lundi 6 août 2012

Sortie dans les marais (2).

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Promenade dans la tourbière de l'Herretang (de nouveau),
en faisant un petit détour par les étangs de Saint Joseph des Rivières.

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Les cannes et canetons chipeaux et colvers sont peu timides tout comme les foulques macroules. La pluie
suivie d'un beau et hardant soleil a fait fuir bon nombre d'animaux,
ils sont les seuls oiseaux que nous avons pu observer.

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Les gerbes d'or ont fleurit et attirent les abeilles des ruches installées le long du court d'eau qui longe la tourbière.

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L'arbre à papillonS et les chardons présents dans ce milieu aquatique attirent une multitude d'insectes.

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La morelle douce-amère est encore en fleurs mais beaucoup de plantes commencent à donner des graines. Il faut y prendre garde, surtout avec les enfants car elles sont toxique bien que la plante soit médicinale.

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Sur le chemin nous avons croisé, avec les jolies vaches Aubrac, de nombreux
petits crapauds communs qui ayant atteints leur forme adulte, ont quitté leur mare.

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Autre plantes médicinales dont regorge la tourbière et les marais,
la salicaire commune (à gauche) et le bouillon blanc (à droite).

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Il en est de même avec la consoude (à gauche) et le serpolait (à droite)
qui est aussi un excellent aromate, car il s'agit du thym sauvage.

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La grande bardane est passée, mais la bardane commune (à gauche) continue à fleurir. Les viornes boules de neige sont en graines (attention aux graines qui chez certaines espèces sont toxiques !). C'est un arbuste qui à longtemps été utilisé par les sorcières dans leurs rites.

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Des oiseaux ont commencé un nid sans l'achever. Ce dernier est tombé au sol.
On y distingue des plumes, des poils et des bouts de crins qui ont servit à sa confection.

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La pluie nous a accompagné pendant une bonne partie de la journée
mais cela ne nous a pas empêché de nous amuser.

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Nous avons même pu faire d'immenses chapeaux avec des feuilles de pétasite hybride.


dimanche 5 août 2012

Sortie en forêt 6.

La promenade du col des mille martyrs est très plaisante à faire et permet de présenter la nature aux plus jeunes de façon ludique.
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Voici le petit texte explicatif sur le col présenté au pied d'une des nombreuses croix qui bordent le chemin:

"Le lundi de Pentecôte, on se rendait à pied de Miribel au Pont de Beauvoisin auprès de la relique des dix mille martyrs. Ce trajet jusqu'à l'église des Carmes se faisait en priant et en chantant pour la protection des récoltes. L'évêque de Grenoble finit par interdire en 1658 cette procession, pratiquée par d'autres communautés de Valdaine, pour cause de débordements et de contrebande. Suite à une supplique écrite du curé et des habitants de Miribel, une procession de substitution fut autorisée jusqu'à la limite de leur mandement où serait installé un oratoire pour dire la sainte messe le jour de la fête des martyrs. Faute de moyens, l'oratoire fut remplacé par une croix plusieurs fois reconstruite qui figure sur la carte de Bourcet de 1754. Le bois environnant est désigné sous le nom de "Mirmatu" par la carte de Cassini (déformation probable de 1000 martyrs). on y faisait jusqu'en 1914 une procession le dimanche qui suit le 22 juin.

Les Milles Martyrs

Ces 10 000 martyrs devenus 1000 n'étaient pas des victimes des Sarrasins ni des bandes du seigneurs des Adrets. Survivants d'une armée romaine conduite par le tribun Accace, ils avaient embrassé le christianisme. Ils furent crucifiés sur le Mont Ararat vers l'an 120 sous le règne de l'empereur Hadrien. Une autre version indique que le roi Sapor de Perse fit crucifier 10 000 soldats chrétiens commandés par St Accace. Leurs reliques rapportées de la croisade en 1492 pas Jacques de Clermont furent conservées dans un reliquaire de vermeil en l'église des Carmes de Pont de Beauvoisin (Savoie). Elles furent détruites à la révolution. Ces reliques étaient aussi vénérées à Rome, Bologne, Avignon, etc... Leur véritable histoire confine à la légende."

