vendredi 27 décembre 2019

L'Isère au fil des saisons.

DSC09213

Voici un an de sorties en Isère pour l'année 2019. Un an à explorer le jardin familliale, les sous bois, les lacs alentours, les marais et les petites villes de campagnes.

DSC07947     DSC09136

Un an que je suis heureuse et fière de vous présenter ici. Il n'a pas été facile de choisir les photos ni de sélectionner les meilleures des anecdotes que nous avons pu vivre pendant cette année chargée en émotions. Ne voulant pas un article à rallonge, je m'arrêterai là.

 

L'hiver, la neige et les oiseaux.

Aux portes de la Chartreuse, à plus de 500 mètres d'altitude, il fait parfois froid. En 2014 puis en 2017, nous avons parfois frôlé le -17°C, autant vous dire qu'il faut être bien équipé. Néanmoins la tendance est au redoux et les épisodes neigeux sont de plus en plus rares. Il est à crainte que d'ici moins d'une décennie, il n'y en ait plus.

DSC08158              DSC08150

Les comtois, chevaux communs dans le coin, abordent un poil épais, celui-ci leur permet de faire face au froid. Ces animaux doux et dociles sont originaires des reliefs escarpés de Franche-Comptée et sont la race la plus commune à l'heure actuelle de cheveaux de traits. Leur origine remonte aux croisements de juments françaises avec des étalons germaniques. Solides, ils étaient utilisés par les chevaliers pendant les joutes.

DSC08251

Les toits en contre-bas sont tout enneigés. Saint Geoire en Valdaine, village de mon enfance, se drape de blanc. Niché entre l'Isère et la Savoie, sa proximité entre Grenoble et Chambéry lui ouvre les portes des montagnes.

DSC08199

Il tire son nom de la tradition chrétienne, le terme "Saint Geoire" faisant écho à Georges de Lydda, saint connue pour avoir selon la légende combattu un terrible dragon pour sauver une princesse Libannaise mais aussi, à l'évêque de Saint-Georges-de-Vienne qui mena les affaires religieuses sur le diocèse. Le terme "Valdaine" vient du français "val" désignant une vallée et du savoyard "nans" qui signifie "petit cours d'eau". En sommes la commune porte le nom poétique de "Vallée aux ruisseau de Saint Georges". Cette affiliation à un chasseur de dragons ne va pas sans faire écho au passé glorieux de la Valdaine, avec pas moins de 7 châteaux et maisons fortes qui émaillent le paysage. Parmi ceux-ci, l'ancien couvent qui accueilli pendant des siècles les filles des nobles familles et qui aujourd'hui fait office de mairie et le château de Longpras, une maison forte qui pendant la révolution française abritât les clés des portes de Versailles. Une légende veut même qu'un poulain noir diabolique hanteraient les lieux.

DSC08124              DSC08162

Remontons sur les collines tant bien que mal, une vingtaine de centimètres de poudreuse étant tombée, nous faisons le chemin aller-retour entre la maison et la boulangerie à pied. Ce sont 2 kilomètres qui nous séparent des baguettes fumantes et de croissants frais du matin, autant vous dire que nous mettons pas longtemps.

DSC08285

Cachée dans un arbre, une buse variable (Buteo buteo) veille sur une branche. Chassant les petits oiseaux, les lézards, parfois les insectes mais avant tout les micro-mammifères tels que les mulots, les campagnols et les souris, elle peut en cas de mauvais temps comme ce jour là, quand le vent souffle et la neige tombe, se rabattre sur les carcasses d'animaux morts, les vers voire des baies, même si cela reste plutôt rare.

DSC08025              DSC07993

Avec l'hiver, les arbres se trouvent privés leurs feuilles. C'est alors un de meilleurs moments pour observer les oiseaux sédentaires et en particulier les granivores qui s'approchent des maisons.  À gauche, le verdier d'Europe (Chloris chloris) qui porte si bien son nom avec son plumage vert. À droite, un de mes oiseaux préférés, le pinson du Nord (Fringilla montifringilla), qui quitte les pays du Grand Nord pour nous rejoindre.

DSC08109

Crise du logement à la mangeoire. Moineaux domestiques, mésanges bleues, mésanges huppées, mésanges noires, mésanges boréales, verdiers d'Europe, chardonnerets élégants, pinsons du nord, pinsons des arbres, sitelles torchepots, accenteur mouchet ... il y a du monde au balcon ! Il est toujours important de rappeler que sur ce type de mangeoires à plateau, il faut nettoyer régulièrement l'aire de nourrissage, les oiseaux marchant sur les graines et pouvant avec leurs pattes et l'humidité, apporter des éléments pathogènes dangereux.

DSC07933

Problème, les oiseaux ne sont pas seuls dans le jardin. Les chats sont tout aussi présents. Le dilemme est fort. Bien que castrés et nourris, ils font acte de prédation de temps à autre. C'est toujours dur de l'entendre mais les chats sont responsables d'un désastre écologique.

DSC08231

Australie, îles lointaines, Amérique du Nord, Europe ... tous les continents sont touchés. Introduit par l'Home, on ne peut en vouloir à l'animal de posséder un instinct de prédateur affûté. Cependant on peut s'indigner du comportement de certains propriétaires. Félins non castrés, portées laissées à elles mêmes et donnant des individus farouches et errants ... c'est en partie la reproduction non contrôlée des chats qui explique leur forte expansion et les dégâts importants causés sur la faune, à savoir les petits rongeurs (ce qui ne semble pas émouvoir grand monde) mais aussi les reptiles et les passereaux dont les effectifs sont en chute libre. Le propos n'est pas d'érradiquer les chats, étant une grande amoureuse des petits félins moi-même, mais de changer notre regard et nos comportements liées aux animaux de compagnie.

