mardi 17 octobre 2017

Vivre Lyon : un petit bout de notre quotidien.

DSC09559Quelques brèves de nous. Nous n'avons plus trop l'occasion de parler nature et pour cause, voilà plus d'un que nous sommes devenus lyonnais ! et plus exactement, oullinois. Bien que mon aimé soit un familier des villes, il m'a fallut quelques temps pour me réadapter au rythme assourdissant des auto et des piétons, le tout dans un cadre de béton et de goudron. Néanmoins, nous ne quittons pas nos premiers amours : lui dans le paysage et plus particulièrement dans les arbres, mois dans la gestion et la protection environnementale, en particulier dans l'animation, la botanique et mon amour de toujours, la mycologie. Entre le parc de la Tête d'Or (vous l'avez vu), Miribel Jonas (que nous n'avons que très moyennement apprécié), le parc de ville d'Oullins (qui possède quelques belles surprises dont son sentier ethnobotanique et sa collection d'iris) et les nombreuses friches urbaines qui font mon bonheur, nous avons eu de quoi herboriser. À gauche vous pouvez admirer une superbe aigrette garzette (Egretta garzetta), semblable à celles que nous avons eu plaisirs à contempler en Bretagne. De temps à autre, nous avons la chance d'en voir se poser en face de notre fenêtre, à l'instar du héron cendré (Ardea cinerea), des canards colverts (Anas platyrhynchos), des cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui se promménent sagement avec toute leur famille, de la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), du Martini-pêcheur (Alcedo atthis) même si depuis la crue il se fait discret, des corneilles (Corvus corone) et des pigeons des villes (Columba livia domestica) qui nichent en face de nous dans les grands platanes des villes et parfois, nous lâchent une joyeuse fiente sur le pare brise ou la fenêtre de la cuisine, des rats noires (Rattus rattus) qui me fascinent tant, des silures (Silurus glanis) qui finissent au bout des hameçons et d'énorme tanches (Tinca tinca). Bref, nous ne sommes des privilégiés.

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Un petit bout de notre quotidien, entre deux révisions, la musique du voisin, le regard du chien qui attend au bout de la rue, les joies des pêcheurs au pied de l'appartement et les longues promenades dans le centre ville de Lyon. Ces petits bouts de vie mis côte à côte sentiront d'ici quelques mois la nostalgie des études et de la fin d'une période Pour le moment, nous nous plaisons dans cette vie d'étudiants, entre insouciante et incertitude.

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jeudi 5 octobre 2017

Bretagne : épilogue d'un voyage.

DSC01048      Voici un grand article comme je les aime mais qui s'est montré monstrueusement chronophage. Pour se retrouver dans notre périple, je vous propose en amont un petit sommaire pour suivre pas à pas la suite de notre découverte de la Bretagne qui fait écho à notre voyage de l'an dernier que vous pouvez retrouver ici : http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/road_trip_en_bretagne_/index.html

I.    Présentation                                              VI.    Le village de Locronan

II.  Le jardin de l'abbaye de Daoulas            VII.  Océanopolis, un univers marin

III.  L'arboretum de Huelgoat                        IIX.  La côte brestoise

IV.  Le village de Le Faou                               IX.   Le jardin du Roscoff

V.  Les plages bretonnes                               X.     Orléans, ville étape

 

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1.Présentation

DSC00466Pas de temple bouddhiste en vue, nous nous sommes trouvés pendant quelques jours dans un endroit tout à fait zenifiant pour visiter la Bretagne pour un second voyage sur cette terre de légende. La mer était au rendez-vous avec les grandes marées et les plages, et bien que le soleil n'ait pas été forcément au rendez-vous, il nous n'en reste pas moins quelques clichés de ciel bleu de ce magnifique paysage.

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Dans le jardin, un jeune merle (Turdus merula) bat des ailes maladroitement. D'ordinaite les parents ne sont pas bien loin et guettent pour venir le nourrir. Malheureusement pour notre petit protégé, celui-ci semble orphelin et présente un oeil bien abîmé. Malgré nos efforts pour lui prodiguer nourriture et abri, il a prit le parti de se réfugier dans les fourrés loin de nos regards. Espérons pour lui qu'il aura trouvé refuge dans un arbre haut perché pour la nuit, protégé du mieux qu'il peut des prédateurs et de la pluie.

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Dans le jardin c'est une explosion de couleurs, la chenille du machaon (Papilio machaon) prend plaisir sur les tiges de l'aneth (Anethum graveolens). Le potimarron, les fleurs bleues des hortensias sur le déclin et les joubarbes au pied de la maison dans leur pot de fer complètent le tableau.

 

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2.Le jardin de l'abbaye de Daoulas

On pourrait se croire en territoire elfe à l'écoute du nom de cet imposant édifice. L'abbaye de Daoulas se tient là depuis le 12e siècle et semble encore baigner dans l'ère médiévale. Une légende raconte qu'un seigneur d'un autre village, le Faou, aurait tué deux saints au sein de Daoulas. Pour venger leur mort, Dieu aurait envoyé un terrible dragon dévaster le faubourg du Faou. Il ne faudra pas moins du courage de Saint Pol pour venir à bout du monstre et convertir le terrible seigneur qui, pour réparer son forfait, érigea l'abbaye.
Si l'abbaye de Daoulas a retenu notre attention, c'est pour son jardin  dédié en grande partie aux végétaux médicinaux. Chaque arbre et chaque fleur possède son étiquette énumérant ses noms français, latins et bretons, son origine ainsi que ces vertus. Autant vous dire que nous nous sommes régalés pendant toute une journée.

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Entre médicinales et toxiques, la frontière est mince. Datura, aristoloche, tabac... la liste des belles à la fois sauveuses et empoisonneuses est longue. Prenons l'exemple du tabac (Nicotiana tabacum). À son arrivée en Europe, sa consommation est réservée aux têtes couronnées. Il est alors d'usage de fumer la plante le soir avant de se coucher pour se défaire des maux de tête ou de la placer séchée sous ou dans l'oreiller.

DSC00522Il n'y a pas que de belles toxiques dans le jardin. Issu de la tradition des jardins de curé, celui-ci mêle à la fois les plantes dédiées aux soins, mais aussi celles produisant des fleurs pour orner l'autel religieux, des fruits et en particulier la vigne pour le vin de messe, les légumes pour assurer les repas des officiants et pour le poulailler. La différence se trouve ici dans le fait qu'il est composé en un succession de tableaux. Certains s'attachent à présenter des ensembles de plantes en fonction de leurs fonctions et de leurs vertus, d'autres par rapport à leur pays d'origine et le climat qui les caractérise. On trouve ainsi un carré méditerranéen composé d'immortelles, d'un olivier, de lavandes et de thym.

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Certaines espèces regroupent la plupart de ces particularités. Elles étaient de ce fait utilisées tout au long de l'année pour répondre aux besoins de l'abbaye. Il n'était pas rares qu'elles soient séchées pour être stockées.

