lundi 11 avril 2016

Plantes et oiseaux du bord de mer #2.

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Retour sur les traces des oiseaux et des plantes que l'on peut observer aux abords de Marseille, que ça soit dans les parcs ou les Calanques. Cette fois ci nous sommes partis longer l'Huveaune, rivière prenant sa source dans la Sainte Baume. Très polluée par les déchets ménagers (même si les eaux sont traitées), elle attire un grand nombre d'animaux et il n'y est pas rare de croiser des ragondins, des goélands et des poissons de belle taille.

 

Le chardon Marie (Silybum marianum).

On raconte que les jolies tâches blanches de ce chardon seraient dues à une goutte de lait tombée du sein de la Vierge Marie. C'est aussi de là, selon la légende, que la plante tirerait ses nombreuses vertus. On l'employait et on l'emploie encore pour soigner les troubles hépatiques et biliaires ainsi que les troubles digestifs dûs à un dysfonctionnement du foie. On peut la consommer comme légume une fois les nombreuses épines retirées. 

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L'ail de Naples (Allium neapolitanum).

On le trouve partout en ce moment et pour cause, c'est à l'origine une plante méditerranéenne qui fleurit jusqu'à juin. Ses feuilles plates et ses fleurs blanches en grappes ne dégagent qu'une faible odeur d'ail. Il est employé comme plante d'ornement car il ne nécessite peu voir pas d'entretien et se maintient bien d'une année à l'autre. On peut cuisiner ses feuilles mais il vaut mieux lui préférer des espèces plus consistantes et parfumées.

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Le pouillot véloce (Phylloscopus collybita).

C'est un petit oiseau chanteur peu farouche qui aime passer l'hiver au chaud sur le pourtour du bassin méditerranéen (il est présent en Afrique et en Eurasie). Bien qu'il se nourrisse occasionnellement de fruits, il est avant tout amateur d'insectes qu'il trouve en sautant de branche en branche. Parmi les pousses de fusain d'Europe (Euonymus europaeus) et les tiges de maceron (Smyrnium olusatrum) il trouve sans mal ses proies. 

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Les érables (Acer).

Il existe un grand nombre d'espèces d'érables (plus d'une centaine). Certains sont connus pour leur fleuraison atypique parfumée, d'autres pour leur sève qui après traitement se transforme en sirop d'érable. On le rencontre en Europe, en Amérique du Nord et dans l'Est de l'Asie ainsi que dans les abords de l'Himalaya.

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Le maceron (Smyrnium olusatrum).

C'est un légume oublié très parfumé. il aime bien les bords de mer et les zones au climat océanique. Il a été peu à peu remplacé par le céleri qui est plus simple à cultivé et qui possède un goût très similaire. Il était très rependu au Moyen Âge. Ses graines pouvaient entre dans la confection de liqueurs ou de pâtisseries.

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L'araujia porte-soie (Araujia sericifera).

Cette plante invasive porte aussi le nom de plante cruelle. La belle venue d'orient à tendance à être la dernière demeure pour de nombreux papillons indigènes. Ceux-ci se coincent souvent la trompe dans les fleurs en voulant butiner et y restent prisonniers. Ils sont alors soit dévorés par des prédateurs, soit ils y meurent de faim.

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La perruche à collier (Psittacula krameri).

 Cette perruche originaire d'Asie et d'Afrique c'est échappée des animaleries dans la nature. On en trouve désormais dans certaines grandes villes du Sud de la France mais aussi à Londres et bien ailleurs (Allemange, Espagne, Amérique du Nord etc.). Elle s'est bien acclimaté à ce nouveau territoire et chasse peu à peu les espèces d'oiseaux indigènes en leur faisant concurrence pour le nourriture et les lieux de nidification.

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Depuis ce fil électrique, cette perruche peut dîner en surveillant ses congénères envieux.

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Les graines des cônes d'un cyprès (Cupressus) sont un excellent repas pour ces oiseaux.

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Les fumeterres (Fumaria).

 Pour ce genre il y a là aussi beaucoup d'espèces. Ce sont d'étroits cousins des coquelicots et des pavots. Certains d'entre eux étaient utilisés en médecine populaire bien que toxiques. Leur identification est peu aisée (voire pas du tout) et souvent, seul l'examen des graines permet de savoir à quelle espèce on a à faire.

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Le coquelicot (Papaver rhoeas).

 Quand on parle du loup ! Il n'est pas toujours simple de le distinguer de la douzaine d'espèces que l'on trouve sur le sol français. Il est très sensible aux sols pollués, aux pesticides et au travail mécanique de la terre. Le rencontrer au coeur de Marseille, sur le chemin de promenade fraîchement aménagé, fait vraiment plaisir à voir.

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Certains apprécient les infusions rouge à base de pétales de coquelicot (avec d'autres fleurs).

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Les clématites (Clematis).

On en trouve plusieurs espèces en France mais ici il s'agit d'une espèce échappée d'un jardin qui se plaît sur une barrière qui surplombe l'Huveaune. Les clématites sont des renoculacées comme les anémones et le boutons d'or. Elles peuvent au contact de la peau entraîner des dermites et des irritations des muqueuses.

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L'orge des rats (Hordeum murinum).

 C'est un orge sauvage très ancien qui semble-t-il ,a été consommé par les hommes au néolithique. Ses grains sont petits mais peuvent tout de même se moudre. La farine, que l'on en tire après de nombreux efforts, est de très bonne qualité. Comme la plupart des céréales, c'est une poacée, c'est à dire anciennement une graminée.

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La luzerne arborescente (Medicago arborea).

 J'ai déjà pu vous la présenter dans l'article précédant. Cette invasive (encore !) aime bien les sols légèrement calcaires ce qui pose soucis aux espèces locales des Calanques. Ses fleurs tirent sur le jaune orangé. Il existe également une sous-espèce sauvage aux fleurs jaune citron (Medicago arborea subsp. citrina). 

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Mais à qui est ce nid ?

C'est celui des chenilles processionnaires (Thaumetopoea pityocampa). Elles se nourrissent sur les pins (parfois les sapins et les cèdres) de leurs aiguilles ce qui les affaiblis. Quand leur nid de soie se fait vieux ou qu'il ne leur reste que peu de nourriture, elles quittent leur arbre hôte pour en trouver un nouveau en formant un long serpentin de chenilles se suivant les unes derrière les autres. C'est à ce moment là qu'elles sont le plus vulnérable.

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Le laurier sauce (Laurus nobilis). 

Le mien est tout petit, est pour cause, il ne se fait pas vraiment aux bases températures (parfois - 15°C). De ce fait je ne l'ai jamais vu fleurir. Dans le Sud c'est une toute autre histoire. Là bas les lauriers sauces peuvent atteindre 15 mètres de hauts. Ils offrent une belle floraison parfumée qui attire de nombreuses abeilles.

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Le Rougequeue noir (Phoenicurus ochuros).

 Ce joli mâle a revêtit son plumage nuptial. Ses plumes sont d'un couleur intense pour mieux plaire aux femelles. Il apprécie les zones d'éboulis et les rochers pour nicher mais aussi les bâtiments modernes et les vieilles bâtisses. Nous avons la chance d'en avoir plusieurs couples dans les vieux murs de notre grange.

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La pie bavarde (Pica pica).

 Elle tient son nom de son cri bruyant et répété. Peu farouche il n'est pas difficile de la voir dans les zones peu boisées : campagnes, abords des villes et leurs parcs, lisières des bois. Les pies forment des couples unis pour la vie qui à la période des amours se font la coure. La parade est rythmée par les offrandes du mâle et les battements d'ailes des deux tourtereaux. Un couple reste toute l'année sur son territoire et le défend avec fougue.

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L'amandier (Prunus dulcis).

Il appartient à la famille des pruniers et des cerisiers (Rosacées). Il est dans de nombreuses cultures symbole de la virginité. De ce fait on le trouvait souvent dans les communions, les professions de foie et les mariages. L'amande qu'il produit peut être amère ou douce. Elle est utilisée en médecine, en cosmétique et en cuisine.

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Le choucas des Tours (Coloeus monedula).

 C'est un oiseau vif et intelligent qui vit en groupes importants. Les couples sont fidèles et niches dans les cavités des falaises et des arbres. Parfois ils s'installent dans les clochers et les vieux greniers. C'est un animal omnivore qui mange beaucoup de végétaux mais aussi de temps à autres des insectes et des oisillons.

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La tourterelle turque (Streptopelia decaocto).

Cet oiseau a été introduit il y a une centaine d'année eu Europe et on le trouve désormais en Amérique du Nord. Ces tourterelles sont granivores ce qui explique qu'on la trouve en bon nombre autour des fermes et des silos à grains. Le mâle et la femelle forme un couple pour la vie et se donnent parfois des "baisers".

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La mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus).

 Chez cette espèce il n'y a pas de dimorphisme entre le mâle et la femelle. Certains individus ont la tête noire, cela indique qu'ils sont entrés dans la période de reproduction. Les plus jeunes ont la tête partiellement blanche. Là aussi on se trouve face à des oiseaux fidèles qui chaque année vont venir nidifier au même endroit. 

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Les mâles qui sont dans leur deuxième année ont la tête quelque peu "grisée".

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Les individus ne pouvant pas se reproduire ou n'étant pas en âges n'ont qu'une légère tâche noire.

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La bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).

 Cette jolie bergeronnette est une femelle présentant un plumage nuptial. On peut le voir à la tâche grise présente sur sa gorge. Un moyen sûr de reconnaître cette espèce est de regarder les pattes qui pour la bergeronnette des ruisseaux sont rosées. Elle mange des arthropodes aquatiques d'où sa dépendance aux cours d'eau.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

Avec la grande aigrette et le flamand rose il figure parmi les plus grands oiseaux de France. Son vol est impressionnant du fait qu'il possède une envergure de presque 2 mètres. C'est un échassier friand de grenouilles et d'anguilles qui se nourrie aussi de petits rongeurs, de poissons, de crustacés et d'insectes. Il a été pendant de nombreuses années chassé et présenté à la table des rois mais est aujourd'hui complètement protégé.

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Ici il s'agît d'un adulte, on peut en être sûr à la calotte blanche et non grise de sa tête.

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Les hérons cendrés peuvent rester immobiles des heures en attendant de se mettre en chasse.

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Le serin cini (Serinus serinus).

 C'est une des espèces de canari sauvage proche de celle que l'on trouve dans nos animaleries. Il est petit mais donne de la voix. Il est très courant mais se font bien dans son environnement au point que l'on ne remarque pas son beau plumage jaune. Il vît à proximité des hommes dans les parcs et les jardins, souvent en ville.

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Le concombre d'âne (Ecballium elaterium).

C'est une curcubitacées (comme la courge, la pastèque ou le melon) typique des régions méditerranéennes. À maturité les fruits explosent pour rependre leurs graines à plus de 36 km/h. C'est une plante toxique dont le suc est corrosif pour la peau et les muqueuse. La pulpe du fruit ainsi que les tissus sont de violents purgatifs.

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Les petits passereaux (Passeriformes).

 Plus des eux tiers des oiseaux dans le monde sont des passereaux. En France, c'est un tiers des espèces qui sont concernées comme cette mésange bleue (Cyanistes caeruleus). Les passereaux sont de petits oiseaux souvent chanteurs. Le plus gros de tous est le grand corbeau (Corvus corvax) qui peut mesure 69 cm de haut.

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Le tabac glauque (nicotiana glauca).

 Celle-ci aussi n'est pas de chez nous. Elle nous vient directement du Mexique. Dans sa région natale il peut atteindre aisément les 8 mètres de haut. D'ordinaire la floraison a lieu entre avril et novembre. Les fleurs sont butinées par les colibris et les papillons ayant une très longue trompe. C'est aussi une solanacée toxique.

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L'Huveaune.

Pour finir, petite présentation de l'Huveaune, cette jolie rivière bien que polluée que nous avons suivit toute une matinée. Elle apportait autrefois le nom de Ubelka ce qui signifie "dévastatrice". Aujourd'hui elle a été canalisé par les hommes pour ne pas inonder la ville de Marseille qu'elle traverse. Longue d'une cinquantaine de kilomètres elle passe au coeur de plusieurs communes et de deux départements. Sa dernière crue date de 2008.

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Le mot de la fin.

Il ne faut pas aller très loin parfois pour rencontrer un petit bout de nature. Dans la ville les occasions ne sont pas rares de rencontrer de jolies fleurs et des animaux, en particulier des oiseaux. Ceux-ci sont habitués à l'Homme et donc, peu farouches. Cela nous change des oiseaux de Chartreuse beaucoup plus craintifs et donc insaisissables. Le prochain épisode du bord de mer sera dédié aux orchidées de printemps. À très vite.

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mercredi 30 mars 2016

Plantes et oiseaux du bord de mer.

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Voici un gros article qui m'a pris plusieurs jours. Il concentre notre sortie (sous le vent marin) à la découverte des plantes et des oiseaux de Marseille. Nous avons exploré ainsi une partie des parcs, des jardins et un peu de Calanques pour pouvoir mettre la main sur des espèces qui valent le détour. Nous avons eu quelques belles surprises et découvertes des animaux que nous ne pensions pas présents aux abords de la Cité Phocéenne.

 

La Nivéole de printemps (Leucojum vernum).

C'est une jolie plante protégée en Isère et qui mériterait de l'être bien plus dans les autres départements de France. Elle est souvent confondue avec le perce-neige, un proche cousin dont on la différencie par ses pétales non soudés. C'est la plus petite des nivéoles européennes avec une tige qui ne dépasse que rarement 25 centimètres. Ici s'agit ici d'une d'horticole plantée dans un des nombreux parcs de la ville (abords de Borély).

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L'ail de Naples (Allium neapolitanum).

On le trouve partout en ce moment dans le coin et pour cause, c'est à l'origine une plante méditerranéenne qui fleurit jusqu'à juin. Ses feuilles plates et ses fleurs blanches en grappes ne dégagent qu'une faible odeur d'ail. Il est employé comme plante d'ornement car il ne nécessite peu voir pas d'entretien et se maintient bien d'une année à l'autre. On peut cuisiner ses feuilles mais il vaut mieux lui préférer des espèces plus consistantes et parfumées.

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Le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros).

Il s'agit  ici d'une femelle, on la distingue de celle du rouge rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), une espèce aussi très présente dans la région, par l'absence de chamois sur le poitrail. À la place l'oiseau présente une belle nuance gris souris. Il a une longue durée de vie pour un petit oiseau (environ 8 à 10 ans). Pour l'observer de près, le mieux est de faire mine de l'ignorer pour qu'il ne se sente pas importuné. 

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Les rougesqueues noirs sautillent de partout et se déplacent vite, pas simple pour les photos.  

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Les iphéons (Tristagma uniflorum).

