samedi 17 novembre 2018

Journée des Plantes à Aiguebelette

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Plantes et Jardins de Savoie

Il y a peu, nous avons pu assister aux "Journées des Plantes du Lac d'Aiguebelette" en Savoie pour marquer la belle saison qu'est l'automne. C'est pour moi l'occasion de quitter la sphère des plantes sauvages pour vous présenter quelques unes de mes horticoles préférées et qui, je l'espère, peupleront un jour mon jardin rêvé. Arbres, fleurs, lianes, fougères, mousses et même champignons font partie de ce paysage mental que nous tendons peu à peu à coucher sur le papier pour en faire un jour une réalité. En attendant, nous courrons les parcs, les jardins, les foires et les expositions pour trouver l'inspiration. C'est ainsi que nous avons pu faire la découverte il y a quelques années de cela du tilleul d'Henry (Tilia henryana), un cultivar qui se distingue par ses petites feuilles en forme de coeur et à la limbe hérissée. C'est ce que je préfère chez lui, il détone par son aspect rude mais une grande poésie se dégage de l'ensemble, en particulier du vert du feuillage qui contraste avec les nervures plus claires et qui donne l'impression de voir tout un réseau de veine, pour un rendu organique. Organique, c'est un des mots que j'ai à la bouche quand je dois décrire les plantes horticoles que j'aime. La ressemblance de certaines avec le monde animal ou des organes me fascine et m'attire.

Cependant, ce n'est pas le seul des critères qui animent nos choix. La liste de ceux-ci est longue. Plantes non invasives (surtout), aux écorces d'exception, adaptées à la nature du sol, aux floraisons hivernales ou prolongées, délicieusement parfumées, dépolluantes, fruitières et fourragères ou encore rares, il y a de quoi se constituer un sacré catalogue. Parmi nos préférences, les érables (Acer) et les cornouillier (Cornus) sont les rois, avec pour ma part une grande préférence pour le cornouiller du Japon (Cornus kousa) aux fruits roses.

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C'est la première fois que je rencontre l'échevérie de l'Etna (Echeveria cv. 'Etna'). C'est un hybride issu d'Echeveria 'Mauna Loa' (aux motifs rouges le long de la limbe) et d'Echeveria 'Barbillion' (aux caroncules prononcés), deux cultivars qui comme le genre du même nom, sont originaires du Mexique et de l'ouest d'Amérique du Sud.

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Créée aux Etats-Unis, son nom d'Etna fait référence à ses couleurs qui pour ses créateurs évoquent une coulée de lave. Résistante à la sécheresse, elle se plaît dans les sols drainés exposés à mi-ombre, ce qui laisse entendre que sous nos l'atitudes, elle ne peut être cultivée qu'en intérieur ou en serre car la belle ne supporte pas la moindre gelée. Côté floraison, rien de très extraordinaire. Cette echéverie apparatient à la famille des crassulacées comme les orpins et les joubarbes, ses fleurs orangées en sont caractéristiques et se dressent au sommet d'une hampe florale rouge. Le feuillage persistant fait la particularité et la beauté de ce cultivar qui me plaît tellement.

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D'une manière plus générale, j'adore les crassulacées que l'on range aisément dans la catégorie des plantes grasses. Leur adaptation aux zones sèches, la grande résistance de certaines au froid et au piétinement mais aussi, leur apparence de cactée ou de cailloux ne va pas sans susciter la curiosité. J'aime particulièrement les joubarbes car elles m'évoquent les jardins de grand-mère et de montagne mais aussi, pour les légendes qui s'y raccrochent. Associées à Zeus puis Jupiter et enfin le bon Dieu, on les plaçait parfois sur les toits des maisons pour empêcher le foudre de les frapper. Au Moyen Âge, on les employait comme aphrodisiaque mais aussi cobtre la dureté d'oreille, ce qui tendrait à faire mentir l'adage selon lequel certaines pratiques pourraient rendre sourd ...

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Au premier abords, je n'ai jamais été fan des conifères, et puis j'ai découvert les merveilles du sapin blanc (Abies alba) des forêts de Chartreuse, puis le pin parasol du Japon (Sciadopitys verticillata) dont je suis littéralement tombée folle amoureuse en le découvrant au fin fond de l'arboretum de Huelgoat il y a un peu plus d'un an. Aujourd'hui mon dévolu se porte sur le sapin de Corée nain panaché blanc (Abies koreana "Ice Breaker"). Ne dépassant que rarement 1 mètre, son aspect de buisson dense et tortueux me fait complétement craquer.

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Je ne pouvais pas non plus m'arréter sur ces deux cultivars nains de ginkgo (Ginkgo biloba) aux feuillages incroyables ! Le Chris Dwarf ne dépasserai pas les 60 centimètres en 10 ans et le Sehoshaphat n'aurait une croissance guère plus remarquable mais détonerait par des feuilles de petite taille et d'un joli vert glauque.

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C'est également à la fête aux sorbiers (Sorbus),  des arbustes de grande taille connus pour leurs fruits et leurs feuillages colorés quand s'en vient l'automne. Là encore mon coeur chavir, et bien que je dois avouer rêver de planter un jour le sorbier des oiseleurs (Sorbus domestica) et son cousin, le cormier (Sorbus aucuparia), ils ne sont pas les seuls. Dans la liste, on trouve ce superbe spécimen.

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Le sorbier à feuilles de fougère (Sorbus scalaris) est une espèce asiatique qui se développe dans les montagnes de Chine jusqu'à 3000 mètres d'altitude, en particulier dans les forêts mixtes, c'est à dire qui se composent de feuillus et de conifères. Néanmoins il est rare de trouver l'espéce sous nos l'attitude, sa culture s'avérant complexe. Il s'agît le plus clair du temps d'hybrides issus d'un parent européen. Il est apprécié comme arbre d'hornement pour son feuillage qui devient intégralement pourpre à l'automne mais aussi, ses imposantes ombelles de fleurs blanches mélifères qui, au printemps, embaument l'air.

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J'adore les hortensias (Hydrangea). Pendant longtemps, je les ai rangé dans les plantes à mémé avec les bégonias et les pensées (qui s'y trouvent toujours), mais notre premier road-trip en Bretagne, les nombreux jardins visités puis l'incroyable jardin de mon professeur de mathématique m'ont finalement fait changer d'avis.

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Originaires d'Amérique du Nord et d'Asie, en particulier de Chine et de Japon où ils sont aujourd'hui encore très populaires, les hortensias ont conquis la Gaule. Si le classique Hydrangea macrophylla est en tête des ventes, il commence à être peu à peu talloner par de petits nouveaux.

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Pour nous, c'est l'hortensia paniculé (Hydrangea paniculata) qui remporte tous les suffrages. J'ai eu l'occasion de présenter brièvement cette espèce (qui n'est pas illustré en photo ici) dans un des derniers articles du blog. D'originie asiatique et à la floraison blanche, il supporte très bien les sols de nature acide et neutre, s'acclimatant sans mal sous nos l'atitudes. Son intérêt esthétique réside à mon sens dans la forme et les couleurs de ses feuilles. D'abords vertes et ternes tout en évoquant celles du chêne, elles se parent d'un magnifique rouge-orangé quand l'automne s'annonce tandis que les fleurs stériles deviennent rouilles.

 

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Sur l'allée des associations, mon regard s'arrête sur superbe tente en voilage blanc peuplée de jolies fleurs. Une initiation aux plantes sauvages y est proposée en stand, autant vous dire que je saute littéralement dessus. Pesto d'ortie et de plantain, conserve d'ail des ours, fibres de laine teintés avec des plantes sauvages, coloriage nature, miel et huiles essentielles, bénévoles accueillants et sympathiques, il y a tout ce qu'il faut pour faire mon bonheur !

Belle et grosse journée en perspective, avec de nombreuses découvertes ! Mon porte-monnaie se félicite du fait que nous n'ayons pas encore de jardin, sinon la visite se serait soldée par une banqueroute assurée ! Mais nous ne perdons pas bredouilles, dans nos têtes les idées et les envies foisonnent, nos mains se mettent vite au travail et déjà émerge des brouillons papiers notre futur jardin. D'ici la réalisation, il faudra se montrer bien patient.

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lundi 15 octobre 2018

Fin d'été au jardin.

