samedi 14 novembre 2015

Sortie en montagne 12.

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Week-end en montagne en Savoie, quelque part entre Albertville et Bourg St Maurice, plus précisément sur la commune de Bellentre. Nous avons eu la chance de profiter d'un temps féerique fait de brume et de nuages dans un petit chalet de montagne, pas loin du téléphérique de la Vanoise (qui à l'heure actuelle est le plus grand téléphérique avec ses 1824m de long). À plus de 1500 mètres d'altitude, nous avons une belle vue sur la vallée.

 

Le sureau rouge (Sambucus racemosa).

Nommé aussi sureau des montagnes, on peut utiliser ses baies mélangées à moitié avec des fruits rouges pour confectionner des confitures ou des gelées. Il faut prendre le soin de passer les préparations au chinois pour enlever les graines car celles-ci ont toxiques. Les grappes baies de rouges attirent de nombreux oiseaux.

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Le pin des Alpes (Pinus cembra).

On le connaît plus sous le nom de pin cembro. Typique des étages montagnards, on le croise entre 1600 et 2800m d'altitude. Très résistant au froid et aux hivers rigoureux, c'est en Savoie que l'on trouve la plus grande forêt de cet arbre. Il a pendant longtemps été utilisé en montagne pour confectionner des objets de la vie quotidienne et dans l'alientation grâce à ses pignons riches en calories, chose non négligeable dans ce milieu.

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Danger dans le brouillard.

Sortir en montagne dans le brouillard est toujours dangereux, même l'été, car le terrain est escarpé, les ravins sont nombreux et les moyens pour trouver quelqu'un de perdu pas toujours efficaces face à l'imencité des forêts. Mieux vos partir avec un bon équipement, des vêtements colorés et surtout un téléphone chargé.

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Grande Cuscute (Cuscuta europaea).

C'est la toute première fois que je rencontre cette plante. Sa classification fait débat, selon les dernières publications elle appartiendrait à la même famille que les liserons : les Convovulacées. Parasite, elle se nourrie d'autres plantes comme la luzerne, la betterave, les pois ou l'ortie dioïque comme sur cette photo. 

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Le chénopoe blanc (Chenopodium album).

Cet épinard sauvage est moins connu que son cousin, le chénopode bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus), pourtant il est tout aussi bon et pousse de partout, en particulier dans les friches. Dans l'antiquité elle était très appréciée pour les hommes et les bêtes. Ses graines peuvent rester en dormance plus de 100 ans !

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L'épeire carrée (Araneus quadratus).

Cette petite araignée se reconnaît aux quatre points présents bien marqués sur son abdomen. Polymorphe, elle peut présenter une grande diversité de motifs et de couleurs. C'est une véritable tueuse qui peut attraper jusqu'à 500 insectes en une journée, débarrassant les maisons des moustiques, des taons et des mouches.

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Le Renard Futé.

Il n'en fallait pas plus pour faire chavirer mon coeur de Renarde. Le Renard Futé est un bel itinéraire de randonnée proposé par la station de ski sur la quelle nous nous trouvons et nommée Mont Chavin - Les Coches. Pendant les 2 H de promenade 7 panneaux explicatifs viennent apporter quelques explications sur la faune et la flore.

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La grenouille rousse (Rana temporaria).

D'ordinaire il ne faut pas manipuler les batraciens avec les mains, surtout quand elles ne sont pas humides, le contact produit sur leur peau est semblable à du papier de verre, mais celle-ci s'est invitée d'elle même. Les grenouilles rousses sont les batraciens s'invitant le plus haut dans nos montagnes. Dans les Alpes on peut la rencontre jusqu'à 2800 mètres d'altitude. Mâles et femelles ne partagent pas les mêmes milieux pour hiberner.

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Plantes royales et médicinales.

Voici deux plantes médicinales de montagne. À gauche une euphraise de Rostkov (Euphrasia officinalis subsp. pratensis) anciennement utilisée pour soigner la vue d'où son nom de casse-lunette. À droite une ortie royale (Galeopsis tetrahit) qui n'est pas une ortie. Elle serait utilisée pour les problèmes et les infections respiratoires et pour la reminéralisation. Elle est invasive en dehors de l'Europe, en particulier en Amérique du Nord.

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Forêt fantôme.

Ces photos de résineux dans la brume m'évoquent une forêt fantôme. L'apparition de spectres et de lieux mystérieux à toujours fasciné l'esprit collectif, que ce soit dans nos films d'horreurs, dans les romans des romantiques au 18e siècle, dans les légendes arthuriennes ou dans les récits de la nobilitas romaine.

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La montagne l'été.

L'été la montagne a un tout autre visage. La patinoire est fermée, la réserve d'eau pour les canons à neige ressemble à une mare aux canards et les télésièges font pâle figure, balancés au grès du vent au dessus du vide. Néanmoins on trouve des touristes venus comme nous profiter de la nature et des sommets.

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Les graminées changent de nom.

Désormais on ne parle plus de Graminae mais de Poaceae pour parler de cette famille qui contient de nombreuses espèces qui ne sont pas toujours facile à identifier. Parmi les 12 000 espèces classées dans familles, on trouve nos céréales dont les ancêtres nourrissaient au Crétacé certains dinosaures.

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Le chardon bleu des Alpes (Eryngium alpinum).

Ce panicault est extrémement rare, il ne se renconte que dans un sol riche en humus, très calcaire et frais. Depuis 1982 il est interdit dans son milieu naturel de la cueillir, de l'arracher, de le vendre et de le déplacer. La culture et la vente se font par des professionnels qui doivent fournir un certificat de production.

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La célébre edelweiss (Leontopodium nivale subsp. alpinum).

C'est LA plante des Alpes. Très protégée, des scientifiques ont depuis peu trouvé comment la cultiver. On peut désormais s'offrir un godet pour son jardin ou une bonne bouteille de cette belle fleur adaptée aux grands froids. Elle est utilisée aussi en cosmétique mais surtout comme symbole du savoir faire alpin.

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Un savoir faire qui se diversifie.

Fini la peinture sur bidon de lait et la vente de chapeau de paille, l'artisanat de montagne se diversifie. La mode des plantes et des soins naturels est en plein boum, le bio aussi. Les sols montagnards sont parfaits pour ce type de culture car encore assez vierges des pesticides, du délavement et de la culture intensive.

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Foire agricole à Bourg Saint Maurice.

C'est l'occasion de voir du bestiaux ! Tarines décorées, chèvres colorées, canards indiens, cochons gras ... il y a une grande variété d'animaux présentés. On peut caresser des lapins en semi-liberté et assister à des démonstrations de traites et de tontes. Un bon moyen de se rapproche du monde agricole. 

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Les valeurs sûres.

Le miel et la charcuterie, voilà deux produits typiques des campagnes et de la montagne et qui, sur le marcher, sont sûrs de trouver leur public, bien loin des psychoses sanitaires et alimentaires qui alimentent régulièrement les magasines et les émissions télévisuelles au risque de voir nos assiettes se vider.

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Une poule qui a du chien.

C'est le nouvel animal de compagnie à la mode. Qu'elle soit naine ou de soie, la poule et en particulier de race ancienne est à nouveau à la mode. Elle a même prit place dans les appartements, dans les jardins partagés de ville et dans les jardins des passionnées où elle est désormais collectionnée et non plus cuisinée.

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Traditionalisme.

Souvent vu comme désuètes ou démodées, les vieilles traditions tiennent encore bon, que ce soit dans la rue, dans les chorales ou dans l'assiette. Un bon exemple de tradition vivace, celle des crozets, petites pâtes savoyardes de forme carré au sarrasin qui sont cuites à l'eau puis mélangées à du beaufort.

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En parlant du Beaufort.

C'est le fromage local. Il existerait depuis plus de 2000 ans et est cité dans les textes romains. Pendant longtemps il est l'une des principales marchandises échangées dans les vallées. Sa production a été possible par la liberté qu'ont toujours possédé les paysans des Alpes vis-à-vis des pâturages alpins.

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Le mot de la fin.

Je pensais finir cet article avec une note joyeuse, puis les événements du vendredi 13 sont passés par là. Pas trop le coeur à m'étendre là dessus, j'ai mal à ma France, le morale dans les baskets et dans l'idée que nous sommes à un moment charnière de notre histoire, pour autant je garde foi dans le vivre ensemble.

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mardi 13 octobre 2015

Sortie en montagne 10.

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 Voici la première partie d'une très longue ballade en montagne. Nous voilà partis pour explorer le Mont Granier, un géant de calcaire qui culmine à plus de 1933 mètres d'alttitude. C'est aussi la plus grande falaise de calcaire d'Europe mais nous y reviendront plus bas. En attendant petite visite de ce mont dont malheureusement nous n'avons pas pu atteindre le sommet. L'an prochain nous aurons à nouveau l'occasion d'en venir à bout.

 

Des conditions de vie difficiles.

 L'étage alpin est rude pour les plantes et les animaux qui s'ytrouvent. Les fortes neiges, les violentes gelées, les froids intenses et les rayons du soleil brûlants sont des plus hostiles. De ce fait les espèces animales et végétales sont souvent plus petites et plus rustiques que les espèces que l'on trouve plus bas en plaine.

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 L'oeillet de Montpellier (Dianthus hyssopifolius subsp. hyssopifolius).