DSC08168     DSC08281     DSC08289     DSC08307

La météo annonce du redoux, vite, enfilons les bonnets et jetons nous dans la neige avant qu'elle ne disparaisse. La vieille luge n'est pas habituée à la poudreuse, d'ordinaire le manteau neigeux sur lequel nous glissons est gelé, les glissade se faisant le plus souvent le matin après que les flocons soient tombés toute la nuit. Ce n'est pas grave, nous nous tournons vers un équipement plus moderne pour dévaler les pentes.

DSC09095              DSC09134

Voilà, le paysage reprend ses teintes grises et mornes. Nous partons pour Grenoble et plus précisément au Bois de la Bâtie nommé aussi Bois Français. Cet ENS (Espace Naturel Sensible) est réputé pour sa faune mais aussi pour la zone de loisir qui se trouve à proximité. Ancien bras mort de la rivière Isère, les étangs qui composent le site sont également connus pour leurs poissons qui attirent les pêcheurs et les oiseaux d'eaux.

DSC07935

Nous ne croiserons que peu d'espèces. Quelques passereaux, deux cygnes tuberculés (Cygnus olor), un vol de grands cormorans (Phalacrocorax carbo) et de joyeuses foulques macroules (Fulica atra). Bruyantes, on les reconnaît à leur plumage noir et à la tâche blanche qui surplombe leur bec robsute de la même couleur. Elles aiment les eaux calmes, en particulier les lacs, les marais et les zones humides forestières.

La fin de l'hiver sonne déjà et nous ne percevons pas le passage au printemps, le mois de février ayant défrisé la chronique avec des températures similaires à une fin mars voire, un début avril. D'ailleurs, 2019 est à l'heure actuelle l'année la plus chaude jamais enregistrée depuis que l'Homme est en capacité de faire des relevés.

DSC09113     DSC09114     DSC09159     DSC09163

 

Le printemps, ses chants et ses fleurs.

Du vert de partout, c'est une explosion et cela fait bien plaisir. Fini l'hiver, bonjour le printemps. C'estl e temps des fleurs, des amours et de la reproduction pour un grand nombre d'animaux. Sortant en affût, nous avons espoir dans croiser quelques uns tout en ayant plaisir à récolter les premiers fruits de la saison.

DSC00863              DSC00864

L'égopode podagraire (Aegopodium podagraria) est une plante souvent maudite car considérée comme une mauvaise herbe qui aime envahir les jardins. C'est aller bien vite et oublier le passé historique de la belle. Importée en Gaule par les romains pour sa culture rapide et facile, elle s'en retourna à la nature et fût peu à peu oubliée des hommes. Pourtant elle reste excellente en salade, soupe ou gratin avec son petit goût de céleri.

DSC00876

Si j'aime le printemps c'est avant tout pour eux, les champignons ! Cette année nous avons ête peu chanceux du côté des morilles (Morchella) et nous nous sommes tournés vers leurs cousins moins réputés mais totu de même réputés, les morillons à semi-libres (Mitrophora semilibera), qui depuis peu sont classés dans la classe des morilles.

DSC00896

On le reconnaît à son pied blanc, fragile et élancé, à sa chaire mince à la saveur douce et qui jaunie à la coupe, et à son petit chapeau brun et alvéolé qui ne dépasse que rarement les 5 centimètres. Il exalte une légère odeur de champignon qui devient plus forte au fur et à mesure qu'il vieilli. Son nom de semi-libre vient de l'insersion du pied qui se fait à la moitié du chapeau, laissant la partie inférieur libre. On le distingue ainsi des verpes (Verpa) dont le pied est soudé au sommet du chapeau et des morilles dont le leur est soudé à la base du chapeau. Excellent comestible, il faut bien le cuire pour le consommer, au moins 15 minutes  à plus de 70°C.

DSC00900

Le récolte est belle, les sachets de tissus que nous avons apportés avec nous dans le cas d'éventuelles récoltes nous sont fort utiles. Depuis, j'ai pu me munir d'un très beau panier en châtaignier, essentiel pour bine préparer la cueillette de champignons de cet automne qui s'annonce formidable. En tout et pour tout ce sont environs 70 morillons que nous récoltons ce jour là dans les herbes hautes, sous les frênes du champ attenant à la maison.

DSC00888     DSC00886     DSC00895     DSC00897

Les frênes communs (Fraxinus excelsior) et les noisetiers communs (Corylus avellana) figurent parmis les arbres avec lesquels les morilles et les morillons poussent en symbiose, toujours sur des sols calcaires. Poussant à proximité d'un ancien vergé, à la lisière de ce qui commence à devenir un petit bois, il est dans son élément de prédilection. On peut également le trouver dans les vallons boisées et aux abords des ruisseaux.

DSC00891              DSC00893

En parlant de verpes, en voici. Il s'agit des verpes en forme de dé (Verpa conica), un champignon certes comestible mais de faible intérêt culinaire. Peu commun en plaine, un peu plus présent en moyenne altitude, il reste cependant assez rare. Il est alors plus sage de ne pas le récolter et de tirer profit d'autres espèces plus abondantes (mousserons, pézizes ...) entre avril et mai, période à laquelle les verpes poussent.

DSC00867

Les jeunes grillons champêtres (Grillus campestris) émergent. Minuscules, leur croissance rapide leur permet l'été venu de figurer parmi les plus gros grillons d'Europe. Robustes, leur poids et leur morphologie leur interdit tout vol, faisant d'eux des insectes strictement terrestres.

