lundi 25 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 8.

DSC07449

 La Calanque Sugiton fait partie d'une ensemble de Calanques accessibles depuis l'université de Luminy. Il est possible d'arriver par son entrée en transport en commun. Le chemin est raide par endroits mais si l'on suit bien les indication il n'y a pas de risques de tomber ou de se perdre. L'endroit est très beau et vaut le détour. Il ferra l'objet de plusieurs sorties en 2016 avec mon nouvel appareil photo qui devrait arriver prochainement. 

 

Lacentaurée fausse chicorée  (Cheirolophus intybaceus).

C'est une plante plutôt rare que l'on trouve dans les départements de bords de mer sur les falaises rocheuses comme le Var, les Bouches du Rhône, l'Aude ou encore les Pyrénées orientales. Le centre de l'inflorescence est composé de fleurs hermaphrodites alors que l'extérieur se trouve uniquement garni de fleurs femelles.

DSC06747 DSC06760

 

La punaise du pin (Leptoglossus occidentalis).

Cette punaise appelée aussi punaise des pins vient, comme son nom l'indique, des Amériques et en particulier, d'Amérique du Nord. En Europe c'est une invasive qui fait du tort à la faune et à la flore sauvage. Elle est arrivée en occident par les bateaux transportant des résineux pour l'industrie du bois. Elle se nourrie des cônes et des graines de pins ce qui diminue le taux de productivité des arbres et le garde manger des oiseaux pendant l'hiver.

DSC06824 DSC06828

DSC06835 DSC06838

 

Le pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

C'est un petit arbuste méditerranéen dont on tire artisanalement la célèbre térébenthine. Celle-ci est utilisée dans de nombreux produits comme les parfums, les peintures ou les vernis et même, autrefois, dans la pâtisserie. Le pistachier térébinthe était aussi utilisé, et cela dès l'Antiquité, en médecine. Les pastilles de sa résine étaient réputées pour soigner divers maux comme la bronchite et avec beaucoup moins de succès la tuberculose.

DSC06726 DSC06727

 

Une question de différence.

Il n'est pas toujours simple de différencier les arbres de bords de mer (leur adaptation leur donne bien souvent des formes similaires). Les feuilles, les troncs et même parfois les fruits et les fleurs peuvent être très semblables. Voilà une image qui vous aidera peut être. En haut de ma paume il s'agît d'une feuille d'un petit nerprun alaterne (Rhamnus alaternu) et en bas, de celle d'une filaire à feuille étroite (Phillyrea angustifolia)

DSC06841

 

Du côté des Opiliones : Mitopus morio.

 Ce faucheux appartient à la famille des arachnides et non des araignées qui sont néanmoins ses proches cousines. Il se rencontre un peu partout de juin à novembre. C'est un chasseur qui se nourrie aussi d'insectes morts. On le différencie de Phalangium opilio par l'absence d'épines marquées sur le corps et les pattes.

DSC06802 DSC06803

 

La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

On la trouve dans la calanques mais dans quelques autres régions de France : les Hautes-Alpes, le Var, la Haute-Vienne ou encore les Pyrénées Atlantiques. Les fleurs extérieurs de l'inflorescence sont très longues contrairement à celles du centre. Chez certains plantes les têtes fleuries peuvent être plus pâles.

DSC06778 DSC06779

DSC06907 DSC06910

 

Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

 Il est bien connu ! Dans nos assiettes, nos sachets d'infusions ou dans nos placards à épices, on ne peut pas le louper. Le romarin c'est un peu l'emblême de la cuisine méditerranéenne avec le citron, les poissons de roches, l'huile d'olive et les tomates confites. Elle fait le bonheur des apiculteurs et des abeilles car c'est une plantes très mellifère qui augmente la production de miel chez ces polinisateurs et qui lui donne de nombreuses vertus.

DSC06858 DSC06888

 

La bugrane minuscule (Ononis minutissima).

On l'a nomme également à tort bugrane naine ou plus justement, bugrane très grêle. On la rencontre elle aussi dans les zones méditerranéennes, en particulier dans les zones calcaires et très ensoleillées du bord de mer. Bien que ses feuilles soient dentées elle n'est pas piquante et ne présentent pas de danger.

