mercredi 17 août 2016

Sortie en montagne 14.

DSC07943

 Petite virée en montagne au Cirque de Saint Même. Nous sommes partis à la recherche de la source du Guiers Vif, une rivière rapide d'eau fraîche qui sépare en partie la Savoie et l'Isère. Nous avons eu la chance de nous y rendre l'an dernier un peu plus tard dans la saison (juste ici). Nous avons pu y découvrir de nouvelles espèces végétales en fleurs et quelques oiseaux colorés grâce au temps pluvieux et à le bruine qui nous entourait.

 

L'érine des Alpes (Erinus alpinus).

Elle porte aussi le joli nom de mandoline des Alpes. On ne l'a rencontre que dans les zones montagneuses de l'ouest et du centre de l'Europe, ce qui en fait une plane endémique. Elle forme de gros buissons gazonnants sur les sols et les roches calcaires. Ressemblant à une primevère, elle appartient cependant aux plantaginacées.

DSC07940 DSC07941

 

La grasette des Alpes (Pinguicula alpina).

 C'est une plante carnivore des tourbières alpines (présente aussi dans les zones humides de montagne), dont les feuilles sont couvertes de "glue" et de sucs digestifs sur lesquelles les insectes viennent se piéger puis sont peu à peu digérés. Elle produit une grande fleur blanche unique. Assez rare, elle n'est pas protégée en France.

DSC07952 DSC07921

 

La véronique à feuilles d'ortie (Veronica urticifolia).

On la trouve souvent sur les sols calcaires et ombragés, à tendance humide. Plante de montagne, elle pousse entre 1000 et 2000 mètres d'altittude et sa floraison s'étale de juin à août. Ses feuilles ressemblent quelques peu à celles de l'ortie d'où son nom mais n'en on pas les propriétés urticantes. Elle produit des fleurs hermaphrodites.

DSC07853

 

L'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

Cette orchidée sauvage fleurit très tôt dans l'été et souvent, à la fin du printemps quand les conditions lui permettent. On la reconnaît au labelle de la fleur qui est très trilobé chez cette espèce bien que la facilité qu'ont les orchidées à se croiser ne simplifie que rarement les identifications. Comme la plupart des orchidées et des plantes citées dans cet article, elle aime les sols calcaires. C'est une espèce dite eurosiberienne.

DSC07854 DSC07866

 

À la recherche des orchidées de chartreuse.

Nous sommes partis avec un très bon couple d'amis (dont vous pouvez voir les superbes clichés ICI) à la recherche des orchidées de Chartreuse. Nous avons pu voir quelques beaux spécimens comme cette céphalanthère rouge (Cephalanthera rubra) à droite ou cet orcis à deux feuilles (Platanthera biofolia). À savoir, il existe plus du'une soixantaine d'orchidées dans le parc de Chartreuse sans compter les nombreux hybrides.

DSC07840 DSC07858DSC07867

 

La pyrole à feuilles rondes (Pyrola rotundifolia).

C'est une plante rare qui possède un fonctionnement proche de celui des orchidées, à savoir des mycorhizes (association symbiotique entre une plante et des champignons). C'est une plante médicinale qui est très utilisée en Chine malgré sa rareté et pour cause, elle possède des propriétésanti-biotiques importantes contre certains bacilles qui sont dangereux pour l'Homme. Elle est aussi utilisée pour bien d'autres troubles de l'organisme. 

DSC07915 DSC07923

 

Les cascades du cirque de Saint Même.

 J'ai déjà eu l'an dernier l'occasion de vous parler un peu des cascades qui traversent le cirque de Saint Même et qui forment le Guiers vif, court d'eau impétueux qui sépare la Savoie et l'Isère et que les contrebandiers avaient plaisirs à traverser pour semer leurs poursuivants. De la grotte on peut en voir jaillir la source dont l'eau n'est qu'à quelques degrés celsius. Elle a parcouru plusieurs kilomètres sous terre avant de voir à nouveau le ciel.

DSC07938DSC07928 DSC07929

 

Le sentier des cascades.

Les quatre cascades majeurs du cirque se sont formées dans des roches urgiennes, c'est à dire une pierre sédimentaire du crétacé. Elles sont très présentes dans le parc et sont réputées pour leur solidité. On les employait dans la construction de maisons. C'est dans ces mêmes roches qu'il y a peu un fossile exceptionnel d'une nouvelle espèce de reptile marin de grande taille a été découvert dans le coeur de la Chartreuse.

DSC07930 DSC07953DSC07946

 

Le mot de la fin.

C'est un plaisir de retourner chaque année dans ce lieu somme toute assez impressionnant observer les oiseaux et découvrir de nouvelles espèces de plantes endémiques, rares et/ou typiques des Alpes et des forêts calcaires de nos montagnes. Pas de soleil en vu mais un épais brouillard proche de nos têtes que l'on nomme en montagne "plafond" et qui je trouve, porte plutôt bien son nom. Pour le prochaine article nous repartirons pour l'Herretang.

DSC07881 DSC07888


lundi 8 août 2016

Sortie à l'Herretang avec l'école du pays Velannois.

DSC07606

Dernière sortie de l'année avec les enfants de l'école. Pour la peine nous voilà partis à l'Herretang dont je vous repparlerai dans un prochain billet et que vous pouvez découvrir dans cette rubrique ICI. Il fait chaud et il n'y a pas un seul nuage en vu mais cela ne nous a pas empêché de voir énormément de choses.

 

La petite faune.

Attention où l'on pose les pieds ! Dans une tourbière telle que celle de l'Herretang la vie est partout et c'est avec une grande délicatesse que nous avons manipulé ces animaux. À gauche il s'agît d'un jeune crapaud commun (Bufo bufo) et à droite c'est un papillon posé dans la main, le ptérophore blanc (Pterophorus pentadactyla).

DSC07665 DSC07668

 

Le bruant jaune (Emberiza citrinella).

C'est un oiseau dont j'apprécie le chant. Le mâle se reconnaît à sa superbe couleur. Il se rencontre dans les zones dégagées entourées de buissons, de lisières et/ou de bosquets plus ou moins denses. On le trouve un peu partout en Eurasie du moment qu'il y a de la nourriture, à savoir des insectes, des graines et des baies.

DSC07629DSC07628 DSC07631

 

La reine des prés (Filipendula ulmaria).

Avec l'écorce de saule blanc (Salix alba), elle a servit de modèle pour synthétiser l'aspirine. Elle aime les sols humides dans les quelles son long rhizome s'encre aisément. Bien que présente dans toute la France, elle est relativement rare dans les zones méditerranéennes. Elle peut être utilisée pour aromatiser les desserts.

DSC07626 DSC07624

 

La vie du chevreuil.

Le chevreuil (Capreolus capreolus) fréquente les zones fauchées de la tourbière car l'herbe qui y pousse est tendre. Les bois du chevreuil ne poussent que chez le mâle que l'on nomme brocard. Ils lui servent pendant la période de rut qui s'étale de juillet à août pour gagner le coeur des femelles. Quand on se promène en forêt, que l'on est un poil observateur et assez chanceux, on peut tomber sur ses bois qui peuvent atteindre 25 centimètres.

DSC07620

 

Le peuple des mares.

L'écosystème qui compose les mares et les petits lacs est riche. On y trouve de nombreux insectes prédateurs. Sur les deux premières photos on peut observer des libellules (Odonata) dans leur forme adulte et larvaire. Voraces elles ont autant d'appétit que cette népe (Nepa sp.), une punaise aquatique qui respire par le long tube qui se trouve à l'arrière de son abdomen et qui se saisie de ses proies grasse aux pinces de ses pattes avant.

DSC07639 DSC07696DSC07719DSC07701 DSC07740

 

Les mains dans la terre et pas que ...

Les enfants sont attirés par l'eau, c'est un fait incontestable. Parfois, ça méne à la catastrophe mais
qu'à cela tienne, cela fait parti des apprentissage de la vie et souvent, des souvenirs de jeunesse. 

DSC07695


La cardère sauvage (Dipsacus fullonum).

Cette plante est passionnante, sa forme cultivée a permit à nos grand-mères de filer la laine mais son secret se cache dans ses feuilles. Celles-ci forment une coupelle où l'eau de pluie se dépose et dans la qu'elle la plante insérer des enzymes. Quand les insectes s'en approchent, ils y tombent , s'y noient et y sont dissous. Les femmes de l'antiquité utilisaient cette eau comme eau de beauté et nommaient la plante bain de Vénus.

DSC07692 DSC07693

 

Les poissons.

La tourbières a été exploitée pendant très longtemps par les hommes. Quand celle-ci ne l'a plus été, les carrières de tourbe se sont remplis d'eau et sont devenues des étangs. Peu à peu des poissons sont apparus. On y trouve ainsi des tanches, des perches soleil, des carpes communes, quelques gardons et bien d'autres espèces.

DSC07689


Le veratre blanc (Veratrum album).

Cette grande plante toxique aux fleurs plus ou moins blanches est parfois confondue avec la gentiane jaune (Gentiana lutea), ce qui peut avoir des conséquences funestes. Cela vient du fait que les feuilles et le port de ces deux espèces sont très similaires quand elles n'ont pas d'inflorescences visibles. Pour les différencier il faut regarder l'insertion des feuilles qui sont chez le vératre toujours alternes et opposées pour la gentiane.

DSC07749 DSC07750

 

Le milieu.

Il est composé d'une succession de tableaux, à savoir une grande prairie fauchée et pâturée, un début de sous bois, un petit marais, des étangs plus ou moins profond et une rivière qui porte le même nom que la tourbière: l'Herretang. Cette grande variété permet de voir des espèces qui se côtoient rarement d'ordinaire.

DSC07671DSC07677 DSC07684DSC07748

 

Les fleurs des milieux humides.

Celles présentées ci-dessous ne leurs sont pas forcément affilées mais s'y croisent souvent. De gauche à droite et de haut en bas, on peut citer l'épiaire des marais (Stachys palustris), la consoude tubéreuse (Symphytum tuberosum) et le sureau noire (Sambucus nigra) qui font le bonheur des abeilles et des papillons.

DSC07649 DSC07669DSC07655 DSC07656

 

La balsmaine de l'Hymalaya (Impatiens glandulifera).

C'est une plante invasive qui détruit les biotopes et les espèces qui se trouvent à proximité d'elle de par sa redoutable adaptabilité. La voir dans ce milieu protégé me fait mal au coeur. Dans certaines zones des arrachages collectifs sont menés, pour le moment seul celui des renouées invasives (Fallopia) est pratiqué ici.

DSC07643

 

L'heure de la sieste.

Des vaches aubracs ont été introduites dans les zones de prairies de la tourbière pour les maintenir en l'état et permettre à différentes espèces d'oiseaux de nicher au sol. Cette race rustique était déjà présente à l'époque celte en Gaule et se reconnaît à ses grandes cornes noires, sa robe rousse et son naseau blanc.

DSC07755 DSC07759DSC07768


Le mot de la fin.

Découvrir un endroit que l'on connaît plus ou moins bien avec des guides nature, c'est s'assurer d'apprendre quelques secrets inédis sur celui-ci. En particulier pour ce qui est des oiseaux aux quels je suis encore peu attentive mais je travaille fortement à ne plus avoir de difficultés pour tout ce qui concerne l'ornithologie.

DSC07647 DSC07772

jeudi 2 juin 2016

Sortie dans les calanques 11.

DSC05383

Il fait beau temps, c'est le moment de sortir les chaussures de randonnée, les sacs à dos et les appareils photos pour partir dans les Calanques. Il est un peu tard pour voir certaines orchidées en particulier les ophrys mais il y a bien d'autres choses à découvrir, en particulier dans le parc national des Calanques qui grouille de vie. 

 

L'euphorbe fluette (Euphorbia exigua).

C'est une toute petite euphorbe discrète qui aime pousser dans les zones incultes, rocailleuses et calcaires ou sableuses. Bien que décrite comme étant une plante méditerranéenne, elle est présentes sur tout le territoire français mais ce n'est que la première fois que je la remarque. On la rencontre même en Finlande.

DSC05409 DSC05408

 

La blackstonie perfoliée (Blackstonia perfoliata).

Voilà une plante qui comporte bien des nom comme celui de centaurée jaune ou de chlore perfoliée. C'est une centaurée qui appartient à la famille des Gentianaceae, à ne pas confondre avec les centaurées de la famille des Centaurea. Elle se plaît bien dans les rocailles et les prairies sèches mais aussi les bois clairs. Elle peut se trouver jusqu'à 1500 mètres d'altitude. Plutôt courante sur le territoire, elle est protégée en Alsace et en Lorraine. 