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Laniad-bras, riforz, fanouilh et gouravron; voila des espèces bien de chez nous voire, communes sur une grande partie du territoire français. Pourtant leur nom pour une majorité d'entre-nous ne nous disent rien et pour cause, ils sont en breton. Une fois la barrière de la langue passée, on prend plaisir à contempler la grande ortie (Urtica dioica), le raifort (Armoracia rusticana), le fenouille (Foeniculum vulgare) et l'aurone (Artémisa abrotanum).

DSC00558L'accenteur mouchet (Prunella modularis) est généralement un oiseau discret pendant l'été. Son plumage gris cendré et teinté de roux et de brun n'y est sans doute pas pour rien.

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Celui-ci à une bien drôle de tête. Les plumes ébouriffées et gonflées, il est encore tout chancelant de s'être agité dans son bain de poussière et terre sèche. Pas plus lourd qu'un pruneau (soit 15 à 20 gr), il possède cependant un féroce appétit. À la belle saison il est friand d'invertébrés. À la mauvaise, il préfére les graines de petite taille. Bien qu'occupant une grande variété de milieux, c'est dans les forêts de conifères qu'il se plaît le plus, en particulier pour former son nid. Un couple d'accenteur mouchet donne généralement deux nichées par an, bien que les parents soient connus pour être des coureurs de jupons aux nombreux partenaires. Celui-ci a prit le parti de se réfugier dans le bosquet d'absinthe (Artemisia absinthium), une action qui n'aurait pas manquée d'inspirer Baudelaire, Verlaine, Van Gogh et Rimbaud sans oublier Manet et Picasso qui lui font la part belle dans leurs œuvres.

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Atmosphère mystique dans les allées du parc. Pierres figées par la mousse, statues et ruines anciennes en pierres de l'abbaye et prisent d'assaut par les fougères (Polypodium sp.), bassin et baptistère à ciel ouvert entourés d'arbres multicentenaires ... il y a de quoi se plonger dans les nombreuses légendes qui animent le lieu.

DSC00659L'abbaye acceuil régulièrement des expositions et des manifestations sur divers thèmes. Nous avons pu lors de notre visite découvrir "À fleur de peau : fabrique des apparences". L'objectif ici est de montrer notre rapport à l'autre mais aussi à soi et au corps à travers un organe fondamental, la peau. À travers celle-ci se sont les notions d'apparence et d'appartenance qui font échos aux visiteurs.

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Cette exposition m'a particulièrement touchée, celle-ci faisant écho chez moi, à ma formation initiale dans le domaine de la sociologie et de l'anthropologie, au même titre que la série de moulages de cire de gueules cassées de 14/18.

 

3.L'arboretum de Huelgoat.

DSC00687Voilà encore une visite dense et passionnante. L'arboretum de Huelgoat a connu des hauts et des bas et aujourd'hui ça sauvegarde passe par l'acquisition du patrimoine foncier de ce très beau parc. Je tiens à souligner le travail effectué par l'équipe qui gère le site, en particulier Malo Dormont avec qui nous avons pu parler et qui est un vrai passionné. J'espère que nous aurons l'occasion de le croiser à nouveau.

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Les allées sont plus ou moins dégagées, donnant un côté très jardin anglais au paysage. Les collections d'hortensias n'y seraient pas pour rien selon moi, de même que les divers tableaux reflétant les divers climats et régions du monde.

Ainsi sur pas moins de 22 hectares, il est possible de rencontrer quelques 3600 espèces originaires des quatre coins du globe, de se perdre parmi les grands arbres de la plaine himalayenne ou encore de croiser quelques oiseaux discrets au milieu des branchages et des bosquets sagement étiquetés de plastique blanc et rouge.

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Comment parler de la Bretagne sans parler des hortansias (Hydrangea) ? Bleus, blancs, roses et violets, voire jaunes, il y en a pour tous les goûts. Certains spécimens de la collection, bien loin de l'hortensia de mémé, font plusieurs mettre de haut, donnant au jardin des aires de parc tropical aux multiples couleurs.

DSC00753Ils commençaient à me manquer ! Voilà mes premiers champignons bretons, et pas n'importe les quels ! De délicieuses lépiotes élevées (Macrolepiota procera) que l'on reconnaît à leur grande taille, à leur large chapeau couvert d'écailles, à leur pied chiné et à leur anneau coulissant. Bien qu'excellentes, nous ne les avons pas ramassées, ne souhaitant pas dénaturer le superbe tableau qu'elles composaient au coeur du verger.

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Il n'y avait pas que des coulemelles à se mettre sous la dent ce jour là. Enfin à se mettre sous la dent, c'est vite dit, les autres espèces croisées n'étant pas forcément des plus saines à manger. Ainsi, parmi les espèces locales on peut citer la grande famille des xerocomus et l'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare), un champignon mortel qui rebute de par son amertume et qui se nourrit d'ordinaire de bois mort.

DSC00678L'arbre à fraises (Cornus kousa) est un cornouiller aux grandes fleurs formées de quatre bractées blanches ou rosées. Résistant, il peut se plaire dans des régions où les températures avoisinent les -20°C, comme dans son milieu d'origine situé entre la Chine, le Japon et les Deux Corées. C'est en septembre et en octobre que l'arbre donne ces fruits si particuliers, évoquant des fraises. Néanmoins ils n'en ont pas le goût et ne présentent pas une si jolie couleur rouge hormis si l'été s'est montré très chaud. Il est peut exigeant et s'accomode de la plupart des sols du moment qu'ils se montrent frais et peu sec, au risque de le voir végéter. Il se limite généralement aux zones de mi-ombre et de sous-bois, le soleil direct impactant fortement son feuillage. De croissance assez lente, il faudra non pas moins de dix années pour le voir croître de quatre mètres et bien que cela arrive, il est extrêmement rare de voir des individus dépasser les sept mètres. Il est important dans limiter la taille voire même de s'en passer, l'arbuste gardant naturellement un port buissonnant et les coupes nuisant à sa superbe floraison. Certains hybrides et cultivars présentent des specimens de petite taille à la floraison abondante tel que le Cornus kousa var. chinensis ou Cornus kousa ‘Weisse Fontäne’ au port quelque peu retombant.

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Quel plaisir de découvrir de nouvelles espèces. Je suis tombée amoureuses de deux en particulier, à savoir le pin parasol du Japon (Sciadopitys verticillata) aux aiguilles et au port extraordinaires et le cèdre du Japon "Monstrosa nana" (Cryptomeria japonica monstrosa nana) qui forme de véritables pompons verts dans le paysage.

 

DSC004644.Le village de Le Faou

Bienvenu sur la comme de Le Faou. Siège du PNR (Parc Naturel Régional) d'Armorique, le site possède une histoire riche. À l'origine un point de passage obligé entre les deux Amoriques, il est devenu une charmante bourgade composée de petits commerces et cela, dès l'époque romaine. C'est d'ailleur ici qu'un poignard de fer et de bronze richement orné a été découvert. Il aurait appartenu à un dignitaire celte.