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L'été s'en est allé. Les fortes chaleurs ont perduré quelques peu après son départ mais enfin, la pluie et la grisaille sont là pour le plus grand bonheur des mycophiles. Pour autant, il ne faut pas en oublier la belle saison et s'est températures alarmantes qui ont fait prendre conscience un peu tardivement à certains que notre monde ne sera décidément plus comme avant. Sécheresse, dépérissement des semis, bétail qui peine à se nourrir, moissons, vendanges et fenaisons avancées de plusieurs semaines ... le bilan climatique est dramatique. Les plantes et les animaux ont eu la vie rudement menée pendant cette période et déjà, on peut voir les signes avant coureurs de ce que pourrait être nos forêts de demain. Le sapin blanc, sensible aux fortes chaleurs laisse place peu à peu aux chênes et les frênes tendent à disparaître des bordures de fossés pour

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trouver refuge dans les zones humides. Hôtes de nombreuses espèces d'oiseaux et de champignons, il faudra très bientôt se lever tôt le matin pour partir à la recherche du bec croisé et des morilles, le milieu ne leur étant désormais plus favorable. À plus grande échelle, c'est toute la biodiversité qui est impactée et dont on observe la mutation à vitesse grand V, et il y a de quoi prendre peur. J'ai le sentiment d'appartenir à une génération qui assiste inéluctablement au déclin du monde qu'elle connaît pour tendre vers un autre beaucoup moins stable climatiquement parlant. C'est l'une des grandes raisons qui a entraîné dans notre quotidien et nos pratiques des changements radicaux. Les gestes se font différemment, la réflexion aussi et petit à petit nous tendons vers l'autonomie et l'autosuffisance mais le chemin est encore long pour y parvenir.

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Le potager offre ses dernières tomates. Baignées de soleil, elles ont pu profiter des arrosages réguliers et répétés issus de la source qui se trouve dans le jardin. Néanmoins la nappe est basse. Le paillage reste l'un des meilleurs moyens pour limiter la déperdition en eau au plus fort de l'été mais aussi, pour préserver les jeunes plans.

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Un nouveau venu a fait son apparition dans le jardin. Il s'agît de l'hortensia paniculé (Hydrangea paniculata). Présent en Chine, au Japon ou encore en Corée, c'est un arbuste qui dépasse rarement les 2 mètres de haut. Il a pour spécificité de faire des fleurs stériles aux grands tépales blancs qui se teintent petit à petit de rouille.

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Au jardin, le gros roncier sauvage qui pousse sous le sureau donne de plus belle. Cette myriade de mûres terminera non pas dans le gosier des merles noirs mais sur le billot de la cuisine. Un kilo de sucre, de l'eau, une casserole et un peu de patiente suffisent à les transformer en un délicieux sirop au parfum de lisière forestière.

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Les orages de chaleur sont nombreux mais donnent rarement de la pluie. Quand c'est le cas, celle-ci percute le sol avec fracas. Sec, ce dernier a bien du mal à absorber l'eau qui se contente de glisser dans les rainures de la terre avant de rejoindre la rigole en bout de champs et de se jeter dans le ruisseau tout proche qui grossira alors l'Ainan. Long de plusieurs kilomètres, il a permit à la vallée du même nom de rester verdoyante ces derniers mois.

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Les voisins sont en voyage, les veinards ! Nous voilà pour quelques soirs de mission : assurer le bien être des milliers d'escargots de leur élevage. La tâche est beaucoup plus ardue qu'elle ne peut le laisser croire. L'arrosage et le nourrissage n'en sont pas le problème car la technicité de l'opération réside dans l'accomplissement du moindre pas. Une trajectoire mal calculée, peu assurée ou de travers et crac, c'est le drame, une coquille se brise et avec, l'être qui l'abrite. Autant vous dire que nous avons été tout aussi attentifs à nos pieds qu'il nous a été permis de l'être. Pour le reste, nos amis gastéropodes ne sont pas exigeants. Un repas à heure régulière, un peu d'eau et de fraîcheur, du calcaire dans leur nourriture, des végétaux par-ci par-là, un abri ombragé fait de planches et de grands filets pour ne pas faire l'objet de prédation suffisent à leur bonheur.

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L'heure de la pâtée a sonné. Les escargots s'éveillent doucement, alléchés par l'odeur de la farine que leur très bon odorat détecte immédiatement. Celle-ci se compose généralement de blé et de légumineuses déshydratés et réduits en poudre (type soja, haricots), de graines  de tournesol concassés parfois et surtout, de minéraux.

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La transformation et le produit fini se font en laboratoire de préparation. Les escargots termineront en croque-coquilles, en terrines, ou encore en persillade. Pour ce qui est de leurs cousins sauvages (petit gris et Bourgogne) dont les effectifs sont de plus en plus incertains, une réglementation précise encadre leur récolte.

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Les rayons se font moins mordant et la lumière plus douce le soir, c'est le moment de lancer nos lignes. Dans l'etang, il y a bien quelques tanches, des brochets, des carpes et des gardons mais surtout, des perches-soleil, des écrevisses américaines et des silures. De joyeux imbéciles ont eu la mauvaise idée d'introduire ces espèces exogènes envahissantes qui sont une menace pour nos espèces indigènes et tendent à appauvrir le milieu.

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Le temps de préparer les cannes, un curieux nous rejoins. Peu farouche, il ne perdra pas une miette du spectacle. Perchée sur mon arbre, je guette en vain les poissons parmi les nénuphars.

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Cependant celui-ci me fait office d'observatoire pour mirer attentivement le vol des martinets à ventre blanc (Tachymarptis melba). Ceux-ci ont établi leur colonies sous le toit du clocher de la chapelle de Saint Sixte. Elle même repose sur un très vieux temple romain dédié à Dyonisos et dont des dédales oubliés passeraient sous l'étang. Ce temple se trouverait lui même sur un site encore plus ancien et érigé alors par les arobogènes, peuple celte propre au bassin grenoblois et ses alentours. C'est un véritable mille feuille culturel qui compose l'édifice et autour du quel j'espère voir un jour des fouilles s'organiser. Sources magiques, pierres druidiques, dolmens, tunnels dissimulés dans les bois, cimetière oublié, bornes moyenâgeuses et stèles gravées ... l'histoire de notre campagne est riche et ne demande qu'à être révélée au grand jour.

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En attendant, on titille le gardon mais les perches-soleil (Lepomis gibbosus) semblent être les seuls poissons de sortie. Cette espèce se caractérise par ses couleurs resplendissantes et son très grand appétit. Originaires d'Amérique du nord, elles se nourrissent d'un peu près tout ce qui leur tombe sur la dent. Oeufs, alvins, mollusques et petits crustacés constituent une grande partie de son alimentation, ce qui conduit à la diminution rapide des espèces autochtones dans nos plans d'eau. De ce fait il est interdit de la relâcher et de la transporter vivante une fois sortie de l'eau pour limiter son impact et sa dispersion sur le territoire français.

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Les soirées sont belles. Quand le lune tend à se lever, les monts de Chartreuses se couvrent. C'est le moment idéal pour partir à l'affût de la faune, tenter de voir les chevrettes et leurs petits, les sangliers, les lapins de garenne et les lièvres dans les champs à l'herbe jaunie et où la fauche ne semble pas vouloir se faire.

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Compère renard est de sortie et n'a pas manqué de signaler son passage. À cette période de l'année, sa nourriture se compose exclusivement de baies et de fruits sauvages. Mûres, églantines, cerises tardives, sureaux et pommes sauvages composent la moitié de son alimentation. 

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Sauterelles, criquets, grillons, limaces, lapins, écureuils, petits passereaux, poules faisanes et occasionnellement volailles de basse-cour entrent également dans son régime alimentaire mais le plus gros est assuré par les campagnols. En une année, le goupil peut dévorer pas moins  de 10 000 rongeurs, une véritable aubaine pour les exploitants dont les récoltes connaissent de plus en plus de ravages liées aux rats taupiers et sur lesquels les raticides se montrent non seulement limités mais aussi, très dangereux pour notre santé et celle de l'environnement. Cela tend à expliquer l'interdiction de le tirer dans certains département comme la Savoie mais aussi, sur certaines commune et secteurs géographiques comme la vallée de la Valdaine. Néanmoins cet argument serait suffire. En Isère, on peut le tirer presque toute l'année et utiliser des techniques plus que douteuses pour le mener à mal. Le risque sanitaire est invoqué : il transmettrait la rage et l'ecchiconose. Hors quand on sait que la première a disparue et que la seconde est principalement véhiculée par les chiens et chats, on peut se poser des questions sur le bien fondé de ses actions souvent barbares (enfumage, déterrage, piégeage) si ce n'est une grande méconnaissance de certains de la dynamique des écosystèmes et du rôle essentiel du renard dans ceux-ci. 

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C'est la période de la récolte des aulx sauvages. En France, les espèces de ce genre sont très nombreuses, certaines sont rares et parfois protégées, il est plus sage alors de se concentrer sur celles qui sont communes que l'on peut identifier et récolter facilement sans impacter le milieu.