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Les pelotes de rejection sont un bon moyen d'expliquer aux enfant
le régime alimentaire des chouettes, des hiboux et des ducs.

Ce sont en effet ces oiseaux qui les régurgitent. Il s'agit des poils, plumes, becs et os des proies qu'ils avalent entières et qu'ils ne peuvent digérer. Ils recrachent ces parties qu'ils ne digèrent pas sous forme de "pelotes" sèches. Avec un bâton, on peut facilement les ouvrir pour voir quel a été le repas de l'oiseau. Tout est expliqué ICI.

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Petite initiation aux champignons de nos forêts, entre les bons
(comme ces russules charbonières à droite) ou les mauvais (ce bolet satan à gauche).

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Et les très bon comme avec les rares chanterelles que nous avons trouvé,
la forêt étant extrêmement sèche pour permettre l'abondance des champignons.

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Un jonc torsadé autour de l'anuaire, deux-trois fleurs et feuilles glissées à l'intérieur, et on obtient
une bague sauvage et éphémère. Attention à ne pas cueillir les plantes protégées pour l'orner.

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Identification des plantes comestibles avec la bardane commune
à gauche et les framboisiers sauvages à droite.

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Les indices du passage des animaux sont nombreux. Poils, traces, crottes et cris sont d'une aide précieuse. Ici on peut détecter la présence du chevreuil avec les troncs des jeunes noisetiers qu'ils ont effrités (à gauche), ou celle du blaireau avec cette trace, avec les griffes bien visibles, qu'il a laissé dans la boue (à droite).

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Sur les branches des chênes, poussent ces étranges petits cônes. Il s'agît d'une gale, c'est à dire que la larve d'un guêpe (Andricus foecundatrix) qui a été pondue dans l'écorce de l'arbre va faire dégénérer celle-ci qui va former une excroissance dont l'insecte va se nourrir pour atteindre le stade adulte d'imago.

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Et pour terminer cet article, une habituée des nos forêt, la grenouille agile, à ne pas confondre avec la rainette qui peut être marron ou brune aussi. Édite : je viens commenter cet article 4 et demi après sa première rédaction. Que de parcours fait depuis. Pour rappel il ne faut jamais attraper les amphibiens et si cela dois se faire, toujours avec les mains bien humides pour ne pas retirer le mucus qui protège leur peau très fragile et délicate.

vendredi 3 août 2012

Sortie en montagne 4

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Visite de l'Aiguillon, qui culmine à 2095 mètres d'altitude, avec un départ du circuit à 1800 mètres, soit 300 mètres de dénivelé. Les fleurs de l'article précédant sur la montagne étaient majoritairement présentes, je ne les ai pas ajoutées pour éviter de me retrouver avec un article trop grand et trop redondant.

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Au pied de l'aiguillon, une belle surprise m'attend. Le sentier pédestre est entouré de dizaines de plants
du rare lys martagon. Bien que beaucoup soient en graines, un grand nombre fleurissent encore.

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Le vératre vert, à ne surtout pas confondre avec la gentiane jaune quand ils ne sont pas en fleurs
(les feuilles du vératre sont alternes alors que celle de la gentiane se font face à face), commence à faner. 

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Deux classiques de nos montagnes, l'arnica montana (protégée en Chartreuse), et la laitue vivace.

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Voilà une espéce de chardon que je n'ai pu identifier. Je l'ai d'abord s pris pour un chardon
Marie appelé chardon Notre-Dame mais il ne semble pas faire parti de cette espèce.

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L'achillée mille feuilles est d'un très jolie rose. À droite la vipérine pustuleuse (?).

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La gentiane croisette est courante l'été. C'est une jolie plante à fleurs bleues qui traditionellement
posséde quatre pétales, mais lors de ma sortie j'ai pu en observer avec 5, 6 voir même 12 pétales !

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Les gentianes jaunes, au pied de la rando de l'Aiguillon, ont fané mais
pour celles qui poussent un peu plus haut, c'est une explosion de fleurs.

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La cardabelle est une jolie fleur piquante que l'on accroche sèche sur les portes
des maisons pour prédire le temps en fonction de la forme que prend
la plante. Cependant elle est par endroits protégées, pas touche !