 On le rencontre dans les montagnes jusqu'à 2000 mètres. Il porte le nom de Montpellier comme beaucoup d'autres plantes en raison de l'école botanique de Montpellier qui était au 18ème siècle un centre incontournable pour les naturalistes et botanistes. C'est là que furent identifiées de nombreuses espèces végétales.

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 On le reconnaît facillement à ses pétales très découpés (on dit qu'ils sont laciniés) qui sont au nombre de cinq. Les fleurs solitaires varies blanc au rose. Il est parfois courant dans les forêts d'altitude mais c'est surtout dans les prés secs et montagnards qu'il s'épanouit. On le croise aussi bien dans les Alpes que dans les Pyrénées.

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  Dans certains régions et département il fait l'objet d'importantes réglementations. Ainsi, il est interdit de le cueillir (ou de manière partiel) et de le dégrader en Isère, dans le Jura, dans le Limousin, dans le Lot et dans les Hautes Alpes. On le rencontre dans une vingtaine de départements français dont la Savoie.

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La plante aux milles vertus.

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) est une plante médicinale qui a été très longtemps utilisée pour soigner divers maux en particulier ceux liés au sens. On la beaucoup employée pendant la guerre 14-18 pour soigner les blessées et les femmes en faisait usage pendant les menstrues. Elle porte le nom de saigne-nez ou sourcils de Vénus en partie pour ces utilisations. Même néandertal en faisait usage dans sa pharmacopée si c'est pour dire.

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À couper le souffle !

 Les sentiers sont tortueux voire parfois à bord de falaise ce qui n'est pas facile pour la trouillarde que je suis. Malgré les très beaux paysages, la vue sur le Mont Blanc, les villes en contre bas comme Chapareillan et sur les pâturages de l'Alpette, le vertige que j'ai pour la toute premier fois (faut bien un début à tout) me tort l'estomac.

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 Il faut user des bras et des jambes pour escalader les blocs de calcaires qui permettent d'avoir une vue incomparable sur les alentours mais aussi pour atteindre certains points de la randonnée. Sac à dos, bonnes chaussures (pas comme moi), shorts et bouteilles d'eau sont indispensable pour ce mini périple de 9 heures.

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 J'ai pas pu résister à vous mettre une photo du passage le plus compliqué (si on peut appeler ça compliqué ...) du Granier. Elle ne paye pas de mine mais derrière on trouve plus de 100 mètres de vide, ce qui ne va pas pour me rassurer. Du coup l'exploration du Mont a prit fin ici mais ce n'est que partie remise !

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Les vaches alpines.

 Nous ne sommes pas en Inde mais sur le plateau qui se trouve au pied du Granier et qui le sépare du mont Pinet (appelé aussi le Truc ... en Savoie ils ont de l'imagination hé hé). L'herbe grasse sert de nourritures aux nombreuses vaches dont le lait sert à la fabrication de fromages de prestige comme le St Marcelin.

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L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides).

 C'ets une grande vivace qui aime les zones fraîches, un peu humides et bien ombragées. Vénéneuse elle présente parfois un danger pour les animaux qui en consomme sèche dans le fourrage. Le latex qui s'en échappe est irritant en particulier pour les muqueuses et les yeux.EN voie interne il cause de nombreux dégâts.

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L'ail à tête ronde (Allium sphaerocephalon).

 C'est un ail sauvage devenu cultivé qui n'est pas très courant à l'état sauvage. On le reconnaît souvent à ses fleurs qui forment une ombelle sphérique et dense. D'oridinaire elle est plus féodée aux prés rocailleux du Sud de l'Europe même si on le trouve sur l'ensemble du territoire hormis dans le Nord et le Pays Basque.

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Un crapaud dans le thé.

 La crapaudine des Alpes est aussi appelée thé des Alpes (Sideritis hyssopifolia). C'est une plante à l'usage ancestrale très prisée dans la région. Peu abondante et même protégée, sa cueillette est très réglementée. Cet arbrisseau est mélifère ce qu iexplique les nombreuses espèces d'insectes visitant ses fleurs pâles.

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Les incroyable déguisements des syrphes.

Cette famille regroupe un grand nombre d'insectes que nous avons souvent l'habitude d'appeler "fausses guêpes". Ce sont des insectes pacifiques et butnineurs dont les larves dévorent les pucerons. Celui de gauche est un Syrphus ribesii femelle et celui de droite est la volucelle transparente (Volucella pellucens).

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La turquoise de Sarcille (Adscita statice).

 C'est une cousine des Zygènes (dont je vous présenterai un de ces quatre quelques exemplaires des Calanques). Sa chenille adore le rumex et cause parfois des dégâts sur les plans d'oseille (qui est un rumex). Néanmoins dur d'être sûr de l'espèce, un examen complet des parties géntiales permettrait d'être sûr.

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 La gentiane jaune (Gentiane lutea).

 Avec quelques autres végétaux elle figure parmi les emblèmes des montagnes françaises. C'est une plante à la durée de vie prolongée (plus de 70 ans) qui met pas moins d'une dizaine d'anéne pour fleurir. Sa racine sert à l'élaboration de divers alcools, on la ramasse avec une fourche nommée Diable. Sa récolte est très réglementées.

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Le lis martagon (Lilium martagon).

 On continue encore avec les emblèmes avec le lis martagon. Devenu presque abondant dans sur certaines montagnes, il a bien faillit disparaître avec le pâturage intensif et la cueillette déraisonnée de certains. Son lien avec la vierge martyr Sainte Catherine (on le nomme parfois lis de Catherine) y serait pour quelque chose.

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 Une véronique pas comme les autres.

 La véronique en épis (Véronica spicata) est une véronique atypique par sa floraison abondante, ses poils, la petite taille de ses fleurs et sa forme d'épi. Elle est parfois confondue avec la véronique d'Allioni (Veronica allionii) dont elle se différencie par ses feuilles et son port. Elle aime les terrains calcaires ensoleillés.

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Aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia).

 Lycanthropes sensibles s'abstenir car voici une tueuse de loups ! Tout comme la parisette à quatre feuilles, elle aurait était utilisée en raison de sa forte toxicité pour empoisonner les loups et les renards. Dans les comtes et légendes on attribue à cette plante le pouvoir de mettre à mort les loups-garous et autres créatures.

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 Les plantes acrobates.

 Arbres, fleurs ... nombreuses sont les plantes à jouer les acrobates à fleur de roche. Souvent elles se contente de peut de substrat. Les plus petites se contentent d'une simple corniche dans la paroi, les plus grandes et imposantes ont de puissantes racines qui perforent la roche pour aller chercher les nutriments et l'eau.

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Foisonnement de vie.

 Il y a bien des espèces à voir, ne serait-ce que les digitales à grandes fleurs (Digitalis grandiflora) qui se dressent ça et là dans le paysage. Il y a beaucoup d'animaux, il est facile d'entendre le chant des marmottes, beaucoup moins de les voir. Les chocards tournent en larges nuées et les têtards barbotent.

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 Scabieuses et autres caprifoliacées.

 Les scabieuses (Lomelosia) sont difficiles à identifier, rien que dans le secteur on compte 4 à 6 espèces très semblables. On les reconnaît à leur inflorescence hémisphérique, à leurs fleurs plus développées sur les extrémités et leur couleur. Nombreuses sont les espèces d'insectes à convoiter leur nectar et leur pollen.

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Le col de l'Alpette.

 C'est un alpage magnifique et verdoyant à toute saison hormis quand il se couvre de neige. Il devient alors un désert blanc et silencieux. Son nom a été repris par de nombreux établissements montagnards pour le gîte et/ou le couvert. Il y est parfois possible de voir des animaux en particulier des chamois au printemps.

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L'étage alpin.

 Nous quittons l'étage subalpin et l'atge alpin à la végétation peu dense pour redescendre à l'étage alpin. La forêt y reprend ses droits et des arbres hauts et touffus font leur apparition. C'est là qu'en journée les animaux et en particulier les oiseaux et la macro faune s'abritent. C'est aussi dans ce milieu que l'on trouve on groseillier sauvage, le groseillier des rochers (Ribes patraeum) que l'on trouve dans les bois rocheux et frais des montagnes.

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Une histoire de falaises.

 Ce sont les immenses falaises de calcaires qui caractérise le Granier et le rendent si impressionnant. C'est un véritable gruyère parcouru par presque 70 km de galeries et de cavernes souterraines. Celles-ci l'ont fragilisées au point qu'au 13ème siècle tout une partie de la montagne s'éffondre. On compte alors plus de 2000 mort et 5 communes sont entièrement ensevelies. Reste alors une falaise de 900 mètres de hauteur.

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Vue sur le Mont Blanc.

 Ce qui fait peut être la renommée du lieu, c'est la vue incroyable que l'on peut avoir sur le Mont Blanc les jours de beau temps. Sur la photo en bas à droite on le voit se dessine à côté des deux imposants blocs de roches qui se dressent dans l'Alpette. Souvent comme ce jour là un voile de nuages le couvre légèrement.

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Le mot de la fin.

 Voilà le premier volet de cette randonnée en Chartreuse. Elle figure parmi mes préférées car les paysages sont incroyables, le frisson garantit et les espèces végétales rares et colorées poussent souvent en bord de chemin. Reste désormais à vous présenter le Pinet avec sa vue sur les vallées et ses orchidées tardives.

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mardi 6 octobre 2015

Le jardin en été.

