mercredi 1 octobre 2014

Möng au jardin ethno-botanique de Corbel.

P9060023Corbel est une petite commune montagnarde de Savoie qui fait face au département de l'Isère dont elle est séparée par le Guier Vif. Située à 845 mètres d'alltitude, elle englobe ou est limitrophes avec trois des plus hauts sommets du massif de Chartreuse: la Roche Veyrand (1429 mètres), la Cochette (1618 mètres) et Thivelet (1231 mètres). C'est ce dernier qui surplombe le jardin ethnobotanique du jardin réalisé par la très british Gabrielle.

La Roche Veyrand surplombant l'église du village.

La Roche Veyrand est réputée pour sa via ferrata qui permet d'atteindre son sommet et d'avoir une vue superbe sur la vallée du Guier. La Cochette et le Thivelat font partis du parc naturel de Charteuse et abritent des nombreuses espèces végétales et animales protégées et appartiennent au chaînon du Mont Outheran. L'aigle royale (Aquila chrysaetos) et le tichodrome échelette (Tichodroma muraria) sont les oiseaux emblématiques de ces sommets.
La grande église date du XIIIe siècle. Restaurée une première fois au XVIIIe siècle, elle abrite les vitraux d'Arcabas depuis 1997. Cet artiste peintre et sculpteur isèrois est réputé à travers le monde pour ses oeuvres contemporaines. De son vrai nom Jean-Marie Pirot, il vit depuis 1986 à Saint Pierre de Charteuse et a entièrement décoré la chapelle du village ce qui attire de nombreux visiteurs.

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 Le parc naturel de Chartreuse se fait le gardien d'une grande diversité de milieux. Sur le site qui lui est dédié voilà ce que l'on peut lire: 

Forêts : elles confèrent au Parc sa principale richesse naturelle et présentent une importante diversité grâce à l'étagement altitudinal des reliefs. Les forêts de piémonts et de l'avant pays sont dominées par le chêne pubescent et plus localement par le charme ou le buis. La Haute Chartreuse est caractérisée par de belles hêtraies-sapinières entrecoupées d'érablaies de ravins. Au delà de 1500 m, le hêtre disparaît et les conifères dominent. C'est le domaine des pessières d'altitude où règne l'épicéa. Sur les hautes crêtes ventées, seules persistent des pinèdes clairsemées de Pin à crochet.

Prairies et pelouses : les milieux herbacés de Chartreuse ont été créés dès le Néolithique par défrichement des forêts originelles. Pelouses sèches, pâturages, prairies de fauche et alpages entretiennent une biodiversité menacée par la déprise agricole et le retour naturel de la forêt. Ces milieux abritent l'essentiel de la cinquantaine d'espèces d'orchidées recensées dans le Parc.

Torrents  et zones humides : les torrents de Chartreuse sont absents des parties les plus hautes où l'eau est souterraine. Ce dispositif alimente de grosses sources émergeant de la roche calcaires et donne des eaux fraîches, souvent claires présentant d'importantes variations de débit. Malgré un contexte défavorable aux zones humides, le territoire du parc possède une centaine de petites zones humides renferment la plupart des 86 plantes protégées connues actuellement. Les plus grandes (tourbière de l'Herrétang) issues du surcreusement glaciaire sont situées à l'extérieur du massif.

Milieux rocheux : l'importance des calcaires massifs structurés par des plis et des failles permet une grande diversité. De la verticalité des falaises à la quasi horizontalité de certains lapiés, les milieux rocheux abritent une flore particulière dont les joyaux sont la vulnéraire des Chartreux (un millepertuis), la potentille luisante et la primevère oreille d'ours. Des oiseaux remarquables, hibou grand duc, aigle royal, faucon pèlerin, tichodrome échelette, chocard, grand corbeau vivent dans ces milieux préservés.

P9060103Corbel abrite un jardinethnobotanique qui est également le jardin communale. Il a été réalisé par Gabrielle de Gabiella Garden. Il fait parti d'un ensemble de jardins appartenant à l'association "Jardins du Monde Montagne"
- Le jardin du Camping de l'Ourson, Entremont le Vieux, Les plantes comestibles sauvages - Le jardin communal de Corbel, Les plantes vivrières et aromatiques - Ferme "Petits jardiniers" St Pierre de Chartreuse, Les plantes médicinales - Le jardin de l'hôpital de St Laurent du Pont, Les plantes médicinales, aromatiques et à fleurs - Le jardin des Cairns, Grenoble, Les plantes aux multiples usages - Le jardin des Charmettes de la Maison Jean-Jacques Rousseau, Chambéry, Les plantes aux multiples usages - Le jardin des Relais de Chartreuse, Col de Marcieu, St Bernard du Touvet, Les plantes tinctoriales - Le jardin de la Chartreuse de Fontanil-Cornillon, Les plantes autour des maisons - Le jardin de la Tisanière, St Pierre de Genebroz, Les simples au potager.

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Les plantes de sauvages de montagne ont, jusqu'au milieu du XXe siècle, fait partis du quotidien des chartrousains et il est fort à parier que pendant les grandes famines qui ont animé le village de Corbel (jusqu'au milieux du XIXe siècle) que les corbelains les utilisaient régulièrement avec les deux plantes qui étaient cultivées localement: la pomme de terre et l'avoine. Dans les plantes culinaires on retrouve beaucoup d'aromatiques qui avaient (et gardent encore aujourd'hui) un emploi médicinale. On peut ainsi nommer le serpolet, la sarriette, la menthe, l'origan, l'ortie, le pissenlit le bon-henri et la célèbre vulnéraire qui est emblématique de la Chartreuse. 

Idée cuisine: Fleurs de Raiponce à l'huile de noisette
(La cuisine des plantes sauvages, Meret Bissegger, p 218)
Pour la vinaigrette mélanger 1/2 c. à s. de jus de citron, une pincée de sel marin aux herbes, 1/2 c. à s. de xérès, 1 c. à s. d'huile de noisette et 1 c. à s. d'huile de tournesol désodorisée. Faire cuire les boutons de raiponce (3 poignées) une minute à la vapeur, laisser refroidir et mélanger à la vinaigrette. Servir en entrée, avec du pain beurré parsemé de bourgeons de sapin hachés par exemple. 

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Les plantes vivrières et aromatiques

"Créé de toute piéce en 1996, à l'initiative de la municipalité de Corbel et du lycée horticole du Bocage, le jardin prend un nouvelessor en 2009.Un conceptrice du paysage et d'autres bénévoles habitant corbel, façonnent le jardin à travers quatres tableaux : lasourcen es senteurs, la casscade et le lac racontant l'histoire mystèrieuse de l'eau et son parcours dans les roches cartusiennes. Ancolies, sédums,saxifrages, géraniums roberts, thym serpolet matérialisent le parcours de cette eau qui alimentent les plantes vivières et aromatiquescomposant ce jardin".

Ces quatres tableaux sont aujourd'hui encore présents dans le jardin.

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"Longtemps coupé du monde, le village voit sa première route construite ne 1948 (!!!), les corbelins pratiquent alors jusque-là l'agriculture de subsistance. Les plantes dites vivrières, sont celles que l'on cultive pour s'allimenter au quotidien. "Il y avait une batteuse qui venait d'ailleurs et qui s'arrêtait aux Egaux, elle ne pouvait pas aller plus loin parce que le chemin était trop étroit", décrit un habitant de Corbel. Orge, seigle,avoine et blé doraient les paysages de leur épis, mais surtout elles nourrissaient et pouvaient soigner, les Hommes et les animaux.

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Cette année, le jardin fête pour la deuxième année s'ouvre a uregard des cureixu à l'occasion de "Fenêtre sur Jardin". 
A la croisée de la musique médiévale et orientale, découvrez les tonalités envoûtantes des instruments oubliés et du duo vocale Möng qui vous accompagnera lors de ce voyage.

Organisé Gabrielle par les membres de la municipalité mais aussi l'association Instinct'taf, j'ai eu le plaisir de pouvoir me joindre aux festivités. Mông (de son nom complet Möng Project) est un duo formé par deux musiciennes et chanteuses de talent qui s'eprime en Izalien, une langue inventée par leurs soins qui a pour but de traduire les émotions de manières à être comprises par tous.

"Ce duo formé par Lily Noroozi au Chant, Accordéon et Daf (Percussion du Moyen orient) et Isao Bredel Samson au chant et Nyckelharpa (Viele à archet suedoise), explore des univers musicaux entre musiques traditionnelles, populaires occidentales, médiévales, orientales, tribales, soul et même electroniques... La musique de MÖNG est unique envoutante, onirique et vivante... Elle ouvre une brêche vers des mondes où rêve et réalité s'alimentent l'un l'autre."

