vendredi 29 août 2014

Bonheur de l'Ardèche.

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 L'aventure Avignonesque est terminée, il est temps de prendre quelques jours de vacances. Au programme: plages, baignades, dodo dans la voiture, photos et visites. 2100 kilomètre plus tard, récit de ce joli voyage à la roots

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L'Ibie est un cour d'eau superbe aux eaux turquoises et chaudes bordées de plages de galets blancs, et il y est plaisant de s'y baigner aussi bien de nuit que de jour. Merci à mon collègue Loïc de m'avoir fait découvrir ce petit coin de paradis.

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 La rivière de l'Ibie (à ne pas confondre avec la Lybie... bon ok je sors) se trouve dans les gorges de l'Ardèche. Elle parcours 32 km avant de se jeter à hauteur de Vallon-Pont-d'Arc dans l'Ardèche. On parle alors de vallée de l'Ibie (etendue de Villeneuve-de-Berg à Vallon-Pont-d'Arc). Elle se trouve en plein coeur de l'a réserve naturelle et est un sanctuaire pour de nombreuses espèces animales comme par exemple les castors que l'on peut observer en amont de notre campement mais aussi les loutres ou les vautours percnoptères.

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Dans l'eau, des gardons et sur nos pieds les rayons du soleil. Malheureusement nous n'auront pas la chance d'apperçevoir l'un des deux couples d'aigles de Bonelli qui nichent au creux de la falaise. Néanmoins nous avons pu entrevoir de nombreux indices sur la présence des lapins de garenne. Cette espèce est réintroduite dans la zone pour permettre la réinstallation des aigles.

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Peu d'anmaux observés en somme mais de longues heures passées à lézarder au soleil ...

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L'érosion de l'eau a délavé les roches mais aussi a par endroit crée des cuvettes naturelle où l'eau chauffe rapidement... rien de mieux pour optimiser la trempette !

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Pour coller aux habitudes du blog, un peu de botanique:
1: Peut être une linaigrette (Eriphorum) mais je connais très mal le genre et ne m'avençerai pas plus.
2: Le buis (Buxus sempervirens) est courant dans les forêts françaises. Il est prisé pour son bois en ébénisterie mais est surtout connu pour sa longévité et sa résistance.
3: Voilà un plant de crépide (Crepis) mais dur d'en terminer l'espèce... peut être crépide à petite fleur (Crepis micranthas) ou crépide de Nice (crepis nicaeencis).
4: Un des arbre les plus connus, le figuier (Ficus carica L.). Outre pour ses fruits, il était réputé jadis pour son latex blanc à qui on prêtait de nombreuses propriétés. Tantôt médicament, tantôt poison, on trouve désormais cette sève dans certains plats algériens.

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Passage éclaire au bord de la rivière Ardèche qui a donné son nom au département. Elle se jette dans le Rhône à hauteur de Pont-Saint-Esprit. Elle connaît de très violentes crues au printemps et à l'automne ce qui restreins la pratique de sports nautiques pendant ces deux saisons.

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La sarriette vivace (en haut à gauche : satureja montana) embaume l'air et la végétation est proche de celle de la garrigue. La garrigue est connu pour être essentiellement composée d'arbustes et de buissons denses ainsi que de plantes aromatiques adaptés aux sols secs.

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Arrivée au col du Serre de Tourre à 323 mètre. Le belvédère donne une vu imprenable sur les gorges et un des détoures de la rivière. Dans un recoin de la forêt se trouve la grotte de Chauvet, inaccessible au public. Depuis 2014 elle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO.

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C'est dans le centre de Vallon-Pont-d'Arc que l'on trouve le musée de la Grotte de Chauvet. Actuellement une reconstitution de celle-ci est en cours et bientôt sera ouverte au public. On y retrouve la reproduction des plus anciennes peintures humaines connues au monde. Certaines ont 36 000 ans.
Mais bien que plaisante l'Ardèche n'a pas le charme de la mer... nous voilà repartis sur la route.


lundi 25 août 2014

Festival Off d'Avignon, nous voilà ! (été 2014, 68e édition).

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Comem je l'ai annoncé sur le blog, l'été 2014 fût et reste très chargé. Le festival d'Avignon a été une sacrée aventure. Celle-ci a été vécu avec des gens formidable qui l'ont rendu que plus belle: Loïc et Héloîse de l'association Instinct'taf, l'artiste Yohann Métay de "La tragédie du DOSSARD 512", Mitch, Séverine, Violette et Marius qui nous ont hébergé sous Le Platane, Yao l'artiste et poète des "Irrévencieux" sans oublier tous les amis et soutiens qui sont passés nous voir et/ou qui nous ont donné de sacrés coup de main. A tous je leur dit un grand merci.

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 Départ de Corbel au petit matin du 30 juin. Il fait frais, le brouillard est accroché aux cimes des arbres mais le soleil est là... c'est une des dernières fois qu'on le voit du moins en Chartreuse. Depuis il se fait discret. Les voitures sont équipées, la caravane et la moto harnachées, nous voilà partis en direction du Sud.

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 3 juillet: après avoir préparé la comm' papier avec toute l'équipe, l'heure est venue d'en parer la ville et ce que l'on peut en dire, c'est que ce n'est pas une mince affaire. Souvent acrobatique, la pose d'affiche peut se révélée être périlleuse.

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 Entre la préparation des affiches, celle des flyers et leur distribution, la billetterie, les interviews et les représentation pour l'artiste, les prises de rendez-vous, les échanges téléphoniques et le travail sur ordinateur, il reste peut de temps pour profiter du cadre idyllique.

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 Petit coin de paradis, le MasThibaud. C'est sous un chêne multicentenaire que nous avons été acceullis par nos hôte:Mitch, Delphine, Violette et Marius ainsi que leurs amis à quatre pattes. Un grand merci à eux pour avoir partagé le temps d'un été leur chez-eux.

Emoticon Zorritos Fox amour et du coeur

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 Mitch est un jardinier hors paire, le jardin et les abords de la maison débordent de plantes en tout genre pour créer une petite oasis de verdure au milieu des champs moissonnés au sol aride et craquelé. Quelques belles statues agrémentes l'ensemble.

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 Quel bonheur d'entrendre les premières cigales (Cicadidae pour le genre, ici il s'agît de la cigale commune, Lyristes plebejus) sur notre route à hauteur de Valence et quel concert arrivé à Castillon du Gard bien que celles-ci soient peu nombreuses cette année. Peut-être est-ce dû au froid de l'hiver 2012-2013 qui semble-t-il, a tué de nombreuses larves mal abritées du froid.

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 L’hibiscus fait partie de la famille des Malvacée, on en connaît plus de 30 000 espèces. Les fleurs sont comestibles (comme les jeunes pousses de certaines espèces) et sont préparées en salades, à la vapeur, en coulis, en confiture ou encore en bissap, sirop sucré très répandu en Afrique en particulier au Sénégale et qui a la particulier au contact de l'eau de colorer les bouts des doigts en violet.  

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 Le terrible sureau hièble (Sambucus ebulus) est en fleur et même pour certains en fruits. Il ne faut pas le confondre avec les variétés comestibles de sureau, les baies de celui-ci sont toxiques voir mortelles ! Pour être sûr de ne pas se tromper, il suffit de les écrasser, si elles dégagent une odeur fétide, pas de doute c'est dusureau hièble.

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 Ipomea leari, autrement dit une jolie Ipomée (plante originaire d'Amérique latine). On en compte entre 500 et 700 espèces dont certaines possèdent des graines vertus employées comme psycotropes par les chamans des régions précolombiennes lors de rites tel que celui de l'olioliuqui,. 

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 La huppe fasciée (Upupa epops) aime venir se poser sur la pelouse à la recherche de proies. Avec la huppe africaine et la huppe de Madagascare elle figure parmi les 3 oiseaux qui compose le genre des Upipadae. Sous nos l'attitude on ne la rencontre généralement que pendant la période de nidification.
Dans l'égypte ancienne, le hiéroglyphe de la huppe G22 désigne le verbe bloquer. Dans la culture Arabe, elle protège du mauvais oeil. C'est aussi l'un des symboles d'Israël.

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 En quatre clichés, un petit résumé de notre séjour sous le platane. Il y fait bon s'y reposer malgré la venue impromptue de quelques orages mais l'heure n'est pas à la flânerie, au programme: boulot, boulot, boulot. Et croyez-moi, cela aussi a du bon.

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 Et la mycologie dans tout ça? Pas vraiment le temps de m'y consacrer et le terrain offre peut de spécimens à étudier. Il est vrai que la nature des forêts et des champs de la régions est bien différente de ce que l'on peut trouver chez nous. Pour les orchidées, n'en parlons même pas !

