vendredi 26 février 2016

Le Parc Valmer.

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Cette semaine nous continuons notre tour d'horizon des parcs marseillais avec celui de la Grande Corniche : le parc Valmer. Son nom actuel est une contraction de l'ancien et poétique nom qu'il portait : Vague à la mer. En son centre trône une imposante villa. Tout comme le parc, elle appartenait au richissime Charles Gonelle, un négociant qui fît affaire dans les années 1800 autour de Marseille après avoir débarqué de Sologne.  

 

L'asperge ornementale (Asparagus densiflorus Sprengeri).

 Ce sont des plantes un peu frileuses que l'on rencontre depuis les années 80 dans les jardins au Sud, dans les maisons au Nord. Ses tiges couvertes d'un semblant de feuilles et parfois de fleurs blanches ou rosées peuvent atteindre 90 cm à 1 mètre 80. Elle est originaire d'Afrique du Sud ce qui explique qu'elle soit gourmande en eau. La sève, les fruits et la palnte dans son ensemble sont toxiques et même irritants voire dangereux pour la peau.

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Le cotonéastre laiteux (cotoneaster lacteus).

 Ce cotoneaster nous vient des provinces escarpées du sud-ouest de la Chine. Il est peu difficile et s'accomode très bien de tout les types de sols au point de s'être naturalisé dans de nombreux pays d'Amérique et d'Europe et d'être aujourd'hui inscrit par endroit sur la liste noire des exotiques envahissantes (nommées autrefois invasives).

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Cette  espèce méditerranéenne regroupe un grand nombre incalculable de sous-espèces. C'est par le "papa" des schtroumpfs, Pierre Culliford, qu'elle a été popularisée. En effet, elle est la nourriture principale de ces peut être bleues. Dans les faits, elle est toxique et irritante pour nous simples humains mais reste également en médecine populaire une plante médicinale à utiliser avec précaution et a qui on prête de très nombreuses vertus. 

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À la découverte du parc.

 À la belle saison, il est très prisé des couples fraîchement mariés ce qui encombre quelques peu les voies de la Corniche (pour en savoir plus sur celle-ci petit rappel ICI). Il se dessine sur plusieurs plans et permet à la fois d'avoir une vue superbe sur la mer mais aussi, de se trouver par moments dans un cocon de verdure qui isole du bruit et des odeurs de la vilel ce qui est fort agréable. Les palmiers achèvent de lui donner un côté exotique.

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Le chêne vert (Quercus ilex).

 Il est parfois confondu avec le houx car le bord de ses feuilles est denté. Il est typique de la région et donne aux forêts et aux garrigues un aspect dense de par son feuille abondant et persistant. On l'utilise pour reboiser les zones incendiées ou à risque d'incendie car il résiste très bien au feu. Il est aussi l'ami du truficulteur qui l'emploi pour faire pousser la truffe noire (Tuber mealosporum). C'est de ses glands que les porcs Corses se nourrissent.

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La famille des palmiers (Arecaceae) et les monocotylédones.

 Les palmiers sont des herbes géantes et non des arbres comme on le pense souvent. Avec les orchidées, les graminées ou encore les joncs ils partagent  autre un point commun : ils sont monocotylédones, c'est à dire que la toute première pousse qu'ils développent en sortant de terre n'a qu'une seule feuille. À à la liste des monocotylédones on peut ajouter les bananiers, les aulx, les narcisses, les agaves ou encore les jacinthes.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

 C'est un petit arbuste du maquis méditerranéen. Sous Pline l'Ancien il était utilisé de mille et unes façons et bien que dans certains cas ses vertus soient reconnues, d'en d'autres il était complètement inefficace contre le mal, notamment pour soigner la dysenterie et les problèmes de couches. Il était apprécié par exemple pour les bains de bouche mais aussi pour fiare tenir les faux cils ou encore pour soigner le rhume et les maux de ventre.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

C'est l'olivier cultivé, issu de l'olivier sauvage (Olea europaee). On ne compte plus le nombre d'oliviers cultivés issus de l'espèce sauvage et qui aujourd'hui ornent les jardins ou sont disposés en longues rangés dans les champs. On trouve néanmoins encore des arbres sauvages dans la garrigue. Leurs fruits et leur tronc sont plus petits et leurs feuilles plus larges. En moyenne, 104 kilos d'olives sont collectées dans le monde par secondes.

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Les chênes (Quercus).

 On les rencontre dans l'Hémisphère Nord jusqu'à de très hautes latitudes, aussi bien en Asie, en Amérique qu'en Europe. Chez nous, les forêts de chênes sont assez jeunes. En effet les glaciations qu'a connue cette région du monde au cours des derniers millénaires a entraîné des vagues successives de ces arbres du sud vers le nord et inversement. C'est grâce aux pollens fossilisés qu'il est possible de retracer leur parcours sur le territoire.

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Le figuier (Ficus carica).

 C'est le seul figuier européen. Depuis l'antiquité et même bien avant il est cultivé en Méditerranée et en Asie. Il a fait la richesse et la grandeur de nombreuses cités. En effet autrefois ses fruits étaient prisés au même titre que les dattes. Ceux ci se conservent longtemps séchés, sont riches en sucre et en énergie et peuvent se récolter toute l'année. Le figuier a aussi pour avantage de pousser un peu partout et de nécissité que peu de soins.

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L'aristoloche clématite (Aristolochia clematitis).

 Il était courant dans rencontrer dans les jardins de curés. Elle était utilisée pour soigner ce que l'on appel parfois les maux de la vieillesse et bien d'autres troubles encore. Néanmoins c'est une plante très toxique qui entraîne des avortements, des hémorragies, des vomissements, des diarrhées et dans le pire des cas, le coma. Voila traitement qui pouvait se montrer en bien des occasions pire que le mal dont étaient atteints les malades.

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Un cadre idyllique ?

À première vue l'endroit semble splendide, et il l'est. Végétation luxoriante, sentiers calmes, roulis de la mer et chants d'oiseaux ... difficile de demander mieux. Pourtant quand on se penche sur les belles plantes qui y poussent il y a de quoi faire grise mine. Une grande partie de celles-ci sont des invavises appelées également "exotiques envahissantes". Elles mettent en péril les espèces indigènes et contribuent à leur disparition.

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Filaire ? Nerprun ? Mystère.

 J'ai encore du mal avec certaines espèces méditerranéennes, rares ou ornementales. Ici je suis un peu perdue, la plante tient plus de la filaire mais s'en différencie également. Peut être avons nous à faire à une plante venue d'un autre continent comme bien d'autres présentes dans le parc. Attendons la floraison pour savoir.

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La marguerite de Paris (Argyranthemum frutescen).

 Elle porte bien mal son nom car elle nous vient directement des Îles Canaries ! Elles peuvent être jaunes, roses, blanches ou même rouges. Elles résistent très mal aux gelées même si elles supportent un petit -3°C de temps à autre. Elles se plaisent dans les zones proches de la mer, ensoleillées et chaudes. Elle sont peu exigeantes si explique l'explosion de leur vente dans les jardineries et leur abondance dans les espaces publiques.

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L'Anse de la Fausse Monnaie.

L'endroit tient son nom non pas des faux monnayeurs qui y cachaient leur butin mais de son nom latin poétique fausso-mounedo qui signifie "vallon du vent'. C'est qu'autrefois les bateaux marchands mais aussi ceux des pêcheurs venaient s'abriter du vent en cas de fortes tempêtes pour ne pas s'échouer sur les rochers.

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Deux incontournables !

Difficile de se promener en ville sans les croiser. À gauche il s'agît de la très mellifère lobulaire maritime (Lobularia maritima) qui possède un doux parfum sucré de propolis. À on peut voir une délicate morelle noire (Solanum nigrum). Toxique, la belle est dans certaines pays cuisinée. Elle aime les bords de chemins, les éboulis et ne craint pas les zones polluées ou bétonnées. C'est une cousine des pommes de terre et de la belladone. 

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Le mot de la fin.

 J'espère vous avoir donné l'envie de visiter ce parc qui ma foi, est très sympa. Il a l'avantage de présenter de nombreux végétaux typiques de la région, un bel architecture mais aussi d'avoir une aire de jeux pour enfants, ce qui permet à toute la famille de profiter de son cadre dépaysant. La promenade peut par la suite se prolonger par le Corniche Kennedy pour profiter de la mer, des fleurs qui poussent à même la roche et du départ des bateaux. 

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mardi 23 février 2016

Quelques minutes de Nature : Marseille, ville nature.

 Pour tordre un peu le cou aux idées reçus, pour montrer un autre visage de Marseille en hiver et enfin, pour partager avec vous mon quotidien, voici quelques images qui font de cette ville l'une des plus belles de France. Au programme : du bon manger, quelques magnifiques paysages et surtout, une jolie découverte de la mer Méditerranée sans oublier un fabuleux patrimoine historique et architectural. Bonne visite ! 

vendredi 19 février 2016

La flore de la Corniche - Marseille.

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 Certains endroits urbains sont atypiques. La Corniche en fait partie. Cette route longue de 3 km est fixée à la roche et longe la falaise en donnant une superbe vue sur les îles bordant les côtes marseillaises. Son nom complet est la "Corniche du Président John Fitzgerald Kennedy" en mémoire du défunt président américain. Elle relie Marseille au Petit Nice. On peut également y observer une flore riche et foisonnante.

  

La passiflore bleue (Passiflora caerulea).

 Elle n'est pas de chez nous mais originaire du Brésil. Les passiflores sont communes dans les jardins, celle-ci est particulièrement appréciée pour sa rusticité, elle résiste à des -17°C. Ses fruis semblent appétissants mais sont toxiques crus ou verts et bien que comestibles, ils sont peu goûteux et n'ont pas d'intérêts culinaires.

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La jusquiame blanche (Hyoscyamus albus).

 Cette belle solanacée n'est pas aussi commune qu'elle pouvait l'être il y a encore une dizaine d'année. Elle apprécie les friches et les zones abandonnées sur tout le pourtour méditerranéen. C'est une plante extrêmement toxique que l'on utilisait autrefois et (parfois encore aujourd'hui) pour fabriquer le célèbre sérum de vérité.

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Le tabac glauque (nicotiana glauca).

 Celle-ci aussi n'est pas de chez nous. Elle nous vient directement du Mexique. Dans sa région natale il peut atteindre aisément les 8 mètres de haut. D'ordinaire la floraison a lieu entre avril et novembre. Les fleurs sont butinées par les colibris et les papillons ayant une très longue trompe. C'est aussi une solanacée toxique.

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Le phagnalon repoussant (Phagnalon sordidum).

 On le croise ça et là dans les jardinières mais il s'agît bien d'un autochtone. On le trouve dans les départements bordant la mer Méditerranée. Il tient son nom de l'odeur désagréable qu'il dégage et qui le protège des ravageurs. Il faudra attendre mai pour voir les première fleurs discrètes s'ouvrir. La floraison prend fin en juillet.

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La criste marine (Crithmum maritimum).

 C'est une jolie plante de la famille des apiacées. On l'apelle parfois fenouil maritime en raison de son bon goût anisé. Attention toute fois, c'est une plante protégée et sa cueillette est réglementée car la belle se fait de plus en plus rare. On la trouve sur toutes les côtes du littoral français. Elle se plaît sur les roches ensoleillées.

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Cinéraire maritime (Jacobaea maritima) et autres plantes de falaise.