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 Il y a aussi beaucoup de papillons et d'insectes qui sont faciles à observer le long du
chemin, de même que ces belles et rares edelweiss qui poussent au bord du sentier.

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Autre plante remarquable, l'oeillet sauvage.Une partie des oeillets
sont protégés en France, hormis ceux d'élévage et indigènes.

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Autre rencontre avec ce troupeau de génisses et de veaux, qui
pas farouches pour un sous, paissent dans le sentier de randonnée.

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À gauche, un papillon appelé petite tortue (Aglais urticae),
 droite un papillon de la famille Lycaenidae que jen 'ai pu identifier.

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La Mélitée du Mélampyre ou le Damier Athalie est un joli
papillon aux motifs en damiers. Il est protégé en Île de France.

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La gentiane champêtre peut être rose ou violette comme ici.
On l'a rencontre à l'étage subalpin et alpin.

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En fin de parcours, les promeneurs surplombent le lac du Pontet où certains
courageux osent tremper les pieds dans l'eau. Encore une jolie balade en vue.

lundi 23 juillet 2012

L'alliaire officinale.

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L'alliaire officinale:

noms: l'alliaria petiolata en latin, crucifère en raison de ses fleurs, alliaria officinalis, alliaire, sisymbre alliaire, herbe à l'ail, herbe aux aulx, Julienne alliaire, Velar alliaire. Le terme alliaire vient du latin « allium » qui signifie « ail ». Le terme « petiolara » fait référence au long pétiole des feuilles du bas.

classification: proche du chou, il fait partie des brassicacées.

habitat: présente sur toute la France mais aussi en Europe (sauf les régions méditerranéennes), en Asie occidentale jusqu'en Inde. Elle est commune dans les campagnes, en particulier dans les lisières de bois et les haies (on dit donc qu'elle est rudérale). Elle pousse un peu en dessous de 1000m.

description: ses fleurs blanches ont 4 pétales en croix, d'où son surnom de « crucifère ». Ses feuilles une fois froissées dégagent un parfum d'ail qui n'est pas agressif. Elle se reproduit pas germination, à raison de 150 à 850 graines, noires, par plants disséminés en juin, qui dorment 20 mois et qui peuvent demeurer dans le sol pendant 5 ans. C'est une plante annuelle. Jeune, elle pousse au ras du sol puis la tige atteint 40 à 100 cm. À son sommet se forme des grappes de fleurs qui fécondées donnent des capsules nommées siliques. Fin juin la plante se dessèche complétement. Les feuilles sont glabres, larges, pétiolées et en forme de coeur. Elle fleurit de mars à juin.

confusion: avec les dentelaires (Dentaria sp.), l'osmorhize de Clayton (Osmorhiza claytonii) et la saxifrage (Saxifraga virginica).

culture: très facile de culture dans le jardin, il devient très vite envahissant, il vaut mieux couper les fleurs pour ne pas laisser les graines se rependre de partout. La plupart du temps il est jugé comme de la mauvaise herbe. Les vaches qui s'en nourrissent produisent un lait avec un très léger goût d'ail.

lutte: il concurrence les plantes sauvages qui fleurissent au printemps en s'appropriant les nutriments, l'eau et la lumière. Introduite au Canada et aux U.S.A. il cause beaucoup de dégâts.

histoire: déjà en 1699 l'alliaire était connue, surtout par les propriétaires terriens, qui se plaignaient de ses capacités envahissantes. 

propriétés médicinales et utilisation: cette plante est très riche en vitamine C. Elle est diurétique, antiseptique, stimulante, expectorante, détersive. De plus elle est employée pour fortifier les gencives, soigner l'eczéma et les plaies mineures mais aussi contre la bronchite et l'asthme. Elle permet la guérison des problèmes cutanés lents à guérir, les rhumatismes et la goutte.

cuisine: il faut récolter les feuilles du sommet et éviter celles qui sont basses car filandreuses, particulièrement après la floraison. On le consomme la plupart du temps cru car cuit il devient amer et perd une partie de son goût d'ail. Les jeunes pousses, feuilles et fleurs crues sont mêlées aux salades, sauces et sandwiches. Elles peuvent aromatiser le beurre et le vinaigre dans le quel on les laisse macérer 10 jours avant de filtrer ou, servir de pistou. Les graines servent de substitut à la moutarde noire.