DSC06728

 

L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 On la présente comme une plante des pelouses sèches, c'est à dire semblables aux steppes que l'on peut rencontrer dans les Andes ou les zones de pelouses rases abandonnées par l'Homme. On parle alors dans son cas de plante xérophyte, c'est à dire adaptée aux milieux secs à très secs comme celui des Calanques.

DSC06719 DSC06766

 

Les épeires et compagnie.

 En langage vernaculaire c'est un nom donné à de très nombreuses espèces qui sont parfois très peu voire pas du tout apparentées ce qui rend parfois pas vraiment simple l'identification d'un spécimen. Ainsi dans cette classe on peut citer certaines Agalenatea, Gibbaranea, Argiope ou encore Larinioides pour faire court.

DSC07116 DSC07117

DSC07071 DSC07123

 

L'arbousier commun (Arbutus unedo).

 On le trouve aussi bien en Méditerranée que dans les territoires orientaux. Son nom latin undeo : "un seul" a deux origines possibles. Il indiquerait soit que son goût (pourtant bon) ne pousse à n'en consommer qu'un seul, soit qu'il ne faut en consommerpas plus d'un si l'on ne veut pas tomber malade (risque de coliques).

DSC06812 DSC06814

 

La mue de la cigale.

 La cygale suit un cycle plus ou moins long. Les adultes pondent leurs oeufs aux pieds des arbres. Les larves qui en sortent s'enfoncent dans le sol et y resteront quelques mois à 10 ans voire plus en fonctions des espèces et des hivers passés. Les larves se nourrissent des racines ce qui explique la forme de leurs pattes avant très proche de celle des pattes de la courtillère (Gryllotalpa gryllotalpa). Vient ensuite la mue d'où sortira un adulte.

DSC06918

 

Le Chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa).

 C'est un petit chèvrefeuille que l'on trouve en France en provence et contrairement à son cousin des bois (Lonicera periclymenum), ses fleurs sentent très peu. Il n'est pas très grand ni très massif mais on le ramarque aisément à ses feuilles ovoïdes qui en leur centre porte les fruits qui sont ronds, rouges et toxiques.

DSC06816 DSC06818

 

L'argiope lobée (Argiope lobata).

Nommée aussi argiope soyeuse; c'est une grosse araignée facilement reconnaissable aux lobes marqués de son abdomen (du moins chez la femelle) dont le dessous ressemble au sol. Le mâle lui ne dépasse pas 8 mm et passe inaperçu. Assez paisible et pas bien farouche, elle possède une morsure très douloureuse si on est prit par l'envie de la titiller. C'est la plus grande des deux argiope que l'on trouve en France métropolitaine.

DSC07224 DSC07230

DSC07212 DSC07221

 

La douceur de la mer.

 La mer se pratique tard sur Marseille. D'avril à octobre on peut se baigner et pour les moins frileux, c'est pratiquement toute l'année (à condition d''être bien équipé). Personnellement je préfère me contenter de tremper les pieds quand le soleil de novembre pointe le bout de son nez. N'oublions pas la pêche à l'ousrin qui bat son plein et qui se pratique en ce moment, ce qui entraîne quelques doigts gelés et de bonnes oursinades sur le port.

DSC07275 DSC07389

 

À en perdre la tête.

 Ce scarabée n'a pas supporté les chaleurs de cet été. Il pourrait s'agir d'un grand capricorne du chêne (Cerambyx cerdo), un insecte particulièrement bien adapté au climat et au paysage des Calanques. On le reconnaît à sa grande taille, à sa couleur noire et à l'extrémité de ses élytres qui sont sur le bout teinté d'orange.

 DSC06714

 

Le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).

 On renonctre plusieurs espèces de cistes dans les Calanques. Pour les différencier on retient que pour le ciste de Montpellier les feuilles sont longues et étroites, les fleurs blanches et que les fruits sont des capsules comportant 5 ouvertures. Il est l'un des premiers arbrisseaux à s'intaller après un feu de forêt.

DSC06709 DSC06886

 

Quelques mantes du Sud de la France.