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 LE SUD

C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane
A l'Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c'est joli

On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été

Y'a plein d'enfants qui se roulent sur la pelouse
Y'a plein de chiens
Y'a même un chat, une tortue, des poissons rouges
Il ne manque rien

On dirait le Sud...

Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la guerre
On le sait bien
On n’aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c’est le destin

Tant pis pour le Sud
C’était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d’un million d’années
Et toujours en été

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Nino FERRER

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 "Tous les chats sont mortels, Socrate est mortel, donc Socrate est un chat."
Eugène Lonesco, "Rhinocéros".

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 Dimanche midi, rituel des huîtres. Quel beau cadeau au bon goût de noisette que voilà, l'un de mes péchés mignons. Les huîtres se trouvent dans toutes les mers et océans à condition que la salinité ne dépasse pas 30 à 32 grammes de sel par litre. La conchyliculture est l'art d'élever et de récolter les huîtres. En France c'est en particulier l'huître creuse, appelée huître du japon que l'on retrouve dans les élevages. Elle appartient à la famille des Crassostrea et comporte une vingtaine de sous-espèces.

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 Le lézard des murailles (Podarcis muralis) est un petit reptile européen introduit depuis peu en Amérique du Nord. Insectivore, il mange également une quantité astronomique des limaces ce qui en fait un allier des jardiniers. Autre rencontre dont je n'ai pas les images, celle avec une tarente (Tarentola mauritanica), c'est à dire un gecko typique du pourtour méditerranéen. En France il est protégé.

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 De nombreuses autres petites bêtes sont présentes dans le jardin.
1: Le "Drap mortuaire" ou plus joliment la cétoine grise ou encore la cétoine noire à points blancs (Oxythyrea funesta) est un coléoptère qui se nourrit du pollen mais aussi des fleurs elles même.
2: L'écailel chinée (Euplagia quadripunctaria) est un papillon des bois clairs et des broussailles que l'on peut croiser de jour comme de nuit. Il se reconnaît facilement à sa taille et à ses ailes zébrées mais peut néanmoins être confondu avec l'écaille Martre.
3 et 4: Qui ne connaît pas la mante religieuse (Mantis religiosa)? J'ai toujours peiné à en voir par chez nous, mais dès que l'on descend dans le sud (que ça soit ici ou ans le Beaujolais voir même à côté de Bordeaux), il semble plus facile d'en croiser. Elle tient nom de la manière dont elle tient repliée ses pâtes avant. Malheureusement pour celle-ci, il semblerait que nécrosées, elles soient tombées.

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 Le citronnier (Citrus ×limon) est un petit arbre aux nombreuses vertus médicinales et gustatives. Tout chez lui est bon à l'usage: fleurs, feuilles, fruits, écorces, racines etc. Originaire des régions tropicales, il est beaucoup cultivé tout autour de la méditerranée car en dessous de -3° il se met en repos et passé -11°, les parties aériennes meurent.

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 "En été, que l’on soit en congé, en vacances forcées ou au travail, l’ambiance est différente. Il fait chaud (pas toujours !), les journées s’allongent, le temps s’étire, les rues des villes se vident, les lieux présentent un autre visage et si l’on prend soin de s’éloigner de la cohue des stations balnéaires, la période est propice à des revendications décalées. Laissons-nous porter..." (source: ici)

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 Magie du potager: des tomates rustiques, aux couleurs et aux saveurs oubliées poussent en grand nombre. Quelle découverte pour les papilles ! Et par dessus le marcher ça sent bon le basilic, le vinaigre et l'huile d'olive. On en redemande.

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La maison près de la fontaine

 La maison près de la fontaine
Couverte de vigne vierge et de toiles d'araignée
Sentait la confiture et le désordre et l'obscurité
L'automne
L'enfance
L'éternité...

Autour il y avait le silence
Les guêpes et les nids des oiseaux
On allait à la pêche aux écrevisses
Avec Monsieur le curé
On se baignait tout nus, tout noirs
Avec les petites filles et les canards...
...

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Nino FERRER

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 Pour certains, la cuisine est devenue un immense terrain de jeu où il fait bon faire des bêtises. Mais il y a un temps pour tout et celui de la sieste semble bien précieux.

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 Qui dit jardinier hors paire (Mitch) dit jardin extraordinaire ! Les fleurs exaltent un doux parfum ainsi que les plus belles couleurs qui soient. Un festival pour les yeux et les narines.

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 Marius a un bel élevage de phasmes (famille des Phasmatodea), vous savez ces insectes que l'on pourrait confondre facilement avec une feuille ou une branche... et bien pour tout vous dire, c'est pas méchant pour un sous. Paisibles herbivores, ils peuvent pratiquer la parthénogenèse thélytoque: en somme les femelles peuvent s'auto-féconder... alors c'est qui le sexe fort maintenant? hé hé.

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Une petite parenthèse sur le statu des intermittents... Grand débat que voilà et souvent bien mal compris des non-initiés. A savoir que de nombreux préjugés circulent. Alors plutôt que d'expliquer maladroitementt en quoi il consiste, je vous invite à CONSULTER CE LIEN. La culture est une chance, ne la gâchons pas. A savoir que la culture (une fois que sont retirées les aides et les subventions) rapporte plus que le secteur du luxe, de l'automobile ou de la télécommunication et est le 5e secteur économique du pays.

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 Trompette, fidèle au poste. Un bain de soleil, une roulade dans l'herbe... la vie de chien fait souvent des envieux.

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 Déjà le festival ce clos, débuté le samedi 4 Juillet 2014; il se clôture le dimanche 27 du même moi. Quelle aventure, quelle épopée et surtout, quels souvenirs ! Mais pas de panique, il nous reste encore 2 jours pour profiter du lieu et surtout, pour laisser retomber la pression.

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 Dernier jours dans le Gard... direction le Gardon (appelé aussi Gard) pour faire trempette. Ce joli court d'eau est connu pour passer sous le Pont du Gard. Après 127 km et être sorti du coeur des Hautes Cévennes, il se jette dans le Rhône.

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 Le cadre est idyllique, l'eau bien que clair voir transparente est chaude, ce qui et peu courant pour nous petits montagnards. Chez nous les rivières sont translucides, bouillonnantes et surtout très fraîches, même au mois de juillet et il n'y est pas courant de s'y baigner, hormis pour les plus courageux.

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 De nombreux et petits escargots blancs sont amassés sur la végétation desséchée des rives. On en compte facilement une centaine au mètre carré ce qui là encore, constitue une découverte.

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 De jolis pavots cornus (Glaucium flavum) ont prit place sur les galets. Attention cependant aux cueilleurs du dimanche, le latex que contiennent les tiges est réputé pour être toxique. La plante se protège ainsi des prédateurs.

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 Aigrette grazette (Egretta garzetta) apprécie ce type de milieu où elle peut facilement attraper les petits poissons, les insectes et batraciens qui ont bien du mal à se cacher (le totu sous l'oeil des hérons et des guêpiers d'Europe qui nous surplombent). Autrefois ses plumes faisait le bonheur des chapeliers.

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 Pas de sable pour s'étendre sur la plage ombragée mais de quoi faire de longs ricochets ou entamer une collection de galets, ce qui bien souvent fait le bonheur des parents au grand damne de leurs parents. Pour ma part, voilà deux souvenirs qui feront bien l'affaire.

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 C'est la grande mode des soins par les poissons. Tremper les pieds dans un bocal en centre spécialisé peut coûter jusqu'à 42 euros les 30 minutes. J'ai opté personnellement pour une version tout aussi efficace et bien plus économique.

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 Silènes, fleurs, champignons... je ne suis pas habituée à la faune et flore locale et bon nombre de mes identifications ce sont avérées erronées... mais je persiste !

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 Tout à une fin, avec la baignade sonne le glas de ces quelques jours passés dans le Sud, il est temps de rentrer mais avant, direction pour une dernière fois le Mas Thibaud pour déguster une des spécialités du chez Olivier: les gambas !

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Le temps est gris à notre retour, que ça soit au dessus des avions de la ville d'Orange, les vignes et les clochés des rives du Rhône ou les grotte de Thaïs à Saint Nazaire les Eymes. Mais nous nous en plaignons pas, il est si bon de rentrer chez soi !
Voilà en quelques mots et images ce petit périple... mais ce n'est pas le dernier de l'été, affaire à suivre.

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mercredi 21 mai 2014

Quelques signes de vie.