Condiment, moutarde aux graines d'alliaire

  • 60 g de graines d'alliaire officinale

  • 50 ml de vinaigre de vin blanc

  • 100 ml d'eau

  • 20 ml d'huile de tournesol

  • 60 g de miel

  • 60 g de farine

  • 2 g de sel de Guérande

  • 25 g de curcuma

Rincez les graines à l'eau froide. Faites-les tremper 8 h dans le vinaigre et l'eau afin de les ramollir. Mixez les graines, l'eau et le vinaigre. Ajoutez petit à petit l'huile de tournesol, le miel, la farine et le sel. Ajoutez le curcuma si vous souhaitez donner une couleur plus jaune à la moutarde. Laissez aérer la moutarde dans un pot en terre à l'air libre pendant 48 h au réfrigérateur.

dimanche 22 juillet 2012

La camomille médicinale.

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La camomille médicinale:

noms: camomille sauvage, camomille vraie, petite camomille, camomille commune ou œil du soleil. On l'appel aussi camomille allemande car elle est très utilisée par les populations des steppes d'Europe centrale. Elle se nome également matricaire camomille ou matricaire tronquée, du fait de son intérêt dans les problèmes menstruels (matricaria recutita en latin).

classification: c'est une plante herbacée de la famille des astéracées.

habitat: on la trouve dans toute la France hormis dans les Alpes Maritimes, les Pyrénées Orientales, le Territoire de Belfort, la Lozère, la Corrèze, la Haute Vienne, la Creuse et la Charente. On la trouve dans les cultures, les terrains vagues, les lieux habités ou fréquentés par le bétail. Elle est originaire l'est Européen, de l'Orient mais on la trouve dans toutes les régions du monde.

description: c'est une plante annuelle avec une odeur très prononcée, qui mesure environ 60 cm. Sa tige unique est droite, avec des feuilles deux fois divisées en fines lanières très découpées. Elle fleurit de mai à octobre, les capitules ont des fleurs en tubes jaunes et sont entourés de ligules blanches (petit appendice blanc en forme de languette) et de grands pétales blanches. Les fruits sont d'un blanc jaunâtre et très petits (environ 1 mm) et sont surmontés d'une couronne oblique.

confusion possible: il est possible de la confondre avec la marguerite, l'aster, l'anthémis des champs appelée fausse camomille (qui elle aussi a des vertus), la vergerette annuelle ou la pâquerette. Pour éviter les confusions, il faut être attentif aux fleurs, aux feuilles, à la taille et au parfum de la fleur.

histoire: les égyptiens utilisaient la camomille pour soigner la fièvre, les troubles chez les femmes et les courbatures. La légende raconte que Ramsès II aurait été embaumé avec de l'huile essentielle de camomille. Au moyen âge c'est un médicament précieux.

propriétés médicinales: cette plante a beaucoup d'effets, elle est hypnotique et anxiolytique, anti-inflammatoire, anti-phlogistique, spasmolytique, antispasmodique, ulcéroprotecteur, bactéricide, fongicide, carminative, cholérétique et stomachique. Le bisabolol contenu dans la camomille peut augmenter le passage transcutané de certaines drogues. Elle est aussi anti-inflammatoire, et lutte contre les toxines bactériennes. Plusieurs de ses molécules sont synthétisées et entrent dans la composition de médicaments. Son huile essentielle est très efficace. De plus elle permet de réhydrater le corps. Elle peut calmer les courbatures, combattre les douleurs, les maux de tête et de dents. Elle est efficace conte les malaises. On a identifié plus de 120 substances dans cette huile essentielle.

