurir d'avril à juillet jusqu'à 800 mètres d'altitude. 

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L'hélianthème hérissé (Helianthemum hirtum).

On le reconnaît à ses feuilles et à ses rameaux gris et velus. Il se plaît dans la garrigue et sur les sols calcaires, secs et bien éclairés. On le trouve aussi parfois loin dans les terres. Il appartient à la famille des cistes mais est bien plus petit que ces dernières, il dépasse rarement les 40 cm et reste plutôt au ras du sol.

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L'asperge sauvage (Asparagus acutifolius).

À gauche, une asperge montée qui est trop rêche pour être mangée et à droite, une autre qui est encore bonne a être récoltée pour être cuisinée. On la récolte dès le mois de février et cela, jusqu'au début mai dans certaines régions. Bien que petite, elle est assez recherchée par les gourmands et les natifs du coin.

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La rue à feuilles étroites (Ruta angustifolia).

Cette rue comme toutes les rues a été pendant longtemps chassée des jardins et des villes et villages à cause de ses propriétés abortives. On en trouvait cependant dans les couvents et les jardins de curés. À une certaine époque les femmes qui vivaient à proximité de cette plante pouvaient même être jugées pour sorcellerie.

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Des plantes à toutes épreuves.

Les plantes qui poussent au bord de la mer doivent s'adaptées à de nombreuses conditions. Entre le soleil brûlant, les embruns, le sol pauvre en substrat et le sel, il n'est pas simple de survivre mais certaines plantes sont champignons dans ce domaine. Leur secret ? des racines puissantes et profondes qui traversent la roche.

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Les pieds dans l'eau.

Avec la sortie du soleil, il y a toujours quelqu'un pour nous faire enrager avec ses photos de pieds dans l'eau et de jambes à l'air, allongé tout du long à faire bronzette ... cette année j'ai décidé que ça serait moi ! Bon, il s'en est suivit en punition un gros rhume mais quel plaisir de pouvoir faire enfin trempette dans la mer.

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Le demi-deuil (Melanargia galathea).

Voici un accouplement entre deux demi-deuils. Dans cette situation les papillons sont en danger car vulnérables face aux prédateurs, de ce fait ils se cachent dans la végétation. La femelle dans quelques jours pondra sur les graminées (Poacées) ses oeufs d'où sortir trois semaines plus tard de petites chenilles brunes et affamées.

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Le mot de la fin.

Très belle ballade dans les Calanques. Il y fait bon de s'y dorer la pilule face au Torpilleur et de découvrir la faune et la flore sous-marine bien que l'eau reste encore un peu fraîche à mon goût. Il faut peu de temps pour arriver dans l'une des criques de calcaire blanc (comme la plagette) peuplées de pins maritimes et profiter du sable fin. 

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vendredi 26 février 2016

Le Parc Valmer.

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Cette semaine nous continuons notre tour d'horizon des parcs marseillais avec celui de la Grande Corniche : le parc Valmer. Son nom actuel est une contraction de l'ancien et poétique nom qu'il portait : Vague à la mer. En son centre trône une imposante villa. Tout comme le parc, elle appartenait au richissime Charles Gonelle, un négociant qui fît affaire dans les années 1800 autour de Marseille après avoir débarqué de Sologne.  

 

L'asperge ornementale (Asparagus densiflorus Sprengeri).

 Ce sont des plantes un peu frileuses que l'on rencontre depuis les années 80 dans les jardins au Sud, dans les maisons au Nord. Ses tiges couvertes d'un semblant de feuilles et parfois de fleurs blanches ou rosées peuvent atteindre 90 cm à 1 mètre 80. Elle est originaire d'Afrique du Sud ce qui explique qu'elle soit gourmande en eau. La sève, les fruits et la palnte dans son ensemble sont toxiques et même irritants voire dangereux pour la peau.

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Le cotonéastre laiteux (cotoneaster lacteus).

 Ce cotoneaster nous vient des provinces escarpées du sud-ouest de la Chine. Il est peu difficile et s'accomode très bien de tout les types de sols au point de s'être naturalisé dans de nombreux pays d'Amérique et d'Europe et d'être aujourd'hui inscrit par endroit sur la liste noire des exotiques envahissantes (nommées autrefois invasives).