 Bien qu'elle ne soit pas un ail, ses feuilles dégagent une légère odeur proche de celui-ci. Cette belle invasive nous vient d'Amérique du Sud et commence à fortement se naturaliser dans la nature sauvage. Elle entre en compétition avec les espèces locales au risque de faire diminuer leurs populations déjà affaiblies.

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Le grand Cormoran (Phalacrocorax carbo).

Voici un bel oiseau. Celui-ci n'aborde pas encore son plumage nuptial (mais ce sera le cas dans un prochain article). Cet oiseau marin aux doigts palmés est un redoutable pêcheur qui plonge inlassablement à la recherche de sa nourriture. Il vit en grandes colonies et passe l'hiver sur les côtes maritimes. On le rencontre en mer comme dans les terres, dans presque tous les pays du monde hormis en Amérique du Sud et à Madagascar.

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Le laurier-tin (Viburnum tinus).

Ce n'est ni un laurier, ni un thym mais une viorne. Il n'est pas comestible ni aromatique comme pourrait laisser penser son nom.  J'ai longtemps cru que c'était un arbuste venu de contrées lointaines pour orner les villes et routes de l'Isère mais il n'en est rien. Il pousse de manière naturelle dans les régions méditerranéennes comme les Calanques et ce n'est que depuis une vingtaine voir une trentaine d'années qu'il est employé pour l'ornementation.

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Certains viornes sauvages peuvent faire 7 mètres de haut pour plus de 3 mètres de large.

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Le bal macabre.

Ce fait m'était connu mais c'est la première fois que j'y assistais et je dois avouer que c'est assez impressionnant. On l'observe chez un bon nombre de batraciens et plus particulièrement ici chez ces deux crapauds communs (Bufo bufo). La femelle sous l'afllux de mâles sévèrement amourachés d'elle a fini par mourir d'épuisement; noyée sous le poids des nombreux prétendants ne voulant pas renoncer à la belle et ses oeufs. 

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Cette photo aurait pu parfaitement illustrer l'image de ce que peut être la danse macabre.

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On voit parfois aussi des grenouilles vertes ou rieuses reproduire le même comportement.

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Un mâle têtu ne veut pas voir l'évidence et se cramponne à la femelle. Avec ses pattes avants, il malaxe son corps pour la faire réagir tandis qu'avec ses pattes arrières il se propulse pour avoir un peu plus de tranquillité. En restant ainsi à la surface il prend le risque de se faire repérer par un oiseau de proie et d'être dévoré.

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Le cadre (mare du parc Camapgne Pastré) reste tout de même magnifique.

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Les asperges sauvages sont sorties.

Qu'elles sont belles les asperges sauvages (Asparagus acutilolius) mais attention, il faut se dépêcher de les ramasser avant qu'elles ne deviennent de petits buissons denses. Néanmoins la cueillette de ces légumes ne doit pas se faire n'importe comment. Dans certaines régions elles se raréfient et sont parfois protégées. La récolte doit donc être raisonnée et il faut faire en sorte de permettre aux populations de rester stables.

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Le jeu des sept différences. 

Alors à votre avis, où se trouvent la luzerne arbustive (Medicago arborea) et la coronille des Calanques (Coronilla valentina glauca) ? La luzerne, une invasive, se trouve à gauche et la coronille indigène à notre territoire à droite. Sous chaque photo vous pouvez trouver une petite indication pour faire la distinction entre les deux. 

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Par la couleur : la luzerne est orangée le plus souvent (mais pas toujours), la coronille est jaune.

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Les fleurs : elles sont nombreuses et en grappes fournies pour la luzerne,
ordonnées et peu abondantes pour la coronille dont 5 à 8 fleurs forment une ombelle.

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La luzerne à maturité va mesurer 2 à 4 m, la coronille entre 50 cm et 1 m, rarement plus.

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La luzerne possède 3 folioles (composants de la feuille), la coronille entre 5 et 7.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

C'est l'arbuste des calanques. On le trouve dans la garrigue sans mal. Ses feuilles et ses graines sont très parfumées et ont de nombreuses vertus. Elles renferment des huiles essentielles et des composants chimiques qui ont un fort pouvoir antifongique. C'est pour ces raisons que depuis plusieurs siècles les hommes les utilisent pour soigner certaines maladies mais aussi pour traiter les cultures et le bois d'ouvrage.

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La prêle (Equisetum).

 Pas facile d'identifier les prêles, avec les tiges stériles et les tiges fertiles le niveau de complexité est augmenté. Pour faire simple il faut regarder les dents de ce que l'on nomme les noeuds (parties noires et blanches) et la forme intérieure de la tige ce qui veut dire la couper, or certaines espèces sont protégées.

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Les entre-noeuds et les noeuds avec leurs jolis motifs sont capitaux dans les identifications.

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Le spartier à feuilles d'ajonc (Spartium junceum).

C'est la seule espèce de son genre. On le confond souvent avec l'ajonc et le genêt en raison de ses fleurs. D'ailleur il porte parfois le nom de faux genêt ou à tort, celui de genêt d'Espagne. Il contient de puissants alcaloïdes toxiques pour l'Homme. Il a été longtemps utilisé par les populations méditerranéennes comme textile, fourrage pour les bêtes, bois de chauffe ou encore comme plante mellifère pour les abeilles.

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La famille des narcisses (Narcissus).

Il existe une multitude de narcisses sauvages et encore bien plus d'ornement. Ceux-ci se trouvent dans le parc Borely de Marseille et forment une véritable marée jaune. On les appelle à trot jonquilles,
ce nom revenant exclusivement à une seule espèce, la jonquille vraie (Narcissus jonquilla).

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Une marée de petites fleurs jaunes de narcisses a envahi le parc ces derniers jours.

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La scabieuse colombaire ornementale (Scabiosa columbaria var.).

Elle diffère de sa consoeur sauvage par sa grande taille et la variété de couleurs que présentent les cultivars. C'est une plante très rustique qui peut résister à des -15°C mais qui a besoin d'un sol frais pour s'épanouir et de soleil. D'ordinaire elle fleurit en mai mais dans le sud avec les fortes températures et le temps tout patraque que nous avons eu ces derniers mois, on peut avoir ce genre de bonnes surprises.

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Le bleuet véritable (Cyanus segetum).

C'est celui qui a gagné peu à peu les jardins et a pu échapper à la disparition. Habitué aux champs, la mécanisation et les produits chimiques ont bien failli avoir raison de lui. Autrefois on en trouvait dans tous les jardins de curés. Il était utilisé une fois infusé comme eau de beauté par les dames (que l'on trouve encore aujourd'hui en magasin) ou comme soin pour les infections des yeux et les irritations des muqueuses.

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Scilla mieschenkoana ?

 Il semblerait que les jardiniers du jardin botanique de Marseille se soient emmêlés les pinceaux dans leur identification. Il y a bien plus à parier que nous nous trouvons en face d'une variété d'ornithogale indigène et non une scille venue du fin fond du Caucase aux couleurs chatoyantes mais introuvables sur le net.

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L'étourneau sanssonet (Sturnus vulgaris).

 De loin on pourrait penser voir un oiseau tranquille et à la couleur noir mais il n'en est rien, surtout en période nuptiale. Son plumage se couvre de reflets irisés ce qui le transforme en boule à facette. Il se déplace en bande plus ou moins importante pour se nourrir. Son chant est très beau et évoque l'arrivée du printemps. Il se compose de gazouillis, de cris, de piaillements et d'imitations d'autres bruits comme celui des téléphones. 

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Le plumage de l'étourneau sanssonnet est remarquable par sa couleurs et ses motifs.

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La rue  (Ruta graveolens) et le bourdon terrestre (Bombus terrestris).

Les bourdons sortent butiner, c'est signe de beau temps. Celui-ci est posé sur un pied de rue officinale dont les fleurs viennent tout juste de s'ouvrir. Cette plante a été très longtemps bannie des jardins, au point de voir la Marie chaussée faire le tour des maisons. Son tort ? être dangereusement toxique mais surtout abortive. On se plait parfois à raconter que l'on en trouvait un pied dans tous les couvents de religieuses. 

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Les bourdons sont de proches cousins des abeilles mais n'ont pas le même système de colonies.

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Les Rhododendrons.

Ils font partie de la même famille que celle des bruyères : les éricacées. Ils sont originaires d'un peu partout dans le monde, on en trouve même quelques espèces indigènes aux Alpes mais ceux de nos jardins viennent bien souvent d'Asie. Appelés aussi azalées, ils aiment généralement les sols acides voire très acides.

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Le tilleul d'appartement (Sparmannia africana).

Cette belle plante vient d'Afrique du Sud. Il nécessite beaucoup de soin en extérieur (peu résistant aux faibles températures) mais se garde bien en pot en intérieur. Exposé dans une pièce fraîche il peut fleurir presque toute l'année. Les fleurs ne durent que quelques jours mais peuvent rester sur la plante plusieurs semaines.

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Le tilleul d'appartement est de la famille des Tillacées tout comme notre tilleul européen.

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La rhodante hosmariense (Rhodanthemum hosmariense).

C'est une plante du vent. En effet elle ne craint pas les fortes brises ni les embruns. Très résistante elle se plait en plein soleil, sur un sol drainant et ne craint pas les -20°C. Il y a débat sur son nom, certains lui préférant celui de "Leucanthemum hosmariense". Ce cultivar nous vient tout droit du Maroc d'où sa résistance.

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On peut les voir fleurir tôt dans l'année, parfois dès le mois de janvier jusqu'à mai-juin.

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Des nids et des oiseaux. 

On a souvent tendance à penser que les nids sont les lieux où dorment les oiseaux mais en réalité c'est là où ils élèvent leurs petits. La plupart d'entre eux passent leur nuitée sur une branche à l'abris dans le feuillage. Pour revenir aux nids, le parc Borely n'en manque pas. Ils sont divers et parfois facilement observables.

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Le buddleja salvvifolia.

 Encore une belle africaine qui a le statut d'endémique là où elle pousse (en particulier au Kenya et au sud de l'Angola). Sa floraison est hivernale et son feuillage vert cendré est persistant. Il est employé en Afrique pour ses propriétés médicinales le plus souvent en infusion ou en décoction mais aussi pour son bois dur et résistant.

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Il mesure 4 à 8 mètres de haut et est utilisé pour la fabrication de cannes à pêche artisanales.

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La tulipe humilis (Tulipa humilis var pulchella).

Elle vient d'Iran et des contrées alentours. Elle se décline en une multitude de variétés issues de l'horticulture comme ici, avec la variété "Pulchella" qui est de petite taille. Elle est arrivée dans les jardins et plus particulièrement chez les collectionneurs au 19e siècle en Europe. Certaines variétés sont blanches, violines avec un coeur jaune ou encore blanches en tirant parfois presque sur le bleu. Elle aime les sols rocailleux.

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Le ricin commun (Ricinus communis).

Cette plante exotique était associée au Moyen Âge à la magie noire. Très toxique, on en tire un violent poison et une huile essentielle utilisée pour la médecine et les soins (parfois mortelle si mal utilisée). Elle peut atteindre plus de 10 mètres de haut sous les tropiques. On la reconnait à ses feuilles atypiques qui se teintent de rouges. Les fleurs femelles poussent sur le haut de la plante, les fleurs mâles sur le bas.

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Le goéland leucophée (Larus michahellis).

Il est depuis peu séparé du goéland argenté. On différencie les deux espèces surtout en période internuptiale, quand les mâles et les femelles ne sont pas en période de parade nuptiale. Chez le goéland argenté les adultes ont sur la tête un plumage tacheté de brun alors que les goélands leucophés restent d'un blanc immaculé. Nombreux à Marseille, ils remontent dans les terres en suivant les cours d'eau et les décharges.

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Le martin pêcheur (Alcedo atthis).

Quel plaisir d'observer de prêt cet oiseau qui d'ordinaire se montre timide. Et quel autre plaisir de le voir plonger et remonter sa prise puis l'engloutir (vous trouverez bientôt la vidéo sur le youtube de la Renarde). Pour assommer un poisson ou un crabe, le martin pêcheur le secoue violemment et le frappe contre une branche avec son bec puissant. On le rencontre d'ordinaire dans les eaux pures et poissonneuses à l'abri du vent et des vagues.

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Son plumage bleu métallisé le rend presque invisible quand il vole au dessus de l'eau.

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L'acrobranche du parc Campagne Pastré.

Bien que ces jours soient comptés (malheureusement), on peut encore profiter du parc de Campagne Pastré et de son acrobranche. Celui-ci a l'avantage de faire découvrir la forêt de grands pins qui s'y trouve et qui abrite de très nombreux oiseaux ainsi qu'une ribambelle d'écureuils. Il est accessible à tous et cela, dès l'âge de 5 ans.

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On se sent vite petit au milieu de ces immenses arbres qui parfois sont centenaires.

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La pie bavarde (Pica pica).

 Elle a la réputation d'aimer voler tout ce qui brille. Son plumage blanc et noir et ses cris bruyants permettent de l'identifier sans mal. Sur ses ailes et sa queue, des plumes irisées bleu-vert permettent de la voir à travers le feuillage grâce à leurs reflets. On la rencontre un peu partout, en ville comme en campagne dans les jardins, les forêts claires et les prairies entourés d'arbres. Cette opportuniste se nourrit surtout de graines et d'insectes.

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Elle est encore considérée comme nuisible dans bien des endroits et chassée.

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Le ragondin (Myocastor coypus).

Originaire d'Amérique du Sud, quelques individus se sont échappés dans la nature d'élevages à fourrure. Depuis on le rencontre un peu partout en France où il cause bien des torts à la faune et à la flore mais aussi aux berges par ses terriers qui provoquent un effondrement des berges. Dans certains départements il est piégé et vendu aux restaurateurs où il est proposé sur la carte. On peut le présenter en ragoût, en civet ou en terrine.

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 Le maceron (Smyrnium olusatrum).

On le trouve un peu de partout en ce moment, là ou en ville on peut voir des pelouses et des friches herbeuses. C'est une plante aromatique présente en méditerranée qui a été utilisée et qui l'est encore comme légume "oublié" en salade (jeunes pousses), dans les soupes (feuilles) et comme condiment (graines et fleurs).

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L'hellébore Corse (Helleborus argutifolius).

Celle que l'on rencontre dans les parcs et jardins est souvent un peu différente et pour cause, elle vient tout droit des serres des horticulteurs. Néanmoins cela ne lui retire pas son charme. Dans son milieu elle est endémique, c'est à dire qu'elle ne pousse que dans un petit périmètre, à savoir la Corse et la Sardaigne.

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L'absinthe (Artemisia absinthium).