 La cinéraire maritime connu anciennement sous le nom de Senecio maritima fait fureur dans les jardineries. Avec d'autres plantes comme les invasives griffes des sorcières (Carpobrotus acinaciformis) et figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica), elle colonise sans encombre les endroits les plus escarpés des falaises. C'est aussi une plante qui montre la difficulté qu'ont eu les scientifiques à classifier certaines espèces avant l'arrivée du séquençage ADN d'où les très nombreux noms qui lui furent attribués : Othonna maritima ou Cineraria maritima.

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Les pittospores (Pittosporum sp.).

 Ils sont nombreux les pottospores à pousser dans les petits parcs de Marseille. Que ce soit chez les particuliers comme arbre décoratif ou dans les copropriétés comme haie, ils sont de partout. Le plus commun
est le Pittosporum tobira qui ne va pas sans évoquer le nom de notre ancienne Garde des Sceaux.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 C'est une plante qui a été utilisée dans la médecine populaire pour ses propriétés calmantes, en particulier en Italie. Aujourd'hui on l'emploie dans les oliveraies pour protéger les précieuses olives des ravages de la mouche de l'olivier (Bactrocera oleae) qui fait des ravages dans les cultures et met en péril la production d'huile. 

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La carotte sauvages (Daucus carota).

 On la trouve sur tout le territoire français. Elle n'est pas l'ancêtre de notre carotte orange que l'on trouve dans la plupart des cuisines (Daucus carota subsp. sativus) qui elle vient d'Iran. Pour revenir à notre carotte sauvage, c'est une plante précieuse qu'il faut garder chez soi car celle-ci est l'hôte du machaon (Papilio machaon).

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La Psoralée bitumineuse, (Bituminaria bituminosa).

 J'adore cette plante qui dégage une forte odeur de pneus et de goudron, on la croirait faite pour la ville ! Elle peut former des inflorescences denses au sommet de ses longues tiges qui parfois mesurent plus de 50 cm. Ses feuilles fines, trilobées (découpées en 3) et lancéolées (comme un fer de lance) la rendent facilement identifiable.

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Les fonds de la Méditerranée.

Ces derniers temps, des vidéos montrant les fonds de la mer on fait grand bruit, vous pouvez en voir un exemple ICI. Marseille n'est pas en reste. Pourtant les remous des vagues et le fond bleu caraïbéen font rêver mais quand on passe sous la surface, on s'apperçoit bien vite que les détritus sont bien présents et en nombre. C'est une catastrophe pour la faune et la flore mais aussi les baigneurs qui s'empoisonnent à coup d'huile de moteur.

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Les incontournables.

 Il est difficile de les louper dans un milieu qui leur convient aussi bien. Je vous présente à gauche l'héliotrope commun (Heliotropium europaeum) qui une belle plante mais toxique. À droite il s'agit d'un classique qui porte bien mal le surnom de ruine de Rome, il s'agît de la cymbalaire des murs (Cymbalaria muralis).

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 Le mot de la fin.

 J'aime particulièrement cette nouvelle forme d'articles plus ou moins longs ce qui rend la rédaction moins laborieuse pour traiter de mes excursions. De ce fait les publications seront plus fréquentes, enfin je l'espère. Pour ce qui est de cette présentation de la Corniche, il s'agît d'un avant goût de l'article à venir sur le jardin Valmer dont le flore est légèrement différente mais tout aussi riche et intéressante.

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lundi 1 février 2016

Les jardins de Nice.

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Petit weekend dans la ville d'origine de mon bien-aimé : Nice. Comme vous avez pu le remarquer je suis cet hiver axée sur la mer. Pas de panique, très bientôt je ferrai la part belle à nos montagnes et à nos forêts. Pour ce faire je me suis enfin équipée d'un tout nouvel appareil photo, un magnifique Sony qui semble plein de promesses. Pour le moment j'en suis assez satisfaite et j'attends patiemment de pouvoir le tester pour les futurs articles.

 

I) Le jardin du monastère Cimiez.

Anciennement propriété du monastère du même nom, le jardin de Cimiez est un petit parc de ville où l'on trouve en abondance des fleurs. Les massifs colorés sont fournis et les espèces florales très vairées. Parmi celles-ci figure une sauge horticole, la sauge de Graham (Salvia grahamii) qui est très populaire chez les jardiniers.

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La roseraie de Cimiez.

Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi les mariés apprécient de faire leurs photos de mariage dans ce jardin. Dans la longue tradition des jardins de monastères, il est d'usage d'installer une roseraie. Celle-ci sans être très grande est particulièrement bien fournie en roses anciennes aux nombreux pétales et au parfum lourd et suave.

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Le potager du monastère.

La bâtisse du monastère est occupée depuis les années 1500 et abrite une communauté de Franciscains. Jusqu'à peu, les parterres étaient un vaste potager qui permettait au moines à subvenir à leurs besoins. Les allées ombragées étaient destinées à la contemplation et les quelques fleurs aux cérémonies religieuses.

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L'église Notre-Dame de l'Assomption.

Accolée à l'ensemble, on trouve l'église de Notre-Dame de l'Assomption. Son style est particulier et détonne avec le reste des bâtiments. Elle connue le passage de nombreux rois et reines qui firent de cette colline pendant l'Antiquité et le Moyen Âge un lieu de villégiature en raison de la superbe vue qu'elle offre sur les alentours.

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Les jardins à la française.

C'est un jardin très traditionnel où architecture et végétation sont mêlées. Les coupes sont droites et nettes et laissent place à l'observation de l'horizon. Il n'y a peu que de place pour les buissons fleuris. Le buis en taupinière y est mettre et délimite les espaces destinés au minéral et aux fontaines. Tout y est symétrique.

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II) Le jardin des Arènes.

Non loin du premier jardin, se trouve toute une série de ruines. Celles-ci sont datées de l'Antiquité et comportent de nombreux bâtiments dont certains n'ont pu être mis à jour en raison des fragiles habitations aux alentours. C'est là que s'étend le jardin des arènes, composé de milliers d'oliviers centenaires et de vertes pelouses.

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L'arbre à gentiane (Solanum rantonetii).

Dans le parc on rencontre cette très belle plante aux fleurs violines et aux petits fruits jaunes et brillants. Ce joli solanum est toxique mais s'acclimate bien aux zones ayant un climat doux et où les températures ne descendent pas en dessous de 5°C. Il est facile d'entretient, peu exigeant, demande peu d'eau et raffole du soleil.

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III) La coulée verte.

Elle est toute récente. Ce long jardin remplace un ensemble de bâtiments et de parkings qui étaient peu esthétiques, défraîchis voire complètement abandonnés. La dépollution et l'aménagement des sols ont été longs mais ont payé. Désormais les habitants disposent d'un superbe parc agrémenté d'orangers et de palmiers.

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Les orangers de Nice.

Les agrumes ont la vie belle à Nice. La ville n'est pas loin de Menton et dans la culture locale, les agrumes tiennent une grande place. Les orangers, les clémentiniers ou encore les citronniers sont courants et même utilisés pour végétaliser les rues et les places ce qui pour moi, petite isèroise de mon état, me semble incroyable.

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Une invitation au voyage.

Le parc est fractionné en plusieurs tableaux. Chacun d'entre eux est centré sur un continent et sur sa flore. C'est ainsi une bonne occasion de découvrir des espèces insolites, colorées et inconnues. Un "plateau aquatique" composé d'une surface d'eau miroitante réfléchissante et de jets d'embruns viennent compléter le tableau. 

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IV) Le manger niçois.

La cuisine niçoise est variée et atypique. Parmi les spécialités locales qui se sont rependues sur le territoire français on trouve le célèbre pain bania, la pissaladière, la soupe au pistou, la salade niçoise ou la fougasse. D'autres plats sont restés plus confidentiels comme les farcis, la socca, la trulle ou encore la pompe à huile.

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V) La promenade des anglais.

La promenade des anglais est une avenue qui longe le bord de la mer et les plages de galets. Elle tient son nom du fait qu'au 19e siècle elle n'était qu'un simple chemin peu large qui passait devant le quartier anglais. La communauté de celui-ci l'aménagea pour le rendre praticable. Aujourd'hui c'est la plus belle rue de la ville. 

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VI) Le parc de la colline du château.

Voilà un très beau parc tout en pentes et en descentes. À son sommet il est possible de dominer l'une des grandes cascades tout en admirant la vue que l'on peut avoir de la ville, des toits, de la mer mais aussi des goélands leucophés (Larus michahellis) barbotant dans l'eau claire et vive à quelques mètres des promeneurs.

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Le château.

Aujourd'hui il n'existe plus. Il s'agisait d'une place forte composée d'un château et de hauts remparts. Il est possible de voir au sommet de la colline les vestiges de ces constructions. Le château résistât à de nombreux assauts puis fût détruit en 1706 part les français quand la zone était sous l'influence des États de Savoie

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Les agaves d'Amériques (Agave americana).

Qu'elles soient marginées ou non, ce sont de belles plantes aux dimensions gigantesques.Originaires d'Amérique du Nord, elles se sont acclimatées à la région et poussent en abondance. Au bout de 10 à 15 ans une grande hampe florale apparaît. Elle disparaîtra après la fécondation ce qui conduira à la mort de l'agave.

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VII) Le quartier historique.

C'est bien simple, on se penserait en Italie. Les façades ont des murs colorés et biscornus, les rues sont étroites et petites, les volets de toutes les couleurs. Bref, le Vieux-Nice est plein de charme. La rue de l'Abbaye, la rue du Collet, la rue Droite et la rue du Malonat figurent parmi celles qui sont les plus fréquentées.

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Les commerces.

Le lieu est devenu très touristique et bien des boutiques n'ont plus rien de très traditionnel, néanmoins certaines ont su le rester ou du moins s'adapter. On trouve ainsi de petits bistrots bien sympathiques, des vendeurs d'olives et d'épices, des bars de caractères et même un marché traditionnel pour le bonheur des habitants.

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Le mot de la fin.

Voila 7 points qui je l'espère, vous donneront l'envie de découvrir la belle ville de Nice. Il y a bien d'autres endroits à voir, ne serait-ce que le jardin ethnobotanique logé à l'entrée de la ville, le carnaval et la fête des fleurs qui y sont incroyables, la multitude de musées d'art comme le musée Chagalle ou les plages de galets.

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lundi 25 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 8.

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 La Calanque Sugiton fait partie d'une ensemble de Calanques accessibles depuis l'université de Luminy. Il est possible d'arriver par son entrée en transport en commun. Le chemin est raide par endroits mais si l'on suit bien les indication il n'y a pas de risques de tomber ou de se perdre. L'endroit est très beau et vaut le détour. Il ferra l'objet de plusieurs sorties en 2016 avec mon nouvel appareil photo qui devrait arriver prochainement. 

 

Lacentaurée fausse chicorée  (Cheirolophus intybaceus).

C'est une plante plutôt rare que l'on trouve dans les départements de bords de mer sur les falaises rocheuses comme le Var, les Bouches du Rhône, l'Aude ou encore les Pyrénées orientales. Le centre de l'inflorescence est composé de fleurs hermaphrodites alors que l'extérieur se trouve uniquement garni de fleurs femelles.

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La punaise du pin (Leptoglossus occidentalis).

Cette punaise appelée aussi punaise des pins vient, comme son nom l'indique, des Amériques et en particulier, d'Amérique du Nord. En Europe c'est une invasive qui fait du tort à la faune et à la flore sauvage. Elle est arrivée en occident par les bateaux transportant des résineux pour l'industrie du bois. Elle se nourrie des cônes et des graines de pins ce qui diminue le taux de productivité des arbres et le garde manger des oiseaux pendant l'hiver.