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 Baisse de régime sur le blog depuis quelques semaines maintenant (on ne peut pas être sur tout les feux)... mais me revoilà avec l'article promis et en prime, quelques clichés sur l'éveil des petits habitants du jardin. Pour l'heure, l'aternance de pluie et... de pluie fait le bonheur de la vigne vierge mais aussi des limaces et autres démons du potager et puis n'égagérons rien; les quelques rares rayons permettent de lézarder tranquillement sur la terrasse et de reçevoiravec plaisir les amis.

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Mon nouvel appareil photo est à la hauteur de mes espérances et je prends plaisir à photographier les graines de pissenlits qui viennent s'échouer après leur course folle,portées par le vents, sur mon lainage. C'est elles qui ont inspiré des générations d'inventeurs, en particulier dans l'éllaboration du parachute.

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 L'iris germanique se décline sous de nombreuses couleurs. Il appartient à la famille des iridacées tout comme le crocus. On le rencontre dans de nombreux jardins. Le rhizome de cette jolie fleurs est utilisé en parfumerie. Autrefois, il était disposé dans le linge pour faire fuir la vermine et le parfumer. 

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 Soleil oblige, le mobilier de jardin refait son apparition après avoir séjourné un bon moment dans l'obscurité, à l'abris de l'humidité et des moisissures. Ce banc sera parfait pour les longues siestes digestives de l'été.

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 Les framboisiers sont vivaces ! Tous les ans ils produisent des tiges en grand nombre et tout particulièrement cette année, gage de bonne cueillette. Les feuilles peuvent servir de substitue au thé. Les fleurs discrètes attirent les abeilles des ruches voisines. Cachée dans la verdure, l'epeire concombre tisse sa toile.

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 La raiponse fleurit. Ce ne sont pas ses fleurs que l'on consomme mais ses feuilles au goût subtile de concombre. Toute fois, il est préférable de les récoltées avant l'arrivée des boutons floraux pour ne pas se retrouver avec de la verdure rêche en bouche.

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 Le sureau est en fleur !!! (Attention de ne pas le confondre avec les dangereux sureaux yèbles qui n'en sont pas). Les fleurs peuvent entrer dans la composition de délicieux mets: limonades, liqueurs, vins, infusions mais ce que je préfère reste les fleurs en beignets, couvertes de miel et de sucre poudre. Miam !

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 Le mobilier de jardin est sorti, les chats profitent des épaisses couvertures et des draps fraîchement lessivés pour piquer un petit somme. En moyen, nos félins domestiques dorment 16 heures par jours (soit 2/3 de sa vie), de quoi d'en laisser plus d'un rêveur.

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 Ce repos est l'appanache des prédateurs, les proies, elles, se doivent d'être constement sur le qui-vive mais il existe quelques exceptions comme le paresseu à deux doigts qui peut faire des nuits de 20h. La souris elle ne sommeil pas plus de 4h, ce qui explique en partie d'un point de vu biologique sa courte durée de vie.

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 La pivoine est en bouton. Son nom vient du grec "παιωνἰα - païônia" qui veut dire "plante médicinale". En effet, la pivoine est connu depuis des siècles comme abortif, pour enrichir le sang, nettoyer le foie, diminuer la fièvre et lutter contre les refroidissements. Pour les grecs anciens, la fleur est une personnification du dieu Péon, l'un des plus anciens dieux guérisseurs. 

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Mai, le temps des belles fleurs:

1: Le boule de neige est un arbuste qui produit d'énome grappes de fleurs rondes. C'est un viorne décoratif qui est du plus bel effet dans le jardin.

2: Le houx d'Europe mâle est en fleur. On oublie trop souvent que certaines espèces de végétales (comme la mercuriale ou le palmier) sont définit sexuellement, ce qui implique que les mâles ne portent pas de fruits. Ainsi un seul de nos deux houx donne chaque année de jolies boues rouges.

3: Le pissenlit fleurit presque toute l'année selon le climat mais plus particulièrement au printemps où il est très abondant. Sur le déclin, les fleurs ont donné une myriade de petites graines qui se laissent porter par le vent.

4: Les renoncules boutons d'or ont profité d'un temps plus que clément pour se multiplier. Les champs sont jaunes et on n'y voit plus les bovins qui y paissent tranquillement.

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La scrofulaire noueuse porte un bien étrange nom. Il lui vient de sa forme toute particulière qui évoquerait un scrotum. Autrefois elle était utilisée comme plante médicinale pour soigner les maladies de peau. Aujourd'hui elle est utilisée dans le traitement des articulations douloureuses.

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"En automne, jerécoltai toutes mespeines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avrilrefleurit et que la teere et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles." Khalili Gibran.

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L'escargot des haies, nommé aussi escargot des bois, est très courant en Europe de l'Ouest. Il apprécie les haies, les jardins et les zones de sous-bois humides. On peut le rencontrer jusqu'à 2200 mètres d'alltitude dans les Pyrénées, 1200 dans les Alpes.

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Bref, me revoilà après quelques semaines de sommeil (enfin plutôt de travail intense). Les noyers ont fini de fleurir et offriront à l'automne de belels noix, les fougères ont survécu au fauchage intensif, et il ne reste plus qu'à s'accorder quelques jours de répit au soleil avant de repartir.

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mercredi 2 avril 2014

Première morille.

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Elle est belle ma morille hein ? Pas vraiment mais elle a le mérite d'être la toute première ! Ici il s'agit de l'oubli d'un cueilleur qui est passé quelques jours, 2 ou 3 tout au plus avant moi; ce qui explique son aspect desséché. Petit topo de cette saison qui débute (sur le pays Velannois, on en est à 19 morilles selon les sources). J'avais l'attention de faire un article sur ma super sortie avec la SHNVC (et ma découverte de mes premiers hygrophores de mars !!!), ça ce sera pour la prochaine fois.

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Voici quelques indices de passages dans le sous-bois: les pieds de 3 morilles, un étiquetage pour pommes-de-terre, des traces de pas et des branches brisées... je tiens mon coupable !!! À moins que Sir Blaireau, qui a décidé d'utiliser le terrain comme cabinet public, n'est tenté (ce dont je doute) de croquer dans les précieux champignons.

Gratteron Euphorbe des bois Cardamine des prés Petite anémone fausse renoncule

Mes constatations:

Voici un petit récapitulatif de la végétations environnante qui accompagne ce début de saison pour vous (enfin aussi pour moi) aider dans votre quête morillesque !

Primevère acaule

Pour faire simple, les indicateurs sont au beau fixe. Les frênes débourrent enfin, l'alliaire officinal commence à fleurir, les jonquilles (narcisses jaunes) sont sur le déclin, le lierre terrestre est resplendissant, le lamier pourpre est bon pour finir dans les salades, les petites anémones fausse renoncule et les anémones Sylvie sont rayonnantes, les pissenlits commencent à sortir en nombre, les boutons d'or sont sur le point de s'épanouir, les pézizes veinées sont là, le plantain lancéolé "fleurit" si on peut le dire ainsi, les primevères acaules ne quittent pas le paysage tout comme les violettes odorantes, la moscatelline, l'ail des ours et la cardamine des près ont enfin ouvert leurs fleurs au soleil, les arums tachetés couvrent le sol de leurs larges feuilles, les galles du chêne libèrent leurs habitants clandestins, les euphorbes des bois sont au top de leur forme et les sommités des gratterons sont encore bonnes à croquer.

Narcisse jaune Galle du chêne Lamier pourpre Pézize veinée 

Ouf, voilà un tableau qui se veut des plus fidèles. En photos, quelques unes des plantes citées. En survolant les photos vous obtiendraient leur nom.

À savoir, d'un point de vu météorologique, depuis plusieurs jours nous oscillons entre pluie et soleil, avec des extrêmes de températures: les gelées et les chutes de grêles ont été suivit par un grand soleil et des températures élevées... ajoutons à cela un sol sec et une casi-absence de neige... cette année sera une petite année à morilles dans notre coin de France.

 

Moscatelline

 

dimanche 30 mars 2014

La Nature dans les grandes traditions spirituelles 'Orient et d'Occident.

Voilà une question qui a plus que jamais sa place dans nos sociétés actuelles. Elle est certes longue mais a le mérite d'aborder tous les aspects de celle-ci.


mercredi 26 mars 2014

Anniversaire du blog!

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Hé voilà, La Renarde des Alpes (anciennement nommé Grimmoires et Carnets) fête ses deux ans !
Que d'aventures et de rencontres riches et émouvantes depuis son lancement !
Entre la sortie au Pays Basque avec le club des cèpes (que j'espère pouvoir renouveller), l'interview dans MadMagz, les petits succès sur Paperblog et j'en passe (sans oublier mon travail dans le quel je me plaît !), je peux dire que je ne suis pas prête d'arrêter. D'ailleurs, de nombreux projets sont sur le gaz (dont le retour de la revue en ligne) !
Et bien sûr, merci aux 52 336 visiteurs avec qui je peux partager mon amour de la Nature !

