jeudi 27 octobre 2016

Destination Bretagne : Pont-Aven.

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 Pour fêter les 400 000 visiteurs (Hou hou !), voici un tour d'horizon de la cité de la galette, Pont-Aven. Bon, cette ville de bord de mer ne se contente pas d'être la capitale des Traou-Mad, elle est aussi un site historique occupé depuis la préhistoire. De ce fait on peut y observer plusieurs structures mégalithiques mais également datant des révolutions qui ont marqué la Bretagne comme la révolte des bonnets rouges, la Grande révolution etc.

 

Le chaos de l'Aven.

Pont Aven est la cité des peintres depuis l'époque romantique. Nombre d'entre eux ont été inspirés par les blocs de granite noir posés dans le lit de l'Aven, le jeu de lumière sur l'eau et les vieilles pierres. C'est là que Gauguin, tout jeune peintre alors, dévellopera son talent. C'est là aussi que les lavandières venaient laver leur linge.

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Le lycope d'Europe (Lycopus europaeus).

La forme de ses feuilles lui on valu son nom scientifique qui signifie "patte de loup". C'est d'ailleur l'un de ses noms vernaculaires.  C'est uen plante qui aime les milieux humides et qui parfois pousse les pieds dans l'eau. Elle est commune dans tout l'hémisphère nord du globe et s'est naturalisée dans les régions d'Amérique du Nord.

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Une ville fleurit.

Une fois de plus, les hortensias (Hydrangea sp.) sont à la fête. Plante emblématique de la Bretagne et des cottages anglais, les hortensias sont souvent associés aux jardins du bord de mer. Le plus commun qui est présenté ici est l'hortensias à grandes feuilles (Hydrangea macrophylla) aux couleurs éclatantes et variées.

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Le charme de la ville.

 Historiquement la ville a toujours été un bourg assez pauvre composé de familles de pêcheurs et de quelques agriculteurs. Ce n'est que depuis peu qu'elle connaît un bel essor économique en grande partie grâce au tourisme culturel et par sa gastronomie. Dans les années 1800 le port se développe de manière modeste. L'épidémie de dysenterie et de choléra au même siècle expliquent peut être la croissance lente de la ville et de ses alentours.

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Les espèces sauvages.

Nous avons pu croiser, malgré les nombreux nuages, quelques espèces animales. Ainsi on peut compter parmi celles observées le calopteryx vierge (Calopteryx virgo) qui est une espèce de libellule courante et la mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) qui aborde une jolie tête noire qu'elle aborde en période nuptiale.

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À vos fourchettes !

Nous sommes tombés raides fous amoureux d'un des restaurants de la ville qui aux premiers abords ne paye pas de mine. Son cadre est agréable et depuis sa terrasse et sa baie vitrée, on peut observer l'Aven couler, mais ce qui fait la réussite de se restaurant réside dans sa carte. Le repas nous a épaté et le rapport qualité prix est vraiment excellent. Si vous avez l'occasion de passer par Pont-Aven, arrêtez vous chez Ca'Lidovine.

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Le patrimoine architectural.

Celui de Pont-Aven est remarquable. Ainsi on peut profiter du cadre ancien pour visiter les fabriques de pâtisseries, les galeries d'art, les ateliers de peintres, les bars de caractères mais aussi les trois moulins emblématiques de la ville, à savoir le moulin du Grand Poulguin, le moulin de Rosmadec  qui est un restaurant gastronomique renommé et le moulin David, connu notamment à travers un tableau de Gauguin à découvrir ICI

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Les Oiseaux d'Hitchcock.

Drôle d'ambiance avec ce ciel gris qui ne va pas sans rappeler ce célèbre film. Comme dans bien des villes du pays on rencontre parfois ces larges nuées d'oiseaux attachées aux habitations. Il s'agît ici de pigeons biset caporal (Columba livia) et de choucas des tours (Corvus monedula), de petits corvidés très intelligents.

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Le mot de la fin.

 La visite fût courte mais intense et je garde de celle-ci énormément de souvenirs. C'est un lieu idéal pour les amoureux de bonne chair, de vieilles pierre et de peinture même si à mon goût, on en fait rapidement le tour. À ne pas manquer en août, la fête de la fleur d'ajonc qui anime la ville avec ses chars fleuris et ses costumes.  

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vendredi 26 août 2016

Sortie dans les marais 9.

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Une fois de plus, nous voilà partis en visite à l'Herretang. C'est le meilleur moment de l'année pour aller observer les libellules. Sur le site plus d'une trentaine d'espèces peuvent être observer. On fait le plus souvent la différentiation entre deux types de libellules (nommées odonates), les Zygoptera et les Epiproctophora.

 

Les demoiselles (Zygoptera).

On les reconnaît à leur corps grêle et à leurs ailes fines et délicates qui sont souvent repliées au repos. Les femelles pondent leurs oeufs dans les milieux humides, généralement sur ou dans la tige des végétaux aquatiques mais aussi dans les marres ou dans les poches d'eauqui se forment dans les troncs d'arbres ou entre deux branches. Les larves qui sont aquatiques portent le joli nom de naïades, en référence aux nymphes.

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La caloptérix méditerranéen (Calopteryx haemorrhoidalis).

Cette libellule est plutôt rare chez nous car elle est inféodée aux milieux méditerranéens. On la rencontre sur les bords de rivières et dans les milieux humides. Ici il s'agît d'un mâle que l'on reconnaît à ses ailes sombres de manière uniforme. Le caloptérix méditerraen porte aussi le nom de caloptérix hémorrhoïdal en raison de sa couleur rouge et sombre évocatrice.  Actuellement elle semble menacée par l'assèchement de son milieu.

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 Le caloptéryx vierge (Calopteryx virgo).

C'est une des libellules les plus communes de France. Le mâle est de couleur bleue et verte avec des teintes métalliques et possède des ailes opaques. La femelle pour sa part est teintée de brun et de vert avec des ailles bien plus translucides. Ce caloptéryx apprécie les zones d'eaux vives où elle peut chasser d'autres insectes.

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La libellule déprimée (Libellula depressa).

Cette libellule tient son nom de sa pose au repos. En effet ses ailes ouvertes et tombantes peuvent lui donner un aspect "fatigué". La femelle présente une teinte jaune alors que le mâle est bleu clair. Cette espèce territoriale aime les eaux lentes et peu profondes mais bien ensoleillées. Les étangs et marres ont sa préférence.

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Les plantes des milieux humides.

Quelques espèces sont typiques des milieux humides et des tourbières (où souvent le sol est pauvre). Elles composent parfois les prairies dites humides ou semi-humides qui sont de véritables réservoirs à biodiversité. Il y aurait en tout et pour tout en France pas loin de 800 espèces composant cet ensemble floristique. 

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La faune.

On trouve beaucoup d'animaux typiques des zones humides mais aussi des animaux qui possèdent une grande aptitude à s'adapter à différents milieux. Les prédateurs et en particulier les insectivores y trouvent une grande quantité de nourriture. On y rencontre aussi quelques espèces chassables comme les oiseaux d'eau.