DSC05378 DSC05379DSC05380

 

L'asphodèle cerise (Asphodelus cerasiferus).

Certains le classe comme une espèce propre, d'autre comme une sous-espèce de l'asphodèle blanc (Asphodelus ablus) et le traite sous le nom scientifique de Asphodèlus albus ssp Cerasifolius. C'est une plante massive qui peut dépasser plus d'un mètre de haut et qui se trouve couramment dans le Sud de la France dans les zones pierreuses et ensoleillées. Ces fruits ronds, fauves et de bonne taille lui ont valu son surnom de porte-cerise.

DSC05386 DSC05389DSC05387DSC05414 DSC05416

 

La tarente de Mauritanie (Tarentola mauritanica).

C'est un gecko que l'on rencontre dans le Sud du pays et qui fait l'objet d'une protection stricte. Dans le reste du monde on le trouve dans les pays méditerranéens et plus récemment en Uruguay et aux États Unis comme espèce invasive. Comme la plupart des animaux de son genre, il possède des doigts qui agissent comme de véritables ventouses ce qui lui permet d'escalader toutes sortes de surface, même les plafonds des maisons.

DSC05469

 

L'orobanche grêle (Orobanche gracilis).

Cette plante aux fleurs et aux couleurs un peu étranges et toute en écailles n'a pas de chlorophylle. Pour se nourrir elle doit parasiter d'autres espèces végétales, en particulier les fabacées (anciennement légumineuses) comme le trèfle, la coronille ou la luzerne ce qui cause parfois de gros dégâts dans les cultures. 

DSC05394 DSC05397

 

La rue à feuilles étroites (Ruta angustifolia).

 Les rues n'ont pas toujours eu bonne réputation. Toxiques et abortives, on en trouvait dans les monastères de religieuses et pendant très longtemps il a été interdit aux femmes de la cultiver (en particulier la rue officinale nommée Ruta graveolens). La rue à feuilles étroites ne se trouve que dans le Sud et en particulier dans le Sud Est de la France car c'est une plante méditerranéenne. Elle résiste aux embruns mais à besoin d'un sol pauvre.

DSC05422 DSC05423DSC05428 DSC05426

 

Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria).

Ce sumac est bien de chez nous, enfin, de Méditerranée. Il est très employé dans les pays d'Afrique du Nord pour la fabrication d'une épice recherchée,  le zaatar dans la quelle ses fruits sont incorporés avec d'autres plantes comme le thym et le sésame. Riche en tanins, ses feuilles et écorces sont utilisées pour tanner la peau.

DSC05403 DSC05404DSC05486

 

La vanesse du chardon (Vanessa cardui).

C'est un des papillons migrateurs les plus connus mais aussi, l'un de ceux qui se raréfie le plus. De répartition mondiale, en Europe sa population a diminué dramatiquement. Il est capable de parcourir 500 km par jours. Sa chenille se nourrie d'une multitude de plantes comme les orties, les mauves ou les chardons. 

DSC05463 DSC05482DSC01886DSC05481 DSC05480

 

La bruyère multiflore (Erica multiflora).

Il est rare à cette période de l'année de la voir encore fleurit. D'ordinaire ses dernières fleurs roses ou blanches s'ouvrent en décembre, voire parfois en janvier. C'est l'une  des seules bruyères à pousser dans les sols calcaires ce qui explique son abondance dans les Calanques et son absence autour de Nice. Résistante, elle se plaît plutôt à mi-ombre, ne craint pas vraiment les embruns et supportes des températures basses (jusqu'à - 12°C). 

DSC05491DSC05507 DSC05508

 

La centaurée rude (Centaurea aspera).

D'ordinaire c'est une plante à la fleur plutôt grêle mais celle-ci semble bien se porter. Elle est assez présente en France, en particulier le long des côtes et dans tout le quart Sud-Est. Elle se plaît dans les zones sableuses, les sols drainants, le long des chemins et sur les bords de route. On la trouve dans quatre autres régions/pays européens : la Sardaigne, l'Italie, le Portugal et l'Espagne. Son capitule est muni de pointes protectrices.

DSC05350 DSC05351

 

L'asperge sauvage (Asparagus acutifolius).

Il est trop tard pour récolter celle-là qui est bien montée. L'asperge sauvage est un petit arbuste dont les jeunes pousses tendres de printemps se mangent comme les asperges du commerce (Asparagus officinalis). Dès la fin de l'été on peut voir ses fruits ronds et rouges apparaître et cela, jusqu'à la fin de l'automne.

DSC05411

 

Le bal des cistes (Cistus).

Il y a pas mal d'espèces de cistes à voir dans les Calanques. Parmi celles-ci on trouve le ciste blanc (Ciste albidus) appelé aussi ciste cotonneux. Il a perdu tous ses pétales et on voit ses étamines mises à nues. En dessous il s'agit d'un ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis) qui est peut courant dans la région.

DSC05420 DSC05421DSC05506

 

L'amélanchier à feuilles ovales (Amelanchier ovalis).

C'est un grand arbrisseau qui autrefois était plante dans les jardins de curé et dans ceux des monastères. Ses fruits sont petits et sucrés, ils peuvent être mangés tel quel. C'est sa pleine période de floraison. Mellifère, il attire de nombreux insectes en particulier les abeilles. De ce fait des ruches se trouvaient à proximité. 

DSC05499 DSC05500DSC05501 DSC05502

 

Quelques mots sur nous.

Depuis bientôt 2 ans nous sommes deux à parcourir les alentours de Marseille, la vallée du Ventoux, les forêts et les montagnes de Chartreuse. Depuis un an, je peux profiter des photos de mon bien aimé et se sont les plus belles que vous pouvez trouver sur le blog. En attendant d'explorer un nouveau territoire dans les semaines à venir, il nous reste quelques calanques et montagnes inconnues à découvrir et a percer les secrets.

DSC05438 DSC05448DSC05457DSC05431 DSC05510

 

La garrigue.

Aujourd'hui la garrigue est synonyme d'une nature sauvage et difficilement praticable, à la végétation adapté à la sécheresse. Pourtant autrefois elle était très différente. Il était courant d'y voir paître des troupeaux de moutons et de chèvres, d'y trouver des vergers de fruitiers et d'oliviers ou encore des champs de céréales.

DSC05442 DSC05490DSC05518

 

Le mot de la fin.

Il est toujours plaisant de découvrir un nouveau point de vu pour admirer la mer et la ville de Marseille. Le chic de cette balade c'est qu'elle est peut fatiguante et qu'elle prend son point de départ dans le superbe parc de Campagne-Pastré où il est possible de voir quelques espèces de fleurs et d'oiseaux plutôt rares.  

DSC05412 DSC05515DSC05382

jeudi 26 mai 2016

Sortie en forêt 64.

DSC05077

 Pour cette sortie dans les bois nous sommes partis à la recherche des dernières morilles de l'année, sans grand succès. Cela ne nous a cependant pas empêché de faire comme toujours quelques belles découvertes. Nous avons même eu le plaisir de croiser quelques espèces qui n'ont jamais été identifier dans le secteur.

 

Le cerfeuil des bois (Anthriscus sylvestris).

On l'appel à tort ciguë blanche. Ses feuilles étaient utilisées pour faire fuir les moustiques grâce à leur odeur très particulière et leur richesse en particules odorantes. Il peut atteindre de grandes dimensions. Il peut se relever dangereux. En effet il est photosensibilisant et peut être confondu avec des espèces mortelles.

DSC05010 DSC05011

 

L'orchis mâle (Orchis masculata).

C'est orchis tient son nom du fait que, comme chez de nombreuses orchidées terrestres, ses deux tubercules ressemblent à une paire de testicules (la poésie des anciens me fascinera toujours). Autrefois en Europe et encore aujourd'hui en Orient et au Maghreb on fabrique une boisson énergisante à base de bulbes d'orchidées réduis en poudre et mélangés à de l'eau : le salep. On lui attribue des vertus aphrodisiaques très surfaites.

DSC01848 DSC01770DSC01783DSC01773 DSC01805

Elle est assez commune en France hormis dans les zones méditerranéennes. Sa jolie floraison se prolonge d'avril à juillet mais les fleurs dégagent une désagréable odeur associée pour certains à de l'urine animale. Bien que souvent abondante dans les sous-bois claires et les prairies ombragées, elle fait l'objet de protection dans certains départements mais aussi au niveau européen en raison de sa fragilité et de la disparition de son milieu.

DSC05042 DSC05043

 

Nos cascades iséroises.

Qu'elles sont belles nos cascades iséroises. L'eau et les sources calcaires contribuent à la pousse de nos morilles bien aimées mais aussi à la formation de cavernes. Sous cette cascade nommée la cascade aux fées on trouvait autrefois une petite grotte où les habitants venaient marquer leur nom sur la paroi.

DSC01844DSC05082 DSC05083

 

La cardamine digitée (Cardamine pentaphyllos).

 C'ette une cardamine nommée parfois dentaire palmée aime les bois de montagne et plus particulièrement dans les hêtraies. On la trouve principalement dans les régions montagneuses et riches en collines, en particulier dans le Centre, le Sud-Ouest et l'Est de l'Est de la France jusqu'à 2200 voire 2300 mètres d'altitude.  

DSC05071

 

L'arum maculé (Arum maculatum).

Il porte une multitude de noms à travers toute la France : gouet, pied-de-veau, vachotte, pilette etc. On pensait autrefois que c'est dans sa drôle de fleur que naissaient les vipères. C'est une plante toxique qui donne des fruits orangés à la fin de l'été. Il se distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de vénures blanches, la présence parfois de tâches noires, par un spadice violine et non jaune et par un spathe grand et très fin. 

DSC01803 DSC05009

 

L'anémone fausse renoncule (Anemone ranunculoide).

On l'appel aussi anémone Sylvie jaune ce qui peut entraîner des confusions avec sa cousine l'anémone Sylvie (Anemone nemerosa) qui est blanche. Elle est assez rare en France mais ne fait pas l'objet dans notre région ni dans notre département de protection malheureusement. Sa floraison a lieu entre mars et juin.

DSC05028 DSC05027DSC05026 DSC05029

 

Les arbres des forêts mixtes.

 Ici on rencontre de nombreuses essences d'arbres dans nos forêts, cela va du sapin pectiné (Abies alba) au châtaignier (Castanea) mais le plus populaire de tous reste le hêtre commun (Fagus sylvatica). C'est un arbre bio-indicateur de zones humides, fraîches et au climat tempéré montagnard. Il est utilisé dans diverses industries, en particulier dans celles du bois de chauffe, dans la papeterie, dans la myciculture et dans l'ammeublement. 

DSC01807 DSC01813

 

Le hanneton commun (Melolontha melolontha).

Sa population est en régression car l'agriculture intensive lui est néfaste, en particulier le labour. Il peut passer plusieurs années dans le sol à l'état d'une grosse larve blanche qui se nourrie des racines des végétaux. Les adultes ne vivent que peu de temps, juste de quoi se reproduire. Ils se nourrissent des feuilles des arbres. Pour distinguer les deux sexes il faut compter les lamelles des antennes : 6 pour la femelle, 7 pour le mâle.

DSC05122 DSC01857DSC05127DSC05125 DSC05126

 

Le grand chélidoine (Chelidonium majus).

On le nomme parfois lait de sorcière. Sa sève toxique a la capacité d'éliminer certaines verrues virales. On pensait autrefois à tord qu'il pouvait soigner les problèmes du foie en raison de sa ressemblance avec la bille. En plus de son goût infecte, l'ingestion de la plante peut provoquer de graves problèmes de santé.

DSC05024 DSC05025

 

La tramète bossue (Trametes gibbosa).

C'est un champignon ayant un gros chapeau pouvant atteindre plus de 20 centimètres. Cette tramète n'est pas comestible car sa chaire est très coriace. Jeune elle dégage une très bonne odeur de champignon. D'origine blanc, les vieux exemplaires peuvent paraître verts car peu à peu une algue verte s'y installe et les colore.

DSC05092

 

L'hellébore fétide (Helléborus foetidus).

Cette plante de la famille des renoncules est très toxique, cependant cela n'a pas empêché les hommes de l'utiliser en médecine populaire pour soigner la folie, en particulier chez les grecs. Malheureusement le remède s'avérait toujours plus mauvais que le mal et la plante n'apportait aucune amélioration aux malades.