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L'automne est installé, avec lui s'en vont les joies de l'été. J'ai rangé la plupart de mes livres de botanique pour sortir ceux de mycologie. L'ouvrage "Traces d'animaux" des éditions Hachette dans ma besace me voilà parée pour parcourir les bois. Mais avant petit topo sur ce qui c'est passé dans le jardin cet été.

 

L'hespéride du dactyle (Thymelicus lineola).

Cet été nous avons pu observer de nombreux papillons. L'hespéride du dactyle n'est pas le plus impressionnant de tous mais il en n'en reste pas moins le plus délicat. Il affectionne les prairies alpines et subalpines fleuries où se trouve des hautes herbes. Il pond ses oeufs entre la base des feuilles et la tige des plantes.

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Le sphinx du liseron (Agrius convolvuli).

Ce papillonquiporte aussi le nom de sphinx à corne de boeuf est un véritable titan. Ailes écartées il peut avoir une envergure de 12 centimètres et ça trompe peut mesurer 13 centimètres. Cette particulier lui permet d'atteindre le nectar de fleurs à la corolle très profonde comme celles des liserons et des ipomées exotiques.

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Chenilles et autres chrysalides.

Les chenilles sont le stade larvaire des papillons. Parfois elles sont confondues avec des larves de certaines mouches ou de certaines guêpes solitaires qui leurs ressemblent beaucoup. Toutes sont herbivores, enfin presque, on recense quelques rares cas de chenilles carnivores qui attrapent les insectes en se camouflant.

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La Valérie jaspée (Valeria jaspidea).

Autrefois appelé le Jaspe vert, ce papillon colorées est peu commun en France et sur le site de l'INPN n'est pas répertorié en Isère ! On peut croiser sa jolie chenille grise et légèrement poilue sur diverses essences. Les antennes légèrement dentées indiquent qu'il s'agît d'un mâle, celles de la femelle sont entièrement lisses.

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Les prédatrices du jardin.

Les sauterelles et les araignées sont de terribles prédatrices du jardin. Agiles et gloutonnes, elles sont des alliées pour les jardiniers car elles régulent les nombreux insectes qui parfois sont néfastes pour les légumes et/ou fleurs : véhiculeurs de maladies, croqueurs de pousses, grignoteurs de feuilles et autres suceurs de sèves.

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À chaque forêt sa ronce.

Il paraîtrait que chaque forêt sa propre espèce de ronce tant il existe d'espèces, d'ailleurs nombreux sont les botanistes à s'y casser les dents. Hybridations, sous-espèces ... il faut avoir les nerfs solides pour ne pas s'y perdre. Heureusement toutes sont comestibles et cette année elles finiront en liqueur.

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Délice de framboises.

À l'origine sauvages, les framboisiers à force de croisements par l'Homme ont donné une grande variété d'espèces. On trouve des framboises blanches, au goût de cassis, presques noires, roses, énorme ou minuscules. Les framboisiers figurent dans le jardin parmi les plantes favorites des punaises et de leurs larves.

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Travailleuse comme une fourmis ?

Une étude préliminaire semblerait prouver le contraire ! Selon le travail d'un groupe de scientifiques qui ayant marqué puis filmer les quelques 500 fourmis étudiées, presque un tiers serait oisif, attendant que leurs consoeurs fassent le boulot. Reste à savoir si c'est volontaire ou s'il s'agit de guerrières potentielles qui s'économises.

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Échec et mat.

Tout le monde ne profitera pas des plaisirs de l'automne. De fortes et soudaines précipitations ont inondées les galeries de nombreux rongeurs, certains n'ont pas été assez rapide. Ce campagnol des champs (Microtus arvalis) c'est fait fait surprendre par l'orage. Finit pour lui les orgies de fruits, de noix et de pommes.

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Le mot de la fin.

Pas grand choses à dire d'autre, cet été est passé très vite avec mon job de nuit. Il a été très studieux aussi, au programme des livres, des livres, encore des livres ... je veux être au top pour être selectionnée dans l'école où je souhaite faire mon BTSA GPN et surtout, pour trouver un maître d'apprentissage. Motivation !

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lundi 28 septembre 2015

Sortie en montagne 9.

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 Virée au Cirque de St Même. Cette année nous nous sommes prit d'affection pour la Savoie et nous y avons réalisés de nombreuses randonnées. Voici l'une d'elle ... enfin presque ... en effet le Cirque est à la fois en Savoie et en Isère. En son coeur se trouve la source du Guiers Vif qui départage les deux départements.

Une hêtraie enchantée.

Pour parvenir à la source, il faut grimper. Une des spécificité du cite est que rapidement, on passe d'un étage montagnard à l'autre et que l'on peut voir la flore changer, en particulier les arbres. En effet les nombreux hêtres (Fagus sylvatica) cèdent vite la place aux conifères qui s'accomodent mieux du relief escarpé.

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La saxifrage des ruisseaux (Saxifraga aizoides).

C'est une plante assez rare qui fleurit de de juin à septembre entre 600 et 3100 mètres d'altitude. Elle pousse en touffe dans les zones pierreuses et les éboulis, toujours à proximité de l'eau : sources, courts d'eau ou suintements à fleur de roche. Elle a de très nombreux noms comme celui de saxifrage faux aizon.  

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Les fruits des conifères.

 Tiens en parlant de conifères, savez-vous faire la différence entre tous leurs fruits ? Les cônes du sapin blanc (Abies alba) par exemple pointent vers le ciel alors que ceux de l'épicéa commun (Picea abies) pendent vers le bas. Pour s'en souvenir on dira que "ceux du sapin pinent (montent), ceux de l'épicéa pissent (descendent)".

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À défaut de faire le tour du monde, n'en faisons que la moitié.

La raiponce hémisphérique (Phyteuma hemisphaericum) aime les milieux montagnards riches en silice. On la trouve dans les prés comme dans les moraines entre 1300 et 3000 mètres d'altitude.  Sa racine comme celle de la plupart des raiponces serait comestible et aurait un goût mêlant les saveurs de la châtaigne et du panais.

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 La grande astrance (Astrantia major).

 C'est une espèce qui dans certaines régions est protégée. Elle est typique des montagnes et aime se trouver dans les forêt de hêtres et de sapins humides et fraîches. Très rustique elle peut résister à des températures descendant au dessous de - 25°C. De grande taille elle fait parfois plus d'un mètre de haut.

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Les vampires des bois.

 Enfin presque, il s'agît plutôt de mélampyres, des plantes à fleurs semi-parasites qui se nourrissent en partie d'autres plantes dans un premier temps puis de leurs congènéres, d'où leur nom sympahtique. Au Cirque de St Même on peut rencontrer le mélampyre des forêts (Melampyrum sylvaticum) qui est à gauche de la photo  (tout de jaune vêtu) et le mélapyre des bois (Melampyrum nemorosum) qui lui est sur la photo de droite (en jaune et violet).

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Le maître des haies.

Il est plus fréquent de croiser le troène commun (Ligustrum vulgare) dans les villes et les parcs qu'en pleine nature. Pourtant c'est une plante indigène de notre territoire qui s'est retrouvé dans nos jardins pour sa rusticité. Voilà plusieurs siècle que l'Homme cultive cet arbrisseau qu'il nomme parfois bois puant ou frésillon.

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 L'étrange monotrope sucepin (Monotropa hypopitys).

Voilà une bien étrange plante. Le monotrope sucepin est cousin des bruyères et tire sa nourriture des échanges qu'il entretient avec des champignons dans le sol. Comme il ne fait pas de photosynthèse il n'a pas besoin de chlorophylle et est donc de couleur blanche et non verte. Il peut vivre dans les zones de faible lumière.

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 Le bal des orchidées.

 Voici petite série d'orchidées encore en fleurs au moment de la sortie (juillet). Ce n'est pas courant pour certaines de ces espèces mais cela arrive quand elles sont dans des milieux protégés de la chaleur comme c'est le cas. Ici il s'agît de l'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea) qui peut dépasser 80 centimètres.

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 L'helléborine rouge (Epipactis atrorubens).

 Cette orchidée est commune sur les sols et éboulis calcaires et ses fleurs sentent bon la vanille. C'est la plus identifiable des épipactis en raison de sa couleur rouge-pourpre. Elle est protégée dans de nombreuses régions. De toute manière quand on est face à une orchidée, le plus sage est de ne pas la ramasser.

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Un nid sans oeufs ni oisillons.

La néottie nid d'oiseau (Neottia nidus-avis) est une orchidée qui fonctionne comme le sucepin (mychorization) ce qui fait qu'elle a besoin de très peu de ressources. Elle a la particularité d'avoir un réseau racinaire très dense et qui s'enroule sur lui même, formant ainsi une sorte de nid avec un creux douillet en son centre. 

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L'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

 Cette orchidée fait partie de la famille des dactylorhizas qui sont assez difficiles à différencier les unes des autres (c'est même parfois un gros casse-tête même pour les plus agairis). Pour la différencier de de la Dactylorhiza maculata il faut regarder le biotope (plus forestier pour fuchsii) et le label (moins découpé chez maculata).

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Y a pas à dire, ça gère la fougère !

Les fougères comptent parmi les plus vieux végétaux de notre monde. Leur "famille" se nomme Flicophyta. Elles n'ont pas de fleurs et produisent pour se reproduire des spores ou se divisent. Certains au Moyen Âge partaient à la recherche de fleurs de fougère, en posséder une rendrait son propriétaire invisible.    

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Le lis martagon (Lilium martagon).

