mercredi 3 octobre 2012

Le ficaire.

 


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Le ficaire:

 

nom: ficaire, ficaire fausse-renoncule, ranunculus ficaria en latin, herbe aux hémorroïdes, éclairette, herbe au fic, renoncule ficaire, gatassa, bouton d'or à tort, petite éclaire, petite chélidoine, grenouillette, épinard des bûcherons, Louis d'or, pot au beurre. Le nom ficaire vient du mot « ficus »: la figue car ses racines sont en formes de petites figues.

 

classification: plante herbacée du super-règne des chlorobiontes de la famille des ranunculaceae. C'est une espèce très commune. Il existe trois sous espèces ayant les mêmes propriétés,

 

habitat: les sous-bois, les prairies, les lisières, les forêts, les bords de ruisseaux, les endroits humides et les talus. On le trouve en Europe, en particulier en Europe Méridionale. Il est abondant sous les caducifoliers (les arbres caducs) et les sols argileux. Elle est présente dans toute la France et peu pousser jusqu'à 1600m.

 

description: plante vivace, petite de 10 à 20 cm avec des tiges couchées, aux feuilles luisantes, vertes, sombres, alternes et cordiformes (en forme de cœur) et aux fleurs jaunes vif, brillantes ayant 8 à 12 pétales allongés. Par temps couvert les fleurs se refermes. Bien que le ficaire produit des fruits (akènes poilus), ils lui sont peu utiles car il se reproduit de manière végétative par ses bulbilles (bulbes aériens) et ses tubercules. Il fleurit de mars à mai. Il pousse en touffes groupées. Elle a souvent le statu de mauvaises herbes.

 

propriétés et utilisations: les racines et bulbilles contiennent un clamant puissant. On les ramasse en décembre et on les sèche pendant quelques jours puis ont les presse très fort pour récupérer la sève (environ 1 à 2cl). On mélange celle-ci à du saindoux (1 à 2 cuillère à café) que l'on fait chauffer à feu doux puis on laisse durcir (recette d'Yves Rocher). Le ficaire est analgésique, anti-inflammatoire, décongestionnant et diurétique. Autrefois on utilisait ses feuilles pour lutter contre le scorbut car elles ont une grande teneur en vitamine C mais de façon modérée à cause de leur toxicité. Cette plante contient de la saponine et comme l'indique un de ses noms lutte contre les hémorroïdes mais soulage aussi les jambes lourdes. C'est aussi un bon remède contre les verrues des bovins. C'est avec la « médecine des signatures » que la plante a été associée au soin des hémorroïdes car les tubercules en évoquaient la forme mais de récentes analyses scientifiques atteste de son efficacité car elle contient des hétérosides, c'est à dire des molécules du type saponosides et ayant des propriétés de vasocontriction, une réduction du calibre des vaisseaux. Aujourd'hui encore les groupes pharmaceutiques l'utilisent dans leurs préparations (pommades, onguents ou suppositoires).

 

histoire: on le plantait dans les parcs, autour des manoirs et dans les presbytères ce qui a fait de lui le symbole de la richesse et des classes supérieures.

 

toxicité: ses bulbes crus sont toxiques tout comme l'ensemble de la plante, en particulier pour les animaux herbivores. Elle peut donc être irritante voir rubéfiante (appliquée sur la peau elle peut par ces irritations provoquer des rougeurs). Il ne faut pas les confondre avec la populage des marais, le bouton d'or, anémone hépatique.

 

cuisine: les jeunes feuilles et inflorescences ont un goût de noisette et entraient dans le passé dans la composition de salades, elles doivent être consommées très jeunes, très fraîches et de préférence avant la floraison, quand elles non pas encore fabriqué et stocké la proto-anémoine, l'alcaloïde qui les rend âcres et toxiques.


lundi 10 septembre 2012

La grande consoude.

 

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La grande consoude :

 

noms: symphytum officinale, consoude, oreille d'âne. Le nom consoude vient du latin consolida, du verbe consolido: « je consolide, je répare ». Symphytum, en grec, à la même signification.

 

Classification: ordre des lamiales, famille des borraginacées, genre symphitum.

 

habitat: sur les bords des rivières, dans les zones humides marécageuses, sous les peupliers ou dans les jardins humides à l'abandon. On la trouve dans toute la France (elle est rare dans le Midi) sauf dans le Lotet Garonne (47), la Haute Garonne (31), dans Hérault (34) et en Corses (2a et 2b) où elle est absente. On la trouve en Asie, en Europe, en Sibèrie Occidentale et en Amérique du Sud.