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Ci-dessus, l'ail des jardins (Allium oleraceum) appelé aussi ail des champs et qui se reconnaît à ses fleurs aux ovaires gonflés qui pourrait faire croire à des graines déjà formées. À droite, un ail des vignes (Allium vineale) aux semences dorées. Les aulx sauvages peuvent se récolter toute l'année. Sur les deux espèces présentées, on utilise volonté les feuilles longues et très fines ciselées comme de la ciboulette. Le bulbe peut se consommer également mais petit, il relève peut d'intérêt et prélevé ne permet pas au plan de se multiplier. Les graines qui sont en réalités des bulbiles peuvent se manger crus, en salade, dans les sauces ou pour aromatiser des plats tels les fricassées de légumes, les plâtrées de champignons d'automne ou les gratins.

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Les derniers papillons font du zèle. Les azurés sont nombreux, ils appartiennent tous à la famille des lycénidés (Lycaenidae) qui comprend aussi les cuivrés. Majoritairement bleus, ces petits lépidoptères sont extrêmement difficile à identifier. La plupart du temps une prise photo des deux faces des ailes est nécessaire.

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Les "tâches" rondes des ailes des papillons sont nommées ocelles, elles permettent en partie de reconnaître l'espèce mais aussi s'il s'agît d'un mâle ou d'une femelle. Ce sont parmi les premiers éléments à observer quand on veut s'essayer à la détermination. Couleurs, cerclage et nombre, elles doivent être passées au peine fin. À savoir, les insectes ne sont pas les seuls à faire usage de ce motif. De nombreux animaux en font usage pour se camoufler, impressionner un partenaire ou effrayer un prédateur à l'image du paon, des jaguars ou de certains poissons tropicaux. La forme des antennes est également très importante, en fonction de si elles se terminent en massue, si elles sont velues ou annelées, il est possible de déterminer avec pression le sexe et la famille de l'individu.

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Nous quittons un jardin pour en rejoindre un autre, celui du site médiéval du Couvent des Carmes. Situé en Isère à Beauvoie en Royan, il se compose d'un impressionnant vergers comportant des centaines de cultivars de poires, raisins, pommes et prunes qui ont fait sensation à la table des rois mais aussi dans les arrières cours des fermes et d'un potager historique. Classées par usages et propriétés, ont y retrouve toutes les plantes de jardin de curés.

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Plantes de sorcière, plantes tinctoriales, plantes comestibles, légumes oubliés, plantes à fleurs pour les messes, vigne pour le vin de l'officine ... la liste est longue. Toutes peuvent se regrouper dans la case attribuée aux plantes des signatures, une théorie du Moyen Âge qui veut qu'une plante soigne un mal du fait de sa ressemblance avec l'organe touché, avec les réactions qu'entraîne la maladie, avec le mal lui même ou par rapprochement avec son habitat et les lieux où se trouve les pathogènes. Passée de mode en raison des progrès de la science, certains continuent de s'y plier, voyant en celle-ci un signe divin pour rapprocher l'homme de son environnement.

La visite se termine par un tour du propriétaire. Il faut savoir que cet ancien couvent se trouve dans l'enceinte d'un immense château en ruine dont on peut profiter des reliques. Siège du seigneur du Dauphiné, Humber II, il surplombe depuis la falaise où il se trouve une grande partie de la vallée et de la rivière Isère qui coule à ses pieds et qui se jette un peu plus loin dans le Rhône. Une belle découverte en somme pour les amoureux de plantes et d'histoire. L'automne semble être la meilleure période pour découvrir le verger et les arbres fruitiers d'exceptions qui le composent, et je vous le recommande chaudement. À bientôt pour d'autres découvertes nature.

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dimanche 5 février 2017

Le domaine de Lacroix-Laval.

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 Ce parc d'une centaine d'hectares de pelouse et de forêt est géré par la métropole de Lyon. Il est classé comme un espace sensible naturel, c'est à dire une ENS. Pour les promeneurs c'est un lieu de détente et de loisir. Pour la faune, un refuge en périphérie de ville où les arbres denses et la rivière qui traverse le domaine leur apportent la tranquillité et la nourriture nécessaire à leur reproduction.

 

Le polypore géant (Meripilus giganteus).

Ses fins chapeaux sont empilés les uns sur les autres tel un éventail. Il peut atteindre des grandes tailles, parfois plus d'un mètre de diamètre. Il n'est pas comestible ou du moins, que très jeune, quand sa chair n'est pas encore coriace mais il ne possède pas une grande saveur. Il s'attaque aux souches mais aussi aux arbres vivants ce qui parfois cause de gros problèmes dans les boisements, en particulier de hêtres.

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Le châtea de Lacroix-Laval.

Il date du 16e siècle et fût fondé sur les bases d'un château fort. Au 18e il entre en possession du trésorier de France. Depuis les années 90 il est le propriété du conseil général. Il est connu pour ses salles de réception mais surtout, pour son potager qui abrite des variétés anciennes de fruits, de fleurs et de légumes oubliés typiques de la région lyonnaise. Sa roseraie abritent plusieurs rosiers rares que l'on retrouve au parc de la Tête d'Or.

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Le canard colvert (Anas platyrhynchos).

C'est l'un des oiseaux les plus communs et les plus connus de France. On le trouve partout où il y a de l'eau et de la nourriture, à savoir des algues et plantes aquatiques flottantes. Il tient son nom du plumage que prend le mâle à la saison des amours, à savoir une jolie coloration vert métallique au niveau de la tête et du cou.

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Les rongeus du parc.

On peut rencontrer énormément d'animaux dans le parc. Parmi ceux-ci on peut compter quelques rongeurs comme les lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) où les ragondins (Myocastor coypus). Ces derniers ne sont pas timides pou un sous et viennent se nourrir aux pieds de promeneurs qui nourrissent les oiseaux. 

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Le poisson rouge (Carassius auratus).

Dans les deux mares du parc on peut voir des centaines de poissons rouges. À la période du frais ils se rassemblent pour se reproduire ce qui colore l'eau en rouge et blanc. Les poissons rouges sont des cousins des carpes, dans la nature, l'espèce d'origine présente des écailles grises et argentées, parfois dorées. C'est après des siècles d'élevages que l'espèce domestique a prit les couleurs vives que nous lui connaissons.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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Le mot de la fin.

Passage rapide dans ce très beau parc, entre les enclos des poneys et des daims. Le soir ce couchant et les ventres criants famine, nous nous sommes éternisés que peu de temps sous les cèdres multi-centenaires et parmi les brins de bruyères. Une bonne excuse pour repartir à sa découverte à l'arrivée de la belle saison.

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mercredi 21 janvier 2015

Le jardin en Novembre.

PB130109Comme l'indique le titre, j'ai un peu de retard... mais je suis sur la bonne voie pour me mettre à jour, voilà déjà la fin de novembre qui pointe le bout de son nez. La saison a été vraiment belle, plus fraîche qu'octobre ce qui est bien normal, mais aussi bien plus chaude que les autres années. Certains arbres bourgeonnes, de nombreuses plantes sont vertes voire fleuries... la nature est folle ! C'est le bon moment pour récolter les herbes du jardin, avant que les premières gelées ne les abîmes pour de bon. Les pieds laissés nus seront paillés puis abriter du froid et des animaux gourmands comme les chevreuils pour donner l'an prochain d'aussi belles pousses, du moins je l'espère.

Il reste quelques champignons aux douces senteurs qui viennent nous rappeler le temps des cèpes, des girolles et des paniers pleins mais aussi des châtaignes.

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 Ho les belles plantes ! Le gel arrive, il faut vite récolter les aromatiques du jardin au risque de voir leurs feuilles être abîmées par le froid et ne plus être bonnes pour la confection d'infusion.
1 : La menthe verte (Mentha spicata L.) en tisane est tonique et bénéfique pour l'ensemble du système digestif. Elle donne bonne haleine, rafraîchie et est riche en antioxydants.
2 : La mélisse officinale (Melissa officinalis) est à utiliser avec beaucoup de parcimonie. En effet son goût très prononcé peut vite devenir désagréable. Dommage car elle est apaisante, digestive et même antivirale.
3 et 4 : La verveine citronnée (Aloysia citrodora) est aussi nommée verveine du Pérou ou verveine odorante. De saveur douce, elle est utilisée pour ses propriétés sédatives, antifongiques et antispomodiques.

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 Dans un bon panier en châtaignier destiné d'ordinaire aux champignons (que l'on ne trouvent plus en cette saison), les bouquets ont été disposés pour sécher. Ils seront utilisés tout au long de l'hiver.

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Le jardin est presque vide mais on trouve encore de quoi se mettre sous la dent. Choux (1) et oseilles (2) sont légion. Quant aux framboisiers (4), ils font office de refuge pour les chats et les oiseaux. Pour ce qui est de la belle et toxique euphrobe réveille matin (Euphorbia helioscopia (3)), elle a prit possession du reste du potager.