 Ce très beau lis atteint un mètre de haut. Il est dans de nombreux endroits le symbole de la culture montagnarde, en particulier dans les Alpes. Protégé il est possible néanmoins de le récolter sous certaines conditions spécifiques aux territoires sur le quel il se trouve. Il aime les endroits frais, ombragés et humides.

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 La vulnéraire des Chartreux (Hypericum nummularium)

 Son vrai nom est millepertuis à sous. Chez nous c'estune plante de grande importance, on en tire une liqueur typique d'ici, la Vulnéraire. Elle est endémique des Alpes et des Pyrénées, entre 500 et 2600 mètres d'altitude, souvent dans des endroits pas simple d'accés. Protégée, sa récolte est aussi très réglementée.

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La dryade à huit pétales (Dryas octopetala).

 J'aime le surnom de chênette qu'on lui prête parfois, cela vient de son  nom de dryade. Les dryades dans la mythologie grecs sont des nymphes mortelles associées en particulier aux chênes et plus généralement aux arbres et à la forêt. Timides, certaines protégeaient les pommes d'or du jardin des Hespérides. 

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 Les sentiers de montagne.

 Les sentiers de montagne ne sont pas à confondre avec ceux des campagnes ou des forêts de basse et de moyenne attitude. Ils sont serpentueux, raides et escarpés, parfois instables et/où à fleur de falaise (j'en parlerai dans un prochain épisode) ... bref ils sont redoutables. Il faut un bon équipement pour les aborder.

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Des plantes carnivores dans les Alpes.

 La grassette des Alpes (Pinguicula alpina L.) est une petit plante carnivore à fleurs blanches. On la trouve dans les montagnes eurasiennes en haute altitude, jusqu'à 2600 mètres. Ses feuilles sont couvertes de poils gluants. Quand les insectes s'y posent, ils s'engluent et les feuilles se referment sur eux puis les digèrent.

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Une terrible vénéneuse.

 L'ancolie commune (Aquilegia vulgaris) est considérée comme la plante la plus toxique d'Europe. Cela n'a pas empêché qu'elle soit très appréciée dans les jardins et dans les filtres d'amours, ce qui fut fatal à certains amants et maîtresses. Plante magique, les femmes mâchouillaient ses graines pour se rendre plus attirantes. 

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La délicieuse mauve musquée (Malva moschata, L.).

Ses feuilles sont caractéristiques de l'espèce. On la rencontre partout en France et elle n'est pas difficile dans le choix de son emplacement. Souvent cultivée, elle s'échappe facilement des jardins pour retourner dans la nature. Les fleurs de mauves sont encore utilisées pour traiter et soigner les problèmes de gorge.

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Plantes à découvrir.

 Il reste bien des plantes à découvrir au Cirque de Saint Même comme la parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) à droite et qui est aussi nommée raisin du renard. L'endroit à l'avantage de regorger de vie et de trésors botaniques jusqu'à tard dans la saison avant que la neige et le gel ne s'invitent pour quelques mois.

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 La magie de l'eau.

 Le Cirque de Saint Même est assez fabuleux pour les nombreuses cascades et cours d'eau entourés par des falaises de calacaire de plus de 500 mètres de haut. Issus d'un source, ils deviendront le Guiers Vif et plus généralement le Guiers. On compte quatre cascades principales, ici celle nommée la Pisse du Guiers.

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La Cascade des Sources.

 Bon ce n'est pas elle en photo ici (Grande cascade) mais on presque la deviner. Elle sort d'une grotte creusée par l'eaud ans la roche, grotte dont on peut s'approcher de très prés d'ailleurs. L'endroit est assez sympathique car sur les rochers les moins érodées se sont installés de nombreux végétaux formant des îles.

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 La Grande Cascade.

 Elle porte bien son nom même si elle n'est pas la plus grande. Elle est très impressionnante surtout quand on regarde la taille du personnage de la photo en bas à droite. Il est possible de mettre les pieds dans l'eau glacée et d'aller sous la chute. Là aussi se trouve une riche végétation à la quelle on ne s'attendrait pas.

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 En parlant de mettre les pieds dans l'eau ...

Voici un aperçu de notre équipement pendant que nous nous glacions joyeusement les oreilles dans l'eau à la recherche de petites bêtes. Depuis j'ai écouté la voix de la raison (celle de mon bien-aimé) et je me suis achetée des chaussures de randonnées, surtout après les quelques frayeurs que j'ai pu avoir au Mont Granier.

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Petits monstres.

 Les voilà les bêtes. Elles ne sont pas méchantes et font le bonheur du cingle plongeur  (Cinclus cinclus) qui sont faciles à observer. Cet oiseau unique en son genre plonge sous l'eau pour trouver sa nourriture. Son plumage l'isole du froid, de l'eau et lui donne une réserve d'air pendant qu'il se trouve dans les torrents pour respirer.

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 Démonstration de témérité.

 Les pieds dans l'eau ... j'avoue nous n'y sommes pas restés longtemps, moi en particulier (maximum une dizaine de minutes). Il faut savoir que cette eau sort du ventre de la terre et est restée très longtemps loin du soleil et de ses rayons chauds. De ce fait elle dépasse rarement les 5° degrés ce qui fait peu pour se baigner.

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 La Cascade Isolée.

 Pour le coup j'aurais pu me passer de titre. Cette cascade a formé au court des années et même des siècles si ce n'estd'un ou deux millénaire une cuvette où ça et là se trouvent d'imposants blocs de roches qui ont survécu à la furie des eaux. Il est possible d'admirer le spectacle depuis leur sommet après une rapide escalade. 

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Courageux ?

 Les photos ne le montrent pas vraiment mais l'endroit est très beau car entouré de forêt et de roches qui sont à nues. Un énorme hêtre surmonte le tout et couvre de ses feuillages la petite étendue d'eau limpide et peu profonde visitée par les oiseaux. Reste la question du froid, qui osera s'y plonger ? Le Chat s'y est risqué les pattes.

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 Le mot de la fin.

 Voici un aperçu de la "collections de randonnées de l'été". Il y a fort à parier que nous seront bientôt de retour au Cirque, et si ce n'est pas cet automne ça sera alors au printemps. Néanmoins je me vois mal résister à l'envie d'aller voir les feuilles dorées tomber et être emportées par les eaux turbulentes du Guiers Vifs.

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mercredi 16 septembre 2015

Sortie en forêt 58.

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C'est une sortie dans les bois un peu spéciale que je vous propose aujourd'hui. Cet article est un cumule de plusieurs sorties réalisées pendant l'été et qui a pour but de montrer une petite partie de ce qui nous a été donné de voir et de récolter dans nos coins à champignons. Pour résumer il y a eu quelques poussées mais les plus belles ne débutent que depuis une petite semaine. Elles feront l'objet d'autres articles quand j'en trouverai le temps. De ce fait la forme et le contenu changerons un peu de ce quoi j'ai l'habitude de présenter.

 

Les girolles / chanterelles améthyste (Cantharellus amethysteus).

Les girolles sont des champignons très prisés. Parfumés, leur goût de noisette et de sous-bois les classes parmi les champignons dits nobles. Elles ont l'étonnante faculté d'être insectifuge et ne sont jamais grignotées par les insectes et les vers. Cette propriété est commune au reste de leur famille : les Cantherellaceae.

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Sous les bruyères, les Cèpes de Bordeaux (Boletus edulis).

Les cèpes de Bordeaux sont eux aussi des champignons très réputés et ils se vendent à prix d'or, ce qui ne va pas sans créer quelques conflits en particulier dans les Sud-Ouest où les cèpes sont un véritable manne. Malheureusement il est vite sujet aux vers, il est alors préférable de le récolter jeune sous forme de bouchon.

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Les amphibiens des sous-bois : grenouille et salamandre.

Quand la pluie tombe dans les bois, on peut trouver une foule d'animaux que l'on penserait plus prédisposés à vivre dans une mare qu'en forêt. Pourtant ces deux là sous plus courant dans les zones boisées. La salamandre tachetée (Salamandra salamandra) et la grenouille agile (Rana dalmatina) peuvent parfois se croiser.

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La plante des cieux, l'angélique sylvestre (Angelica sylvestris).

L'angémique sylvestre nommée aussi angélique des bois aurait, selon les croyances populaires, aurait été apportée aux hommes par un ange qui l'aurait tout d'abords confié à un moine pour soigner la rage, lutter contre le Diable, la peste et les démons mais surtout protéger les enfants bien qu'elle soit abortive. 

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Prédatrice des airs, la libelluele, l'aeshna bleue (Aeshna cyanea).

Parfois on fait de jolies découvertes. Cette pauvre libellule, une aeshna bleue femelle (qui pour le coup est vert) porte encore les traces du bec d'oiseau qui lui a été fatale en lui perforant le thorax. Les libellules sont des prédatrices féroces qui n'ont pas peur de l'homme et s'approche parfois de lui. Celle-ci a fini dans ma collection.

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Le clitocyne en entonnoir (Infundibulicybe gibba).

 Le clitocyne en entonnoir est un petit champignon, moyen bon pour certains, plutôt remarquables pour d'autres, qui s'accomode aussi bien des forêts mixtes de moyenne montagne comme celles de feuillus des plaines ou de résineux en montagne. On ne garde que le chapeau le pied étant bien trop élastique sous la dent.

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Un nom pour des milliers d'espèces : champignon.