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Lors de notre venue, le village s'est retrouvé en fête. Pour une journée, les médiévales se sont installées à Le Faou. Costumes d'époque, chèvres naines et moutons d'Ouessant, fabrique d'armes, bois tourné, promenades à dos de chevaux de trait et marché des producteurs locaux été inscris aux animations proposés le long de la rue marchande. Au milieu de tout cela, la petite église de pierres noires et bordée par l'estuaire s'inscrivait complètement dans l'ambiance des festivités. Elle est le lieu d'hivernage de deux espèces de chauves-souris remarquables, la pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus) et le grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum). De ce fait, l'édifice fait l'objet d'un APB (Arrêté Préfectoral de Biotope) depuis 2001 pour permettre aux populations de ces animaux protégés de se maintenir et de ne pas être dérangés.

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Entre deux morceaux de corne muse et de biniou, nous avons pu flâner entre les stands et sentier les délicieuses odeurs des pâtisseries d'époque, toucher du bout des doigts tout une collection de courges ou encore, saliver devant les ardoises des restaurants locaux qui se sont pour un week-end, mit au goût des saveurs d'antan.

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Impressionnant non ? En fonction des marées, l'estuaire de la rivière-fleuve du Faou, nommée en breton Ster Goz, prend des dimensions impressionnantes. À marée haute nous avons pu y observer de beaux bancs de poissons.

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5.Les plages bretonnes

On trouve de nombreuses plages magnifiques sur la côte. Certaines restent encore peu connues hormis des habitants. Celle-ci nous a complètement charmé, nous offrant un panorama indescriptible. On pourrait se croire sur un autre continent ou bien, entre terre et mer, quelque part sur les côtes irlandaises fleuries de callune.

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La callune (Calluna vulgaris) appartient à la même famille que les bruyères. Elle se distingue de ces dernières par des pétales non soudés, un calice double et des petites feuilles disposées sur 4 rangs. On la rencontre partout en France, ou du moins presque, que ça soit dans le massif pré-montagneux des Alpes qu'est la Chartreuse ou à l'entrée du Massif Central, du moment que le sol est acide et qu'il y ait de la lumière. Son habitat de prédilection est la lande.

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Les marées successives ont laissé sur les falaises des algues vertes ou blanches, signe qu'elles sont été décolorées par le soleil. Il ne s'agit pas des algues vertes issues de l'industrie porcine mais pour la plupart d'Enteromorpha sp. Certaines espèces se plaisent aussi en eau douce et dans les baies saumâtres.

DSC00970La plage, c'est un lieu privilégié pour rencontrer les autres et pour se montrer, le plus souvent, tel que l'on est. C'est un espace à la fois public et sauvage qui appartient à tout et à chacun. De ce fait, on peut y capter des moments de vie particulièrement amusants ou croustillant comme cette séance de gym-yoga face à l'océan sur le sable blanc.

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Hormis une bonne séance d'étirements, on peut également voir passer des joggeurs, quelques goélands et surtout, voir plonger de nombreux baigneurs et courageux. Ce jour là la mer est à 21°C, tout comme l'air ambiant. Malgré cela, un léger vent vient refroidir les moins enhardis.

DSC01110En parlant de téméraires, voilà les deux notre qui se jettent à l'eau. Passé la délicate étape de se plonger dans la mer jusqu'à la taille, les voilà qui se lancent dans les vagues et autres rouleaux, bien souvent la tête la première. Bien que beaux comme des apollons, ils n'ont pas le panache des surfeurs qui arrivent petit à petit sur la plage.

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Coquillages et crustacés au bord de la plage ornent les rochers. Ils font partis des nombreuses espèces de décomposeurs et d'organismes filtreurs essentiels au bon fonctionnement des écosystèmes marins. Il n'est pas rare de tomber sur un os de seiche, relique de céphalopodes aux capacités cognitives extraordinaires.

DSC01086Les laissées de mer sont les reliques du monde marin que l'océan et les courants apportent sur la plage. Parmi celles-ci ont trouve les étoiles de mer et les donaces des canards (Donax trunculus), petits coquillages très appréciés et souvent consommés crus ou pochés après avoir été dessablés pendant 12 à 24 heures dans de l'eau salée.

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On les rencontre aussi bien dans la Manche qu'en Méditerranée, le plus souvent sur les bancs de sables, le long des côtes sous quelques centimètres de sédiments. On les nomme aussi papillon en raison de la forme qu'ils prennent quand ils sont échoués sur la plage.

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La vie grouille sur les rochers, il est même difficile de se déplacer sans entendre, à mon grand dam, une coquille grincer sous sa semelle ou un morceau de coque se briser. Reste à ne pas glisser sur les algues échouées.

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Le paysage est sublime. Nombreux sont les voiliers à passer devant nous porter par le vent. À l'abri, protégés par la falaise, nous devons nous rendre à l'évidence, notre temps est compté. Le galop de la marée se fait de plus en plus rapide et bien vite nous nous retrouvons les pieds dans l'eau et les fesses ensablées.

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Aperçu de la montée de la mer en 3 heures de temps. Impressionnant ! Les plus téméraires reste sur la plage de galet pour profiter de la mer et de la faune aquatique qui profite de la monter de l'eau pour sortir des rochers.

DSC01017Mais avant de nous faire rattraper par les flots, nous avons pu visiter une bien jolie caverne creusée dans la roche par la mer et où d'énormes galets s'empilent les uns sur les autres. Elle donne vue tout droit sur un ensemble de rocs encerclés par les eaux et visités de temps à autre par les cormorans.

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Il n'y a rien de plus plaisant que de voir les vagues se fracasser contre la roche grise et se dispersées en écume blanche. Les rouleaux ce jour là on fait le bonheur des baigneurs et des surfeurs. Néanmoins, pas de phoques ni d'huîtriers pies (Haematopus ostralegus) en vue.

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Gribouiller sur son carnet les cheveux aux vents, plonger dans la mer la ptete la première, marcher à l'équilibre entre les rochers et sur les troncs délavés par les vagues ... nous avons eu de vraies vacances.

 

6.Le village de Locronan

L'an dernier nous avons pu visiter le village de Locronan, situé non loin de la mer. Pâtisseries locales, hortensias, vieilles pierres et choucas ont cntribué à notre émerveillement. De passage pour un après-midi, nous n'avons fait qu'un tour rapide. Néanmoins vous pouvez retrouver notre visite de ce site historique de l'an dernier ICI.

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7.Océanopolis, un univers marin.

J'ai longuement hésité à demander à mon bien aimé de visiter Océanoplis. Bien qu'ayant visiter des parcs animaliers et des aquariums, que ça soit à Lyon ou pendant mon road trip dans le sud avec mon frère, j'ai de plus en plus de mal à trouver cela éthique, surtout quand il s'agît de mammifères et d'oiseaux. Je ne nie pas l'aspect scientifique et essentiel de ces structures, en particulier pour certains espèces. Juste que je m'interoge de plus en plus sur le bien-fondé de certains et sur la place qu'ils font à l'animal.