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 La lépiote brun-lilas (Lepiota brunneolilacea) est un champignon toxique voire mortel que l'on rencontre de la fin de l'été à la fin de l'automne, dans les pelouses et les lisières de forêt jusqu'ne moyenne montagne.

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 L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea) que l'on rencontre dans tout l'émisphère Nord et parfois dans les zones du Sud où il a été introduit involontairement par l'Homme. Il en existe 9 sous espèces. Comestible jeune, c'est à partir de lui que dans les années 90 a été synthétisé un nouvel antibiotique.

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 Le noisetier (Corylus) est parfois utilisé pour la confection de baguettes de sourciers, à l'aide d'une fine branche fourchue. Mais le plus souvent c'est dans la fabrication de vannerie qu'on l'emploi, en particulier pour les paniers.

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 1 et 2 : Les coprins chevelus (Coprinus comatus) sortent toujours au même emplacement années après années. Comestible crus ou cuits, il faut très rapidement les consommer au risque de les voir devenir indigestes.
3 et 4 : Voilà un bel inconnu quine va pas sans évoquer le Saint George, champignon prisé. Il est fort à parier qu'il appartient à la famille de ce dernier : les tricholomes.

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 La curiosité des chats est sans limite, que se soit pour découvrir une nouvelle cache pour dormir (Sic le dessus de la chaîne hifi), ou une nouvelle bêtise (faire s'effondre la bibliothèque de la chambre)...

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 Il ne faut pas oublier non plus que ce sont de formidables chasseurs qui régulent les populations de rongeurs dont l'appétit féroce font des ravages dans les gardes-manger et les greniers, en particulier quand ils sont bien remplis.

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 Les mésanges charbonnières (Parus major) sont des oiseaux territoriaux. Ayant un comportement grégaire, elles se réunissent pour se nourrir. Graines, insectes, de baies ou encore de fruits font partis de leur régime alimentaire. De la mésange, on ne dit pasqu'elle chante mais qu'elle zinzinule.

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 Les plantes sont à sécher, les chats "rangés" et presque sages. Le soleil tape fort sur les carreaux... il n'y a rien d'aussi bon je crois. Ces quelques jours de beau temps remplacent aisément dans les mémoires la grisaille et les grosses pluies qui cet été, ont fait tomber bien des sourires.

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mercredi 25 septembre 2013

Petites bêtes du jardin.

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Il ya bien du monde dans le jardin. La douceur de ces derniers jours a fait sortir les diverses créatures du jardin qui s'apprêtaient à se mettre à l'abri du froid. Les figues sont sur la bonne voies mais ne seront pas murent attends, les premières gelées les figeront dans cet état.

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1 et 2: Les vesses de loup sont arrivées et font le bonheur des limaces qui ont laissé de jolies traces de dents dans leur chair blanche.

3 et 4: Dur, dur. Mon coeur balance entre deux identifications pour cette colonie de champignons qui reviennent tout les ans: coprins narcotiques ou coprins éphémères.

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Le lierre rampant fleurit. A la fin de l'Hiver voir au début du printemps il donnera ces fruits qui seront une précieuse source de nourriture pour les oiseaux qui à cette période seront bien amaigris.

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Les guêpes sont parmi nous! Mais pas de crainte, elles sont bien plus douces que les guêpes souterraines.

1 et 2: Dans la vieille pompe tarie un petit nid de guêpes est venu s'installer. Il s'agît de guêpes des buissons, dolichovespula media, ce qui est surprenant quand on sait qu'elles sont arboricoles. Relativement pacifistes, elles n'hésiterons pas à piquer si le nid est bousculé.

3 et 4: Dans la haie, c'est un énorme nid que nous avons découvert. Ici se sont les guêpes Saxonnes, dolichovespula saxonica, qui dominnent. Peu aggréssives, on peut approcher prés du nid ce que je peux affirmer mais prudence, on ne sait jamais. Aux premières gelées les guêpes meurent et nous pourrons réccupérer le nid.

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Petit tour chez les voisin où en bordure de leur jardin nous avons fait une belle cueillette: 12 lépiotes élevées (coulemelles) en partie véreuses mais de belle taille.

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Une jolie aeschne bleue, Aeshna cyanea, était prisonnière de la cuisine. J'ai prit le temps de l'éxaminer avant de lui rendre sa liberté. Cette libellule se trouve en bordure de bois, dans les lisières ensoleillées (il est vrai que l'on en voit de temps à autre). Il s'agît d'un ma^le car il a du bleu, couleur absente chez la femelle.

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Voilà un inconnu au bataillon pas si inconnu que cela: il pourrait s'agir d'un laccaire améthyste orange mais rien de sur car je ne connais que très peu ce champignon. Néanmoins les lamelles fourchues en bords de chapeau sembleraient indiquer que c'est la bonne piste.

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Tour dans le beau potager qui apprécie ce soleil.

1: Les choux ont été épargnés par les voraces chenilles cette année, leurs feuilles font larges et épanouies et n'ont que très peu de trous.

2: C'est l'heure de récolter les derniers haricots verts de l'année.

3 et 4: Si les blettes sont des plus belles, toutes n'ont pas eux la chance d'être protégées des petites bêtes.

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Verveines, menthes, persils plats et frisés, tomates, aubergines et même salades, c'est le moment de remplir le garde-manger.

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1 et 2: Deuxième occasion de photographier une mouche scorpion (encore une femelle), je suis ravie. Celle-ci a stoppé un temps son repas en m'apercevant avant de reprendre avec délice son grignotage de framboise.

3 et 4: Voilà le temps des noisettes! Panier en mains c'est le moment d'être plus rapide que les écureuils, les pies et les corbeaux.

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Enfin, à côté du petit pont, le bosquet de linaire commune se déploie. C'est désormais un jolie buisson jaune. Rappelons qu'elle a pour spécificité de ne pouvoir être butinée que par les gros bourdons car les pétales de ses fleurs jaunes se soulèvent difficilement. Toxique, on l'employait autrefois comme diurétique.

 

 


dimanche 8 septembre 2013

Le retour des fleurs.

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Les pluies sont revenues et avec elles, de nombreuses fleurs ont fait leur apparition. Il est vrai qu'août ne s'est pas montré très généreux de ce côté là, espérons que la donne change. Néanmoins il y a déjà de quoi faire quelques belles compositions avec le sureau en fruits, la verge d'or en fleur ou l'angélique officinale qui a déployée ses ombrelles.

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Le potager est beaucoup moins à la fête. En effet, la piéride du chou, ce petit papillon blanc, est venu pondre dans les jeunes choux. Si la plupart des feuilles étaient couvertes d'oeufs, certaines étaient déjà parcourues par les chenilles qui ont commencées à faire de gros dégâts. La méthode c'est donc voulu radicale pour pallier à cette attaque, malheureusement, mais avons nous bien le choix si nous voulons profiter des potées cet hiver? Jeté au composte, tout ce petit monde ferrât le bonheur des oiseaux.

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Et voici en direct (enfin presque) la naissance d'une colonie de ses terribles et voraces chenilles. Cela ne va pas sans rappeler l'an dernier où elles avaient prit des proportions considérables: ici.

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Je n'y croyais plus mais si, voici (peut être) la dernière truffe de l'été (3 et 4). Bien dodue, elle était enfoncée à moitié dans le sol (1) ce qui a rendu sa découverte plus simple que d'ordinaire. Néanmoins elle ne semblait pas être seule, au vu du trou laissé dans le sol (2), on dirait bien qu'un animal gourmand a été plus rapide que moi sur ce coup là.

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La linaire commune qui se trouve au coin du pont du jardin c'est mue en un petit bosquet de cette jolie plante. Elle a pour spécificité de ne pouvoir être butinée que par les gros bourdons car les lourds pétales de ses fleurs jaunes se soulèvent très difficilement. Toxique, on l'emplyait autrefois comme diurétique.

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Malgré l'épisode chenille, le potager se porte relativement bien. Les haricots (1), que l'on peut prononcer désormais "Aricots" ou "Zaricots" selon l'académie française, sont en partis en fleurs et donnent déjà de grosses gousses. La betterave nous montre sa belle fleurs violine (4) assortie aux nervures de ses feuilles et le plan de tomate cerise (3) qui s'est installé dans les salades fleurit aussi tout en commençant à former ses premiers fruits. A propos de salades (2), on peut dire que cette année nous allons en profiter.

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Pauvre lézard des murailles, coursé par les chats, il en perdu son calme et sa queue! Heureusement sa vivacité lui a permit de trouver refuge dans l'une des aspérités de la façade.

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On peut s'émervailler de beaucoup de choses en cette période.

1 et 2: le rosier de l'entrée a donné beaucoup de fleurs, il est des plus agréable d'en profiter à l'intérieur.

3: Le damier de la sucisse a été attiré, comme de nombreux autres papillons, par l'odeur de la menthe. Bientôt elle sera récolté puis pendue par les pieds en bouquet pour sécher.