Les champignosnsont un ordre à part entière qui n'est ni animal, ni végétal. Il regroupe quatre familles distinctes : les Mycetozoa qui sont des êtres unicellulaires réunis en groupe, les Chytridiomycota qui sont archaïques et souvent parasites, les Oomycota qui sont aquatiques et les Mycètes dont font partis les champignons que nous consommons. Ils en existeraient plus de 5 millions d'espèce mais nous n'en connaissons que 100 000 actuellement.

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Après l'effort, le réconfort !

Sortie en amoureux fructueuse ! Nous rentrons avec un poignées de girolles (Cantharellus cibarius), quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et un bon paquet de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides). Ces champignons finiront en omelette mais pour le moment c'est la pose de 10h avec un bon Saint Félicien.

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Un peti géant, le lactaire velouté (Lactarius vellereus).

Ce champignon semble bien petit et pourtant, en fin de vie il peut atteindre des proportions énormes. Le lactaire velouté est l'un des plus grands lactaire si ce n'est le plus grand de tous, du moins en Europe. Il est d'autant plus impressionnant quand il pousse en formant de larges rondes de sorcière. C'est un piètre comestible car très âcre.

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Lutter contre les idées reçues : il existe bien des russules toxiques.

On peut voir écrit ici et là, sur des forums, dans des livres, sur des sites de passionnés très populaire ou même facebook qu'il n'existe pas de russules toxiques et qu'au pire on risque de manger un champignon un peu âcre. Hé bien c'est faux et c'est même dangereux comme affirmation ! Pour ne siter que quelques espèces qui peuvent provoquer des troubles graves : la russule émétique (Russula emetica), la russule du bouleau (Russula betularum) et la russule grisonnante (Russula griseascens). Vous voilà désormais avertis. 

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Petits monstres des bois.

Les arthropodes regroupes de nombreuses familles. À gauche, une superbe épiaire diadème (Araneus diadematus) qui se repose sur les feuilles d'un chèvre-feuille après avoir fait une belle prise. À droite un bousier, Trypocopris vernalis, qui comme tous les bousiers aime faire des boules des déjections pour y pondre.

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L'arbre mort, une incroyable source de vie.

Quand on croise un arbre mort, on se dit souvent qu'il serait bon de le faire couper voire tomber en fonction de son état. Et pourtant, ce sont des lieux qui grouillent de vie et sans les quels de nombreuses espèces animales et végétales ne pourraient pas se développer et se nourrir. Les pics et les lucarnes en sont l'exemple.

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Le mot de la fin.

Il n'y a pas plus à dire pour ce petit article. Cette nouvelle forme de rédaction me plaît beaucoup, la lecture est plus fluide, je peux plus facilement sélectionner les photos que je veux, on sait de suite de quoi on parle ... bref il se pourrait bien que je l'adopte pour vous conter nos prochaines sorties qui sont très nombreuses.

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lundi 10 août 2015

23éme journées des plantes au Jardins d'Albertas (13)

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Le 23, 24 et 25 mai 2015, il s'est tenue dans les jardins d'Albertas (classé jardin remarquable) à Bouc-Bel-Air dans les bouches du Rhône, la 23ème exposition-vente de plantes rares et méditerranéennes. Il fait beau, il fait chaud, il y a beaucoup de choses à voir ... bref c'est parfait hormis peut être le prix d'entrée ...

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Parmi les exposants, des fleuristes, des pépiniéristes mais aussi des créateurs de mobiliers, des artistes, des potiers, des sculpteurs ou encore des producteurs et des libraires. Tous sont nombreux et viennent parfois de loin comme de Belgique, de Paris ou du Sud de l'Italie. On croise même quelques isérois.

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En parlant d'Isère, nous tombons sur une sympathique association, Les croqueurs de pommes, que nous avons pu rencontrer au printemps de cette année (ICI) sur une autre foire aux plantes rares à Réaumont. Passionnés, ils ne manquent pas de faire quelques démonstrations de leur savoir. Ils sont présent partout en France.

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Le protée Petit Prince (Protea cynaroide little prince) est originaire d'Afrique du Sud. Difficile à cultiver et à maintenir sous nos latitudes, il offre une floraison exceptionnelle d'avri à octobre. Il tient son nom de la figure mythologique grec Protée, le fils de Neptune. C'est aussi le nom d'un animal rare, le protée anguillard. 

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Quelques belles illustrations d'une artiste de renom ont prit place sous le pavillon. Parmi les 160 exposants c'est l'un des stands qui nous a le plus plut. Ses illustrations sont utilisées dans les tribunaux quand des botanistes se disputent la découverte d'une plante pour décider si celle-ci est une nouvelle espèce ou non.

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Voilà une autre belle plante originaire d'Afrique du Sud, le "Leucospermum mardi gras tricolor". Il est très fragile, supporte mal le froid et les gelée, préfère les bords de mer et ne craint pas la canicule. Sa présence est tout à fait justifiée dans l'exposition, le sud de l'Afrique du Sud ayant un climat de type méditerranéen. 

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Les jardins d'Albertas sont des jardins à la française, c'est à dire très travaillés par l'Homme. Il présente des haies et des taupières de buis, des fontaines et des statues. Construis en 1650, il était autrefois rattaché au château de Marc Antoine d’Albertas dont il ne reste aujourd'hui que quelques ruines anciennes.

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De nombreux titres sont attribués lors de ces trois jours aux meilleurs stands. Ainsi le prix du plus beau stand revient à la Pépinière Le Gac, celui de la rareté végétale à Nature et Tropiques, celui de la diversité au stand des roses anciennes du Jardin de Talos et le prix de l’originalité pour l’environnement de jardin à Vanina Mercury.

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Parmi les libraires, certains proposent des livres d'exceptions. Des ouvrages vieux de plusieurs siècles et coûtants plusieurs centaines d'euros. Ils ont été réalisés par les pères de la botanique moderne et actuelle. Certaines plantes ont changé de nom bien des fois, d'autres ont gardé ceux qu'elles avaient d'origine.

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Bref, il y avait bien des espèces colorées et parfumer à découvrir. Certaines n'avaient pas encore été présentées au public, d'autres commencent à devenir peu à peu courantes dans les jardins et chez les fleuristes. Il s'agît bien souvent d'espèces anciennes oubliées ou de plantes exotiques exigeantes et fragiles.

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Voilà de quoi occuper un après midi. L'an prochain l'expo se tiendra de nouveau. Accessible facilement
en voiture, le jardin l'est tout autant en bus depuis Marseille et Aubagne où il ne faut pas compter plus de
de 3 ou 4 euros pour faire le voyage aller-retour. En somme, une foire à visiter.

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jeudi 6 août 2015

Sortie en campagne 3.

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 Départ pour le Sud, dans la campagne. Entre le village de Sault et celui de Forcalquier, il y a une large gamme de végétaux à découvrir. Il fait chaud, le soleil brûle l'herbe et les pelouses. C'est dans ces conditions que l'on peut admirer quelques plantes typiques de la région ou communes mais résistantes à ses conditions assez extrêmes. La faune se fait discrète, préfèrent sortir entre le crépuscule et l'aube pour être au frais et éviter de se fatiguer.

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Les plantes grasses (famille des Crassulaceae) sont bien adaptées à ses conditions. Leurs feuilles épaisses et étalées sur le sol leur permet de garde leur eau et de lutter contre son évaporation. On peut citer comme plantes ayant ce mode de fonctionnement l'orpin blanc -Sedum album (1), le nombril de Vénus - Umbilicus rupestris (2), la joubarbe des toits - Sempervivum tectorum (3) et l'orpin à feuilles épaisses - Sedum dasyphyllum (4).

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Le centranthe rouge (Centranthus ruber), porte aussi les noms delilas d'Espagne et de valériane rouge ce qui peut être trompeur car il n'est ni l'un ni l'autre. C'est une plante originaire du pourtour méditerranéen qui aime les zones chaudes et ensoleillées comme les éboulis. Elle est commune dans le sud de la France.

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  L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) est une jolie orchidée qi bénéficie d'une protection à l'échelle européenne. C'est une plante de pleine lumière qui fuit les sols acides et préfère ceux à être plutôt secs et pauvres en humus. On la rencontre dans le centre et le sud de l'Europe, dans le nord de l'Afrique.

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 Voilà une drôle de graine. Ce n'est ni une fantaisie de la nature, ni un produit de l'Homme, ceci est une cosse qui contient les graines de la luzerne orbiculaire (Medicago orbicularis). Cette petite luzerne aux fleurs jaunes est communes dans la moitié sud de la France et aime les cultures comme celle des oliviers.

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Comme le soleil du Sud, la flore et la faune de la campagne sont d'un jaune rayonnant. Le mélilot officinal - Melilotus officinalis (1 et 2) est une plante médicinale. Elle attire des insectes comme ce papillon aux ailes marbrées de noir (3). On trouve aussi du genet d'Espagne (Spartium junceum) qui est toxique (4).

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  Le pallénis épineux (Pallenis spinosa) n'est pas très haut et a pour particularité d'être recouvert de poils. On ne le trouve en France que dans le Sud, en particulier sur la côte méditerranéenne. Il aime les lieux exposés au soleil, secs et ayant un climat chaud. Même s'il apprécie le climat marin il ne supporte pas le sel.