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Le mot de la fin.

Voici un rapide article sur l'Herretang que j'ai eu l'occasion de beaucoup détailler sur le blog depuis 2 ou 3 ans. C'est l'occasion pour moi de vous parler un peu des libellules qui sont nombreuses là bas mais pas des plus simples à photographier. Pour les découvrir je vous invite à emprunter le parcours qui compose cette tourbière.

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mercredi 17 août 2016

Sortie en montagne 14.

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 Petite virée en montagne au Cirque de Saint Même. Nous sommes partis à la recherche de la source du Guiers Vif, une rivière rapide d'eau fraîche qui sépare en partie la Savoie et l'Isère. Nous avons eu la chance de nous y rendre l'an dernier un peu plus tard dans la saison (juste ici). Nous avons pu y découvrir de nouvelles espèces végétales en fleurs et quelques oiseaux colorés grâce au temps pluvieux et à le bruine qui nous entourait.

 

L'érine des Alpes (Erinus alpinus).

Elle porte aussi le joli nom de mandoline des Alpes. On ne l'a rencontre que dans les zones montagneuses de l'ouest et du centre de l'Europe, ce qui en fait une plane endémique. Elle forme de gros buissons gazonnants sur les sols et les roches calcaires. Ressemblant à une primevère, elle appartient cependant aux plantaginacées.

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La grasette des Alpes (Pinguicula alpina).

 C'est une plante carnivore des tourbières alpines (présente aussi dans les zones humides de montagne), dont les feuilles sont couvertes de "glue" et de sucs digestifs sur lesquelles les insectes viennent se piéger puis sont peu à peu digérés. Elle produit une grande fleur blanche unique. Assez rare, elle n'est pas protégée en France.

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La véronique à feuilles d'ortie (Veronica urticifolia).

On la trouve souvent sur les sols calcaires et ombragés, à tendance humide. Plante de montagne, elle pousse entre 1000 et 2000 mètres d'altittude et sa floraison s'étale de juin à août. Ses feuilles ressemblent quelques peu à celles de l'ortie d'où son nom mais n'en on pas les propriétés urticantes. Elle produit des fleurs hermaphrodites.

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L'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

Cette orchidée sauvage fleurit très tôt dans l'été et souvent, à la fin du printemps quand les conditions lui permettent. On la reconnaît au labelle de la fleur qui est très trilobé chez cette espèce bien que la facilité qu'ont les orchidées à se croiser ne simplifie que rarement les identifications. Comme la plupart des orchidées et des plantes citées dans cet article, elle aime les sols calcaires. C'est une espèce dite eurosiberienne.

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À la recherche des orchidées de chartreuse.

Nous sommes partis avec un très bon couple d'amis (dont vous pouvez voir les superbes clichés ICI) à la recherche des orchidées de Chartreuse. Nous avons pu voir quelques beaux spécimens comme cette céphalanthère rouge (Cephalanthera rubra) à droite ou cet orcis à deux feuilles (Platanthera biofolia). À savoir, il existe plus du'une soixantaine d'orchidées dans le parc de Chartreuse sans compter les nombreux hybrides.

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La pyrole à feuilles rondes (Pyrola rotundifolia).

C'est une plante rare qui possède un fonctionnement proche de celui des orchidées, à savoir des mycorhizes (association symbiotique entre une plante et des champignons). C'est une plante médicinale qui est très utilisée en Chine malgré sa rareté et pour cause, elle possède des propriétésanti-biotiques importantes contre certains bacilles qui sont dangereux pour l'Homme. Elle est aussi utilisée pour bien d'autres troubles de l'organisme. 

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Les cascades du cirque de Saint Même.

 J'ai déjà eu l'an dernier l'occasion de vous parler un peu des cascades qui traversent le cirque de Saint Même et qui forment le Guiers vif, court d'eau impétueux qui sépare la Savoie et l'Isère et que les contrebandiers avaient plaisirs à traverser pour semer leurs poursuivants. De la grotte on peut en voir jaillir la source dont l'eau n'est qu'à quelques degrés celsius. Elle a parcouru plusieurs kilomètres sous terre avant de voir à nouveau le ciel.

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Le sentier des cascades.

Les quatre cascades majeurs du cirque se sont formées dans des roches urgiennes, c'est à dire une pierre sédimentaire du crétacé. Elles sont très présentes dans le parc et sont réputées pour leur solidité. On les employait dans la construction de maisons. C'est dans ces mêmes roches qu'il y a peu un fossile exceptionnel d'une nouvelle espèce de reptile marin de grande taille a été découvert dans le coeur de la Chartreuse.

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Le mot de la fin.

C'est un plaisir de retourner chaque année dans ce lieu somme toute assez impressionnant observer les oiseaux et découvrir de nouvelles espèces de plantes endémiques, rares et/ou typiques des Alpes et des forêts calcaires de nos montagnes. Pas de soleil en vu mais un épais brouillard proche de nos têtes que l'on nomme en montagne "plafond" et qui je trouve, porte plutôt bien son nom. Pour le prochaine article nous repartirons pour l'Herretang.

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vendredi 29 juillet 2016

Sortie en Chartreuse avec l'école du pays Velannois.

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Retour en Chartreuse avec l'école de Velanne, 4 mois environs après notre première venue avec les enfants sous la neige et avec les raquettes aux pieds. Depuis la forêt a bien changé et aborde toute une gamme de verts. Pour cette sortie les guides nous ont mené sur la traces des grands mammifères des Alpes.

 

La thomise variable (Misumena vatia).

Cette araigné est une terrible chasseresse qui tend des embuscades à ses proies. Posée sur cette feuille de vératre blanc (Veratrum album) celle-ci prend un bain de soleil. Il s'agît d'une femelle, les mâles étant beaucoup plus petits (3 à 5 mm) et n'abordent jamais un céphalothorax (fusion du thorax et de la tête chez les arachnides) blanc mais plutôt brun. Il n'est pas rare de croiser ces derniers avec des pattes en moins suite à des combats.

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Au bord de la marre.

Rien de mieux qu'une marre grouillant de vie pour captiver les enfants. Bien sûr, c'est prendre le risque d'en voir quelques uns revenir avec les mains couvertes de boue et les bas de pantalons trempés. Rien de grave quand on voit le large sourire qu'ils abordent. Ce jour là nous avons eu le plaisir de découvrir les gerris, d'étranges punaises prédatrices marchants sur l'eau mais aussi une multitude de têtards et un couple de tritons alpestres (Ichthyosaura alpestris) dont la femelle était sur le point de pondre (la femelle colle les oeufs sur la végétation aquatique). Pas de panique, après quelques minutes d'observations ils ont pu retrouver leur milieu de vie.

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Sur la trace des grands prédateurs.