DSC00882

Pour faire face aux prédateurs, il creuse un trou profond. Au moindre signe de danger, il s'y faufile. Les mâles se postent à l'entrée de leur antre et chante dans l'espoir d'attirer une femelle. Territoriaux, on peut assister à des combats violents avec parfois, une issue dramatique pour l'un des deux combattants. Herbivore, ce grillon se nourrie principalement de poacées (graminées), qu'il consomme à l'aide de ses très puissantes mandibules. Cependant il peut agrémenter son régime alimentaire quand l'occasion s'en présente, de vers de terre et de restes d'autres insectes morts. Même s'il semble commun, la fragmentation et la dispartion de ses habitats et son incapacité à voler conduisent à la diminution de ses populations.

DSC00907

Des fleurs, des feuilles, des herbes folles et aromatiques, des écorces, des champignons ... il ne reste plus qu'à conditionner nos cueillettes. Séchés pour la plupart, les éléments collectés seront tout au long de l'année utilisés dans la cuisine ou en infusion du soir pour apporter au coeur de l'été quand il fait chaud, les après-midi pluvieux d'automne ou les soirées froides de l'hiver des petites notes de printemps colorées et parfumées.

DSC00908     DSC00911     DSC00951     DSC00959

Certes on retrouve les morillons, mais aussi les fleurs de primevères coucou (Primula veris) pour leur goût et leurs effets apaisants, celles du lamier maculé (Lamium maculatum) pour leurs propriétés colorantes et les feuilles du lierre terrestre (Glechoma hederacea) pour parfumer les bouillons, les fromages blancs et les infusions froides. Si depuis les bocaux se sont peu à peu vidés, il nous reste de quoi apporter de soleil jusqu'à mars.

DSC00913

Thomas revient de son wwoofing en Savoie, et dans ses bagages, il nous ramène quelques surprises. Prennent désormais place dans le jardin de jeunes pousses d'arbustes à petits fruits, de quoi préparer d'ici quelques temps des jus et des glaces parfumées pour les futurs étés.

DSC00912

Des cassissiers (Ribes nigrum) aux fruits noirs se mêlent à leurs cousins, les caseilles (Ribes x nidigrolaria), hybrides entre un cassissier et un groseillier à maquereaux (Ribes uva crispa) né en Allemagne au début des années 80. Résistant aux maladies et aux températures extrêmes (jusqu'à -20°C), il produit des fruits charnus et bleus, on un goût fruité et acidulés. Ils sont récoltés entre juin et juillet, de manière régulière, les baies ne mûrissant pas toutes en même temps. Sa floraison rouge foncée détonne au potager et attire de nombreux pollinisateurs. Cependant stériles, ce n'est que par bouturage qu'il est possible de le reproduire. Pour cela il suffit de couper de jeunes rameaux, de les mettre en vase puis, à l'apparition des radicelles, de les replanter. En sommes rien de très compliqué pour le cultiver.

DSC02447              DSC02411

Dans les prés où l'herbe se fait tendre, les chevreuils (Capreolus capreolus) sont de sortie. Toujours proches de la forêt, ils déguerpissent à la moindre alerte. Cependant n'étant pas chassés à cette période de l'année, ils se montrent moins farouches. Grégaires, ils peuvent vivre en grand groupe comme on peut l'observer un peu partout en France, l'engrainage et l'absence de prédateurs naturels ayant favorisés sa forte démographie.

DSC02445

C'est au printemps que les femelles mettent bas. Les faons, cachés dans les herbes hautes d'un champ ce qui leur est parfois fatal, où dans la végétation en lisière de forêt, attend sagement sa mère. Celle-ci se nourrie à heures régulières et rejoint son petit pour lui donner la tétées et le réchauffer. Ce n'est que tardivement qu'il la rejoindra bien qu'il soit capable de se déplacer peu de temps après sa naissance, s'assurant d'avoir une chance d'échapper aux prédateurs que sont le loup, le lynx, le renard ou encore les chiens errants.

DSC00950

Les chevreuils ne sont pas les seuls dans les pâtures. Nombreux sont les troupeaux de vaches à patûrés. Si on trouve quelques laitières, se sont surtout les bêtes  dites mixtes que l'on croise le plus de par chez nous.

DSC00940

Si on croise quelques animaux de la race Simmental Française originaire de Suisse, se sont surtout les Montbéliardes qui sont à l'honneur. Originaires de Franche-Comté, elle déscend de la race Pie rouge Simmental. L'hiver, les animaux restent longtemps en stabulation et se nourrissent des foins récoltés plutôt en été. À l'apparition des beaux jours, les vaches sont envoyés en estives dans les prés où elles broutterons l'herbe tendre. Dans notre région les troupeaux sont de petite taille, ce qui limite le surpâturage qui cause bien souvent l'affaissement des sols et des dégradations importantes sur les cours d'eau. Cette race est de plus en plus utilisée comme vache laitière.

DSC02451              DSC02453

La Valdaine se situe à l'extrémité Nord Est des Terres Froides, territoire non pas nommé poru son climat mais pour la terre de potier que l'on en tire et qui à la particularité de donner des poteries de terre crue qui ne cèdent pas sous l'action du gel. Cependant, nous bénéficions ici de la météo typique du Massif de Chartreuse, un climat océanique montagnard ce qui implique de l'humidité et un manteau neigeux importnat même s'il à diminué de moitié en 50 ans, ce qui ne vas pas sans inquiéter les populations sur les questions liées à la disponibilité d'eau.

DSC02430     DSC00955     DSC02462     DSC02440

Les talus sont tout aussi passionnants, les oiseaux s'installent dans les cavités des arbres alignés, et en bord de route, les orchidées commencent à fleurir. L'une des plus impressionnantes de toutes sont les orchis militaires (Orchis militaris) appelés aussi orchis guerriers. Robustes et portant un épi floral dense, ils aiment les sols calcaires frais, pauvres en matière organique et bien ensoleillés. On les croise jusqu'à 2000 mètres d'altitude.