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 Voilà un Rouvet blanc (Osyris alba) bien dense et surtout aux fleurs ... jaunes qui sont parfumées. C'est un arbuste dioïque, ce qui veut dire qu'un plant est soit mâle, soit femelle. Il s'agit ici de fleurs mâles car nombreuses et groupées. Typique du sud, il fleurit de mai à juillet et donne des baies rouges non comestibles.

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 Restons dans la thématique des plantes à fleurs en grappes avec ces quatre photographies. 1 : Inconnue. 2 : le sureau noir (Sambucus nigra L., 1753) aux baies délicieuses. 3 : Pyracantha (Pyracantha coccinea) qui menace l'environnement. 4 : L'aubépine (Crataegus) aux étamines noires et au doux parfum.

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  Le marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum) est originaire ... de Grèce et de Bulgarie. Il tient son nom au fait que l'on pensait autrefois en Europe que ce joli arbre qui ornait déjà les parcs venait d'Inde. C'est John Hawkins qui dans les années 1700 découvre sa véritable provenance. On le plante en France depuis le XVIe.

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 Petite vue sur le village de Forcalquier et ses vielles pierres. Le soleil tape dur ce qui nous permet d'admirer les pertuis de ce millepertuis perforé (Hypericum perforatum L.), chose que l'on rencontre chez de nombreux millepertuis. Seul celui-ci est reconnu comme médicinal mais a de nombreux effets secondaires.

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 C'est le bal des punaises et des escargots ! 1 : Un adorable hélice de Pise (Theba pisana) typique du sud. 2 : Un escargot turc (Helix lucorum) très invasif. 3 : Une punaise diabolique (Halyomorpha halys) pas satanique pour un sous. 4Hadrodemus m-flavum qui se reconnaît à son M blanc sur fond noir.

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  Petit passage à la célèbre librairie "Le Bleuet" qui bénéficie d'une belle réputation à l'échelle nationale. Elle a été sauvée de la faillite après avoir tenté de concurrencer Amazone en s'offrant un immense entrepôt et en tentant de spécialiser dans la vente de livres d'ocassion en ligne. Notre pauvre porte feuille a souffert.

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 Penchant nous un court instant sur ces fabacées. 1 : Le trèfle des prés (Trifolium pratense L.) dont le nectar plaît aux enfants. 2 : Le sainfoin cultivée (Onobrychis viciifolia). 3 et 4 : Trèfle inconnu, peut être incarnat mais avec de gros doutes. La botanique c'est ça, peu de certitudes, beaucoup d'interrogations.

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 La mélitée du mélampyre (Mellicta athalia) comporte de nombreuses sous-espèces. C'est un papillon qui contrairement à son nom ne pond pas que sur les mélampyres bien qu'ils restent ses hôtes préférés. Les plantains, les digitales, les véroniques ou encore certaines linaires peuvent abriter leurs chenilles.

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 Bref, un chouette weekend dans le sud, malgré la chaleur. Il est toujours plaisant de rencontrer des espèces aux quelles on est pas habitué, sans parler des vieilles pierres, des jardins parfumés,des champs de lavandes et du champs des cigales. Une carte postale grandeur nature, avec le couché de soleil en prime.

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jeudi 16 juillet 2015

Sortie dans les marais (4).

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 Qu'il fût long cet article et pour cause, me voilà revenu de mon séminaire à Autrans. L'aventure fût riche et pleine d'émotions mais cela sera l'objet d'un autre article. Je me suis aperçue que mes billets me prenaient trop de temps et qu'ils étaient trop denses, celui-ci est le dernier du genre, le changement c'est maintenant !

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 Sortie dans le marais ou plutôt dans le tourbière de l'Herretang (encore elle !) en amoureux. Une partie des photos que vous voyez ici sont celles de mon compagnon, Thomas alias le Chat, pour qui le génie de la photographie a trouvé l'idée de se poser sur son épaule plutôt chouette. Une lumière tamisée vient parfaire le cadre.

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 Pour rappel la tourbière de l'Herretang est une tourbière située sur la commune de Saint Laurent du Pont et de Saint Joseph de Rivière qui faut jadis utilisée par les hommes pour la pâture, la fauche et l'enrichissement des sols. Ce type de biotope est rares et accueil de nombreuses espèces peu communes.

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 Les fougères figurent parmi les premières plantes apparues sur terre. Issues des algues elles colonisent peu à peu les sols. De cette héritage marin certaines espèces garderons les spécificités de leurs lointaines ancêtres, à savoir l'impérieuse nécessité d'avoir de l'eau à proximité pour disséminer leurs spores.

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 Ils sont peu les champignons à pousser en cette période (mai) et encore plus dans ce type de milieu mais le sol riche en humus permet à de nombreuses moisissures de s'épanouir. Les champignons jouent un rôle majeur dans la nature par leur action, ils ingèrent les matières mortes et réinjectent les nutriments dans le sol.

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 La prêle des marais (Equisetum palustre) présente ses tiges fertiles. Ni fleurs ni fougères elle aussi rémonte à une époque antèrieure à celle des dinosaures. La grande mode de l'alimentation dite "naturelle" entraîne quelques drames avec cette plante, en effet seule la prêle des champs est comestible à petite dose.

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Le géranium Herbe à Robert (Geranium robertianum L. subsp. robertianum) est une plante qui dans la pharmacopée européenne possède une riche histoire. Certains médecins antiques le prescrivaient pour presque tous les maux. Riche en tanins, il est aussi diurétique et semble efficace contre les hémorragies.

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 Pas facile d'identifier les escargots en particulier ceux desbois, pour ceux-ci je n'ai pas réussi. En France il existe beaucoup d'espèces endémiques et/ou menacées. Leur identification repose sur la forme de la coquille, sa taille et sa forme mais aussi sur le régime alimentaire de la bête et sur son milieu de vie.

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 Horreur, sans le vouloir nous avons déterré les oeufs d'un gastéropode en soulevant un bout de bois mais pas de panique, ceux ci ont été remis en terre. Les escargots sont hermaphrodites, c'est à dire mâle et femelle en même temps. Après s'être accouplé, chaque partenaire pourra pondre jusqu'à une centaine d'oeuf en naissain. 

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 L'ambrette commune (Succinea putris) est un petit escargot commun qui apprécie les végétaux humides et les zones souvent inondées ou entourées d'eau stagnante. On le reconnaît la plupart du temps à sa coquille fragile et translucide.Il vit environs 3 ans et pour passer l'hiver hiberne dans le sol ou sous les feuilles mortes.

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 L'escargot de Bourgogne (Helix pomatia) est l'espèce d'escargot la plus consommée en France. Devenu rare par endroits, il est interdit de le ramasser du 1er avril au 30 juin. Actuellement les escargots vendus dans le commerce viennent soient des quelques élevages français, soient des pays de l'Est (le plus fréquemment). 

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 L'escargot des bois (Cepaea nemoralis) se caractérise par la grande variabilité de forme et de couleur que sa coquille peut prendre. On peut facilement le confondre avec l'escargot des forêts et l'escargot des jardins. On le rencontre partout et parfois à de très hautes altitudes, jusqu'à 2200 mètres d'altitude dans les Pyrénées.

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 L'ail des ours (Allium ursinum) est sur la fin de sa floraison. Mangée à toutes les sauces elle est devenue rare dans certaines régions où elle est protégée. Au Moyen Âge on pensait que les femmes qui en portait dans leurs habits protégeaient ainsi leurs enfants à naître des maladies et des mauvais sorts.

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 La cardamine amère (Cardamine amara) est une plante à fleurs qui aime avoir les pieds dans l'eau et l'ombre des aulnes et des bouleaux au dessus de sa tête. Elle est utilisée comme salade piquante. Elle pousse avec diverses plantes aquatiques comme la renoncule aquatique (Ranunculus aquatilis) - en bas à gauche.

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 Le patineur (Gerris lacustris) est appelé souvent à tord araignée d'eau alors qu'il s'agit d'un insecte. Il appartient à la famille des punaises. Il a la capacité de marche sur l'eau grâce aux poils hygrophobes du bout de ses pattes. Carnivore il chasse les insectes et larves à la surface de l'eau qu'il saisie avec ses pattes avant. 

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 La consoude officinale (Symphytum officinale) est une plante qu'il faut consommer avec modération en raison des alcaloïdes qu'elle contient. On la trouve depuis toujours dans les jardins de curés et dans la pharmacopée européenne. C'est en engrais végétal et en purin qu'elle est le plus utilisée en raison de sa teneur en minéraux.

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 Les jeunes pousses et les petites feuilles sont ciselées dans les salades, les feuilles plus coriaces sont pannées dans dela chapelures puis pannées dans de la chapelure et du beurre, elles prennent ainsi un petit goût proche du filet de sole. On peut aussi les cuisines comme des épinards ou les ajouter à la soupe.

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 La berce commune (Heracleum sphondylium) possède de nombreuses vertus mais peut être dangereuse pour les personnes fragiles en entraînant des brûlures sévères de la peau quand celle-ci a été mise en contact avec la plante. Jusqu'à peut les pousses étaient utilisées comme légumes accompagnant les viandes.

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L'alliaire officinale (Alliaria petiolata) monte en graine, il n'est plus temps de le ramasser. Les jeunes feuilles se cuisine bien en particulier dans les salades où elles apportent un léger goût d'ail très agréable en bouche. C'est une médicinale qui est diurétique qui en cataplasme serait, fraîche, plus ou moins antiseptique.