utilisation: les fleurs (jaunes et blanches) sont utilisées pour la fabrication d'infusions toniques, digestives et sédatives. Elles traitent également les inflammations et les ulcères gastriques, les gastrites, les colopathies spasmodiques (pathologies de l'intestin), régulent l'acidité gastrique, les entérites, les crampes, les ballonnements, les troubles de la menstruation, du sommeil, l'anxiété et les dépressions nerveuses légères. L'huile essentielle de camomille, d'un joli bleu, est utilisée pour calmer. Pour réaliser une tisane de camomille, infuser pendant 10 minutes une cuillère de fleurs dans 150ml d'eau bouillante puis filtrer. C'est la tisane la plus consommée dans le monde avec la menthe, le tilleul et la verveine. En usage externe, on la place en cataplasme pour les douleurs musculaires et les infections des yeux et les conjonctivites. On peut aussi utiliser la décoction de camomille blondit les cheveux ou les solutions liquides de camomilles en bain de siège pour les hémorroïdes.

cuisine: il existe plusieurs recettes qui sont composées de camomille comme le canard à la camomille, le saumon poché au thé vert, les zestes de pamplemousse à la camomille, sauce vierge à la camomille et bien d'autres. Son goût est très aromatique.


mardi 17 juillet 2012

Sortie en montagne (3).

Petit tour au lac du Pontet. La neige a fondu et laisse place aux fleurs et aux touristes.

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Le circuit ne fait pas plus de 20 à 30 min, mais reste plein de surprises.

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La campanule fausse raiponce est une fleur vivace qui fleurit de juillet à septembre.
Elle peut mesurer 20 à 90 cm de haut. Elle est très commune.

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À droite un papillon zygène, il en existe 27 espèces en France.
Il peut s'agir ici d'un Zygaena carniolica modesta.

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Aux abords du lac, une petite prairie de cynoglosse officinale c'est installée.
Cette plante appelée langue de chien est utilisée pour les cataplasme. 

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Elle est toxique en usage interne et réputée pour avoir
tuée des chevaux et des bovins au Canada.

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L'aster des montagne est une jolie fleur violette au coeur jaune orangé.

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À gauche un plant de valériane. Cette plante est connue pour ses propriétés médicinales, pour la fabrication de teinture mais aussi pour sa forte odeur parfois associée à celle de l'amoniaque que dégage l'urine. À droite de l'épilobe à feuilles larges. On peut boire la racine en tisane ou l'utiliser pour parfumer le vin.

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À gauche, une gesse à larges feuilles. Ce pois vivace offre l'été de magnifiques fleurs rosées. À droite la centranthe à feuilles étroites. Elle est commune dans une grande partie de l'Europe. On l'appelle "lilas rouge".

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La laitue vivace a une saveur douce sans amertume. On peut la récolter de mai à septembre.

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Le Pontet regorge d'orchidées qui forment à certains endroits de véritables tapis.
À gauche le gymnadène à épi dense, à droite l'orchis incarnat.
On peut les trouver ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/26/24581697.html

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La nature regorge de gourmandises comestibles. À gauche de l'oseille sauvage, à droite de l'épinard sauvage, appelé aussi chénopode Bon-Henri. Ils se consomment comme leurs cousins cultivées.

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À gauche, de l'ail en boule qui sert à parfumer les plats, et à droite
de la grande berce qui peut être préparée en gratin, en ratatouille ou en confit.

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À gauche le trèfle des prés et à droite le trèfle hybride,
aussi bien sauvage que cultivé pour le fourrage.

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La gentiane jaune est emblématique dans les Alpes. La cueillette de ses racines
est réglementée à 4 racines par an et par personne. Pour en savoir plus c'est par là :
http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/11/24235553.html

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Les pieds sont tous en fleurs.

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Le laser à larges feuilles n'est pas à confondre avec la berce. Bien que non toxique,
il n'est pas connu pour sa comestibilité, hormis chez les romains où séché il servait de condiment.

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Il se différencie de la berce de par ses feuilles rondes.

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À gauche une délicate phalangère a feuilles de lys, et à gauche la rare
et protégée edelweiss dont les pétales sont semblables à du coton.

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Autre belle découverte, le rare lys martagon et qui offre des très belles fleurs.

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Il se différencie de son cousin le lys orange de par sa couleur et ses tâches pourpres.

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Deux raiponces hémisphériques, la première à gauche juste avant la floraison,
la deuxième à droite après que les fleurs se soient fanées.

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Les berges du lac sont très marécageuses. À gauche du prêle des champs
et à droite de la linaigrette à feuilles étroites.