DSC02484Partons dans les marais et plus précisément sur la tourbière de l'Herretang, entre la commune de Saint Joseph de Rivière et celle de Saint Laurent du Pont, à la confluence de la fin de la langue rocheuse du Vercors et le début du Massif de Chartreuse. Ayant pour statue celui d'ENS (Esapce Naturel Sensible), il est possible de la visiter une grande partie de l'année grâce à un système de pontons de bois. Abritant des espèces rares et protégées, il faut bien prendre garde à ne pas s'éloigner des chemins ni à venir troubler la tranquillité des animaux.

DSC02476              DSC02552

Les oiseaux  chantent et sont pour certains afférés à nourrir leur première portée. Une couple de mésange charbonnière (Parus major) peut prélever sans mal 250 à 300 chenilles par jour, faut-il encore trouver des chenilles. Le développement de celles-ci intervient de plus en plus tôt, fruit de l'augmentation des températures année après année. Le soucis est que le poussins de mésanges émergent quand les chenilles sont bien développées, et plus forcément de taille pour entrer dans le gosier des petits oiseaux. Cela serait l'une des explications de la forte mortalité observée sur les portées de mésanges charbonnières.

DSC02558

Des champignons, toujours des champignons. À la sortie de la forêt, des mousserons de la Saint Georges (Calocybe gambosa) nous attendent. Leur nom leur vient de la période à laquelle ont les rencontre le plus souvent, et il est de tradition de dire qu'ils poussent à partir de la Saint Georges, chose qui dans les faits ne s'observe pas toujours.

DSC02560

Excellents, ils dégagent une légère odeur de farine. Charnus, il suffit de quelques pieds pour remplir rapidement un panier et une casserole. C'est dans les zones herbeuses comme les prairies et les vergers mais aussi les lisères, les bois clairs et les haies qu'on le trouve le plus souvent, à proximité le plus souvent des aubépines et des ormes. L'entolome livide (Entoloma sinuatum) lui ressemblant beaucoup, il est recommandé d'être méticuleux dans sa récolte et surtout dans son identification. Pour rappel, la plupart des intoxications surviennent après la consommation de champignons dont les cueilleurs étaient sûrs à 100% de l'identification. Prudence est mère de sûreté.

DSC02525              DSC02473

Le marais abritent plusieurs espèces d'oiseaux inféodées aux milieux humides. Parmi celles-ci on compte notamment le grand cormoran (Phalacrocorax carbo) que l'on peut voir à gauche. Mal aimé, il fût longuement chassé au point de disparaître de l'intérieur des terres. Il recommence néanmoins à réinvestir son territoire. À droite, un héron cendré  (Ardea cinerea), grand échassier qui a connu un sort moins funeste bien qu'il soit encore braconné car jugé trop gourmand. Pourtant, on sait aujourd'hui que l'impact de ces deux espèces pour la pêche est pratiquement nul, les oiseaux consommant essentiellement des poissons peu prisés par l'Homme.

Profitons de la fraîcheur, de la brume qui descend lentement des montagnes et des dernières rosées. Déjà l'air se réchauffe et bientôt suffoquant, il faudra alors partir se réfugier dans les sous-bois. C'est aussi le moment de prendre de la hauteur, sur les plateaux alpins et de lézarder le long des rivières sauvages. Pour l'heure, profitons encore des dernières fleurs, des herbes aromatiques du printemps et des derniers champignons de saison.

DSC00858     DSC02468     DSC02522     DSC02474

 

L'été, la fraîcheur des forêts et des bords de ruisseaux.

Il fait chaud, l'herbe du jardin a entièrement jaunie, et même à l'ombre, nous suons à grosses gouttes. Il faut se rendre à l'évidence, la canicule fait rage. Les points d'eau sont pris d'assauts et même les marais d'ordinaire si calmes deviennent des sites attirants les promeneurs. Reste alors les alpages, et encore, ceux aux pentes rudes et dont les sentiers ombragés nous donnent un peu de répit face à la morsures brûlantes du soleil.

DSC05732              DSC05748

Sortons la longue vue, pointée les sommets. Nous sommes dans un champ pentu, entouré des forêts de conifères et mixtes. Outre les vaches, nombreux sont les mammifères à profiter des touffes d'herbes encore bien vertes. Lièvres, lapins, chevreuils et autres sangliers peuvent se croiser à la tomber de la nuit. D'ailleurs pour les derniers, il est courant d'observer sur ce site le labour de leur groin, trace de leur recherche nocturne de vers et de bulbes.

DSC05737     DSC05743     DSC05744     DSC05751

Première récolte de la saison. Dans les prés, quelques agarics champêtres (Agaricus campestris) nommés aussi rosés des prés. Il est bien difficile d'identifier cette famille qui comporte en France plus de 60 espèces. À ceux-ci s'ajoutent dans le panier un petit polypore soufré (Laetiporus sulphureus), apprécié au Canada, peu considéré chez nous. Il faut le consommer jeune et de préférence récolté sur des feuillus car allergisant sur résineux.

DSC05746

Entre les yeux en direction du ciel et du sol, dur de trouver le bon équilibre. Lui regarde les oiseaux, moi les champignons, autant dire que nous formons une équipe de choc, ratissant le moindre petit bout de nature que nous pouvons saisir.