Petite rétrospective pour l'occasion:

 

interview

Interview et publication de la Web Revue sur Madmagz.

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Auteur du Jour sur Paperblog, départ en Wwoofing en Gironde.

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Week End au Pays Basque avec le Club Des Cèpes.

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Wwoofing en Giironde, départ pour lesVendanges dans le Beaujolais.

2ans en chiffres

2 ans de Satistiques du Blog.

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Stage au chaudron Magique de Velanne.

 

Il y a tant encore à faire figurer ici ! Que d'aventures et de souvenirs ! Merci à tous !

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dimanche 23 mars 2014

Dame Sorcière.

Toujours dans mon approche plus ou moins ethnographique des plantes, des animaux, des traditions oubliées et de la nature dans son ensemble, j'en suis venue à me pencher sur ce que l'on nomme dans le langage courant la Sorcière:

http://chezguizbis.blogspot.fr/2012/03/inspiration-mucha.html

Dans l'imaginaire européen, la sorcière est le plus souvent représentée sous les traits d'un vieille femme laide, méchante et sale qui utilisent des ingrédients farfelus dans un chaudron pour créer des poisons et des filtres d'amour.

Mais dans les faits, qui étaient ces femmes qui, à la Renaissance, avaient une bien sombre réputation au point de finir sur le bûcher?

Les sorcières et sorciers étaient des femmes et des hommes, nomades ou non, qui ont hérités des religions dites païennes la connaissance des plantes et du corps, la croyance magique et les rituels. À l'image des prêtresses nordiques, ils étaient appelés comme guérisseurs, voyants, médiums, jeteurs de sorts, empoisonneurs ou comme purificateurs en échange d'argent, d'un bon repas ou/et d'offrandes diverses.
Avec la christianisation, les pratiques magiques et les soins par la nature ont été diabolisés en étant relégués au rend d'hérésie.

Les recettes des filtres magiques et des potions de guérisons étaient jalousement gardées. Des codes étaient utilisés pour permettre aux initiés de comprendre les écrits et de les protéger des curieux. Ainsi les ingrédients et les actions pouvaient paraître des plus insolites aux yeux des non initiés (sic: l'emploi de la traditionnelle bave de crapaud).

Voici une petite liste glanée sur le net non exhaustive des correspondances entre les formules employées et les plantes. Attention, chaque époque et chaque lieu a son propre vocabulaire de sorcière,ici ne figure qu'un des nombreux langages employés par ce que l'on nommait les hommes et femmes médecine:

Aile de chauve-souris => houx
Arbre à concombre => magnolia

Baton de jupiter => molène
Bec d’oie => potentille
Belle dame => belladone
Bile humaine => sève de navet
Blé des fourmis => chiendent
Blé noir => sarrasin
Bois de mai => aubépine
Bois de vie => bois de gaiac
Bourreau des arbre => lierre grimpant
Bourse à berger / bourse de capucin => bourse de pasteur
Bouton d’or => ficaire, renoncule
Brosse à chevaux => prêle des marais
Buisson ardent => fraxinelle

Caille-lait => gaillet
Cillot => molène
Capuche de moine / casque de jupiter => aconit
Cassave => manioc
Casse-pierre => renouée
Cendrée => chélidoine
Cervelle de chat => gomme de cerisier
Char de Vénus => aconit
Chasse-diable => millepertuis
Cheveux de Vénus => capillaire
Cheveux du diable => cuscute
Cloche d’argent => viome
Coeur d’aigle => absinthe
Coeur de berger => bourse de pasteur
Corbeille d’argent => alysse odorant
Corail rouge => piment rouge
Corne de licorne => hélonias
Coudrier => noisetier
Courrone de terre => lierre
Crache-venin => bryone
Crinière de lion => origan des marais
Cumin des près => carvi

Dent de lion => pissenlit
Disocorée chevelue => igname

Echelle du Christ / herbe à fièvre => centaurée
Ecorce sacrée => cascara
Eupatoire des Anciens / herbe à la trompette/ herbe de saint John => aigremoine

Faux buis => busserole
Fée verte => absinthe
barda
Fenouil puant => aneth
Férule fétide => asa foetida
Fève de loup => hellébore
Fiel de terre => fumeterre
Figuier d’inde => banian
Fleur de chocolat => géranium

Gant de fée /gant de Marie => ancolie
Gant de Notre Dame => digitale
Gazon de Marie => alysse
Gommier bleu => eucalyptus
Graine d’Horus => marube
Gratte-cul => églantier
Grippe de loup => lycopode
Gueule de chien => gueule de loup

Hélénine => grande aunée
Hellébore des Anciens => verâtre blanc
Herbe à bouteille => pariétaire
Herbe à la coupure / herbe du cardinal => grande consoude
Herbe à l’ail => alliaire
Herbe à lait => polygala vulgaire
Herbe au somme => jusquiame noire
Herbe au cents goûts => armoise
Herbe aux mille trous / herbe de la saint Jean => millepertuis
Herbe aux myopes => euphraise
Herbe aux sorcières => belladone
Herbe aux sorciers => datura
Herbes à verrues => chelidoine
Herbe de l’enchanteur / herbe de sainte Marie => verveine
Herbe de saint Jacques => jacobée
Herbe des vierges => absinthe
Herbe du bonhomme => lierre terrestre
Herbe du bon soldat => benoîte
Herbe sacrée / herbe sainte => yerba

Jasmin sauvage => jasmin de virginie

Lait de louve / lait de serpent => euphorbe
Lait de notre-Dame => chardon-marie
Laitue des chiens => chiendent
Laitue indienne => pourpier d’hiver
Langue d’addition => cornouiller
Langue de cheval => liatrix
Langue de moineau => renouée à fleur
Langue d’oie => grasette
Langue de serpent => erythrone
La sorcière / l’élégante / maître des bois => aspérule
Lilas les indes => margousier
Lys de la vallée => muguet

Manteau de Notre-Dame / manteau des dames => alchémille
Maroute => camomille puante
Mauve indienne => abutilon 
Mescal => peytol
Millet des Indes => maïs
Molène => bouillon-blanc
Morelle grimpante => douce amère
Mousse d’Irlande => carragheen
Moutarde des allemands / mourtarde des capucins => raifort
Museau de veau => gueule de loup
Museau de porc => pissenlit

Navet du diable => bryone
Noisetier des sorcières => hamamélis

Oeil de cheval => grande aunée
Oeil du Christ => sauge
Ombrage des bois / pain de saint Jean=> caroubier
Oreille de souris => piloselle épervière

Pain du coucou => plantago
Patience crepue => patience sauvage
Patte d’ours => acanthe
Patte de chat => asaret
Patte de corbeau (ou de corneille) => géranium tâcheté
Patte de crapaud => noyer cendré
Patte de loup => bugle rampant
Pas d’âne /pied d’âne / pied de taureau => tussilage
Perce-muraille => pariètaire
Petit chène => veronique germandrée
Petit houx => fragon épineux
Pied de griffon => hellébore noire
Plante du tonerre => joubarbe
Plante royale => basilic
Plume d’aigle => ail sauvage
Plume de paon => coquelicot
Poivre à queue => cubère
Polypode du chène => polypode (ou fougère)
Pomme épineuse => datura
Pommier d’arménie => abricotier
Poupée de cire => fumeterre
Prune de java => jamelongue
Punaise mâle => coriandre

Queue de cheval /queue de chèvre=> prêle
Queue de cochon => fléau du léopard
Queue du chapon => valériane
Queue de renard => prêle ou amarante
Quintefeuille => potentille rampante

Racine de l’amour => racine de patchouli
Racine d’oeil => hydratis
Racine de Licorne => alétris
Raisin de renard => parisette à 4 feuille
Raisin d’ours => busserole
Réglisse des bois => polypode
Reine de la nuit => vanille
Reine des près => ulmaire / pygamon (toxique)
Rouvre => chêne
Roseau aromatique => acore vrai (appelé aussi calami)
Rose de noël => hellébore noire
Rudbeckie pourpre => echinacée (populaire en allemagne)

Sabline rouge => arenaria
Sabot de Vénus => valériane américaine
Salivaire => pyrèthre d’afrique
Sang => sang de dragon (résine rouge tiré du dragonnier) / sève de sureau noir
Sang d’Arès => pourpier
Sang de chatte => verveine
Sang d’oie => lait de murier
Sang de nez => millefeuille
Sang de titan => laitue sauvage
Sang d’héphaistos => absinthe
Santé de l’homme => ginseng
Sensitive => mimosa
Serpentaire => clématite
Soucis des jardins => soucis ou calendula
Sparte => genet d’espagne
Sperme d’amon => joubarbe
Sperme d’Hélios => rose de Noël
Sperme d’Hermes => aneth