Voilà une vieille célébrité. C'est grâce à elle que les artistes du 18eme et surtout du 19eme ont pu être inspirés par la petite fée verte. L'alcool d'absinthe, du même nom, est une liqueur verte et sirupeuse qui a fait bien tourner des têtes. Aujourd'hui on en trouve de nouveau dans le commerce mais on est loin de la recette originale qui avait tendance à faire avorter et à rendre fou les consommateurs en raison de sa concentration en méthanol.

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Les romanciers et artistes appelaient l'absinthe la fée verte en raison de sa couleur.

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Le lézard des murailles (Podarcis muralis).

Protégé en Europe, on le trouve aujourd'hui en Amérique du Nord où il pourrait s'avérer être invasif. Il aime se prélasser et chasser sur les vieux murs ensoleillés, dans les côtes abruptes et rocheuses ou encore dans les gros tas de pierres. Les mâles à la saison des amours présentent un beau ventre de couleur orange vif.  

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 Les carpes Koï (Cyprinus carpio).

 Elles sont à l'origine issues de la carpe commune qui vit dans les rizières. Poissons de collections, certains individus peuvent valoir plus d'un million d'euros. On trouve énormément de fermes en Asie où les plus réputées aiment faire des démonstrations avec leurs champions. En fonction de la couleur de sa robe, de l'implantation des tâches et de la taille, chaque poisson aura un nom bien défini comme chez les chevaux.

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Dans le bassin du jardin ethnobotanique de Marseille on peut observer de nombreuses carpes Koï.

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Les plus gros poissons viennent à la surface prendre un peu d'air ou voir s'il y a à manger.

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Le daphné odorant (Daphne odora).

 Cet arbuste chinois ressemble beaucoup aux espèces européennes. Sa floraison est très odorante et a lieu en hiver. Son parfum est associé à de nombreuses senteurs mais c'est avant tout les odeurs de clou de girofle et de jasmin qui dominent. Cependant attention aux baies, bien que chatoyantes elles sont mortelles.

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On le rencontre souvent dans les jardins chinois de moyenne et haute altitude.

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L'Arbutus X andrachnoides.

C'est un grand arbuste qui appartient aux argousiers. Il existe depuis les années 1800 et se reconnait très facilement à son écorce colorée qui part en lambeaux ainsi qu'à ses jeunes pousses rougissantes. Lui aussi présente une floraison hivernale et a l'avantage de ne demander que peut si ce n'est aucun soin.

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L'aralia du Japon (Fatsia japonica).

Dans le jardin japonais du jardin ethnobotanique de Marseille (parc Borely), on peut aussi trouver cette petite merveille dont je n'avais pu trouver le nom la première fois où je l'ai rencontré à Nice. Dans son environnement naturel il pousse sur les bords côtiers du Japon et de la Corée du Sud. Il se multiplie assez facilement.

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La bourrache officinale (Borago officinalis).

C'est une plante que l'on trouve dans la cuisine du sud, en particulier en Italie où les ravioles à la bourrache au beurre de sauge font fureur. Néanmoins elle est hépatotoxique ce qui implique qu'il faut en consommer très modérément. Les fleurs ont un goût très marqué et surprenant d'huître ce qui ne va pas pour me déplaire.

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Les fleurs de la bourrache sont d'un bleu éclatant mais peuvent être aussi blanches.

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La corneille noire (Corus corone).

C'est un oiseau assez timide que l'on rencontre dans les zones peu touffues, riches en pelouses arides et en bosquets ou dans les estuaires. On le confond avec les corbeaux qui sont bien plus gros, souvent en groupe et bavards. Les corneilles noires vivent seules ou en couples et défendent avec acharnement leur territoire.

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C'est quand la lumière est faible et les visiteurs peu nombreux que l'on peut voir les conreilles.

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La mer Méditerranée.

On peut facilement passer plusieurs jours à Marseille sans la voir et sans penser à elle mais l'odeur du sel, les goélands et le mistral finissent toujours par nous la rappeler. Bien qu'elle soit une petite mer comme on le dit parfois, elle possède une faune et une flore incroyable qui forment de vastes écosystèmes complexes et variés.

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Le goéland leucophée ne craint pas de faire des acrobaties au dessus de la mer déchaînée.

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La mer est d'un bleu superbe mais il est encore un peu tôt pour aller s'y baigner.

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Le muscari à grappe (Muscari neglectum).

C'est une fleur de printemps qui peut atteindre de belles dimensions. On le trouve presque partout en France. Il possède des feuilles fines et élancées ainsi qu'une jolie grappe de fleurs bleues qui présente souvent un dégradé. Fait surprenant, la plupart des fleurs sont stériles et ne font qu'attirer les insectes pollinisateurs. 

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Le moineau domestique (Passer domesticus).

J'adore cet oiseau qui est de moins en moins commun dans nos villes et nos campagnes. Très intelligent il vit en groupes très structurés où des éclaireurs, des vigiles et des "récolteurs" se partagent tour à tour le travail. On peut voir les parents nourrir leurs petits dans des nids fait sous les toits et dans les murs. 

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Le mot de la fin.

Avec le retour des beaux jours et nos nouveaux appareils photos, nous avons pu nous régaler. Il y a des oiseaux en abondance et de très nombreuses plantes commencent à fleurir, c'est le paradis ! Autre belle surprise, sur un marché d'antiquaires nous avons pu trouver un vendeur de cartes anciennes, autant vous dire que nous avons fait une véritable razzia. Bref c'est le printemps et ça fait le plus grand bien. Vivement les sorties en forêt.

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mardi 15 mars 2016

Plantes médicinales de Marseille.

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 On ne le dirait pas à première vue mais Marseille est liée de par son passé aux plantes médicinales. Cela vient en partie de son statut de port qui depuis ses débuts reçoit les marchandises exotiques et précieuses du monde entier et de ce fait, les précieuses plantes pour soigner. Aujourd'hui les plantes médicinales sont de nouveau sur le devant de la scène. Entre science, nécessité et effet de mode, il est devenu courant de se les procurer.

 

L'herboristerie du Père Blaize.

Crée en 1815, cette herboristerie a été fondée par un certain Père Blaize (à ne pas confondre avec le père Blaize de Kaamelott) dont on ne sait que peut de chose (il aurait été guérisseur quelque part dans les montagnes de Haute Provence). Dans les innombrables tiroirs, on trouve une grande diversité de plantes médicinales entières, en poudre ou en morceaux destinées à soigner les malades ou à les accompagner vers la guérison.

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Après avoir connue 6 générations continues, l'herboristerie du Père Blaize a été revendu. 

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L'empreur, une institution.

 Il s'agît de la plus ancienne quincaillerie de France (fondée en 1827). C'est une entreprise familiale. Si aujourd'hui elle attire les foules pour les produits rétros et "authentiques" que l'on y trouve, on s'y rendait autrefois pour sa droguerie et les différents produits naturels qu'elle proposait. Fioles, pots et boacaux, éponges naturelles mais aussi bonbons pour les maux d'estomacs et sirops contre la fièvre et les rages des dents y étaient proposés. 

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Le kit parfois pour aller pique-niquer et ramener le fruit de sa récolte dans la garrigue marseillaise.

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Le Fort Saint Jean et le jardin des migrations.

Au Fort Saint Jean, on peut trouver un très beau jardin retraçant les plantes qui ont accompagnées les hommes tout au long de leur périple autour de la méditerranée. La plupart de ces plantes sont comestibles et/ou médicinales. C'est un bonne endroit pour s'entrainer à les reconnaître et pour apprendre leur histoire.

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Le jardin des migrations donnent vue sur la mer. Une délicieuse odeur s'en dégage tout au long de l'année.

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Le MuCEM et l'histoire des plantes.

Pour comprendre un peu mieux les plantes médicinales, le MuCEM attenant au fort est un très bon musée qui retrace l'histoire des peuples de la Méditerranée. De nombreuses expositions, conférences, projections et ateliers sont proposées en ces lieux sur ce thème ou sur des sujets se rattachant à celui-ci. 

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Notre Dame de la Garde et son jardin.

En contre bas de l'édfice se trouve un jardin qui serpente le long de la paroi rocheuse. Bien qu'il ne soit pas exclusivement destiné aux plantes médicinales, on y rencontre beaucoup d'espèces locales ayant ce statut. On peut ainsi citer le romarin commun (Rosmarinus officinalis) ou le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

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Le mot de la fin.

P1070082La mode (pour ne pas dire le business) du "tout naturel" me pousse souvent à me méfier des remèdes dits naturels. Néanmoins l'étude de l'histoire des plantes médicinales (cette discipline se nomme l'ethnobotanique) me passionne. Celle-ci est riche, elle est à mon sens essentielle pour comprendre l'histoire de l'Europe, des peuples et de nos pratiques passées mais aussi moderne pour tout ce qui touche à notre santé et au "bien être", bien loin des charlatans et des potions miracles. 

mardi 8 mars 2016

Orchidées d'ailleurs et de chez nous.

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Du 12 au 14 février se tenait à Bouc-Bel-Air le 9ème salon international des orchidées & Co : Orchiday's. Pour tout vous avouer, nous avons été un peu déçu. Pour un salon qui se veut international il y avait peu de stands et le lieu d'exposition n'était pas très accueillant. Néanmoins nous avons pu voir quelques espèces incroyables. Pour une partie de cet article j'ai pu profiter des photos de mon bien aimé et je trouve que le résultat est réussi.

 

Quelques mots sur le salon.

On pouvait lors de ce week-end rencontrer 19 exposants spécialisés en orchidées et venus des quatre coins de la France mais aussi du Brésil, d'Italie, de Belgique ou encore d'Allemange. Les stands étaient très beaux, parfois kistchs, mais riches en espèces végétales rares et colorées. J'ai eu un gros coup de coeur pour la Phalaenopsis 'Mini Mark', une belle orchidée blanche au label orange et aux pétales tachetés de la même couleur.

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Le vaniller (Vanilla).

Il existe plusieurs espèces d'orchidées pour produire de la vanille. La principale est la Vanilla planifolia. Ce vaniller pousse au Mexique et est cultivé  partout où les conditions climatiques le permettent, à savoir, dans des régions tropicales et subtropicales entre 20 et 30°C. La plupart du temps la fécondation des fleurs est faite à la main car les insectes polinisateurs et associés à la plante (Melipona sp.) ne se trouvent qu'en Amérique du Sud.

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Orchidées du monde.

Les orchidées sont regroupées sous la famille des Orchidaceae. On en compte 25 à 30 milles espèces. Elles représentent 1/20 des espèces végétales dans le monde. En France métropolitaine on compte 120 à 168 espèces d'orchidées sauvages en fonction des auteurs et des dernières découvertes. Il  semblerait que les premières d'entre elles soient apparus il y a 20 millions d'années, soit 45 millions après l'extinction des dinosaures.

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Le faux patchouli (Tetradenia riparia).

Cet arbuste africain est utilisé dans la pharmacopée de certains pays du continent noir pour soigner divers maux liés aux migraines et aux infections par ses feuilles odorantes riches en composés chimiques. Il peut mesurer 6 mètres de haut. Sensible au froid, il est souvent cultivé en Europe comme plante ornementale d'intérieur.

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L'art du Bonsaï.

 Allant de pair avec le salon, un très beau stand sur les bonsaïs a été présenté. Il s'agît d'une méthode de taille élevée au rend d'art en Asie (Japon/Chine). Les arbustes et arbres (If, romarin, hêtres, pommier etc.) sont constamment taillés. Les racines sont raccourcies, les branches ligaturées et le feuillage retiré par endroit avec attention. On obtient ainsi des arbres nains vieux de plusieurs dizaines voire centaines d'années.

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Le mot Bonsaï signifie "plateau"et "culture". La culture d'arbres en pot date d'environs 4000 ans.

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Et dans la nature ?

 Ce qui m'a un peu chagriné lors de ce salon, c'est de voir à la sortie de celui-ci les visiteurs ne pas prêter attention aux orchidées sauvages se trouvant à quelques mètres d'eux en grand nombre. Bien que très belles, les orchidées exotiques ne font pas le poids face à nos orchidées sauvages mais ce n'est là que mon avis. 

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L'ophrys de Forestier (Ophrys forestieri).

Bien que discrète, elle vaut le coup d'oeil. Elle est parfois classée comme sous-espèce de l'ophrys brun (Ophrys fusca) dont la liste des sous-groupes et sous-espèces n'en finit pas de s'allonger. C'est le premier des Ophrys à fleurir (dès février) et on le rencontre assez facilement, en particulier dans le sud de la France.

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On voit bieb sur le long du label l'absence d'un sillon marqué propre à l'ophrys funèbre (Ophrys funera).

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L'Orpin âcre (Sedum acre).

 On le nomme aussi poivre des murailles en raison de son goût. Bien que parfois consommé cru ou cuit, il s'avère être très irritant pour une partie des gens qui le manipulent, en particulier au niveau des muqueuses et de la peau. Il aime les éboulis où on le rencontre souvent mais aussi les murets et les toits des maisons.

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Ci-dessous son cousin, l'orpin de Nice (Sedum sediforme) aux feuilles plus charunes et plus pointues.

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L'euphorbe réveil-matin (Euphorbia helioscopia).

C'est une plante qui tient son nom du fait qu'aux premiers rayons de soleil, elle déploie son ombelle (partie végétale qui regroupe les fleurs et parfois des feuilles) là où se trouve le soleil et va le suivre à la manière des tournesols. Son latex toxique est parfois porté à la bouche par mégarde quand la plante est cueillie.

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L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

Cet un ajonc qui fleurit très tôt dans l'année, d'ordinaire dès janvier (mais cette année il l'était déjà en décembre). Il ne dépasse que rarement 1 mètre 50. Ses rameaux denses et nombreux comportent des rangés de longues épines pointues et légèrement recourbées pour se protéger des prédateurs potentiels qui peuvent se nourrir de ses branches. Ses fleurs jaunes sont typiques des fabacées car elles présentent une symétrie bilatérale.

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Le muscaris à grappe (Muscrais neglectum).

On le trouve un peu partout en France. Ce muscaris se reconnaît aux fleurs de son sommet qui sont d'un bleu plus clair. C'est l'une des premières fleurs du printemps que l'on remarque aisément en raison de sa couleur et du fait que peu d'autres plantes présentent des caractères similaires. Il a un parfum subtile de musc.

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L'orchis géant (Himantoglossum Robertianum).

Cette orchidée que l'on trouve dans une partie sud de la France et de préférence dans les département proches de la Méditerranée porte de nombreux noms. Ainsi on la nomme orchis géant, orchis à longues bractées, Barlie, orchis de Robert ou Barlie de Robert. C'est l'une des premières orchidées à fleurir de l'année. C'est après plusieurs années de protection et de sensibilisation du public que les effectifs de celle-ci ont pû se reformer.

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L'orchis géant est aujourd'hui devenu l'une des orchidées les plus présentes sur le territoire français.