 On compte 9 espèces de mantes en France et la plupart d'entre elles se rencontre dans le sud ou du moins, dans les régions de basse altitude. L'Ameles decolor est une petite mante qui se distingue difficilement dans les herbes sèches. Son abdomen gonflé indique qu'il s'agît d'une femelle qui ne va pas tarder à pondre.

DSC06732 DSC06741

DSC06735 DSC06738

 

La mante religieuse (Mantis religiosa).

C'est la plus célèbre des mantes. On la reconnaît à sa grande taille (jusqu'à 8 cm) et aux deux tâches noires qui se trouvent à la base des ravisseuses, les deux pattes lui servant à attraper ses proies et qu'elle tient de manière fermée (ce qui lui a valu son nom). Introduite ne Asie et en Amérique, elle y fait des ravages.

DSC07032

 Les femelles sont très grandes comparées aux mâles qui ne font pas plus de 2 à 3 cm. Les deux sexes peuvent voler et ont la capacité en fonction de leur milieu de prendre lentement la teinte de celui-ci. De ce fait on peut rencontrer des mantes religieuses vertes et d'autres brunes. C'est une très bonne chasseresse ayant une vision perçante, une grande rapidité d'attaque, un solide appétit et une paire de mandibules solide et efficace.

DSC07014 DSC07020

DSC07028 DSC07039

 

Les chênes (Quercus).

Le chêne est l'essence la plus courante en France métropolitaine. On peut rencontrer de nombreuses essences de cette famille en bords de mer : le chêne vert (Quercus ilex), le chêne kermes (Quercus coccifera), le chêne pubescent (Quercus pubescens), le chêne liège (Quercus suber) mais pas de chêne rouvre (Quercus petraea) qui lui préfère les zones continentales voire montagneuses et qui est l'arbre le plus commun en France. 

DSC06708 DSC06867

 

Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

 Il n'est pas simple à voir du fait de son mimétisme (sa robe varie du gris au brun). C'est lors de ses longs sauts où il déploit ses ailes bleus qu'il devient plus facilement observable. Il n'est pas rare d'observer une mante religieuse entrain de dévorer ce beau criquet qui ne serait qu'une sous espèce d'Oedipoda fasciata.

DSC06798

 

Le centranthe rouge (Centranthus ruber).

 Très populaire dans les jardins, c'est une plante indigène du sud de la France et du bassin méditerranéen. Très grande, elle se remarque par ses fleurs rouges, blanches ou roses nombreuses et de petites tailles qui forment une inflorescence importante. Elle aime la chaleur, les sols secs et ne craint pas la pollution. 

DSC06940 DSC06944

 

Le Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii).

 Cette espèce offre tout un panel de couleurs. Si les imagos (adultes) sont rouges, les immatures peuvent tirer sur d'autres teintes, en particulier le jaune pour les mâles en devenir. Leurs yeux rouges massifs sont un bon moyen pour les identifier. Dans de très nombreux départements cette libellule est classée comme vulnérable.

DSC06934 DSC06950

 DSC06971 DSC06961

 

 La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 C'est une liane pouvant monter à 3 mètres de haut. On la trouve un peu partout dans le monde : au Mexique, dans le Centre de l'Afrique, en Asie et en Europe méridionale. Elle possède des fruits rouges brillants (mais toxiques) formant d'imposantes grappes. Elle fut longtemps employée en médecine populaire.

DSC07093 DSC07095

 

L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Chassée des parcs et des vergers, elle y est de nouveau la bienvenue. Celle-ci capte l'attention de nombreuses espèces de mouches et de guêpes parasites qui pondent leurs oeufs dans la plante et non plus dans les fleurs et les fruitiers dans les lieux dépourvus de sa présence. C'est une vraie auxiliaire pour le jardinier.

DSC06788

 

En cours d'identification.

 

DSC06998 DSC06999

 

La bruyère à nombreuses fleurs (Erica multiflora).

C'est l'une des seuls pour ne pas dire la seule bruyère présente en France à aimer ou du moins à tolérer les sols calcaires. De ce fait c'est la seule de toutes celles que comporte la famille des Ericaceae à pouvoir pousser de manière naturelle dans les Calanques. Sa floraison est très prolongée et se termine en décembre.