Tabac indien => lobélie
Tête de grenouille => renoncule
Thé des abyssins => qat
Toile d’arignée => cuscute
Trifiol => trèfle
Tue-loup /tueur de brutes /tueur de femmes / tueur de léopard => aconit napel
Turquette => herniaire

Verbénaire => verveine
Verge des ménagères => genêt à balai
Violette du sorcier => petite pervenche

Yeux de chat => chicorée sauvage

http://postlucemtenebrae.eu/luis-ricardo-falero_maitre_sorcieres/

Bref, voilà un inventaire à la Prevert qui peut donner un autre regard sur les pratiques du passé en particulier, sur les soin par les plantes, à une époque où les médicaments et les techniques médicales n'étaient pas celles-d'aujourd'hui. D'ailleur, herboristerie et médecine n'étaient pas dissociées l'une de l'autre, comme l'explique ce long texte du dénommé "Karsho":

"L’histoire des plantes médicinales

Se soigner par les plantes est une forme de médecine aussi ancienne que peut l’être la conscience humaine. Des études ont observé le comportement de certains animaux qui consomment sans se tromper des plantes comestibles. La connaissance des plantes a souvent commencé par l’observation des animaux. Les moutons par exemple, broutent d’eux même la fougère mâle quand ils souffrent de vers intestinaux. La fougère mâle est un remède contre le ver solitaire connu depuis la plus haute antiquité.
Les effets sur l’organisme de la consommation de plantes sauvages ont été observés pendant des millénaires. Consommées régulièrement en période de disette, on ne peut manquer de constater certain effets : laxatifs, diurétiques, constipants, sudorifiques, adoucissants, …
Au XVIIIè siècle par exemple, on ajoutait de la farine de glands au pain. On utilisait aussi les glands pour faire du café pendant la seconde guerre mondiale.
Mais les intoxications sont toujours un risque à garder à l’esprit.

Les premiers textes médicinaux parvenus en France provenaient de Chine, Egypte et Mésopotamie, montrant

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ainsi que le savoir thérapeutique existait déjà il y a 3000 ou 4000 ans. A l’époque, la médecine était surtout pratiquée à base de rituels magiques, puis furent développés des remèdes à base de minéraux, d’animaux et surtout de végétaux.
On sait que les Egyptiens connaissaient les propriétés sédatives du pavot ou encore que les Assyriens utilisaient correctement la belladone contre les spasmes.
Toute la base de la médecine occidentale se retrouve dans les médecines grecque, latine, arabe.
Au Moyen Age, l’Europe connaît une période d’extrême ignorance, tous savoirs étant mis à l’écart par l’Eglise. Le savoir médical est alors réservé aux ecclésiastiques. Les « non prêtres » utilisant un savoir médical quelconque avaient vite fait de passer pour hérétiques.
C’est à partir de la Renaissance que les textes anciens sont « retrouvés ». L’Antiquité est un sujet qui passionne. Les peintures et sculptures représentent les héros des mythes grecs. On traduit, on compile des ouvrages, et la connaissance des végétaux se précise. Le XVIè siècle est marqué par un grand intérêt pour les plantes, en témoignent quantité d’ouvrages et de publications très illustrées. Tout ce savoir, ces livres, vont se propager jusque dans les campagnes où il va se mêler aux savoirs populaires. Le fond devient commun mais chaque région y ajoute ses
propres connaissances ancestrales. Citons par exemple le suc d’ortie, préconisé par Dioscoride (1er siècle) contre les saignements de nez. En 1980, on retrouvait cet usage de l’ortie à Banon (Alpes de Haute Provence). Mais si le suc d’ortie a eu sa place dans un livre, ce n’est pas le cas de toutes les plantes, comme le plantain œil de chien qui est utilisé dans la médecine populaire sans avoir été mentionné dans un quelconque ouvrage.
Ainsi, l’intérêt pour l’Antiquité et la redécouverte des savoirs a établi les bases d’un savoir « savant » qui nous conduira vers la médecine moderne que nous connaissons actuellement.

 

 Le remède du peuple

De tous temps, il y a eu la médecine des riches et la médecine des pauvres. Voici une citation qui résume bien l’idée :
« Les hommes qui appartiennent aux premières classes de la société ont sur les propriétés des médicaments des préjugés qu’il serait dangereux de heurter : ils aiment la multiplicité des remèdes, ils prennent pour de grandes vertus la singularité de leurs noms, leur rareté et surtout leurs prix élevés. Médecins, n’allez pas leur prescrire ces végétaux précieux mais d’un emploi trop vulgaire, que la nature fait croître abondamment dans nos campagnes, réservez les pour le peuple. Voulez vous donner une haute idée de votre génie? N’ordonnez jamais que des remèdes extraordinaires, ou des substances amenées à grands frais des contrées les plus éloignées. »
MONTFALCON, Dictionnaire des sciences médicales, 1850

 

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Les fortunéss ont toujours préféré le recours aux remèdes et drogues exotiques, aux épices, aromates et résines comme le benjoin et la myrrhe. Toutes ces substances étaient très coûteuses et très souvent falsifiées. Le principe était qu’un médicament était d’autant plus efficace qu’il était cher et complexe.
Un exemple typique est la Thériaque. Cette composition était attribuée à Andromaque, médecin de Néron (1er siècle). Elle contenait plus de 100 produits différents, animaux, végétaux et minéraux, dont certains très toxiques comme l’opium ou le venin de vipère. A l’origine un remède aux poisons, la Thériaque est vite devenue un remède à tout faire. En 1884, la pharmacopée française en donnait encore une formule à 60 composants.
Bon nombre de recueils de recettes au XVIIè et XVIIIè siècles en particulier font état d’une grande quantité de recettes compliquées.
Il va sans dire que les pauvres ne pouvaient mettre en pratique ces formules.
Le mot « simple » fera son apparition au XVè siècle, désignant un médicament constitué d’une seule substance. Par la suite, il s’appliquera pour désigner les plantes médicinales.

Dans la société traditionnelle, le savoir sur les simples était indispensable pour survivre. Transmis de génération en génération, il s’enrichissait du savoir empirique et des recettes rapportées par les colporteurs, les pèlerins, les ouvriers saisonniers, …Ce savoir qui fait aujourd’hui sourire a su se préserver au fil du temps. Comme cité plus haut avec l’ortie, on gardait des recettes du 1er siècle et au delà.
Le savoir médical populaire a eu ses spécialistes : des guérisseurs qui préparaient potions et onguents auxquels ils ajoutaient leur propre pouvoir de magnétiseur. On venait de loin pour profiter de leurs recettes.

Après l’opposition médecine des riches/médecine des pauvres, une autre confrontation a vu le jour : savoir savant/savoir populaire. Bon nombre de médecins actuels jugent la médecine populaire avec dédain. C’est signe qu’un fossé s’est creusé entre les deux car la base de la médecine savante prend racine dans la médecine populaire. Cette dernière s’inscrit dans une association entre médecine, croyances magiques et religion. La médecine moderne s’est complètement émancipée de ces concepts non avérés scientifiquement.

 

 Les femmes et la médecine traditionnelle

C’est surtout par les femmes que c’est transmis le savoir sur les plantes dans les campagnes. C’était un domaine qui leur était souvent réservé et la connaissance des remèdes était l’une des rares libertés qu’elles avaient.
Ces guérisseuses étaient appelées les « bonnes femmes ». Sur les illustrations médiévales on voit souvent une femme choisir les plantes pour en préparer un remède.

 

http://www.calirezo.com/dotclear/index.php?post/2004/09/16/1054-sorcieres

Mais ces remèdes et cette liberté seront dénoncés par l’Eglise, principale détentrice du savoir et soucieuse de son influence sur le peuple. Les femmes détenant les secrets des plantes seront donc considérées comme sorcières et persécutées du XIIè au XVIIè siècle. Les pèlerinages aux saints guérisseurs ont ainsi toute légitimité.
Pour l’Eglise, la sorcière était celle qui avait partie liée avec les forces de la nature, considérées comme des forces mauvaises. Le Diable était parfois nommé « le maître qui fait germer les plantes ».
Quoi qu’il en soit, même si l’empirisme véhicule certaines erreurs, la médecine moderne a explicité et confirmé la valeur de bon nombre de « remèdes de bonnes femmes ». Malgré le dédain des médecins « savants », les guérisseuses parvenaient à soigner avant que ceux ci n’arrivent dans les campagnes. Très rares sont ceux qui ont reconnu leurs limites et le succès des "bonnes femmes" dee campagne. Citons le témoignage d’un célèbre médecin provençal au XVIIIè siècle:
« Ne sommes nous pas obligés de déclarer avec confusion l’impuissance où nous sommes de pouvoir secourir les malades, tandis qu’une femmelette guérit par un simple remède, à nous inconnu, la maladie qui nous parraisoit incurable. Les médecins qui ont de la bonne foi ne sauroient en disconvenir. »
Pierre Garidel, Histoire des plantes qui naissent aux environs d’Aix, 1715

De nos jours, les conditions sociales se sont nettement améliorées pour les femmes, et le rapport avec les herbes se transmet toujours. Les nouvelles héritières peuvent comparer avec des ouvrages de vulgarisation scientifique et modifier leurs pratiques vers un empirisme éclairé, limitant les erreurs potentielles.