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Le but de cette soirée? Mettre en valeur le jardin et les plantes qui le composent. Projecteurs, rubans argentés et dorés, jeux de luimières, tous a été fait pour que les arbres et les fleurs du jardin soient les stars de cette soirée. Opération réussi si on compte la centaine de spectateurs venus assister au concert face aux montagnes qui avec le déclin du jour, ce sont retrouvés plongées dans la nuit pour laisser place peu à peu aux chants et aux instruments. Pour les abonnés, vous pouvez retrouver sur le site du Dauphiné Libéré (ICI) la soirée en images.

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Que dire de plus? Que ce fût l'un des derniers événements au quel je participa en tant qu'instinct'taffeuse avec grand regret. Mais l'aventure n'est pas finie et vous aurez bientôt de leurs nouvelles. Pour rappel : 

L´objectif de l´association Instinct´taf est de contribuer au développement d´échanges culturels et artistiques, nationaux et internationaux. Instinct´taf rassemble des passionnés et des professionnels du spectacle. En dehors de ses propres projets, l´association s´investit aussi sur des évènements festifs (inter)culturels ou des créations artistiques, sur la base de partenariats établis avec les porteurs de projets. 

Ces expériences nous ont permis de faire preuve de professionnalisme dans des domaines aussi variés que laconstruction de décors, la scénographie, l´assistance tchnique, l’organisation de spectacles… La contribution des membres de l´association a également su séduire ses partenaires en apportant une touche particulière avec une manière de travailler instinctive où l´ingéniosité et le système-D sont de mise pour trouver des solutions simples et économiques.Depuis 2007, une nouvelle orientation a également été prise dans la perspective d´allier la culture et la solidarité. Des projets sont ainsi en train de germer, tant en France qu´au Sénégal… 

Bien sûr, l´association s´appuie sur les connaissances/savoir-faire de ses indispensables membres et sympathisants pour mener à bien ses projets… 
…et ils sont encore nombreux dans les cartons ! 

Encore un grand bravo à Gabrielle !    P9060129   P9060169    P9060218


jeudi 18 septembre 2014

Sortie en forêt 45.

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Enfin une sortie en forêt ! Cela commençait à dater. Et pour tout vous dire la nature nous a fait bel acceuil. Avec ma comparse Poppy, nous voilà partie pour une petite prospection au couers des bois dans l'espoir de faire une belle récolte.

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Des nos premiers pas, nous tombons sur de superbes spécimens de lépiotes.
1 et 2: la lépiote gracile ou lépiote de Ricken (Macrolepiota rickenil) fait partie des grandes lépiotes comestibles.On la trouve couramment dans les bois clairs et les près à la fin de l'été et au début de l'automne.
3 et 4: Deux pettieslépiotes que je n'arrive pas à identifier. La plupart d'entre-elles sont toxiques voir mortelles, la prudence est donc de mise !

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Voilà une belle grenouille agile (Rana dalmatina). C'est une grenouille pisseuse, c'est à dire qu'elle vide pour se défendre son cloaque sur son prédateur ou dans les mains qui la saisissent. Fort heureusement nous ne l'avons pas testé en cette occasion.

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Belles girolles (Cantharellus) que voilà ! C'est un champignon de choix que bien des ramasseurs recherchent. Néanmoins comme la plupart d'entre eux il faut bien le faire cuire au risque de subir de violents maux de ventre. Il existe une grande variété d'espèces de girolles, certaines très distinctes les unes des autres, d'autres casi identiques. Toutes sont comestibles.

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L'amanite tue-mouche (Amanita muscaria) est mon champignon de prélidéction. Toxique et parfois il faut l'avouer mortelle, il est connu depuis des temps immémoriaux dans les régions du Nord pour ses propriétés hallucinogènes. C'est le champignon le plus représenté dans la littérature européenne.

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Le chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) est une plante aux fleurs parfumées et aux baies rouges toxiques. Les infusions de fleurs sèches ont été longtemps utilisées en médecine populaire pour soigner les maux de gorges et les infections des voies respiratoires.

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Découverte d'un monument extraordinaire ! J'avais eu vent de l'existence de cette pierre qui dans les vieux textes que j'ai pu étudier et qui traitent de la régions, est mentionnée comme appartenant à un ensemble de monuments hérigés par les pères chartreux de jadis. Elle n'a pas encore livrée tous ces mystères ...

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Avec les champignons, on peut vite confondre deux espèces diffèrentes ce qui peut parfois et malheureusement avoir de funestes conséquences.
1 et 2: un exemple de confusion possible.... en particulier dans ce cas où je suis dans l'incapacité d'identifier ces deux specimens XD
3: Le lactaire poivrée (Lactatirus piperaus) est un médiocre comestible. Séché il fait office de poivre.
4La russule vert-de-gris (Russula aeruginea) à longtemps était concidérée comme comestible mais on lui impute une dizine de malaises ce qui la rend suspect.

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Une branche soulevée a mis à nue une colonie de fourmis rousses. Paniquées, celles-ci s'mpressent de mettre à l'abris les nymphe qui formeront la prochaine génération d'ouvrières.

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Voilà une autre série où les confusions peuvent être possibles.
1: le lactaire à lait brûlant (Lactarius pyrogalus) a une odeur fruité mais un lait très âcre et serait toxique. 
2: la vachotte ou lactaire à lait abondant (Lactarius volemus) est un comestible médiocre. En Asie il est récolté et venu sur les étales des marchés.
3: plus dur, il s'agît ici du lactaire presque doux (Lactarius subdulcis), un non comestible qui pousse essentiellement sous les hêtres.
4: enfin un tout jeune tricholome rutilan (Tricholomopsis rutilans) qui a été croqué par les limaçons. Piètre comestible il n'en ait pas moins superbe !

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Voilà un champignon plutôt commun, la russule brun-violet (russula brunneoviolacea). C'est un comestible plutôt moyen à la chair blanche et dure. Il peut facilement ce confondre avec d'autres espèces, pas toutes comestibles.

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La vesse-de-loup perlée (Lycoperdon perlatum) fait le bonheur des petits et des grands. Arrivée à maturité, son centre se perce pour libérer un nuage de spores. Il suffit alors d'appuyer sur le champignon pour voir un nuage gris du plus bel effet s'en échapper.

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La calvaire en chou-fleur (Ramaria botrytis) est un bon comestible souvent recherché dont les extrémités sont légèrement laxatives. Attention à ne pas la confondre avec la calvaire élégante (Romaria formosa) tout aussi rose mais toxique.

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Qui dit sortie en nature dit botanique !
1: la chanvrine eupatoire (Eupatorium cannabinum) est une ancienne plante médicinale qui était comme son nom l'indique employée pour soigner les problèmes respiratoires.
2: de nombreux insectes se parent des couleurs des abeilles et ds guêpes bien qu'eils soient complètement innofensifs pour se protéger d'éventuels prédateurs .
3: la grande angélique ou angélique officinale (Angelica archangelica) n'en fini pas de fleurir. Cette plante médicinale porte le doux nom latin d'archange en raison des nombreux pouvoir de guérison qui lui sont attribués.
4: Voilà une belle fleur de la famille des Astéracées et anciennement, des Composées.

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Le bousier commun (Scarabaeus laticollis) est le seul représentant du genre sous nos latitudes et dans l'ensemble de l'Europe. Il est le seul des bousiers à possèder des élytres très striées et ponctuées.

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Il n'est pas toujours aisé de reconnaître les champignons. Pour les deux premiers je sèche mais pour celui présenter sous 2 prises de vue différentes, pas de doute, il s'agît du cortinaire des chiens (Cortinarius caninus) qui est toxique et peu commun.

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Quelle joie de revoir les montagnes !!! Au cour de la ballade nous avons pu admirer la Dents du Chat mais aussi le Cirque de Saint Même qui se dessine dans le fond ainsi que la Grande Sûre ou encore le Charmant Som. Vive les Alpes !

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Belle ballade en effet ! Panier plein, fleurs et animaux à profusion, c'est le bonheur ! Elle correspond tout à fait à son premier sens, hérité du langage du Moyen Âge : une promenade tintée de lyrisme à la sauce des romantiques et de poésie... en somme une éloge à la Nature.

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J'oubliais ! Les chanterelles en tube (Cantharellus tubaeformis) sont sorties a profusion. C'est un excellent champignon quoi que petit qui a une saveur fine de noisette et de sous-bois et que j'aime tout particulièrement. Rajoutons à cela quelques lactaires délicieux et le tableau est dressé.

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Même si la forêt est encore verte, l'automne approche. Déjà de nombreuses feuilles mortes jonches le sol et le bruit des canons retentit dans le loin. Ramasseurs et promeneurs,c'est l'occasion de sortir vos vêtements bariolés. Mais attention toute fois à ne pas ramasser n'importe quoi !