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Cette  espèce méditerranéenne regroupe un grand nombre incalculable de sous-espèces. C'est par le "papa" des schtroumpfs, Pierre Culliford, qu'elle a été popularisée. En effet, elle est la nourriture principale de ces peut être bleues. Dans les faits, elle est toxique et irritante pour nous simples humains mais reste également en médecine populaire une plante médicinale à utiliser avec précaution et a qui on prête de très nombreuses vertus. 

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À la découverte du parc.

 À la belle saison, il est très prisé des couples fraîchement mariés ce qui encombre quelques peu les voies de la Corniche (pour en savoir plus sur celle-ci petit rappel ICI). Il se dessine sur plusieurs plans et permet à la fois d'avoir une vue superbe sur la mer mais aussi, de se trouver par moments dans un cocon de verdure qui isole du bruit et des odeurs de la vilel ce qui est fort agréable. Les palmiers achèvent de lui donner un côté exotique.

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Le chêne vert (Quercus ilex).

 Il est parfois confondu avec le houx car le bord de ses feuilles est denté. Il est typique de la région et donne aux forêts et aux garrigues un aspect dense de par son feuille abondant et persistant. On l'utilise pour reboiser les zones incendiées ou à risque d'incendie car il résiste très bien au feu. Il est aussi l'ami du truficulteur qui l'emploi pour faire pousser la truffe noire (Tuber mealosporum). C'est de ses glands que les porcs Corses se nourrissent.

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La famille des palmiers (Arecaceae) et les monocotylédones.

 Les palmiers sont des herbes géantes et non des arbres comme on le pense souvent. Avec les orchidées, les graminées ou encore les joncs ils partagent  autre un point commun : ils sont monocotylédones, c'est à dire que la toute première pousse qu'ils développent en sortant de terre n'a qu'une seule feuille. À à la liste des monocotylédones on peut ajouter les bananiers, les aulx, les narcisses, les agaves ou encore les jacinthes.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

 C'est un petit arbuste du maquis méditerranéen. Sous Pline l'Ancien il était utilisé de mille et unes façons et bien que dans certains cas ses vertus soient reconnues, d'en d'autres il était complètement inefficace contre le mal, notamment pour soigner la dysenterie et les problèmes de couches. Il était apprécié par exemple pour les bains de bouche mais aussi pour fiare tenir les faux cils ou encore pour soigner le rhume et les maux de ventre.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

C'est l'olivier cultivé, issu de l'olivier sauvage (Olea europaee). On ne compte plus le nombre d'oliviers cultivés issus de l'espèce sauvage et qui aujourd'hui ornent les jardins ou sont disposés en longues rangés dans les champs. On trouve néanmoins encore des arbres sauvages dans la garrigue. Leurs fruits et leur tronc sont plus petits et leurs feuilles plus larges. En moyenne, 104 kilos d'olives sont collectées dans le monde par secondes.

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Les chênes (Quercus).

 On les rencontre dans l'Hémisphère Nord jusqu'à de très hautes latitudes, aussi bien en Asie, en Amérique qu'en Europe. Chez nous, les forêts de chênes sont assez jeunes. En effet les glaciations qu'a connue cette région du monde au cours des derniers millénaires a entraîné des vagues successives de ces arbres du sud vers le nord et inversement. C'est grâce aux pollens fossilisés qu'il est possible de retracer leur parcours sur le territoire.

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Le figuier (Ficus carica).

 C'est le seul figuier européen. Depuis l'antiquité et même bien avant il est cultivé en Méditerranée et en Asie. Il a fait la richesse et la grandeur de nombreuses cités. En effet autrefois ses fruits étaient prisés au même titre que les dattes. Ceux ci se conservent longtemps séchés, sont riches en sucre et en énergie et peuvent se récolter toute l'année. Le figuier a aussi pour avantage de pousser un peu partout et de nécissité que peu de soins.

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L'aristoloche clématite (Aristolochia clematitis).

 Il était courant dans rencontrer dans les jardins de curés. Elle était utilisée pour soigner ce que l'on appel parfois les maux de la vieillesse et bien d'autres troubles encore. Néanmoins c'est une plante très toxique qui entraîne des avortements, des hémorragies, des vomissements, des diarrhées et dans le pire des cas, le coma. Voila traitement qui pouvait se montrer en bien des occasions pire que le mal dont étaient atteints les malades.