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Le pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

C'est un petit arbuste méditerranéen dont on tire artisanalement la célèbre térébenthine. Celle-ci est utilisée dans de nombreux produits comme les parfums, les peintures ou les vernis et même, autrefois, dans la pâtisserie. Le pistachier térébinthe était aussi utilisé, et cela dès l'Antiquité, en médecine. Les pastilles de sa résine étaient réputées pour soigner divers maux comme la bronchite et avec beaucoup moins de succès la tuberculose.

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Une question de différence.

Il n'est pas toujours simple de différencier les arbres de bords de mer (leur adaptation leur donne bien souvent des formes similaires). Les feuilles, les troncs et même parfois les fruits et les fleurs peuvent être très semblables. Voilà une image qui vous aidera peut être. En haut de ma paume il s'agît d'une feuille d'un petit nerprun alaterne (Rhamnus alaternu) et en bas, de celle d'une filaire à feuille étroite (Phillyrea angustifolia)

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Du côté des Opiliones : Mitopus morio.

 Ce faucheux appartient à la famille des arachnides et non des araignées qui sont néanmoins ses proches cousines. Il se rencontre un peu partout de juin à novembre. C'est un chasseur qui se nourrie aussi d'insectes morts. On le différencie de Phalangium opilio par l'absence d'épines marquées sur le corps et les pattes.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

On la trouve dans la calanques mais dans quelques autres régions de France : les Hautes-Alpes, le Var, la Haute-Vienne ou encore les Pyrénées Atlantiques. Les fleurs extérieurs de l'inflorescence sont très longues contrairement à celles du centre. Chez certains plantes les têtes fleuries peuvent être plus pâles.

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

 Il est bien connu ! Dans nos assiettes, nos sachets d'infusions ou dans nos placards à épices, on ne peut pas le louper. Le romarin c'est un peu l'emblême de la cuisine méditerranéenne avec le citron, les poissons de roches, l'huile d'olive et les tomates confites. Elle fait le bonheur des apiculteurs et des abeilles car c'est une plantes très mellifère qui augmente la production de miel chez ces polinisateurs et qui lui donne de nombreuses vertus.

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La bugrane minuscule (Ononis minutissima).

On l'a nomme également à tort bugrane naine ou plus justement, bugrane très grêle. On la rencontre elle aussi dans les zones méditerranéennes, en particulier dans les zones calcaires et très ensoleillées du bord de mer. Bien que ses feuilles soient dentées elle n'est pas piquante et ne présentent pas de danger.

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L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 On la présente comme une plante des pelouses sèches, c'est à dire semblables aux steppes que l'on peut rencontrer dans les Andes ou les zones de pelouses rases abandonnées par l'Homme. On parle alors dans son cas de plante xérophyte, c'est à dire adaptée aux milieux secs à très secs comme celui des Calanques.

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Les épeires et compagnie.

 En langage vernaculaire c'est un nom donné à de très nombreuses espèces qui sont parfois très peu voire pas du tout apparentées ce qui rend parfois pas vraiment simple l'identification d'un spécimen. Ainsi dans cette classe on peut citer certaines Agalenatea, Gibbaranea, Argiope ou encore Larinioides pour faire court.

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L'arbousier commun (Arbutus unedo).

 On le trouve aussi bien en Méditerranée que dans les territoires orientaux. Son nom latin undeo : "un seul" a deux origines possibles. Il indiquerait soit que son goût (pourtant bon) ne pousse à n'en consommer qu'un seul, soit qu'il ne faut en consommerpas plus d'un si l'on ne veut pas tomber malade (risque de coliques).

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La mue de la cigale.

 La cygale suit un cycle plus ou moins long. Les adultes pondent leurs oeufs aux pieds des arbres. Les larves qui en sortent s'enfoncent dans le sol et y resteront quelques mois à 10 ans voire plus en fonctions des espèces et des hivers passés. Les larves se nourrissent des racines ce qui explique la forme de leurs pattes avant très proche de celle des pattes de la courtillère (Gryllotalpa gryllotalpa). Vient ensuite la mue d'où sortira un adulte.

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Le Chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa).

 C'est un petit chèvrefeuille que l'on trouve en France en provence et contrairement à son cousin des bois (Lonicera periclymenum), ses fleurs sentent très peu. Il n'est pas très grand ni très massif mais on le ramarque aisément à ses feuilles ovoïdes qui en leur centre porte les fruits qui sont ronds, rouges et toxiques.

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L'argiope lobée (Argiope lobata).

Nommée aussi argiope soyeuse; c'est une grosse araignée facilement reconnaissable aux lobes marqués de son abdomen (du moins chez la femelle) dont le dessous ressemble au sol. Le mâle lui ne dépasse pas 8 mm et passe inaperçu. Assez paisible et pas bien farouche, elle possède une morsure très douloureuse si on est prit par l'envie de la titiller. C'est la plus grande des deux argiope que l'on trouve en France métropolitaine.

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La douceur de la mer.

 La mer se pratique tard sur Marseille. D'avril à octobre on peut se baigner et pour les moins frileux, c'est pratiquement toute l'année (à condition d''être bien équipé). Personnellement je préfère me contenter de tremper les pieds quand le soleil de novembre pointe le bout de son nez. N'oublions pas la pêche à l'ousrin qui bat son plein et qui se pratique en ce moment, ce qui entraîne quelques doigts gelés et de bonnes oursinades sur le port.

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À en perdre la tête.

 Ce scarabée n'a pas supporté les chaleurs de cet été. Il pourrait s'agir d'un grand capricorne du chêne (Cerambyx cerdo), un insecte particulièrement bien adapté au climat et au paysage des Calanques. On le reconnaît à sa grande taille, à sa couleur noire et à l'extrémité de ses élytres qui sont sur le bout teinté d'orange.

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Le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).

 On renonctre plusieurs espèces de cistes dans les Calanques. Pour les différencier on retient que pour le ciste de Montpellier les feuilles sont longues et étroites, les fleurs blanches et que les fruits sont des capsules comportant 5 ouvertures. Il est l'un des premiers arbrisseaux à s'intaller après un feu de forêt.

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Quelques mantes du Sud de la France.

 On compte 9 espèces de mantes en France et la plupart d'entre elles se rencontre dans le sud ou du moins, dans les régions de basse altitude. L'Ameles decolor est une petite mante qui se distingue difficilement dans les herbes sèches. Son abdomen gonflé indique qu'il s'agît d'une femelle qui ne va pas tarder à pondre.

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La mante religieuse (Mantis religiosa).

C'est la plus célèbre des mantes. On la reconnaît à sa grande taille (jusqu'à 8 cm) et aux deux tâches noires qui se trouvent à la base des ravisseuses, les deux pattes lui servant à attraper ses proies et qu'elle tient de manière fermée (ce qui lui a valu son nom). Introduite ne Asie et en Amérique, elle y fait des ravages.

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 Les femelles sont très grandes comparées aux mâles qui ne font pas plus de 2 à 3 cm. Les deux sexes peuvent voler et ont la capacité en fonction de leur milieu de prendre lentement la teinte de celui-ci. De ce fait on peut rencontrer des mantes religieuses vertes et d'autres brunes. C'est une très bonne chasseresse ayant une vision perçante, une grande rapidité d'attaque, un solide appétit et une paire de mandibules solide et efficace.

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Les chênes (Quercus).

Le chêne est l'essence la plus courante en France métropolitaine. On peut rencontrer de nombreuses essences de cette famille en bords de mer : le chêne vert (Quercus ilex), le chêne kermes (Quercus coccifera), le chêne pubescent (Quercus pubescens), le chêne liège (Quercus suber) mais pas de chêne rouvre (Quercus petraea) qui lui préfère les zones continentales voire montagneuses et qui est l'arbre le plus commun en France. 

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Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

 Il n'est pas simple à voir du fait de son mimétisme (sa robe varie du gris au brun). C'est lors de ses longs sauts où il déploit ses ailes bleus qu'il devient plus facilement observable. Il n'est pas rare d'observer une mante religieuse entrain de dévorer ce beau criquet qui ne serait qu'une sous espèce d'Oedipoda fasciata.

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Le centranthe rouge (Centranthus ruber).

 Très populaire dans les jardins, c'est une plante indigène du sud de la France et du bassin méditerranéen. Très grande, elle se remarque par ses fleurs rouges, blanches ou roses nombreuses et de petites tailles qui forment une inflorescence importante. Elle aime la chaleur, les sols secs et ne craint pas la pollution. 

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Le Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii).

 Cette espèce offre tout un panel de couleurs. Si les imagos (adultes) sont rouges, les immatures peuvent tirer sur d'autres teintes, en particulier le jaune pour les mâles en devenir. Leurs yeux rouges massifs sont un bon moyen pour les identifier. Dans de très nombreux départements cette libellule est classée comme vulnérable.

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 La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 C'est une liane pouvant monter à 3 mètres de haut. On la trouve un peu partout dans le monde : au Mexique, dans le Centre de l'Afrique, en Asie et en Europe méridionale. Elle possède des fruits rouges brillants (mais toxiques) formant d'imposantes grappes. Elle fut longtemps employée en médecine populaire.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Chassée des parcs et des vergers, elle y est de nouveau la bienvenue. Celle-ci capte l'attention de nombreuses espèces de mouches et de guêpes parasites qui pondent leurs oeufs dans la plante et non plus dans les fleurs et les fruitiers dans les lieux dépourvus de sa présence. C'est une vraie auxiliaire pour le jardinier.

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En cours d'identification.

 

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La bruyère à nombreuses fleurs (Erica multiflora).

C'est l'une des seuls pour ne pas dire la seule bruyère présente en France à aimer ou du moins à tolérer les sols calcaires. De ce fait c'est la seule de toutes celles que comporte la famille des Ericaceae à pouvoir pousser de manière naturelle dans les Calanques. Sa floraison est très prolongée et se termine en décembre.

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La Globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 C'est une plante phare de la flore des bords de la Méditerranée et en particulier, de la garrigue. Elle forme des buissons bleus massifs et imposants que l'on peut observer de novembre à mai. Autrefois on l'employait comme purgatif mais celui-ci pouvait très voire trop puissant et entraîner de graves empoisonnements.

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Le genévrier de Phénicie (Juniperus phoenice).

 Lui aussi est originaire de ce milieu méditerranéen. Il peut atteindre 8 mètres de haut et résiste aux embruns, aux sols pauvres, calcaires et rocailleux, au manque d'eau, aux fortes et basses températures (de +45°C à - 28°C) et à la haute altitude (jusqu'à 1800 mètres d'altitude). Bref, c'est un arbuste qui s'aclimate un peu partout.

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L'orpin de Nice (Sedum sediforme).

 On le rencontre jusqu'au centre de la France. Il aime les milieux pierreux, les roches, les falaises ou encore les éboulis où il y pousse très rapidement. Il fleurit en formant de grandes hampes florales jaunes ou blanchâtres de juin à août. Il est très commun et n'est pas propre à Nice contrairement au nom qu'il porte.

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Le pin maritime (Pinus pinaster).

 C'est un arbre très commun sur les côtes françaises. Il a été planté de manière massive pour assainir les zones considérées comme insalubres ou inutilisables par l'Homme, l'exemple le plus connu étant les zones marécageuses des Landes ou les dunes des bords de mer. Grâce à lui des villes entières ont pu émerger.

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Le fond des Calanques.

 Les fonds marins des Calanques sont comme les Calanques elles-mêmes protégés car ils font partie intégrante du parc naturel. Dans ceux-ci on peut trouver la telinne (Tellina tenuis), la moule (Mytulus edulis), le nigorneau (Littoria littorea), l'amande de mer (Glycymeris glycymeris) ou encore le pétoncle large (Pectunculus glycymeris).