DSC05001 DSC05005

 

L'orchis de Provence (Orhcis provencialis).

Elle n'est pas commune voire rare en Isère. En trouver plusieurs pieds dans le bois juste en dessous de la maison familiale a été une véritable surprise, d'autant plus qu'elle aime les sols pauvres en calcaire ce qui n'est pas le cas ici. La présence proche d'orchis mâles (Orchis mascula)  laisse présage la présence d'hybrides.

DSC01869 DSC05135DSC05139DSC05141 DSC05143

 

Les frondes des fougères.

Les frondes sont les jeunes pousses de fougères enroulées sur elles mêmes. Les frondes de certaines espèces se consomment après avoir été cuites dans plusieurs eaux ou comme au Japon, après avoir été cuites puis braisées avec du charbon mais leur forte teneur en arsenic implique d'e nfaire une très faible consommation.

DSC05047 DSC05070

 

Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

DSC05186

 

La valériane officinale (Valeriana officinalis).

Elle n'a pas encore fleurit mais ses boutons sont déjà bien formés. C'est une herbe à chats, ces derniers sont excités par les molécules odorantes qui se dégagent de la plante, en particulier au niveau de la racine et des fleurs qui sentent l'urine. Elle a été très utilisée au court de l'histoire par les hommes pour ses diverses vertus.

DSC05117 DSC05118

 

La sanicle d'Europe (Sanicula europaea).

J'adore cette plante discrète qui possède une très belle floraison. On la rencontre dans les forêts d'Europe, surtout dans les zones plus ou moins montagneuses ou semi-montagneuses. Elle est riches ne principes actifs et en tire ses propriétés médicinales, elle serait même une bonne cicatrisante sur les brûlures.

DSC05128 DSC05130DSC05129

 

Les myosotis (Myosotis).

L'identification des myosotis n'est pas toujours un exercice simple. Il en existe une grande variété dont de nombreuses espèces sont très proches. Plusieurs papillons dont l'écaille rouge (Callimorpha dominula) l'ont pour hôte (chenilles). Dans les champs et jardins il se ressème facilement et fleurit au printemps jusqu'en été.

DSC05175 DSC05177

 

Le peuple de l'herbe.

Pour passer d'un bois à un autre il faut faire comme les chevreuils : passer par les champs. Il faut prendre garde aux vaches, elles sont souvent plus curieuses que méchantes mais chaque années on compte quelques accidents graves. Les génisses sont les plus curieuses et se laissent parfois caresser sans mal.

DSC05107DSC05159 DSC05157

 

Les euphrobes (Euphorbias).

Pour cette famille aussi il existe beaucoup d'espèces qui parfois sont très proches. Heureusement celles-ci sont faciles à identifier. À gauche il s'agît de l'euphorbe épurge (Euphorbia lathyris) originaire du pourtour méditerranéen. À droite il s'agit de l'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) qui est sur le fin de floraison.

DSC05018 DSC05124

 

Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

Pour reconnaître cette plante de sa cousine le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum), il faut regarder si la tige est ronde, si les fleurs ont leur pédoncule qui se rejoignent sur le 1 er tiers et si les fleurs sont étroites en leur milieu. D'ordinaire les fleurs sont groupées par 2, 3 ... ou même  6 mais parfois sont seules.

DSC05119

 

Les véroniques (Veronica).

Là encore il y a un grand nombres de véroniques. À gauche il s'agit de la véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys) qui pousse dans une grande variété de milieux. À droite la très connue véronique de Perse (Veronica persica). Originaire d'Asie, elle a suivit les migrations humaines pour finir par se naturaliser en Europe.

DSC01798 DSC05023

 

La saxifrage granulée (Saxifraga granulata).

Bien qu'il n'en soit pas un, nous l'appelons lys des champs dans notre famille. On en croise dans tous les talus de bords de route et les champs qui n'ont pas encore été fauchés. Elle est commune dans toute la France et fait l'objet de protection dans certains départements. Elle fait l'objet d'un suivit dans la région chambérienne.

DSC05166

 

Le pic épeiche (Dendrocopos major).

C'est un pic très commun qui vit dans les zones boisées, les parc,s les vergers et les jardins. Avec son bec puissant et pointu il forme des trous dans le bois mort ou vieillissant. Puis avec sa longue langue gluante et piquetées, il attrape les insectes dont il se nourrit. Le mâle se reconnaît à la grosse tâche rouge de sa nuque.

 DSC05099 DSC05146

 

Champignons tueurs.

J'avais pu en parler brièvement ICI, mais jamais le photographier. En France il existe des champignons qui s'emparent des insectes vivants et qui finissent par les dévorer. J'ai pu le voir dans une caverne il y a 9-10 ans puis lors de cette sortie sur ces mouches figées par dizaines sur un "buisson" de bourses à pasteur.

DSC05151 DSC05153DSC05152

 

Le colchique d'automne (Colchicum autumnale).

À l'automne les fleurs de colchiques sortent un peu partout dans les sous-bois et les champs, mais il faut attendre le printemps pour voir les feuilles et les fruits de cette plante sortir. C'est une des plantes européennes les plus toxiques qui parfois se retrouve mêlé au foin du bétail ce qui provoque quelques accidents.

DSC05061 DSC05048DSC05039

 

Le mot de la fin.

Très belle sortie avec quelques découvertes qui nous ont ravies. Les orchidées sont encore bien là même si désormais on trouve d'autres espèces dans les champs et les sous-bois. Il continu a geler et haut loin on voit la neige sur la cimes de nos montagnes adorées. C'est le bon moment pour retourner à la mer.

DSC05065 DSC05063DSC05196

dimanche 22 mai 2016

Sortie dans les marais 8.

DSC04606

Découverte des marais de Pressin. Ils ne sont pas bien grands mais ont l'avantage d'être sillonnés par des chemins de terres et des petites routes campagnardes qui permettent d'observer aisément la faune et la flore. Pour cette sortie nous avons été accompagnés de la pluie ce qui a permit d'approcher les oiseaux de près.

 

La vie et l'écosystème du marais.

 Un marais est une zone humide où on trouve ça et là des poches d'eau stagnantes. Il s'agit souvent d'une plaine inondée composée d'un réseau d'étangs et de mares aux berges boueuses et qui sont reliés par des canaux. La richesse du sol et de la flore attire de nombreux animaux, en particulier les oiseaux et le petit gibier.

DSC04613 DSC04617DSC04618 DSC04695

 

Le geai des chênes (Garrulus glandarius).

 Le geai des chênes est un oiseau bruyant qui s'identifie facilement au régime de ses ailes composé de plumes bleues azures et noires. Il est capable de produire une multitude de sons et de cris d'alertes, il peut même imiter le chant de la buse variable (Buteo buteo). On le trouve dans les forêt de feuillus et mixtes où il peut trouver facilement des fruits et des baies sauvages. Il s'aventure aussi dans les vergers et les jardins des particuliers.

DSC01658

 

Les papillons du marais.

Avec l'apparition des beaux jours les fleurs sont de sortie. C'est le bon moment pour observer les papillons. Celui vêtu de blanc est la piéride du navet (Pieris napi). Il ne cause pas de dégâts aux cultures contrairement à son cousin le piéride du chou (Pieris brassicae). Le second est une femelle aurore (Anthocharis cardamines).

DSC01695DSC04672 DSC04704DSC04705

 

Le rouge gorge familier (Erithacus rubecula).

C'est l'un des oiseaux les moins farouches de nos jardins. Très territorial, il n'hésite pas à chasser les autres passereaux de son domaine. Quand un combat s'engage entre deux rivales (surtout les mâles), les oiseaux se délogent de leur repère puis se plaquent au sol en se donnant des coups de pattes et des coups d'ailes.

DSC01660 DSC04598DSC04601 DSC04602

 

Les pulmonaires (Pulmonaria).

 En France les pulmonaires sont plutôt nombreuses. Il y en aurait pas moins d'une vingtaine. Leur identification n'est pas aisée et il faut souvent attendre l'été et la sortie du deuxième jeu de feuilles pour savoir à quelle espèce on a à faire. De plus, toutes n'ont pas des tâches blanches sur leur feuilles comme on peut le penser.

DSC04579 DSC04677DSC04673DSC04580 DSC04581

 

Le pic épeiche (Dendrocopos major).

C'est un pic très commun qui vit dans les zones boisées, les parc,s les vergers et les jardins. Avec son bec puissant et pointu il forme des trous dans le bois mort ou vieillissant. Puis avec sa longue langue gluante et piquetées, il attrape les insectes dont il se nourrit. Le mâle se reconnaît à la grosse tâche rouge de sa nuque.

DSC04569 DSC04570

 

Le grand corbeau (Corvus corax).

Il est l'un des plus grands et plus lourds des passereaux. Très intelligent, il s'adapte à différents environnements et peut vivre 15 à 40 ans. On le croise le plus souvent par paire, il s'agit le plus souvent de couples s'étend formés pour la vie et qui défendent jalousement leur territoire des autres corvidés rodant dans les parages.

DSC01662DSC01664 DSC01670DSC04604 DSC04624

 

L'équipement.

Qui dit sortie dit équipement. Je ne manquerai pas un de ces quatre de vous montrer le matériel qui ne me quitte jamais. En attendant, pour les promenades où le soleil se fait rare, c'est veste aviateur obligatoire et comme toujours, sac à dos, jean, chaussures de randonnées, appareil photo et sac de récolte, on ne sait jamais.

DSC01714

 

La grande prêle (Equisetum telmateia).

Chez cette prêle on rencontre deux types de tiges : les tiges fertiles qui apparaissent les premières et qui assurent la reproduction de la plantes par les spores puis les tiges stériles, qui apparaissent par la suite. On la rencontre dans les talus humides et proches des bois. Sa consommation peut entraîner des problèmes de santé.

DSC04585 DSC04588DSC04696 DSC04697

 

Le milan noir (Milvus migrans).

Il n'est noir qu'en contre jour. D'ordinaire il est brun, parfois roux et souvent avec une tête striée de blanc. Il vit un peu partout en France mais a toute fois une petite préférence pour les zones de moyenne montagne et les terrains plats et dégagés. C'est un migrateur qui reste juste le temps de la reproduction en France.

DSC04591 DSC04592DSC04593

 

La cardamine des prés (Cardamine pratensis).

 C'est une plante des prairies humides qui détonne en cette période par sa taille (30 à 40 centimètres). C'est une salade sauvage aux feuilles ayant un goût piquant proche de celui du cresson. Ses fleurs peuvent être mixées avec du jus de citron pour donner un pesto rose et plutôt pimenté. Elle attire de nombreux papillons.

DSC04642 DSC04644DSC04645

 

Le coprin noir d'encre (Coprinopsis atramentaria).

C'est un champignon commun dans les champs et en particulier dans les prés à vaches. Comme tout coprin il par en déliquescence rapidement en donnant une sorte d'encre noire. Il est comestible jeune mais ne doit pas être consommé si on a bu ou on doit boire de l'alcool avant, pendant et après le repas. En cas contraire il peut se rélever dangereux et provoquer des malaises, des maux d'estomacs, des vomissements et des hallucinations.

DSC04650 DSC04652

 

La rieuse (Rana ridibunda).

C'est une grosse grenouille qui aime faire la loi sur son territoire. Elle possède de longues pattes qui lui permettent de faire de bonds vertigineux. Consommée pour ses cuisses, on ne connaît plus très bien sa répartition sur l'enssemble de pays. C'est dans les plaines et les montagnes qu'elle se plaît le plus.

DSC04626 DSC04629DSC04631

 

La populage des marais (Caltha palustris).

C'est une belle plante aux fleurs jaunes qui forme des touffes massives et dont les pieds baignent dans l'eau. C'est le plus souvent dans les marais qu'on la rencontre. Il n'existe qu'une autre espèce de populage connue (en Iran), elle a été rangée au rang de sous-espèce. Elle est toxique comme la plupart des renoncules.

DSC04684 DSC04686DSC04678 DSC04682

 

L'anémone Sylvie (Anemone nemorosa).

C'est une plante qui aime les sous-bois humides, en particulier dans les forêts de feuillus mais aussi dans les prairies. La floraison prend fin en avril mais se prolonge parfois en mai si les feuilles des arbres sont encore peu formées. Les fleurs blanches suivent la course du soleil. On peut parfois voir à proximité des sclérotinies tubéreuses (Dumontinia tuberosa), un champignon non-comestible qui vit en symbiose avec cette petite fleur.