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Ses fleurs imposantes pour une orchidées terrestre européenne sont reconnaissables à leur grand label à quatre côtés, leur couleur rose tirant à la fois sur le blanc et le vert, leurs tépales et leur faible parfum. Pour la rencontrer il suffit d'aller sur les bords de route, dans les talus et les friches bien ensoleillés et au sol de composition argileuse et pauvre en nutriments. Avec sa grande taille (30 à 60 cm) il est difficile de ne pas la remarquer. 

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Parfois, certains individus présentent des fleurs presque blanches. On parle alors d'albinisme partiel.

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Pour débuter sur l'identification des orchidées, l'orchis géant est un candidat tout trouvé. En effet les différents éléments composants les fleurs peuvent facilement s'étudier car leur taille massive les rendent bien observables. Actuellement cette orchidée bénéficie du statu LC (préoccupation mineure) par la réglementation européenne. Celle-ci indique que la population de cette espèce est conséquente et peu menacée. 

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Rosette et orchidée.

Les rosettes sont les jeunes feuilles d'une plante qui commencent à sortir de terre et qui s'étallent au sol en formant un cercle plus ou moins régulier. Chez les orchidées elles sont parfois étudiées pour connaître l'espèce ou du moins le type d'orchidée dont la fleur doit faire son apparition en temps voulu. Ici elle me reste inconnue, il faudra donc suivre son évolution ou revenir aux alentours de avril-mai pour connaître son nom.

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L'amandier (Prunus amygdalus).

Malgré les gelées sur les monts provençaux, l'amandier a débuté sa floraison et cela, depuis décembre dans certaines régions. Dans le bassin méditerranéen il possède une symbolique forte qui le rattache à la pureté de la virginité mais aussi au mariage et en particulier à la robe des mariées. On l'utilise massivement dans les zones où le sol est pauvre en nutriments et est riche en pierres. Son huile et son fruit sont excellents.

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Les plantes de la garrigue.

La guarrigue est typique des sols calcaires du bassin méditerranéen. On y rencontre un grand nombre de plantes très denses et de taille réduite pour mieux résister aux vents violents, au feu et au manque d'eau. Si aujourd'hui on y trouve de petits animaux, en particulier des reptiles, des insectes et des oiseaux, elle était autrefois riche en animaux de taille imposante. Les troupeaux de chèvres menés par les bergers venaient y paître.

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Le mot de la fin.

Cette sortie a été une belle occasion de fêter la Saint Valentin en amoureux. En effet, quoi de mieux que des fleurs pour ce jour si particulier ? L'exposition a été bien sympathique mais la rencontre avec les deux magnifiques orchidées sauvages que sont l'ophrys de Forestier et l'orchis géant a été bien plus intense et il y a fort à parier qu'il sera toujours possible de les rencontrer aux prochaines expéditions et cela jusqu'à fin avril.

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vendredi 26 février 2016

Le Parc Valmer.

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Cette semaine nous continuons notre tour d'horizon des parcs marseillais avec celui de la Grande Corniche : le parc Valmer. Son nom actuel est une contraction de l'ancien et poétique nom qu'il portait : Vague à la mer. En son centre trône une imposante villa. Tout comme le parc, elle appartenait au richissime Charles Gonelle, un négociant qui fît affaire dans les années 1800 autour de Marseille après avoir débarqué de Sologne.  

 

L'asperge ornementale (Asparagus densiflorus Sprengeri).

 Ce sont des plantes un peu frileuses que l'on rencontre depuis les années 80 dans les jardins au Sud, dans les maisons au Nord. Ses tiges couvertes d'un semblant de feuilles et parfois de fleurs blanches ou rosées peuvent atteindre 90 cm à 1 mètre 80. Elle est originaire d'Afrique du Sud ce qui explique qu'elle soit gourmande en eau. La sève, les fruits et la palnte dans son ensemble sont toxiques et même irritants voire dangereux pour la peau.

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Le cotonéastre laiteux (cotoneaster lacteus).

 Ce cotoneaster nous vient des provinces escarpées du sud-ouest de la Chine. Il est peu difficile et s'accomode très bien de tout les types de sols au point de s'être naturalisé dans de nombreux pays d'Amérique et d'Europe et d'être aujourd'hui inscrit par endroit sur la liste noire des exotiques envahissantes (nommées autrefois invasives).

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Cette  espèce méditerranéenne regroupe un grand nombre incalculable de sous-espèces. C'est par le "papa" des schtroumpfs, Pierre Culliford, qu'elle a été popularisée. En effet, elle est la nourriture principale de ces peut être bleues. Dans les faits, elle est toxique et irritante pour nous simples humains mais reste également en médecine populaire une plante médicinale à utiliser avec précaution et a qui on prête de très nombreuses vertus. 

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À la découverte du parc.

 À la belle saison, il est très prisé des couples fraîchement mariés ce qui encombre quelques peu les voies de la Corniche (pour en savoir plus sur celle-ci petit rappel ICI). Il se dessine sur plusieurs plans et permet à la fois d'avoir une vue superbe sur la mer mais aussi, de se trouver par moments dans un cocon de verdure qui isole du bruit et des odeurs de la vilel ce qui est fort agréable. Les palmiers achèvent de lui donner un côté exotique.

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Le chêne vert (Quercus ilex).

 Il est parfois confondu avec le houx car le bord de ses feuilles est denté. Il est typique de la région et donne aux forêts et aux garrigues un aspect dense de par son feuille abondant et persistant. On l'utilise pour reboiser les zones incendiées ou à risque d'incendie car il résiste très bien au feu. Il est aussi l'ami du truficulteur qui l'emploi pour faire pousser la truffe noire (Tuber mealosporum). C'est de ses glands que les porcs Corses se nourrissent.

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La famille des palmiers (Arecaceae) et les monocotylédones.

 Les palmiers sont des herbes géantes et non des arbres comme on le pense souvent. Avec les orchidées, les graminées ou encore les joncs ils partagent  autre un point commun : ils sont monocotylédones, c'est à dire que la toute première pousse qu'ils développent en sortant de terre n'a qu'une seule feuille. À à la liste des monocotylédones on peut ajouter les bananiers, les aulx, les narcisses, les agaves ou encore les jacinthes.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

 C'est un petit arbuste du maquis méditerranéen. Sous Pline l'Ancien il était utilisé de mille et unes façons et bien que dans certains cas ses vertus soient reconnues, d'en d'autres il était complètement inefficace contre le mal, notamment pour soigner la dysenterie et les problèmes de couches. Il était apprécié par exemple pour les bains de bouche mais aussi pour fiare tenir les faux cils ou encore pour soigner le rhume et les maux de ventre.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

C'est l'olivier cultivé, issu de l'olivier sauvage (Olea europaee). On ne compte plus le nombre d'oliviers cultivés issus de l'espèce sauvage et qui aujourd'hui ornent les jardins ou sont disposés en longues rangés dans les champs. On trouve néanmoins encore des arbres sauvages dans la garrigue. Leurs fruits et leur tronc sont plus petits et leurs feuilles plus larges. En moyenne, 104 kilos d'olives sont collectées dans le monde par secondes.

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Les chênes (Quercus).

 On les rencontre dans l'Hémisphère Nord jusqu'à de très hautes latitudes, aussi bien en Asie, en Amérique qu'en Europe. Chez nous, les forêts de chênes sont assez jeunes. En effet les glaciations qu'a connue cette région du monde au cours des derniers millénaires a entraîné des vagues successives de ces arbres du sud vers le nord et inversement. C'est grâce aux pollens fossilisés qu'il est possible de retracer leur parcours sur le territoire.

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Le figuier (Ficus carica).

 C'est le seul figuier européen. Depuis l'antiquité et même bien avant il est cultivé en Méditerranée et en Asie. Il a fait la richesse et la grandeur de nombreuses cités. En effet autrefois ses fruits étaient prisés au même titre que les dattes. Ceux ci se conservent longtemps séchés, sont riches en sucre et en énergie et peuvent se récolter toute l'année. Le figuier a aussi pour avantage de pousser un peu partout et de nécissité que peu de soins.

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L'aristoloche clématite (Aristolochia clematitis).

 Il était courant dans rencontrer dans les jardins de curés. Elle était utilisée pour soigner ce que l'on appel parfois les maux de la vieillesse et bien d'autres troubles encore. Néanmoins c'est une plante très toxique qui entraîne des avortements, des hémorragies, des vomissements, des diarrhées et dans le pire des cas, le coma. Voila traitement qui pouvait se montrer en bien des occasions pire que le mal dont étaient atteints les malades.

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Un cadre idyllique ?

À première vue l'endroit semble splendide, et il l'est. Végétation luxoriante, sentiers calmes, roulis de la mer et chants d'oiseaux ... difficile de demander mieux. Pourtant quand on se penche sur les belles plantes qui y poussent il y a de quoi faire grise mine. Une grande partie de celles-ci sont des invavises appelées également "exotiques envahissantes". Elles mettent en péril les espèces indigènes et contribuent à leur disparition.

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Filaire ? Nerprun ? Mystère.

 J'ai encore du mal avec certaines espèces méditerranéennes, rares ou ornementales. Ici je suis un peu perdue, la plante tient plus de la filaire mais s'en différencie également. Peut être avons nous à faire à une plante venue d'un autre continent comme bien d'autres présentes dans le parc. Attendons la floraison pour savoir.

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La marguerite de Paris (Argyranthemum frutescen).

 Elle porte bien mal son nom car elle nous vient directement des Îles Canaries ! Elles peuvent être jaunes, roses, blanches ou même rouges. Elles résistent très mal aux gelées même si elles supportent un petit -3°C de temps à autre. Elles se plaisent dans les zones proches de la mer, ensoleillées et chaudes. Elle sont peu exigeantes si explique l'explosion de leur vente dans les jardineries et leur abondance dans les espaces publiques.

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L'Anse de la Fausse Monnaie.

L'endroit tient son nom non pas des faux monnayeurs qui y cachaient leur butin mais de son nom latin poétique fausso-mounedo qui signifie "vallon du vent'. C'est qu'autrefois les bateaux marchands mais aussi ceux des pêcheurs venaient s'abriter du vent en cas de fortes tempêtes pour ne pas s'échouer sur les rochers.

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Deux incontournables !

Difficile de se promener en ville sans les croiser. À gauche il s'agît de la très mellifère lobulaire maritime (Lobularia maritima) qui possède un doux parfum sucré de propolis. À on peut voir une délicate morelle noire (Solanum nigrum). Toxique, la belle est dans certaines pays cuisinée. Elle aime les bords de chemins, les éboulis et ne craint pas les zones polluées ou bétonnées. C'est une cousine des pommes de terre et de la belladone. 

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Le mot de la fin.

 J'espère vous avoir donné l'envie de visiter ce parc qui ma foi, est très sympa. Il a l'avantage de présenter de nombreux végétaux typiques de la région, un bel architecture mais aussi d'avoir une aire de jeux pour enfants, ce qui permet à toute la famille de profiter de son cadre dépaysant. La promenade peut par la suite se prolonger par le Corniche Kennedy pour profiter de la mer, des fleurs qui poussent à même la roche et du départ des bateaux. 

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mardi 23 février 2016

Quelques minutes de Nature : Marseille, ville nature.

 Pour tordre un peu le cou aux idées reçus, pour montrer un autre visage de Marseille en hiver et enfin, pour partager avec vous mon quotidien, voici quelques images qui font de cette ville l'une des plus belles de France. Au programme : du bon manger, quelques magnifiques paysages et surtout, une jolie découverte de la mer Méditerranée sans oublier un fabuleux patrimoine historique et architectural. Bonne visite ! 

lundi 25 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 8.

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 La Calanque Sugiton fait partie d'une ensemble de Calanques accessibles depuis l'université de Luminy. Il est possible d'arriver par son entrée en transport en commun. Le chemin est raide par endroits mais si l'on suit bien les indication il n'y a pas de risques de tomber ou de se perdre. L'endroit est très beau et vaut le détour. Il ferra l'objet de plusieurs sorties en 2016 avec mon nouvel appareil photo qui devrait arriver prochainement. 

 

Lacentaurée fausse chicorée  (Cheirolophus intybaceus).

C'est une plante plutôt rare que l'on trouve dans les départements de bords de mer sur les falaises rocheuses comme le Var, les Bouches du Rhône, l'Aude ou encore les Pyrénées orientales. Le centre de l'inflorescence est composé de fleurs hermaphrodites alors que l'extérieur se trouve uniquement garni de fleurs femelles.

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La punaise du pin (Leptoglossus occidentalis).

Cette punaise appelée aussi punaise des pins vient, comme son nom l'indique, des Amériques et en particulier, d'Amérique du Nord. En Europe c'est une invasive qui fait du tort à la faune et à la flore sauvage. Elle est arrivée en occident par les bateaux transportant des résineux pour l'industrie du bois. Elle se nourrie des cônes et des graines de pins ce qui diminue le taux de productivité des arbres et le garde manger des oiseaux pendant l'hiver.

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Le pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

C'est un petit arbuste méditerranéen dont on tire artisanalement la célèbre térébenthine. Celle-ci est utilisée dans de nombreux produits comme les parfums, les peintures ou les vernis et même, autrefois, dans la pâtisserie. Le pistachier térébinthe était aussi utilisé, et cela dès l'Antiquité, en médecine. Les pastilles de sa résine étaient réputées pour soigner divers maux comme la bronchite et avec beaucoup moins de succès la tuberculose.

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Une question de différence.

Il n'est pas toujours simple de différencier les arbres de bords de mer (leur adaptation leur donne bien souvent des formes similaires). Les feuilles, les troncs et même parfois les fruits et les fleurs peuvent être très semblables. Voilà une image qui vous aidera peut être. En haut de ma paume il s'agît d'une feuille d'un petit nerprun alaterne (Rhamnus alaternu) et en bas, de celle d'une filaire à feuille étroite (Phillyrea angustifolia)

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Du côté des Opiliones : Mitopus morio.

 Ce faucheux appartient à la famille des arachnides et non des araignées qui sont néanmoins ses proches cousines. Il se rencontre un peu partout de juin à novembre. C'est un chasseur qui se nourrie aussi d'insectes morts. On le différencie de Phalangium opilio par l'absence d'épines marquées sur le corps et les pattes.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

On la trouve dans la calanques mais dans quelques autres régions de France : les Hautes-Alpes, le Var, la Haute-Vienne ou encore les Pyrénées Atlantiques. Les fleurs extérieurs de l'inflorescence sont très longues contrairement à celles du centre. Chez certains plantes les têtes fleuries peuvent être plus pâles.

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

 Il est bien connu ! Dans nos assiettes, nos sachets d'infusions ou dans nos placards à épices, on ne peut pas le louper. Le romarin c'est un peu l'emblême de la cuisine méditerranéenne avec le citron, les poissons de roches, l'huile d'olive et les tomates confites. Elle fait le bonheur des apiculteurs et des abeilles car c'est une plantes très mellifère qui augmente la production de miel chez ces polinisateurs et qui lui donne de nombreuses vertus.