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Les vrais chardons (Carduus).

 Dans cette famille ont trouve un grand nombre de chardons dont une partie qui peut être observer dans le superbe cadre qu'est la Calanque de Sugiton. Néanmoins il ne faut pas oublier non plus le genre Cirsium, la famille des Cirses qui elles aussi ont le nom "de chardons" et qui sont très présentes dans ce milieu.

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Les germandrées (Teucrium).

Ces petits arbrisseaux sont, en ce moment, la grande passion de mon bien aimé (dont provient la plupart des photos). Elles sont typiques du bassin méditerranéen bien que l'on trouve ailleurs. Dans les jardins elles ont trouvé une place de choix en servant de couvre sol. Elles ont su séduire par leurs feuillages cendrés.

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Le paysage de Sugiton.

La crique que forme cette Calanque comporte plusieurs roches en partie immergés et qui chacun, portent chacun leur noms comme le torpilleur ou l'îlot. On y trouve également une grande quantité de roches tombées à la mer. Le dernier éboulement date de 2006 et, malheureusement, entraîna le décès d'un homme de 60 ans.

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En cours d'identification.

 

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La criste maritime  (Crithmum maritimum).

 C'est une plante protégée qui fait l'objet d'une réglementation pour la cueillette. Son goût est très iodé et parfois associé à celui de la carotte. On la rencontre presque essentiellement sur les falaises et les roches de bords de mer. Ses feuilles sont très charnues, cette spécificité lui permet de conserver son eau.

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Qu'est-ce qu'une Calanque ?

 Pour faire simple, c'est une formation rocheuse très escarpée plongeant dans la mer. L'eau de mer et de pluie s'infiltrent dans la roche calcaire des falaises créant des failles profondes s'ouvrant parfois en d'étroites plages. Le terme plus global de Calanques sert également à désigner le massif marseillais du même nom.

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Le mot de la fin.

 Voilà une belle ballade que j'ai prit plaisir à partager avec vous. Un petit coucou au passage à nos compatriotes américains qui représente certains soirs 70 à 80 % des lecteurs du blog. C'est toujours agréable de voir que de nombreuses nationalités se retrouvent sur les pages de La Renarde des Alpes. Et merci à tous pour votre passage sur le blog, ce weekend vous avez été plus de 2200 visiteurs et ça aussi, c'est drôlement chouette.

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lundi 11 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 7.

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Voilà un grand article qui m'a prit bien du temps. La richesse de la faune et de la flore des Calanques et du mont St Cyr est exceptionnelle et il a été bien dur de choisir parmi les 876 photos les quelles garder pour vous faire un petit condensé de cette sortie (sans parler de l'incroyable paysage). Sur de nombreux clichés vous pouvez voir de petits papillons (zygènes). Je les présente un peu plus bas dans l'article. Si j'en parle en introduction c'est que ce jour là, c'est bien simple, il y en avait de partout ... mais vraiment de partout, au point qu'il était difficile parfois de photographier certains végétaux sans les inclurent dans la prise de vue. De ce fait vous allez beaucoup les voir. 

 

Scabieuse colombaire (Scabiosa colombaria).

Pas simple de faire la différence entre les knauties et les scabieuses, d'autant plus que certaines scabieuses sont devenues depuis peu dans la nouvelle classification des knauties. Pour exemple : scabieuse des champs = knautie des champs (Knautia arvensis). Ici il s'agît d'une scabieuse que l'on peut identifier par ses sépales.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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Le lierre grimpant (Hedera helix).

 Voilà une mal aimée. Le lierre grimpant n'est pas comme on le pense une plante qui se nourrit des arbres. Il s'en sert uniquement d'appuie pour capter le soleil. Il offre de nombreux avantages à leur hôte en limitant l'évaporation du tronc, en le solidifiant le bois fragile ou encore en le protégeant de nombreux parasites et prédateurs.

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L'héliotrope d'Europe (Heliotropium europaeum).

 C'est une plante commune que l'on rencontre sur de nombreux continents : en Eurasie et en Afrique. En dehors des éléments de détermination classiques, l'odeur fétide qui se dégage des feuilles froissées est un bon moyen de la reconnaître. Sa floraison est très longue et parfois peut se prolonger jusqu'à la mi-octobre.

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Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria).

 On le trouve un peu partout en méditerranée mais surtout dans les pays du Maghréb. Parfois confondu avec des espèces invasives comme l'ailante (Ailanthus altissima) ou le vinaigrier (Rhus typhina), il est surtout connu pour les épices que l'on en tire. On employait autrefois ses feuilles dans le travail des peaux animales.

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L'euphraise jaune (Odontites luteus).

 On la rencontre dans presque tout l'est de la France et ne fait l'objet de protection que dans le département de l'Alsace. C'est une plante de terrain sec qui se trouve couramment sur les sols pauvres. Ses fleurs jeunes forment dans la garrigue et le maquis de grands parterre dorés qui attirent de nombreux papillons.

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Le buplèvre arbustive (Bupleurum fruticosum).

 Cet Apiaceae est lui aussi typique du pourtour méditerranéen et il est l'une des rares plantes à bien résister aux embruns. Il attire les abeilles qui se délectent de son nectar odorant mais aussi toute sorte d'insectes gourmands. Habitué zones de friche  où le sol est sec et ensoleillé, il a gagné depuis peu sa place dans les jardins.

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La galle du Pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

 J'aime beaucoup cette galle en forme de main qui semble tenir la feuille. Elle est le fruit de toute une colonie de pucerons qui vive dans une déformation des tissus de la feuille. La feuille suite aux piqûres de ces insectes a formé une cavité solide qui produit un jus odorant et sucré dont les pucerons adorent se nourrir.

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La famille des Cicadidae.

 Ce sont nos chères cigales, celles qui ont fait battre le coeur des provençaux devant les films de Pagnol et qui désormais avec la hausse des températures montent peu à peu vers le nord de la France. Ainsi cet été on pouvait en entendre chanter quelques unes, comme depuis 4-5 ans, dans la ville de Grenoble !

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

On ne peut pas parler du Sud sans parler du romarin ! C'est l'épice qui compose en majorité le régime méditerranéen qui était il y a encore peu très en vogue. C'est une plante aux mille vertus qui parfum la garrigue et qui de ses fleurs violines et pâles la colorent. Autrefois les nobles gens le consommait après les repas pour se rafraîchir l'aleine, surtout quand les festivités se terminaient par des promenades faites en charmante compagnie.

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La céphalaire blanche (Cephalaria leucantha).

 On ne le dirait pas comme ça, mais cette jolie fleur blanche appartient à la famille des Caprifoliaceae, tout comme c'est le cas des chèvrefeuilles, des centhrantes, des cardères, des valérianes et de leurs cousines les knauties. Elle peut se rencontrer dans les pelouses sèches, pierreuses, pentues et baignées de soleil.

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Prendre le large.

Parfois, il suffit de faire quelques pas pour être perdu en nature sans vraiment quitter la ville. La randonnée du mont St Cyr permet ce dépaysement, en particulier si on tente de le gravir en passant par le Parc de Bruyères. Facilement accessible par le bus, ce joli espace vert est relativement sauvage et laisse vite place aux calanques.

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 De ce fait en moins d'une heure de marche on se retrouve sur les hauteurs à regarder la ville de haut et à se dire que l'on vient de l'autre bout de celle-ci. Et puis on peut aussi prendre plaisir à dominer la mer qui ce jour là était comme à son habitude calme, à voir au loin le stade Vélodrome et à observe la frénésie de la métropole.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

 Quand on lit son nom scientifique (latanisé), on se dit qu'il est parfois bien plus simple de connaître la nom vernaculaire (commun), du moins pour certaines plantes. C'est à cet arbre que les civilisations grecs et romaines (et bien d'autres) doivent leur gloire passé et le rayonnement culture, économique et militaire qu'elles exercèrent à l'antiquité. En somme il fût un peu ce que le pétrole est à l'heure actuelle pour nos sociétés modernes.

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Son nom vient de l'arabe "saras" : "plante épineuse" qui donna en espagnol "zarzaparrilla" et en portugais "salsaparilla " puis en français "salsepareille". Certains la connaissent grâce au dessin animé les schtroumpfs. Dans celui-ci la plante est leur plat favori et elle a même été le titre de l'un de leurs albums BD.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Pendant fort longtemps elle eu mauvaise réputation et fût malheureusement classée parmi les "mauvaises herbes". Aujourd'hui on redécouvre  son rôle bénéfique, en particulier dans la culture des oliviers qu'elle prémunit d'un grand nombre de parasites, en particulier de la mouche de l'olive (Bactrocera oleae). Cet insecte pond dans les olives ses oeufs qui donneront une larve vorace qui se nourrira du fruit. Cela entraîne la chute du rendement.

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La bruyère multiflore (Erica multiflora).

 Difficile de la louper en cette saison temps sa floraison est abondante et colorée. Cette plante de plein soleil se contente aussi du mi-ombre. On la trouve dans le sud de l'Europe, le nord de l'Afrique et l'ouest de l'Asie. Bien qu'elle est tendance à apprécier les sols neutres voir plutôt basiques, elle s'accomode très bien des sols calcaires des alentours de Marseille, du moment qu'elle est à l'abris du sel marin et des embruns de la mer.

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C'est un bel arbuste qui peut atteindre 80 à 100 centimètres de haut et qui parfois présente des fleurs un peu plus claires (hypochromie) ou au contraire très vives (hyperchromie). Attention à ce qu'elle n'ait pas les pieds dans l'eau, le terrible champignon Phytophthora pourrait parasiter sa racine et la faire rapidement péricliter.

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 C'est une plante nectarifère qui est précieuse pour les apiculteurs car à la période où elle fleurit, il n'y a pas grand chose pour nourrir les abeilles. Le miel de bruyère est assez recherché quoi que peu prisé en France.  L'Allemagne et les Pays de l'Est en font une grosse consommation pour les vertus médicinales qu'il aurait.

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Le ciste cotonneux (Cistus albidus). 

 Ce joli ciste porte bien son nom de cotonneux quand on voit l'aspect de ses feuilles douces et poilues. Elles lui ont aussi donné son surnom de ciste blanc qui est assez trompeur car il laisse penser que ses fleurs sont blanhes, hors elles sont d'un rose éclatant avec des pétales maculés et un coeur jaune vif.

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La punaise verte puante (Nezara virudula).

Pas chouette comme nom pour cette pauvre punaise mais tellement parlant ! Avec son rostre (trompe) elle perfore les végétaux pour se nourrir de leur sève. Elle a la particularité d'être facilement identifiable quand elle est juvénile et à la fâcheuse tendance dès son plus jeune âge a dégager une odeur nauséabonde pour se défendre des prédateurs, en particulier des fourmis qui peuvent représenter un danger pour elle et sa plante hôte.

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La plante des morts.

 L'immortelle commune (Helichrysum stoechas) tient son nom des anciennes coutumes mortuaires. On coiffait les défunts avec des couronnes de cette plante car elle était réputée apporter gloire et reconnaissance. J'aime beaucoup cette petite anecdote. C'est une plante protégée parfois encore ramassée pour les propriétés qu'elle aurait. À savoir, elle serait anti-inflammatoire, cholagogue, antibactérienne, antigfongique, antitussive etc.

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Le crache sang (Timarcha tenebricosa).

 Drôle de nom pour ce petit scarabée. Cela vient de la faculté qu'il a à faire suinter des articulations de ses pattes un liquide orangé tirant parfois sur le rouge qui a très mauvais goût et qui a l'avantage débecter ses prédateurs. Il régresse un peu partout en France de manière alarmante à cause des politiques de fauches abusives.