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Pas simple de reconnaître les arbres quand ils sont jeunes, les feuilles sont parfois très différentes des arbres arrivées à maturité. Chênes, cerisiers, aulnes ... pas simple de les reconnaître au premier coût d'oeil, je dois avouer que les arbres ce n'est pas mon fort. Mais j'ai l'espoir que ma bibliothèque me viendra en aide. 

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Les "boutons d'or" sont des fleurs pouvant appartenir à de nombreuses espèces de renoncules de couleur jaunes (on en compte jusqu'à 27 espèces en France). Dans la famille des renonculacées à la quelles ils appartiennent on trouve plus de 1500 espèces dont la plupart pour ne pas dire tous sont relativement toxiques.

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 Dur la vie des demoiselles (Zygoptera). Ces petites libellules sont de terribles chasseresses qui ont un vol rapide, une vue perçante et des mandibules assez terribles. Malheureusement elles sont la proie de nombreuses espèces animales comme avec cette épeire diadème (Araneus diadematus) à la large toile.

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 Le chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) est une liane qui est commune dans les bois et zones humides en Isère. Il s'attache aux plantes alentours sans leur causer de dégâts. Il donne de très belles fleurs au parfum puissant et des petites baies très appréciées des oiseaux mais toxiques pour les humains.

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 J'adore le sureau noir (Sambucus nigra) qu'il ne faut pas confondre avec le sureau Hièble qui est toxique et le sureau rameux/rouge dont les fruits peuvent être indigestes si mal préparés. On le reconnaît aux "pustules" présents sur son bois, à ses fleurs qui pointent vers le ciel et ses grappes de fruits noires tombantes.

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 Son bois creux une fois sa moelle retiré peut être utilisé comme le faisait les grecs antiques comme flûtes mais aussi comme seringue à eau, comme flûte de Pan ou encore comme moulin à eau. Attention néanmoins, toutes les parties de la plantes sont plus ou moins toxiques sauf sèches ou cuites comme les baies.

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 Le cardinal à tête rouge (Pyrochroa serraticornis) est un sympathique insecte chez qui il est facile de reconnaître les mâles. Ceux-ci ont des antennes très dentées alors que les femelles présentes des antennes presque lisses. Avec ces quelques informations il ne vous est plus difficile de voir où sont les dames sur ces photos.

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 La cantharide commune (Cantharis fusca) est ... commune ou plutôt l'était. L'emploie de certains produits en particuliers d'engrais chimiques et de pesticides causent sa perte en détruisant les population de cet insecte mais aussi celles des proies qu'il chasse. On le distingue à la tâche rouge sur son plastron. 

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 La Renarde a son fruit ! Le raisin de renard nommé aussi parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) porte se drôle de nom en raison de son ancienne utilisation supposée comme poison pour se débarrasser des renards qui, il fautl'avouer, n'ont jamais eu très bonne presse. Cette plante aime les zones ombragées humides.

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 Les tipules sont des insectes souvent associés aux araignées d'eau à tort. Ils pondent des larves semblables à des asticots qui se nourrissent dans le sol des racines des plantes. Malgré leur morphologie ce ne sont pas des moustiques et vue leur taille c'est fort heureux ! Chez les femelles les antennes sont peut développées.

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 On compte de nombreusesespècesde saules, le plus connu étant le saule blanc (Salix alba) dont on tire l'un des dérivés de l'asprine à travers son écorce. Les saules comme le bouleau sont des arbres dit colonisateurs, c'est à dire qu'ils sont les premiers à s'implanter dans les friches, en particulier celles qui sont humides.

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 La bugle rampante (Ajuga reptans) est une plante à fleur assez commune que l'on trouve partout en Europe. C'est un très bon couvre sol dans les zones humides et lègèrement acides qui a été décliné en de nombreuses variétés dans le domaine de l'horticulture. Elle résiste à des températures de -25°C voire plus !

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 Le compagnon rouge (Silene dioica) n'est pas une appellation du parti communiste français mais un silène relativement commun par chez nous connu sous le nom de silène dioïqe. Comme la bugle rampante il aime les zones fraîche, de préférence les bords de bois et les lisières humides mais aussi les marais.

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 Décollage. Avec les graines des érable, les aiels des libellules ont été l'un des principaux éléments naturels étudiés les hommes pour inventer les hélicoptères. Leurs ailes mobiles et s'inclinant dans tous les sens ont inspiré les ingénieurs pour la conception des pâles qui permettent aux engins de se maintenir dans le ciel.

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 Cette jolie plante est une laîche, plus précisément une scirpe des bois (Scirpus sylvaticus) sur le point de s'ouvrir. A maturité les fleurs prendront des teintes brunes et présenteront des plumets duveteux blancs. On la trouve dans les zones humides comme les rosières et les aulnaies. Elle peut atteindre jusqu'à 1,20 mètres.

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 Désormais il y aura un peu plus de photos de nous (Renarde et Chat compris) mais aussi des personnes
qui fotn mon quotidien et de mes rencontres pour rendre le blog plus vivant et plus parlant.

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 La tourbière propose des panneaux interactifs pour petits et grands pour informer sur la diversité de ce milieu
rare qu'il est urgent de protéger. L'été des guides natures, sous réservation, propose des visites gratuites.

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  On pourrait croire qu'il s'agît du chèvre feuille des bois vu plus haut mais en réalité la plante présentée ici est une morelle douce amère (Solanum dulcamara). La plante entière est toxique car c'est une solanacée, il paraît que les fruits bien mûrs seraient comestibles mais je ne m'y risquerais pas bien que curieuse.

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 Le fraisier des bois (Fragaria vesca) offre en début d'été de belles fleurs blanches mais aussi de délicieux fruits dont il faut se méfier. Ici dans le quart sud-est se trouve la maladie du renard, l'echinococcose alvéolaire, qui s'attrape en mangeant des fruits souillés par les déjections de renards mais surtout de chien et de chats infectés.

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 La langue de serpent (Ophioglossum vulgatum) est une drôle de plante assez rare qui appartient aux fougères. On la reconnaît à sa fronde qui ressemble à une langue d'où son nom peut commun. Elle aime les sols pauvres, de préférence calcaires et surtout humides. Dans la tourbière ce type de milieu ne manque pas.

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 Le cresson de terre (Barbarea verna) est une plante qui pousse dans les zones humides, les friches et les bords de chemins. Il est courant sur presque la totalité du territoire français. Il aime les sols argileux, exposés au soleil et très riches en matière organique. La tourbière est un lieu parfait. Merci Laura.

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 La pâquerette vivace (Bellis perennis) est une petite pâquerette commune très rustique que l'on trouve de partout est presque toute l'année. Elle se plaît dans de nombreux types de milieux. A savoir, un pétale blanc = une fleur femelle et une "boule" jaune qui compose le coeur = une fleur hermaphrodite ... une découverte pour moi.

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 Bref, c'est aussi un endroit plein de poésie mais aussi de mystère, prenez l'auto greffe de l'arbre en haut à droite, il s'agît d'une branche qui sort puis entre à nouveau dans l'arbre. Regarder à travers permettrait de voir le monde magique des fées et des lutins. Tentez votre chance pour accéder à leur monde !

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 La grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) est la plus grosse grenouille d'Europe ou du moins, indigène à ce territoire. Chez cette espèce les plus grands indivius sont toujours des femelles qui peuvent atteindre parfois 13 centimètres. Commune en Rhône Alpes et dans le Sud-Est, elle se fait rare voir absente ailleurs.

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 Il semblerait qu'il s'agisse ici d'une espèce de viorne indigène, naturalisée en plusieurs endroits dans la tourbière ce qui pose problème car elle entre en concurrence avec d'autres espèces locales qui peuvent s'averer être rares et menacées. L'un des soucis majeurs de la perte de la diversité vient des espèces invasives.

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 Au bords d'un petit pont qui passe sur l'eau se trouve un cadre magnifique : une eau très claire dans la quelle
dansent des algues vertes. Au dessus des fougères poussent sur un tronc mort moussu, trop beau !

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 Pour reconnaître une violette il faut regarder pas mal de détails comme l'éperon, les feuilles et les pétales : formes, couleurs et parfum. Ici il s'agît, je pense, de la violette des bois (Viola reichenbachiana) au parfum discret et aux feuilles en forme de coeur. On la rencontre partout, souvent en forêt ou dans les bosquets.

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 L'oreille de Judas (Auricularia auricula-judae) est un champignon qui se rencontre le plus souvent sur les vieux sureaux dont l'écorce est tombée et les bois morts des noyers. C'est exactement le même champignon que le champignon noir chinois très populaire dans la cuisine asiatique. Un vrai délice dans les soupes.

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 Le populage des marais (Caltha palustris) appartient à la famille des renoncules. Toxique elle est pratiquement la seule espèce représentant son genre avec, à l'exception, deux sous espèces connu dont une en Iran. Elle pousse jusqu'à de très hautes altitudes, toujours dans des zones humides où l'eau ruisselle.

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 Les sangsues (Hirudinea) sont devenues rares en France, on le sait peu mais elles sont protégées. L'asséchement des marais, les produits chimiques et l'augmentation des températures leurs sont fatales. Elles furent longtemps utilisées dans la médecine et désormais elle font leur retour dans les hôpitaux.

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 Il a encore bien des choses à voir mais je vous laisse le plaisir de voir par vous même. Des cheveaux
camaraguais et des vaches aubracs sont élevés dans la tourbière pour maintenir les pelouses rases. 