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La bugrane minuscule (Ononis minutissima).

On l'a nomme également à tort bugrane naine ou plus justement, bugrane très grêle. On la rencontre elle aussi dans les zones méditerranéennes, en particulier dans les zones calcaires et très ensoleillées du bord de mer. Bien que ses feuilles soient dentées elle n'est pas piquante et ne présentent pas de danger.

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L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 On la présente comme une plante des pelouses sèches, c'est à dire semblables aux steppes que l'on peut rencontrer dans les Andes ou les zones de pelouses rases abandonnées par l'Homme. On parle alors dans son cas de plante xérophyte, c'est à dire adaptée aux milieux secs à très secs comme celui des Calanques.

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Les épeires et compagnie.

 En langage vernaculaire c'est un nom donné à de très nombreuses espèces qui sont parfois très peu voire pas du tout apparentées ce qui rend parfois pas vraiment simple l'identification d'un spécimen. Ainsi dans cette classe on peut citer certaines Agalenatea, Gibbaranea, Argiope ou encore Larinioides pour faire court.

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L'arbousier commun (Arbutus unedo).

 On le trouve aussi bien en Méditerranée que dans les territoires orientaux. Son nom latin undeo : "un seul" a deux origines possibles. Il indiquerait soit que son goût (pourtant bon) ne pousse à n'en consommer qu'un seul, soit qu'il ne faut en consommerpas plus d'un si l'on ne veut pas tomber malade (risque de coliques).

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La mue de la cigale.

 La cygale suit un cycle plus ou moins long. Les adultes pondent leurs oeufs aux pieds des arbres. Les larves qui en sortent s'enfoncent dans le sol et y resteront quelques mois à 10 ans voire plus en fonctions des espèces et des hivers passés. Les larves se nourrissent des racines ce qui explique la forme de leurs pattes avant très proche de celle des pattes de la courtillère (Gryllotalpa gryllotalpa). Vient ensuite la mue d'où sortira un adulte.

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Le Chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa).

 C'est un petit chèvrefeuille que l'on trouve en France en provence et contrairement à son cousin des bois (Lonicera periclymenum), ses fleurs sentent très peu. Il n'est pas très grand ni très massif mais on le ramarque aisément à ses feuilles ovoïdes qui en leur centre porte les fruits qui sont ronds, rouges et toxiques.

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L'argiope lobée (Argiope lobata).

Nommée aussi argiope soyeuse; c'est une grosse araignée facilement reconnaissable aux lobes marqués de son abdomen (du moins chez la femelle) dont le dessous ressemble au sol. Le mâle lui ne dépasse pas 8 mm et passe inaperçu. Assez paisible et pas bien farouche, elle possède une morsure très douloureuse si on est prit par l'envie de la titiller. C'est la plus grande des deux argiope que l'on trouve en France métropolitaine.

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La douceur de la mer.

 La mer se pratique tard sur Marseille. D'avril à octobre on peut se baigner et pour les moins frileux, c'est pratiquement toute l'année (à condition d''être bien équipé). Personnellement je préfère me contenter de tremper les pieds quand le soleil de novembre pointe le bout de son nez. N'oublions pas la pêche à l'ousrin qui bat son plein et qui se pratique en ce moment, ce qui entraîne quelques doigts gelés et de bonnes oursinades sur le port.

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À en perdre la tête.

 Ce scarabée n'a pas supporté les chaleurs de cet été. Il pourrait s'agir d'un grand capricorne du chêne (Cerambyx cerdo), un insecte particulièrement bien adapté au climat et au paysage des Calanques. On le reconnaît à sa grande taille, à sa couleur noire et à l'extrémité de ses élytres qui sont sur le bout teinté d'orange.

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Le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).

 On renonctre plusieurs espèces de cistes dans les Calanques. Pour les différencier on retient que pour le ciste de Montpellier les feuilles sont longues et étroites, les fleurs blanches et que les fruits sont des capsules comportant 5 ouvertures. Il est l'un des premiers arbrisseaux à s'intaller après un feu de forêt.

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Quelques mantes du Sud de la France.

 On compte 9 espèces de mantes en France et la plupart d'entre elles se rencontre dans le sud ou du moins, dans les régions de basse altitude. L'Ameles decolor est une petite mante qui se distingue difficilement dans les herbes sèches. Son abdomen gonflé indique qu'il s'agît d'une femelle qui ne va pas tarder à pondre.

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La mante religieuse (Mantis religiosa).

C'est la plus célèbre des mantes. On la reconnaît à sa grande taille (jusqu'à 8 cm) et aux deux tâches noires qui se trouvent à la base des ravisseuses, les deux pattes lui servant à attraper ses proies et qu'elle tient de manière fermée (ce qui lui a valu son nom). Introduite ne Asie et en Amérique, elle y fait des ravages.

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 Les femelles sont très grandes comparées aux mâles qui ne font pas plus de 2 à 3 cm. Les deux sexes peuvent voler et ont la capacité en fonction de leur milieu de prendre lentement la teinte de celui-ci. De ce fait on peut rencontrer des mantes religieuses vertes et d'autres brunes. C'est une très bonne chasseresse ayant une vision perçante, une grande rapidité d'attaque, un solide appétit et une paire de mandibules solide et efficace.

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Les chênes (Quercus).

Le chêne est l'essence la plus courante en France métropolitaine. On peut rencontrer de nombreuses essences de cette famille en bords de mer : le chêne vert (Quercus ilex), le chêne kermes (Quercus coccifera), le chêne pubescent (Quercus pubescens), le chêne liège (Quercus suber) mais pas de chêne rouvre (Quercus petraea) qui lui préfère les zones continentales voire montagneuses et qui est l'arbre le plus commun en France. 

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Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

 Il n'est pas simple à voir du fait de son mimétisme (sa robe varie du gris au brun). C'est lors de ses longs sauts où il déploit ses ailes bleus qu'il devient plus facilement observable. Il n'est pas rare d'observer une mante religieuse entrain de dévorer ce beau criquet qui ne serait qu'une sous espèce d'Oedipoda fasciata.

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Le centranthe rouge (Centranthus ruber).

 Très populaire dans les jardins, c'est une plante indigène du sud de la France et du bassin méditerranéen. Très grande, elle se remarque par ses fleurs rouges, blanches ou roses nombreuses et de petites tailles qui forment une inflorescence importante. Elle aime la chaleur, les sols secs et ne craint pas la pollution. 

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Le Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii).

 Cette espèce offre tout un panel de couleurs. Si les imagos (adultes) sont rouges, les immatures peuvent tirer sur d'autres teintes, en particulier le jaune pour les mâles en devenir. Leurs yeux rouges massifs sont un bon moyen pour les identifier. Dans de très nombreux départements cette libellule est classée comme vulnérable.

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 La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 C'est une liane pouvant monter à 3 mètres de haut. On la trouve un peu partout dans le monde : au Mexique, dans le Centre de l'Afrique, en Asie et en Europe méridionale. Elle possède des fruits rouges brillants (mais toxiques) formant d'imposantes grappes. Elle fut longtemps employée en médecine populaire.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Chassée des parcs et des vergers, elle y est de nouveau la bienvenue. Celle-ci capte l'attention de nombreuses espèces de mouches et de guêpes parasites qui pondent leurs oeufs dans la plante et non plus dans les fleurs et les fruitiers dans les lieux dépourvus de sa présence. C'est une vraie auxiliaire pour le jardinier.

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En cours d'identification.

 

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La bruyère à nombreuses fleurs (Erica multiflora).

C'est l'une des seuls pour ne pas dire la seule bruyère présente en France à aimer ou du moins à tolérer les sols calcaires. De ce fait c'est la seule de toutes celles que comporte la famille des Ericaceae à pouvoir pousser de manière naturelle dans les Calanques. Sa floraison est très prolongée et se termine en décembre.

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La Globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 C'est une plante phare de la flore des bords de la Méditerranée et en particulier, de la garrigue. Elle forme des buissons bleus massifs et imposants que l'on peut observer de novembre à mai. Autrefois on l'employait comme purgatif mais celui-ci pouvait très voire trop puissant et entraîner de graves empoisonnements.

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Le genévrier de Phénicie (Juniperus phoenice).

 Lui aussi est originaire de ce milieu méditerranéen. Il peut atteindre 8 mètres de haut et résiste aux embruns, aux sols pauvres, calcaires et rocailleux, au manque d'eau, aux fortes et basses températures (de +45°C à - 28°C) et à la haute altitude (jusqu'à 1800 mètres d'altitude). Bref, c'est un arbuste qui s'aclimate un peu partout.

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L'orpin de Nice (Sedum sediforme).

 On le rencontre jusqu'au centre de la France. Il aime les milieux pierreux, les roches, les falaises ou encore les éboulis où il y pousse très rapidement. Il fleurit en formant de grandes hampes florales jaunes ou blanchâtres de juin à août. Il est très commun et n'est pas propre à Nice contrairement au nom qu'il porte.

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Le pin maritime (Pinus pinaster).

 C'est un arbre très commun sur les côtes françaises. Il a été planté de manière massive pour assainir les zones considérées comme insalubres ou inutilisables par l'Homme, l'exemple le plus connu étant les zones marécageuses des Landes ou les dunes des bords de mer. Grâce à lui des villes entières ont pu émerger.

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Le fond des Calanques.

 Les fonds marins des Calanques sont comme les Calanques elles-mêmes protégés car ils font partie intégrante du parc naturel. Dans ceux-ci on peut trouver la telinne (Tellina tenuis), la moule (Mytulus edulis), le nigorneau (Littoria littorea), l'amande de mer (Glycymeris glycymeris) ou encore le pétoncle large (Pectunculus glycymeris).

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Les vrais chardons (Carduus).

 Dans cette famille ont trouve un grand nombre de chardons dont une partie qui peut être observer dans le superbe cadre qu'est la Calanque de Sugiton. Néanmoins il ne faut pas oublier non plus le genre Cirsium, la famille des Cirses qui elles aussi ont le nom "de chardons" et qui sont très présentes dans ce milieu.

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Les germandrées (Teucrium).

Ces petits arbrisseaux sont, en ce moment, la grande passion de mon bien aimé (dont provient la plupart des photos). Elles sont typiques du bassin méditerranéen bien que l'on trouve ailleurs. Dans les jardins elles ont trouvé une place de choix en servant de couvre sol. Elles ont su séduire par leurs feuillages cendrés.

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Le paysage de Sugiton.

La crique que forme cette Calanque comporte plusieurs roches en partie immergés et qui chacun, portent chacun leur noms comme le torpilleur ou l'îlot. On y trouve également une grande quantité de roches tombées à la mer. Le dernier éboulement date de 2006 et, malheureusement, entraîna le décès d'un homme de 60 ans.

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En cours d'identification.

 

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La criste maritime  (Crithmum maritimum).

 C'est une plante protégée qui fait l'objet d'une réglementation pour la cueillette. Son goût est très iodé et parfois associé à celui de la carotte. On la rencontre presque essentiellement sur les falaises et les roches de bords de mer. Ses feuilles sont très charnues, cette spécificité lui permet de conserver son eau.

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Qu'est-ce qu'une Calanque ?

 Pour faire simple, c'est une formation rocheuse très escarpée plongeant dans la mer. L'eau de mer et de pluie s'infiltrent dans la roche calcaire des falaises créant des failles profondes s'ouvrant parfois en d'étroites plages. Le terme plus global de Calanques sert également à désigner le massif marseillais du même nom.

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Le mot de la fin.

 Voilà une belle ballade que j'ai prit plaisir à partager avec vous. Un petit coucou au passage à nos compatriotes américains qui représente certains soirs 70 à 80 % des lecteurs du blog. C'est toujours agréable de voir que de nombreuses nationalités se retrouvent sur les pages de La Renarde des Alpes. Et merci à tous pour votre passage sur le blog, ce weekend vous avez été plus de 2200 visiteurs et ça aussi, c'est drôlement chouette.

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lundi 11 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 7.

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Voilà un grand article qui m'a prit bien du temps. La richesse de la faune et de la flore des Calanques et du mont St Cyr est exceptionnelle et il a été bien dur de choisir parmi les 876 photos les quelles garder pour vous faire un petit condensé de cette sortie (sans parler de l'incroyable paysage). Sur de nombreux clichés vous pouvez voir de petits papillons (zygènes). Je les présente un peu plus bas dans l'article. Si j'en parle en introduction c'est que ce jour là, c'est bien simple, il y en avait de partout ... mais vraiment de partout, au point qu'il était difficile parfois de photographier certains végétaux sans les inclurent dans la prise de vue. De ce fait vous allez beaucoup les voir. 

 

Scabieuse colombaire (Scabiosa colombaria).

Pas simple de faire la différence entre les knauties et les scabieuses, d'autant plus que certaines scabieuses sont devenues depuis peu dans la nouvelle classification des knauties. Pour exemple : scabieuse des champs = knautie des champs (Knautia arvensis). Ici il s'agît d'une scabieuse que l'on peut identifier par ses sépales.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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Le lierre grimpant (Hedera helix).

 Voilà une mal aimée. Le lierre grimpant n'est pas comme on le pense une plante qui se nourrit des arbres. Il s'en sert uniquement d'appuie pour capter le soleil. Il offre de nombreux avantages à leur hôte en limitant l'évaporation du tronc, en le solidifiant le bois fragile ou encore en le protégeant de nombreux parasites et prédateurs.

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L'héliotrope d'Europe (Heliotropium europaeum).

 C'est une plante commune que l'on rencontre sur de nombreux continents : en Eurasie et en Afrique. En dehors des éléments de détermination classiques, l'odeur fétide qui se dégage des feuilles froissées est un bon moyen de la reconnaître. Sa floraison est très longue et parfois peut se prolonger jusqu'à la mi-octobre.

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Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria).

 On le trouve un peu partout en méditerranée mais surtout dans les pays du Maghréb. Parfois confondu avec des espèces invasives comme l'ailante (Ailanthus altissima) ou le vinaigrier (Rhus typhina), il est surtout connu pour les épices que l'on en tire. On employait autrefois ses feuilles dans le travail des peaux animales.

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L'euphraise jaune (Odontites luteus).

 On la rencontre dans presque tout l'est de la France et ne fait l'objet de protection que dans le département de l'Alsace. C'est une plante de terrain sec qui se trouve couramment sur les sols pauvres. Ses fleurs jeunes forment dans la garrigue et le maquis de grands parterre dorés qui attirent de nombreux papillons.

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Le buplèvre arbustive (Bupleurum fruticosum).