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Les cytises (Labrunum).

 Ces arbres à la floraison abondante et souvent jaune sont de véritables forteresses. Leurs grande taille et leurs longues épines les protègent de la plupart des herbivores terrestres, mais ils sont aussi très toxiques à cause du taux d'alcaloïde qu'ils contiennent et qui peu augmenter en présence de pollution de l'air et des sols.

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La centaurée rude (Centaurea aspera).

 Cette petite centaurée n'a pas l'air très accueillante aux premiers abords quand on voit son calice. Pourtant, les dents qui se trouvent à l'extrémité des bractées (elles sont au nombre de 3, 4 ou 5) sont inoffensives et bien pratiques pour l'identifier. Les sols pierreux et sableux, bien exposés au Soleil lui plaisent beaucoup.

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La psoralée bitumineuse (Bituminaria bituminosa).

 J'ai déjà eu l'occasion de vous parler ICI de cette drôle qui ne paye pas de mine. Il suffit de frotter ses feuilles et de sentir l'odeur de bitume et de pneu chaud qui s'en dégage pour comprendre l'attrait qu'elle suscite. On lui donne à ce titre les surnoms d'herbe à goudron ou de trèfle bitumeux bien qu'elle n'en soit pas un.

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Le bois Garou(pour attiser l'imaginaire).

 En voilà une belle plante qu'il ne faut peut être pas croiser par une nuit de plaine lune. Le daphné sainbois (Daphne gnidium) est aussi appelé daphné Garou, Sain-bois ou simplement Garou. Présent dans les lieux que l'on peut qualifier d'arrides, ses baies toxiques voire mortelles font le bonheur des petits oiseaux. 

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L'arbousier (Arbutus unedo).

 Il appartient à la famille des Ericaceae comme les bruyères. On le connaît plus souvent dans le sud sous le nom d'arbre aux fraises en raison de l'aspect de son fruit.Comme son nom l'indique il est préférable d'en manger pas plus d'un cru (cuit c'est excellent) si on ne veut pas prendre le risque de subir une vilaine colique.

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La zygène de la bruyère (Zygaena fausta).

 Le voilà ce fameux papillon qui semble avoir prit possession de toute la végétation environnante et qui semble même être un petit peu trop curieux ! Parmi les 27 espèces de zygènes présentes en France, elle est l'une sur la quelle on est le moins documenté. Ils sont très faciles à approcher de part leur vol lent et lourd.

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Leur couleur vive et voyante est un avertissement pour les prédateurs. En effet leur organisme contient toute une série de toxines et de produits virulents comme le cyanure qui les rendent parfaitement inconsommables. De se fait elles peuvent sortir tranquillement à la lumière du jour sans avoir grand chose à craindre.

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 Cette zygène assez commune se rencontre un peu partout en France et dans le sud est de l'Europe. Les chenilles se nourrissent de fagacées comme la cornille ou le gênet (mais aussi d'autres familles) puis se transforment en papillons aux alentours de juin. Elle ne fait pas l'objet de protection particulière en France.

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L'euphorbe characias (Euphorbia characias).

J'ai pendant quelques temps cru qu'il s'agissait d'une plante ornementale échappée en pleine nature car chez nous, elle fleurit de manière artificielle les parcs et les ronds points. Cette euphorbe pousse de manière spontanée et naturelle dans la garrigue. Comme toutes les plantes de cette famille elle est très toxique.

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Le fenouil commun (Foeniculum vulgare).

 Son parfum aromatique et anisé, ses fleurs jaunes et ses feuilles atypique ne trompent pas, il s'agît de ce que nous nommons parfois vulgairement du "fenouil sauvage". Il est l'un des hôtes principaux du machaon (Papilio machaon) dont l'impressionnante chenille en grignote les parties aériennes sans endommager le bulbe.

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L'ibéris à feuillesde lin (Iberis linifolia).

 C'est une très jolie fleur protégée dans toute la région PACA Elle fait d'ailleurs partie de la liste rouge des espèces menacées en France et à le statut de protection de vulnérable (VU). Elle apprécie les zones sèches, les rocailles calcaires et les éboulis. On peut la trouver à proximité de la mer comme en haute montagne.

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Les araignées crabes (Misumena vatia).

 Cette famille d'araignée (Thomisidae) se rencontre aux quatre coins du monde excepté dans les régions arctiques. Les individus qui la compose ont pour nom araignées crabes même si celui-ci est souvent donné à une espèce en particulier : la thomise variable que l'on peut voir si dessous en photo et qu ia une démarche de crabe.

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La Tarente du midi (Tarentola mauritanica).

 On a souvent tendance à croire que de nombreuses espèces réputées pour être exotiques ne sont pas présentes de manière naturelle en métropole. C'est pourtant le cas. On peut trouver ainsi des scorpions, des tarentules mais aussi comme ici des geckos propres à notre pays avec cette jolie espèce plutôt commune mais discrète.

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Le souci (Colias croceus).

 ll n'est pas question d'une fleur mais d'un papillon. Le soucis appartient à la famille des piérides dont de nombreuses espèces sont mal aimées en raison des dégâts que provoquent leurs chenilles dans les potagers. Son vol est très rapide et il est difficile de le saisir en photo. On le trouve partout en France, que ça soit sur les bords de mer jusqu'au dans le Nord en passant par les montagnes, parfois à plus de 2 200 mètres d'altitude !

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Le chêne kermès (Quercus coccifera).

 Ce petit arbuste est typique de la garrigue lui aussi. Contrairement à la plupart des chênes qui sont grands et massifs, celui-ci est raz et forme des buissons denses. S'il est aussi petit c'est pour résister aux vents puissants et aux embruns. Certains spécimens bien abrités peuvent atteindre 3 mètres. Je trouve que c'est une plante assez incroyable quand on sait que certains individus haut de 20 à 30 centimètres peuvent avoir 100 ans si ce n'est plus.

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Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

On reconnaît se criquet (à ne pas confondre avec les sauterelles) a ses ailes bleues bordées de noires qui lorsqu'il saute donne l'impression de voir un papillon prendre son envole. La partie supérieur se colore en fonction de son environnement et peut tirer sur le marron, le jaune, le gris ou l'orangé. Il est graminivore.

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Le dimorphisme végétal.

 D'un point de vu biologique, le dimorphisme chez les plantes (mais aussi chez les autres règnes du vivant) se caractérise soit par la différence marquée d'un ou de plusieurs organes, soit par les différences qui sont propres à un individu et qui le différencient du reste de son espèce. Ici nous sommes dans le premier cas de figure.

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Galle de la laitue des vignes (Lactuca viminea).

 Voici un autre type de galle que l'on peut rencontrer cette fois-ci sur cette laitue sauvage. Elles sont le fruit d'un petit insecte que l'on peut voir en arrière plan sur la photo de droite et qui porte le nom de Timaspis phœnixopodos. Ces galles attirent d'autres insectes qui vont y pondre leurs œufs pour parasiter la larve qui s'y développe. Parmi ceux-ci on compte quelques guêpes prédatrices de la mouche de l’olive (Bactrocera oleae).

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La famille des Sedum.

 C'est celle des orpins dont il existe une multitude d'espèces. Ce sont des plantes grasses, particulièrement bien adaptées aux conditions extrêmes, qui peuvent stocker dans leurs feuilles une grande quantité d'eau. Ici il s'agît de l'orpin de Nice (Sedum sediforme) que l'on reconnaît à ses feuilles tubulaires géométriques.

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Le liseron Biscaye (Convolvulus cantabrica).

 Ce liseron n'est ni une plante grimpante ni une plante rampante ce qui n'est pas commun dans cette famille. À la différence des jeunes pousses, les feuilles et tiges les plus anciennes sont presque entièrement dénudées de pilosité. Les poils ont pour utilité chez les plantes de les protéger des insectes et des gros herbivores, de limiter l'action du froid et du gel ainsi que réduire l'évaporation d'eau et le dessèchement des tissus extérieur. 

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L'aconit napel (Aconitum napellus subsp. napellus).

 C'est l'une des plantes les plus toxiques d'Europe et avec l'ancolie, la plus toxique de France. Il n'existe pas d'antidote connu pour remédier à une consommation de ses alcaloïdes et 2 à 3 gr suffisent à entrainer la mort. Peut être est-ce pour cela qu'au Moyen Âge elle était classée parmi la liste des plantes liées à la magie noire.

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L’urosperme de Daléchamps (Urospermum dalechampii).

 C'est une plante méditerranéenne qui aime les friches et les terrains où la pierre abonde, où le sol est pauvre et où il est exposé en pleine lumière. L'extrémité de ses grandes capitules d'un joli jaune pâle est marquée de fins tracés noirs ce qui permet de rapidement l'identifier d'autant plus que peu de plantes de cette famille possèdent cette couleur. Les feuilles et les tiges sont souvent pubescentes (possèdent des poils fins et espacés).

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Le rosier des chiens (Rosa canina).

 Plus connu sous le nom de rosier des chiens, on pensait autrefois à tort que ses fleurs et fruits avaient la capacité de soigner la rage. Ses fruits peuvent se consommer en confiture quand ils sont égrainés et débarrassés de leurs poils urticants. Ces poils ont longtemps été utilisés pour la fabrication célèbre poil à gratter.

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La diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia).

 Je fais partie de ceux qui préfèrent la nommer "fausse roquette jaune". Cette salade sauvage au goût piquant se plaît presque partout en France. On la trouve aussi bien dans les friches, les bords de chemins, les champs délaissés que dans les grandes villes ou au bord de la mer du moment que le sol est sec et pauvre.

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La verveine sauvage (Verbena officinalis).

 C'est une plante commune des friches qui a été pendant longtemps utilisée pour ses bienfaits astringents, diurétiques et ses propriétés anti-fièvre. Désormais sous le nom de verveine c'est surtout Aloysia citrodora qui est vendue (originaire du Pérou et du Chilli) et qui n'a pas forcément les mêmes propriétés médicinales. 

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L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 Cette grande aster est typique des pelouses sèches (que l'on nomme pelouses xériques). On la trouve en France uniquement dans les régions méditerranéennes.En effet pour c'épanouir la belle à besoin de beaucoup de soleil, d'un climat marin, de fortes températures, d'un sol peu acide, tendance argileuse mais sec et pauvre.

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Les germandrées (Teucrium).

 On compte environs 260 espèces dans ce sous grupe de la famille des liamacées. Ils sont à l'heure actuelle de plus en plus populaire dans les jardins ornementaux. Bien qu'elles ne soient pas inféodés au bassin méditerranéen, c'est là qu'elles sont les plus nombreuses. Certaines d'entres elles sont très rares et protégées.

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Les fougères des Calanques.

 Les fougères ne poussent pas que dans les bois.Voici quelques espèces plus ou moins rares que l'on peut rencontrer dans à Marseille : la doradille (Asplenium ceterach), le polypode austral (Polypodium cambricum), la capillaire de Montpellier (Adianthum capillusveneris) et la rue des murailles (Asplenium rutamuraria).

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 La chicorée amère (Cichorium intybus).

 C'est une plante sauvage à qui nous devons beaucoup de nos légumes et de nos salades. C'est à partir d'elle que sont nées par exemple les endives/chicons, les salades italiennes (Radicchio) et les chicorées à café. Les jeunes feuilles de cette salade sauvage sont recherchées pour leur tendresse, leur couleur et leur amertume.

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Les fourmis méditerranéennes.