On rencontre beaucoup de gros animaux en Chartreuses. Parmi ceux-ci on peut compter le cerf elaphe (Cervus elaphus) dont on peut parfois voir les traces dans la boue après une bonne pluie. On rencontre aussi le chamois (Rupicapra rupicapra). Cet animal n'est pas uniquement inféodé aux montagnes, auparavent on le trouvait partout en France avant que la chasse intensive des siècles passés ne manque de le faire disparaître.

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La renoncule à feuilles d'aconit (Ranunculus aconitifolius).

C'est une plante de montagne robuste qui pousse entre 1000 et 2000 mètres et qui se rencontre dans les zones plutôt humides de la fin du printemps au début de l'été. On la nomme aussi parfois pied de corbeau bien que je ne lui trouve pas de ressemblance particulière avec les pattes de notre ami à plumes.

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La découverte chez les enfants.

Il n'y a pas mille façons de faire découvrir la nature aux enfants, il faut savoir se montrer captivant et surtout, didactique. Il n'y a qu'en ayant les mains dans la terre et le nez dans l'herbe que les petites têtes blondes peuvent se captiver pour tout ce qui touche à la faune et à la flore. Un masque dans une feuille de pétasite ou un atelier sur la découverte du pollen des sapins avec une loupe binoculaire font le plaisir des petits et des grands. 

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Le mot de la fin.

Il est très sympa de retourner sur un même lieu avec les enfants et voir comment celui-ci évolue au fil des saisons, c'est riche d'enseignement. Passer de la neige à la verdure et voir comment les arbres et les animaux ont changé leurs techniques de survie m'a donné une multitude d'idées pour mes prochaines sorties et m'a beaucoup inspiré dans mes recherches du moment. Si l'occasion se présente nous y retournerons à l'automne.

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lundi 25 juillet 2016

Sortie en campagne 6.

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Pour cette sortie en campagne nous nous sommes transformés en féroces chasseurs ... d'orchidées. Les talus sont propices pour nos recherches et nous n'avons pas été déçus. Le temps gris et maussade a été un plus et bien que quelques gouttes de pluies se soient invitées, nous avons profité pleinement de notre week-end.

 

L'épiaire des bois (Stachys sylvatica).

Cette jolie plante des lisières de bois est plus discrète que ne le laisse voir les photos et passe souvent inaperçue. Bien qu'elle n'en soit pas une, elle est surnommée ortie puante en raison des poils non-urticants de ses feuilles et de la mauvaise odeur qui s'en dégage. Ses boutons floraux ont un suprenant goût de champignon.

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La centaurée jacée (Centaurea jacea).

C'est une vivace qui pousse abondamment l'été dans les prés de fauches au sol plutôt pauvres en nutriments. Elle aurait des vertus digestives comme la plupart des plantes possèdant des tanins et des composés amers. On la reconnaît à ses pétales violets et à son involucre couverte de grosses écailles brunes.

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Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

Il existe trois espèces de sceau de Salomon dont deux qui peuvent facilement se confondre : le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum) et le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum), dont les fleurs sont moins nombreuses et la tige plus anguleuse. On pensait autrefois à tort qu'en raison de la forme de leur tubercule les sceaux de Salomon pouvaient soigner les fractures osseuses de tout type.

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Le hanneton commun (Melolontha melolontha).

C'est un gros insecte dont la vie sous la forme adulte (imago) est éphémère, pas plus d'un mois alors que la larve peut vivre 2 à 5 ans sous le sol en se nourrissant de racines. Il sert de nourriture à de nombreux animaux comme les taupes, les chauves-souris ou encore les hérissons. Ses populations sont depuis 50 ans en déclin.

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La thomise variable (Misumena vatia).

J'aime beaucoup le surnom d'araigné crabe qu'on lui donne souvent. Celle-ci se fond parfaitement avec cette fleur de scabieuse sur la quelle elle attend en embuscade. Certaines femelles sont capables de changer de couleur en fonction de la fleur où elles chassent, non pas pour se cacher aux yeux de leurs proies qui ont une perception différente des couleurs de nous mais pour passer inaperçues auprès des prédateurs, à savoir les oiseaux.

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L'ophrys bourdon (Oprys fuciflora).

Nommée aussi ophrys frelon, cette orchidée massive se reconnaît à son large labelle et à son éperon dressé. Elle n'est pas toujours simple a identifier car il existe énormément de sous-espèces de cet ophrys et a la particularité de s'hybrider facilement avec des espèces plus ou moins proches. Comme la plupart des ophrys, l'ohrys bourdon apprécie les sols calcaires et pousse le plus souvent sur les coteaux d'herbe rase.

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Une histoire d'hybridation.

Voilà un exemple d'hybridation comme cité un peu plus haut. Ici il s'agît de l'hybridation de l'ophrys bourdon et de l'ophrys apifera ce qui donne l'ophrys x albertiana. Scientifiquement on rédige son nom de la sorte : Ophrys apifera x fuciflora = Ophrys x albertiana. Le X ici désigne que la plante a pour spécificité d'être un hybride.

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L'ophrys abeille (Ophrys apifera).

Voilà le portrait de l'ophrys apifera. Pour cet ophrys il existe aussi de nombreuses sous-espèces qui ne sont pas toujours simples à identifier. Pour le différencier rapidement de l'ophrys bourdon, l'éperon du labelle est dirigé vers l'arrière et n'est pas toujours visible. Sa pollinisation se fait par des abeilles solitaires mâles qui prennent les fleurs pour une partenaire potentielle allant jusqu'à tenter de s'accoupler avec, prenant au passage le pollen.

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L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

Cette année on a pu en voir de partout, il semblerait que les conditions aient été très favorables à cette belle orchidée. On la reconnaît à la masse importante de fleurs roses disposées en pyramide au sommet de la tige. N'ayant pas de nectar, elle attire les papillons qui la pollinise par sa forme, sa couleur et son parfum.

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Le mot de la fin.

Il est temps de se mettre le nez dans les tableaux d'hybridations chez les ophrys et les autres orchidées indigènes. Ce n'est pas toujours simple mais on peut trouver sur le site de la société d'orchidophilie de bons outils pour se lancer dans leur détermination, d'autant plus que la recherche d'hybrides rares constituent pour les passionnés un véritable Graal. Certains n'ont été vu pas plus 'une dizaine de fois sur tout le territoire français.

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lundi 13 juin 2016

Sortie dans les Calanques 12-1.

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Voilà le premier billet d'une série dédiée aux Calanques marseillaises. Courts, ils seront publiés de manière rapprochée pour former un grand article. Pour ce premier "épisode" j'ai le plaisir de vous présenter un versant de la méditerranée que je ne connais que peu : les paysages de Cassi et de la Ciotat ainsi que le parc du Mugel.

 

Les cistes (Cistus).

Nous nous trouvons dans le parc naturel des Calanques. On peut y rencontrer plusieurs espèces de cistes. Ceux aux fleurs roses sont des cistes cotonneux (Cistus albidus) appelé aussi cistes blancs en raison du duvet qui couvre leurs feuilles. Ceux à fleurs blanches sont des cistes à feuilles des sauges (Cistus salviifolius). Ce sont les deux espèces les plus communes dans le secteur car elles sont parfaitement adaptées au sol calcaire.