DSC05741

Cet été, nous avons cumulé pas moins de 11 week-ends d'affilés en escapade à deux, à chercher du côté des montagnes, du sud, de la côte méditerranéenne et de la vallée du Rhône des espèces nouvelles et des paysages grandioses. Nous n'avons pas été déçus, cependant retourner à la source, en Chartreuse, fût l'un des plus doux moments de l'été. Le grand calme des petits bois de moyenne montagne que nous avons pu parcourir nous fît le plus grand bien, loin de la ville, de ses klaxonnes, des pots d'échappements et du béton. Un petit havre de paix qu'il nous tarde à nouveau de rejoindre pour ses longs chemins bordés d'épicéas communs (Pinus abies).

DSC05754

Au-dessus de nos têtes, deux espèces que nous connaissons bien et que nous n'avons rarement l'occasion de croiser ici. Plus d'une centaine de martinets noirs (Apus apus) tournoient, déjà sur le départ pour rejoindre l'Afirque où ils s'éjourneront tout l'hiver. Au milieu, un intrus de plus grande taille, un martinet à ventre blanc (Tachymarptis melba), qui est connu pour partir plus tardivement en hivernage et revenir également plus tôt.

DSC05779              DSC05770

Nous sommes à deux pas du lac de Saint Sixte ,canton du village de Merlas connu pour son lac, les ruines de sa maison forte et ses légendes. Au bords de l'eau, des libellules prennent le frais e, compagnie des pêcheurs. Si je ne peux mettre de nom sur l'individu à gauche, je peux néanmoins le faire pour celui de droite. Il s'agit d'une libellule déprimée (Libellula depressa) nommée de la sorte en raison de ses ailes pendantes. L'abdomen bleu indique qu'il s'agit d'un mâle, les femelles présentant de colories jaunes et brunes.

DSC05764

Sur la berge, dans les ruines de l'ancien abris à bateaux, une plante remarquable pousse. Il s'agit de la grande douve (Ranunculus lingua) connue parfois sous l'appelation de renoncule langue, une fleur de la famille des renoncules comme l'est le bouton d'or. C'est une espèce rare aux faibles effectifs, protégée intégralement en France.

DSC05762

Si à l'échelle du monde et de l'Europe elle a pour statut celui de préoccupation mineur, il en est tout autre chose chez nous. En Alsace, en Aquitaine et en Bourgogne, elle est considérée comme en danger. En Basse-Normandie elle est classée comme vulnérable. En Auvergne et dans le Centre, elle est placée sur la liste des espèces en danger critique de disparition. Une fois de plus, on a un exemple d'une espèce au bord de la disparition sans avoir besoin de partir à l'autre bout du monde pour observer le phénomène. Au milieu du jaune, une autre espèce tire son épingle du jeu. Le chanvre d'eau (Bidens tripartita), qui n'en a rien et qui est aussi connu comme lycope d'Europe. Il s'agit d'une plante semi-aquatique aimant les cours d'eau, les prairies humides et les marais.

DSC05771              DSC06145

Qu'il est changeant le temps de basse montagne. En un rien de temps la brume remplace le soleil et l'humidité prend le pas sur la chaleur qui irradiait jusqu'à peu les collines. Ne nous en plaignons pas, non seulement cela nous laisse prendre un peu de répit mais de plus, permet aux champignons de faire timidement leur apparition dans le sous-bois. Il faudra cependant attendre encore un peu avant de récolter les premiers cèpes.

DSC05772

En retournant au jardin, nous avons le plaisir de croiser sur un câble une magnifique pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) et à la vue de sa calotte grise, un mâle. Un peu plus bas dans un bosquet la femelle attend d'être nourrie par celui-ci. Migrateurs, le couple partira à la fin de l'été pour rejoindre l'Afrique. Il faudra attendre mai soit sept mois pour les voir revenir à nouveau nicher dans les bosquets et les haies des prairies grasses.

DSC06150              DSC06154

Enfin, les champignons sortent. Ici il s'agit de deux espèces mignonnes comme tout, le cyathe hirsute (Cyathus striatus) à gauche qui se reconnaît entre autre à sa forme de coupelle et le marasme petite roue (Marasmius rotula) à droite, qui figurent parmi les best-sellers de la saison et qui porte bien son nom. Il se développe sur les branches mortes de feuillus tombées au sol. Il contribue activement à la formation de l'humus forestier.

DSC06164

Les premières amanites rougissantes (Amanita rubescens) ont fait leur apparition. Appéles aussi amanite rougissante ou golmotes, c'est une des quelques amanites comestibles qui vaut la peine d'être récolter. Cepandant on prendra garde de bine la cuire, celle-ci contenant des hémolysines, molécules connues pour détruire les globules rouges.

DSC06165

À la cassure, ses chairs deviennent rouges, ce qui permet de la différencier d'autres espèces comme la dangereuse amanite panthère (Amanita pantherina), plus brune et aux flammèches blanches plus larges et plus marquées. On ne serait sans bien connaître l'une et l'autre s'aventurer à récolter les golmottes. Très commune, aussi bien dans les forêts de feuillus que de conifères du moment que le sol est pauvre, c'est surtout dans les bois d'épicéas communs (Picea abies) qu'on en rencontre le plus grand nombre. Apparaissant dès juillet en Chartreuse, on peut l'observer au plus tard à la fin du mois d'octobre si l'été indien veut bien se prolonger.

DSC06169

C'est aussi l'heure des premières girolles (Cantharellus cibarius) que nous récoltons avec émotion. Dégageant un léger parfum d'abricot, en particulier quand l'air est humide, leur couleur jaune tirant parfois sur le pâle ou l'orangé et la présence de plis et non de lamelles ne laisse que peu de doute lors de l'identification de cet excellent comestible. Cependant il faut là aussi être prudent, en évitant toute confusion avec la fausse girolle (Hygrophoropsis aurantiaca) ou le très toxique clitocybe de l'olivier (Omphalotus olearius) qui à la différence des girolles qui se développe sur le sol, pousse sur le bois mort et en particulier sur les souches.