DSC01317Néanmoins, j'ai fini par craquer. Passionnée par les grands fonds marins et les créatures dans abysses, je n'ai pas pu m'empêcher de nous embarquer, le temps d'un après-midi gris où nous étions un peu désoeuvrés, en direction d'Océanopolis. Faisant face à la mer, ce complexe brestois propose trois pavillons sur les thèmes des milieux tropicaux, polaires et de la Bretagne ainsi qu'un sentier permettant d'observer une famille de loutres d'Europe (Lutra lutra) et de loutres de mer (Enhydra lutris) dans leur quotidien.

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Bien que relayée au second plan, la flore aquatique est tout de même présentée et même expliquée, ce qui a fait en partie notre bonheur. Maillon essentiel de la vie sous l'eau, les algues et autres Oxyphotobacteria (les algues bleues) sont à la fois une source de nourriture pour la faune mais aussi, un abris, un lieu de reproduction et de ponte, une nurserie et un garde manger pour les prédateurs.

DSC01192Certains poissons semblent exotiques et pourtant, on les trouve dans les eaux froides de la Manche, parfois même dans celle du port de Brest. Il en va ainsi du rouget de vase (Mullus barbatus), apprécié des pêcheurs et qui s'approche parfois des infrastructures même s'il préfère rester entre 100 et 300 mètres de fond.

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Voyage au coeur des mers des tropiques, à la découverte de superbes animaux que sont les anémones aux longs bras, les célèbres poissons clowns et les poissons chirurgiens multicolores. Logés dans leurs massifs de corail, ils se fondraient presque à eux malgré leurs couleurs lumineuses qui comblent l'obscurité du lieu.

DSC01295Dans l'obscrutié, une pieuvre commune (Octopus vulgaris) attend. C'est l'un des animaux les plus "intelligents" (ou plutôt, ayant une intelligence proche de la notre) et qui ne cesse de surprendre les scientifiques qui l'étudient de près. Ingénieuses, les pieuvres sont capables de réaliser des opérations complexes et font preuves d'empathie en vers leurs congénères ou les humains qui s'occupent d'elles. Cependant sa vie est courte : environs 2 ans.

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Le centre n'est pas uniquement un lieu pour divertir les petits d'homme. On y trouve aussi tout un département de recherche qui a pour but de cibler et répondre aux grands enjeux de demain, que cela touche la biodiversité, le social ou l'économie. Développer des réponses à la disparition du corail, à l'augmentation des populations de méduses ou à la raréfaction du plancton fait parti de leurs objectifs.

DSC01289Abrité dans son aquarium de verre, ce crabe profite du calme dont il dispose pour entamer sa digestion. Il est accompagné d'anémones avec les quelles il vit en symbiose, celles-ci lui assurant protection et ces dernières tirant bénéfice des miettes de ses repas. Seuls ses yeux rouges semblent visibles dans la végétation.

 

DSC013298.La côte brestoise

Sortis du complexe d'aquariums, nous n'avons pas pu nous empêcher de flâner sur le bord de mer puis sur les longs remparts de la ville de Brest avant d'atterrir dans un mystérieux petit jardin de ville. Nos yeux avaient besoins de lumière et nous avons pu à loisir observer sous un ciel gris les pêcheurs s'afférer avec leurs prises du jour.

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Une araignée de mer (Maja brachydactyla) portée par les courants est venue s'échouer sur le brise-vagues du port de plaisance. Sa dépouille ferra le bonheur des goélands marins (Larus marinus) que l'on peut voir au loin suivre les bateaux revenants de la pêche et ceux des plaisanciers profitant du temps du goûter pour les nourrir de restes de pain et de sardines à l'huile.

DSC01337Brest est le deuxième port militaire français après Toulon et peut accueillir deux portes à la fois (soit 270 m de bateaux). On y trouve de très nombreuses frégates et navires marins. Dés 1674 cet arsenal a pour fonction d'assurer la défense du pays que cela soit en mer ou depuis les remparts des forteresses qui la compose.

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Brest est une ville tout de fer et d'acier. Les bras mécaniques et gigantesques rappellent au combien la ville est avant tout une cité de marins et surtout, de construction de bateaux- monstres destinés à la guerre.

DSC01340Qui l'aurait cru ? Depuis le 19 novembre 2016 Brest possède son propre téléphérique. Bien que l'on soit plus habitué à voir ce type d'édifice en montagne ou à Grenoble, l'entreprise n'est pas uniquement un coup de marketing. Traversée par le Penfeld, il n'y avait pas beaucoup d'autres alternatives (vraiment ?) pour permettre au public de joindre rapidement les deux bouts de l'agglomération. Depuis le 9 août de cette année, le téléphérique ne possède  plus qu'une seule cabine, l'autre étant tombée pendant une opération de maintenance.

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Pour compléter cette journée, nous ne pouvions pas quitter la ville. Après avoir visité le magnifique jardin botanique de Brest (ICI), nous avons fait le pari de visiter ce tout petit parc bien surprenant. Nommé le jardin des explorateurs, il présente les grands voyageurs brestois qui au fil des siècles ont ramené des plantes issues des quatre coins du monde. Parmi les destinations de choix de ceux-ci, l'Australie, les Amériques, le Japon et l'Inde.

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9.Le jardin du Roscoff

Voilà un gros morceau. Nous avons pu, sur la fin de notre périple, visiter le Roscoff. C'est avec émotion que je vous parle de ce jardin exotique car celui-ci a suscité chez moi un sentiment que je ne saurai expliquer, une sorte d'illimunation et d'extase qui aujourd'hui encore me collent à la peau et me rendent nostalgiques du lieu.

DSC01418De larges allées fleuries nous attendaient. Composées d'une multitude de végétaux, elles donnent le charme des îles à ce petit bout de Bretagne. Débuté sur un bout de rocher dans l'optique de préserver celui-ci, le parc c'est peu à peu étendu pour prendre les dimensions qu'on lui connaît aujourd'hui.

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Sous la serre, de nombreuses espèces des milieux désertiques s'épanouissent. Les cactées donnent leurs premières fleurs et les euphorbes présentent, en plus d'un suc mortel, des épines bien impressionnantes. Elle nous a été d'un précieux secours, le pluie commençant à battre avec force avant de laisser place à un ciel couvert mais calme.

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Voici quelques espèces typiques de ces milieux. Bien que superbes, nombreuses sont celles d'entre-elles à être mortelles et pour cause. La végétation étant rare dans les zones aux conditions  de vie rude, elles sont une source de nourriture attractive. Pour sauver leur peau elles n'ont d'autre choix que celui de faire usage de poisons.

DSC01458La panorama est à couper le souffle. La mer vient se jeter au pied de cette jungle improvisée au milieu des champs. Utilisé pendant de nombreuses années par les agriculteurs pour stocker leur déchets verts, la parcelle s'avère présenter un sol extrêmement riche. Rajoutons à cela un micro-climat tempéré et vous obtenez la clé pour faire pousser presque n'importe quoi. Épargné par le gel, le Roscoff est une terre de rêve pour les jardiniers.