 Cette fourmis en mauvaise position avec ce mâle tarente (Tarentola mauritanica) est une fourmis d'Argentine (Linepithema humile). Comme son nom l'indique elle provient d'Amérique du Sud. Cette espèce posséde le record de la plus grande colonie au monde. Sa supercolonie composée d'un nombre incalculable de fourmilières s'étend de l'Italie à l'Espagne. Il y a de fortes chances que cette défunte fourmis en faisait partie.

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Les graines pyrophytes.

 L'adjectif pyrophyte s'emploit pour désigner les plantes ou leurs parties végétales ayant une bonne résistance au feu et même parfois de celui-ci pour se développer ou pour germer. Elles sont un exemple étonnant de l'évolution mais sont aussi parfois responsables de la propagation des feux de forêt de par leurs propriétés pyrophiles.

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L'étage supraméditerrannéen.

Il se définit par la zone de culture de l'olivier (Olea europaea) et la présence de pins sylvestres (Pinus sylvestris) et de chênes pubescents (Quercus coccifera) en abondance. Il se place comme une zone intermédiaire entre l'étage méditerranéen et l'étage montagnard. On peut y rencontre facilement le genêt cendré (Genista cinerea).

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L’épine-vinette (Berberis vulgaris).

 C'est un arbuste qui a énormément souffert du 19e siècle jusqu'à il y a encore peu. Hôte d'un champignon parasite du blé et responsable de grande famine, la rouille noire (Puccinia graminis), il était systématiquement arraché et/ou coupé. Désormais il est un peu mieux considère, en partie grâce à ses fruits.

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L'hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum).

 C'est un petit arbrisseau protégé dans certaines régions de France. Très présente en Méditerranée, elle peut se trouver éloignée de la mer et monter assez hauts dans les pays du Nord et les montagnes bien qu'elle y soit rare. Les hautes altitudes ne lui font pas peur et on peut la croiser jusqu'à 1800 mètres. 

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Paysage incroyable !

 Belle vue n'est-ce pas ? À 610 mètres d'altitude, au sommet du mont, il est possible de voir presque d'un seul coup tout le bassin d'activité Marseillais, mais aussi les cultures de vigne de l'autre côte des Calanques, Aubagne, les bateaux de croisières et les cargos. La rupture entre ville et nature y semble plus que brutale.

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Le fragon faux houx (Ruscus aculeatus).

 C'est un joli arbuste que l'on croit souvent rattaché à la famille du houx en raison de ses baies toxiques rondes et rouges et de ses feuilles légèrement épineuses. En réalité il est plus plus proche de celles des asperges (lafamille des lilliaceae). Il fût utilisé autrefois dans les processions religieux et comme substitut aux objets du quotidien pendant la guerre comme grattoir, comme hérisson de ramonage ou encore comme balais.

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La scille d'automne (Prospero autumnale).

Cette jolie scille fleurit en d'août à octobre et se croise un peu partout en France hormis dans la moitié du Nord-Est. Elle aime les pelouses sèches et au sol pauvres en nutriments, de préférence dans les collines. Elle a besoin également de fortes chaleurs et de beaucoup de soleil. On la distingue par ses deux feuilles opposées.

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Les baies et les plaisirs.

 Dans la garrigues ont trouve quelques appétissantes baies ... du moins à la vue. La plupart des fruits dans les Calanques ne sont pas comestibles ou du moins, pas sans une bonne préparation. Dans le doute mieux vaut les laisser sauf si on et amateur de baies de genévrier commun (Juniperus communis) de la photo de gauche, ainsi que de celles de cet arbuste à droite qui semble être un amelanchier (Amelanchier ovalis).

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Les Calanques et le minéral.

 Les Calanques sont composées en grande partie de roche calcaire mais aussi de granite. Le calcaire est issu de dépôts de sédiments qui sont solubles dans l'eau alors que le granite vient des profondeurs de la terre, là où le magma refroidit lentement. Dur et compacte, il ne craint pas les assauts de la mer ni de la pluie. La rencontre entre ces deux roches si différentes explique le paysage atypique du bord de mer où se mêlent falaises et plages.

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Un paysage façonnée par le temps.

 Les hauts de St Cyr n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui. L'augmentation des incendies et l'accroissement du pastoralisme (aujourd'hui disparu dans la région) ont été les deux principaux éléments qui ont façonné le lieu en détruisant tous les grands arbres typique de cet étage et que l'on pouvait trouver là.

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Le mot de la fin.

 Après 2 jours et une nuit à passer le nez dans mes livres, j'ai enfin réussi à sortir cet article. J'avais très envie de partager avec vous cette superbe sortie qui a été un émerveillement constant pour moi. J'ai rarement pu en une après midi découvrir autant d'espèces animales et végétales qui jusqu'à lors m'étais inconnues. Un vrai régale. Désormais l'objectif est d'y retourner pour y découvrir les rares gagées de Granatelli (Gagea granatelli).

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mardi 5 janvier 2016

Le jardin en Automne.

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L'hiver est là depuis quelques jours, il est l'heure de faire le bilan de ce qui s'est passé dans le jardin. La saison a été très chaude et pendant longtemps on a pu se croire en été, au point qu'on en vient à regretter l'absence de neige. Les animaux et les plantes s'en retrouve chamboulés et on a pu voir ici et là des fleurs s'épanouir.

 

Délice de figues.

On l'avait bien cru mort notre figuier (Ficus carica) après le terrible hiver de 2013. Le -17°C de cette année là avait semblé sonner son glas et pendant plus d'une année nous l'avons pensé perdu, mais après une taille sévère le voilà revenu des morts ! Je peux vous assurer que nos estomacs ont bien profité de ses fruits abondants.

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La noix de Grenoble.

C'est la variété la plus courante chez nous et la plus emblématique du territoire. Grosse et charnue, elle est recherchée pour les pâtisseries. J'en ai récolté et vendu un peu plus de 100 kilos cette année, ce qui permettra de replanter de nombreux arbres dans l'ancien verger au milieu de ceux qui se font un peu trop vieux.

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La grenouille rousse (Rana temporaria).

En récoltant mes noix je suis tombée sur cette petite grenouille rousse. Sa proximité avec le potager est très bénéfique car la belle se nourrie de limaces, d'escargots, d'insectes et de vers. Leur hibernation a déjà débuté. Les mâles s'envasent au fond de l'eau, les femelles quand à elles s'habritent sous une souche ou les feuilles.

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Le champignon noir chinois (Auricularia auricula-judae).

Appelé aussi oreille de Judas,c'est le célèbre champignon que l'on retrouve au côté du shiitake dans la cuisine asiatique.Très populaire en Asie il est pratiquement ignoré dans la gastronomie européenne. C'ets une chance pour moi car il est abondant et peu recherché, de ce fait je peux m'en faire de nombreux bocaux.

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La culture de maïs.

Autours de chez nous elle est peu importante, non pas en raison du manque d'eau (bien au contraire) mais des terrains qui sont plutôt escarpés. Le maïs est arrivé avec les premiers explorateurs du nouveau monde (avec les pommes de terre et les tomates). Il en existe une grande variété même si bien souvent nous ne les différencions pas les unes des autres. Pour citer quelques unes, il y a le jaune de Lorraine, le doré des Landes ou la milette. 

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Des plantes à becter.

On ne trouve plus beaucoup de plantes à croquer en automne, il faut alors se tourner vers les fruits et les tubercules. Néanmoins il reste quelques pousses bien tendre à se mettre sous la dents comme celles du gaillet gratteron (Galium aparine) et comme remède celles de la renouée persicaire (Persicaria maculosa).

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Les plats d'automne.

À cette période c'est le grand retour des plats en sauce, des mijotés, des gratins, des potées et autres petits plaisirs qui sur le poêle ou dans le four de la cuisine cuisent pendant de longues heures. Le navarin d'agneau ne fait pas exception à la règle et reste très apprécié les soirs de pluie où la famille est réunie.

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L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea).

Comme tout les ans, des armillaires couleurs de miel poussent ici et là de manière spontanée au pied des souches et des vieux arbres qu'ils ont infecté. Si certains le mange jeune avec plaisir (armillette), ce n'est pas le cas de tous car ce champignon provoque régulièrement des troubles gastriques et intoxications alimentaires.

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La lépiote pudique (leucoagaricus leucothites).

J'ai encore beaucoup de mal à la reconnaître. Elle est classée parmi les bons comestible mais il est très facile de la confondre avec d'autres espèces semblables et dangereusement mortelles comme l'amanite phalloïde blanche (Amanita phalloides), l'amanite vireuse (Amanita virosa) ou encore l'amanite printanière (Amanita verna).

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La dormance.

C'est une période du cycle de vie où les animaux et les végétaux se mettent en repos. Cela est souvent dû à des conditions climatiques et environnementales peu bénéfiques de manière ponctuelle et aux quelles les organismes pour résister sans dépenser d'énergie répondent par le sommeil. Pour ce qui est de la dormance quotidienne et légendaire des chats ... c'est une toute autre histoire où la paresse et la flemmardise n'y seraient pas pour rien.

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Un arc-en-ciel à sa fenêtre.

Les feuilles perdent leur éclatante couleur verte dû à la chlorophylle. Les arbres s'en séparent pour mieux affronter le froid et ainsi minimiser leur dimension ce qui ne laissera que peu de place aux morsures du froid. Ce phénomène entraîne sur les feuilles de la vigne vierge à trois points (Parthenocissus tricuspidata).

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

Cela fait plusieurs années que nous avons la chance d'avoir dans le jardin des pic épeiches en couple ou seuls. Il n'est pas rare de les voir taper le bois mort, d'entendre leurs coups de bec caractéristiques ou de trouver quelques jolies plumes tombées au sol. Au printemps il y a toujours une ou deux nichés dans le verger.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

Appelée aussi coulemelle, c'est un excellent champignon qui pousse aussi bien dans les champs, les lisières de bois que les forêts claires. Elle est de très grande taille et quand elle pousse en rond de sorcière il est difficile de la louper, d'autant plus que c'est un excellent comestible qui se cuisine à toutes les sauces.

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Le géranium des Pyrénées (Geranium pyrenaicum).

J'adore ce petit géranium sauvage car quand on frotte ses feuilles, un délicieuse odeur iodée se dégage et parfume les doigts. Il est presque présent partout en France (très peu en Aquitaine), jusqu'à parfois 2000 mètres d'latitude. Il aime les prés, les bords de routes, les sentiers ensoleillés, les bois et les terrains vagues.

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Les faucheurs (Les Opiliones).

Souvent confondus avec leurs cousines les araignées, ils s'en distinguent par l'absence de glandes à venin et par le fait qu'ils ne produisent ni soie, ni toile. Ils mangent un peu de tout. Certaines espèces sont purement carnivores, d'autres complètement végétariens, d'autres encore se nourrissent de nos déchets.

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La vie des insectes l'automne.

Eux aussi se mettent au ralenti. Les abeilles sortent de moins en moins et aux premiers grands froids chassent les mâles de la ruches pour économiser les ressources. Les chenilles s'apprentent à passer l'hiver dans leur chrysalide, les coccinelles en groupe sous les écorces et derrière les volets. Les criquets et certaines espèces de sauterelles quand à eux vivent leurs derniers jours mais la génération suivante ne tardera pas à bientôt sortir.

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La pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii).

J'ai bien eu du mal à reconnaître ce champignon car je le rencontre pour première fois en pleine nature et que sa forme cultivée est assez différente (beaucoup plus longiligne), mais ses lames et lamules ne trompent pas. C'est un excellent champignon au parfum fruité. Elle pousse sur les racines de panicauts dans les zones dégagées.

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Le mot de la fin.