DSC04687 DSC04609

 

L'ail des ours (Allium ursum).

C'est une plante prisée au printemps. Abondante, elle peut être préparée de diverses manières. Elle tient son nom des ours qui, a la sortie de leur hibernation, se purgent avec cet ail. C'est une plante mellifère qui est essentielle à de nombreux pollinisateurs des bois. C'est aussi une plante médicinale bien connue des peuples anciens qui était employée pour différents maux. Elle serait amaigrissante et drainante mais cela reste encore à prouver.

DSC04639

 

Du miel et des abeilles.

Les abeilles sont sorties depuis plusieurs semaines et on comblées leur faim. Elles commencent désormais à faire des réserves sous forme de miel. Il faudra encore attendre un peu avant de faire la première récolte de miel des marais, d'autant plus que certaines fleurs palustres de printemps peuvent lui donner mauvais goût.

DSC04666 DSC04668

 

Le héron cendré (Ardea cinerea).

En voici quatre pour le prix d'un ce qui n'est pas courant. Cette belle brochette de hérons cendrés se trouve à proximité de son milieu de prédilection. Une prairie humide riche en grenouilles et en petites animaux. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

DSC04698 DSC04699

 

Le mot de la fin.

Il faudra attendre juin pour espèrer retourner au marais sous le soleil car d'ici là, ça me semble bien compromis. Il faudra aussi attendre un peu pour voir des fleurs colorées sortir. Néanmoins la plupart des oisillons ont pris leur envol et il n'y est pas rare d'y croiser un lièvre ou un couple de perdrix. C'est le moment de se mettre à l'affût.

DSC04576 DSC04575DSC04703

 


lundi 11 avril 2016

Plantes et oiseaux du bord de mer #2.

DSC02551

Retour sur les traces des oiseaux et des plantes que l'on peut observer aux abords de Marseille, que ça soit dans les parcs ou les Calanques. Cette fois ci nous sommes partis longer l'Huveaune, rivière prenant sa source dans la Sainte Baume. Très polluée par les déchets ménagers (même si les eaux sont traitées), elle attire un grand nombre d'animaux et il n'y est pas rare de croiser des ragondins, des goélands et des poissons de belle taille.

 

Le chardon Marie (Silybum marianum).

On raconte que les jolies tâches blanches de ce chardon seraient dues à une goutte de lait tombée du sein de la Vierge Marie. C'est aussi de là, selon la légende, que la plante tirerait ses nombreuses vertus. On l'employait et on l'emploie encore pour soigner les troubles hépatiques et biliaires ainsi que les troubles digestifs dûs à un dysfonctionnement du foie. On peut la consommer comme légume une fois les nombreuses épines retirées. 

DSC00802 DSC02625

 

L'ail de Naples (Allium neapolitanum).

On le trouve partout en ce moment et pour cause, c'est à l'origine une plante méditerranéenne qui fleurit jusqu'à juin. Ses feuilles plates et ses fleurs blanches en grappes ne dégagent qu'une faible odeur d'ail. Il est employé comme plante d'ornement car il ne nécessite peu voir pas d'entretien et se maintient bien d'une année à l'autre. On peut cuisiner ses feuilles mais il vaut mieux lui préférer des espèces plus consistantes et parfumées.

DSC00796 DSC02583DSC00793

 

Le pouillot véloce (Phylloscopus collybita).

C'est un petit oiseau chanteur peu farouche qui aime passer l'hiver au chaud sur le pourtour du bassin méditerranéen (il est présent en Afrique et en Eurasie). Bien qu'il se nourrisse occasionnellement de fruits, il est avant tout amateur d'insectes qu'il trouve en sautant de branche en branche. Parmi les pousses de fusain d'Europe (Euonymus europaeus) et les tiges de maceron (Smyrnium olusatrum) il trouve sans mal ses proies. 

DSC02555 DSC02556

 

Les érables (Acer).

Il existe un grand nombre d'espèces d'érables (plus d'une centaine). Certains sont connus pour leur fleuraison atypique parfumée, d'autres pour leur sève qui après traitement se transforme en sirop d'érable. On le rencontre en Europe, en Amérique du Nord et dans l'Est de l'Asie ainsi que dans les abords de l'Himalaya.

DSC00772 DSC00789DSC02570DSC02569 DSC02574

 

Le maceron (Smyrnium olusatrum).

C'est un légume oublié très parfumé. il aime bien les bords de mer et les zones au climat océanique. Il a été peu à peu remplacé par le céleri qui est plus simple à cultivé et qui possède un goût très similaire. Il était très rependu au Moyen Âge. Ses graines pouvaient entre dans la confection de liqueurs ou de pâtisseries.

DSC02527 DSC02544

 

L'araujia porte-soie (Araujia sericifera).

Cette plante invasive porte aussi le nom de plante cruelle. La belle venue d'orient à tendance à être la dernière demeure pour de nombreux papillons indigènes. Ceux-ci se coincent souvent la trompe dans les fleurs en voulant butiner et y restent prisonniers. Ils sont alors soit dévorés par des prédateurs, soit ils y meurent de faim.

DSC02561

 

La perruche à collier (Psittacula krameri).

 Cette perruche originaire d'Asie et d'Afrique c'est échappée des animaleries dans la nature. On en trouve désormais dans certaines grandes villes du Sud de la France mais aussi à Londres et bien ailleurs (Allemange, Espagne, Amérique du Nord etc.). Elle s'est bien acclimaté à ce nouveau territoire et chasse peu à peu les espèces d'oiseaux indigènes en leur faisant concurrence pour le nourriture et les lieux de nidification.

DSC02602 DSC02608

Depuis ce fil électrique, cette perruche peut dîner en surveillant ses congénères envieux.

DSC02551

Les graines des cônes d'un cyprès (Cupressus) sont un excellent repas pour ces oiseaux.

DSC02612 DSC02611

 

Les fumeterres (Fumaria).

 Pour ce genre il y a là aussi beaucoup d'espèces. Ce sont d'étroits cousins des coquelicots et des pavots. Certains d'entre eux étaient utilisés en médecine populaire bien que toxiques. Leur identification est peu aisée (voire pas du tout) et souvent, seul l'examen des graines permet de savoir à quelle espèce on a à faire.

DSC02559 DSC02560DSC02636 DSC02637

 

Le coquelicot (Papaver rhoeas).

 Quand on parle du loup ! Il n'est pas toujours simple de le distinguer de la douzaine d'espèces que l'on trouve sur le sol français. Il est très sensible aux sols pollués, aux pesticides et au travail mécanique de la terre. Le rencontrer au coeur de Marseille, sur le chemin de promenade fraîchement aménagé, fait vraiment plaisir à voir.

DSC00805

Certains apprécient les infusions rouge à base de pétales de coquelicot (avec d'autres fleurs).

DSC02634

 

Les clématites (Clematis).

On en trouve plusieurs espèces en France mais ici il s'agit d'une espèce échappée d'un jardin qui se plaît sur une barrière qui surplombe l'Huveaune. Les clématites sont des renoculacées comme les anémones et le boutons d'or. Elles peuvent au contact de la peau entraîner des dermites et des irritations des muqueuses.

DSC02523 DSC02524

 

L'orge des rats (Hordeum murinum).

 C'est un orge sauvage très ancien qui semble-t-il ,a été consommé par les hommes au néolithique. Ses grains sont petits mais peuvent tout de même se moudre. La farine, que l'on en tire après de nombreux efforts, est de très bonne qualité. Comme la plupart des céréales, c'est une poacée, c'est à dire anciennement une graminée.

DSC02589

 

La luzerne arborescente (Medicago arborea).

 J'ai déjà pu vous la présenter dans l'article précédant. Cette invasive (encore !) aime bien les sols légèrement calcaires ce qui pose soucis aux espèces locales des Calanques. Ses fleurs tirent sur le jaune orangé. Il existe également une sous-espèce sauvage aux fleurs jaune citron (Medicago arborea subsp. citrina). 

DSC02593 DSC02596

 

Mais à qui est ce nid ?

C'est celui des chenilles processionnaires (Thaumetopoea pityocampa). Elles se nourrissent sur les pins (parfois les sapins et les cèdres) de leurs aiguilles ce qui les affaiblis. Quand leur nid de soie se fait vieux ou qu'il ne leur reste que peu de nourriture, elles quittent leur arbre hôte pour en trouver un nouveau en formant un long serpentin de chenilles se suivant les unes derrière les autres. C'est à ce moment là qu'elles sont le plus vulnérable.

DSC02613 DSC02615DSC02614

 

Le laurier sauce (Laurus nobilis). 

Le mien est tout petit, est pour cause, il ne se fait pas vraiment aux bases températures (parfois - 15°C). De ce fait je ne l'ai jamais vu fleurir. Dans le Sud c'est une toute autre histoire. Là bas les lauriers sauces peuvent atteindre 15 mètres de hauts. Ils offrent une belle floraison parfumée qui attire de nombreuses abeilles.

DSC02528 DSC02530

 

Le Rougequeue noir (Phoenicurus ochuros).

 Ce joli mâle a revêtit son plumage nuptial. Ses plumes sont d'un couleur intense pour mieux plaire aux femelles. Il apprécie les zones d'éboulis et les rochers pour nicher mais aussi les bâtiments modernes et les vieilles bâtisses. Nous avons la chance d'en avoir plusieurs couples dans les vieux murs de notre grange.

DSC02621

 

La pie bavarde (Pica pica).

 Elle tient son nom de son cri bruyant et répété. Peu farouche il n'est pas difficile de la voir dans les zones peu boisées : campagnes, abords des villes et leurs parcs, lisières des bois. Les pies forment des couples unis pour la vie qui à la période des amours se font la coure. La parade est rythmée par les offrandes du mâle et les battements d'ailes des deux tourtereaux. Un couple reste toute l'année sur son territoire et le défend avec fougue.

DSC02543 DSC02600

 

L'amandier (Prunus dulcis).

Il appartient à la famille des pruniers et des cerisiers (Rosacées). Il est dans de nombreuses cultures symbole de la virginité. De ce fait on le trouvait souvent dans les communions, les professions de foie et les mariages. L'amande qu'il produit peut être amère ou douce. Elle est utilisée en médecine, en cosmétique et en cuisine.

DSC02642 DSC02644DSC02643

 

Le choucas des Tours (Coloeus monedula).

 C'est un oiseau vif et intelligent qui vit en groupes importants. Les couples sont fidèles et niches dans les cavités des falaises et des arbres. Parfois ils s'installent dans les clochers et les vieux greniers. C'est un animal omnivore qui mange beaucoup de végétaux mais aussi de temps à autres des insectes et des oisillons.

DSC02674 DSC02678

 

La tourterelle turque (Streptopelia decaocto).

Cet oiseau a été introduit il y a une centaine d'année eu Europe et on le trouve désormais en Amérique du Nord. Ces tourterelles sont granivores ce qui explique qu'on la trouve en bon nombre autour des fermes et des silos à grains. Le mâle et la femelle forme un couple pour la vie et se donnent parfois des "baisers".

DSC02620

 

La mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus).

 Chez cette espèce il n'y a pas de dimorphisme entre le mâle et la femelle. Certains individus ont la tête noire, cela indique qu'ils sont entrés dans la période de reproduction. Les plus jeunes ont la tête partiellement blanche. Là aussi on se trouve face à des oiseaux fidèles qui chaque année vont venir nidifier au même endroit. 

DSC02652 DSC02664

Les mâles qui sont dans leur deuxième année ont la tête quelque peu "grisée".

DSC02668

Les individus ne pouvant pas se reproduire ou n'étant pas en âges n'ont qu'une légère tâche noire.

DSC02689 DSC02690

 

La bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).

 Cette jolie bergeronnette est une femelle présentant un plumage nuptial. On peut le voir à la tâche grise présente sur sa gorge. Un moyen sûr de reconnaître cette espèce est de regarder les pattes qui pour la bergeronnette des ruisseaux sont rosées. Elle mange des arthropodes aquatiques d'où sa dépendance aux cours d'eau.

DSC02663

 

Le héron cendré (Ardea cinerea).

Avec la grande aigrette et le flamand rose il figure parmi les plus grands oiseaux de France. Son vol est impressionnant du fait qu'il possède une envergure de presque 2 mètres. C'est un échassier friand de grenouilles et d'anguilles qui se nourrie aussi de petits rongeurs, de poissons, de crustacés et d'insectes. Il a été pendant de nombreuses années chassé et présenté à la table des rois mais est aujourd'hui complètement protégé.