 

 La médecine des signatures

Les Hommes ont pendant longtemps observé la nature. Ils y voyaient un espace soumis et guidé par la volonté du créateur. Toutes les réponses devaient être dans la nature, pour qui saurait décoder ces messages en formes, en couleurs, en comportements, des animaux, végétaux et minéraux. Tout un savoir s’est donc construit sur cette perception des analogies entre la nature et l’Homme.
De tous temps, les Hommes ont distingué les plantes aux particularités remarquables et offrant des similitudes avec des parties du corps ou des maladies.
Cette médecine par analogie était déjà pratiquée dans la Chine ancienne. Elle fut redécouverte en Europe à la Renaissance, via les travaux de médecins alchimistes parmi lesquels Paracelse (1493-1541), Porta (1540-1615), Crollius, …
Les alchimistes étaient d’accord pour dire que la forme, l’image des plantes étaient la signature de leurs pouvoirs, offerts par la volonté divine. C’est de là que vient le nom de « médecine des signatures ».
Cette pratique, qui ne manque pas de faire sourire nos esprits « scientifiques » modernes, en a quand même surpris plus d’un car de nombreuses vertus supposées par ce mode de thérapie se sont avérées réelles.
Cependant, la « mode » de l’analogie a aussi attribué des pouvoirs imaginaires aux plantes. Toutes les plantes capillaires devaient soigner le cuir chevelu et la noix, avec sa forme en cerveau, devait vaincre la folie. Mais aujourd’hui, sait on tout de la noix?
Le domaine sexuel a lui aussi (et lui surtout) fait l’objet de toutes les fantaisies. Tout le monde y voyait des analogies partout ou presque et toutes sortes d’interprétations ont vu le jour.
Prenons l’exemple de Crollius dans son livre La Royale Chimie (1624). Il parlait des racines d’orchidées sauvages à deux tubercules. L’un des deux était toujours plus flétri car c’est dans ses réserves que tige, feuilles et fleurs avaient prélevé l’énergie. Crollius écrivait que « [les deux tubercules] peuvent se corriger l’un l’autre : car le plus grand, plus haut et plus plein excite grandement au fait, mais le plus bas, mol et ridé, a un effet tout contraire : car au lieu d’eschauffer il refroidit, merveille de la sagesse de la nature. » C’est à dire que la même plante était supposée être aphrodisiaque ou anaphrodisiaque selon le tubercule choisi.

 

Source inconnue.

Voici un exemple d’analogie dont la science moderne a reconnu les vertus : le millepertuis. Ces feuilles ont de nombreuses glandes translucides bien visibles par transparence. Elles évoquent donc les blessures (trous) et la transpiration (image des pores de la peau). Les glandes de l’inflorescence sécrètent un suc rouge qui rappelle le sang.
On se sert encore du millepertuis comme cicatrisant et anti inflammatoire.

 

 Plantes médicinales et magie

De nombreuses plantes médicinales, et en particulier les plantes toxiques, ont été liées à la magie. Citons la plus caractéristique des familles : les Solanacées (belladone, jusquiame, datura, mandragore, …)
Ces plantes ont des actions sur le psychique : hallucinations, délires, …
Les breuvages hallucinatoires étaient utilisés par les sorcières médiévales pour la divination ou pour apaiser les douleurs. Le vol des sorcières était d’ailleurs très certainement une sensation de vol par hallucinations.
Les plantes ont fait l’objet de toutes les craintes et de tous les fantasmes, et tant que contre sort, amulette ou talisman. Toutes ces croyances finissent par créer des ambiguïtés. Le sureau par exemple est protecteur dans le nord de l’Europe (Scandinavie) et maléfique dans le Berry.

 Les rites de la cueillette

Un savoir très ancien a associé aux plantes des planètes et des signes du zodiaque. Il y a donc une période propice pour chaque plante. Généralement les plantes étaient cueillies en lune croissante, bien que l’on note parfois quelques exceptions. La rue par exemple était cueillie en lune croissante quand on la destinait à soigner la gorge et en lune décroissante pour un effet abortif.
Des recherches montrent que l’influence de la lune, observée par nos ancêtres, existe bel et bien.

Pendant longtemps, l’herboriste s’apparentait au prêtre et la cueillette était un véritable culte au végétal. La personne qui s’apprêtait à cueillir la plante la considérait avec respect et procédait à tout un rituel de purification : jeûne, abstinence, ablutions, vêtements blancs, … et s’approchait pieds nus puis s’agenouillait devant la plante.
On ne la coupait jamais avec du fer, considéré comme un métal vil, mais avec des métaux précieux comme l’or et l’argent. Une coutume consistait à déterrer la plante avec une pièce d’or.
En général on recommandait la cueillette à la main.
Parfois, quand la plante était considérée comme néfaste, on l’approchait à reculons pour la surprendre et éviter un quelconque maléfice du Diable.
De très nombreuses plantes étaient cueillies le jour du solstice d’été. On les appelle les Herbes de la St Jean. La plus symbolique d’entre elles, solaire par excellence, est le millepertuis.

 

http://www.pinterest.com/pin/97179304431222029/

De la gloire à l’oubli

Certaines plantes étaient si utilisées qu’on les croyait capable de tout guérir. On leur a donné le titre de panacées, du grec pan = tout et akos = remède. Parmi elles : la sauge officinale, la bétoine, la verveine officinale, …
Mais le temps faisant, certaines plantes à la réputation parfois surfaite ont été jugées « peu usités » ou « faibles » et leur usage a fini par disparaître.

Au début du XIXè siècle, le savoir populaire se dégrade et alimente les critiques de la médecine savante. Peu de temps avant la Révolution, les médecins de la Faculté avaient obtenu l’autorisation d’interdire les médicaments empiriques fabriqués par le non médecins et non apothicaires.
Au début des années 1800, les premiers principes actifs sont extraits (du pavot). C’est le début de la pharmacologie moderne qui signe le déclin de la médecine populaire.
Plusieurs causes ont précipité ce déclin :
- la prolifération des charlatans
- la mauvaise qualité des plantes vendues (abîmées, périmées ou falsifiées)
- l’exode rural qui rend difficile la transmission du savoir
- la baisse de confiance en comparaison avec les nouveaux médicaments.

C’est une véritable révolution pharmaceutique qui est en marche et qui fait table rase sur les fables. La technique remplace la tradition et la magie. Mais même si certains médicaments sont parfois indispensables (les antibiotiques par exemple) il ne faut pas oublier qu’il y a une plante derrière."

Nouveau: survolez les images pour voir apparaître la source!

vendredi 14 mars 2014

Un printemps bien précoce.

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Cette année, le printemps n'a rien à voir avec celui de l'année 2014 et si officiellement nous sommes encore en Hiver, la belle saison est installée. Néanmoins prudence,nous ne sommes pas à l'abri des giboulées. 
Leschouxdécoratifs ont, mafoie, plutôt bien survécus aux épisdes périodiques de gel et n'en sont que plus beaux.

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Comme à son habitude, le coq en pâte du quartier, sir faisan, vient faire ses vocalises sous les fenêtres de la maison.Lasaison des amours semble débuter, et notre nouveau voisin parade au centre de la pelouse en batant de l'aile, gonlfant le poitraille et en ouvrant un large bec.

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Les jonquilles sont apparues dans les jardins. Jonquilles... pas vraiment ! Certes ici et là on les nomme comme tel mais en réalité elles n'en sont pas. La seule plante qui peut prétendre à ce titre est narcissus jonquilla qui a de petites fleurs jaunes en grappe et qui sont utilisées dans l'industrie du pafum, notament à Grace.