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jeudi 12 juin 2014

Sortie dans les prés 13.

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 Sortie dans les prés pour s'imprégner de la bonne odeur du foin séché que l'on peut sentir depuis quelques jours autour de la maison mais aussi, pour voir l'avancée de la végétation. Avec les fortes chaleurs et les quelques pluies, elle est devenue luxuriante.

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 Voilà un habitué que je rencontre chaque année. Le petit capricorne (Cerambyx scopolii) appelé aussi capricorne de Scopoli. Ses antennes plus longues que son corps lui servent de balancier pendant le vol. Commun en France, on le rencontre d'avril à août. Il affectionne les fleurs de sureau.

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 Lascrophulaire noueuse (Scrophularia nodosa) est sur la fin de sa floraison. Elle aime les fossés et les zones humides. Pouvant attiendre 1,5 mètre, on l'a longtemps utilisée dans la médecine populaire pour soigner de nombreux mals, en particulier l'eczema. De nos jours on l'utilise encore à cette fin.

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 Le bal des fleurs est ouvert:
1: La valériane officinale (Valeriana officinalis) est aussi appelée herbe aux chats en raison de l'attirance pour les félins en vert cette plante qu'ils prennent plaisir à mordiller... ainsi que de la forte odeur qu'il s'en dégage. Recommandée depuis l'époque d'Hippocrate, on l'utilise comme calmant, anxiolytique et anti-barbiturique. Elle soigne aussi les troubles du sommeil.
2: La scabieuse des champs (Knautia arvensis L.) est également appelée oreille d'âne en raison de la forme de ses feuilles. Elle est commune dans les prairies et les talus calcaires. La chenille d'un petit papillon de nuit en a fait sa nourriture exclusive: l'Adèle de la scabieuse (Nemophora metallica). Avec un nom latin pareil, elle a retenue toute mon attention.
3: La centaurée à feuilles étroites (Centaurea jacea L. subsp. angustifolia) a des fleurs peu fournies en pétales contrairement à la plupart des centaurées.
4: La mélitte à feuilles de mélisse (Melittis melissophyllum) est la seule plante à appartenir au genre Melittis (et comporte 2 sous-espèces). Elle peut atteindre 50 cm de haut et on peut la rencontre jusqu'à 1400 mètres d'altitude. 

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 Voici la Petite Tortue (Aglais urticae L., syn: Nympalis urticae) est aussi appelée Vanesse de l'ortie. Il se raréfit avec l'erradication systématique dans certaines zones de la plante hôte de sa chenille: la grande ortie. Il fait partie des papillons qui hibernent et qui s'éveillent au début du printemps.

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 Rencontre avec un très bel oprhys bourdon (ophrys fuciflora) appelé aussi ophrys frelon et au label surprenant. Habituée à voir les fleurs de cette orchidée au label brun foncé à la limite du rouge sombre, je suis suprise par cet individu aux teintes claires.

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 Les graminées appartiennent à la famille des Poaceae. On en dénombre 12 000 espèces dont les céréales, base de l'alimentaion humaine dans la plupart des cultures humaines. Les dernières études à leur sujet datent de 2005 et placent leur apparition au Crétacé.

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 Autres fleurs, autres orchidées.
1 et 2: L'orchis de l'homme-pendu (Orchis anthropophora) est une orchidée européenne terrestre qui aime les sols calcaire et plutôt bien ensolleillés même si le mi-ombre ne la dérange pas. 
3 et 4:  L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) peut atteindre 60cm de haut. Elle fleurit d'avril à juillet et peut se rencontrer jusqu'à 2000 mètres d'altittude. N'ayant pas de nectar, elle leurre les papillons qui viennent butinner ses fleurs.

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La sauge des prés (Salvia pratensis) possède approxivativement les mêmes propriétés que celles de la sauge officinale à plus forte dose. Digestive et antispamodique, elle était autrefois fumée pour soigner les problèmes d'asthme.

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 L'ancolie commune (Aquilegia vulgaris)est l'une des plantes les plus toxiques d'Europe. Au moyenne âge on la nommait bonne femme et on lui prêtait des vertus aphrodisiaques. Les femmes qui en mâchait (à leur risques et périls) étaient considérées comme prédisposées à l'amour.

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 La campagne désigne un espace cultivé habité, on parle alors de zone rurale. Caractérisée par une faible densité, elle abrite 3,3 milliards d'être humaine de par le monde, pas toujours en lien avec le monde agricole. En France, 25,3% de la population est dite campagnarde.

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 Dans les viornes(Viburnum), les vieux châtaigniers (Castanea) et les noyers (Juglans), on peut voir des éclats de coquilles d'oeufs. Un prédateur gourmand, sûrement une martre, à vider le poulailler voisin et allée déguster son repas dans les fourrés.

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 Un pré est une pâture sur la quelle est élevé le bétail ou est cultivé les plantes fourragère pour nourrir les animaux de ferme. Ils sont garant d'une importante diversité végétale et animale sans la quelle le paysage français serait bien différent.

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 Retrour par le jardin et sa pasible atmosphère. Les premiers signes de l'été se font sentir et désormais, il faut attendre la pluie pour le voir reverdir. Ci-dessous la face d'un de nos compagnons à quatre pattes qui nous a quitté. Ainsi va la vie.

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vendredi 30 mai 2014

Le jardin des Coloquintes.

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 Visite du jardin partagé "Les Coloquintes" le 17 mai, animée par l'équipe de l'association "Les Concerné(e)s" situé à Saint Pierre d'Entremont. Au programme :
"Le Jardin Partagé des Coloquintes, situé aux Bandet à côté de l'ancienne école, vous propose une journée de visite animée du jardin suivi d'un troc de graines et d'une projection de documentaires sur les semences. Vous êtes tous les bienvenus adultes comme enfants. "

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 Atelier déco du jardin avec Nathalie Aretz puiséchange de graines à l'Abreuvoir... jolie perspective. Quand au jardin, il offre une très belle vue sur le Cirque de Saint Même. Situé à l'extrimité Est du massif de Chartreuse à cheval sur l'Isère et la Savoie, il culmine à 900 mètres d'altitude.

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 Descente avec les enfants jusqu'à l'Abreuvoir. Le sentier est balisé de nombreuses égnimes et devinettes.
Serez-vous répondre à celle-ci?
"J'ai une tige carré, des fleurs jaunes et poilues, ma fleur forme une jolie "gueule" jaune. Qui suis-je?"

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Voilà un bel exemple d'hybridation entre orchidées. L'orchis guerrier (Orchis militaris) 1 se croise facilement avec l'orchis pourpre (Orchis purpurea) 2. L'hybride ainsi formé (que l'on note Orchis purpurea x Orchis militaris) se nome Orchis hybrida 3 & 4. Relativement abondante, elle tient son nom du fait qu'elle fût le tout premier hybride a être déterminé comme tel.

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 La néottie nid d'oiseau (Neottia nidus-avis) est une orchidée discrète qui se fond dans le décor. Dépourvue de chlorophylle, elle tire ses nutriments de la symbiose qu'elle entretient avec un champignon microscopique. Économe, elle est peu gourmande en eau et en azote.

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 On connu avec les orchidées. Celles-ci sont plus communes chez nous mais n'en reste pas moins belles.
1 et 2: La céphalanthère à feuille en épée ou nomé aussi à feuilles étroite (Cephalanthera longifolia) fleurit entre mai et juillet. Elle aime les zones de mi-ombre et on la rencontre le plus fréquement dans les hêtraies. Au niveau nationale elle a le statu LC: préoccupation mineur.
3 et 4: La double-feuille ou listère à feuilles ovales (Listera ovata) qui fleurit également de mai à juillet qui se plaît dans tous les types de milieux, allant des pelouses sèches aux zones de mi-ombre boisées. Elle aussi possède le statu LC.

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Grand classique alpin, l'orchis mâle (orchis masculata) qui fleurit encore dans les Entremonts alors que la saison est terminée depuis belle lurette en Valdaine. Peu exigeante, cette orchidée est courante et se trouve dans toute l'Europe sauf dans l'extrême nord.