DSC01508Le jardin se présente comme un tableau, permettant au visiteur de passer d'un continent à un autre et de plonger dans le quotidien d'une flore qui lui est méconnu. Ici et là, une rivière, des bassins, une statue, un kiosque ou une passerelle ouvrent un point d'horizon sur le paysage ou au contraire, forment une alcôve dans la végétation.

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Dominé par de grandes fougères arborescentes (Cyatheales), le chemin se couvre d'un toit de verdure propice à la détente et aux cachotteries. On se croirait dans une forêt équatoriale humide et sombre. Après avoir vadrouillé en ville, il fait bon de voir ce camaieu de verts tendres.

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Pendant notre visite, j'ai déclaré un véritable coup de foudre pour un genre végétal qui m'était alors inconnu : les Eucomis. Originaires pour la plupart d'Afrique du Sud, je n'ai pu me défaire de leur fleurs aux couleurs graphiques. Dans l'ordre : Eucomis comosa, Eucomis pole-evansii et Eucomis montana x2.

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Pour Thomas, le coup de coeur c'est fait sur la grande variété de Kniphofia, en particulier Kniphofia drepanophylla qui présente un dégradé de couleur surprenant et un inflorescence massive.

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Difficile de ne pas parler des Protea. Ces fleurs spectaculaires venues d'Afrique du Sud, sont d'ordinaire très difficiles à maintenir sous nos latitudes et pourtant ! Le jardin regorge de ces merveilles à la floraison abondante et aux couleurs chatoyantes. Au pied de l'une d'elle, un petit agaric (Agaricus sp.) s'est installé.

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Dernier coup d'oeil vers la mer, histoire de garder un souvenir. Trois pas sur la plage, une chute sur les galets, deux coquilles de mollusques ramassées comme butin et puis c'est le retour vers la voiture pour continuer notre périple. Du haut du rocher aux corsaires, refuge historique des pirates bretons, Bretagne, je te dis au revoir.

 

DSC0157510.Orélans, ville étpae

Nous voilà pour la soirée à Orléans. Après plus de 8 heures de route depuis la Bretagne, nous avons fait le choix de passer la nuit dans cette ville qui nous est mal connue. Le temps d'une soirée, nous avons pu déambuler dans les rues piétonnes et profiter d'une terrasse de café qui donne directement sur le sommet de la cathédrale. Ce n'est pas une grande cité mais se promener le long de la Loire, marcher sur les pavés et manger un bon petit plat reste, somme toute, des activités fort agréables.

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Les  façades changent quelques peu de celles que nous avons pu voir le long de l'Océan et de la Manche. Les bardages sont colorés et, ne vont pas sans rappeler ceux de Vannes, la cité morbihanaise que nous avons pu visiter l'an dernier et dont les quais pullulaient de pokémons.

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Voilà une soirée assez magique passée en amoureux. Après une bonne nuit de sommeil nous voilà frais et dipso pour la suite de notre périple avant de retourner sur Lyon. Prochaine étape : le clébre arboretum des barres de l'ONF, à 97 kilomètres de là et où nous avons été bien inspirés : pas moins de 333 photos résument cette journée. La suite au prochaine épisode et promis, je ne mettrai pas 333 jours pour éditer un nouveau billet.

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dimanche 10 septembre 2017

En passant par la Bourgogne : l'arboretum de Pézanin.

DSC09706La rentrée est passée, il est l'heure de se pencher sur le bilan de l'été. Rien de nouveau sous le ciel bleu, mon cher ordinateur a hélas rendu l'âme. Néanmoins je ne suis pas sans moyens et une série d'articles devrait bientôt voir le jour. Ainsi, fin juillet, nous nous sommes embarqués pour une journée en Bourgogne. L'objectif ? Visite de l'arboretum de Pézanin, situé sur le département de la Saône-et-Loire, à une heure 20 du Sud de Lyon. Celui-ci a la particularité d'être composé d'espèces des 4 coins du monde plantées dans une véritable forêt, le tout sous la gestion de l'ONF.

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C'est l'un des plus anciens arboretums de France, il présente une collection extrêmement riche, pas moins de 500 espèces, et on y trouve même un étang de 4 hectares autorisé à la pêche. Fondée en 1903, ce ne sont pas moins de 1100 espèces qui a ses débuts sont plantées. Face aux réussites et aux échecs de cette entreprise, l'arboretum continu d'être enrichit de nouvelles essences, toujours dans une démarche d'expérimentation et d'acclimatation, deux grands axes qui définissent la personnalité du lieu.

DSC09722Accouplement entre deux grandes loches (Limax maximus) au milieu des feuilles d'oxalis petite oseille (Oxalis acetosella). Ce milieu humide est propice à leurs ébats. C'est en automne que la ponte à lieu dans le sol humide.

DSC09723Drame dans le sous-bois, une message a été occis. Il semblerait qu'il s'agisse d'une mésange charbonnière (Parus major) ou possiblement, d'une mésange bleue (Cyanistes caeruleus). Ces petits passereaux sont très abondants dans les zones boisées, les lisières, les parcs de ville et les jardins des particuliers. Ls mésanges ont de nombreux prédateurs, en particulier les chats, les martres, les fouines et les oiseaux de proies comme les buses.

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Il ne reste de l'oiseau plus qu'une plumée. Peut être est-ce un juvénil qui n'a pas su prendre son envol ou alors, d'un adulte fatigué ou malade. Qui sait ?

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La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est une fougère très commune qui se plaît dans les sols humides, acides et de préférence ombragés. Très consommée en Asie après une cuisson à la cendre et avoir été bouillie dans plusieurs eaux, elle reste cependant riche en toxines et en particulier en ammoniaque, ce qui expliquerait notamment le fort taux de cancers de l'estomac au Japon. Coupée, sa tige laisserait apparaître l'image de la tête d'un aigle en son centre. Elle servait de litière au bétail de par ses propriétés insectifuges.

DSC09690Parmi les résineux remarquables du site on peut citer les séquoias (Sequoiadendron), les cyprès chauves (Taxodium distichum), les cèdres (Cedrus) et les mélèzes (Larix). Certains atteignent des tailles vertigineuses du fait qu'ils soient centenaires et aient résisté aux tempêtes.

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Parmi les autres arbres remarquables on peut citer les arbres de l'érablaie composée de 37 variétés asiatiques et américaines, les grands boulots de Sibérie ainsi qu'un séquoia géant (Sequoiadendron giganteum) de plus de 50 mètres de haut qui vaut le détour et attire de nombreux visiteurs (pas moins de 25 000 par ans).