DSC02669 DSC02673

Ici il s'agît d'un adulte, on peut en être sûr à la calotte blanche et non grise de sa tête.

DSC02687

Les hérons cendrés peuvent rester immobiles des heures en attendant de se mettre en chasse.

DSC02693 DSC02683

 

Le serin cini (Serinus serinus).

 C'est une des espèces de canari sauvage proche de celle que l'on trouve dans nos animaleries. Il est petit mais donne de la voix. Il est très courant mais se font bien dans son environnement au point que l'on ne remarque pas son beau plumage jaune. Il vît à proximité des hommes dans les parcs et les jardins, souvent en ville.

DSC02604

 

Le concombre d'âne (Ecballium elaterium).

C'est une curcubitacées (comme la courge, la pastèque ou le melon) typique des régions méditerranéennes. À maturité les fruits explosent pour rependre leurs graines à plus de 36 km/h. C'est une plante toxique dont le suc est corrosif pour la peau et les muqueuse. La pulpe du fruit ainsi que les tissus sont de violents purgatifs.

DSC02886 DSC02887

 

Les petits passereaux (Passeriformes).

 Plus des eux tiers des oiseaux dans le monde sont des passereaux. En France, c'est un tiers des espèces qui sont concernées comme cette mésange bleue (Cyanistes caeruleus). Les passereaux sont de petits oiseaux souvent chanteurs. Le plus gros de tous est le grand corbeau (Corvus corvax) qui peut mesure 69 cm de haut.

DSC02889DSC02878 DSC02879

 

Le tabac glauque (nicotiana glauca).

 Celle-ci aussi n'est pas de chez nous. Elle nous vient directement du Mexique. Dans sa région natale il peut atteindre aisément les 8 mètres de haut. D'ordinaire la floraison a lieu entre avril et novembre. Les fleurs sont butinées par les colibris et les papillons ayant une très longue trompe. C'est aussi une solanacée toxique.

DSC02895 DSC02896

 

L'Huveaune.

Pour finir, petite présentation de l'Huveaune, cette jolie rivière bien que polluée que nous avons suivit toute une matinée. Elle apportait autrefois le nom de Ubelka ce qui signifie "dévastatrice". Aujourd'hui elle a été canalisé par les hommes pour ne pas inonder la ville de Marseille qu'elle traverse. Longue d'une cinquantaine de kilomètres elle passe au coeur de plusieurs communes et de deux départements. Sa dernière crue date de 2008.

DSC02891DSC02893 DSC02894

 

Le mot de la fin.

Il ne faut pas aller très loin parfois pour rencontrer un petit bout de nature. Dans la ville les occasions ne sont pas rares de rencontrer de jolies fleurs et des animaux, en particulier des oiseaux. Ceux-ci sont habitués à l'Homme et donc, peu farouches. Cela nous change des oiseaux de Chartreuse beaucoup plus craintifs et donc insaisissables. Le prochain épisode du bord de mer sera dédié aux orchidées de printemps. À très vite.

DSC02622 DSC02631

mercredi 30 mars 2016

Plantes et oiseaux du bord de mer.

DSC01886

Voici un gros article qui m'a pris plusieurs jours. Il concentre notre sortie (sous le vent marin) à la découverte des plantes et des oiseaux de Marseille. Nous avons exploré ainsi une partie des parcs, des jardins et un peu de Calanques pour pouvoir mettre la main sur des espèces qui valent le détour. Nous avons eu quelques belles surprises et découvertes des animaux que nous ne pensions pas présents aux abords de la Cité Phocéenne.

 

La Nivéole de printemps (Leucojum vernum).

C'est une jolie plante protégée en Isère et qui mériterait de l'être bien plus dans les autres départements de France. Elle est souvent confondue avec le perce-neige, un proche cousin dont on la différencie par ses pétales non soudés. C'est la plus petite des nivéoles européennes avec une tige qui ne dépasse que rarement 25 centimètres. Ici s'agit ici d'une d'horticole plantée dans un des nombreux parcs de la ville (abords de Borély).

DSC00688 DSC00690

DSC00692

 

L'ail de Naples (Allium neapolitanum).

On le trouve partout en ce moment dans le coin et pour cause, c'est à l'origine une plante méditerranéenne qui fleurit jusqu'à juin. Ses feuilles plates et ses fleurs blanches en grappes ne dégagent qu'une faible odeur d'ail. Il est employé comme plante d'ornement car il ne nécessite peu voir pas d'entretien et se maintient bien d'une année à l'autre. On peut cuisiner ses feuilles mais il vaut mieux lui préférer des espèces plus consistantes et parfumées.

DSC00579 DSC00590

 

Le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros).

Il s'agit  ici d'une femelle, on la distingue de celle du rouge rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), une espèce aussi très présente dans la région, par l'absence de chamois sur le poitrail. À la place l'oiseau présente une belle nuance gris souris. Il a une longue durée de vie pour un petit oiseau (environ 8 à 10 ans). Pour l'observer de près, le mieux est de faire mine de l'ignorer pour qu'il ne se sente pas importuné. 

DSC01960 DSC01958

DSC01959

Les rougesqueues noirs sautillent de partout et se déplacent vite, pas simple pour les photos.  

DSC01955 DSC01963

 

Les iphéons (Tristagma uniflorum).

 Bien qu'elle ne soit pas un ail, ses feuilles dégagent une légère odeur proche de celui-ci. Cette belle invasive nous vient d'Amérique du Sud et commence à fortement se naturaliser dans la nature sauvage. Elle entre en compétition avec les espèces locales au risque de faire diminuer leurs populations déjà affaiblies.

DSC00611 - Copie DSC01871

DSC01872 DSC02125

 

Le grand Cormoran (Phalacrocorax carbo).

Voici un bel oiseau. Celui-ci n'aborde pas encore son plumage nuptial (mais ce sera le cas dans un prochain article). Cet oiseau marin aux doigts palmés est un redoutable pêcheur qui plonge inlassablement à la recherche de sa nourriture. Il vit en grandes colonies et passe l'hiver sur les côtes maritimes. On le rencontre en mer comme dans les terres, dans presque tous les pays du monde hormis en Amérique du Sud et à Madagascar.

DSC02180

 

Le laurier-tin (Viburnum tinus).

Ce n'est ni un laurier, ni un thym mais une viorne. Il n'est pas comestible ni aromatique comme pourrait laisser penser son nom.  J'ai longtemps cru que c'était un arbuste venu de contrées lointaines pour orner les villes et routes de l'Isère mais il n'en est rien. Il pousse de manière naturelle dans les régions méditerranéennes comme les Calanques et ce n'est que depuis une vingtaine voir une trentaine d'années qu'il est employé pour l'ornementation.

DSC00596

Certains viornes sauvages peuvent faire 7 mètres de haut pour plus de 3 mètres de large.

DSC00581

 

Le bal macabre.

Ce fait m'était connu mais c'est la première fois que j'y assistais et je dois avouer que c'est assez impressionnant. On l'observe chez un bon nombre de batraciens et plus particulièrement ici chez ces deux crapauds communs (Bufo bufo). La femelle sous l'afllux de mâles sévèrement amourachés d'elle a fini par mourir d'épuisement; noyée sous le poids des nombreux prétendants ne voulant pas renoncer à la belle et ses oeufs. 

DSC00633 DSC01881

Cette photo aurait pu parfaitement illustrer l'image de ce que peut être la danse macabre.

DSC00624

On voit parfois aussi des grenouilles vertes ou rieuses reproduire le même comportement.

DSC01883 DSC01887

Un mâle têtu ne veut pas voir l'évidence et se cramponne à la femelle. Avec ses pattes avants, il malaxe son corps pour la faire réagir tandis qu'avec ses pattes arrières il se propulse pour avoir un peu plus de tranquillité. En restant ainsi à la surface il prend le risque de se faire repérer par un oiseau de proie et d'être dévoré.

DSC00627 DSC00631

Le cadre (mare du parc Camapgne Pastré) reste tout de même magnifique.

DSC01890 DSC01900

 

Les asperges sauvages sont sorties.

Qu'elles sont belles les asperges sauvages (Asparagus acutilolius) mais attention, il faut se dépêcher de les ramasser avant qu'elles ne deviennent de petits buissons denses. Néanmoins la cueillette de ces légumes ne doit pas se faire n'importe comment. Dans certaines régions elles se raréfient et sont parfois protégées. La récolte doit donc être raisonnée et il faut faire en sorte de permettre aux populations de rester stables.

DSC00594

 

Le jeu des sept différences. 

Alors à votre avis, où se trouvent la luzerne arbustive (Medicago arborea) et la coronille des Calanques (Coronilla valentina glauca) ? La luzerne, une invasive, se trouve à gauche et la coronille indigène à notre territoire à droite. Sous chaque photo vous pouvez trouver une petite indication pour faire la distinction entre les deux. 

DSC00592 DSC00605

Par la couleur : la luzerne est orangée le plus souvent (mais pas toujours), la coronille est jaune.

DSC01803 DSC01832

Les fleurs : elles sont nombreuses et en grappes fournies pour la luzerne,
ordonnées et peu abondantes pour la coronille dont 5 à 8 fleurs forment une ombelle.

DSC01805 DSC02082

La luzerne à maturité va mesurer 2 à 4 m, la coronille entre 50 cm et 1 m, rarement plus.

DSC01806 DSC01863

La luzerne possède 3 folioles (composants de la feuille), la coronille entre 5 et 7.

DSC01808 DSC01834

 

Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

C'est l'arbuste des calanques. On le trouve dans la garrigue sans mal. Ses feuilles et ses graines sont très parfumées et ont de nombreuses vertus. Elles renferment des huiles essentielles et des composants chimiques qui ont un fort pouvoir antifongique. C'est pour ces raisons que depuis plusieurs siècles les hommes les utilisent pour soigner certaines maladies mais aussi pour traiter les cultures et le bois d'ouvrage.

DSC00600

 

La prêle (Equisetum).

 Pas facile d'identifier les prêles, avec les tiges stériles et les tiges fertiles le niveau de complexité est augmenté. Pour faire simple il faut regarder les dents de ce que l'on nomme les noeuds (parties noires et blanches) et la forme intérieure de la tige ce qui veut dire la couper, or certaines espèces sont protégées.

DSC00684

Les entre-noeuds et les noeuds avec leurs jolis motifs sont capitaux dans les identifications.

DSC00685 DSC00686

 

Le spartier à feuilles d'ajonc (Spartium junceum).

C'est la seule espèce de son genre. On le confond souvent avec l'ajonc et le genêt en raison de ses fleurs. D'ailleur il porte parfois le nom de faux genêt ou à tort, celui de genêt d'Espagne. Il contient de puissants alcaloïdes toxiques pour l'Homme. Il a été longtemps utilisé par les populations méditerranéennes comme textile, fourrage pour les bêtes, bois de chauffe ou encore comme plante mellifère pour les abeilles.

DSC00639

 

La famille des narcisses (Narcissus).

Il existe une multitude de narcisses sauvages et encore bien plus d'ornement. Ceux-ci se trouvent dans le parc Borely de Marseille et forment une véritable marée jaune. On les appelle à trot jonquilles,
ce nom revenant exclusivement à une seule espèce, la jonquille vraie (Narcissus jonquilla).

DSC00647 DSC00651

Une marée de petites fleurs jaunes de narcisses a envahi le parc ces derniers jours.

DSC00658

 

La scabieuse colombaire ornementale (Scabiosa columbaria var.).

Elle diffère de sa consoeur sauvage par sa grande taille et la variété de couleurs que présentent les cultivars. C'est une plante très rustique qui peut résister à des -15°C mais qui a besoin d'un sol frais pour s'épanouir et de soleil. D'ordinaire elle fleurit en mai mais dans le sud avec les fortes températures et le temps tout patraque que nous avons eu ces derniers mois, on peut avoir ce genre de bonnes surprises.

DSC00669 DSC00680

DSC02035

DSC02034 DSC02036

 

Le bleuet véritable (Cyanus segetum).

C'est celui qui a gagné peu à peu les jardins et a pu échapper à la disparition. Habitué aux champs, la mécanisation et les produits chimiques ont bien failli avoir raison de lui. Autrefois on en trouvait dans tous les jardins de curés. Il était utilisé une fois infusé comme eau de beauté par les dames (que l'on trouve encore aujourd'hui en magasin) ou comme soin pour les infections des yeux et les irritations des muqueuses.

DSC00665

 

Scilla mieschenkoana ?