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L'immortelle commune (helichrysum stoechas).

C'est une plante aux fleurs jaunes parfumées qui dégage une forte odeur de curry. Elle entre dans la composition des bouquets de la Saint Jean mais aussi de remède en médecine populaire. Devenue rare dans de nombreux endroits, elle fait l'objet d'une protection partielle et de restrictions pour ce qui touche aux cueillettes.

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Les falaises clacaires.

Elles font parties intégrantes de Calanques. C'est en leur sein que l'on trouve une faune et une flore atypique, et parfois, endémique. Les falaises calcaires sont très sensibles aux embruns et à la pluie. De ce fait il n'est pas rare d'en voir des bloques chuter dans la mer, parfois à quelques mètres des promeneurs et baigneurs.

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L'apyllanthe de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis).

C'est une jolie plante surnommée herbe à lièvre et au port bouissonnant qui est  typique de la garrigue. Ses fleurs sont comestibles et ont un goût sucré. Elles sont utilisées par petite touche dans les desserts et les salades, mais ce sont les animaux, en particulier les troupeaux de moutons et de chèvres, qui l'apprécie le plus.

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Le parc du Mugle de La Ciotat.

Ce parc possède de multiples avantages. Il est bordé par une calanque où il est possible de se baigner en famille et où il est agréable de se reposer sur la pelouse. Au nord une grande falaise permet de jouir d'un point de vu imprenable sur la mer, de pratiquer l'escalade et de bénéficier d'un micro climat. De ce fait on trouve une grande variété de plantes exotiques dans des jardins luxuriants et qui se plaisent sous le soleil méditerranéen. 

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Le flambé (Iphiclides podalirius).

C'est un grand papillon que l'on reconnaît aux six rayures noires de ses ailes. Sous sa forme larvaire de chenille il se nourrit de fruitiers, en particulier de cerisiers, de prunelliers, d'aubépines, de pêchers ou encore d'amandiers. On le rencontre dans la plupart des Pays qui composent l'Eurasie hormis au Nord et dans certaines zones. Il se fait de plus en plus rare. En France nous avons la chance de pouvoir le rencontrer presque partout.

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jeudi 2 juin 2016

Sortie dans les calanques 11.

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Il fait beau temps, c'est le moment de sortir les chaussures de randonnée, les sacs à dos et les appareils photos pour partir dans les Calanques. Il est un peu tard pour voir certaines orchidées en particulier les ophrys mais il y a bien d'autres choses à découvrir, en particulier dans le parc national des Calanques qui grouille de vie. 

 

L'euphorbe fluette (Euphorbia exigua).

C'est une toute petite euphorbe discrète qui aime pousser dans les zones incultes, rocailleuses et calcaires ou sableuses. Bien que décrite comme étant une plante méditerranéenne, elle est présentes sur tout le territoire français mais ce n'est que la première fois que je la remarque. On la rencontre même en Finlande.

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La blackstonie perfoliée (Blackstonia perfoliata).

Voilà une plante qui comporte bien des nom comme celui de centaurée jaune ou de chlore perfoliée. C'est une centaurée qui appartient à la famille des Gentianaceae, à ne pas confondre avec les centaurées de la famille des Centaurea. Elle se plaît bien dans les rocailles et les prairies sèches mais aussi les bois clairs. Elle peut se trouver jusqu'à 1500 mètres d'altitude. Plutôt courante sur le territoire, elle est protégée en Alsace et en Lorraine. 

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L'asphodèle cerise (Asphodelus cerasiferus).

Certains le classe comme une espèce propre, d'autre comme une sous-espèce de l'asphodèle blanc (Asphodelus ablus) et le traite sous le nom scientifique de Asphodèlus albus ssp Cerasifolius. C'est une plante massive qui peut dépasser plus d'un mètre de haut et qui se trouve couramment dans le Sud de la France dans les zones pierreuses et ensoleillées. Ces fruits ronds, fauves et de bonne taille lui ont valu son surnom de porte-cerise.

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La tarente de Mauritanie (Tarentola mauritanica).

C'est un gecko que l'on rencontre dans le Sud du pays et qui fait l'objet d'une protection stricte. Dans le reste du monde on le trouve dans les pays méditerranéens et plus récemment en Uruguay et aux États Unis comme espèce invasive. Comme la plupart des animaux de son genre, il possède des doigts qui agissent comme de véritables ventouses ce qui lui permet d'escalader toutes sortes de surface, même les plafonds des maisons.

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L'orobanche grêle (Orobanche gracilis).

Cette plante aux fleurs et aux couleurs un peu étranges et toute en écailles n'a pas de chlorophylle. Pour se nourrir elle doit parasiter d'autres espèces végétales, en particulier les fabacées (anciennement légumineuses) comme le trèfle, la coronille ou la luzerne ce qui cause parfois de gros dégâts dans les cultures. 

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La rue à feuilles étroites (Ruta angustifolia).

 Les rues n'ont pas toujours eu bonne réputation. Toxiques et abortives, on en trouvait dans les monastères de religieuses et pendant très longtemps il a été interdit aux femmes de la cultiver (en particulier la rue officinale nommée Ruta graveolens). La rue à feuilles étroites ne se trouve que dans le Sud et en particulier dans le Sud Est de la France car c'est une plante méditerranéenne. Elle résiste aux embruns mais à besoin d'un sol pauvre.

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Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria).

Ce sumac est bien de chez nous, enfin, de Méditerranée. Il est très employé dans les pays d'Afrique du Nord pour la fabrication d'une épice recherchée,  le zaatar dans la quelle ses fruits sont incorporés avec d'autres plantes comme le thym et le sésame. Riche en tanins, ses feuilles et écorces sont utilisées pour tanner la peau.

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La vanesse du chardon (Vanessa cardui).

C'est un des papillons migrateurs les plus connus mais aussi, l'un de ceux qui se raréfie le plus. De répartition mondiale, en Europe sa population a diminué dramatiquement. Il est capable de parcourir 500 km par jours. Sa chenille se nourrie d'une multitude de plantes comme les orties, les mauves ou les chardons. 

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La bruyère multiflore (Erica multiflora).

Il est rare à cette période de l'année de la voir encore fleurit. D'ordinaire ses dernières fleurs roses ou blanches s'ouvrent en décembre, voire parfois en janvier. C'est l'une  des seules bruyères à pousser dans les sols calcaires ce qui explique son abondance dans les Calanques et son absence autour de Nice. Résistante, elle se plaît plutôt à mi-ombre, ne craint pas vraiment les embruns et supportes des températures basses (jusqu'à - 12°C). 

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La centaurée rude (Centaurea aspera).