 Cet Apiaceae est lui aussi typique du pourtour méditerranéen et il est l'une des rares plantes à bien résister aux embruns. Il attire les abeilles qui se délectent de son nectar odorant mais aussi toute sorte d'insectes gourmands. Habitué zones de friche  où le sol est sec et ensoleillé, il a gagné depuis peu sa place dans les jardins.

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La galle du Pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

 J'aime beaucoup cette galle en forme de main qui semble tenir la feuille. Elle est le fruit de toute une colonie de pucerons qui vive dans une déformation des tissus de la feuille. La feuille suite aux piqûres de ces insectes a formé une cavité solide qui produit un jus odorant et sucré dont les pucerons adorent se nourrir.

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La famille des Cicadidae.

 Ce sont nos chères cigales, celles qui ont fait battre le coeur des provençaux devant les films de Pagnol et qui désormais avec la hausse des températures montent peu à peu vers le nord de la France. Ainsi cet été on pouvait en entendre chanter quelques unes, comme depuis 4-5 ans, dans la ville de Grenoble !

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

On ne peut pas parler du Sud sans parler du romarin ! C'est l'épice qui compose en majorité le régime méditerranéen qui était il y a encore peu très en vogue. C'est une plante aux mille vertus qui parfum la garrigue et qui de ses fleurs violines et pâles la colorent. Autrefois les nobles gens le consommait après les repas pour se rafraîchir l'aleine, surtout quand les festivités se terminaient par des promenades faites en charmante compagnie.

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La céphalaire blanche (Cephalaria leucantha).

 On ne le dirait pas comme ça, mais cette jolie fleur blanche appartient à la famille des Caprifoliaceae, tout comme c'est le cas des chèvrefeuilles, des centhrantes, des cardères, des valérianes et de leurs cousines les knauties. Elle peut se rencontrer dans les pelouses sèches, pierreuses, pentues et baignées de soleil.

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Prendre le large.

Parfois, il suffit de faire quelques pas pour être perdu en nature sans vraiment quitter la ville. La randonnée du mont St Cyr permet ce dépaysement, en particulier si on tente de le gravir en passant par le Parc de Bruyères. Facilement accessible par le bus, ce joli espace vert est relativement sauvage et laisse vite place aux calanques.

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 De ce fait en moins d'une heure de marche on se retrouve sur les hauteurs à regarder la ville de haut et à se dire que l'on vient de l'autre bout de celle-ci. Et puis on peut aussi prendre plaisir à dominer la mer qui ce jour là était comme à son habitude calme, à voir au loin le stade Vélodrome et à observe la frénésie de la métropole.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

 Quand on lit son nom scientifique (latanisé), on se dit qu'il est parfois bien plus simple de connaître la nom vernaculaire (commun), du moins pour certaines plantes. C'est à cet arbre que les civilisations grecs et romaines (et bien d'autres) doivent leur gloire passé et le rayonnement culture, économique et militaire qu'elles exercèrent à l'antiquité. En somme il fût un peu ce que le pétrole est à l'heure actuelle pour nos sociétés modernes.

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Son nom vient de l'arabe "saras" : "plante épineuse" qui donna en espagnol "zarzaparrilla" et en portugais "salsaparilla " puis en français "salsepareille". Certains la connaissent grâce au dessin animé les schtroumpfs. Dans celui-ci la plante est leur plat favori et elle a même été le titre de l'un de leurs albums BD.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Pendant fort longtemps elle eu mauvaise réputation et fût malheureusement classée parmi les "mauvaises herbes". Aujourd'hui on redécouvre  son rôle bénéfique, en particulier dans la culture des oliviers qu'elle prémunit d'un grand nombre de parasites, en particulier de la mouche de l'olive (Bactrocera oleae). Cet insecte pond dans les olives ses oeufs qui donneront une larve vorace qui se nourrira du fruit. Cela entraîne la chute du rendement.

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La bruyère multiflore (Erica multiflora).

 Difficile de la louper en cette saison temps sa floraison est abondante et colorée. Cette plante de plein soleil se contente aussi du mi-ombre. On la trouve dans le sud de l'Europe, le nord de l'Afrique et l'ouest de l'Asie. Bien qu'elle est tendance à apprécier les sols neutres voir plutôt basiques, elle s'accomode très bien des sols calcaires des alentours de Marseille, du moment qu'elle est à l'abris du sel marin et des embruns de la mer.

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C'est un bel arbuste qui peut atteindre 80 à 100 centimètres de haut et qui parfois présente des fleurs un peu plus claires (hypochromie) ou au contraire très vives (hyperchromie). Attention à ce qu'elle n'ait pas les pieds dans l'eau, le terrible champignon Phytophthora pourrait parasiter sa racine et la faire rapidement péricliter.

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 C'est une plante nectarifère qui est précieuse pour les apiculteurs car à la période où elle fleurit, il n'y a pas grand chose pour nourrir les abeilles. Le miel de bruyère est assez recherché quoi que peu prisé en France.  L'Allemagne et les Pays de l'Est en font une grosse consommation pour les vertus médicinales qu'il aurait.

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Le ciste cotonneux (Cistus albidus). 

 Ce joli ciste porte bien son nom de cotonneux quand on voit l'aspect de ses feuilles douces et poilues. Elles lui ont aussi donné son surnom de ciste blanc qui est assez trompeur car il laisse penser que ses fleurs sont blanhes, hors elles sont d'un rose éclatant avec des pétales maculés et un coeur jaune vif.

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La punaise verte puante (Nezara virudula).

Pas chouette comme nom pour cette pauvre punaise mais tellement parlant ! Avec son rostre (trompe) elle perfore les végétaux pour se nourrir de leur sève. Elle a la particularité d'être facilement identifiable quand elle est juvénile et à la fâcheuse tendance dès son plus jeune âge a dégager une odeur nauséabonde pour se défendre des prédateurs, en particulier des fourmis qui peuvent représenter un danger pour elle et sa plante hôte.

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La plante des morts.

 L'immortelle commune (Helichrysum stoechas) tient son nom des anciennes coutumes mortuaires. On coiffait les défunts avec des couronnes de cette plante car elle était réputée apporter gloire et reconnaissance. J'aime beaucoup cette petite anecdote. C'est une plante protégée parfois encore ramassée pour les propriétés qu'elle aurait. À savoir, elle serait anti-inflammatoire, cholagogue, antibactérienne, antigfongique, antitussive etc.

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Le crache sang (Timarcha tenebricosa).

 Drôle de nom pour ce petit scarabée. Cela vient de la faculté qu'il a à faire suinter des articulations de ses pattes un liquide orangé tirant parfois sur le rouge qui a très mauvais goût et qui a l'avantage débecter ses prédateurs. Il régresse un peu partout en France de manière alarmante à cause des politiques de fauches abusives.

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Les cytises (Labrunum).

 Ces arbres à la floraison abondante et souvent jaune sont de véritables forteresses. Leurs grande taille et leurs longues épines les protègent de la plupart des herbivores terrestres, mais ils sont aussi très toxiques à cause du taux d'alcaloïde qu'ils contiennent et qui peu augmenter en présence de pollution de l'air et des sols.

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La centaurée rude (Centaurea aspera).

 Cette petite centaurée n'a pas l'air très accueillante aux premiers abords quand on voit son calice. Pourtant, les dents qui se trouvent à l'extrémité des bractées (elles sont au nombre de 3, 4 ou 5) sont inoffensives et bien pratiques pour l'identifier. Les sols pierreux et sableux, bien exposés au Soleil lui plaisent beaucoup.

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La psoralée bitumineuse (Bituminaria bituminosa).

 J'ai déjà eu l'occasion de vous parler ICI de cette drôle qui ne paye pas de mine. Il suffit de frotter ses feuilles et de sentir l'odeur de bitume et de pneu chaud qui s'en dégage pour comprendre l'attrait qu'elle suscite. On lui donne à ce titre les surnoms d'herbe à goudron ou de trèfle bitumeux bien qu'elle n'en soit pas un.

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Le bois Garou(pour attiser l'imaginaire).

 En voilà une belle plante qu'il ne faut peut être pas croiser par une nuit de plaine lune. Le daphné sainbois (Daphne gnidium) est aussi appelé daphné Garou, Sain-bois ou simplement Garou. Présent dans les lieux que l'on peut qualifier d'arrides, ses baies toxiques voire mortelles font le bonheur des petits oiseaux. 

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L'arbousier (Arbutus unedo).

 Il appartient à la famille des Ericaceae comme les bruyères. On le connaît plus souvent dans le sud sous le nom d'arbre aux fraises en raison de l'aspect de son fruit.Comme son nom l'indique il est préférable d'en manger pas plus d'un cru (cuit c'est excellent) si on ne veut pas prendre le risque de subir une vilaine colique.

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La zygène de la bruyère (Zygaena fausta).

 Le voilà ce fameux papillon qui semble avoir prit possession de toute la végétation environnante et qui semble même être un petit peu trop curieux ! Parmi les 27 espèces de zygènes présentes en France, elle est l'une sur la quelle on est le moins documenté. Ils sont très faciles à approcher de part leur vol lent et lourd.

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Leur couleur vive et voyante est un avertissement pour les prédateurs. En effet leur organisme contient toute une série de toxines et de produits virulents comme le cyanure qui les rendent parfaitement inconsommables. De se fait elles peuvent sortir tranquillement à la lumière du jour sans avoir grand chose à craindre.

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 Cette zygène assez commune se rencontre un peu partout en France et dans le sud est de l'Europe. Les chenilles se nourrissent de fagacées comme la cornille ou le gênet (mais aussi d'autres familles) puis se transforment en papillons aux alentours de juin. Elle ne fait pas l'objet de protection particulière en France.

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L'euphorbe characias (Euphorbia characias).

J'ai pendant quelques temps cru qu'il s'agissait d'une plante ornementale échappée en pleine nature car chez nous, elle fleurit de manière artificielle les parcs et les ronds points. Cette euphorbe pousse de manière spontanée et naturelle dans la garrigue. Comme toutes les plantes de cette famille elle est très toxique.

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Le fenouil commun (Foeniculum vulgare).

 Son parfum aromatique et anisé, ses fleurs jaunes et ses feuilles atypique ne trompent pas, il s'agît de ce que nous nommons parfois vulgairement du "fenouil sauvage". Il est l'un des hôtes principaux du machaon (Papilio machaon) dont l'impressionnante chenille en grignote les parties aériennes sans endommager le bulbe.

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L'ibéris à feuillesde lin (Iberis linifolia).

 C'est une très jolie fleur protégée dans toute la région PACA Elle fait d'ailleurs partie de la liste rouge des espèces menacées en France et à le statut de protection de vulnérable (VU). Elle apprécie les zones sèches, les rocailles calcaires et les éboulis. On peut la trouver à proximité de la mer comme en haute montagne.

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Les araignées crabes (Misumena vatia).

 Cette famille d'araignée (Thomisidae) se rencontre aux quatre coins du monde excepté dans les régions arctiques. Les individus qui la compose ont pour nom araignées crabes même si celui-ci est souvent donné à une espèce en particulier : la thomise variable que l'on peut voir si dessous en photo et qu ia une démarche de crabe.

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La Tarente du midi (Tarentola mauritanica).

 On a souvent tendance à croire que de nombreuses espèces réputées pour être exotiques ne sont pas présentes de manière naturelle en métropole. C'est pourtant le cas. On peut trouver ainsi des scorpions, des tarentules mais aussi comme ici des geckos propres à notre pays avec cette jolie espèce plutôt commune mais discrète.

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Le souci (Colias croceus).

 ll n'est pas question d'une fleur mais d'un papillon. Le soucis appartient à la famille des piérides dont de nombreuses espèces sont mal aimées en raison des dégâts que provoquent leurs chenilles dans les potagers. Son vol est très rapide et il est difficile de le saisir en photo. On le trouve partout en France, que ça soit sur les bords de mer jusqu'au dans le Nord en passant par les montagnes, parfois à plus de 2 200 mètres d'altitude !

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Le chêne kermès (Quercus coccifera).

 Ce petit arbuste est typique de la garrigue lui aussi. Contrairement à la plupart des chênes qui sont grands et massifs, celui-ci est raz et forme des buissons denses. S'il est aussi petit c'est pour résister aux vents puissants et aux embruns. Certains spécimens bien abrités peuvent atteindre 3 mètres. Je trouve que c'est une plante assez incroyable quand on sait que certains individus haut de 20 à 30 centimètres peuvent avoir 100 ans si ce n'est plus.

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Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

On reconnaît se criquet (à ne pas confondre avec les sauterelles) a ses ailes bleues bordées de noires qui lorsqu'il saute donne l'impression de voir un papillon prendre son envole. La partie supérieur se colore en fonction de son environnement et peut tirer sur le marron, le jaune, le gris ou l'orangé. Il est graminivore.

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Le dimorphisme végétal.

 D'un point de vu biologique, le dimorphisme chez les plantes (mais aussi chez les autres règnes du vivant) se caractérise soit par la différence marquée d'un ou de plusieurs organes, soit par les différences qui sont propres à un individu et qui le différencient du reste de son espèce. Ici nous sommes dans le premier cas de figure.

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Galle de la laitue des vignes (Lactuca viminea).

 Voici un autre type de galle que l'on peut rencontrer cette fois-ci sur cette laitue sauvage. Elles sont le fruit d'un petit insecte que l'on peut voir en arrière plan sur la photo de droite et qui porte le nom de Timaspis phœnixopodos. Ces galles attirent d'autres insectes qui vont y pondre leurs œufs pour parasiter la larve qui s'y développe. Parmi ceux-ci on compte quelques guêpes prédatrices de la mouche de l’olive (Bactrocera oleae).

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La famille des Sedum.

 C'est celle des orpins dont il existe une multitude d'espèces. Ce sont des plantes grasses, particulièrement bien adaptées aux conditions extrêmes, qui peuvent stocker dans leurs feuilles une grande quantité d'eau. Ici il s'agît de l'orpin de Nice (Sedum sediforme) que l'on reconnaît à ses feuilles tubulaires géométriques.

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Le liseron Biscaye (Convolvulus cantabrica).

 Ce liseron n'est ni une plante grimpante ni une plante rampante ce qui n'est pas commun dans cette famille. À la différence des jeunes pousses, les feuilles et tiges les plus anciennes sont presque entièrement dénudées de pilosité. Les poils ont pour utilité chez les plantes de les protéger des insectes et des gros herbivores, de limiter l'action du froid et du gel ainsi que réduire l'évaporation d'eau et le dessèchement des tissus extérieur. 

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L'aconit napel (Aconitum napellus subsp. napellus).

 C'est l'une des plantes les plus toxiques d'Europe et avec l'ancolie, la plus toxique de France. Il n'existe pas d'antidote connu pour remédier à une consommation de ses alcaloïdes et 2 à 3 gr suffisent à entrainer la mort. Peut être est-ce pour cela qu'au Moyen Âge elle était classée parmi la liste des plantes liées à la magie noire.