 

Description: c'est une plante robuste. Ses feuilles sont épaisses et légèrement rêches, lancéolés atteignant 25 cm et plus. Les fleurs en forme de clochette sont violettes ou blanches, mais les deux couleurs ne peuvent pas être présentes sur le même plant. Elles ont 5 lobes et mesurent 1,5cm. Elles forment des grappes et fleurissent de mai à juillet. La grande consoude peut mesurer 1,20m. Sa souche est épaisse et ramifiée. Elle résiste à des températures de -30°C.

 

propriétés et utilisations: on utilise principalement la racine qui est marron à l'extérieur mais blanche à l'intérieur. On la ramasse à l'automne et au printemps (de préférence au printemps). Il est possible de la consommer de suite ou de la faire sécher pour l'année. Riche en tanin, les préparations à base de grande consoude ne doivent pas être mise en contact avec du fer. C'est une plante aux vertus cicatrisantes très puissantes. Discorde (encore lui), la prescrivait contre les crachements de sang et les hémorroïdes. Fernel lui la transforma en sirop, fort réputé contre les maladies de poitrine, la phtisie (tuberculose pulmonaire), l'hémoptysie (crachat de sang). Quelques siècles plus tard, les bienfaits de la grande consoude tombent dans l'oubli, c'est Macalister qui la redécouvre par l'infusion concentrée de sa racine qui soigne les ulcères récalcitrants. Riche aussi en allantoïne (composé du liquide amniotique des mammifères), elle est une bonne réparatrice des tissus car en plus d'être cicatrisante, elle est calmante et antihémorragique. Pour les maladies respiratoires telles que la bronchite, la toux ou la trachéite, on l'utilise en voie interne. L'infusion (100g de racines séchée pour 1L d'eau et laisser en contact une nuit) calme vite la diarrhée, favorise la cicatrisation des ulcères gastoduodénaux, combat les inflammation dues aux colites. Pour cela il suffit de prendre une asse après les repas ou quand les douleurs se présentes.

 

Sirop de consoude de Fernel (à base de la plantes sèches):

250g de sommités de consoude.

250g de racines de consoude.

450g de plantin.

450g de pimprenelle.

450g de tussilage.

Piler les herbes fraiches, sortir le jus dans un linge, ajouter 1,250kg de sucre, bouillir et aux premières bulles ajouter la racine nettoyée et râpée. Faire cuire jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse. Passer en flacons qui seront bien bouchés. Il soigne les diarrhées, les hémorragies, la toux et de nombreuses affections respiratoires.

 

C'est en usage externe que la grande consoude a le plus de vertus. Fraîche, la racine est épluchée, lavée, ébouillantée, broyée pour servir aux préparations. Mais une décoction concentrée peut la remplacer. Pour cela faire bouillir 200g de racine sèche concassée dans un litre d'eau pendant 20 min, couverte à feux doux. D'en un cas comme d'en l'autre, ces préparations sont utilisées sur les ulcères, les plaies suppurantes, les escarres et les brûlures profondes. De très bons résultats ont été obtenu pour la guérison des détériorations graves de la peau grâce à la pommade de consoude. Le professeur Teissier démontre que la grande consoude déterge les plaies, amoindrie les suppurations et régénère rapidement les tissus. Il faut l'utiliser à chaque fois que la cicatrisation se fait trop longue. La pulpe fraiche soulage, calme et cicatrise les brûlures au premier degrés quand elle est appliquée dessus.

Autrefois dans les campagnes pour soigner les gerçures des seins, les nourrices introduisaient le mamelon gercé dans une petite cavité creusée dans une racine fraîche de grande consoude. On peut aussi réduire en bouillie la racine pour en faire un cataplasme.

Injecté, l'infusion soigne la métrite (affection de l'utérus), la vaginite, la leucorrhée (perte blanche), et les inflammations des parties génitales féminines.

Elle serait aussi efficace contre les foulures et l'arthrose. C'est aussi un très bon purin pour les plantations.

 

toxicité: il faut utiliser la consoude avec précaution en usage interne car elle est toxique (intoxication du foie, des décès ont été déjà répertoriés.) et contre indiquée pour les femmes enceintes mais en usage externe pas de danger, néanmoins par sécurité mieux vaux ne pas utiliser un traitement à la consoude pendant plus de deux mois.