D'ordinaire c'est une plante à la fleur plutôt grêle mais celle-ci semble bien se porter. Elle est assez présente en France, en particulier le long des côtes et dans tout le quart Sud-Est. Elle se plaît dans les zones sableuses, les sols drainants, le long des chemins et sur les bords de route. On la trouve dans quatre autres régions/pays européens : la Sardaigne, l'Italie, le Portugal et l'Espagne. Son capitule est muni de pointes protectrices.

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L'asperge sauvage (Asparagus acutifolius).

Il est trop tard pour récolter celle-là qui est bien montée. L'asperge sauvage est un petit arbuste dont les jeunes pousses tendres de printemps se mangent comme les asperges du commerce (Asparagus officinalis). Dès la fin de l'été on peut voir ses fruits ronds et rouges apparaître et cela, jusqu'à la fin de l'automne.

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Le bal des cistes (Cistus).

Il y a pas mal d'espèces de cistes à voir dans les Calanques. Parmi celles-ci on trouve le ciste blanc (Ciste albidus) appelé aussi ciste cotonneux. Il a perdu tous ses pétales et on voit ses étamines mises à nues. En dessous il s'agit d'un ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis) qui est peut courant dans la région.

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L'amélanchier à feuilles ovales (Amelanchier ovalis).

C'est un grand arbrisseau qui autrefois était plante dans les jardins de curé et dans ceux des monastères. Ses fruits sont petits et sucrés, ils peuvent être mangés tel quel. C'est sa pleine période de floraison. Mellifère, il attire de nombreux insectes en particulier les abeilles. De ce fait des ruches se trouvaient à proximité. 

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Quelques mots sur nous.

Depuis bientôt 2 ans nous sommes deux à parcourir les alentours de Marseille, la vallée du Ventoux, les forêts et les montagnes de Chartreuse. Depuis un an, je peux profiter des photos de mon bien aimé et se sont les plus belles que vous pouvez trouver sur le blog. En attendant d'explorer un nouveau territoire dans les semaines à venir, il nous reste quelques calanques et montagnes inconnues à découvrir et a percer les secrets.

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La garrigue.

Aujourd'hui la garrigue est synonyme d'une nature sauvage et difficilement praticable, à la végétation adapté à la sécheresse. Pourtant autrefois elle était très différente. Il était courant d'y voir paître des troupeaux de moutons et de chèvres, d'y trouver des vergers de fruitiers et d'oliviers ou encore des champs de céréales.

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Le mot de la fin.

Il est toujours plaisant de découvrir un nouveau point de vu pour admirer la mer et la ville de Marseille. Le chic de cette balade c'est qu'elle est peut fatiguante et qu'elle prend son point de départ dans le superbe parc de Campagne-Pastré où il est possible de voir quelques espèces de fleurs et d'oiseaux plutôt rares.  

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jeudi 26 mai 2016

Sortie en forêt 64.

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 Pour cette sortie dans les bois nous sommes partis à la recherche des dernières morilles de l'année, sans grand succès. Cela ne nous a cependant pas empêché de faire comme toujours quelques belles découvertes. Nous avons même eu le plaisir de croiser quelques espèces qui n'ont jamais été identifier dans le secteur.

 

Le cerfeuil des bois (Anthriscus sylvestris).

On l'appel à tort ciguë blanche. Ses feuilles étaient utilisées pour faire fuir les moustiques grâce à leur odeur très particulière et leur richesse en particules odorantes. Il peut atteindre de grandes dimensions. Il peut se relever dangereux. En effet il est photosensibilisant et peut être confondu avec des espèces mortelles.

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L'orchis mâle (Orchis masculata).

C'est orchis tient son nom du fait que, comme chez de nombreuses orchidées terrestres, ses deux tubercules ressemblent à une paire de testicules (la poésie des anciens me fascinera toujours). Autrefois en Europe et encore aujourd'hui en Orient et au Maghreb on fabrique une boisson énergisante à base de bulbes d'orchidées réduis en poudre et mélangés à de l'eau : le salep. On lui attribue des vertus aphrodisiaques très surfaites.

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Elle est assez commune en France hormis dans les zones méditerranéennes. Sa jolie floraison se prolonge d'avril à juillet mais les fleurs dégagent une désagréable odeur associée pour certains à de l'urine animale. Bien que souvent abondante dans les sous-bois claires et les prairies ombragées, elle fait l'objet de protection dans certains départements mais aussi au niveau européen en raison de sa fragilité et de la disparition de son milieu.

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Nos cascades iséroises.

Qu'elles sont belles nos cascades iséroises. L'eau et les sources calcaires contribuent à la pousse de nos morilles bien aimées mais aussi à la formation de cavernes. Sous cette cascade nommée la cascade aux fées on trouvait autrefois une petite grotte où les habitants venaient marquer leur nom sur la paroi.

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La cardamine digitée (Cardamine pentaphyllos).

 C'ette une cardamine nommée parfois dentaire palmée aime les bois de montagne et plus particulièrement dans les hêtraies. On la trouve principalement dans les régions montagneuses et riches en collines, en particulier dans le Centre, le Sud-Ouest et l'Est de l'Est de la France jusqu'à 2200 voire 2300 mètres d'altitude.  

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L'arum maculé (Arum maculatum).

Il porte une multitude de noms à travers toute la France : gouet, pied-de-veau, vachotte, pilette etc. On pensait autrefois que c'est dans sa drôle de fleur que naissaient les vipères. C'est une plante toxique qui donne des fruits orangés à la fin de l'été. Il se distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de vénures blanches, la présence parfois de tâches noires, par un spadice violine et non jaune et par un spathe grand et très fin. 

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L'anémone fausse renoncule (Anemone ranunculoide).

On l'appel aussi anémone Sylvie jaune ce qui peut entraîner des confusions avec sa cousine l'anémone Sylvie (Anemone nemerosa) qui est blanche. Elle est assez rare en France mais ne fait pas l'objet dans notre région ni dans notre département de protection malheureusement. Sa floraison a lieu entre mars et juin.

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Les arbres des forêts mixtes.

 Ici on rencontre de nombreuses essences d'arbres dans nos forêts, cela va du sapin pectiné (Abies alba) au châtaignier (Castanea) mais le plus populaire de tous reste le hêtre commun (Fagus sylvatica). C'est un arbre bio-indicateur de zones humides, fraîches et au climat tempéré montagnard. Il est utilisé dans diverses industries, en particulier dans celles du bois de chauffe, dans la papeterie, dans la myciculture et dans l'ammeublement. 

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Le hanneton commun (Melolontha melolontha).

Sa population est en régression car l'agriculture intensive lui est néfaste, en particulier le labour. Il peut passer plusieurs années dans le sol à l'état d'une grosse larve blanche qui se nourrie des racines des végétaux. Les adultes ne vivent que peu de temps, juste de quoi se reproduire. Ils se nourrissent des feuilles des arbres. Pour distinguer les deux sexes il faut compter les lamelles des antennes : 6 pour la femelle, 7 pour le mâle.

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Le grand chélidoine (Chelidonium majus).