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Un cadre idyllique ?

À première vue l'endroit semble splendide, et il l'est. Végétation luxoriante, sentiers calmes, roulis de la mer et chants d'oiseaux ... difficile de demander mieux. Pourtant quand on se penche sur les belles plantes qui y poussent il y a de quoi faire grise mine. Une grande partie de celles-ci sont des invavises appelées également "exotiques envahissantes". Elles mettent en péril les espèces indigènes et contribuent à leur disparition.

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Filaire ? Nerprun ? Mystère.

 J'ai encore du mal avec certaines espèces méditerranéennes, rares ou ornementales. Ici je suis un peu perdue, la plante tient plus de la filaire mais s'en différencie également. Peut être avons nous à faire à une plante venue d'un autre continent comme bien d'autres présentes dans le parc. Attendons la floraison pour savoir.

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La marguerite de Paris (Argyranthemum frutescen).

 Elle porte bien mal son nom car elle nous vient directement des Îles Canaries ! Elles peuvent être jaunes, roses, blanches ou même rouges. Elles résistent très mal aux gelées même si elles supportent un petit -3°C de temps à autre. Elles se plaisent dans les zones proches de la mer, ensoleillées et chaudes. Elle sont peu exigeantes si explique l'explosion de leur vente dans les jardineries et leur abondance dans les espaces publiques.

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L'Anse de la Fausse Monnaie.

L'endroit tient son nom non pas des faux monnayeurs qui y cachaient leur butin mais de son nom latin poétique fausso-mounedo qui signifie "vallon du vent'. C'est qu'autrefois les bateaux marchands mais aussi ceux des pêcheurs venaient s'abriter du vent en cas de fortes tempêtes pour ne pas s'échouer sur les rochers.

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Deux incontournables !

Difficile de se promener en ville sans les croiser. À gauche il s'agît de la très mellifère lobulaire maritime (Lobularia maritima) qui possède un doux parfum sucré de propolis. À on peut voir une délicate morelle noire (Solanum nigrum). Toxique, la belle est dans certaines pays cuisinée. Elle aime les bords de chemins, les éboulis et ne craint pas les zones polluées ou bétonnées. C'est une cousine des pommes de terre et de la belladone. 

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Le mot de la fin.

 J'espère vous avoir donné l'envie de visiter ce parc qui ma foi, est très sympa. Il a l'avantage de présenter de nombreux végétaux typiques de la région, un bel architecture mais aussi d'avoir une aire de jeux pour enfants, ce qui permet à toute la famille de profiter de son cadre dépaysant. La promenade peut par la suite se prolonger par le Corniche Kennedy pour profiter de la mer, des fleurs qui poussent à même la roche et du départ des bateaux. 

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mardi 3 novembre 2015

Sortie dans les Calanques 5.

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 Retour dans les Calanques. Pour la peine nous nous rendons à la baie des Singes à la tombée de la nuit, dans le cadre incroyable des Goudes. Lieu prisé par les marseillais, elle fait partie du Parc Naturel des Calanques. On peut y rencontrer ça et là des vestiges de la guerre qui aujourd'hui servent de stations de bronzage et de villas.

 

La criste marine (Crithmum maritimum).

Nommée parfois perce-pierre comme le sont certaines fougère, cette plante protégée et buissonnante peut atteindre 30 centimètres de haut et se loge entre les rochers. Les conditions rudes des falaises ne l'effraye pas. C'est son goût iodé et son utilisation en cuisine ainsi que l'urbanisation galopante qui ont entraîné son déclin.

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Le port des Goudes.

 Le port des Goudes se situe dans un parc naturel, de ce fait la pêche et la navigation ne peuvent se pratiquer qu'en dehors des zones marines protégées. La faune et la flore y sont exceptionnelles comme les posidonies dont la croissance est si lente qu'il leur faut 100 ans pour développer un centimètre de racine.

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Le goéland leucophée (Larus michahellis).