DSC06635              DSC06678

Restons avec les champignons, mais partons sur un tout autre milieu. Nous voici de retour dans les marais de l'Herretang. La plupart des espèces composant la fonge concerne de petits champignons éphèmères résistant aux soudaines varaitions de niveaux d'eau, et d'autres lignicoles restant bien au sec sur les troncs et les branches qu'ils colonisent. À droite, un magnifique polypore soufré (Laetiporus sulphureus) qui, bien que nous faisant très envie, n'a pas été récolté en raison du statut du site; un ENS (Espace Naturel Sensible).

DSC06647              DSC06644

Tout comme au printemps, un grand cormoran (Phalacrocorax carbo) se trouve sur une des berges du grand lac. Celui a été formé à l'époque où il était encore de mise d'extraire la tourbe du marais, que cela soit pour se chauffer ou pour la commercialiser sous le nom de terre de bruyère. L'exploitation ayant été suspendue en raison des dégâts provoqués sur les milieux humides fragiles, les carrières ont été mises en eau et empoissonnées.

DSC06639

Sur les observatoires mais aussi un peu partout sur la végétation, créant ainsi une véritable marée verte, pousse des lianes de houblon grimpant (Humulus lupulus). De la même famille que le chanvre, celle des cannabaceae, il est utilisé depuis des temps immémoriaux.

DSC06640

Son nom scientifique de "lupulus" vient du latin, les romains pensant à tort que le houblon suçait la sève des arbres et arbustes sur lesquels il pousse. Hors cela n'en est rien, néanmoins il a gardé cette réputation fort longtemps lui donnant le surnom de "petit loups" qui se traduit par "lupulus". Il est drôle de voir qu'aujourd'hui c'est le lierre grimpant (Hedera helix) qui possède cette réputation sulfureuse. Pour en revenir au houblon, il est surtout connu comme plante aromatique pour apporter de l'amertume à la bière mais aussi pour ses propriétés sédatives, stomachiques et son pouvoir œstrogénique.

DSC06657

La porte du grand observatoire n'est pas fermée, miracle ! Nous fonçons au sommet de cet ancien relai EDF reconverti en tour de guet. De là, nous avons une vue imprenable sur les étangs, sur la prairie et sur la phragmitraie. C'est là que deux petits museaux feront leur apparition. Une chevrette, femelle du chevreuil européen (Capreolus capreolus) suivit de son jeune faon né au début du printemps.

Les jours deviennent de plus en plus courts, la pluie s'invite et la fin septembre approche, nous voici aux portes de l'automne, la plus belle des saisons. Avant de fêter la fin de l'été, nous nous offrons quelques escapades sauvages du côté du Loiret, de la Camargue et des Alpes, histoire de profiter de la saison du mieux possible.

DSC06630     DSC06632     DSC06637     DSC06642

 

L'automne, ses champignons et ses oiseaux.

Déjà l'automne sonne à la porte, signe que l'année est presque bouclée. Si le froid tarde à venir et ne se ferra présent qu'à la mi-novembre, on enfile déjà les pulls et les bonnets à grosses mailles de laine. Pour moi, il s'agit de la plus belle des saisons, les bois deviennent jaunes et rouges, les oiseaux du grand nord arrivent doucement chez nous et les rougegorges familiers (Erithacus rubecula) poussent de nouveau la chansonnette.

DSC07223              DSC07233

Petit saut au lac de Paladru. Situé aux portes du voironnais, ce lac palustre est issu de la fonte des glaciers qui couvraient la région il y a 40 000 ans de cela. Riche en légendes, il fut occupé par les pères Chartreux où l'on trouve des vestiges relativement anciens de pontons de bois. C'est là que l'on peut trouver les foulques macroules (Fulica atra). Toutes occupées à barboter, elles troubles la calme du lieu par leurs cris brefs.

DSC07216

Au-dessus de l'eau dans un robinier faux-accacia (Robinia pseudoacacia), deux tourterelles turques (Streptopelia decaocto) sèchent leurs plumes. Elles ont dû la nuit précédente faire face à une pluie glaciale et violente. C'est une espèce que l'on pourrait pense comme originaire de nos contrées mais il n'en est rien. Originaire de Truquie, elle ne s'est implantée naturellement en France que depuis 1963 avec une première apparition dans les Voges en 1950. Depuis la belle se trouve sur les quatre coins du monde, surtout dans les villes et villages, sans que sa présence ne semble porter atteinte aux espèces locales.

DSC07222              DSC07227

DSC07228              DSC07229

Une femelle canard colvert (Anas platyrhynchos) se montre peu farouche et s'approche relativement près de nous. On la différencie des autres femelles d'espèces de canards par sa grande taille et son bec orange et noir. Peu farouche, il est fort à parier que l'on se trouve sur un individu issu ou du moins ayant une origine liée aux canards colverts domestiques qui sont utilisés pour l'ornement, comme appelant de chasse et pour l'élevage.

DSC07243

Quittons les berges, non sans avoir jeté un dernier coup d'oeil au ponton sur lequel un rougequeue noir (Phoenicurus ochruros) se promène. L'hiver, il est possible d'y observer des dizaines de cormorans et de goélands. Nous avons espoir pour cet hiver d'y rencontrer de nouvelles espèces et de voir les canards hivernants, en particulier les fuligules qui aiment se reposer au centre du lac. Équipés de notre nouveau matériel, il a fort à parier que nous allons être surpris par les oiseaux sur lesquels nous allons enfin pouvoir poser les yeux.