4: Ce zérène du groseillé prend son temps pour butiner cette fleur de verge d'or du Canada qui commence à faner.

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Surprise, dans le haut du jardin quelques amanites vaginées sont apparues après une petit pluie. Tout aussi vite, elles sont reparties, dévorées par les limaces et autres escargots gourmands.

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Les plants de tomates du potager mais ceux des voisins ont été prolixes, nous voilà donc fournis. Pour l'occasion, nous avons décidé de confectionner des tomates séchées mais l'expérience ne s'est pas révélée concluante dirons nous.

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Les pies c'étaient faites discrètes jusqu'ici, les voilà qui jacassent du petit matin jusqu'au soir pour mon plus grand plaisir. Leurs bavardages leur a fait perdre au passage quelques plumes que l'on retrouve ici et là.

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Bref on profite des derniers rayons du soleil (1 et 2) car bientôt, les jours seront plus petits que la nuit. Signes annonciateurs de l'automne (désolée si cela peut paraître démoralisant, mais c'est ma saison préférée), les premières feuilles commencent à chuter (3) et les grands corbeaux (4) font leur arrivée. Ils devront attendre pour croquer les noix qui ont bien du retard cette année.

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Bref,c'est bientôt l'automne, il fait encore chaud mais déjà les fraîches pluies et les orages se font sentir. C'est temps de ramasser les premières noisettes et pommes.

 

mardi 20 août 2013

Jardin et reptiles.

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Il fait beau et un peu moins chaud, c'est l'occasion de faire le tour du propriétaire pour répertorier les plantes et les créatures qui s'y sont installées pour l'été. C'est aussi l'occasion de décorer la terrasse et de cueillir les quelques fleurs des champs qui ne sont pas fanées.

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Les arbustes et plats de bandes donne une grande gamme de couleurs avec des odeurs et des parfums exquis.

1: Le rosier est très prolixe cette année, c'est sa deuxième floraison et certaines de ses branches ploient sous le poids des fleurs.

2: La petite impatiente del'Hymalia continue de fleurir mais certains de ses fruits sont arrivés à point. A peine touchée, la cosse qui contient les graines explose les libérant dans les airs.

3 et 4: L'hibiscus syriacus est un arbuste commun dans nos jardin qui fait partie de la famille des mauves, guimauves et autres malvacées. C'est la fleur nationale de la Corée du Sud. Ses propriétés émollientes et la comestibilité de ses fleurs font de lui une plante médicinale pour soigner les maux de gorge, la toux et les angines. 

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Tombée du grand saule pleureur sur la terrasse, cette petite chenille a eu de la chance et a vite retrouvé le chemin du tronc de l'arbre.

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Tondu et net, le jardin est bien loin de ce que l'on a pu connaître à la fin du printemps avec les dernières neiges.

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Dans celui-ci, deux belles plantes à fleurs aux nombreuses vertus.

1 et 2: L'invasive verge d'or du Canada déploie de superbe grappes fleuries. Dans notre vieille Europe, on l'emploi comme stimulante, sudorifique, tonique, carminative, apéritive et pectorale. Elle est bonne pour les rhumes, les affections pulmonaires, les nausées et les ballonnements. C'est une des meilleurs alliées pour fortifier le système rénal et en combattre les infections de celui-ci.  Riche en vitamines P, on la prend contre les varices. Elle pourrait même soigner certains cancers. Les amérindiens en mastiquaient les fleurs et en avalaient le jus obtenue.

Pour la tisanne, verser un litre d'eau froide sur 1 ou 2 c. à soupe de plante séchée, faire bouillir deux minutes et laisser infuser une dizaine de minutes.

3 et 4: La reine des près est une plante bien de chez nous qui aime les coins humides comme la verge d'or. C'est d'elel que l'on tire l'asprine, du moins de sa composition moléculaire. Elle en a donc les mêmes effets. Elle est anti-inflamatoire, antipyrétique, antalgique, diurétique, anti-oedemateuse, antiacide et protecteurice envers les muqueuses stomacales et intestinales. On l'emploi aujourd'hui pour les rhumatismes, l'arthrose et l'arthrite.

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Dernière truffe trouvée en date, qui contrairement les apparences n'est pas très ragoutante. En effet en son sein une bonne quantité de verres se sont installés pour la grignoter. Vermine!

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Ne sont-elles pas belles avec leurs 8 longues pattes?

1 et 2: Merci Poppy qui m'a permis d'identifier cette belle araignée. Il s'agit de l'épeire carrée, l'araneux quadratus. 

3 et 4: L'argiope bruennichi, c'est à dire l'argioê frelon est aussi appelée argiope rayée, argiope fasciée ou épeire fasciée. Ses drôles de rayures ne sont pas là pour la protéger d'un éventuel ennemi mais pour agir comme un leurre pour les insectes qui ne voient pas le piège. C'est une grosse mangeuse qui se nourrit essentiellement de sauterelles, d'abeilles et de mouches. Pendant l'acouplement, le mâle dans 80% des cas laisse dans la femelle son appareil reproducteur pour ne pas se faire croquer, ni voir sa belle se faire féconder par un autre prétendant.

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Petites gourmandises du jardin, les framboisiers donnent de beaux et bons fruits, mais ce sont ces feuilles qui ont le plus de vertus, en particulier en tisanes.

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Dans le potager il y a beaucoup de choses à ramasser.

1: Le laurier sauce ou laurier noble ou encore laurier vrai est originaire du bassin méditerranéen. Connu en cuisine, ces feuilles en infusions soignent les maux d'estomac. Les feuilles fraîches dans certains pays d'Afrique du Nord sont attachées dans les cheveux pour chasser les mouches. C'est l'arbuste d'Apollon.

2: L'ortie dioïque n'est pas une si mauvaise herbe. Séchée puis réduit en poudre, c'est un substitue au sel car elle est riche en sels minéraux. En magie elle détourne les mauvais sorts pour les renvoyer à l'envoyeur. Elle est aussireminéralisante, hémostatique, et dépurative.

3: Les tomates arrivent  à point. En salades ou sautées, c'est un régal.

4: Au milieu d'un massif de fleur, un oignon a poussé puis fleurit spontanément. Il est donc trop tard pour en faire la cueillette.

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Les hortensias sont des fleurs magnifiques. Roses, bleues, vertes ou blanches, il y en a pour tout les goûts. Il serait un nouveau substitu à la mode pour remplacer le canabis: toutes les infos ici.

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Le noyer est un arbre très important dans la culture européenne. Ce n'est pas pour rien que de nombreuses communes françaises portent son nom. Son bois est très recherché pour l'ébinésterie. Les noix sont utilisées dans les salades, las pâtisseries ou pour confectionner une huile riche et nutritive. Les jeunes noix dans leur cosses entre dans la composition du vin de noix. Cette même cosse, le brou, est utilisé en ébénisterie pour teinter les bois. Les feuilles entre dans la composition de nombreux remèdes et peuvent servir de teinture naturelle. Bouillies, les donnent une "peinture" jaune.

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L'onagre est une fleur importée del'Orient à des fins décoratives mais qui se reléve être une délicieuse comestible. Dans celle-ci, une petite abeille a trouvé refuge.

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Il ne faut pas oublier par ce beau temps de récolter les aromates.

1: La lavande est parfaite pour parfumer le linge, une pièce ou tout simplement l'eau du bain. De plus ces nombreuses vertus en particulier parce qu'elle antiseptique, désinfectante et calmante. C'est aussi l'une des huiles essentielles la plus utilisée.

2: La menthe poivrée est une plante médicinale a utilisé avec parcimonie car elle est très puissante. On l'évitera en cas de troubles digestifs majeurs mais sera utiles pour ceux qui sont mineurs ainsi que pour les insuffisances biliaires, les nausées, les douleurs gastriques, la toux, le rhume et les inflammations des voix respiratoires,.

3: La mélisse officinale s'emploie pour les troubles digestifs, pour apaiser les nerfs mais aussi pour lutter contre les infections virales.

4: La marjolaine officinaleappelée aussi origan des jardins s'emploie en cuisine comme le laurier sauce mais également comme antiseptique et anaphrodisiaque.

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Le soucis macéré dans une huile neutre longuement donne un remède populaire contre les piqûres de moustiques.

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Les petites reines du jardin ont investi la terrasse et les nombreux cousins et couvertures moelleux qui s'y trouve. Y a pas le dire, une vie de chat vaut bien mieux qu'une vie de chien.

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On profite aussi du beau temps pour faire l'inventaire de ce qui se trouve dans les placards pour voir ce qu'il manque.

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Deux trois insectes ce sont aussi invités.