On le nomme parfois lait de sorcière. Sa sève toxique a la capacité d'éliminer certaines verrues virales. On pensait autrefois à tord qu'il pouvait soigner les problèmes du foie en raison de sa ressemblance avec la bille. En plus de son goût infecte, l'ingestion de la plante peut provoquer de graves problèmes de santé.

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La tramète bossue (Trametes gibbosa).

C'est un champignon ayant un gros chapeau pouvant atteindre plus de 20 centimètres. Cette tramète n'est pas comestible car sa chaire est très coriace. Jeune elle dégage une très bonne odeur de champignon. D'origine blanc, les vieux exemplaires peuvent paraître verts car peu à peu une algue verte s'y installe et les colore.

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L'hellébore fétide (Helléborus foetidus).

Cette plante de la famille des renoncules est très toxique, cependant cela n'a pas empêché les hommes de l'utiliser en médecine populaire pour soigner la folie, en particulier chez les grecs. Malheureusement le remède s'avérait toujours plus mauvais que le mal et la plante n'apportait aucune amélioration aux malades.

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L'orchis de Provence (Orhcis provencialis).

Elle n'est pas commune voire rare en Isère. En trouver plusieurs pieds dans le bois juste en dessous de la maison familiale a été une véritable surprise, d'autant plus qu'elle aime les sols pauvres en calcaire ce qui n'est pas le cas ici. La présence proche d'orchis mâles (Orchis mascula)  laisse présage la présence d'hybrides.

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Les frondes des fougères.

Les frondes sont les jeunes pousses de fougères enroulées sur elles mêmes. Les frondes de certaines espèces se consomment après avoir été cuites dans plusieurs eaux ou comme au Japon, après avoir été cuites puis braisées avec du charbon mais leur forte teneur en arsenic implique d'e nfaire une très faible consommation.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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La valériane officinale (Valeriana officinalis).

Elle n'a pas encore fleurit mais ses boutons sont déjà bien formés. C'est une herbe à chats, ces derniers sont excités par les molécules odorantes qui se dégagent de la plante, en particulier au niveau de la racine et des fleurs qui sentent l'urine. Elle a été très utilisée au court de l'histoire par les hommes pour ses diverses vertus.

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La sanicle d'Europe (Sanicula europaea).

J'adore cette plante discrète qui possède une très belle floraison. On la rencontre dans les forêts d'Europe, surtout dans les zones plus ou moins montagneuses ou semi-montagneuses. Elle est riches ne principes actifs et en tire ses propriétés médicinales, elle serait même une bonne cicatrisante sur les brûlures.

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Les myosotis (Myosotis).

L'identification des myosotis n'est pas toujours un exercice simple. Il en existe une grande variété dont de nombreuses espèces sont très proches. Plusieurs papillons dont l'écaille rouge (Callimorpha dominula) l'ont pour hôte (chenilles). Dans les champs et jardins il se ressème facilement et fleurit au printemps jusqu'en été.

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Le peuple de l'herbe.

Pour passer d'un bois à un autre il faut faire comme les chevreuils : passer par les champs. Il faut prendre garde aux vaches, elles sont souvent plus curieuses que méchantes mais chaque années on compte quelques accidents graves. Les génisses sont les plus curieuses et se laissent parfois caresser sans mal.

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Les euphrobes (Euphorbias).

Pour cette famille aussi il existe beaucoup d'espèces qui parfois sont très proches. Heureusement celles-ci sont faciles à identifier. À gauche il s'agît de l'euphorbe épurge (Euphorbia lathyris) originaire du pourtour méditerranéen. À droite il s'agit de l'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) qui est sur le fin de floraison.

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Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

Pour reconnaître cette plante de sa cousine le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum), il faut regarder si la tige est ronde, si les fleurs ont leur pédoncule qui se rejoignent sur le 1 er tiers et si les fleurs sont étroites en leur milieu. D'ordinaire les fleurs sont groupées par 2, 3 ... ou même  6 mais parfois sont seules.

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Les véroniques (Veronica).

Là encore il y a un grand nombres de véroniques. À gauche il s'agit de la véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys) qui pousse dans une grande variété de milieux. À droite la très connue véronique de Perse (Veronica persica). Originaire d'Asie, elle a suivit les migrations humaines pour finir par se naturaliser en Europe.

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La saxifrage granulée (Saxifraga granulata).

Bien qu'il n'en soit pas un, nous l'appelons lys des champs dans notre famille. On en croise dans tous les talus de bords de route et les champs qui n'ont pas encore été fauchés. Elle est commune dans toute la France et fait l'objet de protection dans certains départements. Elle fait l'objet d'un suivit dans la région chambérienne.

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

C'est un pic très commun qui vit dans les zones boisées, les parc,s les vergers et les jardins. Avec son bec puissant et pointu il forme des trous dans le bois mort ou vieillissant. Puis avec sa longue langue gluante et piquetées, il attrape les insectes dont il se nourrit. Le mâle se reconnaît à la grosse tâche rouge de sa nuque.

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Champignons tueurs.

J'avais pu en parler brièvement ICI, mais jamais le photographier. En France il existe des champignons qui s'emparent des insectes vivants et qui finissent par les dévorer. J'ai pu le voir dans une caverne il y a 9-10 ans puis lors de cette sortie sur ces mouches figées par dizaines sur un "buisson" de bourses à pasteur.

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Le colchique d'automne (Colchicum autumnale).

À l'automne les fleurs de colchiques sortent un peu partout dans les sous-bois et les champs, mais il faut attendre le printemps pour voir les feuilles et les fruits de cette plante sortir. C'est une des plantes européennes les plus toxiques qui parfois se retrouve mêlé au foin du bétail ce qui provoque quelques accidents.

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Le mot de la fin.

Très belle sortie avec quelques découvertes qui nous ont ravies. Les orchidées sont encore bien là même si désormais on trouve d'autres espèces dans les champs et les sous-bois. Il continu a geler et haut loin on voit la neige sur la cimes de nos montagnes adorées. C'est le bon moment pour retourner à la mer.

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mercredi 18 mai 2016

Journée des plantes au Fort Saint Jean.

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Il y a quelques semaines, nous avons pu participer à la fête des plantes de Marseille au Fort Saint Jean. La journée du samedi a été ensoleillée et un peu venteuse, elle a été parfaite pour que mon bien-aimé puisse animer le stand de son école et j'ai pu l'y rejoindre avec plaisir. En prime, il a eu sa bouille dans le journal.

 

La fête des plantes.

Au mois d'arvil on trouve un peu partout en France à des fêtes dédiées aux plantes des jardins ou à celles peu communes. L'an dernier nous étions allés à celle de Réaumont en Isère (ICI) mais cette année nous avons décidé de partir pour Marseille à la découverte des plantes des potagers et des bords de mer. Organisée au Fort Saint Jean, elle a l'avantage d'avoir lieu dans un jardin ethnobotanique tout à fait appropiré pour l'événement.

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Quelques aromatiques du jardin des migrations.