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Quel plaisir de tomber sur 3 de mais 10 plantes préférées... les Entremonts sont une vraie mine d'or végétale! À l'exception de la maïanthème à deux feuilles, toutes ses plantes sont très toxiques.
1: La parisette à quatre feuilles ou raisin du Renard (Paris quadrifolia) été utilisée autrefois pour éliminer les renards et les loups en empoisonnants les appâts. Aujourd'hui elle sert d'indicateur pour déterminer quelles sont les forêts qui ont été peu ou pas anthropophisées.
2: La maïanthème à deux feuilles ou petit muguet (Maianthemum bifolium) appartient, selon les derniers travaux, à la famille des Asparagacées. Elle aime les sols calcaires, les chaînerais et les hêtraies et pousse jusqu'aà 1900 mètres d'altitude.
3: Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum) se distngue de ses proches cousins par la formation en grappes de 2 ou 3 fleurs.
4: L'hélobore fétide, rose du serpent ou pied de griffon (Helleborus foetidus L.) est ma plante favorite. La floraison est terminée depuis longtemps et les graines se forment à l'intérireur des gousses vertes claires d'où elles s'échapperont pour être ressemées par les fourmis. La plante fleurît deux fois, en générale la première fois à 5 ans puis la seconde à 9 ans avant de finir par mourir.

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Petite dernière pour la route, l'ophrys mouche (Ophrys insectifera). Cette orchidée fleurit d'avril à juillet et se plaît aussi bien dans les zones de pleine lumière comme dans celles de mi-ombre. Comme de nombreuses consoeurs, elle a le statu LC et est protégée en Auvergne et dans le Nord-Pas-de-Calais.

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Fin de la promenade, il est temps de se rafraîchir au centre du village côté Isère, dans le bar l'Abreuvoir qui porte son nom. Échanges de plantes et de graines, blabla autour des plantes et projection de films documentaires viendront clore cette journée.

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Sortie dans les prés 12.

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Sortie sous l'orage dans la campagne valdainoise. Quelques grands classiques sont au rendez-vous. Petit tour en image.
1 et 2: Le caille-lait blanc (Galium mollugo) était utilisé de la fin de la préhistoire au début du moyen-âge pour faire cailler le lait lors de la préparation des fromages. De sa racine, on peut extraire un colorant rouge.
3 et 4: Attention toute fois de ne pas le confondre avec la grande cigüe (Conium maculatum) qui est une plante dangereuse car très toxique.

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Pour l'instant je n'ai pas de nom à donner à ce petit papillon, une chose est sûre, il s'agit d'un papillon de nuit. Antennes fines sans forme de massue, ailes duveteuses et ternes... je n'ai pas encore pu le rattacher à un genre bien définit.

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La knautie des champs (Knautia arvensis) appartient à la famille des scabieuse à la quelle elle ressemble énormément. Les jeunes feuilles qui poussent en rosettes peuvent être consommées au printemps comme légumes après avoir été bouillies. Sur les différents plants de knauties ou du moins à leurs alentours, des diptères (les quels, allez savoir), batifolent et butinent gaiement.

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L'aubépine (Crataegus) est encore en fleurs, miracle! Les jeunes feuilles se mangent crues en salade, en tisane tout comme les baies et les fleurs. Le sirop de fruits d'aupébine est un efficace médicament pour réguler la circulation du sang qui fait maison est réputé pour ses vertus relaxantes.

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La grande berce (Heraclum sphondylium) est un bon comestible qui cependant ne plaît pas à tout les palais en raison des essences aromatiques qu'elle renferme. Elle est recherchée pour ses propriétés médicinales proches de celles du ginseng. En Russie, les tiges séchées sont mises à fermenter pour fabrique une bière nommée "Raka".

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Prédateur courant dans nos campagnes, la buse variable (Bueto bueto) est un oiseaude proie que l'on retrouve partout en Eurasie mais aussi en Afrique à de rares exceptions (Côte d'Ivoire, Centre Afrique etc. par exemple). Elle chasse en particulier les micro mammifères mais se nourrit aussi d'oiseaux et de serpents.

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On ne présente plus l'orchis guerrier appelé aussiorchis militaire (Orchis militaris). Haute de 20 à 50 cm, cette orchidée fleurit à foison en Chartreuse d'avril à juin. Plante de pleine lumière, on l'a rencontre jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Cetet espèce estclassée LC: préocupation mineur.

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L'orobanche à odeur de girofle (Orobanche caryophyllacea) elle n'ont plus se présente plus. Habituée du coin, elle séduit les insectes avec son parfum puissant qui se rapproche de l'oeillet ou du clou de girofle en fonction des nez qui viennent la sentir.

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Voici quelques éternels classiques des champs et prairies.
1: Le gaillet croisette (Cruciata laevipes) peut se consommer en salade. Pour cela il suffit d'en récolter les sommités non fleuries.
2: Les larves des cercopes, petits insectes sauteurs, se protèges dans une mousse dense qu'ils produisent en rejetant l'excédents de sèves des plantes dont ils se nourrissent par leur anus.
3: Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata L.) est une plante médicinale et comestible employée dans de nombreux usages. Les sommités fleuries servent aux enfants à passer le temps en les transformant en mini-catapultes.
4: De nombreuses plantes sont déjà en graines pour le plus grand bonheur des fourmis.

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On sous-estime trop souvent l'agilité dont peuvent faire preuvent les vaches. Certaines vont jusqu'à concurencer la jente équine (si, si je vous jure, regarder plutôt PAR LÀ !!!)

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1: Le laiteron des champs (Hypochoeris glabra) est souvent considéré comme une mauvaise herbe. Sa floraison débute à la fin du printemps et dure jusqu'au début de l'hiver.
2: Le lotier corniculé ou pied-de-poule (Lotus corniculatus) est encore couramment cultivé comme plante fourragère.Autrefois il était utilisé comme clamant ou somnifère.
3: L'euphorbe réveil matin est aussi nommée petite éclaire (Euphorbia helioscopia). Toxique, son mon vient de son ombrelle qui se déploit aux premières lueurs du soleil en sa direction. 
4: Le lamier jaune (Lamium galeobdolon) est une formidable plante médicinale qui comporte de nombreuses sous-espèces parfois utilisées comme plantes ornementales.

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La véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys L.) est fréquente dans les prés et les sous-bois clairs. Cicatrisante et astringente, son emploi n'est plus qu'occasionnel car provoque des diarrhées.

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1: Le trèfles des prés (Trifolium pratense L) est à l'origine des variétés fourragères cultivées un peu partout en France. C'est un bon engrais vert employé pour l'amélioration des sols mais aussi comme plante médicinale en particulier pour la ménopause.
2: Le géranium à feuilles molles (Geranium molle) est courants dans les bords de chemins et les talus. 
3: Le géranium petit Robert (Robert geranium) est une plante médicinale très aromatique employée dans les troubles du sang et pour le soin de nombreuses maladies comme le diabète.
4: Le saxifrage granulé (Saxifraga granulata) est l'une des rares plantes du genre que l'on peut rencontrer en plaine. Elle pousse jusqu'à 1000 mètres d'alltitude.

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Voilà une petite sortie bcolique sous la pluie comme je les aime avec en prime, une jolie sue sur le village de Saint Geoire en Valdaine et de ses châteaux.

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mercredi 21 mai 2014

Quelques signes de vie.

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 Baisse de régime sur le blog depuis quelques semaines maintenant (on ne peut pas être sur tout les feux)... mais me revoilà avec l'article promis et en prime, quelques clichés sur l'éveil des petits habitants du jardin. Pour l'heure, l'aternance de pluie et... de pluie fait le bonheur de la vigne vierge mais aussi des limaces et autres démons du potager et puis n'égagérons rien; les quelques rares rayons permettent de lézarder tranquillement sur la terrasse et de reçevoiravec plaisir les amis.

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Mon nouvel appareil photo est à la hauteur de mes espérances et je prends plaisir à photographier les graines de pissenlits qui viennent s'échouer après leur course folle,portées par le vents, sur mon lainage. C'est elles qui ont inspiré des générations d'inventeurs, en particulier dans l'éllaboration du parachute.

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 L'iris germanique se décline sous de nombreuses couleurs. Il appartient à la famille des iridacées tout comme le crocus. On le rencontre dans de nombreux jardins. Le rhizome de cette jolie fleurs est utilisé en parfumerie. Autrefois, il était disposé dans le linge pour faire fuir la vermine et le parfumer. 

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 Soleil oblige, le mobilier de jardin refait son apparition après avoir séjourné un bon moment dans l'obscurité, à l'abris de l'humidité et des moisissures. Ce banc sera parfait pour les longues siestes digestives de l'été.

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 Les framboisiers sont vivaces ! Tous les ans ils produisent des tiges en grand nombre et tout particulièrement cette année, gage de bonne cueillette. Les feuilles peuvent servir de substitue au thé. Les fleurs discrètes attirent les abeilles des ruches voisines. Cachée dans la verdure, l'epeire concombre tisse sa toile.

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 La raiponse fleurit. Ce ne sont pas ses fleurs que l'on consomme mais ses feuilles au goût subtile de concombre. Toute fois, il est préférable de les récoltées avant l'arrivée des boutons floraux pour ne pas se retrouver avec de la verdure rêche en bouche.