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L'abondance de bois mort dû à la présence de la forêt, à la gestion différenciée et aux vents qui sont parfois fatals aux arbres, est propice au développement du polypore soufré (Laetiporus sulphureus). Ce champignon est très apprécié aux Amériques où il porte le nom de "poulet des bois". Plus ou moins toléré, il est parfois utilisé dans la confection de nuggests vegans, de par sa consistance et sa texture proches de la viande.

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On retrouve cette abondance de la fonge dans le sous-bois, avec en particulier la présence du marasme petite roue (Marasmius rotula) que l'on peut voir sur la photographie de gauche. Ce champignon frêle qui se nourrit de la matière organique décomposée issue des feuillus tel que les feuilles, ls racines et les branchages.

DSC09747Les clitocybes (Infundibulicybe) sont des champignons qui se caractérisent, chez une bonne partie des membres de cette famille, par leurs chapeaux en forme d'entonnoir prononcée. On y trouve aussi bien des espèces comestibles que vénéneuses ce qui pousse à être des plus prudents dans leur cueillette et leur consommation.

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Ici, et sous réserve, il semble s'agîr du clitocybe en entonnoir (uInfundibulicybe gibba), une espèce comestible commune dans les bois de feuillus. Comestible moyen, il apparaît souvent après des pluies abondantes et des chaleurs douces. les amateurs lui préfèrent en général le clitocybe géotrope (Infundibulicybe geotropa), une espèce plus massive et plus charnue qui a l'avantage de moins réduire à la cuisson, de rester ferme et de pousser en groupe mais, qui semble plus difficile à trouver hormis dans certains secteurs du Sud-Ouest de la France.

DSC09727Drôle de créature n'est-ce pas ? Il s'agît de la pectinatelle (Pectinatella Magnifica), une colonie de petites organismes (les zoïdes) nommée bryozoaire, qui apprécie les eaux douces plutôt chaudes et stagnantes. Originaire d'amérique du nord, ce méga-organisme présent en France depuis 1995 se nourrit en filtran l'eau et en ingérant les particules nutritives qui s'y trouvent. Cette capacité intéresse de près de nombreux centres de recherche, en particulier en écologie, du fait que la pectinatelle pourrait auto-épurer de grandes étendues d'eau.

DSC09696Difficile de parler d'un arboretum sans parler d'arbre. Le hêtre à feuilles laciniées (Fagus sylvatica "asplenifolia"), est aussi appelé hêtre à feuilles de fougère. C'est un cultivar esthétique qui peut atteindre 20 mètres de haut. Il n'est pas plus exigeant que sa forme sauvage, le hêtre commun (Fagus sylvatica), et présente des traits proches de celle-ci, à savoir une résistance aux basses températures (-15°C), une préférence pour les sols acides et riches en humus.

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Sous son feuillage (qui couvre facilement 10m²), un beau jeu de lumière se dessine. Pour le mettre en valeur, il est recommandé de le planter seul dans une étendue ouverte.

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L'arboretum du Pézanin est riche en biodiversité, on peut observer de nombreuses espèces tel que le papillon tabac d'Espagne (Argynnis paphia) sur une des nombreuses ombellules d'angélique sylvestre (Angelica sylvestris), des ragondins (Myocastor coypus) actifs même le jour, de tous jeunes crapauds communs (Bufo bufo) et des jolies araignées, les agriopes frelons (Argiope bruennichi) se nourrissant parfois  de demoiselles, une sous-famille des libellules. À ne pas oublier, les nombreux colverts (Anas platyrhynchos) peu timides.

DSC09798La calocère visqueuse (Calocera viscos) est un petit champignon flamboyant qui dépasse rarement 10 cm. Inféodée la plupart du temps aux résineux (épicées et pins de préférence), il n'est pas rare de la croise du milieu de l'été jusqu'au début de l'hiver quand les premières gelées font leur apparition. Appétissante, elle causerait, même bien cuite, des désagréments d'ordre intestinal.

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Parfois discrète, en particulier dans les milieux où les feuilles mortes sont abondantes, son mycélium s'enfonce profondément dans l'humus dont elle se nourrit. Bien que résistante, les ramifications de cette calocère sont caoutchouteuses et peuvent facilement se rompre si elles viennent à être trop manipulées. Bien que facile à identifier de part sa couleur jaune orangée, il est possible de la confondre avec d'autres calocères ou certaines clavaires et ramaria colorées.

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Chaque espèce de l'arboretum est identifiée par une plaque comportant le nom latin, le nom vernaculaire, la famille, le numéro et souvent, la région dont est issu l'arbre afin de permettre une identification rapide.

DSC09731Pêche miraculeuse ? Il ne reste plus grand chose de ce qui semblait être un gardon (Rutilus rutilus), que l'on reconnaît en artie à ses nageoires rouges. Perches, carpes et brochets peuplent eux aussi le petit étang et font le bonheur des familles qui viennent pêcher sur ses berges.

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Cela n'empêche pas cette famille colvert de se promener tranquillement. Les hérons et les buses ne semblent pas des plus incommodés non plus, protégés des regards par l'épais feuillage des arbres qui leur sert de camouflage. Bref, une super sortie que nous avons bien mit à profit pour nous perfectionner et que nous renouvellerons bientôt !

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lundi 8 août 2016

Sortie à l'Herretang avec l'école du pays Velannois.

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Dernière sortie de l'année avec les enfants de l'école. Pour la peine nous voilà partis à l'Herretang dont je vous repparlerai dans un prochain billet et que vous pouvez découvrir dans cette rubrique ICI. Il fait chaud et il n'y a pas un seul nuage en vu mais cela ne nous a pas empêché de voir énormément de choses.

 

La petite faune.

Attention où l'on pose les pieds ! Dans une tourbière telle que celle de l'Herretang la vie est partout et c'est avec une grande délicatesse que nous avons manipulé ces animaux. À gauche il s'agît d'un jeune crapaud commun (Bufo bufo) et à droite c'est un papillon posé dans la main, le ptérophore blanc (Pterophorus pentadactyla).

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Le bruant jaune (Emberiza citrinella).

C'est un oiseau dont j'apprécie le chant. Le mâle se reconnaît à sa superbe couleur. Il se rencontre dans les zones dégagées entourées de buissons, de lisières et/ou de bosquets plus ou moins denses. On le trouve un peu partout en Eurasie du moment qu'il y a de la nourriture, à savoir des insectes, des graines et des baies.

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La reine des prés (Filipendula ulmaria).

Avec l'écorce de saule blanc (Salix alba), elle a servit de modèle pour synthétiser l'aspirine. Elle aime les sols humides dans les quelles son long rhizome s'encre aisément. Bien que présente dans toute la France, elle est relativement rare dans les zones méditerranéennes. Elle peut être utilisée pour aromatiser les desserts.

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La vie du chevreuil.

Le chevreuil (Capreolus capreolus) fréquente les zones fauchées de la tourbière car l'herbe qui y pousse est tendre. Les bois du chevreuil ne poussent que chez le mâle que l'on nomme brocard. Ils lui servent pendant la période de rut qui s'étale de juillet à août pour gagner le coeur des femelles. Quand on se promène en forêt, que l'on est un poil observateur et assez chanceux, on peut tomber sur ses bois qui peuvent atteindre 25 centimètres.