J'ai adoré cet automne au jardin, il a été lumineux et plein de trouvailles. Les champignons ont été à la fête, saison oblige. Ils ont agrémenté les plats en sauce qui ont parfois tardés à venir, la faute à un temps chaud et sec que l'on a rarement vu à cette période et pour cause, le courant exotique El Nino semble déchaîné.

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lundi 28 décembre 2015

Sortir à Marseille.

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 Marseille est une ville connue pour son urbanisme, son attachement à la Bonne-Mère et sa population cosmopolite. Son port est le premier de France et le cinquième d'Europe ce qui permet à la ville d'interagir avec l'ensemble du monde méditerranéen. De ces échanges est née une culture mêlant l'architecture, les plantes, les saveurs, les musique et les langues venues du Moyen Orient, d'Afrique et d'Europe pour un résultat coloré.

 

Le parc du 26e centenaire.

 J'ai déjà pu à l'occasion vous parler de ce très beau parc dans cet article (ICI) ou dans cette rubrique (). Construit pour les 2600 ans de la ville, il est hérigé sous l'ancienne gare de transport de déchets. De ce fait certaines plantes et certains arbres périclitent très vite en raison des sols qui restent assez pollués. Cela ne semble pas déranger les palmiers du jardin oriental dans le quel on pourrait se croire dans un véritable riad.

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La myrte de Tarente (Myrtus communis subsp. tarentina).

 On la rencontre de marnière naturelle sur presque tout le pourtour méditerranéen. En Italie et en France elle est très présente dans la végétation locale que l'on nomme le maquis. Avant de devenir d'un bleu profond, ses fruits sont verts puis rouges. Ils sont comestibles bien murent mais crus n'ont pas très bon goût.

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Le romain (Rosmarinus officinalis).

 Tout comme la myrte il pousse sur le pourtour méditerranéen et se plaît dans la garrigue. Depuis plusieurs millénaires l'Homme l'utilise en médecine populaire, dans le rites religieux, en parfumerie et en cuisine pour ses vertus et son goût. Il est typique de la cuisine méditerranéenne et s'invite dans de très nombreux plats.

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Le pourpier maraîcher (Portulaca oleracea).

 Il fait bien hurler des jardiniers en envahissant les potagers mais aussi les jardins, les parcs, es quais de gares ou encore les trottoirs. Pourtant c'est un excellent comestible, présent partout en France et pouvant être cuisiné de mille manières aussi bien cru que cuit. Nous n'avons pas pu résister à l'envie d'en planter quelques brins. 

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La tueuse de papillons.

Difficile de sensibiliser les gens sur le danger des plantes invasives. Souvent belles, on ne voit toujours les dangers qu'elles représentent pour nos plantes et nos animaux sauvages. De ce fait ceux qui entreprennent de les éradiquer sont souvent traités tel des personnes n'aimant pas la nature alors que c'est tout l'inverse. Ici il s'agît de l'araujia porte-soie (Araujia sericifera), une plante d'Amérique du Sud qui piège et tue les papillons.

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Le Sylvain azuré (Limenitis reducta).

 En parlant de papillons, en voici un très beau. Ce Sylvain est présent un peu partout en France hormisdansquelques départements. Sa chenille se nourrit des chèvrefeuilles (lonicera) et fait son cocon d'hibernation à partir des rameux et des feuilles de sa plante haute. On nome se type d'abris un hibernaculum.

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Le peuplier noir (Populus nigra).

C'est un arbre qui aime les zones humides et marécageuses, les bords de berge et le long des petits affluents. Il est très fragile face à la modification de son environnement, ses graines étant peu adaptées pour survivre longtemps dans un sol qui ne leur est pas propice. Ses bourgeons dégagent une délicieuse odeur.

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Le platane occidental (Platanus occidentalis).

 Cet arbre nous vient d'Amérique du Nord. Il est arrivé au 17e siècle en Europe comme arbre ornemental. Depuis les hommes lui ont également trouvés une utilité en ébénisterie. Aujourd'hui ces grand arbres qui peuplent nos villes et nos campagnes semblent condamnés. Abattus car accusés d'aggraver les accidents de la route, le chancre coloré (maladie américaine des platanes) tue à petit feu les derniers individus qui n'ont pas encore été coupés.

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Les véroniques arbustives (Hebe).

Ces petits arbustes de couleurs variées sont originaire de l'hémisphère Sud, en particulier d'Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Amérique du Sud. La véronique arbustive se plaît sur Marseille en raison du sol calcaire, de sa résistance aux embruns et des températures ne descendant jamais en dessous de -7°C (ce qui leur est fatal).  

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Les eucalyptus (Eucalpytus).

 On connaît bien ces arbres via les bouquets des fleuristes, les huiles essentielles pour parfumer mais aussi les médicaments. Ce que l'on sait moins c'est que ce sont des arbres qui fûrent plantés en Méditerranée pour la production de papier. Résultat des courses ils sont devenus à bien des endroits invasifs. De plus ils augmentent le risque d'incendie, diminuent les réserves d'eau et détruisent les d'insectes présentes là où ils se trouvent.

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Le jardin japonais.

 Le jardin japonais du parc n'est pas bien grand mais très agréable. On y retrouve les grands codes : haies de bambous, le tsukubai utilisé pour le rituel du thé, une végétation maîtrisée mais qui paraît naturelle, une marre où on peut entendre le roulis de l'eau et des fleurs parfumées qui se déclinent dans un camaïeu de rose.

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La thubaghie violacée (Thubaghia violacea).

 Elle appartient à la famille des allium qui regroupe les poireaux, lais oignons et les aulx. Elle est originaire du sud de l'Afrique. C'est une bonne comestible qui à le goût de l'ail tout comme les fleurs en ont l'odeur mais je pense qu'il est bien plus intéressant de l'avoir dans son jardin que dans son assiette.

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L'ailante glanduleux (Ailanthus altissima).

 Voilà une autre plante invasive bien problématique pour nos fragiles écosystèmes. Cet ailante porte le sufixe de "glanduleux" en raison du renflement qui se trouve à la base du pétiole des feuilles. Que ce soit en Australie, aux États-Unis ou chez nous en France, le constat est le même : là où pousse l'ailante peu de plantes indigènes (sauvages) trouvent leur place. La belle invasive émet des substances dans le sol qui détruisent ses concurrentes.

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 La tourterelles turque (Streptopelia decaocto).

 Voilà un oiseau que j'aime énormément. Tout comme le pigeon biset caporal (Columba livia) que l'on croise énormément en ville, elle n'a pas très bonne réputation. Pourtant c'est un très bel oiseau fidèle et grégaire qui s'habitue vite aux humains du coin de jardin qu'elle fréquente au point de devenir parfois semi-domestique.

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Le faux-poivrier odorant (Schinus molle).

Il vient des Indes où il fût pendant longtemps un arbre très apprécié pour ces nombreuses vertus. Aujourd'hui il est encore utilisé en médecine mais aussi comme combustible, pour fabriquer des haies et des barrière ou comme soutient aux murets. Les rois des Andes étaient embaumés avec sa résine odorante. De nos jours il est employé dans les mélanges de poivres aux 5 baies bien qu'il soit de la famille des Anacardiacées et non des Piper.

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Le charme d'Adam c'est d'être à poil !

 Pour différencier les hêtres des charmes, il suffit de regarder le bord des feuilles. Si celui-ci présente de petites dentures il s'agît d'un charme, si à contrario il est lisse avec quelques poil c'est un être. La phrase "le charme (l'arbre) d'Adam c'est d'être (hêtre) à poil" est un bon moyen mnémotechnique de s'en rappeler.

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Plaisir des goûts : la fête du miel.

 C'est un moyen ludique et plutôt agréable de découvrir le marché de Marseille. Présent tous les jours sur le Prado, il propose une multitude de produits. C'est à cette occasion que l'on peut acheter les produits des producteurs locaux de la régions mais aussi profiter des nombreuses manifestations qui sont organisées.

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La douceur du miel.

 J'adore le miel, j'en suis littéralement folle. Néanmoins j'en consomme peu ou du moins avec parcimonie, d'une part parce que c'est un aliment onéreux mais surtout parce qu'il ne doit pas ce consommer comme un simple morceau de sucre. Le nombre de miels existant est incroyable, mais j'ai une préférence toute particulière pour le miel de montagne, le miel de thym et le miel de sapin qui ont un goût et une saveur inégalables et bien marqués.

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Au contact du public.

 C'est tout ce que j'aime. La passion ne peut être transmise et partagée que lorsqu'elle est accessible au public et plus globalement, à tous les types de publics. Les démonstrations, les explications, les sorties ... c'est tout ce qui me fait rêver et dont j'aimerai d'ici quelques temps faire mon métier, pour rendre la nature plus accessible.

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Découvrir le bon mangé local.

 Du fait de son histoire, Marseille est une ville riche en spécialités culinaires que l'on ne trouve nul part ailleurs. C'est le moment de goutter la bouillabaisse (la vraie de vraie), les navettes, les pieds-paquets, la bourride, la soupe au pistou, la tapenade, la sauce au pastis, le pain à l'ail, la fougas, le caviar d'aubergine ...

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 Découvrir le port et ses navires. 

 Les terrasses du port, c'est un peu le lieu incontournable pour les touristes qui font escale à Marseille dans les énormes bateaux de croisière. Il s'agit d'un grand centre commerciale plutôt orienté sur le luxe (mais pas que) où l'on peut depuis les grandes terrasses qu'il comporte à ses étages admirer les géants des mers.

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La Méditerranée aux portes de Marseille.

 Ellen'a pas fière allure, la Méditerranée qui s'étend aux pieds de la ville de la Madone. Certes son eau est bien bleue et le vent y est chaud, mais sous la surface c'est une toute autre histoire. L'ONG Sea Shepherd a publié il y a 4-5 mois de cela une série de vidéos faisant état du fond marin bordant la ville, il y a de quoi désespérer.

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Les yeux rivés sur le ciel.

Dans le ciel marseillais il y pas mal de choses à voir. Là aussi quelques géants de métal peuvent être observés, ils se dirigent ou partent du grand aéroport qui se trouve à Marignagne. Et puis il y a les goélands leucophées (Larus michahellis) avec leur plumage varié qui permet d'identifier facilement les jeunes individus.

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Le mot de la fin.

 Il y a bien des choses encore à voir sur Marseille (vous devez en avoir une petite idée si vous suivez mon blog). La ville regorge de parc, d'événements et on peut y trouver quelques musées sympasmême s'ilssont trop peu nombreux à mon goût. Le tout est de se laisser aller au rythme de la ville entre tradition et urbanisme.

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mercredi 9 décembre 2015

Sortie dans les Calanques 6.

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Sortie estivale dans les Calanques et plus particulièrement celles de La Mounine dont le nom provençale signifie ... minette/vagin (what the fuck !?!). Bon voilà c'est dit, on repassera pour la poésie du nom, en tout cas le lieu n'en manque pas. Cette sortie a été réalisé en exclusivité par mon bien-aimé,de même pour les photos.

 

Une grimpette vertigineuse.

Pour atteindre l'étroite plage de La Mounine (dont le fond rappel ceux des plages caribéennes), il faut passer par le col du Sémaphore. Dieu merci, je n'ai pas fait parti de l'expédition ce jour là sinon je n'aurais jamais réussi à passer par les étroits sentiers qui sont à fleur de roche. Amateurs de vertige ce roc est pour vous.

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La calanque de Callelonge.

Le col se situe sur la calanque du Callelonge dans les célèbres Goudes. On y trouve un petit port, quelques cabanons et surtout, une vaste étendue pierreuse et sauvages où de nombreuses espèces de végétaux typiques de la régions poussent. Quelques rares plages sont accessibles depuis les pentes raides.