Cette journée fût l'occasion de découvrir quelques plantes aromatiques communes en Méditerranée. La germandrée des chats (Teucrium marum) porte bien son nom. C'est un arbrisseau à la floraison violine qui produit un terpène, c'est à dire un ensemble de molècules odorantes qui ont la particularité de protéger la plantes des insectes mais aussi de provoquer chez les chats des comportements sexuels comme les chaleurs.

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La santoline petit cyprès (Santolina chamaecyparissus subsp. magonica ou plus simplement Santolina chamaecyparissus), est une petite plante à fleurs qui fleurit de juin à août en plein soleil. Très aromatique, elle est employée parfois dans la cuisine mais le plus souvent comme insecticide et dans les produits d'entretien.

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La sauge (Salvia interrupta) est une plante qui a accompagnée les hommes dans leurs migrations à travers le bassin méditerranéen. Elle était utilisée par les premiers peuples comme condiment et médicament. Elle serait originaire du Maghreb est plus particulièrement de l'Atlas. C'est également une plante mellifère. 

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Enfin, la lavande papillon (Lavandula stoechas) se fait remarquer par son parfum. Elle était utilisée et l'est encore pour parfumer le linge et pour soigner les petits maux du quotidien. Depuis quelques années on la trouve aussi dans la cuisine des grands chefs en particulier dans les crèmes brûlées et les grillades de poissons.

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Le jardin des migrations.

Il a été réalisé pour mettre en lumière l'architecture du Fort Saint Jean et pour relier celui-ci au Mucem et à son exposition permanente. Il est composé d'une multitude de tableaux qui ont pour but de raconter l'histoire commune des plantes et des hommes (ethnobotanqiue). Parmi ceux à ne pas manquer : le jardin des herbes de la Saint Jean, celui des herbes à sorcière, les plantes de la mythologie et de l'antiquité et le jardin des aromates.

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Des végétaux en autonomie.

Le jardin des migrations est presque exclusivement composé de plantes qui poussent de manière autonomes. La technique employé est celle du jardin sec : beaucoup de paillage pour retenir l'humidité, des espèces résistantes à la sècheresse et aux fortes chaleurs et très peu d'intervention humaine si ce n'est pour retirer les euphorbes characias abondantes (Euphorbia characias) et soigner les plantes et les arbre malades ou fatigués.

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Les visites guidées.

Ce jour là pour l'achat d'un billet du Mucem, les visiteurs pouvaient bénéficier d'une visite du jardin des migrations avec l'ethnobotaniste, le paysagiste et le jardinier qui l'on conçu ... un vrai régale. Non seulement ce sont des puits de sciences, mais aussi des passionnés qui restent accessibles au public et ont grand plaisir à partager la petite et la grande histoire des plantes. Désormais je connais les secrets du plantain corne de cerf grâce à eux. 

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Intégrer la nature à la ville.

Tout le quartier entourant le Mucem et le Fort Saint Jean a été remit à neuf. La volonté est de faire rentrer la nature dans la ville tout à la maîtrisant. De ce projet est née la grande allée qui va du Fort aux terrasses du port et qui est couverte de plantes à fleurs méditerranéennes : coronilles, euphorbes ou encore cistes blancs.

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Le CFPPA/UFA d'Aix en Provence - Valabre - Marseille.

C'est là qu'étudie mon bien-aimé, enfin au sein de cette structure qui se divise en sept établissements ! Ce samedi là il était là pour présenter plus précisément le lycée des Calanques de Marseille. Les formations sont essentiellement centrées sur les aménagements paysagers mais aussi le métier de maréchal-ferrant, les métiers de l'alimentation industrielle, la protection et la gestion de la nature et les métiers liés à l'animal.

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Pour rester dans le thème du lieu, le stand du lycée a présenté de petites jardinières en étages. Elles s'inspirent du jardin et sont économes en eau : plantes de rocailles, résistantes et peu gourmandes en arrosage, paillage minéral, galets et veilles pierres. Elles s'inscrivent dans l'esprit des jardins en carrés et en tiroirs.

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L'histoire du Fort Saint Jean.

Il tient son nom de l'ordre religieux qui y fût établit pendant de nombreux siècles. Le site est occupé depuis l'époque grec pour son emplacement stratégique qui permet d'avoir une vue dégagée sur la baie et les îles alentours. C'est de là que passait le pont à transbordeur jusqu'à ce qu'il soit dynamité en 1944.

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Les stands et les commerçants.

Bien que certaines espèces soient un peu excessives niveau prix, c'est l'occasion de trouver quelques perles rares ainsi que de recevoir des conseils bien avisés des professionnels. Un stand de troc, une conférence, des démonstrations pratiques et techniques liées au végétal et des dégustations complètent le tout.  

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Mouvements et Paysages.

C'est l'une des sociétés de paysagistes des plus renommées dans la région. Leur spécialisation dans les jardins méditerranéens en accord avec le milieu leur a permis de se faire connaître pour les chantiers publics et auprès des particuliers. L'netreprise travaille avec des plantes qui proviennet de tous les continents.

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Le mot de la fin.

Très belle journée où j'ai découvert une multitude d'inforamtions sur ce jardin que nous avons visité à de nombreuses reprises avec mon tendre sans jamais en connaître les secrets. Désormais c'est chose faite. Il me tarde d'y retourner pour découvrir toutes les plantes qui compose le jardin dédié à la magie et à la sorcellerie.

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dimanche 15 mai 2016

Sortie en campagne 5.

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Petit week-end en campagne au pied du Mont Ventoux. On voit encore au loin des nappes de neige mais dans les vignes et les champs de lavandes, c'est la pluie qui règne son plein. Entre deux éclaircies, nous avons pu sortir le bout de notre nez et affronter le froid pour photographier les nombreux oiseaux présents.

 

Le geai des chênes (Garrulus glandarius).

 Le geai des chênes est un oiseau bruyant qui s'identifie facilement au régime de ses ailes composé de plumes bleues azures et noires. Il est capable de produire une multitude de sons et de cris d'alertes, il peut même imiter le chant de la buse variable (Buteo buteo). On le trouve dans les forêt de feuillus et mixtes où il peut trouver facilement des fruits et des baies sauvages. Il s'aventure aussi dans les vergers et les jardins des particuliers.

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La gagée des champs (Gagea villosa).

Il ne faut pas la confondre avec sa cousine, la rare gagée jaune (Gagea lutea). On peut la rencontrer jusqu'à la fin avril. On la détermine par la forte pilosité que l'on trouve sur la plante et sa taille (10 à 20 centimètres). C'est dans les collines et les montagnes (jusqu'à 1800 mètres) qu'on l'a rencontre le plus. Elle fait l'objet d'une protection sur l'ensemble du territoire français. La ramasser ou la détruire peut s'accompagner d'une très forte amende.

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Le milieu forestier.