DSC07294     DSC07207     DSC07321     DSC07325

Direction les bois, et bien sûr, toujours avec le panier à la main. La saison des champignons a été exceptionnelle pour certaines espèces cette année et nous en avons bien profité, que cela soit dans les bois isérois ou d'ailleurs. Même l'un des chats de la maison est venu pointer le bout de son nez pour voir où en était la récolte. Il n'y a pas à dire, même si on trouve des champignons toute l'année, c'est vraiment à l'automne qu'ils sont rois.

DSC07269

Un lycoperdon brun d'ombre (Lycoperdon umbrinum) attire notre attention. Non comestible, cette vesse de loup un peut particulière appartient, commetoutes les espèces portant ce nom générique, à la famille des Lycoperdacées.

DSC07270

Le terme vesse est féminin et vient du vieux français. Il désigne un pet silencieux et nauséabond, mot qui peut se décliner par le verbe vesser. La transposition au champignon se fait par la spécificité de celui-ci de dégager à maturité, ses spores sombres en se crevant par le milieu et en les laissant passer par gros nuages sombres par un tout petit trou. L'image est là, reste à savoir d'où vient le sobriquet de loup. Peut être par le mésamour éprouvé en vers cet animal, par le fait que cette vesse soit forestière ou tout simplement par jeu de mot. Dans tout les cas le lycoperdon brun d'ombre orne joliment les forêts et bien qu'il ne soit pas comestible, anime toujours une sortie automnale.

DSC07263              DSC07319

Dans la mousse, aux pieds des arbres et sur les troncs les champignons poussent à foison. Le tricholome rutillant (Tricholomopsis rutilans) a perdu ses belles couleurs suite à la pluie et les mucidules visqueuses (Oudemansiella mucida) bien qu'étincelantes semblent défraîchies. Se développant sur les troncs de feuillus, en particulier de hêtres, on les reconnaît à leur chapeau blanc-translucide couvert d'un mucus gluant.

DSC07260

2019 fût une année exceptionnelle pour les cèpes de Bordeaux (Boletus edulis). Nous en avons trouvé de partout, même là où d'ordinaire nous ne croisons rien hormis quelques crottiers de blaireaux et de chevreuils. Champignon très prisé, c'est un excellent comestible qui se déguste aussi bien cru en carpaccio avec un peu d'huile d'olive que cuit, rissolé avec du persil et du beurre ou revenu dans un peu de crème fraîche. Sa mousse devenant gluante avec l'âge, elle s'accomode parfaitement en potage ou dans une sauce d'accompagnement.

DSC07286              DSC07287

Pour l'occasion je suis seule avec mes parents. Les accompagner aux champignons et faire fructifier à ma manière cet héritage qu'ils ont pu me transmettre en approfondissant la discipline qu'est la mycologie est une véritable fierté pour moi. Le cèpe part exemple a été longtemps ignoré dans ma famille, voire boudé. Jugé comme gluant et trop fort, je ne l'apprécie que depuis récemment, grâce aux amis du Mycorium et du feu forum "le club des cèpes" avec qui j'avais pu partir il y a plusieurs années découvrir le Béarnais, que je rêve de visiter à nouveau.

DSC07259     DSC07285     DSC07303     DSC07305

Symbiotique, le cèpe de Bordeaux aime s'accoquiner avec les chênetes, les chataîgniers, les hêtres et les sapins pectinés. Il n'est pas le seul à aimer ces milieux, bien souvent il est accompagner d'autres champignons dont la pousse survient suite à des épisodes de chaleurs et de pluies tel que le meunier (Clitopilus prunulus) qui, à la bonne odeur de farine et au chapeau blanc, et lui aussi un bon comestible même si moins récolté que les cèpes.

DSC07306

Autre espèce appréciant les mêmes milieux que le cèpe de Bordeaux et ayant parfois des hôtes symbiotiques similaires, l'amanite tue-mouches (Amanita muscaria). Si celle-ci est toxique voire délirogène pour les hommes et de nombreux animaux, quelques uns comme le renne n'hésitent pas à planter un coup de dents dans le chapeau et en particulier la cuticule rouge riche en éléments hallucinogènes.

DSC07309

Lames, pied et chair d'un blanc immaculé, chapeau rouge sang qui selon les sous-espèces et la météo peut tirer sur l'oranger, pustules floconneux variants du crème au jaune, il semble au premier regard aisé d'identifier cette espèce. Pourtant, les confusions avec l'amanite des Césars (Amanita Caeserea), sa délicieuse et prisée cousine, sont peu rares. On retiendra que chez cette dernière les lamelles et le pied sont d'un orange doré et que le stipe prend sa base dans une volve blanche en forme de sac.

DSC07256     DSC07292     DSC07298     DSC07302

Petits joyaux rouges qui annoncent la fin de l'automne, il faudra désormais attendre l'an prochain pour les rencontrer à nouveaux dans les forêts de Chartreuse. Il fait froid, humide mais les champignons ne désertent pas complétement les bois. Cependant nous nous réfugions dans le Rhône, où nous faisons notre bonheur avec les pholiotes du peuplier (Cyclocybe aegerita) qui abondent dans les peupleraies si typiques des rives du fleuve.

C'est un court résumé de cette année en Isère riche et inspirante. Nous avons eu la bougeotte et beaucoup visité d'autres départements, puis vinrent le boulot et parfois la flemme qui par moment, nous ont cantonné à notre petit appartement lyonnais. Cependant on ne saurait penser que le tour est fait, on est loin d'avoir encore tout vu de cette enclave dauphinoise, de ses forêts et de ses sites historiques teintés de mysticismes. À 2020, belle Isère.

DSC07267               DSC07280


lundi 30 avril 2018

Récoltes sauvages du début d'année.