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Plus près du ciel.

Pour avoir un panorama à tomber, il est souvent d'usage de monter au sommet de l'Homme Mort, un ensemble de falaises qui surplombe les calanques de Callelongue, de La Mounine et de Marseilleveyre. Son nom n'est pas des plus rassurants et encore moins quand on sait qu'un fantôme rôde dans les alentours.

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La végétation de La Mounine.

La calanque de Mounine est très préservée car c'est une petite calanque qui permet à peu de monde de profiter de la mer, de ce fait les végétaux sont peu cueillis et/ou peu piétinées. On peut ainsi trouver de la soude maritime (Suaeda maritima), de la criste marine (Crithmum maritimum) ou de la scille d'automne (Prospero autumnale).

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L'îlot de La Mouine.

Il porte également le nom d'Estéou de Bocque (littéralement la "gamelle du bouc"). Le lieu était un passage de corsaires et de pirates et c'est pour cette raison que napoléon fît ériger sur les calanques faisant face à l'îlot un poste de garde (sémaphore) ainsi qu'une garnison équipée de canons, de mortiers et d'obusiers.

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Le mot de la fin.

La calanque de La Mounine est une calanque qui est à visiter pour sa végétation préservée et pour la relative tranquillité dont on peut profiter dans les lieux. Les amateurs de pêche sous-marine, de posidonies, d'oursins et de fonds marins azurés mais aussi les marcheurs y trouveront leur bonheur à coup sûr. 

PS : je vous invite à vous rendre dans les commentaires pour lire ceux de Janus qui sont excellents.

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lundi 30 novembre 2015

Le Parc des Oiseaux de Villars les Dombes.

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Pour cet article nous ne sommes pas partis en montagne ni en bords de mer mais dans les Dombes. Elles se situent dans l'Ain et sont composées de marécages et d'étangs. C'est une zone très riche en espèces animales et en particulier en oiseaux en raison du nombre important de ressources pour ceux ci (amphibiens, poissons, nichoirs etc.) ce qui pousse certains d'entre eux à stopper leur migration et à s'établir dans la région.

 

Le tantale ibis (Mycteria ibis).

 Ce grand oiseau africain se rencontre parfois mais très rarement en Espagne. C'est un solitaire qui comme de nombreux échassiers ne peut se passer des étangs et des rivières où les eaux sont de faibles profondeurs. Il y trouve sa nourriture (poissons, insectes et grenouilles) en grattant la vase avec ses pattes.

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 Le nicobar à camail (Caloenas nicobarica).

 Le nicobar à camail est un oiseau commun dans le Sud-est de l'Asie. Il vit au sol dans les forêts de type tropicales ainsi que les mangroves et se nourrit de tout ce qui lui tombe sur le bec : graines, fruits, insectes. De temps à autre ils'accorde une bonne sieste dans les branches des arbres en particulier en journée.

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L'échasse blanche (Himantopus himantopus).

 L'échasse blanche a une répartition mondiale. Cet échassier se rencontre avant tout dans les marais et les vasières, aussi bien en eau douce que dans l'eau salée. Pendant la période de nidification il se regroupe en petites colonies et défend avec force son nid, allant jusqu'à simuler une blessure pour faire fuir les prédateurs.

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 L'ombrette du Sénégal (Scopus umbretta).

 C'est un oiseau un peu atypique que les ornithologues ont du mal à classé car il tient à la fois du héron mais aussi de la cigogne. Le plumage de sa tête est très particulier donnant à celle-ci une forme de massue. Il se fond à merveille dans les branches des arbres où il passe les heures les plus chaudes de la journée.

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La serre africaine.

 Elle représente une forêt tropicale et une partie des étages qui la compose. Ni figure pas la canopée, une zone située entre 20 et 40 mètres de haut et où se trouve 70 à 80 % des espèces animales. C'est là que les fruits sont abondants mais aussi que le soleil est accessible aux plantes. Au niveau du sol il n'y a presque aucune lumière, les feuilles filtrent le moindre rayon et plonge les animaux ne pouvant atteindre les cimes dans la pénombre.

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 La spatule blanche (Platalea leucorodia).

 C'est un oiseau dont on peut avoir la chance en certaines occasion de croiser part chez nous. Il tient le nom de spatule en raison de son long bec qui se termine de manière évasée et plate. Il lui sert à filtrer les fonds sableux et vaseux dans les quels vivent ses proies : de petites organismes tels que des larves, des petits poissons et leurs alvins ainsi que des crustacés d'eau douce. En Europe les populations ont beaucoup de mal à augmenter.

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La sterne inca (Larosterna inca) et l'œdicnème bridé (Burhinus grallarius).

Voilà deux oiseaux fort différents et qui pourtant, partagent sans heurts le même territoire. La sterne inca est un oiseau marins facilement identifiable à ses moustaches blanches qui se nourrit de petits poissons tout comme l'œdicnène bridé qui apprécie également les insectes, les batraciens,les serpents et les coquillages.

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Chauve qui peut !

 Bon ok, je dois reconnaître que ce jeu de mot est tout pourrit (pourtant ça me fait toujours autant rire ...). La roussette de Lyle (Pteropus lylei) porte aussi le nom de renard volant du Vietnam. Cette grande chauve-souris pouvant atteindre 80cm d'envergure se nourrie exclusivement de fruits qu'elle trouve à la cime des arbres.

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La tardone casarca (Tadorna ferruginea).

 Ce canard se rencontre un peu partout dans l'hémisphère Nord mais reste rare en dehors de l'Asie. Il n'est pas très farouche en dehors de la période des amours et des nidification. Bien que non apparenté aux oies, il possède le même régime alimentaire que celles-ci et n'hésite pas de temps à autre à gober quelques insectes.

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Le pélican frisé (Pelecanus crispus).

Le pélican frisé est un oiseau dont les populations sont menacées et subissent une forte décroissance (il resterait moins de 1000 couples dans le monde). Pour pêcher, les individus se regroupent pour pousser les bancs de poissons vers les berges et les zones d'eaux peu profondes pour les attraper plus facilement.

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L'oiseau qui fait mouche.

 Le colibri falle-vert (Eulampis holosericeus) ne mesure pasplusd'une dizaine de centimètres pour maximum 8 gr. Son plumage vert brillant le cache très bien dans les forêts des Antilles. Son nid tout aussi léger se compose de lichen, de toile d'araignée et de fines brindilles. Il est construit en hauteur à l'abris des prédateurs.

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L'autruche africaine (Struthio camelus).

On ne présente plus cette espèce qui est aussi bien connue des petits que des grands. Elle appartient au genre Struthio qui autrefois comportait d'autres autruches comme l'autruche asiatique (Struthio asiaticus), l'autruche à cou rouge (Struthio bradydactylus) ou l'autruche de Chine (Struthio wimani). Toutes se sont éteintes à différentes période de l'histoire, parfois avant même l'apparition de la préhistoire mais aussi il y a peu au XXe siècle.

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La championne de vol en altitude.

 L'oie à tête barrée (Anser indicus) est une petite oie asiatique que l'on reconnaît aux deux bandes noires situées à l'arrière de sa tête. Lors de sa migration en direction de l'Inde, elle peut voler à plus de 8 km voire 10 km d'altitude ce qui en fait la recordman dans toutes les catégories. Une petite population vit en Suède.

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La serre des Loris.

 Le parc des oiseaux de Villars les Dombes s'est muni d'une volière où vivent une multitude de loriquets à tête bleue (Trichoglossus haematodus). Ces perroquets sont les seuls de leur famille à se nourrir de nectar. Pour 50 centimes on peut leur tendre un gobelet de nectar que les oiseaux semblent apprécier. J'en profite aussi pour vous montrer le minois de mon bien aimé tout trempé et pour cause, il pleuvait des cordes ce jour là.

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Le vautour fauve (Gyps fulvus).

On voit enfin ce beau rapace repeupler nos territoire bien que cela soit lent et encore une démarche fragile mais pas simple de l'admirer dans son milieu, pour le moment c'est surtout dans les parcs et chez les dresseurs qu'il est possible de le rencontrer car il se "plaît" bien en captivité et connaît un bon niveau de reproductivité.

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Calao à casque rouge (Aceros corrugatus).

 Je dois avouer que cet oiseau m'a beaucoup impressionné. Sa calotte rouge massive, ses cils donnant l'impression d'être couverts de mascara et le tour de ses yeux bleu turquoise lui donne quelque peu un air comique, mais la taille et la force de son bec musclé qui lui donne la possibilité de briser les noix les plus dures.

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Les calaos.

 Atypiques et de formes multiples mais toujours équipés d'un grand bec, ces oiseaux ont depuis des temps immémoriaux fascinés les hommes. En Afrique ils font parti des rites et des mythologies cosmogoniques (reproduction ritualisée des origines de l'humanité) avec pour symbole celui du guerrier et/ou du sage.

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Le flamant de Cuba (Phoenicopterus ruber).

 Il ne faut pas le confondre avec le flamant rose (Phoenicopterus roseus) qui ets une espèce différente qui n'est présent en Afrique, en Europe et en Asie. Le flamant de Cuba (invasif en Europe) lui ne vit que sur le continent Américain et dans les îles Caribéennes. Leur régime alimentaire est sensiblement le même.

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 Arboretum.

 Le parc comporte également un arboretum, c'est à dire une collection botanique centrée sur les arbres. Sous de nombreuses essences des panneaux indiquent leur nom, leur genre et leur espèce. C'est un moyen facile et agréable de découvrir les arbres de nos contrés mais aussi d'ailleurs et qui font le quotidien des oiseaux.

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La nurserie.

Pour un bon suivit des oiseaux, en particulier dans les programmes de protection, les oeufs sont incubés dans un couveuse en nurserie (visible du public). Les oisillons sont par la suite nourris à la main avant d'être introduits dans les volières ou de partir dans d'autres parcs pour permettre aux populations de se maintenir. 

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Cormoran varié (Phalacrocorax varius).

 Ce cormoran australien présente est joliment bigarré. Il se nourrit de grands poissons pêchés en pleine mer mais aussi dans les zones marécageuses comme les estuaires, certaines baies ou les mangroves. Grâce  à la vitesse avec la quelle il pénètre l'eau et à son bec terminé en crochet il saisit ses proies sans mal. 

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Nager comme un manchot.

 Si les manchots ne sont pas du tout des oiseaux fait pour le vol (au contraire des pingouins), ils sont d'excellent nageurs. Les manchots du Cap (Spheniscus demersus) sont de véritables virtuoses  dans ce domaine. Malheureusement c'est une espèce très en danger qui risque l'extinction si rien est fait.

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Un petit Eden.

 Les Dombes en dehors du parc sont un vaste territoire qui procurent à de nombreux oiseaux le gîte et le couvert mais aussi une halte bien méritée à de nombreux migrateurs qui parfois décident de passer l'hiver dans les marais et sur les petits étangs qui le compose. C'est aussi un endroit de choix pour pratiquer la pisciculture

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Le mot de la fin.

 Je ne sais pas si on peut dire que nous avons eu une idée lumineuse de visiter le parc sous une pluie battante, mais après plus de deux heures de voiture nous n'avons pas eu le cœur à faire demi-tour, d'autant plus que l'air frais a fait sortir tous les oiseaux qui d'ordinaire reste la journée au frais dans leurs abris. Résultat, gros rhum et fièvre carabinée pour moi mais je ne suis pas déçue, le parc est vraiment magnifique ! À refaire cet été d'urgence !

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