 Longtemps associé à son cousin le goéland argenté (Larus argentus), cet oiseau est souvent considère comme un nuisible au même titre que le pigeon des villes. Sa forte expansion dans les cités humaines et dans les terres est due à l'expension de nos déchets et des déchetteries à ciel ouvert dans les quels ils se nourrissent.

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Une histoire de bouche.

 La Baie des Singes c'est aussi une histoire de fourchette et de bouche. Le restaurant "La Baie des Singes" est situé tout au bout de la corniche des Calanques. On y accède par la mer en bateau ou par la terre via un sentier sinueux sur la corniche calcaire. Il fait parti des références du vieux Marseille et des lieux à tester.

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Le mot de la fin.

Je n'ai que peu de photos pour illustrer ce petit article, la tombée de la nuit et la faible luminosité empêchant de faire de jolis clichés. Dommage j'aurais beaucoup aimé partager la magie et la beauté de ce lieu si atypique, avec des plages escarpées où les locaux viennent à la nuit tomber partager une partie de pétanque et quelques sardines grillées. Les vagues et les embruns salés avec l'aide du vent sont parfois si déchaînés que l'écume submerge la corniche. De ce fait les quelques baigneurs aventureux sont constamment sur le qui-vive.

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lundi 24 août 2015

Le domaine du Rayol.

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 Il fait chaud ce samedi à Marseille, nous partons pour le Domaine du Rayol, un immense jardin en bords de mer proposant une multitude de végétaux du climat dit méditerranéen et surtout, beaucoup de fraîcheur. Petite déception, aucunes indications aux pieds des arbres et des fleurs pour les identifier. C'est un très bel endroit qu'il faut voir, je pense de préférence quand c'est la pleine floraison, mais moins instructif que nous l'aurions aimé.

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 Il existe plus d'une trentaine de callistemons qui sont tous endémiques à l'Australies à l'exception de 4 espèces provenant de Nouvelle-Calédonie. Ce sont des arbres atypiques dont les graines doivent subir les chaleurs des flammes et des incendies pour germer. Les passer à la casserole semble être tout aussi efficace.

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On le nomme de manière plus vulgaire rince-bouteille en raison des fleurs qui, comme chez le Callistemon citrinus, forme des toupets allongés comme ceux en paille de fer qui sont parfois utilisés pour nettoyer les bouteilles de verre ou les biberons. Dans leur milieu naturel certaines espèces peuvent dépasser 8 m.

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 La flore de l'Australie est atypique mais peut d'un point de vue physiologique se rattacher à la notre car les côtes de cet immense pays présente par endroit comme c'est le cas en Afrique Sud et sur d'autres continent un climat dit méditerranéen, c'est à dire marin, sec et chaud l'été et humide et doux l'hiver.

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En Europe, 4 espèces endémiques sur 5 vivent ou/et poussent en Méditerranée. On entend par espèce endémique d'un point de vue scientifique, aussi bien animale que végétale, un groupe d'individus uniques génétiquement vivants dans une région géographique délimitée et de la quelle ils sont originaire. 

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 Le jardin marin s'étend sous l'eauest estn'est accessible que depuis la mer en bateau ou en kayak. Il se visite en une ou plusieurs heures en plongée. C'est le 11e paysage que propose le Domaine. Il s'agit plus d'une prairie marine que d'un jardin car pas de jardinier ici mais un sentier qui permet de découvrir les espèces marines.

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 Le ginkgo biloba (Ginkgo biloba) est un arbre plus ou moins couramment planté sur la côté méditerranéenne. Originaire de Chine, il en restait peu quand il fût découvert. Il est rattaché de loin aux conifères mais appartient à sa propre famille dont il est le seul représentant. C'est un fossile vivant aux nombreuses vertus.

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 Impressionnant non ? Le jardin représentant l'Afrique du Sud, ses succulentes et ses cactus présente quelques plantes titantes et parfois, fleuries. On se sent vite tout petit face aux forêts de figuiers de Barbaries et aux immenses poacées sans oublier les variantes de yuccas qui font figure d'arbres préhistoriques.

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 Chaque année le jardin organise une exposition de Land Art. Le Land Art est une forme d'art contemporain qui a pour but de créer des oeuvres artistiques dans un milieu naturel avec des éléments tous aussi naturels. Ce sont le plus souvent des oeuvres éphémères qui ne durent que quelques jours voire quelques heures.