DSC07044 DSC07054

DSC07055 DSC07625

 

La Globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 C'est une plante phare de la flore des bords de la Méditerranée et en particulier, de la garrigue. Elle forme des buissons bleus massifs et imposants que l'on peut observer de novembre à mai. Autrefois on l'employait comme purgatif mais celui-ci pouvait très voire trop puissant et entraîner de graves empoisonnements.

DSC06898 DSC06900

 

Le genévrier de Phénicie (Juniperus phoenice).

 Lui aussi est originaire de ce milieu méditerranéen. Il peut atteindre 8 mètres de haut et résiste aux embruns, aux sols pauvres, calcaires et rocailleux, au manque d'eau, aux fortes et basses températures (de +45°C à - 28°C) et à la haute altitude (jusqu'à 1800 mètres d'altitude). Bref, c'est un arbuste qui s'aclimate un peu partout.

DSC07127

 

L'orpin de Nice (Sedum sediforme).

 On le rencontre jusqu'au centre de la France. Il aime les milieux pierreux, les roches, les falaises ou encore les éboulis où il y pousse très rapidement. Il fleurit en formant de grandes hampes florales jaunes ou blanchâtres de juin à août. Il est très commun et n'est pas propre à Nice contrairement au nom qu'il porte.

DSC07096 DSC07097

 

Le pin maritime (Pinus pinaster).

 C'est un arbre très commun sur les côtes françaises. Il a été planté de manière massive pour assainir les zones considérées comme insalubres ou inutilisables par l'Homme, l'exemple le plus connu étant les zones marécageuses des Landes ou les dunes des bords de mer. Grâce à lui des villes entières ont pu émerger.

DSC06849 DSC06854

DSC06855 DSC06856

 

Le fond des Calanques.

 Les fonds marins des Calanques sont comme les Calanques elles-mêmes protégés car ils font partie intégrante du parc naturel. Dans ceux-ci on peut trouver la telinne (Tellina tenuis), la moule (Mytulus edulis), le nigorneau (Littoria littorea), l'amande de mer (Glycymeris glycymeris) ou encore le pétoncle large (Pectunculus glycymeris).

DSC07292 DSC07331

 

Les vrais chardons (Carduus).

 Dans cette famille ont trouve un grand nombre de chardons dont une partie qui peut être observer dans le superbe cadre qu'est la Calanque de Sugiton. Néanmoins il ne faut pas oublier non plus le genre Cirsium, la famille des Cirses qui elles aussi ont le nom "de chardons" et qui sont très présentes dans ce milieu.

DSC06723

 

Les germandrées (Teucrium).

Ces petits arbrisseaux sont, en ce moment, la grande passion de mon bien aimé (dont provient la plupart des photos). Elles sont typiques du bassin méditerranéen bien que l'on trouve ailleurs. Dans les jardins elles ont trouvé une place de choix en servant de couvre sol. Elles ont su séduire par leurs feuillages cendrés.

DSC07630 DSC07638

 

Le paysage de Sugiton.

La crique que forme cette Calanque comporte plusieurs roches en partie immergés et qui chacun, portent chacun leur noms comme le torpilleur ou l'îlot. On y trouve également une grande quantité de roches tombées à la mer. Le dernier éboulement date de 2006 et, malheureusement, entraîna le décès d'un homme de 60 ans.

DSC07156 DSC07573DSC07242 DSC07293

 

En cours d'identification.

 

DSC07279 DSC07281

 

La criste maritime  (Crithmum maritimum).

 C'est une plante protégée qui fait l'objet d'une réglementation pour la cueillette. Son goût est très iodé et parfois associé à celui de la carotte. On la rencontre presque essentiellement sur les falaises et les roches de bords de mer. Ses feuilles sont très charnues, cette spécificité lui permet de conserver son eau.

DSC07276

 

Qu'est-ce qu'une Calanque ?

 Pour faire simple, c'est une formation rocheuse très escarpée plongeant dans la mer. L'eau de mer et de pluie s'infiltrent dans la roche calcaire des falaises créant des failles profondes s'ouvrant parfois en d'étroites plages. Le terme plus global de Calanques sert également à désigner le massif marseillais du même nom.