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Le peuple des mares.

L'écosystème qui compose les mares et les petits lacs est riche. On y trouve de nombreux insectes prédateurs. Sur les deux premières photos on peut observer des libellules (Odonata) dans leur forme adulte et larvaire. Voraces elles ont autant d'appétit que cette népe (Nepa sp.), une punaise aquatique qui respire par le long tube qui se trouve à l'arrière de son abdomen et qui se saisie de ses proies grasse aux pinces de ses pattes avant.

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Les mains dans la terre et pas que ...

Les enfants sont attirés par l'eau, c'est un fait incontestable. Parfois, ça méne à la catastrophe mais
qu'à cela tienne, cela fait parti des apprentissage de la vie et souvent, des souvenirs de jeunesse. 

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La cardère sauvage (Dipsacus fullonum).

Cette plante est passionnante, sa forme cultivée a permit à nos grand-mères de filer la laine mais son secret se cache dans ses feuilles. Celles-ci forment une coupelle où l'eau de pluie se dépose et dans la qu'elle la plante insérer des enzymes. Quand les insectes s'en approchent, ils y tombent , s'y noient et y sont dissous. Les femmes de l'antiquité utilisaient cette eau comme eau de beauté et nommaient la plante bain de Vénus.

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Les poissons.

La tourbières a été exploitée pendant très longtemps par les hommes. Quand celle-ci ne l'a plus été, les carrières de tourbe se sont remplis d'eau et sont devenues des étangs. Peu à peu des poissons sont apparus. On y trouve ainsi des tanches, des perches soleil, des carpes communes, quelques gardons et bien d'autres espèces.

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Le veratre blanc (Veratrum album).

Cette grande plante toxique aux fleurs plus ou moins blanches est parfois confondue avec la gentiane jaune (Gentiana lutea), ce qui peut avoir des conséquences funestes. Cela vient du fait que les feuilles et le port de ces deux espèces sont très similaires quand elles n'ont pas d'inflorescences visibles. Pour les différencier il faut regarder l'insertion des feuilles qui sont chez le vératre toujours alternes et opposées pour la gentiane.

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Le milieu.

Il est composé d'une succession de tableaux, à savoir une grande prairie fauchée et pâturée, un début de sous bois, un petit marais, des étangs plus ou moins profond et une rivière qui porte le même nom que la tourbière: l'Herretang. Cette grande variété permet de voir des espèces qui se côtoient rarement d'ordinaire.

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Les fleurs des milieux humides.

Celles présentées ci-dessous ne leurs sont pas forcément affilées mais s'y croisent souvent. De gauche à droite et de haut en bas, on peut citer l'épiaire des marais (Stachys palustris), la consoude tubéreuse (Symphytum tuberosum) et le sureau noire (Sambucus nigra) qui font le bonheur des abeilles et des papillons.

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La balsmaine de l'Hymalaya (Impatiens glandulifera).

C'est une plante invasive qui détruit les biotopes et les espèces qui se trouvent à proximité d'elle de par sa redoutable adaptabilité. La voir dans ce milieu protégé me fait mal au coeur. Dans certaines zones des arrachages collectifs sont menés, pour le moment seul celui des renouées invasives (Fallopia) est pratiqué ici.

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L'heure de la sieste.

Des vaches aubracs ont été introduites dans les zones de prairies de la tourbière pour les maintenir en l'état et permettre à différentes espèces d'oiseaux de nicher au sol. Cette race rustique était déjà présente à l'époque celte en Gaule et se reconnaît à ses grandes cornes noires, sa robe rousse et son naseau blanc.

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Le mot de la fin.

Découvrir un endroit que l'on connaît plus ou moins bien avec des guides nature, c'est s'assurer d'apprendre quelques secrets inédis sur celui-ci. En particulier pour ce qui est des oiseaux aux quels je suis encore peu attentive mais je travaille fortement à ne plus avoir de difficultés pour tout ce qui concerne l'ornithologie.

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mercredi 4 mai 2016

Sortie dans les marais 7.

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 C'est un tout petit article que je vous présente aujourd'hui. Pour continuer dans la lancée des sorties dans les marais et tourbières, voici l'écologie d'un étang en ce début de mois de mai. Il y a énormément de choses à voir entre la floraison des iris d'eau (Iris pseudacorus) et les premières sorties des poussins des canards sauvages.

 

Les monstres de nos lacs et rivières.

Ils n'ont pas la taille ni l'allure de ceux que l'on peut voir dans "Monster River" mais ils ne manquent pas de férocité. Ici il s'agît des larves de libellules. Selon l'espèce, elles peuvent rester plusieurs années sous l'eau avant de devenir adultes. Ce sont de terribles chasseresses qui se nourrissent de têtards, d'insectes et de petits poissons grâce à leur mâchoire amovible qui peut se détendre en quelques secondes pour saisir leur proie.

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La présence de poissons en milieu aquatique fermé.

On ne sait pas toujours très bien comment les poissons arrivent par eux dans les étangs et les lacs isolés. Si par endroit la main de l'Homme est intervenue, ailleurs c'est la nature qui a fait le travail. Il y aurait plusieurs causes. Parfois des oeufs de poissons se collent aux plumages d'oiseaux aquatiques qui les transportent d'étangs en étangs. Certains avancent même que certains empoissonneraient volontairement les lacs.

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La grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus).

C'est une grenouille de belle taille qui est très vorace. Celle-ci est tranquillement à l'affût au milieu d'une ponte de crapaud dont les futurs têtards seront peut être un jour ses proies même si elle préfère les insectes. Si l'occasion se présente, elle peut bondir sur des petits poissons ou d'autres grenouilles et même, des oisillons tombés à l'eau. C'est un des grenouilles qui se reproduit le plus tard, aux alentours de mai-juin en fonction de la région.

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Le mot de la fin.

Déjà la fin ? hé bien oui. J'aime ce format d'articles courts qui me permettent de mettre en lumière deux ou trois espèces végétales, fongiques et/ou animales qui m'ont particulièrement plu. Dans le prochain épisode je vous emmène au pays des truffes, du fromage et du vin : la vallée du Ventoux. Dépaysement garanti.

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mardi 8 mars 2016

Quelques créatures de la mer.

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Le temps d'un weekend, mon bien-aimé et moi même avons pu faire découvrir la belle ville de Marseille et ses alentours à mes parents. De ce court séjour j'ai pu en tirer deux petits articles. Dans celui-ci je vous présentes quelques espèces que l'on peut trouver sur les étales des marchands de poissons du Vieux Port. Dans le second à venir, il sera question des plantes médicinales que l'on peut trouver à Marseille. Bonne lecture.
(Pour voir la vidéo de ce séjour, ça se passe par ICI).

 

Le crabe vert (Carcinus maenas).