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 Quelques papillons pour le bonheur des yeux. 1 et 2 : Le pacha à deux queues (Charaxes jasius) est un grand papillon dont la chenille à pour hôte l'argousier. 3 : Inconnu. 4 : Le tircis (Pararge aegeria) est un petit papillon qui peu donner deux à trois générations par an. Sa chenille se nourrie de divers poacées.

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Le citron (Gonepteryx rhamni) est un papillon présent sur l'ensemble du territoire français depuis des époques reculées. On en trouve un grand nombre de sous-espèces qui parfois sont comptées comme des espèces à part entière. Les mâles sont jaunes, les femelles tirent sur des teintes jaunes et vertes pâles.

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 Dans le vallon du Domaine serpente un ruisseau qui fait le bonheur des visiteurs mais aussi qui contribue à la luxuriance du jardin de Nouvelle-Zélande. De nombreuses fougères arborescentes offrent une ombre bienvenue. On les nomment cyatheales. Chaques années de nouvelles espèces sont découvertes.

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 Mais de d'autres espèces disparaissent aussi, en partie à cause de l'expension galopante des populations humaines. Certaines ont s'en doute disparu avant même d'avoir été découvertes. Ce sont des plantes tropicales mais on en trouve quelques rares espèces en Europe du Sud qui sont bien plus petites.

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 Le jardin d'Afrique du Sud n'est certes pas très grand mais propose une variété de fleurs incroyables qui, Ô chance, s'ouvrent assez tardivement contrairement à celles d'autres jardins. Impossible de leur donner des noms mais leur beauté, leurs formes, leur couleurs et leurs parfums rattrapent cette petite déception.

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 Les bananiers ne sont pas contrairement à ce que l'on pense des arbres mais des herbacées car ils n'ont pas de bois, on les dit non ligneux. La tige qui mesure 7 mères, parfois plus de 13 chez certaines espèces se composent de feuilles qui poussent depuis le bulbe souterrain de la plante. Les fleurs sont imposantes.

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 Les Protea sont des plantes atypiques et commune en Afrique qui sont polliniser par les oiseaux et parfois, mais plus rarement, par d'autres animaux comme des petites rongeurs ou des insectes. Fragiles sous notre climat, c'est au Rayol que l'ont trouve les seuls plans naturalisés. On ne connaît pas leurs pollonisateurs.

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 Les protéas ont bien d'autres spécificités comme leur résistance au feu et leur capacité à coloniser les brûlis. Comme indiqué sur la plaquette, "les graines soyeuses sont protégées par un cône entouré de feuilles rigides. Libérées par l'incendie, elles sont disséminées par le vent à la conquête des espaces brûlés".

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 Les fleurs des eucalyptus possèdent de multiples étamines ce qui augmente leurs chances de transmettre leurs gênes. Leurs formes et leurs couleurs sont très variées. En Australie d'où la plupart des espèces sont originaires, les eucalyptus figurent parmi les plantes les plus visitées par les abeilles pour réaliser le miel.

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 Inconue. En cours d'identification.

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 Le jardin d'Amérique aride n'est pas vraiment un jardin de climat méditerranéen. Exposé en pente les plantes sont en plein soleil ce qui permet aux cactées et autres plantes grasses de s'épanouir. Les cactus offrent une floraison assez incroyable je dois avouer, au point qu'il est difficile d'en détacher le regard.

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 Au jardin des Canaries nous faisons la découverte de l'aéonium en arbre (Aeonium arboreum). Parfois présente dans nos jardins, dans son milieu naturel il peut atteindre 2 mètres de haut. Il s'est naturalisé un peu partout dans le monde au détriment d'autres espèces végétales et animales. Il resiste bien au gel.

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 Cousins de belle-mère, figuiers de Barbarie ... attention les mains et les pieds, au Rayol, ça pique plutôt méchamment, entre les euphorbes et les fleurs à épines, les plantes ne font pas toujours que du bien... enfin elles sont plutôt bien équipées pour se  défendre, les prédateurs se doivent d'être alors tenace.