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Les grands regroupements de joncs épars forment des abris propices
à l'épanouissement de la friture et des alevins de poissons.

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La luzèrne à gauche, est aussi bien une plante sauvage que cultivable, tout comme le sainfoin montagnard à droite. Cette première l'a détrôné dans les pratiques agricoles pour servir de fourrage au bétail bien que ces dernières années le sainfoin revient en force dans les cultures du sud de la France. On le retrouve là : http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/05/24645388.html

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Parmi les espèces animales que j'ai observé figurent la punaise pyjamas, les tarines,
les choucas, les marmottes, les chamois, la grenouille agile, le papillon bleu azuré...

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 ...mais aussi des papillons et des insectes inconnus.

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La joubarde est une plante commune dans les jardins qui pousse aussi à l'état sauvage.

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À gauche de la vesce blanchâtre, à droite l'hippocrépide en toupet.

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L'oxytropis champêtre. C'est une des premières espèces à
disparaître dans les prairies acides soumises au pâturage.

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Les chardons pullulent en montagne, mais pas simple de les identifier, pour ceux-ci je sèche.

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Il y aussi des plantes beaucoup plus communes, comme ces marguerites
à gauche ou ces salsifis sauvages à droite dans les quels loge un pince-oreille.

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Il en est de même avec ce plant d'ambroisie à gauche ou de cette bardane à droite.

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Les rosiers du chien poussent dans les rocailles au milieu des herbes rases.

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Les centaurées sont aussi présentes avec la centaurée
des montagnes à gauche et la centaurée scabieuse à droite.

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vendredi 6 juillet 2012

Sortie en forêt. (3)

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La journée a commencé avec une belle petite trouvaille.

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À gauche une amanite épaisse, à droite une amanite rougissante. Bien qu'il soit simple de les identifier ici à partir des photos, il n'est pas aisé dans la nature de faire de même, surtout avec l'amanite rougissante qui peut revêtir plusieurs formes. Seul un bon connaisseur peu indiquer si oui ou non il s'agît du bon spécimen ou pas. Moi même je ne m'y risque pas car il est facile de confondre ces champignons avec l'amanite panthère.

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Les amanites rougissantes sont toujours aussi présentes.

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Les lactaires poivrés, après l'orage d'hier soir, sont sortis de toutes parts.

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Les lactaires et russules s'en donnent à coeur joie et nous offrent toutes leurs couleurs.

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Le bouleau tombe, le polypore perdure.

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Les chanterelles sont là, belles, grosses et bien jaunes. Les bolets aussi.

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La fleur à gauche est un suce-pin de belle taille. À droite, trois élégants clitocybes en entonnoir, aussi appellés clitocybes bossus. Comestibles, il faut en retirer les pieds et les faires cuire longtemps car la chair à l'odeur douce est coriace. 

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Il reste encore de nombreuses fleurs et champignons inconnus à déterminer.
Bref, ce soir on profite.

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dimanche 1 juillet 2012

Le coquelicot des champs

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Le coquelicot des champs:

noms: pavot des champs, pavot rouge, pavot coq, chaudière des enfers, grand coquelicot, mahon, pavot erratique, gravesolle, ponceau. Nommé papaver roheas en latin, on ne sait pas si c'est une reprise du mot celte « papa » qui désigne la bouillie de coquelicot que l'on donnait aux enfants pour faciliter leur sommeil ou si son nom vient directement du latin « papaver » qui signifie pavot. Le terme « roheas » viendrait du latin « rhoe » qui veut dire couler (à cause de son suc) ou de « Rhéa », divinité grecque qui n'est qu'autre la mère de Zeus et la sœur-épouse du terrible Chronos. Le nom coquelicot lui viendrait d'une déformation du « cocorico » du coq par allusion à ses pétales rouges qui rappellent la crête du volatile.

classification: proche du pavot, il appartient à la famille des papavéracées.