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 Le sureau est en fleur !!! (Attention de ne pas le confondre avec les dangereux sureaux yèbles qui n'en sont pas). Les fleurs peuvent entrer dans la composition de délicieux mets: limonades, liqueurs, vins, infusions mais ce que je préfère reste les fleurs en beignets, couvertes de miel et de sucre poudre. Miam !

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 Le mobilier de jardin est sorti, les chats profitent des épaisses couvertures et des draps fraîchement lessivés pour piquer un petit somme. En moyen, nos félins domestiques dorment 16 heures par jours (soit 2/3 de sa vie), de quoi d'en laisser plus d'un rêveur.

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 Ce repos est l'appanache des prédateurs, les proies, elles, se doivent d'être constement sur le qui-vive mais il existe quelques exceptions comme le paresseu à deux doigts qui peut faire des nuits de 20h. La souris elle ne sommeil pas plus de 4h, ce qui explique en partie d'un point de vu biologique sa courte durée de vie.

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 La pivoine est en bouton. Son nom vient du grec "παιωνἰα - païônia" qui veut dire "plante médicinale". En effet, la pivoine est connu depuis des siècles comme abortif, pour enrichir le sang, nettoyer le foie, diminuer la fièvre et lutter contre les refroidissements. Pour les grecs anciens, la fleur est une personnification du dieu Péon, l'un des plus anciens dieux guérisseurs. 

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Mai, le temps des belles fleurs:

1: Le boule de neige est un arbuste qui produit d'énome grappes de fleurs rondes. C'est un viorne décoratif qui est du plus bel effet dans le jardin.

2: Le houx d'Europe mâle est en fleur. On oublie trop souvent que certaines espèces de végétales (comme la mercuriale ou le palmier) sont définit sexuellement, ce qui implique que les mâles ne portent pas de fruits. Ainsi un seul de nos deux houx donne chaque année de jolies boues rouges.

3: Le pissenlit fleurit presque toute l'année selon le climat mais plus particulièrement au printemps où il est très abondant. Sur le déclin, les fleurs ont donné une myriade de petites graines qui se laissent porter par le vent.

4: Les renoncules boutons d'or ont profité d'un temps plus que clément pour se multiplier. Les champs sont jaunes et on n'y voit plus les bovins qui y paissent tranquillement.

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La scrofulaire noueuse porte un bien étrange nom. Il lui vient de sa forme toute particulière qui évoquerait un scrotum. Autrefois elle était utilisée comme plante médicinale pour soigner les maladies de peau. Aujourd'hui elle est utilisée dans le traitement des articulations douloureuses.

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"En automne, jerécoltai toutes mespeines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avrilrefleurit et que la teere et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles." Khalili Gibran.

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L'escargot des haies, nommé aussi escargot des bois, est très courant en Europe de l'Ouest. Il apprécie les haies, les jardins et les zones de sous-bois humides. On peut le rencontrer jusqu'à 2200 mètres d'alltitude dans les Pyrénées, 1200 dans les Alpes.

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Bref, me revoilà après quelques semaines de sommeil (enfin plutôt de travail intense). Les noyers ont fini de fleurir et offriront à l'automne de belels noix, les fougères ont survécu au fauchage intensif, et il ne reste plus qu'à s'accorder quelques jours de répit au soleil avant de repartir.

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vendredi 9 mai 2014

Soupe aux orties.

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Il fait doux et les premiers repas entre amis sont donnés. Pour l'occasion, c'est soupe d'orties, une vraie recette de grand-mère. Je n'étais pas vraiment convaincu jusqu'à ce que je goûte ce délicieux met. À savoir, l'ortie est une plante aux nombreuses vertus tonifiantes et détoxifiantes. Pour en savoir plus c'est ICI.

Ingrédients (pour 4 personnes):

- 5 poignée d'orties
- 3 cuillères à soupe d'huile
- 1 gros oignon
- 4 ou 5 pommes de terre
- 15 cl de crème fraîche

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Recette:

Cueillez sans vous piquer, pour cela utilisez des gants, quatre ou cinq bonnes poignée d'orties.

Lavez-les soigneusement afin d'en retirer le pouvoir urticant. Dans une cocote, versez 3 cuillères d'une bonne huile et faites revenir l'oignon émincé, ajoutez les pommes de terre taillées en petits cubes, puis les feuilles d'orties sans les tiges. Couvrez d'eau salez, poivrez à votre goût portez à ébullition puis laissez cuire le temps qu'il faut.
Mixez, réchauffez en ajoutant la crème fraîche. Servez sans attendre.

On dit merci qui? Merci Marmitton!

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Sortie dans les prés 11.

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Petite balade à travers champs cette fois-ci pour le rallye pédestre des donneurs de sang pour l'association "Espoir pour Noémie" que vous pouvez retrouver dans la rubrique "Les copains!". Voilà l'occasion de répertérier quelques jolis coins du village.

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Le rallye reprends le même itinéraire que celui de la dernière balade menée dans le village (et que vous pouvez voir ICI). Qu'à cela tienne, depuis de nombreuses fleurs  sont sorties et parfument la campagne environnante.

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La commune habrite neufs châteaux dont celui de la mairie (absent des photos) qui pendant de nombreuses années servit de maison de bonnes-moeurs pour les jeunes filles issues de la noblesse et même des familles royales. À ce titre la valdaine est connue pour avoir été une terre contre-révolutionnaire.

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C'est également l'occasion de rappel (bien que certains sicentifiques aient réussi à créer du sang artificiel), que les banques de sang sont vides et ont grandement besoin. Le don reste l'un des meilleurs moyens pour sauver des vie.

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Mai est le mois du blanc, la preuve en image !

1 et 2: l'ail des ours (allium ursinum) a bien entamée sa floraison et, il n'est plus vraiment temps de la cueillir du fait que les feuilles soient dures et fibreuses. Néanmoins quelques fleurs dans les salades sont les bienvenues.

3: L'asperule odorante (Asperule odorata) appartient à la famille des galliets. On la fait macérer fraîche ou sèche dans du vin blanc et du sucre pour réaliser du vin de mai. Elle délicieuse en infusion une fois séchée mais attention, à haute dose elle peut provoquer des maux de tête et d'estomac.

4: Le compagnon blanc (Melandrium album) n'est pas réputé pour sa comestibilité mais pour ses fleurs blanches et pourtant, on peut consommer les jeunes pousses et les feuilles en salade.

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Belle fleur que celle de la raiponse en épi (Phyteuma spicatum) mais pas seulement. Comme chez la plupart de ses consoeurs du même genre, les épis floraux et les feuilles sont comestibles crus en salade comme ou cuits à l'eau ou à la vapeur accompagnés de sauce comme des asperges. La racine se consomme aussi crue (elle aura alors un petit goût piquant) ou cuite (elle sera alors douce et sucrée comme une châtaigne). Longtemps consommée à travers l'Europe et encore aujourd'hui dans certaines parties de l'Asie, ses qualités gustatives sont tombées dans l'oubli. Néanmoins dans certains coins d'Italie, de Bosnie et de Haute-Savoie (où on la nomme cul-noire) on continu de la consommer.

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Il est toujours plaisant de se faire offrir du muguet le 1er mai. Néanmoins prudence, cette plante est très toxique et on peut vite s'empoisoner. Utilisée comme médicament, elle est inadaptée de par sa nature pour l'auto-médication. En médecine le muguet est employé dans les préparations qui luttent contre les faiblesses cardiaques.

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"C'est à partir du dernier tiers du XIIe siècle que les textes signalent des édifices qualifiés de « domus fortis, fortalicium, domus et turris fortis ». C'est l'apparition des maisons fortes ou maison fortifiées. Ces édifices, qui ne sont pas des châteaux, sont plus qu'une simple résidence. Elles peuvent présenter l'aspect d'une maison solide avec tours ou avoir l'apparence d'une bâtisse construite de bric et de broc."

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On trouve peut de champs cultivés de part chez nous mais beaucoup d'élevages. En premières position arrive l'élevage de bovins, suivit des chevaux de traits puis des moutons. De nombreuses petites exploitations familiales continues d'élever pour le plaisir quelques oies, poulets et même biquettes.

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(Pour mieux voir les petites images cliquez dessus.)

Les chevreuils ne sont pas en reste. Effrayées par des promeneurs, voila que trois chevrettes (femelles du chevreuils) prennent la fuite vers le sous-bois tout proche sous nos yeux émerveillés.