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 Le chêne-liège  (Quercus suber L.) est un compagnon précieux de l'Homme. C'est avec son écorce, qui lui permet de résister aux pires incendies, que l'on fabrique les authentiques bouchons de bouteilles de vin peu à peu remplacés par le plastique. Celui-ci est vieux de 300 ans et pourrait bien en vivre 1000 à 2000 ans de plus.

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 On a du mal à s'immaginer que ces fleurs que l'on retrouve dans les bouquets des fleuristes se plaisent sous notre climat et pourtant le Rayol prouve le contraire. Cependant plupart des fleurs vendues viennent de loin : Afrique, Pays-Bas et Amérique du Sud pour les roses, tulipes en Hollande (ça ce n'est pas un mystère) .

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 Ambiance japonisante entre le jardin de Nouvelle-Zélande et celui d'Afrique du Sud. Du frais, des mosaïques, une vue plongeante sur le jardin et les oeuvres temporaires qui y sont exposées, bref un petit coin de paradis entre les grands eucalyptus et les bananiers en fleurs. On se croirait dans un dédale de verdure.

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La végétation semble brûlée mais ce n'est pas le cas même si cela tranche énormément avec les près et les forêts vertes de l'Isère aux quels je suis habituée en cette saison. Les poacées en particulier sont devenues tel du foin, elles sont parfaites en bouquet en particulier la Grande Amourette (en haut à gauche).

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L'eau rare, brutale et absente : comment vivre au sec ? Très bonne question, d'autant plus que sur Marseille depuis plus de 3 mois l'eau n'est pas tombée ou peu et toujours de manière rapide et brutale. La sécheresse frappe, le palais s'assèche, heureusement les plantes et l'Homme ont trouvé une solution : le 51 pardi !

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 Les plantes sont à elles seules un véritable petit écosystème, en particulier quand elles sont en fleurs. On peut y voir des scènes de prédation et de reproduction, des parades nuptiales, des moments de détentes où les bêtes ailées se chauffent au soleil ou encore des repas gargantuesques avec de nombreux convives.

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 L'acanthe à feuilles molles (Acanthus mollis) est une grande plante à fleurs (jusqu'à 40 voire 50 cm) qui se plaît dans le pourtour du bassin méditerranéen. Ses fleurs et son feuillage très délicat lui ont valu une belle réputation en particulier dans le domaine de l'art. On la retrouve sur les frottons des temples antiques.

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 Si certains insectes sont bénéfiques aux plantes, d'autres ne sont pas forcements leur alliés, en particulier les espèces aimant grignoter les étamines, les pétales et le pollen. Mais leur action est salvatrice car ils permettent de limiter les populations de végétaux ayant un très forte productivité et de laisser la place à d'autres espèces.

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 Bien malgré nous, nous avons dérangé un couple de lézards verts occidentales (Lacerta bilineata) en pleine accouplement. Il semblerait qu'ici il s'agisse d'un mâle en raison de ses écailles noires. Inoffensifs, ils se nourrissent d'insectes et plus rarement d'oeufs. Protégés il est interdit de les manipuler ou de les capturer.

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 Sous le terme de lianes, on regroupe les grimpantes à tiges souples qui pour accéder à la lumière s'accrochent à divers supports comme des habitations ou plus couramment, des arbres. Appréciées dans les jardins d'ornementation mais aussi dans la culture de certains fruits, on en trouve sur tous les contiens.

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 Néanmoins se sont dans les zones tropicales qu'elles sont les plus communes. La conopée formée par les arbres privent souvent les plantes au sol de lumière et donc de la photosynthèse, prendre de la hauteur c'est d'une part profiter du soleil mais aussi de dépenser moins d'énergie à fabrique un tronc et des branches. 

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 LesCanaries sont des oiseaux certes (Serinus canaria) mais avant tous un archipel de petites îles de l'Océan Pacifique et rattachées à l'Espagne. Habitées par plus de 2 millions d'habitants, elles sont un trésor pour la biodiversité. La plupart des espèces animales et végétales en plus d'être endémiques sont très atypiques.

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 Les cycas (Cycadacea) sont des plantes des milieux chauds qui parfois sous nos latitudes perdent leur éclat vert et jaunissent. Tous sont protégés dans leur milieu naturel, lors de l'achat il faut bien être sûr de leur provenance pour éviter de favoriser le commerce illégale d'espèces menacées. Le plus connu est le Cycas revoluta.