 Il semblerait que les jardiniers du jardin botanique de Marseille se soient emmêlés les pinceaux dans leur identification. Il y a bien plus à parier que nous nous trouvons en face d'une variété d'ornithogale indigène et non une scille venue du fin fond du Caucase aux couleurs chatoyantes mais introuvables sur le net.

DSC00711 DSC02055

DSC02057 DSC02061

 

L'étourneau sanssonet (Sturnus vulgaris).

 De loin on pourrait penser voir un oiseau tranquille et à la couleur noir mais il n'en est rien, surtout en période nuptiale. Son plumage se couvre de reflets irisés ce qui le transforme en boule à facette. Il se déplace en bande plus ou moins importante pour se nourrir. Son chant est très beau et évoque l'arrivée du printemps. Il se compose de gazouillis, de cris, de piaillements et d'imitations d'autres bruits comme celui des téléphones. 

DSC01967 DSC01968

Le plumage de l'étourneau sanssonnet est remarquable par sa couleurs et ses motifs.

DSC01974

 

La rue  (Ruta graveolens) et le bourdon terrestre (Bombus terrestris).

Les bourdons sortent butiner, c'est signe de beau temps. Celui-ci est posé sur un pied de rue officinale dont les fleurs viennent tout juste de s'ouvrir. Cette plante a été très longtemps bannie des jardins, au point de voir la Marie chaussée faire le tour des maisons. Son tort ? être dangereusement toxique mais surtout abortive. On se plait parfois à raconter que l'on en trouvait un pied dans tous les couvents de religieuses. 

DSC00745 DSC00747

Les bourdons sont de proches cousins des abeilles mais n'ont pas le même système de colonies.

DSC00751

DSC02007 DSC02008

 

Les Rhododendrons.

Ils font partie de la même famille que celle des bruyères : les éricacées. Ils sont originaires d'un peu partout dans le monde, on en trouve même quelques espèces indigènes aux Alpes mais ceux de nos jardins viennent bien souvent d'Asie. Appelés aussi azalées, ils aiment généralement les sols acides voire très acides.

DSC00759

 

Le tilleul d'appartement (Sparmannia africana).

Cette belle plante vient d'Afrique du Sud. Il nécessite beaucoup de soin en extérieur (peu résistant aux faibles températures) mais se garde bien en pot en intérieur. Exposé dans une pièce fraîche il peut fleurir presque toute l'année. Les fleurs ne durent que quelques jours mais peuvent rester sur la plante plusieurs semaines.

DSC00760 DSC00762

Le tilleul d'appartement est de la famille des Tillacées tout comme notre tilleul européen.

DSC00765

DSC02161 DSC02162

 

La rhodante hosmariense (Rhodanthemum hosmariense).

C'est une plante du vent. En effet elle ne craint pas les fortes brises ni les embruns. Très résistante elle se plait en plein soleil, sur un sol drainant et ne craint pas les -20°C. Il y a débat sur son nom, certains lui préférant celui de "Leucanthemum hosmariense". Ce cultivar nous vient tout droit du Maroc d'où sa résistance.

DSC00733

DSC02075 DSC02079

On peut les voir fleurir tôt dans l'année, parfois dès le mois de janvier jusqu'à mai-juin.

DSC02080

 

Des nids et des oiseaux. 

On a souvent tendance à penser que les nids sont les lieux où dorment les oiseaux mais en réalité c'est là où ils élèvent leurs petits. La plupart d'entre eux passent leur nuitée sur une branche à l'abris dans le feuillage. Pour revenir aux nids, le parc Borely n'en manque pas. Ils sont divers et parfois facilement observables.

DSC01979 DSC01980

DSC01981 DSC01983

 

Le buddleja salvvifolia.

 Encore une belle africaine qui a le statut d'endémique là où elle pousse (en particulier au Kenya et au sud de l'Angola). Sa floraison est hivernale et son feuillage vert cendré est persistant. Il est employé en Afrique pour ses propriétés médicinales le plus souvent en infusion ou en décoction mais aussi pour son bois dur et résistant.

DSC00769

Il mesure 4 à 8 mètres de haut et est utilisé pour la fabrication de cannes à pêche artisanales.

DSC00766

 

La tulipe humilis (Tulipa humilis var pulchella).

Elle vient d'Iran et des contrées alentours. Elle se décline en une multitude de variétés issues de l'horticulture comme ici, avec la variété "Pulchella" qui est de petite taille. Elle est arrivée dans les jardins et plus particulièrement chez les collectionneurs au 19e siècle en Europe. Certaines variétés sont blanches, violines avec un coeur jaune ou encore blanches en tirant parfois presque sur le bleu. Elle aime les sols rocailleux.

DSC02102 DSC02104

DSC02101

DSC02103 DSC02105

 

Le ricin commun (Ricinus communis).

Cette plante exotique était associée au Moyen Âge à la magie noire. Très toxique, on en tire un violent poison et une huile essentielle utilisée pour la médecine et les soins (parfois mortelle si mal utilisée). Elle peut atteindre plus de 10 mètres de haut sous les tropiques. On la reconnait à ses feuilles atypiques qui se teintent de rouges. Les fleurs femelles poussent sur le haut de la plante, les fleurs mâles sur le bas.

DSC02015

 

Le goéland leucophée (Larus michahellis).

Il est depuis peu séparé du goéland argenté. On différencie les deux espèces surtout en période internuptiale, quand les mâles et les femelles ne sont pas en période de parade nuptiale. Chez le goéland argenté les adultes ont sur la tête un plumage tacheté de brun alors que les goélands leucophés restent d'un blanc immaculé. Nombreux à Marseille, ils remontent dans les terres en suivant les cours d'eau et les décharges.

DSC01826 DSC01829

 

Le martin pêcheur (Alcedo atthis).

Quel plaisir d'observer de prêt cet oiseau qui d'ordinaire se montre timide. Et quel autre plaisir de le voir plonger et remonter sa prise puis l'engloutir (vous trouverez bientôt la vidéo sur le youtube de la Renarde). Pour assommer un poisson ou un crabe, le martin pêcheur le secoue violemment et le frappe contre une branche avec son bec puissant. On le rencontre d'ordinaire dans les eaux pures et poissonneuses à l'abri du vent et des vagues.

DSC02190

Son plumage bleu métallisé le rend presque invisible quand il vole au dessus de l'eau.

DSC02191 DSC02196

 

L'acrobranche du parc Campagne Pastré.

Bien que ces jours soient comptés (malheureusement), on peut encore profiter du parc de Campagne Pastré et de son acrobranche. Celui-ci a l'avantage de faire découvrir la forêt de grands pins qui s'y trouve et qui abrite de très nombreux oiseaux ainsi qu'une ribambelle d'écureuils. Il est accessible à tous et cela, dès l'âge de 5 ans.

DSC01784 DSC01795

DSC01793

On se sent vite petit au milieu de ces immenses arbres qui parfois sont centenaires.

DSC01797 DSC01828

 

La pie bavarde (Pica pica).

 Elle a la réputation d'aimer voler tout ce qui brille. Son plumage blanc et noir et ses cris bruyants permettent de l'identifier sans mal. Sur ses ailes et sa queue, des plumes irisées bleu-vert permettent de la voir à travers le feuillage grâce à leurs reflets. On la rencontre un peu partout, en ville comme en campagne dans les jardins, les forêts claires et les prairies entourés d'arbres. Cette opportuniste se nourrit surtout de graines et d'insectes.

DSC01910

Elle est encore considérée comme nuisible dans bien des endroits et chassée.

DSC01906 DSC01912

 

Le ragondin (Myocastor coypus).

Originaire d'Amérique du Sud, quelques individus se sont échappés dans la nature d'élevages à fourrure. Depuis on le rencontre un peu partout en France où il cause bien des torts à la faune et à la flore mais aussi aux berges par ses terriers qui provoquent un effondrement des berges. Dans certains départements il est piégé et vendu aux restaurateurs où il est proposé sur la carte. On peut le présenter en ragoût, en civet ou en terrine.

DSC02188

 

 Le maceron (Smyrnium olusatrum).

On le trouve un peu de partout en ce moment, là ou en ville on peut voir des pelouses et des friches herbeuses. C'est une plante aromatique présente en méditerranée qui a été utilisée et qui l'est encore comme légume "oublié" en salade (jeunes pousses), dans les soupes (feuilles) et comme condiment (graines et fleurs).

DSC01937 DSC01939

 

L'hellébore Corse (Helleborus argutifolius).

Celle que l'on rencontre dans les parcs et jardins est souvent un peu différente et pour cause, elle vient tout droit des serres des horticulteurs. Néanmoins cela ne lui retire pas son charme. Dans son milieu elle est endémique, c'est à dire qu'elle ne pousse que dans un petit périmètre, à savoir la Corse et la Sardaigne.

DSC02016 DSC02020

DSC02017 DSC02019

 

L'absinthe (Artemisia absinthium).

Voilà une vieille célébrité. C'est grâce à elle que les artistes du 18eme et surtout du 19eme ont pu être inspirés par la petite fée verte. L'alcool d'absinthe, du même nom, est une liqueur verte et sirupeuse qui a fait bien tourner des têtes. Aujourd'hui on en trouve de nouveau dans le commerce mais on est loin de la recette originale qui avait tendance à faire avorter et à rendre fou les consommateurs en raison de sa concentration en méthanol.

DSC01997 DSC01998

Les romanciers et artistes appelaient l'absinthe la fée verte en raison de sa couleur.

DSC01999

 

Le lézard des murailles (Podarcis muralis).

Protégé en Europe, on le trouve aujourd'hui en Amérique du Nord où il pourrait s'avérer être invasif. Il aime se prélasser et chasser sur les vieux murs ensoleillés, dans les côtes abruptes et rocheuses ou encore dans les gros tas de pierres. Les mâles à la saison des amours présentent un beau ventre de couleur orange vif.  

DSC02060

 

 Les carpes Koï (Cyprinus carpio).

 Elles sont à l'origine issues de la carpe commune qui vit dans les rizières. Poissons de collections, certains individus peuvent valoir plus d'un million d'euros. On trouve énormément de fermes en Asie où les plus réputées aiment faire des démonstrations avec leurs champions. En fonction de la couleur de sa robe, de l'implantation des tâches et de la taille, chaque poisson aura un nom bien défini comme chez les chevaux.

DSC02141 DSC02143

Dans le bassin du jardin ethnobotanique de Marseille on peut observer de nombreuses carpes Koï.

DSC02144

Les plus gros poissons viennent à la surface prendre un peu d'air ou voir s'il y a à manger.

DSC02145 DSC02147

 

Le daphné odorant (Daphne odora).

 Cet arbuste chinois ressemble beaucoup aux espèces européennes. Sa floraison est très odorante et a lieu en hiver. Son parfum est associé à de nombreuses senteurs mais c'est avant tout les odeurs de clou de girofle et de jasmin qui dominent. Cependant attention aux baies, bien que chatoyantes elles sont mortelles.

DSC02117 DSC02119

On le rencontre souvent dans les jardins chinois de moyenne et haute altitude.

DSC02120

 

L'Arbutus X andrachnoides.

C'est un grand arbuste qui appartient aux argousiers. Il existe depuis les années 1800 et se reconnait très facilement à son écorce colorée qui part en lambeaux ainsi qu'à ses jeunes pousses rougissantes. Lui aussi présente une floraison hivernale et a l'avantage de ne demander que peut si ce n'est aucun soin.

DSC02115

DSC02114 DSC02116

 

L'aralia du Japon (Fatsia japonica).

Dans le jardin japonais du jardin ethnobotanique de Marseille (parc Borely), on peut aussi trouver cette petite merveille dont je n'avais pu trouver le nom la première fois où je l'ai rencontré à Nice. Dans son environnement naturel il pousse sur les bords côtiers du Japon et de la Corée du Sud. Il se multiplie assez facilement.

DSC02123 DSC02122

DSC02124

 

La bourrache officinale (Borago officinalis).

C'est une plante que l'on trouve dans la cuisine du sud, en particulier en Italie où les ravioles à la bourrache au beurre de sauge font fureur. Néanmoins elle est hépatotoxique ce qui implique qu'il faut en consommer très modérément. Les fleurs ont un goût très marqué et surprenant d'huître ce qui ne va pas pour me déplaire.

DSC02012 DSC02009

Les fleurs de la bourrache sont d'un bleu éclatant mais peuvent être aussi blanches.

DSC02010 DSC02011

 

La corneille noire (Corus corone).