1 et 2: Depuis quelques soirs, des libellules en pleine chasse se retrouve à voler dans la maison, attirée par les insectes qui tournoient autour des lampes du salon. L'une d'elel s'est laissée prendre et c'est retrouvée enfermée dans une boite d'observation, juste le temps de la voir de plus près avant de lui redonner sa liberté.

3 et 4: On ne présente plus la sauterelle verte qui vient de temps à autre se promener dans la maison. Celle-ci sera vite expédiée dehors.

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La petite-biche est un coléoptère qui vit en forêt, dans les lisières, les prairies et les vergers. Sa larve raffole des souches pourris. Les adultes comme les vers se nourrissent de bois mort et contribuent au renouvellement de l'humus et de la minéralisation du sol.

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1 et 2: La clématite des haies est une liane des zones tempérées. Les enfants jouent parfois à la fumée mais elle surtout connue comme herbe aux gueux. Au moyen âge les gueux se frottaient le corps avec ses feuilles pour provoquer de vilaines marques et brûlures pour implorer la pitié.

3 et 4: Il existe de nombreux ombellifères et il n'est pas toujours facile d'en reconnaître l'espéce. Il n'est pas rare de rencontrer sur leurs ombrelles des insectes parasites comme les pucerons et leurs féroces gardiennes, les fourmis.

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L'écialle chinée est un très beau papillon qui le temps d'un après midi c'est plus à virevolter autour de la maison.

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Il est temps de faire les récoltes!

1 et 2: Les pommes de pin ramassées en forêt sèche sur la pierredu jardin. Elle viendront décorer les tables du banquet de la fête médiévale du village qu iapproche à grands pas.

3 et 4: sur la table de la terrasse, c'es tatelir séchage: reine des près, fleurs de carottes, millespertuis, aigremoine, origan, serpolet ... il y a de quoi faire.

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La fougère aigle suit le même chelin et termine de sècher tranquillement sur le salon de jardin.

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A propos de papillons, revenons y:

1: Le gamma, autographa gamma, est un papillon commun en France. Sa chenille fait de nombreux dégats sur la plupartsdes plantes cultivées: tomates, pomme de terre, lin, béterraves, céréales... la liste est longue.

2: Voilà un nouvel individu à ajouter à la liste des inconnus.

3 et 4: Ce myrtil change un peu des individus au quel on est habitué, il présente de jolis motifs oranges.

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Voilà une jeune sauterelle femelle qui n'est pas encore arrivée  à l'age adulte, d'où l'absence d'ailes ou du moins, d'élitres marquées.

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Peut être fuyait t'elle cette coronelle lisse, une petite couleuvre qui ne dépasse pas les 70 cm. Celle-ci en mesure 35, ce qui indique qu'elle a encore du chemin à faire pour croquer les gros lézards de la propriété et dois pour le moment se contenter des araignées et des sauterelles voir parfois, d'autres serpents. Cette espèce à une petite gueule, ce qui l'oblige à avaler son repas en plus de 30 minutes. Comme toutes les serpents, elle est protégée.

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Pour différencier les couleuvres des vipères un indice ne trompe pas, les premières ont la pupille ronde, les secondes l'ont fendue, comme celle d'un chat.

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Voilà un autre reptile bien sympathique, l'orvet commun. Ce lézard sans pattes revient, comme les salamandres et les tritons alpestres, dans le quartier ce qui bon signe. Il faut être délicat avec notre ami qui est bien vif car, comme de nombreux lézards, il casse sa queue pour fuir l'ennemi. Sa grande ressemblance avec les serpents a fait qu'il a systématiquement été chassé. Pourtant c'est un précieux allié du jardinier car il se régale de limaces et d'escagrots. Ici l'absence de marques et de tracés noirs montre qu'il s'agit d'un mâle adulte.

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Parfois il suffit de se prommener autours de chez soi pour faire de belles rencontres.

 

lundi 5 août 2013

Passage éclaire dans le jardin.

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Petit passage rapide dans le jardin, histoire de voir comment la végétation ce fait à la forte chaleur. L'instalation pour les salades, radis et autres ciboulettes semble avoir fonctionné et déjà de jolies feuilles vertes pointent le bout de leur nez.

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En cette période les plantessauvages sont rares ou du moins, peu communes mais les cirses s'en donne à coeur joie.

1: Le cirse des champs des champs est une plante itrophyte c'est à dire qui a besoin de sols riche en nitrates. Il est commun dans toute l'Europe et se reproduit rapidement. Il fleurit de juin à septembre. 

2: Ayant de nombreux prédatuers, en particuliers des insectes, le cirse se voit aider par quelques alliers utilent comme cette coccinelle à sept point (coccinella septenpunctata), surnomée bête à bon Dieu ou oulette de la Madone.

3 et 4: Quand il fait sec, les capitules du crise se libèrent pour aller semer leur graine un peu plus loin. La plante se reproduit ainsi par le vent mais aussi et plus souvent par stolons, c'est à dire par racines semi-enterrées.

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Quelques truffes d'été montrent le bout de leur nez mais ce n'est pas encore le temps des grosses récoltes comme l'an dernier.

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Dur, dur de trouver quelques fleurs en ce moment.

1: La pelouse commence à jaunir, signe que le soleil tape fort. Les températures historiques sont là pour l'attester.

2: Le téléphore fauve tiens son nom de la première description qui en fût faite par un naturaliste italien en 1763 qui le définissait avec des "griffes fendues". On le voit de mai à juillet à la lisière des bois, dans les prairies et les jardins. En Amérique du nord il rentre dans la classification des espèces invasives. Les adultes s'accouplent sur les ombellifères. Il se nourrit d'insectes et de pollen.

3: La balsamine ou impatiente de Balfour est originaire de l'Himalya et c'est naturalisée en Europe après s'être "échappée des cultures". Arrivées à maturité, les gousses qui contiennent les graines explosent spontanément ou au simple contact des doigts ce qui explique son nom. Elle aussi est une invasive qui est systématiquement détruite quand elle pousse en pleine nature.

4: On ne présente plus la lavande, plante aux nombreuses vertus et à l'histoire complexe. Dans le langage des fleurs elle signifie "répondez-moi". En médecine elle est employée, et cela depuis l'époque romaine, pour ses propriétés antiseptiques, vactrécides, désinfectantes, calmantesantispamodiques, et carminatives. Autrefois on la croyait antivenimeuse.

 

Bref, en temps de chaleur, le mieux est de rester au frais en attendant que les prochaines fleurs sortent.

jeudi 18 juillet 2013

Explosion florale.

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Qu'il est bon de profiter de l'été dans le jardin, à la fraîcheur des arbres et de la vigne vierge qui s'est emparée de la maison familiale. C'est le temps des limonades et des siestes.

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La cétoine dorée continue de s'inviter régulièrement devant les fenêtres et les portes à la recherche de fraîcheur. On la reconnaît à son vol bruyant et à ses couleurs chatoyantes. Il est courant de trouver la larve de ce coléoptère dans les bacs à composte contenants du bois en état de décomposition avancée.

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L'hémérocalle fauve est aussi nommé lys roux ou tiger lily appartient à la famille des liliacées. Il fleurit pendant le printemps et l'été et offre de jolies fleurs rouge-orangées qui à l'instar des bourgeons et des racines sont comestibles. A ce titre, cette plante est très utilisée dans la gastronomie chinoise et japonaise. Tout come l'onagre, c'est une plante importée en Europe à des fins décorative mais qui dans sa région d'origine sert dans l'alimentation. Il existe environ 60 000 cultivars, c'est à dire variétés de jardin de cette espèce originaire d'Asie. Son nom grec signifie beauté du jour.

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Le pic-épeiche ne se montre que très peu en ce moment mais laisse souvent derrière lui quelques traces de son passage. C'est absence peu indiquer que la période de nidification est bien entamée. En général, le couple pond à la mi-juin puis couve pendant 2 semaine avant de s'occuper des petits qui seront autonoment 3 semaines après leur sortie de l'oeuf. Ainsi d'ici peu nous auront peut être la chance d'observer des juvéniles dans le jardin.

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L'été est aussi la saison des fleurs, des bruyères et des roses. Voilà une bonne occasion de concocter de jolis bouquets agrémentés de pivoines. Et à propos de bouquets, celui porté par la mariée le jour du mariage est un héritage des croisées qui rapportèrent cette pratique de leurs expéditions. Initialement il était composé de fleurs d'orangés pour symboliser la pureté.