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C'est le temps des fleurs, les arbres offrent de jolies parures comme le marronnier d'Inde (1 et 2) appelée également marronnier blanc (Aesculus hippocastanum L.). Cette arbre d'ornement originaire du Caucase peut vivre plus de 300 ans et atteindre de belles dimensions. L'aubépine (3) (Crataegus) est plus modeste, détonne de par le nombre d'espèces qui composent son genre: plus de 1000 ! Enfin, le pommier commun (4) (Malus pumila) est l'arbre fruitier le plus rependu de nos campagne, on compte pas moins de 20 000 variétés de ce dernier.

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Le muscari d'Arménie (Muscarium armeniacum) appartient à la famille des liliacées. Cette plantes aux fleurs bleu vif est prisée dans les jardin où elle s'est naturalisée. En France, Allemagne et Grande-Bretagne on trouve sa cousine sauvage: le muscari à grappe (Muscari neglectum).

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Retour par le village, chef-lieu du canton au coeur du Val d'Ainan. Avant d'être un établissement de bonne-moeurs pour les jeunes filles de "la haute", la mairie appelée "château de Montcla (qui fût bâtie avec les pierres morainiques calcaires des anciens glaciers qui creusèrent la vallée de l’Ainan), fût d`abord un château fortifié, commanderie des templiers. À partir de 1307 et jusqu’en 1734, ce fut une abbaye de soeurs bénédictines, consacrée à Saint André." À savoir, le château de la photo en haut à droite est celui de l'illustre famille des Clermont-Tonerre.

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Le méloé printanier (Meloe proscarabaeus) est un drôle d'insecte. La femelle pond dans le sol d'où les larves crochues sortent puis montent sur les fleurs. Là, elles parasitent les hyménoptères qui viennent se nourrir du nectar. Elles se font alors porter jusqu'au nid où elles se délectent des oeufs et des réserves de nourriture de leur hôte. Après plusieurs mues, la nymphe devient un adulte phytophage.

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On continu dans les gammes de blanc avec le viorne fourchu (1) (Viburnum furcatum) originaire des montagnes embrumées de Corée et le lilas français (2) (Syringa vulgaris) qui, originaire des Balkans, se décline sous plusieurs couleurs. Le viorne lantane (3 et 4) (Viburnum lantana) est plus commun sous nos latitudes. Cultivé comme plante ornementale, ses baies sont légèrement toxiques et peuvent entraîner des vomissements. Une partie de la plante est utilisée en gemmothérapie.

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Voilà une orchidée que je n'avais pas encore épinglé à mon tableau de chasse. L'orchis bouffon (Anacamptis morio) est classée LC (préoccupation mineur) qui apprécie les zones de pleine lumière et les pelouses rases pauvres en substrat.

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Autre nouvelle venue l'orchis de l'homme pendu (Aceras anthropophorum), qui tient son nom de sa fleur qui évoque un petit bonhomme pendu. Cette orchidée aime les zones de moyenne montagne et les sols calcaires. Son hybridation avec l'orchis pourpré donnede surprenantes combinaisons (x Orchiaceras melsheimeri).

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Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum) et moins courant que son cousin le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum). Il s'en différencie par son parfum plus subtile et ses nombreuses fleurs groupées par 2 ou 6.

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Encore quelques fleurs de nos camagnes:

1: La cardère sauvage ou cabaret des oiseaux (Dipsacus fullonum) peut atteindre plus d'un mètre cinquante. C'est une belle plante bisanuelle dont la racine serait un remède efficace contre la maladie de Lyme.

2: Très connue, la marguerite commune (Leucanthemum vulgare) est peine de vertus. Jeunes et fraîches, ses feuilles se consomment en salade. Les fleurs sèches en infusions sont antispasmodiques, calmantes, digestives et astringentes.

3: L'oeillet des près n'en a que le nom, il s'agit en réalité d'une silène (Silene flos-cuculi). On la rencontre partout en Europe mais tend à disparaître dans les régions où les zones humides sont en recules.

4: Le rhinanthe crête que coq appelée aussi rhinanthe velu (Rhinanthus major ou Rhinanthus alectorolophus selon la taxologie). C'est une plante parasite qui puisse en partie sa nourriture des racines des graminées et des légumineuses au milieu des quelles elle pousse.

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"Les Arbres remarquables de France sont des arbres vivants exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou encore leur légende. Ces ligneux représentent un patrimoine naturel et culturel qui doit être conservé."

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On part cette fois-ci dans les teintes jaunes et dorées.

1: Le salsifis des prés (Tragopogon pratensis) est très courant en Europe. Il a été longtemps cultivé pour sa racine et ses jaunes pousses qui sont doux et sucrés. Tombé dans l'oubli après la guerre, on en trouve encore sur certains marchés dans le midi.

2: Petit soucis d'identification pour cette euphorbe. N'ayant pas prit les feuilles en photo, dur de savoir à quel espèce elle appartient. 

3: La populage des marais (Caltha palustris) appartient à la famille des renonculacées au même titre que le bouton d'or. On la rencontre dans les zones humides comme les marais, les bords de ruisseaux et les pâtures. Toxique, il ne faut pas la porter à la bouche ou la mettre en contact avec les muqueuses. Dans certaines régions on la consommait avant floraison après l'avoir faite bouillir.

4: Le genêt à balais (Cytisus scoparius) fût longtemps employé à la place du houblon pour parfumer la bière. Les boutons floraux étaient utilisés après une longue préparation comme des câpres, les fleurs dans des liqueurs aux noix et les graines étaient torréfiées pour servir de succédané au café. Attention ! Crues ou mal préparées, les différentes parties de la plante sont toxiques.

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Une fois de plus, vue sur la motte cadastrale du village.Faute de moyenne aucunes études ou fouilles n'y a été menées. On raconte qu'elle était à l'origine un ancien fort allobroge... affaire à suivre.

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Avec le printemps, les plantes comestibles et médicinales retrouvent nos assiettes.

1: La berce spondyle (Heracleum sphondylium) possède de nombreuses vertus. Sa racine piquante est associé à l'alicament prisé en Asie qu'est le ginseng. Ce sont les feuilles qui sont les plus prisées en cuisine.

2: La fougère aigle (Pteridium aquilinum) été autrefois brûlée pour faire fuir les serpents. On en consommait le rhizome bouillit ou réduit en farine ainsi que les crosses mais la toxicité établie de la plante a stoppé sa consommation.

3: Le gaillet gratteron (Galium apraine) est une plante aux fleurs discrètes dont les jeunes pousses entre dans la composition de salades.

4: Il existe de nombreuses espèces de consoude. Ici il s'agit dune espèce importée dans les jardin, la grande consoude bleue (Symphytum azureum) dont les feuilles peuvent être consommées en beignets comme celles de sa consoeur sauvage.

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"Les prairies sont des formations herbacées plus ou moins hautes qui dérivent d’une déforestation remontant au début de l’occupation humaine et qui doivent leur maintien aux activités humaines liées à la fauche et au pâturage. Bien qu’il s’agisse en ce sens de milieux semi-naturels, les pratiques traditionnelles séculaires de production de fourrage pour le bétail ont permis la mise en place de communautés végétales spontanées d’une très grande diversité. " (Sources)

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Voilà un bien beau circuit en somme, agrémenté ici et là des fleurs des jardins, des glycines centenaires et des lilas au doux parfum. De la couleur en somme malgré un ciel bien gris.

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samedi 19 avril 2014

Le château de Longpra.

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St Geoire est une terre de châteaux. Au cour d'une longue promenade on peut en admirer en tout et pour tout 7 sans compter les différents édifices antérieur à cette époque prolixe qu'est a renaissance. Le plus connu de tous est celui de Longpra, longtemps affilié à la célèbre famille des Clermont-Tonerre (dont je parle dans cet article). 

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Voila du vert qui fait du bien ! L'allée du château est ornée d'une longue rangée de marronniers. Le lieu est fort humide (présence de nombreux ruisseaux) ce qui semble plaire à l'ail des ours qui y pousse en bon nombre. C'est une plante délicieuse dont les feuilles (que l'on cueille de préférence avant la floraison) se consomment dans les soupes, en pesto, frites et bien d'autre manières. Les boutons floraux sont excellents sautés à la poêle ou cru.

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Classé monument historique depuis 1997, Longpra est une ancienne maison forte datée du XIVe siècle (l'église du village quant à elle est datée du XIIe mais nous y reviendrons). Réaménagée en 1770, les douves de 338 mètres de long font fois de son existence plus ancienne. En réalité il s'agit d'une résidence d'agrément typiquement dauphinoise dont les douves et les hauts remparts évoquent un château.

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Dans les douves, la vie abonde: grenouilles vertes, crapauds communs, colverts, hérons, poissons divers et martin-pêcheurs... c'est un vrai spectacle! Bientôt les larges feuilles des nénuphars couvriront l'étendue d'eau.