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Il s'agit en réalité ici du narcisse jaune (ou narcisse en trompette, Jeanette jaune, chaudron, Claudinette ou encore Gauglé pour n'en citer que quelques uns), narcissus pseudonarcissus. On le trouve presque partout en France, parfois jusqu'à 2000m d'altitude. Ici enIsèrecomme dans nombreux départements sa cueilette est très réglementée, pas plus de 2poignées par personne sont autorisés dans le Parc de Chartreuse. Son bulbe était utilisécomme un puissant et violent purgatif. Ses fleurs sont antispamodiques étaient employées comme calmant. 

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Les jours s'allongent depuis quelques temps maintenant mais c'est depuis peu que l'on peut en profiter pleinement. La chaleur est douce et ce mois de mars promet d'être l'un des plus chaud de la décennie si ce n'est plus. Les chats semblent apprécier les vielles pierres de la maison qui diffusent leur chaleur après avoir été frappées par les rayons du soleil durant la journée.

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Les perces neiges sont nombreuses encore bien que bon nombre d'entre elles aient fané. Appelées galants des neiges, elles figurent parmi les premières à percer le manteau neigeux pour profiter des rayons du soleil.

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N'oublionspas l'arriver du ficaire. Toxique à haute dose, ces feuilles étaient consommées car riches en vitamine C,ce qui permet de lutter contre le scorbute. Son arrive est bon signe car précéde souvent de 10 à 15 jours celui des morilles mais à mon sens, la sortie des orchis mâles reste le meilleur des indicateurs.

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Je vous ai parlé de champignons la dernière fois, en voici quelques uns. Les oreilles de Judas ont séché sousl'effet du soleil et deschaleurs des derniers jours. Plongées dans l'eau elles reprennent leur forme initiale. Déjà la relève arrive,cachée sousl'écorcedu vieux sureau.

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Voila une fleur incourtounable, la pâquerette. On la trouve unebonnepartie de l'année danslajardin, même l'hiver. Ses feuilles sont réputées, en particulier assaisonnées de vinaigre, dans les salades sauvages.

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Cette année 2014 est propice aux primevères acaules (appelées aussi primevères sans tiges), c'est bien simple on en rencontre de partout! Les fleurs et feuilles peuvent être consommées crues ou cuites. Les fleurs peuvent aussi servir comme instrument de musique.En soufflant délicatement dans leur base, elles peuvent faire office de trompette.

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C'est aussi le temps des violettes aux quelles bientôt, je dédirai un billet. En attendant voici la violette blanche (viola alba). On la rencontre de février à avril. Ses fleurs sont solitaires et hermaphrodites. Elle est protégée en Lorraine.

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Les hellébores fétides sont en pleine floraison. Leur nom comme leur parfum ne sont pas très attirants ce qui n'empéche pas que ces plantes à fleurs figurent parmi mes préférées. Extrémement toxique, on les employait autrefois pour de nombreux usages, notamment pour faire des purges gastriques sur le bétail.

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Premières pézizes !7 pour commencer. Elles sont sorties depuis belle lurette et j'ai enfin l'occasiond'en ramasser 2 ou 3. Ces cousines des morilles peuvent laisser sceptique de par leur aspect mais il ne faut pas s'y tromper, elles restent d'excellents champignons.

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Quand aux pommiers du voisin qui ont bien été utiles pour les décoration de Noël, malgré les nombreuses pertes les rescapés se portent bien mais l'imposante ramure que leurs font les touffes de gui pourront tôt ou tard avoir raison d'eux.

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Quelques coucou (primevères officinales) ont fait leur apparition. Bientôt leurs fleurs remplirons les paniers pour composer les tisanes du soir, les limonades digestives et pourquoi pas, les liqueurs de longue vie.

 

dimanche 29 décembre 2013

Mes amies les plantes.

 photo libre de droit

 Pardon aux auteurs des photos, j'ai perdu leurs noms dans mes manipulations.

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Article séléctionné par Paperblog: ici.

Voici quelques indications sur la récolte et l'utilisation des plantes sauvages. Attention! Des spécimens des espèces proches, cousines, de la même famille ou semblables d'apparence de la plante recherchée peuvent parfois être toxiques voir mortel, ramasser et utiliser les plantes demande une bonne connaissance de celle-ci! Il ne faut les récolter et les employer que si on a été soit même initié et qu'on les connaît bien. De plus il s'agit ici de ma pratique personnelle, il existe bien d'autres techniques et emplois que ceux cités.

photo libre de droit

Récolte

Pour ce qui concerne la délicate étape que peut être de sécher les plantes, voilà ma technique.

- pour les grandes plantes à fleurs dans leur intégralité et , sans les racines/bulbes/rhizomes: je confectionne des bouquets que je pends la tête en bas, quand il fait froid ou humide près de la cheminé, sinon dans une pièce bien aérée. J'applique cela à la lavande, parfois aux rose, à la reine des près et aux ramures de noisetier.
- pour les plantes plus petites et toujours dans leur intégralité (avec ou sans fleurs) mais sans la partie souterraine: je les enferme dans le tiroir de mon buffet qui est sombre et sec. Cela est très efficace et j'ai eu de bon résultats avec la fougère aigle, les orchidées mâles, l’hellébore fétide, les feuilles de noyer, les feuilles de ronce, les feuilles de framboisier, les feuilles de menthe et le lichen.
- pour les plantes humides ou ramassée par mauvais temps et les pétales de fleurs: je les disposent dans une panière en osier et de manière à ce qu'elles ne soient pas trop tassées et bien aérées et je les expose à la lumière d'une fenêtre, près du feu de la cheminée ou au dessus d'un radiateur. Cela marche bien avec les fleurs de coucou, de lamier pourpre, l'aubépine mais aussi les oreilles de judas qui sont des champignons.
- pour les champignons justement et les plantes récoltés en période de beau temps: je coupe en lamelles les champignon et je les expose comme les plantes en plein caniard, en prenant soin de les rentrer le soir et de les sortir le matin pour éviter qu'ils ne prennent la rosée. Cela marche bien avec les cèpes, les trompette de la mort, les oreilles de judas aussi, la sauge des près, les fleurs de sureau, les plantes de la famille des lamiacées,les russules, les feuilles d’eucalyptus et les lactaires poivrés.
- pour les champignons ramassés au printemps ou fragiles et les bulbes, racines et rhizomes: je les coupe en deux, les accrochent en les piquants avec une aiguille sur un fil que je tant de par et d'autre d'une pièce sombre et sèche. J'emploi ce procédé pour les morilles, la racine de chicorée, les girolles, les chanterelles et l'ail sauvage.
- pour les graine et écorces: je les laisse sécher à l'air libre tout simplement, comme avec les graines de poivrons, de litchis et les peaux de ce dernier.
- pour les truffes et certaines racines: je les laisse se dessécher au frigo pendant quelques jours, en particulier avec les truffes d'été.
- pour les peau d'agrumes: sur le poêle à feu, surtout quand c'est l'époque des clémentines.
- pour les insectes: dans une boite en carton bien au sec loin de la lumière puis une fois sec dans des boites d'observation en plastique hermétiques.

Il existe d'autres méthode que je n'ai pas encore pratiqué. Les séchoir composés de toiles tendues dans des endroits secs sont parfaits, pour l'avoir vu, avec les pétales de coquelicots et de mauve, les fleurs de bourrache et les feuilles de sauge. Les séchoirs en grillage au dessus du feu sont efficace pour conserver les champignons comme les cèpes et autres bolets.

Sinon il y a les conserves, en particulier pour les champignons délicats: amanites des césars, géotropes et les macérâts à base d'huile qui se conservent bien, en particulier le millepertuis et le soucis.

Photo libre de droits.

Utilisation

Alors pour les plantes dans mon quotidien, en général les plus courantes ou du moins les plus facilement identifiables, voilà une petite liste de mémoire (l'utilisation de celle-ci est celle que je pratique mais il est possible de les employer pour plein d'autres choses).

Par contre il faut prendre garde à leur emploi, certaines comme la reine des près se garde que quelques mois (6 ici), d'autres sont contre-indiquées avec les médicaments comme le millepertuis. De plus, certains mélanges comme guimauve/thé peuvent former, par la présence de tanins particuliers par exemples, des mariages malheureux voir dangereux (avec ces deux plantes pour l'estomac par exemple). Bref, comme dans la cueillette, prudence.
Quand je dis "séchées" pour des plantes ou leurs parties, cela ne vaut pas dire que c'est une obligation mais la manière dont je les consomme car la plupart des plantes se consomment fraîches aussi mais dans tout les cas, il faut se renseigner.