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Dans le jardin du Chili nous avons pu renconter le Puya alpestris, une plante typique du Chili. Endémique et rare, il s'est démocratisé à travers le monde comme plante d'ornement en raison de son incroyable floraison. Sur notre vieux continent les gros coléoptères comme les cétoines en rafollent et se logent dans les fleurs.

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Voici une jeune mante religieuse (Mantis religiosa). Ces insectes tiennent leur nom de la pose qu'ils prennent en pleine prédation. Leurs pattent avant puissantes nommées ravisseuses se déplient comme l'éclair pour attraper les insectes qui s'approchent un peu trop prés d'elles. Les femelles ont une funeste réputation.

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 En effet elles sont réputées pour leur caractère carnassier. Pendant l'accouplement elles peuvent parfois dévorer leur partenaire en commençant par la tête. Néanmoins le corps du mâle et en particulier son pénis restent accrochés à la belle pour permettre d'assurer la transmission des gênes en fécondant 200 à 300 oeufs.

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 Bref, le parc du Rayol reste un beau jardin où il est agréable de se promener. Son côté sauvage permet de voir un grand nombre d'animaux et les fleurs sont tout à fait exquises. Pour reconnaître lesp lantes il faudra se munir d'un bon appareil photo et/ou d'une encyclopédie végétale. Des visites guidées gratuites sont également organisées. Il faut aut préviligier le printemps pour s'y rendre et voir les végétaux sous leur plus beau jour.

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mercredi 8 avril 2015

Les pieds dans l'eau.

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 Grand ciel bleu et plage de sable fin pour admirer le coucher de Soleil sur la mer. Marseille a un parfum d'ailleurs quand on prend le temps de s'assoir sur un rocher et de regarder les vagues... bon le vent des les yeux et l'eau qui trempe les pieds rendent l'instant beaucoup moins glamour mais qu'importe, le moment est magique.

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 Nombreux sont les promeneurs ce jour là et pour cause, les températures sont exceptionnelles malgré le Mistral. À vrai dire, Marseille est l'une des villes les plus chaudes de France pour pas dire là plus chaude, et même si les températures ailleurs semblent un peu en dessous de la moyenne, la ville le fait oublier.

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«Marseille est une ville magnifique qui froisse et qui déplaît au premier abord par la rudesse de son climat et de ses habitants. On s’y fait pourtant, car le fond de ce climat est sain et le fond de ses habitants est bon.» Sand

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 Oui allons mettre les pieds au bords de l'eau... et pas dans l'eau... manque de chance c'est trop tard, une vague plus forte et rapide que les autres submerge mes chaussures adorées. Et pas de grosses chaleurs pour se sécher... arg. Tampi, pour me consoler, je garder sur moi l'odeur des embruns salés.

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 Passage rapide par le parc du 26e Centenaire. Un chat ensauvagé traque deux gros rats dodus à ne plus en pouvoir qui, par dépit finiront par se jeter dans le canal et le traverser à la nage. Les paons à notre grande surprises sont très haut perchés dans les arbres et dans le noir de la nuit s'appel avec leur célèbre chant.

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 Au le vieux port, je tenais absolument à voir et photographier la vente à la criée. Manque de chance, le levé se fait tard (contrairement au Chat, la Renarde peut être longue à émerger) et il y a peu de vendeurs, je n'ose pas les approcher avec mon appareil ... ça sera pour la prochaine fois. Toute fois le temps est au beau fixe.

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 La cathédrale Sainte-Marie-Majeure appelée affectueusement la Major est l'église la plus imposante du vieux port. Elle remplace l'ancienne Major, elle même bâtie sur une très ancienne église chrétienne qui contenait le plus grand baptistaire de Gaule connu à ce jour et qui aurait été couverte de mosaïque et de calcaire rose. 

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 Belles promenades pour ce weekend à la mer, toujours en amoureux, entre le soleil, les livres à dévorer et les plantes vertes et sauvages qui ont envahi la ville avec la gestion raisonnée des espace vert, on ne sait plus où en donner de la tête. Retours en Isère depuis avec la surprise de trouver, déjà, les premières morilles.

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