habitat: on le trouve dans les champs cultivés non traités (sauf maïs) où on le voit souvent mêlé au blé d'où sont appellation de plante messicole (qui pousse dans les récoltes), dans les terrains vagues et sur le bords des routes jusqu'à 1700m. Il aime les sols calcaires . Il semble provenir de Bulgarie ou de Turquie, bien que l'on trouve ces fleurs dans les tombeaux égyptiens. Il est commun dans une grand partie de l'Europe, en Afrique du Nord, en Asie Occidentale. Il existe de nombreuses variantes de ce coquelicot pour l'usage décoratif des jardins  (comme pour la scabieuse) comme les sherley popies ou les hookeris ou encore les umbrossums.

description: c'est une plante annuelle. Sa racine est blanche et fibreuse. Elle mesure 25 à 70 cm de haut. Sa tige est fragile, de forme cylindrique et couverte de poils durs. Ses feuilles sont alternes, divisées en segments étroits, longs et velus, d'un vert très variant voir même jaunâtre. Les grandes fleurs uniques composées de quatre pétales rouge vif. Elles fleurissent de mai à septembre. Lorsque la plante est coupée, un suc laiteux s'en échappe. Le fruit est une capsule ovoïde et conique qui peut contenir jusqu'à 60 000 graines brunes qui, très légères, se font facilement emporter par le vent. Tout les plans ne fleurissent pas la même année pour augmenter les chances de survie de l'espèce si les conditions ne sont pas réunies pour permettre la pousse.

histoire: il évoque le souvenir car au lendemain de la 1ére guerre mondiale, c'est la première plante qui a recouvert les champs de batailles, les transformants en prairies rouges et rappelant ainsi le sang versé pendant la guerre. Les anglais ont pour coutume d'en porter une fleur à la boutonnière pour commémorer cette guerre.

tradition: il a pour symbolique la joie, le bonheur, la plénitude et la vie. Dans le langage des fleurs, le coquelicot représente l'ardeur fragile, la reconnaissance et le sommeil. Il a souvent été considéré comme une mauvaise herbe.

récolte: il faut bien choisir les pétales, en éliminant ceux qui sont top petits et trop clairs et en ne cueillant pas les fleurs de bords de route qui sont pollués. Il faut les faire sécher à l'ombre dans un espace chaud, sec et aéré en les étalant en couches mincse sur du papier, un torchon ou du grillage fin. Les pétales vont devenir rouge-vin.

propriétés médicinales et utilisation: la belle couleur du coquelicot vient des pigments authocyaniques rouges et des alcaloïdes isoquinoléiniques que contient la plante. On utilise ses pétales. Il est connu pour ses propriétés dormitives, qui ne sont pas dû comme chez le pavot à la morphine, bien que la plante en contienne une quantité minime (qui ne peut créer de dépendance), mais à la rhoeadine qui calme les nerfs à vifs. Les fleurs sont donc jugées comme légèrement narcotiques. Elles provoquent la sueur, elles sont expectorantes, pectorales, calmantes et adoucissantes. Ses alcaloïdes en plus de réparer les troubles du sommeil ont un effet sédatif sur l'anxiété et l'émotivité mais aussi antitussif (on dit de lui qu'il est béchique). Le coquelicot est aussi hypnotique. On le consomme soit sous forme de poudre (gélules) soit par infusion (20gr de pétales dans un litre d'eau que l'on fait infuser 15 min).

cuisine: les grecs préparaient les jeunes feuilles en salade, et on retrouve cette pratique jusqu'au XVIe siècle en Italie. Les fleurs de coquelicots sont l'un des ingrédients de la célèbre « tisane au quatre fleurs » avec la mauve, le pied-de-chat et le tussilage. La jeune tige peut être elle aussi consommée dans une salade. Les graines quant à elles, sont riches en huiles et sont utilisées dans les pâtisserie ou dans le pain. On peut également faire des confits des fleurs.