 

cuisine: les jeunes feuilles se consomment en salade ou cuitent comme de l'épinard. En Allemagne, on en fait des beignets.

samedi 8 septembre 2012

La joubarbe des toits.

 

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La joubarbe des toits:

 

noms: herbe aux cors, artichaut des murailles, artichaut des toits, herbe du tonnerre, barbe de Jupiter (jovis barba en latin), barbajou, artichaut sauvage. Sempervivum tectorum en latin (nom scientifique), « semper » désignant « toujours » et « vivium » vivant du fait de son incroyable résistance. « Tectorum » vient de « tectum »: toit, endroit où elle aime pousser. Les anciens la nommait aïzoon.

 

classification: c'est une plante grasse de la famille des crassulacées.

 

habitat: elle est originaire d'Europe méridionale et centrale mais c'est rependue en Afrique du Nord, en Asie occidentale et en Europe du nord. Elle aime les sols secs et sablonneux. Elle fleurit aussi sur les murs, les rochers et les toits (d'où son nom) jusqu'à 2800 m d'altitude. On la trouve dans presque toute la France.

 

description: elle a l'aspect de l'artichaut. Elle se reproduit par rejets via son rhizome. Elle mesure de 5 à 50 cm. Elle emmagasine l'eau et le sucre pour se constituer des réserves dans ses feuilles qui sont alternes et caulinaires, c'est à dire qu'elles poussent directement sur la tige sans partie intermédiaire. Elles sont très épaisses, vertes et plates et leurs extrémités pointues sont rouges. La tige est simple et droite. A la période de floraison, elle s'agrandie pour porter la dizaine de fleurs roses utiles à la reproduction. La joubarbe des toits fleurit de juillet à aout. Ses racines sont peu profondes et fibreuses mais solides. Ses graines peuvent germer des dizaines d'années après être arrivées à maturité.

 

pratiques: les grecs anciens la plaçait sur leurs toits pour se préserver de la colère des dieux, d'où la coutume d'en planter sur les toits de chaume pour se préserver de la foudre. Charlemagne lui même aurait ordonné d'en orner toutes les demeures du pays. Les italiens la transformait en jus que l'on faisait boire aux nouveaux-nés le premier vendredi de leur naissance pour leur prodiguer une longue vie sereine. Une superstition veut que celui ou celle qui se frotte les mains avec du jus de joubarbe peut se saisir du fer rouge. En Angleterre, arracher cette plante équivaut à s'attirer des ennuis. En générale, il ne faut pas retirer cette plante des lieux d'habitations car elle préserve des maladies, des sorts, de la foudre, des incendies et apporte longue et heureuse vie. Dans le Berry on la nomme « meure jamais ». Néanmoins, la première floraison de la joubarbe des toits présage une mort dans la maisonnée. Dans le langage des fleurs elle signifie la bienfaisance. Une croyance magique voulait que chaque fille bonne à marier donne à chaque bouton de joubarbe le prénom de ses prétendants. Le premier à éclore indiquerait le prénom du futur époux.

 

propriétés et utilisation: elle est riche en acide malique et formique, en tanin et en mucilage. Le médecin grec Discoride vante les bienfaits astringents et rafraîchissants de la joubarbe. Il la recommande pour les inflammations des yeux, les brûlures et les maux de tête en usage externe. En usage interne, le suc frais lutte et soigne les morsures de tarentules, la dysenterie et les vers intestinaux. Aujourd'hui encore le suc contenu dans les feuilles fraîchement coupées est utilisé pour soigner les piqûres d'abeille et de guêpe, les ulcères sordides, les plaies gangreneuses, les épithéliomas (tumeurs malignes qui proviennent de l'épithélium, les tissus externes du corps). En associant ce suc à de la poudre de craie, on obtient une préparation pour soigner les inflammations traumatiques, l'eczéma et les hémorroïdes. Ses vertus coricides (qui détruit les cors) permettent de traiter les verrues. Pour cela on écrase des feuilles avec du vinaigre et on applique le mélange sur le mal à soigner. Au moyen âge on l'utilisait comme aphrodisiaque, mais aussi contre la durtée de l'oreille et la surdité.