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A ce titre, Longpra propose dans le cadre des "Nuits sauvages" un film amateur, "Les merveilels de l'ordinaire", d'une vingtaine de minutes accessible à tous les promeneurs qui le souhaitent sur les habitants du parc.

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On peut également retrouver le travail de l'excellent Gilles Lebley, naturaliste:

"22 tirages sur bâche extérieure (format 1,80 m x 1.20 m) - Images artistiques et inédites d’animaux en pleine nature

Chaque photo constitue une véritable rencontre naturaliste empreinte d’émotions et de vibrations des sens. « Nuits sauvages » est le reflet d’instants fugitifs offrant des images brèves et intenses, saisies dans un univers rempli de contrastes, de mystères et d’indices. Ainsi, le monde de la nuit, apaisant et magique, effrayant et primordial, peuplé d’esprits et des choses dont seules, parlent les légendes, surgit."

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La pierre à foudre est une pierre de culte sacrée que les anciens disposés là où la foudre avait tapé le sol. "Au 18éme siècle il y avait toujours une croyance chez de nombreuses personnes selon laquelle des pierres tombaient avec la foudre. Ces pierres, que de premiers auteurs avaient appelées ombriaebrontiae et cerauniae, étaient souvent considérées avoir des pouvoirs surnaturels. L'évêque Pontoppidan observa que les paysans norvégiens croyaient que ces pierres étaient particulièrement utiles aux femmes pendant le travail de l'accouchement, en ce qu'elles les aideraient à faire sortir l'enfant. La croyance concernant les pouvoirs surnaturels de ces pierres était si forte en Prussie que Helwing, le ministre d'Angerbourg, dû finalement recourir à l'usage du Bras Seculier pour s'en débarasser. En conséquence chaque savant l'un après l'autre eut toutes les peines à décrire à quel point l'idée que ces pierres étaient vraiment tombées avec la foudre était infondée." (Source.)

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Pour en savoir un peu plus sur le chateau, c'est par ICI, à savoir qu'il est possible de suivre l'actualité de Longpra sur sa page Facebook. Extrait:
Entre Dauphiné et Savoie, entre les contreforts de la Chartreuse et le lac de Paladru, le château de Longpra, écrin de verdure dans la vallée de l’Ainan, témoigne de sept cents ans d’histoire d’un terroir. Et depuis cinq siècles, il est le berceau d’une même famille.

1536 Une maison forte en dauphiné

L’aventure débute en 1536 quand Charles Pascal, notaire royal à Saint-Geoire-en-Valdaine et juriste des comptes de Clermont, acquiert ce qui n’est alors qu’une maison forte entourée de fossés et solidement défendue par une enceinte crénelée ainsi qu’en atteste déjà un acte de 1304. Relevant de la seigneurie de Montferrat, la maison forte appartenait au XVe siècle à Dame Aymare de Paladru, veuve d’Aymar de Clermont puis à l’épouse d’Antoine de Paladru, seigneur de Montferrat.

Avec cette acquisition, Charles Pascal ajoute à sa titulature de notaire à Saint-Geoire celle de seigneur de la maison forte de Longpra, Depuis cette date le domaine est resté dans la même famille.

1770 Le raffinement d'une maison des champs

Dès 1755 Pierre-Antoine Pascalis (marque d’une latinisation du patronyme) de Longpra, conseiller et futur président au Parlement de Grenoble décide de se réinstaller dans l’austère maison forte passablement délaissée depuis le début du XVIe siècle. Homme de culture et amateur d’art, il entreprend de la transformer en une demeure raffinée dans l’esprit néoclassique et le goût italien de la fin du XVIIIe siècle, conservant les fondations, les douves et le pont-levis. Les travaux dureront près de quarante années.

1844 Aux vents de l'histoire

En 1844 le dernier des Longpra, sans descendance, lègue le domaine et les terres à sa nièce et filleule, Eugénie Chosson du Colombier, qui épousera en 1834 le baron Anselme Pasquier de Franclieu, originaire d’Ile de France. Ils décideront de s’installer à Longpra en 1842.

Artiste-peintre, la nouvelle châtelaine de Longpra, considérée comme l’un des meilleurs peintres dauphinois du XIXe siècle, se plaît à représenter les membres de sa famille et nombre de ses toiles ont été conservées par ses descendants.

1985 Une transmission ininterrompue

Depuis 1536 les histoires des deux familles, celle des Pascal, puis Pascalis de Longpra et enfin celle des Pasquier de Franclieu convergent et se confondent pour écrire en commun la destinée du château de Longpra.

C’est dans un esprit de transmission et de continuité que se sont inscrites toutes les générations qui se sont succédé à Longpra, avec la volonté de faire de Longpra un témoignage authentique des siècles passés et de l’histoire de la région.

Aujourd’hui la Comtesse Albert de Franclieu s’attache à préserver et faire vivre cette demeure, ouverte au public en 1985, et dont l’atmosphère, celle d’une vraie maison de famille, contribue à son charme.

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La bâtisse est actuellement en travaux: elle s'offre une nouvelle toiture. En atendant, petite visite du village et de ses alentours (nous avons prit l'idée de venir le voir à pied).

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"Au XIIe Siècle débute la construction de l'église de Saint-Geoire, chef-d’œuvre aujourd'hui classé (et restauré dernièrement).

À partir de l'époque moderne, la région de Saint-Geoire se caractérise par une forte résistance à l'influence huguenote, qui se développe autour de Grenoble. Saint-Geoire est un fief catholique et le restera : en 1590, une armée de 80 huguenots grenoblois armés d'arquebuses assaillent la Maison Forte de Saint-Geoire, qui résiste seule puis avec le concours des habitants de Virieu, conduits par leur châtelain.

Dès le XIVe siècle, l'histoire de la Valdaine est en effet dominée par le château de Longpra, sis au-dessus de Saint-Geoire. Le château de Longpra appartient à la même famille depuis1536 (aujourd'hui habité par la comtesse de Franclieu dont l'époux, issu de la famille propriétaire, fut maire de Saint-Geoire de 2001 à 2007). Les douves et le pont-levis qui permet d'accéder au château témoignent de ce que fut la Maison-Forte de Longpra au Moyen Âge : une demeure austère et bien défendue.

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Dès 1755, Pierre-Antoine Pascalis de Longpra, Conseiller au Parlement de Grenoble, fait réédifier la Maison Forte selon les canons architecturaux du Grand Siècle. Il recourt aux maçons et charpentiers de la Valdaine ainsi qu'au concours d'ébénistes venus de Grenoble dont la célèbre famille Hache. Le résultat est un ravissant château classique, adapté aux réceptions fastueuses de la noblesse dauphinoise.

Durant la révolution, qui est d'ailleurs « née » en 1788 à Vizille, au sud de Grenoble, la Valdaine reste à l'écart de la tourmente, et est fidèle au catholicisme contre-révolutionnaire. Le Château de Longpra abrite le clergé non jureur, et la population environnante vient au château entendre clandestinement la messe.

En 1881, la vaste commune de Saint-Geoire est amputée de trois de ses hameaux qui sont érigés en communes : Massieu, St Sulpice-des-Rivoires et Vleanne. Enclave très rurale, la Valdaine voit cependant se développer au XIXe siècle, tout le long de l'Ainan, des usines spécialisées dans le textile."

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Le village est plein de charme et c'est là que je rencontre mes premières orchis mâles en fleurs. Ces orchidées tiennent leur nom de leurs deux bulbes ressemblants à des testicules. Autrefois, dans la théorie des signatures, on consommait le plus gros pour se donner de l'appétit sexuel et le plus petit, au contraire pour calmer les ardeurs.

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Elles sont nombreuses les vieilles demeures de St Geoire en Valdaine, cachées par de hauts remparts de pierre ou de pisé (système de construction en terre crue typique du Dauphiné). À quelques pas du château, une colline bordée de haies d'aubépines en fleurs fait l'objet de bien des questions. Il s'agirait d'une motte castrale, d'où le nom de l'impasse qui la longe mais faute de moyen, personne n'est encore venu le vérifier...

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Cette année la nature est précoce (à moins que la longue période hivernale de l'an dernier n'ait altérée mon jugement). C'est le temps de cueillettes et des identifications.

1 et 2: on ne présente plus l'éternel coucou (primevère officinale) qui rentre dans la composition de nombreuses tisanes médicinales appelées "pisse-mémé".

3 et 4: De mémoire, il me semble qu'il existe 3 espèces de sceau de Salomon en France. Il s'agit ici du sceau de Salomon multiflore en raison des fleurs en clochettes qui poussent par 2 ou 3 à chaque segments. Toxique, cette plante porte ce drôle de nom en raison de la marque caractéristique qu'aborde sa racine. Au moyen âge, on utilisait ses parties souterraines pour soigner les articulation en raison de leur ressemblance.