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Il existe une vingtaine d'espèces d'arums comme l'arum titan aux mensurations étonnante, l'arum maculatum qui est une espèce sauvage de nos forêt ou comme ici, l'arum blanc qui est le plus connu. Seulement voilà, l'arum blanc contrairement à la pensée populaire n'en est pas un! Il s'agit du Zantedeschia aethiopica, appelé calla des fleuristes et originaire d'Afrique. Bien que très ressemblant, il n'appartient pas à la famille des arums. C'est une plante toxique qui peut créer des inflammations si elle est au contact des muqueuses ou ingérée.a

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L'humidité du sol et la forte chaleur sont propices au dévellopement des insectes, ce qui fait le bonheur des insectivors et en particulier des musaraignes. En france on en dénombre 6 espèces: la musaraigne carrelet (sorex areneus), la musaraigne couronnée (sorex coronatus), la musaraigne musette (crosidura russula), la musaraigne bicolore (crocidula leucodon), la musaraigne pygmée (sorex minutus) et la musaraigne étrusque (suncus etruscus). Le terme musaraigne signifie "souris araignée" du fait de sa ressemblance avec la première et de son régime alimentaire commun avec la seconde mais aussi parce que pendant longtemps on a cru que les musaraignes possédaient du poison et des crochets venimeux dans leur gueule. Véritables piles éléctriques, leur coeur bat entre 1400 et 2000 pulsation minute. Mais un tel rythme cardiaque ne suffit pas à échapper aux griffes du chat qui d'ailleurs, une fois a attrapé sa proie, la laisse de côté en raison des ses glandes musquées à l'odeur puissante et désagréable.

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Faire un jardin ne consite pas à planter ça et là quelques jolies fleurs, il y a quelques règles à suivre en fonctions de différents styles. Il en existe de très nombreux styles, en voici quelques un:

- le jardin à la française, qui aborde un style classique et qui consiste à former des parterres géométriques et optiques avec des fleurs et des arbustes, souvent du buis, taillés de façon à former des formes définies. Il aborde différents degrés en terrasses, des fontaines, des statues représentants des scènes mythologiques et une certaine forme de théâtralité.

- le jardin à l'anglaise est tout à l'opposé, il a pour but de reproduire la nature tout en étant entièrement le fruit du travail et de l'imagination de l'Homme. Chaque brin d'herbe est placé s'imment. Son but est d'inviter à la rêverie, à inspirer le peintre, à refuser la régularité et les limites (c'est pour cela que ces jardins ne sont jamais clos). Pour cela, on va jusqu'à fabriquer les rochers et les points d'eau.

- le jardin de cheminot qui est un héritage du temps où les travailleurs des voix ferrées avait un parcelle de terre attribuée en même temps que leur fonction. Ils se caractérisent par leurs abondances et leurs rangées de rosiers.

- le jardin de curé, qui à l'origine est un petit lopin de terre clos qui était réservé à l'homme de foi et à sa bonne pour subvenir à leurs besoins, fabriquer le vin de messe mais aussi pour cultiver les plantes médicinales pour les soins et parfois, pour lutter contre les esprits malins. Ainsi basiliques, menthes, persils, sauges et lavandes protégeaient le lieu.

- le jardin ouvrier, apparut à la fin du 19e quand les municaplités mirent à dispositions des ouvriers venus en ville et issus de l'éxode rural pour améliorer leurs conditions de vie et aider à l'intégration sociale. Ce sont majoritairement des potagers agrémentés de quelques fleurs. Ahujourd'hui ils perdurent comme activité de loisir ou collégiale et sont inscris au patrimoine français.

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Parfois la limite entre plantes sauvages et plantes ornementales est mince. Ici, toutes sont issues de la montagne et se sont invitées ou ont été ajoutées dans le jardin.

1: La saponaire de Mompellier ou saponaire à feuilles de basilic comme toutes les saponaires produit de la mousse et peut servir de savon naturel. Les fleurs poussant en montagnes sont plus foncées et possèdent des pétales plus arrondies.

2: Ici une crassulacée non identifiée de la famille des orpins. Les crassulacées appartiennent à une famille très large, souvent à feuilles grasses aux fleurs semblables mais très colorées.

3: L'orpin âcre est aussi appelé poivre des murailles. Ce nom vient du suc de ses feuilles qui est très amer et peut être irritant sur la peau.

4: La jourbarbe des toits est une plante du folklore européen. Autrefois on la plantait sur les toits pour éviter que Zeus ne frappe de sa foudre les maisons. C'est une plante associée à la magie blanche. 

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Ça y est, les hannetons s'en sont en allés pour de bon, il faudra attendre l'an prochain pour voir de nouveau. Les oeufs pondus cette année donneront dans trois ans une nouvelle génération d'adultes.

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C'est au petit matin, après la rosée qu'il est le plus facile d'observer les insectes. Endormis par la fraîcheur matinale, ils sont beaucoup moins craintifs ou du moins, beaucoup moins réactifs.

1 et 2: La trichie fasciée est un drôle de scarabée poilu aux couleurs vivent. Ces larves se nourrissent de bois pourris tandis que les adultes "broutent" les fleurs. Ils se promènent dans les jardins et les prairies de mai à août. Pour les différencier de leurs cousines les trichies zonées, il suffit de regarder la de regarder la "dent" formée à la moitié du tibia. Si elle est pratiquement absente, il s'agit d'une fasciée.

3 et 4: Il existe une multitude de zygènes, 7 espèces sans compter les sous-genre. Pour reconnaître ces papillons, le meilleur indicateur reste les tâches des ailes. Ici il s'agit de la zygène des vesces dont les chenilles sont amatrices de fabacées.

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Les jeunes araignées crabes femelles ont la capacité de prendre la couleur des fleurs sur les quelles elles font de la prédation. Celle-ci c'est fondue dans le décor en prenant la couleur de ctte achillée mille-feuille dont les feuilles sont comestibles en salade et ouvrent l'appétit et soulage les troubles digestifs et menstruelles, les spasmes intestinaux, les inflammations, les saignements et les infections respiratoires.

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Il existe des milliers, pour ne pas dire plus, d'espèces de plantes. Les botanistes ne sont pas en reste pour parfois leur trouver des noms surprenants voir folkloriques.

1 et 2: L'oreille d'ours, l'oreille de lapin, l'épaire laineuse ou stachys byzantina, derrière tous ces noms ce cache la même plante, l'épiaire de Bizance.  Cette plante sauvage originaire des régions iraniennes se retrouve dans bon nombre de jardins. Facile d'entretient elle peut devenir envahissante.

3 et 4: Le lys royal fleurit de juillet à août. C'est un lys vigoureux, à l'odeur suave et qui entre dans la composition de nombreux bouquets malgré qu'il soit toxique et même mortel pour les chats. Avec l'agile, le lion et la croix, il est le symbole de la royauté mais il semblerait que ça soit l'iris dans un premier temps qui ait inspiré ce symbole. 

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La punaise arlequin se nome également punaise pyjama. En cette période on la trouve sur les ombellifères en grand nombre pour se reproduire. Pour attirer leur partenaires, les punaises fond vibrer la plante.

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L'oeillet du poète (oeillet barbu) peuvent aborder un grand nombre de motifs et de couleurs. Son nom latin, dianthus signifie "fleur de Dieu". Facile de culture, il se plaît dans bon nombre de milieux et à l'avantage de se ressemer seul.

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La vergerette annuelle est une plante médicinale qui peut être consommée comme tempuras. On récolte les feuilles et les jeunes pousses avril à juin et les fleurs de juin à septembre. C'est un antinflammatoire qui est également astringent, diurétique et antidiarréhique.

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Retour des truffes d'été dans le jardin, le sol sec les avait pour un temps mit en repos. Appelées aussi truffes de la Saint Jean, elles entrent de la composition et l'aromatisation des produits alimentaires labélisés "à la truffe". Cette année semble prometteuse, deux nouveaux coins, toujours dans le jardin, ont été identifier ce qui promet une très belle récolte.

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Le demi-deuil ou échiquier est une espèce de papillon regroupant 5 sous-espèces. Le femelle pond ses oeufs sur les graminées dont se nourrit ses chenilles. Il vole de juin à juillet. Il est facile à observer par le fait que le mâle ne se contente pas d'attendre sur un perchoir les femelles mais qu'il les cherche activement.

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Des fleurs, des fleurs, encore des fleurs que cela soit dans les parterres du jardin ou la prairie attenant à la maison.

1 et 2: Les pivoines sont toujours là bien que quelques unes d'entre elles aient perdu leurs pétales suite aux fortes pluies ou au passage malheureux de la tondeuse. Séchées, elles serviront à la composition de pots-pourris.

3 et 4: Après avoir fait de trois pas dans les hautes herbes de bon matin, rien de mieux qu'un petit bouquet de fleurs pour rammener les parfums des champs chez soi. Compagnons blancs, sauges des près, achillée mille-feuille, centaurées scabieuses, knautie ... le choix est large pour composer.

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La grande loch profite de quelques gouttes de pluie pour filer en direction du potager et des jeunes salades. Pas simple de se débarrasser d'elle, le plus simple est d'opter pour le piège à bière ou les ciseaux: à la tombée de la nuit quand dame limace sort, il suffit de se munir d'une bonne paire de ciseaux et de sectionner en deux la malheureuse imprudente un peu trop gourmande.