C'est un oiseau assez timide que l'on rencontre dans les zones peu touffues, riches en pelouses arides et en bosquets ou dans les estuaires. On le confond avec les corbeaux qui sont bien plus gros, souvent en groupe et bavards. Les corneilles noires vivent seules ou en couples et défendent avec acharnement leur territoire.

DSC01783 DSC01816

C'est quand la lumière est faible et les visiteurs peu nombreux que l'on peut voir les conreilles.

DSC01810

 

La mer Méditerranée.

On peut facilement passer plusieurs jours à Marseille sans la voir et sans penser à elle mais l'odeur du sel, les goélands et le mistral finissent toujours par nous la rappeler. Bien qu'elle soit une petite mer comme on le dit parfois, elle possède une faune et une flore incroyable qui forment de vastes écosystèmes complexes et variés.

DSC01923 DSC01924

Le goéland leucophée ne craint pas de faire des acrobaties au dessus de la mer déchaînée.

DSC01918

La mer est d'un bleu superbe mais il est encore un peu tôt pour aller s'y baigner.

DSC01921 DSC01942

 

Le muscari à grappe (Muscari neglectum).

C'est une fleur de printemps qui peut atteindre de belles dimensions. On le trouve presque partout en France. Il possède des feuilles fines et élancées ainsi qu'une jolie grappe de fleurs bleues qui présente souvent un dégradé. Fait surprenant, la plupart des fleurs sont stériles et ne font qu'attirer les insectes pollinisateurs. 

DSC01971

 

Le moineau domestique (Passer domesticus).

J'adore cet oiseau qui est de moins en moins commun dans nos villes et nos campagnes. Très intelligent il vit en groupes très structurés où des éclaireurs, des vigiles et des "récolteurs" se partagent tour à tour le travail. On peut voir les parents nourrir leurs petits dans des nids fait sous les toits et dans les murs. 

DSC01984 DSC01932

 

Le mot de la fin.

Avec le retour des beaux jours et nos nouveaux appareils photos, nous avons pu nous régaler. Il y a des oiseaux en abondance et de très nombreuses plantes commencent à fleurir, c'est le paradis ! Autre belle surprise, sur un marché d'antiquaires nous avons pu trouver un vendeur de cartes anciennes, autant vous dire que nous avons fait une véritable razzia. Bref c'est le printemps et ça fait le plus grand bien. Vivement les sorties en forêt.

DSC01759

mardi 15 mars 2016

Plantes médicinales de Marseille.

DSC00852

 On ne le dirait pas à première vue mais Marseille est liée de par son passé aux plantes médicinales. Cela vient en partie de son statut de port qui depuis ses débuts reçoit les marchandises exotiques et précieuses du monde entier et de ce fait, les précieuses plantes pour soigner. Aujourd'hui les plantes médicinales sont de nouveau sur le devant de la scène. Entre science, nécessité et effet de mode, il est devenu courant de se les procurer.

 

L'herboristerie du Père Blaize.

Crée en 1815, cette herboristerie a été fondée par un certain Père Blaize (à ne pas confondre avec le père Blaize de Kaamelott) dont on ne sait que peut de chose (il aurait été guérisseur quelque part dans les montagnes de Haute Provence). Dans les innombrables tiroirs, on trouve une grande diversité de plantes médicinales entières, en poudre ou en morceaux destinées à soigner les malades ou à les accompagner vers la guérison.

DSC00752 DSC00754

DSC00751

Après avoir connue 6 générations continues, l'herboristerie du Père Blaize a été revendu. 

DSC00755 DSC00747

 

L'empreur, une institution.

 Il s'agît de la plus ancienne quincaillerie de France (fondée en 1827). C'est une entreprise familiale. Si aujourd'hui elle attire les foules pour les produits rétros et "authentiques" que l'on y trouve, on s'y rendait autrefois pour sa droguerie et les différents produits naturels qu'elle proposait. Fioles, pots et boacaux, éponges naturelles mais aussi bonbons pour les maux d'estomacs et sirops contre la fièvre et les rages des dents y étaient proposés. 

DSC00744 DSC00750

Le kit parfois pour aller pique-niquer et ramener le fruit de sa récolte dans la garrigue marseillaise.

DSC00748

 

Le Fort Saint Jean et le jardin des migrations.

Au Fort Saint Jean, on peut trouver un très beau jardin retraçant les plantes qui ont accompagnées les hommes tout au long de leur périple autour de la méditerranée. La plupart de ces plantes sont comestibles et/ou médicinales. C'est un bonne endroit pour s'entrainer à les reconnaître et pour apprendre leur histoire.

DSC00861 DSC00849

Le jardin des migrations donnent vue sur la mer. Une délicieuse odeur s'en dégage tout au long de l'année.

DSC00858

 

Le MuCEM et l'histoire des plantes.

Pour comprendre un peu mieux les plantes médicinales, le MuCEM attenant au fort est un très bon musée qui retrace l'histoire des peuples de la Méditerranée. De nombreuses expositions, conférences, projections et ateliers sont proposées en ces lieux sur ce thème ou sur des sujets se rattachant à celui-ci. 

P1070126 P1070129

 

Notre Dame de la Garde et son jardin.

En contre bas de l'édfice se trouve un jardin qui serpente le long de la paroi rocheuse. Bien qu'il ne soit pas exclusivement destiné aux plantes médicinales, on y rencontre beaucoup d'espèces locales ayant ce statut. On peut ainsi citer le romarin commun (Rosmarinus officinalis) ou le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

P1070045

 

Le mot de la fin.

P1070082La mode (pour ne pas dire le business) du "tout naturel" me pousse souvent à me méfier des remèdes dits naturels. Néanmoins l'étude de l'histoire des plantes médicinales (cette discipline se nomme l'ethnobotanique) me passionne. Celle-ci est riche, elle est à mon sens essentielle pour comprendre l'histoire de l'Europe, des peuples et de nos pratiques passées mais aussi moderne pour tout ce qui touche à notre santé et au "bien être", bien loin des charlatans et des potions miracles. 

mardi 8 mars 2016

Orchidées d'ailleurs et de chez nous.

DSC00493

Du 12 au 14 février se tenait à Bouc-Bel-Air le 9ème salon international des orchidées & Co : Orchiday's. Pour tout vous avouer, nous avons été un peu déçu. Pour un salon qui se veut international il y avait peu de stands et le lieu d'exposition n'était pas très accueillant. Néanmoins nous avons pu voir quelques espèces incroyables. Pour une partie de cet article j'ai pu profiter des photos de mon bien aimé et je trouve que le résultat est réussi.

 

Quelques mots sur le salon.

On pouvait lors de ce week-end rencontrer 19 exposants spécialisés en orchidées et venus des quatre coins de la France mais aussi du Brésil, d'Italie, de Belgique ou encore d'Allemange. Les stands étaient très beaux, parfois kistchs, mais riches en espèces végétales rares et colorées. J'ai eu un gros coup de coeur pour la Phalaenopsis 'Mini Mark', une belle orchidée blanche au label orange et aux pétales tachetés de la même couleur.

DSC00505 DSC00418

DSC00496

DSC00423 DSC00429

 

Le vaniller (Vanilla).

Il existe plusieurs espèces d'orchidées pour produire de la vanille. La principale est la Vanilla planifolia. Ce vaniller pousse au Mexique et est cultivé  partout où les conditions climatiques le permettent, à savoir, dans des régions tropicales et subtropicales entre 20 et 30°C. La plupart du temps la fécondation des fleurs est faite à la main car les insectes polinisateurs et associés à la plante (Melipona sp.) ne se trouvent qu'en Amérique du Sud.

DSC00623

 

Orchidées du monde.

Les orchidées sont regroupées sous la famille des Orchidaceae. On en compte 25 à 30 milles espèces. Elles représentent 1/20 des espèces végétales dans le monde. En France métropolitaine on compte 120 à 168 espèces d'orchidées sauvages en fonction des auteurs et des dernières découvertes. Il  semblerait que les premières d'entre elles soient apparus il y a 20 millions d'années, soit 45 millions après l'extinction des dinosaures.

DSC00632 DSC00633

 DSC00627 DSC00652 DSC00614 DSC00616

 

Le faux patchouli (Tetradenia riparia).

Cet arbuste africain est utilisé dans la pharmacopée de certains pays du continent noir pour soigner divers maux liés aux migraines et aux infections par ses feuilles odorantes riches en composés chimiques. Il peut mesurer 6 mètres de haut. Sensible au froid, il est souvent cultivé en Europe comme plante ornementale d'intérieur.

DSC00434

DSC00436

 

L'art du Bonsaï.

 Allant de pair avec le salon, un très beau stand sur les bonsaïs a été présenté. Il s'agît d'une méthode de taille élevée au rend d'art en Asie (Japon/Chine). Les arbustes et arbres (If, romarin, hêtres, pommier etc.) sont constamment taillés. Les racines sont raccourcies, les branches ligaturées et le feuillage retiré par endroit avec attention. On obtient ainsi des arbres nains vieux de plusieurs dizaines voire centaines d'années.

DSC00441

DSC00637 DSC00641

Le mot Bonsaï signifie "plateau"et "culture". La culture d'arbres en pot date d'environs 4000 ans.

DSC00481

DSC00638 DSC00640

 

Et dans la nature ?

 Ce qui m'a un peu chagriné lors de ce salon, c'est de voir à la sortie de celui-ci les visiteurs ne pas prêter attention aux orchidées sauvages se trouvant à quelques mètres d'eux en grand nombre. Bien que très belles, les orchidées exotiques ne font pas le poids face à nos orchidées sauvages mais ce n'est là que mon avis. 

DSC00587

 

L'ophrys de Forestier (Ophrys forestieri).

Bien que discrète, elle vaut le coup d'oeil. Elle est parfois classée comme sous-espèce de l'ophrys brun (Ophrys fusca) dont la liste des sous-groupes et sous-espèces n'en finit pas de s'allonger. C'est le premier des Ophrys à fleurir (dès février) et on le rencontre assez facilement, en particulier dans le sud de la France.

DSC00520 DSC00528

DSC00569

On voit bieb sur le long du label l'absence d'un sillon marqué propre à l'ophrys funèbre (Ophrys funera).

DSC00713 DSC00711

DSC00573

 

L'Orpin âcre (Sedum acre).

 On le nomme aussi poivre des murailles en raison de son goût. Bien que parfois consommé cru ou cuit, il s'avère être très irritant pour une partie des gens qui le manipulent, en particulier au niveau des muqueuses et de la peau. Il aime les éboulis où on le rencontre souvent mais aussi les murets et les toits des maisons.

DSC00348 DSC00353

Ci-dessous son cousin, l'orpin de Nice (Sedum sediforme) aux feuilles plus charunes et plus pointues.

DSC00357

 

L'euphorbe réveil-matin (Euphorbia helioscopia).

C'est une plante qui tient son nom du fait qu'aux premiers rayons de soleil, elle déploie son ombelle (partie végétale qui regroupe les fleurs et parfois des feuilles) là où se trouve le soleil et va le suivre à la manière des tournesols. Son latex toxique est parfois porté à la bouche par mégarde quand la plante est cueillie.

DSC00358

 

L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

Cet un ajonc qui fleurit très tôt dans l'année, d'ordinaire dès janvier (mais cette année il l'était déjà en décembre). Il ne dépasse que rarement 1 mètre 50. Ses rameaux denses et nombreux comportent des rangés de longues épines pointues et légèrement recourbées pour se protéger des prédateurs potentiels qui peuvent se nourrir de ses branches. Ses fleurs jaunes sont typiques des fabacées car elles présentent une symétrie bilatérale.

DSC00365 DSC00367

DSC00372

 

Le muscaris à grappe (Muscrais neglectum).

On le trouve un peu partout en France. Ce muscaris se reconnaît aux fleurs de son sommet qui sont d'un bleu plus clair. C'est l'une des premières fleurs du printemps que l'on remarque aisément en raison de sa couleur et du fait que peu d'autres plantes présentent des caractères similaires. Il a un parfum subtile de musc.

DSC00374 DSC00519

 

L'orchis géant (Himantoglossum Robertianum).

Cette orchidée que l'on trouve dans une partie sud de la France et de préférence dans les département proches de la Méditerranée porte de nombreux noms. Ainsi on la nomme orchis géant, orchis à longues bractées, Barlie, orchis de Robert ou Barlie de Robert. C'est l'une des premières orchidées à fleurir de l'année. C'est après plusieurs années de protection et de sensibilisation du public que les effectifs de celle-ci ont pû se reformer.