- La primevère officinale et la primevère acaule: les fleurs séchées en infusion pour les refroidissements, les maux de gorge, la toux avec du miel. Les jeunes feuilles fraîches en salade.
- Les lamiers: les fleurs séchées en infusions pour la toux, les maux de ventre et d'estomac, purger le corps. Je les mélanges avec la primevère souvent. Les jeunes pousses en salade, en particulier de lamier pourpre car elles ont un petit goût de terre proche de celui de la truffe.
- Le sureau: les fleurs séchées dans l'eau du bain pour pour apaiser. En cuisine on peut les infuser et les incorporer dans tout et n'importe quoi mais je n'aime pas trop. En infusion elles ont un goût vert et elles aident contre les infections de la gorge.
- La reine des près: les fleurs séchées en infusion calmes les maux de tête, la douleur, le stress car elles sont à l'origine de notre aspirine. Elles augmente la pression sanguine (donc attention aux malades du cœur, à ceux qui coagulent mal ou qui ont d'autres troubles du sang). On peut les infuser pour parfumer des desserts.
- Les plantains: les feuilles jaunes et fraîches du plantain lancéolé se mangent en salade et ont un goût de champignon marqué. Les graines séchées sont laxative chez toutes les espèces dont on utilise les feuilles avec du saindoux pour faire une crème contre les piqûres et bonne pour la peau. Frotter une feuille fraîche contre un bouton d'insecte ou d'ortie ou en appliquer le suc soigne et apaise celui-ci.
- L'eupatoire chanvrine: les feuilles séchées font de bonnes infusions pour la toux.
- La guimauve, la mauve, la rose trémière et l'hibiscus: les fleurs séchées en infusions, elles décongestionnent les voies respiratoires, apaise les gorges irritées et calme la toux.
- Le millepertuis: les têtes florales séchées en infusion pour calmer les troubles de l'humeur, soigner la dépression, les idées noires, les baisses et sautes d'humeur.
- La menthe poivrée: les feuilles fraîches ou sèches en infusion, à ne pas utiliser sur un estomac fragile ou malade, pour la toux, les maux de tête, la fatigue ou le manque de dynamisme. En cuisine comme dans les soins. Attention, il existe bcp de menthes dont certaines sont toxiques.
- L'aubépine: les sommités, les jeunes feuilles et les fruits séchés en infusion contre le stress, les maux d'estomac, les palpitations cardiaques. L'infusion froide versée sur les cheveux les assainie, les réparent, les tonifie et pour les cheveux blancs, les colores. Son odeur de foin et son goût de sous-bois se marie bien dans les desserts. Ses fruits sont anti-oxydants.
- Les fleurs d'onagre: les fleurs séchées en infusion pou la toux ou dans les desserts.
- L'origan/marjolaine, le serpolet, le thym: feuilles séchées pour avoir un bon sommeil et les méninges moins encombrés. En sirop pour soigner la tout, surtout le thym. En cuisine avec les viandes.
- La lavande: les épis fleurit séchés: pour parfumer le linge, dans l'eau du bain pour apaiser, frottée sur la peau contre les insectes. Dans les desserts mais je n'ai testé qu'au restaurant.
- La fougère mâles: les jeunes feuilles séchées infusées puis vaporisées contres les insectes.
- L'ortie dioïque: les jeunes feuilles séchées broyées en sels ou en infusion pour le sommeil et les maux de ventre.
- La mélisse officinale: les jeunes feuilles séchées infusées pour la digestion difficile, pour ses propriétés apaisantes, pour les angines, les toux et les refroidissements. Je la mélange toujours à la menthe.
- Les feuilles de ronce et de framboisier: les jeunes feuilles séchées infusées avec de la menthe et bu comme du thé. Bon pour les maux d'estomac et le manque de vitalité.
- Les roses: les pétales séchées infusées pour leur bon goût et leur douceur, frais pour faire du sirop à consommer tel quel ou pour parfumer les desserts.
- Les soucis: les fleurs séchées puis infusées et appliquées en compresses sur les piqûres de moustiques.
- Le laurier sauce: les feuilles séchées comme la plupart des champignons: pour la cuisine.
- L'aigremoine eupatoire: les têtes fleuries séchées en infusion ou en compresses comme anti-inflammatoire et comme astringent. 

Photo libre de driots.

mardi 17 décembre 2013

Le retour de l'automne.

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Alors oui il reste encore beaucoup de neige ici et là mais une bonne partie a fondu laissant ça et là apparaître de grosses tâches vertes dans les prés et les jardins. Le soleil fait un joli retour et on peut même dire que l'atmosphère se réchauffe. Profitons en vite, dès jeudi les flocons font leur retour.

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Les chats font fît de cette fin d'automne fraîche. Habilles chasseurs ils rapportent souvent au pied de la terrasse leurs proies. La jeune et belle Nougat semble gourmande de musaraignes bien qu'elle ne les mangent pas.

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La couronne de maïs tient bien le coup et a passé plusieurs semaines sous la neige. Avec un peu de chance, elle servira de repas dans l'Hiver aux oiseaux.

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 Peu de couleurs dans le jardin, ici et là quelques pissenlits tentent de faire de la résistance, deux pâquerettes essayent malgré la saison de déployer leur pétales. Reste la mousse et l'herbe pour colorer le paysage de vert pour un temps.

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Ce petit chêne n'a pas aimé le froid. Ses feuilles encore vertes vont bientôt tomer et déjà commence à brunir sur les bords. Espérons que l'an prochain il sera toujours là, même si je doute qu'il se plaise parmi la rangé de frênes où il se trouve.

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Drame! Dans le jardin de nombreux arbres sont tombés suite aux chutes de neige et cet après midi la tronçonneuse c'est bien activée. Parmi les victime, l'arbre au pivert. Ce dernier a été croqué (voir mon dernier post sur le jardin) ce  qui va de paire avec la chute d'une partie de son gîte.

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 Le jardin malgré l'air froid grouille de vie et les vieux troncs tombés au sol depuis plusieurs années sont le meilleur endroit pour le voir. Attention cependant à ne pas déranger un hérisson ou un serpent qui commence son hibernation.

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 1: Les cloportes sont les seuls crustacés à vivre sur la terre ferme. En France on compte environ 150 espèces. Ils se nourrissent de végétations en décomposition, de moisissures ou d'animaux morts.

2: Pendant les mois froids, les escargots prennent refuge dans la terre,les fissures de la roche ou sous les écorces comme ce macrogastra ventricosa, une espèce courante en France.

3: Le daldinias concentrique est un champignon non comestible en raison de la nature de sa chair. Le porter sur soi, raconte-on, empêcherait de souffrir des crampes et attirerai la chance et la fortune sur soi.

4: Comme ses confrères escargots, la limace léopard se réfugie dans la sol ou sous les écorces pour lutter contre le gel et la baisse des températures.

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Sous la vieille bille de bois, quelques pousses d'herbes tentent sans résultat de sortir de terre. On trouve aussi de nombreuses moisissures qui exultent un drôle de liquide ambré sous forme de gouttes. 

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Il reste de nombreuses pommes. Si celles-ci on unebelle mine, c'est en partie grâce à l'épais manteau de feuilles et de neige qui les ont protégés des températures mais il ne faut pas se leurrer, la plupart d'entre elles pourrissent et font le bonheur des moucherons qui au premier rayon de soleil, sortent s'en délecter.

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Il y a peut d'activité dans le jardin. Il reste quelques choux, la verveine est sous son sceau à l'abri du gel qui fige tout: feuilles, herbes et fleurs comme dans une nature morte.

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Il reste quelques noisettes et noix cachées par les feuilles et la boue que les oiseaux mettent à profit. Une fente dans un vieux tronc fait office de casse-noisette.

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 Les verges d'or du Canada présentent de jolis chatons là où à la fin de l'été se trouvaient en grappes serrées leurs jolies fleurs jaunes. Elles sont entourées des feuilles mortes du grand noyer où il semblerait que quelques oiseaux sont venus pointer le bout de leur nez.

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 La neige a couché l'épais buisson de ronce, le rendant accessible pour moi mais surtout pour les chats qui se font un plaisir d'y chasser. C'est là que surprise, j'ai pu voir une pomme de pin, à côté de ce gendarme qui se grille la pilule, chose surprenante quand on sait que le sapin le plus proche se trouve 50 mètres en contre-bas.

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 Bref, il y a de la casse dans le jardin, il faudra dans les jours à venir continuer à débiter le bois mort et par la même occasion, réaliser une couronne avec le lierre tombé au sol.

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La neige a couché l'herbe de telle façon que l'on pourrait croire que c'est un torrent qui est passé par là.

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 Pour finir quelques beaux lichens, savants mélanges d'algues et de champignons, qui donnent aux troncs des frênes une beauté toute particulière et bienvenue avec l'arrivée du temps gris.