 

précautions: la joubarbe des toits ne doit jamais être utilisée en usage interne, elle provoque des vomissements et des nausées en raison des substances toxiques contenues dans les feuilles.

 

culture: elle est simple, car elle se contente de peu de terre et de peu d'humidité. Elle se plait dans les rocailles. Elle se cueille en été. C'est une plante mellifère.

 

cuisine: dans certaines régions on consomme les pousses et les jeunes feuilles. En Suisse, on place les feuilles de la joubarbe dans l'eau pour la rendre plus rafraichissante.

 

soins: Pour la pommade de joubarbe il faut 100g de suc frais, 100g de saindoux, 100g d'huile d'amande douce. Mélanger le tout à feu doux. Quand l'appareil est liquéfié et homogène, le battre au fouet jusqu'à ce qu'il soit complètement refroidit. Cette pommade est à utiliser contre las dartres et les maladies de peau.

 

Pour lutter contre les cors, mélanger à valeur égale le jus de joubarbe et le suc de lierre. En imprégner une compresse que l'on applique deux ou trois fois contre le cor et qui devrait avoir raison de lui.

 

Pour apaiser et soigner les abcès, broyer quelques feuilles jeunes et fraîches, les appliquer sur l'abcès chaudes sous forme de cataplasme deux fois pas jour.

mardi 4 septembre 2012

L'églantier.

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L'églantier:

noms: églantier, cébreur, églantine, rose des haies, rosier sauvage, rosier des chiens car autrefois la racine de la plante était utilisée pour traiter la rage, rosa canina en latin (canina pour « chien » et rosa pour « flexible » sans que l'on sache à quoi cela réfère). On le nomme aussi gratte-cul car les graines sont utilisées comme poils à gratter.

 

classification: famille des rosacées, sous classe des dicotylédones, genre rosa, super-ordre des rosidés, il est à l'origine de nos rosiers cultivés.

 

habitat: dans les buissons et les haies, les bois, les bords de chemins, les jachères, les prairies de montagnes, les talus, les zones rocheuses. On le trouve dans la plupart des milieux (sauf froid ou chaleurs extrêmes) en Europe, en Afrique du nord, en Amerique et en Asie. Il pousse jusqu'à 1600 m d'altitude et est commun à tout les départements de la France métropolitaine.

 

description: ses grandes fleurs à 5 pétales roses, rouges ou blanches sont très fragiles et odorantes. Il fleurit une fois par an d'avril à juillet. Elles mesurent 2 à 8 cm. Elles possèdes comme toutes les roses un réceptacle creux qui se transformera en fruit rouge et charnu. Il contient de nombreuses carpelles (graines) jaunes avec une bourre à poils raides. Les tiges de l'arbrisseau sont plus ou moins couvertes d'aiguillons. Les feuilles sont alternes, composées de 5 à 7 limbes ovales, dentées et pointues. Il peut atteindre plusieurs mètres de haut selon la variété. Il existe plus de 500 espèces d'églantiers dans le monde, dont 20 en France et qui ne sont identifiables, la plupart du temps, qu'avec l'aide d'un microscope ou d'une bonne paire d'yeux. Il est résistant aux maladies et peut vivre une trentaine d'années.

 

culture: pour faire pousser un rosier sauvage dans son jardin, il faut partir chercher l'hiver des poussent de l'arbuste qui se trouvent prés des pieds âgés. Ils faut les déraciner avec le plus de racines possibles, et on les replante le plus vite possible, dans les trous d'une haie, sur une pelouse, au pied d'un mur, toujours bien exposées. En générale il aime tous les types de sols et tous les climats. C'est avant tout un porte greffe de tout nos rosiers cultivés. Il s'hybride difficilement mais serait à l'origine de la rose alba Linné cultivée pendant l'Antiquité et de la rose d'York.

 

pratiques: en Charente, la galle du rosier sauvage étaient utilisée jusque dans les années 70 pour se débarrasser des verrues, cette excroissance de la plante représentants les excroissances cutanées. On introduisait dans une fente faite sur une branche d'églantier une mèche de cheveux coupée à l'Ascension. Au fur et à mesure que la branche dépéri, les verrues disparaissent. Dans le langage des fleurs, l'églantier est symbole d'amour et de poésie.