DSC00359

L'orchis géant est aujourd'hui devenu l'une des orchidées les plus présentes sur le territoire français.

DSC00362 DSC00361

DSC00533 DSC00565

Ses fleurs imposantes pour une orchidées terrestre européenne sont reconnaissables à leur grand label à quatre côtés, leur couleur rose tirant à la fois sur le blanc et le vert, leurs tépales et leur faible parfum. Pour la rencontrer il suffit d'aller sur les bords de route, dans les talus et les friches bien ensoleillés et au sol de composition argileuse et pauvre en nutriments. Avec sa grande taille (30 à 60 cm) il est difficile de ne pas la remarquer. 

DSC00599 DSC00659

DSC00682

Parfois, certains individus présentent des fleurs presque blanches. On parle alors d'albinisme partiel.

DSC00661 DSC00668

Pour débuter sur l'identification des orchidées, l'orchis géant est un candidat tout trouvé. En effet les différents éléments composants les fleurs peuvent facilement s'étudier car leur taille massive les rendent bien observables. Actuellement cette orchidée bénéficie du statu LC (préoccupation mineure) par la réglementation européenne. Celle-ci indique que la population de cette espèce est conséquente et peu menacée. 

DSC00710 DSC00714

DSC00709

 

Rosette et orchidée.

Les rosettes sont les jeunes feuilles d'une plante qui commencent à sortir de terre et qui s'étallent au sol en formant un cercle plus ou moins régulier. Chez les orchidées elles sont parfois étudiées pour connaître l'espèce ou du moins le type d'orchidée dont la fleur doit faire son apparition en temps voulu. Ici elle me reste inconnue, il faudra donc suivre son évolution ou revenir aux alentours de avril-mai pour connaître son nom.

DSC00686

 

L'amandier (Prunus amygdalus).

Malgré les gelées sur les monts provençaux, l'amandier a débuté sa floraison et cela, depuis décembre dans certaines régions. Dans le bassin méditerranéen il possède une symbolique forte qui le rattache à la pureté de la virginité mais aussi au mariage et en particulier à la robe des mariées. On l'utilise massivement dans les zones où le sol est pauvre en nutriments et est riche en pierres. Son huile et son fruit sont excellents.

DSC00592 DSC00593

 

Les plantes de la garrigue.

La guarrigue est typique des sols calcaires du bassin méditerranéen. On y rencontre un grand nombre de plantes très denses et de taille réduite pour mieux résister aux vents violents, au feu et au manque d'eau. Si aujourd'hui on y trouve de petits animaux, en particulier des reptiles, des insectes et des oiseaux, elle était autrefois riche en animaux de taille imposante. Les troupeaux de chèvres menés par les bergers venaient y paître.

DSC00540 DSC00541

DSC00559

 

Le mot de la fin.

Cette sortie a été une belle occasion de fêter la Saint Valentin en amoureux. En effet, quoi de mieux que des fleurs pour ce jour si particulier ? L'exposition a été bien sympathique mais la rencontre avec les deux magnifiques orchidées sauvages que sont l'ophrys de Forestier et l'orchis géant a été bien plus intense et il y a fort à parier qu'il sera toujours possible de les rencontrer aux prochaines expéditions et cela jusqu'à fin avril.

DSC00398 DSC00514

vendredi 26 février 2016

Le Parc Valmer.

DSC08976

DSC08990 DSC08991

Cette semaine nous continuons notre tour d'horizon des parcs marseillais avec celui de la Grande Corniche : le parc Valmer. Son nom actuel est une contraction de l'ancien et poétique nom qu'il portait : Vague à la mer. En son centre trône une imposante villa. Tout comme le parc, elle appartenait au richissime Charles Gonelle, un négociant qui fît affaire dans les années 1800 autour de Marseille après avoir débarqué de Sologne.  

 

L'asperge ornementale (Asparagus densiflorus Sprengeri).

 Ce sont des plantes un peu frileuses que l'on rencontre depuis les années 80 dans les jardins au Sud, dans les maisons au Nord. Ses tiges couvertes d'un semblant de feuilles et parfois de fleurs blanches ou rosées peuvent atteindre 90 cm à 1 mètre 80. Elle est originaire d'Afrique du Sud ce qui explique qu'elle soit gourmande en eau. La sève, les fruits et la palnte dans son ensemble sont toxiques et même irritants voire dangereux pour la peau.

DSC08967 DSC08968

DSC08969 DSC08970

 

Le cotonéastre laiteux (cotoneaster lacteus).

 Ce cotoneaster nous vient des provinces escarpées du sud-ouest de la Chine. Il est peu difficile et s'accomode très bien de tout les types de sols au point de s'être naturalisé dans de nombreux pays d'Amérique et d'Europe et d'être aujourd'hui inscrit par endroit sur la liste noire des exotiques envahissantes (nommées autrefois invasives).

DSC08966 DSC08971

DSC08965

DSC08972 DSC09012 DSC09013 DSC09014

 

La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Cette  espèce méditerranéenne regroupe un grand nombre incalculable de sous-espèces. C'est par le "papa" des schtroumpfs, Pierre Culliford, qu'elle a été popularisée. En effet, elle est la nourriture principale de ces peut être bleues. Dans les faits, elle est toxique et irritante pour nous simples humains mais reste également en médecine populaire une plante médicinale à utiliser avec précaution et a qui on prête de très nombreuses vertus. 

DSC09004 DSC09005

 

À la découverte du parc.

 À la belle saison, il est très prisé des couples fraîchement mariés ce qui encombre quelques peu les voies de la Corniche (pour en savoir plus sur celle-ci petit rappel ICI). Il se dessine sur plusieurs plans et permet à la fois d'avoir une vue superbe sur la mer mais aussi, de se trouver par moments dans un cocon de verdure qui isole du bruit et des odeurs de la vilel ce qui est fort agréable. Les palmiers achèvent de lui donner un côté exotique.

DSC09124

 

Le chêne vert (Quercus ilex).

 Il est parfois confondu avec le houx car le bord de ses feuilles est denté. Il est typique de la région et donne aux forêts et aux garrigues un aspect dense de par son feuille abondant et persistant. On l'utilise pour reboiser les zones incendiées ou à risque d'incendie car il résiste très bien au feu. Il est aussi l'ami du truficulteur qui l'emploi pour faire pousser la truffe noire (Tuber mealosporum). C'est de ses glands que les porcs Corses se nourrissent.

DSC08982 DSC08983

 

La famille des palmiers (Arecaceae) et les monocotylédones.

 Les palmiers sont des herbes géantes et non des arbres comme on le pense souvent. Avec les orchidées, les graminées ou encore les joncs ils partagent  autre un point commun : ils sont monocotylédones, c'est à dire que la toute première pousse qu'ils développent en sortant de terre n'a qu'une seule feuille. À à la liste des monocotylédones on peut ajouter les bananiers, les aulx, les narcisses, les agaves ou encore les jacinthes.

DSC08962

DSC08973 DSC08979

 

Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

 C'est un petit arbuste du maquis méditerranéen. Sous Pline l'Ancien il était utilisé de mille et unes façons et bien que dans certains cas ses vertus soient reconnues, d'en d'autres il était complètement inefficace contre le mal, notamment pour soigner la dysenterie et les problèmes de couches. Il était apprécié par exemple pour les bains de bouche mais aussi pour fiare tenir les faux cils ou encore pour soigner le rhume et les maux de ventre.

DSC08980 DSC08981

DSC09162 DSC09164 DSC09160 DSC09161

 

L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

C'est l'olivier cultivé, issu de l'olivier sauvage (Olea europaee). On ne compte plus le nombre d'oliviers cultivés issus de l'espèce sauvage et qui aujourd'hui ornent les jardins ou sont disposés en longues rangés dans les champs. On trouve néanmoins encore des arbres sauvages dans la garrigue. Leurs fruits et leur tronc sont plus petits et leurs feuilles plus larges. En moyenne, 104 kilos d'olives sont collectées dans le monde par secondes.

DSC09159

 

Les chênes (Quercus).

 On les rencontre dans l'Hémisphère Nord jusqu'à de très hautes latitudes, aussi bien en Asie, en Amérique qu'en Europe. Chez nous, les forêts de chênes sont assez jeunes. En effet les glaciations qu'a connue cette région du monde au cours des derniers millénaires a entraîné des vagues successives de ces arbres du sud vers le nord et inversement. C'est grâce aux pollens fossilisés qu'il est possible de retracer leur parcours sur le territoire.

DSC08985 DSC08986

DSC08987

DSC08989 DSC08992

 

Le figuier (Ficus carica).

 C'est le seul figuier européen. Depuis l'antiquité et même bien avant il est cultivé en Méditerranée et en Asie. Il a fait la richesse et la grandeur de nombreuses cités. En effet autrefois ses fruits étaient prisés au même titre que les dattes. Ceux ci se conservent longtemps séchés, sont riches en sucre et en énergie et peuvent se récolter toute l'année. Le figuier a aussi pour avantage de pousser un peu partout et de nécissité que peu de soins.

DSC09034 DSC09035

DSC09015

 

L'aristoloche clématite (Aristolochia clematitis).

 Il était courant dans rencontrer dans les jardins de curés. Elle était utilisée pour soigner ce que l'on appel parfois les maux de la vieillesse et bien d'autres troubles encore. Néanmoins c'est une plante très toxique qui entraîne des avortements, des hémorragies, des vomissements, des diarrhées et dans le pire des cas, le coma. Voila traitement qui pouvait se montrer en bien des occasions pire que le mal dont étaient atteints les malades.

DSC09006 DSC09008

DSC09009 - Copie DSC09010 - Copie

 

Un cadre idyllique ?

À première vue l'endroit semble splendide, et il l'est. Végétation luxoriante, sentiers calmes, roulis de la mer et chants d'oiseaux ... difficile de demander mieux. Pourtant quand on se penche sur les belles plantes qui y poussent il y a de quoi faire grise mine. Une grande partie de celles-ci sont des invavises appelées également "exotiques envahissantes". Elles mettent en péril les espèces indigènes et contribuent à leur disparition.

DSC09000 DSC09125

 

Filaire ? Nerprun ? Mystère.

 J'ai encore du mal avec certaines espèces méditerranéennes, rares ou ornementales. Ici je suis un peu perdue, la plante tient plus de la filaire mais s'en différencie également. Peut être avons nous à faire à une plante venue d'un autre continent comme bien d'autres présentes dans le parc. Attendons la floraison pour savoir.

DSC09151 DSC09152

DSC09155

DSC09156 DSC09157

 

La marguerite de Paris (Argyranthemum frutescen).

 Elle porte bien mal son nom car elle nous vient directement des Îles Canaries ! Elles peuvent être jaunes, roses, blanches ou même rouges. Elles résistent très mal aux gelées même si elles supportent un petit -3°C de temps à autre. Elles se plaisent dans les zones proches de la mer, ensoleillées et chaudes. Elle sont peu exigeantes si explique l'explosion de leur vente dans les jardineries et leur abondance dans les espaces publiques.

DSC09028

DSC09029 DSC09030

 

L'Anse de la Fausse Monnaie.

L'endroit tient son nom non pas des faux monnayeurs qui y cachaient leur butin mais de son nom latin poétique fausso-mounedo qui signifie "vallon du vent'. C'est qu'autrefois les bateaux marchands mais aussi ceux des pêcheurs venaient s'abriter du vent en cas de fortes tempêtes pour ne pas s'échouer sur les rochers.

DSC09075

DSC09083 DSC09166

DSC09090 DSC09105

 

Deux incontournables !

Difficile de se promener en ville sans les croiser. À gauche il s'agît de la très mellifère lobulaire maritime (Lobularia maritima) qui possède un doux parfum sucré de propolis. À on peut voir une délicate morelle noire (Solanum nigrum). Toxique, la belle est dans certaines pays cuisinée. Elle aime les bords de chemins, les éboulis et ne craint pas les zones polluées ou bétonnées. C'est une cousine des pommes de terre et de la belladone. 

DSC09120 DSC09127

 

Le mot de la fin.

 J'espère vous avoir donné l'envie de visiter ce parc qui ma foi, est très sympa. Il a l'avantage de présenter de nombreux végétaux typiques de la région, un bel architecture mais aussi d'avoir une aire de jeux pour enfants, ce qui permet à toute la famille de profiter de son cadre dépaysant. La promenade peut par la suite se prolonger par le Corniche Kennedy pour profiter de la mer, des fleurs qui poussent à même la roche et du départ des bateaux. 

DSC09061 DSC09129