On le trouve un peu partout dans les mers et les océans d'Europe mais aussi, dans les eaux du globe depuis qu'il y a été introduit (il s'avère être une espèce invasive redoutable pour les animaux indigènes). Leur coloration est très variable et indique quelques éléments sur leur parcours de vie. Ainsi les crabes ayant un ventre rouge sont des crabes n'ayant pas mués depuis un bon moment. Il s'agît souvent de vieux mâles reproducteurs.

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Je vous présente mon tout premier gif animé (une petite danse de tourteaux) fait avec mes photos.

Les coquillages de bords de mer.

J'adore les coquilles St Jacques (Pecten maximus) que je ne mange pas souvent mais surtout, les bigorneaux (Littorina littorea) que j'ai pu déguster pour la première fois à Marseille. On trouve de nombreuses espèces comestibles aux alentours de Marseille mais toutes ne se mangent pas. D'autres ont migré plus au nord avec le réchauffement des mers, d'autres ont été introduit par l'Homme et semblent se plaire sur ce nouveau territoire.

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Le poulpe commun (Octopus vulgaris).

 Cette pieuvre se rencontre plutôt en haute mer, on la dit alors pélagique. Ses effectifs sont en nets recules dans le secteur depuis quelques années. On la trouve presque partout dans le monde, là où il y a de l'eau salée. C'est un animal connu et reconnu pour son intelligence très développée et sa capacité à résoudre des casses têtes et des énigmes simples. Timides, elles s'adaptent bien à la captivité et peuvent même s'apprivoiser. 

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La pêche à Marseille. 

De nombreuses espèces sont pêchées à Marseille aussi bien par les professionnels de la mer que par les amateurs. Parmi les top 5 on peut citer les calamars (Theuthida), la daurade royale (Sparus aurata), le bar commun  (Dicentrarchus labrax), la crevette rose (Palaemon serratus) et la sole commune (Solea solea).

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Dés 6-7 heures du matin il est possible d'acheter son poisson sur le Vieux Port jusqu'à midi passé.

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 Les Calanques sont des zones protégées de toute pêche. En effet, il s'agît d'un parc naturel national ce qui implique que toute chasse et toute pêche y est strictement interdit hormis dérogation. Pour trouver une zone de pêche légale, les pêcheurs se rabantent souvent sur les bords de quais et sur les digues brisent vagues.

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Vue depuis la plage de la belle Calanque de Sormiou où les vagues viennent s'échouer sur nos pieds.

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Les oursinades.

 Très célèbres à Marseille, il s'agît de dégustations d'oursins que l'on pratique entre amis ou pendant des célébrations, en début d'année en général. On mange le plus souvent le corail cru avec des tartines. Il faut savoir que la récolte des oursins est très réglementée car la plupart des espèces sont menacées.

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Le mot de la fin.

J'adore découvrir la ville sous cet angle. Loin des clichés, ça change le regard et puis sentir le bon air marin ça fait le plus grand bien, car dans Marseille, on oublie souvent que la mer n'est pas très loin. On peut ainsi passer des journées et des journées sans la voir ni penser à elle. Dans deux ou trois jours viendra l'article sur les plantes médicinales que l'on peut trouver dans la Cité Phocéenne et ce n'est pas si difficile qu'on le pense. À très vite.

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De temps à autre j'aime montrer (un peu) nos bouilles de passionés, ça ne fait pas de mal.

samedi 6 septembre 2014

Le Seaquarium du Grau du Roi.

 Pour retrouver toutes les infos sur le Seaquarium, c'est pas ICI.
Une visite que deux heures dans l'antre de requins.

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 Bon, rassurez-vous, il n'y a pas que des requins !!! Mérous, rascasses, raies, oursins, hyppocampes, anémones, anthias, girelles... une grande diversité de créatures se trouvent dans les aquariums. La plupart entrent dans le cadre de mission de protections voir de réintroduction.

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 "La Murène de Méditerranée peut mesurer 1.50 m. Munies de dents très fines, elle chasse à l'affût  depuis des trous rocheux ou dans les épaves. Leur morsure est très douloureuse et peut s'infecter facilement.
Nom scientifique: Muraena helena" 

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  Les terribles poissons-scorpions croisent les paisibles poissons chirurgiens. Le Seaquarium est également un centre de soins pour les tortues marines retrouvées échouées ou blessées. Toutes sont rendues à la nature à l'exception d'une pensionnaire qui suite à une paralysie à élue domicile dans l'aquarium des requins.

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 "La Médue Aurélie semble danser en apesanteur aux grès des courants. Son corps est composé d'une ombrelle entourée de filaments urticants et de 4 tentacules buccaux. Elle peut provoquer des inflammations temporaires si on la touche.
Nom scientifique: Aurelia aurita"

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 Les requins taureaux, les requins nourices et les requins citrons font bon ménage et nagent paisiblement autours du tunnel aux requins. Le requin taureau a ma préférence: "Le requin taureau est très impressionnant avec ses longues dents effilées qui lui permettent d'attraper les poissons et mollusques qu'il chasse en compagnie de ses congénères. Ce requin est ovovivipare c'est à dire qu'après 9 mois de gestation, les oeufs éclosent dans l'utérus de la femelle et les premiers petits requins qui naissent dévorent les autres: il s'agit de cannibalisme intra-utérin !
Ce requin est présent en Méditerranée, Atlantique ainsi que dans les océans Pacifique et Indien. Le requin taureau est classé parmi les espèces menacées sur la liste rouge de l'UICN.
Nom scientifique: Carcharias taurus" 

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"Ouvert aux visiteurs du Seaquarium, le requinarium est un espace unique sur 1000 m2entièrement dédié au Requin, l'un des plus redoutables prédateurs vivant depuis 400 millions d'années dans nos océans…

Avec plus de 30 espèces de squales évoluant dans des aquariums géants dont un sur 2 étages, c'est sûr, vous allez en prendre plein les yeux !
Et pour vous permettre d'en savoir toujours plus, un parcours aussi ludique que pédagogique a été imaginé, avec des jeux et des animations vidéo pour mieux comprendre leur comportement mais aussi découvrir leur anatomie.

Les plus grands requins n'auront plus de mystères pour vous !

Accessible à toute la famille, le Requinarium est un véritable livre à taille humaine : une exposition permanante dédiée aux 350 espèces de requins, pour encore plus frissonner… de plaisir !"

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Mais ce n'est pas tout. Une joyeuse compagnie de phoques veaux marins et d'otaries à crinière de Patagonie évolue dans un immense bassin d'où il est possible de voir les prouesses de ces derniers. 

Pour tenter l'expérience:

JUILLET, AOUT : 9h30 à 23h30*

OCTOBRE à MARS : 9h30 à 18h30*

AVRIL, MAI, JUIN, SEPTEMBRE : 9h30 à 19h30*

* les caisses ferment 1 heure avant l'aquarium. 
  Prévoir un temps de visite d'environ 2h.

Le Seaquarium est ouvert tous les jours toute l'année (sauf le 25 décembre)

BONNE VISITE !

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