 

propriétés médicinales et utilisation: tous les églantiers ont les mêmes propriétés, le plus commun d'entre eux étant le rosier des chiens. On utilise en particulier les cynorrhodons (kynorrhodon en grec, devenu cynorrhodon en français, ce qui désigne les baies rouges du rosier), que l'on cueille après les premières gelées car ce n'est qu'à ce moment que les fruits deviennent sucrés, les semences, les pétales frais et le bédégar (ou bédéguar, nom d'origine arabe), une touffe étrange qui est en réalité une galle dû à un hyménoptère, c'est à dire une petite guêpe solitaire (diplolepis rosae), qui pond son œuf dans la plante. Ce dernier fait dégénérer la plante qui produit de manière excessive du tissu végétale. Quand la larve éclot, elle n'a plus qu'à se nourrir de la plante qui a formé un cocon protecteur autour d'elle. Une fois adulte, elle perce un petit trou à travers et s'envole à la recherche d'une ou d'une partenaire.

 

Les cynorrhodons, très populaires en Europe de l'Est, sont reconnus comme diurétiques, riches en vitamines A, B1, B2, et en vitamines C: de 0,5 à 1,7g pour 100g de fruits secs, ce qui les rends antiscorbutiques, antiseptiques et antigrippaux. Toniques et astringents, ils s'emploient contre la diarrhée et pour faciliter la digestion. Pour cela on infuse 60g de fruits pilés dans un litre d'eau bouillante pendant une demie heure puis on filtre ou, on prépare un sirop en faisant cuire à feu doux pendant une demie heure les baies juste couvertes d'eau. Récupérer le liquide, ajouter à poids égale le sucre et laisser de nouveau mijoter jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse. Ce sirop à bon goût et se conserve longtemps.

Les fruits séchés sont utilisés pour une décoction diurétique et rafraîchissante, efficace contre les maladies fébriles et qui donnée aux personnes âgées active l'élimination et renforce les défenses naturelles. Pour cela il faut 30 à 50g de fruits concassés pour un litre d'eau, faire bouillir 5 min à petit feu, infuser 15 mn, filtrer le tout et consommer sans modération.

La chaleur détruit la vitamine C en grande partie. Pour cette raison, les préparations antiscorbutiques sont faites à froid. On utilisera de préférence des fruits frais ou des conserves des fruits, fendus en deux et dont on a retiré les pépins avec une cuillère, que l'on broie avec leur poids en sucre. Pour la grippe et d'autres maladies infectieuses, les convalescences, cette mixture augmente la résistance de l'organisme (100 à 200g par jour).

 

Les pétales des fleurs en bouton, broyés avec 3 fois leur poids en sucre et avec un peu de sirop pour obtenir une substance légèrement pâteuse, donne une préparation faiblement laxative, très prisée en Europe méditerranéenne. Il faut prendre 50 à 60g et longtemps après les repas.

 

Les semences (que l'on met de côté quand on fabrique des conserves), sont sédatives et recommandées pour la nervosité, l'anxiété et les palpitations. On les infuse à hauteur de 1 à3% dans de l'eau. Rajouter de la pulpe donne un goût acidulée à l'infusion.

 

Le bédégar a certains des bénéfices du fruit. Redécouvert par la phytothérapie, d'anciens médecins en font son apologie comme Sernnet, Ragus ou Simon Pauli et cela, depuis le XVIe siècle. C'est un bon somnifère. Une fois séché, puis pulvérisé et enfin infusé pendant toute une journée dans du vin, il était prescrit contre la dysenterie. On l'utilisait aussi en gargarisme pour les maux de gorge par l'intermédiaire d'une décoction à 5%, que l'on sucre avec du sirop de cynorrhodon ou de mûre. Le Dr Leclerc a mit en avant les biens faits cicatrisants de cette galle car elle est riche en tanin. On l'utilise donc en tant que décoction concentrée ou de teinture dosée à 1/5éme sur les plaies et les brûlures ulcérées.

 

cuisine: les cynrrhodons sont réputées dans la confection de confitures. Pour cela il faut fendre les fruits en deux et retirer les graines urticantes (comme pour une préparation antiscorbutique). On peut également en faire des gelées pour les gâteaux. Au siècle dernier, dans les hautes Alpes de Haute-Provence, les fruits étaient séchés puis débarrassés de leurs graines par un minutieux battage au fléau puis moulus. On obtenait une farine que l'on utilisait soit nature soit que l'on mélangeait, pour la fabrication de biscuits et de gâteaux.