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Les jardins sont splendides: pommiers exotiques et désépoirs des singes prennent place aux pieds de la pairie bien tondue des voisins. Voilà de quoi être dépaysé pour l'occasion !

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Joubarde des toits, grande pervenche, fougère et lézard des murailles... Il n'y a pas à dire, les beaux jours sont enfin de retour ! Voilà de quoi trouver la motivation pour partir aux morilles ! Hélas, la saison est sur le déclain.

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samedi 5 avril 2014

Sortie mycologique avec la SHNVC

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Petite sortie ce dimanche matin avec l'association de mycologie et de botanique de Voiron, la SHNVC. Merci à tous pour ce beau moment de partage et pour tous les infos transmises, relatives aux découvertes sur le terrain. Pour en savoir plus sur les activités proposées, c'est par là: http://shnvc.monsite-orange.fr/

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On commence avec du lourd ! Mes tous premiers hygrophores de Mars, hygrophorus marzuolos ! Les fameux Marzus. Pas simple de les dénicher, cacher dans la mousse. Atypique, ce champignon apparaît très tôt. Son goût prononcé et parfumé attire bons nombres de chercheurs mais les coins sont rares et prisés.

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Depuis quelques jours les chevêches d'Athéna s'égosillent dans le jardin. En forêt il en est de même, et bien que les cris soient plus discrets, les pelotes de rejetions sont nombreuses, en particulier autour d'un vieux châtaignier creusé... affaire à suivre.

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Encore et toujours des héllébores fétides. Cette plante ne quitte pas nos paysages semi-alpins et forts calcaires mais on peut la rencontrer dans tous les types de milieux, jusqu'à 1800 mètres. Appelées roses du serpent, elles peuvent atteindre 80 à 100 cm. 

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Je vous présente Urnula Craterium (non comestible), un champignon relativement rare de la famille des Sarcosomataceae de l'ordre des pézizes. Aux Etats Unis on la nomme urne du Diable et se rencontre dans les rocheuses à la saison des morilles. 

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Voici quelques lignicoles qui se croisent à toutes les saisons et qui ont la faculté d'éguailler la forêt. Eux non plus ne se croquent pas.

1: La tramète tricolore, daedaleopsis tricolor, se reconnaît à sa couleur rouge vif qui tranche dans la grisaille de ses derniers jours sur les écorces mornes des arbres morts.

2: La tramète bossue, trametes gibbosa, se reconnaît elle a sa forme caractéristique ainsi qu'aux algues vertes qui la colonise ce qu'il rend invisible quand elle pousse sur des souches moussues.

3: Le polypore marginé, fomitopsis pinicola, tient son nom de sa marge orangée qui se trouve sous sa face. Chaque pli correspond à une année et il n'est pas rare de trouver des spécimens qui en présentent plus d'une vingtaine !

4: La tramète versicolore, Coriolus versicolor, est un champignon linicole qui est actuellement testé dans le traitement du cancer de la prostate et qui semble être à la hauteur des espérances.

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 Si je ne me trompe pas, il s'agit ici de l'entolome à pied hérissé (Entoloma hirtipes). Toxique, il a une odeur de concombre et de farine bien marquée, en particulier quand on frotte ses fragiles lames.

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La zone est très fréquentée par les animaux à plumes mais surtout, à poils. Les laissés (nom des excréments), les os, les poils, les plumes, les traces des pattes, les écorces rongées et grattées, les écailles de pommes de pin émiettées sur le sol.... voilà quelques indices de la présence des habitants de ces bois: chouettes, lapins, chevreuils ou encore sangliers.

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Avant tout propos petit rappel: bon nombre de lichens et de mousses sont protégées et il n'est permis d'en récolter que quelques brins.
Il s'agit ici de l'usnée barbue, Usnea barbata, appelé aussi "Barbe de Jupiter", un lichen aux nombreuses propriétés médicinales. Il renforce le systéme immunitaire, est un con antibiotique et est encore utilisé aujourd'hui dans les soins contre les infections en particulier respiratoires et urinaires (dû aux streptocoques et aux staphylocoques), les sinusites, les bronchites, les pneumonies, les rhumes, les grippes, les inflammations des voies urinaires, des reins et de la vessie. 

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On pourrait croire avoir à faire à la même espèce sur ces photos mais il n'en est rien. Petite démonstration, histoire de rappel que l'on est jamais à l'abrit d'un empoisonnement quand il s'agit de champignons.

1 et 2: L'hypholome à lames enfumées (hypholoma capnoides) se différencie de son cousin l'hypholome en touffe de par la couleur de ses lames grises. Plutôt rare, il aime pousser en nombre sur les vieilles souches. Piètre comestible à la saveur douce, on évitera de le consommer, en particulier à cause des risques de confusion.

3: L'hypholome en touffe (hypoloma fasciculare) se reconnaît lui à ses lamelles jaunes. Il est suspecté d'être toxique mais son goût amer et son odeur désagréable dissuadent souvent de le consommer.

4: Quelles sont précoces les pholiotes changeantes (kuehneromyces mutabilis) de cette année 2014 ! On les nomme aussi agaric à soupe ou souchettes. Excellents comestibles, on les cultivait autrefois sur les souches des hêtres, des saules, des bouleaux, des aulnes et de chênes de manière artisanale. Attention de ne pas les confondre avec la galère marginée (galerina marginata), qui est très toxique voir mortelle en raison des amatoxines qu'elle possède et qui sont les mêmes que celles de l'amanite phalloïde !

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Ce vieux pin est devenu le terrain de jeu d'un pic. En France, on en compte 9 espèces:
-le pic à dos blanc que l'on retrouve partout en Europe jusqu'en Corée.
- le pic cendré que l'on retrouve à l'ouest de la Bretagne et plus rarement dans le Nord du pays.
- le pic épeiche que l'on trouve de la Taïga aux régions méditerranéennes + une grande partie de l'Asie du Sud-Est.
- le pic épeichette qui couvre les mêmes aires que le pic épeiche hormis en Asie du Sud-Est.
- le pic mar que l'on retrouve en Europe Centrale.
- le pic noir se retrouve lui aussi sur les mêmes aires de répartition que le pic épeichette.
- le pic tridactyle (espèce menacée) que l'on observe très rarement en France est qui vit généralement dans le Nord de l'Eurasie à la limite boréale.
- le pic vert dit pivert, que l'on trouve dans toute l'Europe excepté dans la péninsule Ibérique et jusqu'au Turkménistan.
- le torcol fourmilier qui est le seul pic migrateur et qui nidifie sur les mêmes aires que le pic épeichette mais passe la saison d'hiver en Afrique équatoriale ou en Asie du Sud (particulièrement en Inde ou en Chine).

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Certes la neige n'est partie que depuis peu,ce qui n'empêche pas à de nombreuses espèces végétales de s'épanouir: 

1: l'anémone Sylvie ou anémone des bois (Anemone nemorosa) que l'on retrouve dans tous les sous-bois d'Europe et qui y fleurit de mars à avril. Ses fleurs variant du blanc au blanc-rose apparaissent avant les premières feuilles des arbres et suivent la course du soleil pour capter au mieux les UV et attirer ainsi les insectes pollinisateurs mais dès que la pluie se fait sentir, elles referment leur calice pour protéger le précieux pollen. Cette plante est toxique et rubéfiante, on l'utilise pour les rhumatisme en usage externe. Comme toutes les Rannunculcaea, elle contient de l'anémonine qui à hauteur de 200mg peut tuer un animal ou un enfant de 10 ans.

2: La mercuriale vivace (Mercurialis perennis) est aussi appelée chou de chien ou encore cynocrambe. C'est une plante du sous-bois atypique car bisexuée, comme l'est par exemple le houx d'Europe ou le palmier et qui appartient à la famille des euphorbes ce qui la rend toxique pour les animaux. Les plants mâles se reconnaissent à leurs discrètes fleurs d'un blanc-verdâtre, les plants femelles à leurs fleurs dont on ne distingue que le pistil. Le terme mercuriale vient du dieu Mercure à qui on attribut la découverte des propriétés purgatives et énergisantes de la mercuriale vivace et de la mercuriale annuelle.

3 et 4: Il existe un grand nombre de fougères nommées capillaires. Ici il s'agit de Asplenium Trichomanes, appelée fausse-capillaire, capillaire des murailles ou doradille chevelue. Selon la théorie des signatures, la plante était employée pour soigner lacalvicie et plus globalement les problèmes liés aux cheveux.

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En somme c'est une bonne récolte que voilà, qu'il ne reste plus qu'à agrémenter avecles quelques pézizes véinées qui ont prit place dans le jardin.

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