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 La tourbière se trouve au pied du massif de Chartreuse, elle bénéficie ainsi d'une arrivée d'eau continue depuis les montagnes. Dans les prochians jours (ou mois ...) à venir je prendrai plaisir à vous conter notre sortie au Granier et au Pinet à plus de 1700 mètres d'altitude ... et ma grosse frousse du sentier ...

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 Voilà, pour finir une colchique d'autmne en bouton et quelques fleurs d'aubépine (arbre que j'aime énormément pour sa beauté, son parfum et ses vertus). C'est une ballade superbe, accessible à tous et pleine de charme à faire au moins un fois quand on est du coin,de préférence quand il fait frais pour voir des animaux.

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mardi 5 mai 2015

Rencontre.

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 Rencontre en Savoie entre passionnés et amoureux de la Nature au petit Nice, charmant camping que je recommande chaudement. Installé sur la commune de Saint-Martin-la-Chambre (voilà un nom qui ne s'invente pas), il offre un panorama exceptionnel sur les montagnes enneigées et un cadre de vie reposant et bucolique.

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 Nous voilà une petite dizaine réunis tous ensemble pour partager, élaborer et définir notre projet. Une belle balade ponctue le week-end. Parfaite pour mieux se connaître, elle a été riche en découverte. Pour ma part elle a aussi ravivé les souvenirs que je peux avoir de la montagne et surtout de la haute montagne.

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 La primevère élevée ou primevère des bois (Primula elatior) aime les bois calcaires. Les jeunes feuilles et les fleurs se dégustent en salade. Douces, elles sont en tisane adoucissantes et calmantes en particulier dans les cas de toux grasse. La plante entière (feuilles, tiges, racines etc.) est diurétique.

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 Adorable hellébore fétide (Helleborus foetidus). Plante toxique, elle fût utilisée autrefois pour soigner la folie et les intoxications du bétail. Elle porte les noms poétiques de pattes de griffon, rose de serpent, griffe de lion ou de mord au Diable. Plante de sorcellerie, elle entrait dans la composition d'elexirs et de poisons. 

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Voici une pousse de grande gentiane ou gentiane jaune (Gentiana lutea). Plante de montagne très robuste, elle peut vivre plus de 70 ans et ne fleurit qu'aubout de 10 à 12 ans. Très utilisée pour réaliser des eaux de vie et des liqueurs comme la Chartreuse, sa récolte est réglementée car la plante ce fait rare. 

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1 : Plante encore non identifiée.
2 : Orchidée, peut être orchis mâle (Orchis mascula).
3 et 4 La renouée bistorte (Bistorta officinalis) est une plante qui a longtemps été utilisée comme légume en temps de disette. Le bulbe est comestible cuit ou cru mais très amer sauf si cuisiné et préparé dans plusieurs eaux et les jeunes poussent sont comestibles en salade. Son usage en médecine populaire est ancien.

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 Le  crocus printanier (Crocus vernus subsp. albiflorus) est une plante à fleurs de montagne qui apparaît à la fonte des neiges sur les prairies alpines. On en trouve une grande variété dans les jardins qui sont issue de l'horticulture et sont parfois bien différents des espèces dites sauvages. Ilne faut pas le confondre avec le safran.

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Le leptopore brulé (Bjerkandera adusta) est un champignon parasite qui s'installe le plus souvent sur les feuillus, parfois sur les conifères mais toujours sur les arbres vivants. Il est très commun et se rencontre aussi bien sous sa forme traditionnelle ou morte et pourrissant comme c'est le cas ici.Ildevient plus dur à déterminer.

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Le polypore d'Hiver (Polyporus brumalis), est un petit champignon qui se développe de manière isolée sur les branches mortes des feuillus. On le rencontre en général en Automne et parfois en Hiver si le gel ne fait son oeuvre. Comme nous somme en haute montagne, il est possible de le rencontrer plus tardivement.

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 Les cours d'eau de montagne sont connus pour leur débit irrégulier et la force incroyable dont ils peuvent faire preuve. Cela vient du fait qu'ils sont engrandepartie alimentée par la fonte des neiges qui en fonction du temps peuvent être importantes et imprévisibles. La faune et la flore qui y vivent sont définies comme torrenticole.

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 Mais qu'est ce donc ? Un vieux chew gum ? Un ver gras et dodu ?Rien de ça, il s'agît ici d'un fuligo rose (Fuligo septica var. rosea) naissant. Ce n'est en réalité ni un animal, ni un champignon et encore moins un végétal ... ce qui laisse sa classification en suspend. On le trouve le plus souvent sur le vieilles souches. Il est rare.

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 Plaisir d'enfance, la neige ! Arrivés au lac du Loup nous pouvons mettre les mains dans celle-ci et en faire quelques boules. Dieu comme c'est agréable et le paysage en vaut le détour ! Des cimes blanches à perte de vue s'offrent à nous et la pelouse est tapie de crocus, on ne peut pas réver mieux pour une première rencontre.

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L'hydne cure oreille (Auriscalpium vulgare) est une petit champignon assez commun en montagne en automne et au printemps qui pousse sur les cônes des pins. Il appartient à la même famille que le pied de mouton. Sa petite taille, sa couleur, son lieu de pousse et le fait qu'il puisse se couvrir d'algues et de mousses le rendent discret.  

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 Le Crapaud commun (Bufalo bufalo) est en pleine saison des amours dans ce lac de montagne. L'alltitude et les températures ont retardé la période de reproduction. C'est le plus grand crapaud de France, 12 cm pour la femelle et 18 cm pour le mâle. Ils peuvent vivre plus de 35anshormis s'ils servent de repas à un prédateur.

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 Voià un lycoperdum non identifié. Cette famille de champignons se reconnaît aisément. Ils forment des sacs remplis de spores qui à maturité éclatent pour libérer la précieuse semence. Les enfants et les plus grands se plaisent à les écraser en forêt. Acte ludique, certaines espèces possèdent des spores toxiques. Prudence.

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 Voilà un court article qui en quelques clichets résume ce beau weekend.
A refaire de toute urgence.

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lundi 27 avril 2015

Sortie en forêt 56.

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Sortie aux morilles dans les forêts de vieux sapins pectinés (arbres hôtes des morilles coniques) du Parc de Chartreuse. Avec moi Nathan du forum Tachenon et grâce à qui nous avons pu bien remplir notre panier ! Mille mercis à lui pour son courage face à mes bavardages incessants !  Belle récolte malgré le sol sec.

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Voilà 22 beles morilles coniques (Morchella conica). De petites tailles (maximum une douzaine centimètres), elles figurent parmi les espèces les plus courues par les ramasseurs ! Cette ballade est l'occasion de faire un court reportage photo sur le milieu dans le quel nous ramassons les précieux champignons.

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Petit rappel avant toute chose, les morilles quequ'elles soient méritent une longue cuisson. De plus rares, es morilles coniques subissent le contre coût de leur succès. Même si cela peut sembler bête, laisser quelques individus, âgés de préférences, permet à l'espèce de repeupler les bois et de faire de futurs belles cueillettes.

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Alors quel biotope ? Pour faire simple : un sol calcaire et humide, un bois en pente, de la mousses, quelques hêtres, des vieux sapins pectinés, du lierre grimpant... bref tout un éco-système. Et comme indice ? des crottes de chevreuils ou de blaireaux. Cela semble surprenant mais il semblerait que les morilles poussent dans les zones visités par les animaux, en particulier le bords de chemins que leurs passages forment dans la végétation.

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Un peu plus haut en montagne on peut croiser un autre bon comestible qui parfois mais plus rarement partage les mêmes emplacements que les morilles coniques. C'est l'hygrophore de Mars (Hygrophorus marzuolus), champignons goutteux qui aime les forêts mixtes au sol moussu, couvert de pierres et de préférence calcaire. 

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Voilà quatre plantes qui se croisent très régulièrement dan es bois abritant Morchella conica.
1 : L'Euphorbe des bois ou Euphorbe à feuilles d'Amandier (Euphorbia amygdaloides). Toxique.
2 : La listère à feuilles ovales (Neottia ovata ancienement Listera ovata). Orchidée.
3 : La Violette blanche (Viola alba) différente de La Violette blanche (Viola alba) Viola odorata.
4 : Ma plante adorée, l'héllébore fétide (Helleborus foetidus L.). Toxique.

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Après une longue migration, les coucous gris (Cuculus canorus) sont de retour en Europe. Comment le savoir ? Aux cris atypiques qui résonnent dans la campagne mais aussi aux oeufs (ici merle noir : Turdus merula) tombés aux sols que ces oiseaux ont remplacés par les leurs. Après la ponte ils repartent en Afrique.

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Après les plantes indicatrices, voici les champignons indicateurs hormis pour le n°4.
1 : Pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) à différencier de la pézize d'Autriche. Comestible.
2 : Pézize veinée ou oreille de cochon (Disciotis venosa). Comestible.
3 : Strobilurus esculentus présent dans les spots à morilles coniques (Merci François !).
4 : Daldinia concentrique (Daldinia concentrica) réputée pour attirer l'argent.

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En somme une belle sortie avec des températures honorables voire élevées pour la saison et un soleil toujours plus brillant. Heureusement la fin avril connaît de fortes pluies du moins chez nous ce qui pour les champignons et les plantes est salvateur. Les prochaines sorties s'annoncent plus fraîches, tant mieux !

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