DSC07167 DSC07454

 

Le mot de la fin.

 Voilà une belle ballade que j'ai prit plaisir à partager avec vous. Un petit coucou au passage à nos compatriotes américains qui représente certains soirs 70 à 80 % des lecteurs du blog. C'est toujours agréable de voir que de nombreuses nationalités se retrouvent sur les pages de La Renarde des Alpes. Et merci à tous pour votre passage sur le blog, ce weekend vous avez été plus de 2200 visiteurs et ça aussi, c'est drôlement chouette.

DSC07602


jeudi 12 juillet 2012

Les plantes à fleurs parasites de l'Isère.

Il y a un type de plantes à fleurs que j'affectionne tout particulièrement, ce sont les plantes parasites. Derrière ce nom peu commun ce cache de très belles plantes qui sont de redoutables parasites. Dépourvues de racines traditionnelles, elles se fixent sur une plante hôte et en tirent leur nourriture. Les plantes parasites avec de la chlorophylle sont les hémiparasites, elles sont donc vertes comme le gui par exemple. A l'inverse les plantes qui n'en contiennent pas sont les holoparasites et ne sont pas vertes car ne pratiques pas la photosynthèse.

Pour voir toutes étranges plantes parasites de nos contrées,
c'est par là: http://www.pharmanatur.com/Plantes%20parasites/Liste.htm
et pour en voir de particulièrement jolies et rares c'est ici :
http://monerbier.canalblog.com/archives/plantes_parasites/index.html

DSCN6760 DSCN6761

Souvent confondues avec les orchidées ou les digitales, l'orobanche est une fleur plus ou moins commune selon les espèces qui peut faire beaucoup de dégâts dans les cultures. Certaines orobanches attaquent les légumineuses, d'autres uniquement les plantes sauvages. On les trouve dans les champs, les prairies, les bords de talus. Ici il s'agit d'une Orobanche caryophyllacea, appelée également Orobanche à odeur de girofle en raison de son parfum. C'est une espèce protégée.

SAM_1345 - Copie SAM_1019

Autre espèce de plante parasitaire et fort visible cette année, le monotrope sucepin, qui tire ses nutriments de son hôte le pin alpestre grâce à la symbiose qu'entretient la fleur avec un petit champignon. Là aussi la plante est classée comme protégée. Merci à http://cristaudehaugue.canalblog.com/ de m'avoir indiqué le nom de cette plante que l'on retrouve dans ces articles: 

http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/06/24653095.html

http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/25/24578521.html

SAM_1453 SAM_0979

La neottia nidus-avis, c'est à dire la néottie nid-d'oiseau, est une orchidée de sous bois. Ce n'est pas un parasite à proprement dit mais elle est remarquable dans le fait qu'elle ne contient que très peu de chlorophylle et qu'elle tire sa nourriture et son eau d'une relation en parfaite symbiose avec un champignon qui lui prédigère l'humus. C'est une des rares orchidées, du moins en Europe, à utiliser ce système pour subvenir à ses besoins. Elle est protégée. On peut la voir dans ces articles:

http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/26/24581697.html

http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/09/24668159.html

SAM_1809 SAM_1810

Voici L'orobanche grêle nommée aussi l'orobanche sanglante. Elle prend pour hôte les légumineuses dans les près ou les bois. On la trouve dans presque toute la France. Bien qu'elle ne soit pas protégée, les associations de protection envisagent de lui attribuer ce statut.

SAM_1975 SAM_1977

Rhinanthe crête-de-coq, ou rhinanthe velu. Il pousse dans les alpages, sur les sols calcaires et prélève
sa nourriture dans les racines des graminées. Ses graines sont toxiques. Ce n'est pas une plante protégée.

SAM_3496 SAM_3581

Le mélmpyre des bois est une très belle plante aux feuilles supérieures violettes et aux fleurs jaunes. Il se nourrit des substances nutritives dans les racines des plantes qui l'entourent. Cette plante très commune n'est pas protégée. En Suède on l'appel « svenska flaggan » (drapeau suédois) car il rappel les couleurs du pays.