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L’urosperme de Daléchamps (Urospermum dalechampii).

 C'est une plante méditerranéenne qui aime les friches et les terrains où la pierre abonde, où le sol est pauvre et où il est exposé en pleine lumière. L'extrémité de ses grandes capitules d'un joli jaune pâle est marquée de fins tracés noirs ce qui permet de rapidement l'identifier d'autant plus que peu de plantes de cette famille possèdent cette couleur. Les feuilles et les tiges sont souvent pubescentes (possèdent des poils fins et espacés).

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Le rosier des chiens (Rosa canina).

 Plus connu sous le nom de rosier des chiens, on pensait autrefois à tort que ses fleurs et fruits avaient la capacité de soigner la rage. Ses fruits peuvent se consommer en confiture quand ils sont égrainés et débarrassés de leurs poils urticants. Ces poils ont longtemps été utilisés pour la fabrication célèbre poil à gratter.

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La diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia).

 Je fais partie de ceux qui préfèrent la nommer "fausse roquette jaune". Cette salade sauvage au goût piquant se plaît presque partout en France. On la trouve aussi bien dans les friches, les bords de chemins, les champs délaissés que dans les grandes villes ou au bord de la mer du moment que le sol est sec et pauvre.

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La verveine sauvage (Verbena officinalis).

 C'est une plante commune des friches qui a été pendant longtemps utilisée pour ses bienfaits astringents, diurétiques et ses propriétés anti-fièvre. Désormais sous le nom de verveine c'est surtout Aloysia citrodora qui est vendue (originaire du Pérou et du Chilli) et qui n'a pas forcément les mêmes propriétés médicinales. 

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L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 Cette grande aster est typique des pelouses sèches (que l'on nomme pelouses xériques). On la trouve en France uniquement dans les régions méditerranéennes.En effet pour c'épanouir la belle à besoin de beaucoup de soleil, d'un climat marin, de fortes températures, d'un sol peu acide, tendance argileuse mais sec et pauvre.

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Les germandrées (Teucrium).

 On compte environs 260 espèces dans ce sous grupe de la famille des liamacées. Ils sont à l'heure actuelle de plus en plus populaire dans les jardins ornementaux. Bien qu'elles ne soient pas inféodés au bassin méditerranéen, c'est là qu'elles sont les plus nombreuses. Certaines d'entres elles sont très rares et protégées.

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Les fougères des Calanques.

 Les fougères ne poussent pas que dans les bois.Voici quelques espèces plus ou moins rares que l'on peut rencontrer dans à Marseille : la doradille (Asplenium ceterach), le polypode austral (Polypodium cambricum), la capillaire de Montpellier (Adianthum capillusveneris) et la rue des murailles (Asplenium rutamuraria).

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 La chicorée amère (Cichorium intybus).

 C'est une plante sauvage à qui nous devons beaucoup de nos légumes et de nos salades. C'est à partir d'elle que sont nées par exemple les endives/chicons, les salades italiennes (Radicchio) et les chicorées à café. Les jeunes feuilles de cette salade sauvage sont recherchées pour leur tendresse, leur couleur et leur amertume.

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Les fourmis méditerranéennes.

 Cette fourmis en mauvaise position avec ce mâle tarente (Tarentola mauritanica) est une fourmis d'Argentine (Linepithema humile). Comme son nom l'indique elle provient d'Amérique du Sud. Cette espèce posséde le record de la plus grande colonie au monde. Sa supercolonie composée d'un nombre incalculable de fourmilières s'étend de l'Italie à l'Espagne. Il y a de fortes chances que cette défunte fourmis en faisait partie.

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Les graines pyrophytes.

 L'adjectif pyrophyte s'emploit pour désigner les plantes ou leurs parties végétales ayant une bonne résistance au feu et même parfois de celui-ci pour se développer ou pour germer. Elles sont un exemple étonnant de l'évolution mais sont aussi parfois responsables de la propagation des feux de forêt de par leurs propriétés pyrophiles.

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L'étage supraméditerrannéen.

Il se définit par la zone de culture de l'olivier (Olea europaea) et la présence de pins sylvestres (Pinus sylvestris) et de chênes pubescents (Quercus coccifera) en abondance. Il se place comme une zone intermédiaire entre l'étage méditerranéen et l'étage montagnard. On peut y rencontre facilement le genêt cendré (Genista cinerea).

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L’épine-vinette (Berberis vulgaris).

 C'est un arbuste qui a énormément souffert du 19e siècle jusqu'à il y a encore peu. Hôte d'un champignon parasite du blé et responsable de grande famine, la rouille noire (Puccinia graminis), il était systématiquement arraché et/ou coupé. Désormais il est un peu mieux considère, en partie grâce à ses fruits.

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L'hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum).

 C'est un petit arbrisseau protégé dans certaines régions de France. Très présente en Méditerranée, elle peut se trouver éloignée de la mer et monter assez hauts dans les pays du Nord et les montagnes bien qu'elle y soit rare. Les hautes altitudes ne lui font pas peur et on peut la croiser jusqu'à 1800 mètres. 

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Paysage incroyable !

 Belle vue n'est-ce pas ? À 610 mètres d'altitude, au sommet du mont, il est possible de voir presque d'un seul coup tout le bassin d'activité Marseillais, mais aussi les cultures de vigne de l'autre côte des Calanques, Aubagne, les bateaux de croisières et les cargos. La rupture entre ville et nature y semble plus que brutale.

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Le fragon faux houx (Ruscus aculeatus).

 C'est un joli arbuste que l'on croit souvent rattaché à la famille du houx en raison de ses baies toxiques rondes et rouges et de ses feuilles légèrement épineuses. En réalité il est plus plus proche de celles des asperges (lafamille des lilliaceae). Il fût utilisé autrefois dans les processions religieux et comme substitut aux objets du quotidien pendant la guerre comme grattoir, comme hérisson de ramonage ou encore comme balais.

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La scille d'automne (Prospero autumnale).

Cette jolie scille fleurit en d'août à octobre et se croise un peu partout en France hormis dans la moitié du Nord-Est. Elle aime les pelouses sèches et au sol pauvres en nutriments, de préférence dans les collines. Elle a besoin également de fortes chaleurs et de beaucoup de soleil. On la distingue par ses deux feuilles opposées.

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Les baies et les plaisirs.

 Dans la garrigues ont trouve quelques appétissantes baies ... du moins à la vue. La plupart des fruits dans les Calanques ne sont pas comestibles ou du moins, pas sans une bonne préparation. Dans le doute mieux vaut les laisser sauf si on et amateur de baies de genévrier commun (Juniperus communis) de la photo de gauche, ainsi que de celles de cet arbuste à droite qui semble être un amelanchier (Amelanchier ovalis).

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Les Calanques et le minéral.

 Les Calanques sont composées en grande partie de roche calcaire mais aussi de granite. Le calcaire est issu de dépôts de sédiments qui sont solubles dans l'eau alors que le granite vient des profondeurs de la terre, là où le magma refroidit lentement. Dur et compacte, il ne craint pas les assauts de la mer ni de la pluie. La rencontre entre ces deux roches si différentes explique le paysage atypique du bord de mer où se mêlent falaises et plages.

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Un paysage façonnée par le temps.

 Les hauts de St Cyr n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui. L'augmentation des incendies et l'accroissement du pastoralisme (aujourd'hui disparu dans la région) ont été les deux principaux éléments qui ont façonné le lieu en détruisant tous les grands arbres typique de cet étage et que l'on pouvait trouver là.

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Le mot de la fin.

 Après 2 jours et une nuit à passer le nez dans mes livres, j'ai enfin réussi à sortir cet article. J'avais très envie de partager avec vous cette superbe sortie qui a été un émerveillement constant pour moi. J'ai rarement pu en une après midi découvrir autant d'espèces animales et végétales qui jusqu'à lors m'étais inconnues. Un vrai régale. Désormais l'objectif est d'y retourner pour y découvrir les rares gagées de Granatelli (Gagea granatelli).

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samedi 14 novembre 2015

Sortie en montagne 12.

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Week-end en montagne en Savoie, quelque part entre Albertville et Bourg St Maurice, plus précisément sur la commune de Bellentre. Nous avons eu la chance de profiter d'un temps féerique fait de brume et de nuages dans un petit chalet de montagne, pas loin du téléphérique de la Vanoise (qui à l'heure actuelle est le plus grand téléphérique avec ses 1824m de long). À plus de 1500 mètres d'altitude, nous avons une belle vue sur la vallée.

 

Le sureau rouge (Sambucus racemosa).

Nommé aussi sureau des montagnes, on peut utiliser ses baies mélangées à moitié avec des fruits rouges pour confectionner des confitures ou des gelées. Il faut prendre le soin de passer les préparations au chinois pour enlever les graines car celles-ci ont toxiques. Les grappes baies de rouges attirent de nombreux oiseaux.

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Le pin des Alpes (Pinus cembra).

On le connaît plus sous le nom de pin cembro. Typique des étages montagnards, on le croise entre 1600 et 2800m d'altitude. Très résistant au froid et aux hivers rigoureux, c'est en Savoie que l'on trouve la plus grande forêt de cet arbre. Il a pendant longtemps été utilisé en montagne pour confectionner des objets de la vie quotidienne et dans l'alientation grâce à ses pignons riches en calories, chose non négligeable dans ce milieu.

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Danger dans le brouillard.

Sortir en montagne dans le brouillard est toujours dangereux, même l'été, car le terrain est escarpé, les ravins sont nombreux et les moyens pour trouver quelqu'un de perdu pas toujours efficaces face à l'imencité des forêts. Mieux vos partir avec un bon équipement, des vêtements colorés et surtout un téléphone chargé.

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Grande Cuscute (Cuscuta europaea).

C'est la toute première fois que je rencontre cette plante. Sa classification fait débat, selon les dernières publications elle appartiendrait à la même famille que les liserons : les Convovulacées. Parasite, elle se nourrie d'autres plantes comme la luzerne, la betterave, les pois ou l'ortie dioïque comme sur cette photo. 

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Le chénopoe blanc (Chenopodium album).

Cet épinard sauvage est moins connu que son cousin, le chénopode bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus), pourtant il est tout aussi bon et pousse de partout, en particulier dans les friches. Dans l'antiquité elle était très appréciée pour les hommes et les bêtes. Ses graines peuvent rester en dormance plus de 100 ans !

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L'épeire carrée (Araneus quadratus).

Cette petite araignée se reconnaît aux quatre points présents bien marqués sur son abdomen. Polymorphe, elle peut présenter une grande diversité de motifs et de couleurs. C'est une véritable tueuse qui peut attraper jusqu'à 500 insectes en une journée, débarrassant les maisons des moustiques, des taons et des mouches.

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Le Renard Futé.

Il n'en fallait pas plus pour faire chavirer mon coeur de Renarde. Le Renard Futé est un bel itinéraire de randonnée proposé par la station de ski sur la quelle nous nous trouvons et nommée Mont Chavin - Les Coches. Pendant les 2 H de promenade 7 panneaux explicatifs viennent apporter quelques explications sur la faune et la flore.

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La grenouille rousse (Rana temporaria).

D'ordinaire il ne faut pas manipuler les batraciens avec les mains, surtout quand elles ne sont pas humides, le contact produit sur leur peau est semblable à du papier de verre, mais celle-ci s'est invitée d'elle même. Les grenouilles rousses sont les batraciens s'invitant le plus haut dans nos montagnes. Dans les Alpes on peut la rencontre jusqu'à 2800 mètres d'altitude. Mâles et femelles ne partagent pas les mêmes milieux pour hiberner.

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Plantes royales et médicinales.

Voici deux plantes médicinales de montagne. À gauche une euphraise de Rostkov (Euphrasia officinalis subsp. pratensis) anciennement utilisée pour soigner la vue d'où son nom de casse-lunette. À droite une ortie royale (Galeopsis tetrahit) qui n'est pas une ortie. Elle serait utilisée pour les problèmes et les infections respiratoires et pour la reminéralisation. Elle est invasive en dehors de l'Europe, en particulier en Amérique du Nord.

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Forêt fantôme.

Ces photos de résineux dans la brume m'évoquent une forêt fantôme. L'apparition de spectres et de lieux mystérieux à toujours fasciné l'esprit collectif, que ce soit dans nos films d'horreurs, dans les romans des romantiques au 18e siècle, dans les légendes arthuriennes ou dans les récits de la nobilitas romaine.

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La montagne l'été.

L'été la montagne a un tout autre visage. La patinoire est fermée, la réserve d'eau pour les canons à neige ressemble à une mare aux canards et les télésièges font pâle figure, balancés au grès du vent au dessus du vide. Néanmoins on trouve des touristes venus comme nous profiter de la nature et des sommets.

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Les graminées changent de nom.

Désormais on ne parle plus de Graminae mais de Poaceae pour parler de cette famille qui contient de nombreuses espèces qui ne sont pas toujours facile à identifier. Parmi les 12 000 espèces classées dans familles, on trouve nos céréales dont les ancêtres nourrissaient au Crétacé certains dinosaures.

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Le chardon bleu des Alpes (Eryngium alpinum).

Ce panicault est extrémement rare, il ne se renconte que dans un sol riche en humus, très calcaire et frais. Depuis 1982 il est interdit dans son milieu naturel de la cueillir, de l'arracher, de le vendre et de le déplacer. La culture et la vente se font par des professionnels qui doivent fournir un certificat de production.

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La célébre edelweiss (Leontopodium nivale subsp. alpinum).

C'est LA plante des Alpes. Très protégée, des scientifiques ont depuis peu trouvé comment la cultiver. On peut désormais s'offrir un godet pour son jardin ou une bonne bouteille de cette belle fleur adaptée aux grands froids. Elle est utilisée aussi en cosmétique mais surtout comme symbole du savoir faire alpin.

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Un savoir faire qui se diversifie.

Fini la peinture sur bidon de lait et la vente de chapeau de paille, l'artisanat de montagne se diversifie. La mode des plantes et des soins naturels est en plein boum, le bio aussi. Les sols montagnards sont parfaits pour ce type de culture car encore assez vierges des pesticides, du délavement et de la culture intensive.

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Foire agricole à Bourg Saint Maurice.

C'est l'occasion de voir du bestiaux ! Tarines décorées, chèvres colorées, canards indiens, cochons gras ... il y a une grande variété d'animaux présentés. On peut caresser des lapins en semi-liberté et assister à des démonstrations de traites et de tontes. Un bon moyen de se rapproche du monde agricole. 

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Les valeurs sûres.

Le miel et la charcuterie, voilà deux produits typiques des campagnes et de la montagne et qui, sur le marcher, sont sûrs de trouver leur public, bien loin des psychoses sanitaires et alimentaires qui alimentent régulièrement les magasines et les émissions télévisuelles au risque de voir nos assiettes se vider.