Il est à l'image du climat local : rude. Les arbres et arbustes les plus communs composants la forêt "presque" naturelle sont les cèdres, les chênes, les cornouillers mâles, les prunelliers, les rosiers sauvages et les pins. Les chênes sont des arbres formant une ombre peu dense ce qui permet à plusieurs espèces herbacées de pousser au sol. Cela permet d'admirer des fleurs qui demandent des conditions particulières pour pousser.

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Le cornouiller mâle (Cornus mas).

C'est un arbuste peu rependu en France qui a la particularité de donner des fleurs avant ses feuilles. Petites, elles forment cependant sur l'arbre nu un nuage jaune imposant. Bien que petit, il est résistant et pousse sur les sols calcaires. On l'employait pour ses vertus mellifères, ses fruits riches en vitamines et en sucre, son feuillage qui attire le gibier de chasse-à-coure et ses racines qui ont l'avantage de fixer le sol durablement.

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La mésange à longue queue (Aegithalos caudatus).

Cette toute petite mésange porte bien son nom. Sa longue queue colorée de noir/gris/blanc/rose et son corps rond la rendent facilement identifiable. On peut la voir un peu partout en Eurasie, du moins dans les zones éloignées du Grand Nord. Elle s'observe toujours en bande dans les arbres et les taillis où elle cherche sa nourriture.

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L'anémone trilobée (Anemone hepatica). 

 Elle tient son nom de ses feuilles trilobées rougies qui ont la forme et la couleur d'un foie. Dans la théorie des signatures, on pensait qu'elle soignait l'organe susnommé en raison de leur ressemblance. C'est dans les broussailles et les sous-bois herbeux et calcaires qu'on peut la trouve, jusqu'à 2200 mètres d'altitudes.

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La bergeronette grise (Motacilla alba).

Ce petit oiseau noir et blanc est commun en campagne. Vif, il ne tient pas en place et est toujours à la recherche d'insectes et de vers. On peut l'observer dans les champs dont le sol a été retourné, dans ceux où du fumier a été épandu ou dans ceux qui sont légèrement humides et qui attirent de nombreux invertébrés.

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La passerage drave (Lepidium draba).

On la nomme parfois brocolis sauvage ou pain blanc. C'est un légume sauvage oublié originaire des régions orientales et méditerranéennes. On en consomme les graines comme un condiment piquant, les feuilles en salade et les jeunes pousses/inflorescences crues ou cuites à la vapeur. Les anciens pensaient à tord que cette plante pouvait soigner la rage. De ce fait on l'employait surtout dans les soins vétérinaires populaires.

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La pensée des champs (Viola arvensis).

 La floraison de cette pensée est assez étendue, d'avril à octobre en fonction des régions. Elle aime les sols bien drainés, souvent arides, pierreux et peu hospitaliers. Elle ne craint pas le froid, ni le vent, ni de subir un ensoleillement prolongé. De ce fait on la trouve dans toute l'Europe sur des terres en friches et difficiles.

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Le bruant proyer (Emberiza calandra).

C'est un oiseau petit mais qui a du coffre. Son plumage tacheté et terne lui permet de se dissimuler dans fourrés sans difficultés. On le rencontre dans les plaines et les plateaux où l'agriculture est développée. On le voit souvent sur des postes élevés sur les arbres et les haies d'où il peut chanter et observer les autres oiseaux.

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La sylviculture en milieu semi-montagnard.

La culture des résineux en France est importante. Ces arbres rentre dans une multitude d'usages : bois de chauffe, bois de charpente, planches ... la liste est longue. En France on compte 3 à 4 essences très utilisées : le sapin, l'épicéa, le pin sylvestre et le pin douglas, le plus populaire de tous, venu des États-Unis. 

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La galle en champignon (Andricus dentimitratus).

Cette galle est due à un petit insecte (Andricus dentimitratus) de la famille des Cynipidae comme c'est le cas de la galle de l'églantier (bédégar). La femelle pond ses oeufs dans les glands qui vont produire du tissus plus que nécessaire et souvent, de manière anarchique ce qui donne cette forme de champignon. Les larves vont s'en nourrir puis à maturité, sortir de leur cage dorée en perforant la paroi du gland vidé de sa substance.

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Le prunellier (Prunus spinosa).

Il porte de nombreux noms comme celui d'épine noire, de buisson noire ou de prunellier commun. C'est le prunier sauvage. C'est une espèce pionnière qui s'installe souvent en lisière de bois ou dans les champs laissés à l'abandon. Ses fruits sont instragints, amers et font une délicieuse eau de vie. Petit mais dense et épineux, le prunellier est utilisé pour fabriquer des haies naturelles impénétrables qui font le bonheur des mésanges.

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La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa).

 Cette chenille venue d'ailleurs pose bien des soucis à la faune, à la flore et aux productions humaines. Ses poils urticants peuvent provoquer des lésions pulmonaires et des oedèmes chez les chiens qui ont la mauvaise idée d'en croquer. Cette espèce affaiblit aussi gravement les arbres sur les quels elle vit et se nourrie.

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Le muscari à grappe (Muscari neglectum).

C'est un des muscaris sauvages les plus communs en France. C'est surtout dans le sud qu'on le rencontre. On le rencontre dans les pelouses sèches, les champs d'herbes rases et les vignes. Il a été introduit depuis peu dans d'autres régions du monde où il semble avoir un caractère envahissant si ce n'est pas invasif.

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Le passé géologique de la région.

On l'oublie parfois mais le sud de la France est riche en fossiles. Au delà de ceux des ammonites et nautiles plutôt communs, on trouve parfois de véritables trésors et le mont Ventoux ni fait pas exception. Fémurs de dinosaures du Jurassique, dents de requins, crânes de crocodiles, oeufs ... la liste est longue.

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L'orchis géant (Himantoglossum robertianum).

Cet orchis a été renommé une multitude de fois depuis son identification. C'est l'une des plus grandes et des plus massives orchidées de France mais aussi, l'une des premières à fleurir. On la rencontre sur le pourtour méditerranéen sur les sols calcaires. Ces dernières années l'orchis géant remonte vers le nord de la France par la vallée du Rhône. Ses graines se disséminent par l'action du vent, on le dit à dissémination anémochore.

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Le chardonneret élégant (Carduelis carduelis).

C'est un petit passereau que l'on peut rencontrer dans presque tous les pays de l'Eurasie. Le mâle se différencie de la femelle par sa tâche rouge qui englobe toute la face est passe derrière les yeux. À la fin de l'été on peut le voir perché sur les sommités fanées chardons et en particulier les cardères pour en manger les graines.

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Le mot de la fin.

Super ballade, super week-end. Nous avons pu voir une grande variété d'oiseaux et même les pister, surprendre un jeune brocard et toucher la neige. Bref, un vrai plaisir. Depuis le paysage locale a du bien changer avec l'arrivée du beau temps mais la pluie et le vent restent très présent, peut être est-ce pour ces deux raisons que le vin du mont Ventoux est si bon et la lavande si parfumée. À venir, une petite sortie dans les marais isérois.

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