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La knautie des champs

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La knautie des champs:

noms: knautie des champs, du latin « knautia arvensis », oreille de lapin, langue de vache, oreille d'âne.

classification: famille des dipsacacées, du genre knautia, de l'espèce arvensis, super-ordre des astéridés, ordre des dipsacales.

habitat: on la trouve dans les près, les bords de chemin, les lisières forestières et les prairies de fauches, essentiellement sur des sols calcaires et drainés même s'ils sont pauvres. Présente sur tout le territoire français métropolitain, on l'a trouve aussi en Eurasie et en Afrique. Elle pousse jusqu'à 1200m d'altitude. Elle ne supporte pas la concurrence avec les plantes gourmandes en azote, ce qui explique leur raréfaction dans certains lieux surtout avec l'utilisation d'engrais azotés dans les prairies ces dernières décennies mais reste commune.

description: c'est une plante très rustique qui supporte les -15°C. Vivace, elle peut mesurer de 20 cm à 1 m. Elle fleurit de juin à septembre, et donne des fleurs multiples (comme un pompon) d'un lilas mauve, qui sont en réalité des inflorescences (ensemble de fleurs diversement regroupées) qui forment des cymes (fleurs composées de plusieurs inflorescences). Les fleurs des côtés sont là pour attirer les insectes, celles du centre pour permettre la pollinisation. Elles attirent beaucoup les insectes, en particuliers les papillons. Sa souche est épaisse et ses feuilles d'un vert terne voir grisâtre. Des dernières sont de forme dentée et sont lancéolées. La plante est hérissée de poils fins non urticants, semblables à du duvet. La tige est simple et sphérique. Sa racine s'enfonce jusqu'à 1m50 de profond dans le sol. Sa croissance est rapide, elle est hémicryptophyte, c'est à dire que les organes qui lui permettent de passer l'hiver sont sous terre et que pendant la mauvaise période elle ne se trouve que dans le sol, les tiges, feuilles et fleurs étant mortes.

propriétés médicinales et utilisation: généralement on utilise les feuilles et les fleurs qui sont détersives (elles lavent comme du savon naturel), expectorantes, vulnéraires, astringentes, antidiarrhétiques, anti-inflammatoires et antiseptiques pour les voies urinaires. En externe on l'emploie pour les angines ulcéro-membraneuses avec des gargarismes (décoction de 150gr de la plante entière que l'on fait bouillir 5 minutes) mais aussi contre les affections de la peau telles que les gerçures, les contusions et les démangeaisons..

tradition: dans le langage des fleurs les knauties ont la même symbolique que les scabieuses et sont associées au veuvage.

cuisine: Les feuilles et les fleurs sont comestibles. On les cueille de juin à octobre.

 

Recette de l'escalope de veau au beurre de knautie :
Il vous faut: 100g de beurre, 50g de pétales de scabieuses, 2 escalopes de veau, sel et poivre, huile végétale. Disposer le beurre à température ambiante, puis incorporer le sel, le poivre et les pétales. Faire un petit boudin et mettre au frais. Dans une poêle faire chauffer l'huile et faire colorer les escalopes. Couper le beurre en tranche et le disposer sur la viande avec en accompagnement des nouilles aux épinards frais.

jeudi 14 juin 2012

Précaution avec les plantes sauvages.

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Consommation des plantes sauvages:

Outre le fait qu'il faut toujours être sûr du nom des plantes que l'on cueille et bien les connaître (il est facile de confondre des plantes toxiques et comestibles), leur préparation est très importante, elle permet d'éviter l'ingestion de germes néfastes et dangereux ce qui peut avoir des conséquences fâcheuses.

Il faut absolument nettoyer à plusieurs reprises les plantes récoltées, en particulier celles consommées crues. Pour cela nettoyez les à grande eau, puis au vinaigre puis à nouveau dans l'eau pour éviter qu'elles ne soient cuites par l'acidité du vinaigre. Mais ce nettoyage n'est pas efficace à 100%. Il faut éviter de consommer les plantes aquatiques, des milieux humides ou provenant des champs où les vaches/mutons paissent pour éviter les parasites tel que la douve du foie (une vraie saloperie). Certains ajoutent même une goutte de javel pour être sûr de ne pas courir de risques.

La meilleur solution pour combattre les micro-organismes hostiles  est la cuisson. La cuisson à la vapeur est douce et conserve une grande partie des propriétés de la plante, à l'inverse des cuissons plus violentes comme à la poêle, au four, en friture et j'en passe ... mais délicieuses.

Toujours bien vérifier les feuilles, fleurs et tiges où les insectes et autres limaçons peuvent se cacher.