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Une poule qui a du chien.

C'est le nouvel animal de compagnie à la mode. Qu'elle soit naine ou de soie, la poule et en particulier de race ancienne est à nouveau à la mode. Elle a même prit place dans les appartements, dans les jardins partagés de ville et dans les jardins des passionnées où elle est désormais collectionnée et non plus cuisinée.

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Traditionalisme.

Souvent vu comme désuètes ou démodées, les vieilles traditions tiennent encore bon, que ce soit dans la rue, dans les chorales ou dans l'assiette. Un bon exemple de tradition vivace, celle des crozets, petites pâtes savoyardes de forme carré au sarrasin qui sont cuites à l'eau puis mélangées à du beaufort.

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En parlant du Beaufort.

C'est le fromage local. Il existerait depuis plus de 2000 ans et est cité dans les textes romains. Pendant longtemps il est l'une des principales marchandises échangées dans les vallées. Sa production a été possible par la liberté qu'ont toujours possédé les paysans des Alpes vis-à-vis des pâturages alpins.

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Le mot de la fin.

Je pensais finir cet article avec une note joyeuse, puis les événements du vendredi 13 sont passés par là. Pas trop le coeur à m'étendre là dessus, j'ai mal à ma France, le morale dans les baskets et dans l'idée que nous sommes à un moment charnière de notre histoire, pour autant je garde foi dans le vivre ensemble.

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jeudi 29 octobre 2015

Sortie en montagne 11.

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 Suite de notre sortie dans les Alpes, plus précisément en Chartreuse. Après avoir tenté la monté du Granier (ICI) nous voilà partis dans la même journée pour le sommet du Pinet nommé aussi Le Truc. La monté est moins ardue et le paysage tout aussi magnifique. On a vite fait de se sentir tout petit face aux montagnes. En prime je voulais partager avec vous la vue du Mont Blanc que nous avons eu (magnifique sommet bien que brumeux).

 

L'identification compliquée des polygales (Polygala).

L'identification des polygalas c'est comme celles des ombellifères ou des russules, un vrai casse-tête. Les espèces et sous-espèces sont nombreuses et les éléments de distinctions infimes à tel points que parfois il faut un microscope. Ici il y a de fortes chances qu'il s'agisse du polygala commun (Polygala vulgaris).

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Belles fougères.

 Les conditions rudes ne font pas fuir les fougères. "En haut Asplenium viride et Polystichum lonchitis, en bas Athyrium filix femina et pour la dernière peut être...Oreopteris limbosperma" y trouvent leur bonheur. Leur résistance au froid vient de leur système racinaire qui peut s'encrer profondément dans le sol ou la rocher et des "écailles" qui protègent les frondes (jeunes pousses) et leurs souches. Merci Eric pour les identifications !

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Une inconnue au bataillon.

Voilà une plante que j'ai beaucoup aimé, pas mal photographié mais impossible de trouver son nom. Son port est très atypique et malgré ses feuilles je me suis résignée à devoir attendre pour connaître son nom. Si cette plante vous évoque une espèce, même vaguement, n'hésitez pas à me le laisser dans les commentaires.

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La potentille luisante (Potentilla nitida).

 Le plus souvent cette plante de montagne présente des fleurs rosées avec des étamines rouges ce qui m'a bien causé des peines pour l'identifier. Rase pour résister au vent, elle pousse dans les éboulis calcaires des montagnes de Alpes. En France on ne la rencontre que dans les départements de l'Isère et de la Savoie.

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 Une autre dimension.

 Malgré quelques pentes un peu costaudes, le sommet du Pinet est très facile d'accés. La balade est boisée et par endroit, nous permet de marcher à l'ombre de grandes falaises de calcaire blanc ou de bloc laissés là par les glaciers d'antan. La paysage est très différent de celui l'Alpette et du Granier je trouve.

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Salade des montagnes.

 La laitue des Alpes (Ciberbita alpina) est une grande plante à fleurs bleue. Elle peut facilement atteindre deux mètres dix. Elle ne se cantonne pas seulement aux Alpes, on peut la trouver sur la plupart des massifs français, du moment que le sol est humide, peu acide, humifère et argileux. Une exigeante en somme.

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Plaidoyer pour les arbres morts.

J'en parle souvent, mais il me semble que cela est important. Les arbres morts disparaissent rapidement dans les forêts fréquentées car ils représentent un risque pour les promeneurs et l'exloitation du bois. Pourtant ils sont essentiels à la vie. Leur abatage diminue l'habitat de nombreuses espèces animales qui disparaissent. 

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Équilibristes.

 Les arbres de montagnes sont de véritables équilibristes. Il arrive que certains d'entre eux naissent et se développent dans de minuscules crevasses ou rebords de falaises dans les quels de l'humus s'est formé. Par la suite ils vont développer des racines assez puissantes pour percer la pierre et trouver de l'eau et des nutriments.

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 L'épipactis pourpre noirâtre (Epipactis atrorubens).

 Voici une série de quelques orchidées encore en fleurs au moment de cette sortie (fin juillet). Cette épipactis est une vivace qui peut atteindre 50 centimètres. Ses fleurs dégagent une délicieuse odeur de vanille. Les populations de cette espèce fragile sont en diminution à cause de la perte de son habitat naturel.

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L'orchis tacheté (Dactylorhiza maculata).

 Alors elle, s'est un vrai casse tête pour l'identification. D'une part elle ressemble à bien d'autres orchidées du même genre (nommé aussi Dactylorhiza) mais en plus elle comporte pas moins d'une dizaine de sous-espèces parfois bien éloignées de l'espèce type et pour couronner le tout, elle adore s'hybrider avec ses cousines.

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L'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea).

 Voici l'une des plus odorantes de nos orchidées indigènes (originaire de notre pays). Très nectarifère, elle dégage un doux parfum ce qui n'est pas toujours le cas pour les autres espèces qui parfois sentent ou ressemblent à des insectes femelles pour attirer les mâles en mal d'amour qui ainsi les pollinisent (ex : ophrys apyfera). 

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L'orchis globuleux (Traunsteinera globosa).

 C'est une orchidée typiquement montagnarde qui aime les pâtures calcaires. On peut la rencontrer dans une grandes partie du Sud de l'Europe. Elle est protégée dans la région Auvergne et dans celle de l'Alsace. Comme toutes les orchidées indigènes, sa vente et sa cueillette sont réglementées par l'annexe B du commerce.

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Listère à feuilles ovale (Neottia ovata).

Pour finir cette présentation d'orchidées en tout genre, voici la listère à feuilles ovales nommée aussi grande listère. Elle a une répartition assez large pur ne pas dire très large. On la rencontre un peu partout en Europe, en Asie de l'Ouest et du Nord et en Amérique du Nord. Elle se plaît  un peu de partout et dans tous les sols.

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Le pin à crochets (Pinus mugo subsp. uncinata).

 On croit souvent à tord que les pins ne poussent que dans les landes et le Sud de la France. Pourtant il y en a un bien de chez nous. Appelé aussi pin de Briançon, ce résineux aime les forêts de montagnes. Il est vulnérable et donc protégé sur tout le territoire mais interdit à l'export en Nouvelle-Calédonie car invasif là-bas.  

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L'aster des Alpes (Aster alpinum).

Nommée également Reine marguerite des Alpes (ça c'est la classe !) figure parmi les plantes pouvant en France pousser le plus haut, soit presque 3000 mètres d'altitude. Uniquement protégée en Franche-Comté, ses populations déclinent peu à peu. Heureusement pour elle, elle s'éponouie dans les parcs naturels où la cueillette des plantes et fleurs est interdite sauf dérogation pour certaines plantes et certaines personnes bien précises.

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Le vératre blanc (Veratrum album).

Comme vous pouvez le voir, il n'est pas toujours blanc ce qui peut compliquer sa détermination. On le confond parfois quand il n'est pas en fleurs avec la gentiane jaune (cueillette pour les liqueurs) ce qui peut s'avèrer mortel. En effet le vératre est très toxique en raison de la paralysie intestinale et respiratoire qu'il peut provoquer.

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Plongée dans les cavernes.

Quand on parle de caverne on ne peut s'empêcher de penser à la Préhistoire. Mais il ne faut pas oublier qu'elles ont été jusqu'à peu utilisées par le hommes, en particulier les bergers qui gardaient les moutons sous la pluie et l'orage. Dans certaines régions des Alpes on peut retrouver sur les parois la trace de leur passage via des petits dessins qu'ils réalisaient avec du charbon ou leur couteau pour tromper l'ennui. 

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 Panorama version XXL.

On approche du sommet, enfin ! Quelques prises de vu histoire de vous donner envie à vous aussi de faire cette chouette randonnée. La vue est superbe. Sur la première photo en haut à gauche, on peut voir en arrière plan le Mont Blanc, puis le Bassin Chambérien, puis l'Alpette avec le petit bout du Granier que nous avons exploré.

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Hélas, trois fois hélas.

 Nous arrivons un peu trop tard pour voir les dernières fleurs des rhododendrons ferrugineux (Rhododendron ferrugineum). Ils poussent de préférence dans les sols pierreux, aussi bien à l'ombre qu'en plein soleil. Il n'est pas friand du calcaire ce qui explique qu'en montagne il pousse dans des zones bien délimitées.

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Millepertuis sp.

 On vente souvent les mérite du millepertuis, on oublie souvent de rappeler que c'est une seule espèce de millepertuis, le M. perforatum qui peut être employé en usage médical. On oublie souvent aussi de dire qu'il annule les effets de la pilule où des autres traitements contre la dépression ... prudence donc dans son emploie.

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Symbiose.

 On définie la symbiose entre différentes espèces (illustrée ici par des insectes de la famille des colèoptéres sur des apiacées) comme étant une interaction de réciprocité entre elles où chaque parti/espèce tire profit de manière bénéfique de l'autresans que cela ne nuise à leur partenaire (ou alors très peu).

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Reine du sommet

Au sommet du Pinet nous rencontrons l'achillée musquée (Achillea moschata) dont nous manquons la pleine floraison de peu. Cette plante ne pousse pas en dessous de 1800 mètres d'alitute (voir rarement en dessous de 2000m). Rare et très protégée, on ne la rencontre que dans les départements de la Savoie et Haute Savoie.

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Duo gagant.

 En voilà deux qui s'accorde sur la couleur et sur la toxicité, bien que je dois reconnaître que la première, à gauche, nommée aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia) est bien plus dangereuse que celle de droite, l'euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias) qui pour autant n'est pas dénuée de dangerosité.

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L'arnica (Arnica montana).

 L'arnica des montagnes est bien connue pour l'usage qui en est fait en baume (en homéopatie ça reste encore à voir). Ses vertus ont manqué de la faire disparaître. Protégée à grande échelle, elle est menacée de disparition dans plusieurs pays européens. La cueillette est soumise à une réglementation très stricte.

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Le sommet du Pinet.

 Nous voilà au sommet du mont, à plus de 1867 mètres d'altitude. Il est possible de voir une grande partie des massifs des prés Alpes ce qui est à couper le souffle. La randonnée est franchement facile pour arriver jusqu'au plateau crevassé que forme le sommet. Celui-ci délimite le département de l'Isère et de la Savoie.

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Flore et faune des falaises.

 Les nombreuses falaises calcaires sont un lieu d'observation magnifique pour voir certaines espèces animales et végétales peu communes et propres à ce milieu. La plus emblématique de toutes est le tichodrome échelette (Tichodroma muraria) appelé aussi oiseau papillon en raison de son vol et de son beau plumage.

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Danger de montagne.

 Ces belles falaises sont aussi l'ocassion  de rappeler que cette année encore, des randonneurs sont morts ou ont été blessés par des chutes de pierres provoquées par des promeneurs indélicats marchant en dehors des sentiers ou s'amusant à jeter des cailloux. Les règles en montagne ne sont pas là pour restreindre les plaisirs mais pour garantir la sécurité de tous. Ce sont des règles de base simples à respecter :
ne pas taper dans les pierres, marcher sur le sentier, respecter les consignes de panneaux.

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360 degrès.

 Rien à ajouter, les images par d'elles mêmes pour montrer la beauté mais aussi toute la variété de paysages et de milieux que l'on peut rencontrer en montagne ce qui exlique la grande diversité d'espèces présentes sur ces territoires encore préservés de l'urbanisme (quoi qu'avec les pistes de ski ça reste à voir).

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Redescente.

 Il ne nous faudra pas plus d'une 1 heure pour redescendre (sur internet il est plutôt indiqué 2 heures et demi) et pour cause, après plusieurs heures de marche nos estomacs crient famine. Nous bouclerons notre expédition en 9 heures, en comptant les nombreux arrêts photos, les ampoules et les moments détentes dans l'herbe.

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Le machaon (Papilio machaon).

 Ce grand papillon est l'un des rares sur notre territoire à pouvoir hiberner sous forme d'imago, c'est à dire sous la forme adulte et non sous celle de chrysalide. On peut le rencontrer sur tout l'hémisphère Nord. Il se raréfie et devient de plus en plus difficile à observer. On ne sait pas très bien encore ce qui conduit à sa disparition.

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Pelle mêle.

 Voilà deux plantes que l'on pourrait penser proche au premier abord mais il en est rien. Celle qui est à gauche, l'anémone pulsatille (Pulsatilla montana), appartient à la famille des renoncules alors que celle qui est à droite, la centaurée des montagnes (Centaurea montana) appartient à la famille des astéracées.

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Camaïeu de rose.

 Pour finir il me restait quelques plantes à fleur etc. que j'avais très envie de vous présenter mais pour ne pas allonger l'aticle je vais juste les nommer. De gauche à droite et de haut en bas : rosier des Alpes (Rosa pendulina), épilobe en épi (Chamerion angustifolium)Adénostyle à feuilles d'alliaire (Adenostyles alliariae) et agaric des jachère (Agaricus arvensis) qui est un très beau champignon et comestible de surcroît.

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 Toujours de gauche à droite, la pensée à deux fleurs (Viola biflora) qui aime les substrats humides (nous l'avons photographiés à l'entrée del'une des "cavernes") et la valériane des rochers (Valeriana saxalitis) qui aime les pelouses calcaires, les rochers, les éboulis etc. Elle contient des alcaloïdes utilisés en médecine.

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Le mot de la fin.

 Bon, pas grand chose à rajouter pour conclure l'article, hormis que nous avons été conquis par cette randonnée facile. Enfin facile, pour les asmathiques comme moi la première partie jusqu'à l'Alpette peut être ardue mais une fois arrivé au plateau c'est un vrai bonheur. J'ai eu le plaisir de m'y rendre au juillet de cette année, en octobre de l'an dernier, peut être tenterons nous une sortie en avril ou mai 2017 pour profiter de la sortie des orchidées.

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