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L'abondance de fleurs que l'on peut voir en ce moment donne l'occasion de partir en cueillette pour élaborer quelques couronnes de fleurs. Simples et rapides, elles permettent d'éguailler un après-midi ainsi que les jolies têtes blondes des enfants du quartier.

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La nigelle de Damas est une jolie plante à la fleur bleue dont on tire une huile, la damascenine. Néanmoins elle possède des graines toxiques dont il faut se méfier. Elle est originaire du pourtour méditerranéen et est facile d'entretient.

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Le jardin grouille de vie. Invertébrés de tout poil s'y épanouissent, s'y nourrissent et s'y reproduisent.

1: Une araignée loup a formé un domne d'herbes et de toile pour abriter son cocon du quel sont sortis ses petits. Elle restera quelques temps pour les protéger puis partira. Les araignées contrairement à ce que l'on pense sont souvent de bonnes mères. Certaines se laissent même dévorer par leur progéniture.

2: Les escargots sous nos latitudes varient en taille. Ce que l'on prend souvent pour des petits sont en réalité des adultes bien formés qui ne seront jamais plus gros que celui-ci. Ici il s'agit d'une hélicelle qui ne dépasse pas 3-19 x 5-25 mm.

3: L'ancistrocerus nigricornis est une guêpe maçonne solitaire qui construit à l'aide de bout et de salive un petit tunnel de terre sur les parois rocheuses ou les murs dans le quel elle place une proie (mouche, papillon ...) puis pond dans celle-ci et referme le conduit. La larve va se développer dans la malheureuse victime jusqu'à devenir un insecte adulte.

4: Parfois il faut prendre le temps de regarder les feuilles des fleurs que l'on s'apprête à cueillir au risque de ramasser quelques oeufs d'insectes (souvent de papillons) dans le bouquet.

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Qui dit été dit fruits juteux et sucrés. Les framboises murissent, c'est l'ocasion de passer en cuisine mais aussi de prendre le temps de les déguster tel quel au soleil.

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Quelques jolies compagnes sont venues pointer leur nez parmis les feuilles de la haies. Chacune à leur tour ont changé de peau.

1: Il resemble à une coccinelle mais n'en n'ai pas une, voici le clytre lustré (clytre du saule). La femelle après avoir pondue, entour ses oeufs d'excréments et les laissent à proximité d'une fourmillière. Les fourmis les utilisent comme élément de construction, ce qui les protége des potentiels prédateurs.

2: Quand les larves de coccinelles muent, elles se fixent solidement avec leurs mandibules à une feuille puis solidifient leur enveloppe extérieur et se transforme à l'interieur de ce qui était leur corps.

3 et 4: J'avais rencontré la chenille du lasiocamp quercus à l'occassion d'une promenade en campagne, la voilà à proximitée de la maison. Trop à l'étroit dans son ancienne peau la voilà qui mue. Cette opération arriveplusieurs fois dans le cycle d'une chenille et varie en fonct

vendredi 9 novembre 2012

Après la neige, les fleurs.

Merci à ma petite mère pour m'avoir prêté son appareil photo, le men étant légèrement récalcitrant.

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La neige est partie, le soleil est revenu bien que le soleil reste gris et froid.

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Soucis et asters ont déployé leurs jolis pétales même si ils se font rares.

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Les roses d'hiver et notre "arbre à Mimi" nous donnent de belles couleurs.

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Il ne reste pas grand chose dans le potager, mais les choux ont bien grossi. 

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Les fleurs sauvages s'en donnent à coeur-joie.

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L'aigremoine à gauche est tout sec et lasse s'accrocher sur les poils des animaux ses graines touffues et crochetées. A droite le lierre, plante médicinale à ses heures, reste bien vert.

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Les baies d'églantier sont bonnes à ramasser , les premières gelées sont passées et certaines d'entre elles ont commencé à passer.

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Pour les consommer, il faut les couper en deux, vider les graines, le "gratte-cul" qui sert à la confection du poil à gratter, retirer la peau puis les bouillir avec leur volume en sucre. Plus d'infos sur cette page: les bienfaits de l'églantier.

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A ne pas confondre avec les baies d'églantier, celles de la liane. Le froid les a tout rabougri.

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Les grands corbeaux sont redescendus des montagnes pour une altitude où le temps et plus clément et la nature plus facile à trouver.

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Il est temps de récolter certaines plantes pour leurs propriétés, comme la ronce à gauche pour son bois ou la chélidoine à droite pour son suc.

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Le scarabée commun est ressorti de sa tanière en quête de nourriture.

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La pluie et la neige ont dévalé cette vieille coquille d'escargot.

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Il existe une quinzaine d'espèces de bouillons-blancs tous aux propriétés semblables. Bien que la plus part des plants soient en graines, certaines fleurissent encore, comme à droite où ce spécimen à des petites pétales jaunes et un coeur rose vif. Pour plus d'informations: les bienfaits du bouillons-blancs.

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D'autres fleurs sauvages, dont le lamier tacheté, une autre plante médicinale de nos contrée.

Les bienfaits du lamier tacheté.

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Les noyers sont des arbres très recherchés pour leur bois en ébénisterie ou pour leur production de noix. Ils ont la réputation d'être mauvais, cela vient de leur ombre dense qui peut vite refroidir la peau si on demeure trop longtemps sous celle-ci et provoquer un choc thermique quand on retourne au soleil. Le nom noix vient du fait que ces arbres sont gourmands en eau.

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L'ascocoryne sarcoïde (drôle de nom) existe sous une forme sexuée ou asexuée.

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Ces champignons sont gélatineux et d'un joli violine. Ils peuvent parfois atteindre 3 cm et former de grandes colonnies. Il n'est pas courant de les croiser.

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Ils sont non comestibles mais fort appréciable pour la vue.

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A gauche les léoties lubriques sont de jolies champignons non comestibles car ils contiennent de la gyromitre. Sa couleur va du jeune orangé au vert olive. Ils sont gélatineux. A droite un nouvel inconnu.

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Les tramètes versicoles ont prit des couleurs mais ont tenu bon face au froid et à la neige.

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Et en bonus un petit marasme des Oréades, un excellent comestible.

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Les oiseaux regorgent d'ernégie, le nid des pics-épeiches a été rembourré de poils, de pailles et de crins, et au sol et sur les souches se trouve une multitude de coques de noisettes et de noix.

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Drame dans le sousbois du parc, une tourterelle est passée sous la dent du chat.

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Celui-ci a été éfficace, ni os, ni chaire, il ne reste que les plumes.

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La gerbe d'or c'est mise en sommeil est à complètement séchée. Bientôt les chatons s'envoleront.

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Autres gammes de couleurs, des fleurs sauvages tout en blanc et en jaune.

A gauche une paquerette, à droite un plant d'onagre à grandes fleurs.

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L'ambroisie américaine est complétement séche, elle prend des teintes pourpres, dorées, jaunes, oranges, beiges et même argentées.

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Petite arbre deviendra grand, comme ce chêne à droite qui dans de nombreuses années prendra la taille de ce noyer à gauche.

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Le figuier (à gauche) n'a pas eu le temps de donner ses fruits, il se prépare à végéter. L'arbre boule de neige (à droite) passe progressivement du vert au rouge ocre.

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Le sol se pare de feuilles brunies.

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Le buis centenaire a fini de fleurir, les bourgeons se préparent mais ne s'ouvriront qu'au printemps.

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La terre se met en repos, les intempéries ont mis par endroits les bubilles à jour, ce sont des reserves du ficaire, que l'on retrouve ici: les bienfaits du ficaire

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L'herbe est rasse, les vaches ont mangé les derniers brins juteux.

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Encore quelques fleurs du jardin encore.

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Le lierre terrestre (à gauche) et les orties (à droite) ont colonisé le terrain, au printemps il faudra retourner la terre pour s'en débarrasser.

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Maître ver de terre laisse les traces de son passage.

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Drôle de couleurs que prend la vigne vierge, coupées dans leur processus de dépigmentation, elles tombent avant de devenir complètement rouges.

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Certaines feuilles arrivent cependant à maturité.

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Sur certains des pends de la maison, les feuilles sont devenues complètement jaunes et sèches.

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Les feuilles prennent ainsi des motifs ravissants...

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... et se mêlent aux couleurs du pot.

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La mangeoire à oiseaux sera bientôt pleine.

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Les courgettes rondes qui s'étaient muent en courge pour halloween pourrissent et font le bonheur de cet escargot.

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Il y a bien d'autres nouveautés dans le jardin.

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Les géraniums ont été mis à l'abris et les noix en filets.

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Bientôt la nuit se ferra plus présente et c'est à la lumière du feu que les journées d'automne et d'hiver se passeront.