DSC00829

Le temps des récoltes a débuté, le panier se remplit enfin de champignons et de fleurs. Cette année, je renoue avec mon âme de sorcière. Les week-ends et les vacances se ponctuent de sorties sur le terrain, à la recherche des plantes comestibles et des médicinales à mettre en pots. Cependant, ce n'est pas une pratique aisée, elle demande non seulement de connaître ce que l'on récolte plutôt bien voire très bien, mais aussi de maîtriser la réglementation pour préserver les ressources. À ce sujet, je vous conseille de jeter un coup d'oeil sur les arrêtés locaux disponibles sur Tela Botanica, l'INPN et Flore Alpes en n'hésitant pas à croiser les sources pour plus de justesse.

DSC00820

Alors, que trouve-t-on dans mon panier ? De délicieux morillons à demi-libres (Mitrophora semilibera) parmi les fleurs. Bien que moins parfumés que les morilles (Morchella sp.) avec les quelles il partage les mêmes milieux (de substrat calcaire), ils restent délicieux, surtout quand ils s'accompagnent de crème fraîche. Et puis ils y a les fleurs, les fougères, les racines fraîches. Les fleurs jaunes au calice vert clair sont celles de la primevère offcinale (Primula officinalis) nommée dans les campagnes coucou. Elle tient ce surnom du fait qu'elle fleurit en même temps que l'arrivée de l'oiseau du même nom. J'ai pour habitude de la récolter depuis l'enfance, en reprenant les gestes de ma mère et de ma grand-mère, et bien que ces cueillettes étaient plus un amusement qu'autre chose, j'ai gardé cette habitude. Je les utilise en infusion pour l'endormissement, pour me calmer ou pour les maux de gorges, de par les propriétés adoucissantes et apaisantes. Cependant je reste prudente, les primevères étant des plantes fortement allergisante. En cuisine je les intègres fraîches aux omelettes, un régale ! Petit détail, il est nécessaire de retirer le calisse de la fleur, un travail long et minutieux.

DSC00869

Et les fleurs roses ? Ce sont celles du lamier maculé (Lamium maculatum). Récoltées le plus souvent pour décorer les plats, celles-ci n'ayant pas de réelles propriétés, j'aime les utiliser pour colorer les infusions en un rose profond, surtout quand il s'agît de faire des tisanes de plantes qui, dans mes drôles de potions, donnent des couleurs parfois peu appétissantes. Il est souvent confondu avec le lamier pourpre (Lamium purpureum). Et pourquoi avoir récoltée la capillaire des murs (Asplenium trichomanes) ? Tout simplement pour animer les stands que je tiendrai d'ici peu avec ma compagnie médiévale, la Corne percée, où je joue le rôle de l'herboriste ! Cette petite fougère avec bine d'autres étaient utilisées au Moyen-Âge pour lutter contre la chute des cheveux. Pour se faire on l'appliquait mélangée à de la crotte de chat. Peu ragoûtant, n'est-ce pas ?

DSC00800

Après une ballade forestière, nous revenons avec bien d'autres trésors. En violet, des violettes odorantes (Viola odorata), dont je conserve les fleurs en partie pour leurs propriétés laxatives et émollientes. Une fois séchées, il n'en reste presque rien. J'aime les mettre en bouteille dans mes rhums arrangés. Elles se mêlent ici aux inflorescences jaunes de tussilage (Tussilago farfara) appelé aussi pas-d'âne en raison de la forme de ses feuilles. On les utilisent en médecine populaire pour soigner les infections et problèmes pulmonaires, mais avec parcimonie car la plante est hépatotoxique. Celles-ci finiront en flacons et seront présentées dans les grandes manifestations médiévales.

DSC00857

On trouve aussi dans mon panier des bourgeons de hêtre commun (Fagus sylvatica). Leur usage est assez récent, surtout à travers la gemmothérapie (le soin par les bourgeons), et plus particulièrement dans les soins "anti-âge". Je trouve intéressant de pouvoir présenter au public des espèces qui ont un usage ancestrale ou tout récent et ainsi, de montrer que les relations hommes-plantes sont en continuelles évolution.

DSC00908 DSC00913 DSC00915 DSC00921

C'est le temps de récolter l'ail des ours (Allium ursinum). Attention aux confusions ! Chaque année on compte quelques graves incidents leur des récoltes, dûs en particulier à la confusion entre les feuilles de cet ail avec celles des jeunes feuilles d'arum ou de muguet, sourtout quand elles sont ramassées à grandes brassées. Les feuilles finiront cuisinées comme du pesto ou séchées. Les boutons floraux sont sautés à l'huile d'olive et cuits dans une omelette, mais certains les préfèrent au vinaigre, comme les câpres. La cuisson retire le fort goût qui peuvent en faire fuir plus d'un. C'est une excellente plante comestible, assez recherchée.

DSC00814 DSC00805 DSC00810 DSC00811

Pour en revenir aux morillons, on les trouve en compagnie de plantes fascinantes. La feuille bien verte est celle d'un pied de moscatelline (Adoxa moschatellina), une plante très discrète à la floraison verte et dont la fleur sent le musque. La petite fleur jaune en arrière fond et aux pétales décolorés est celle d'une ficaire fausse-renoncule (Ficaria verna). Toxique, on peut néanmoins consommer ses feuilles en salade en petite quantité, pour leur richesse en vitamine C. Les marins l'utilisait pour lutter contre le scorbut qui était courant en mer, en raison de leur alimentation peu diversifiée et très pauvre en vitamines par l'absence de fruits frais.

DSC00806

Morilles et autres morillons poussent parfois dans le parc de la maison, dans un grand tapis d'égopode podagraire (Aegopodium podagraria). Souvent chassé du jardin car envahissant, on oubli trop facilement que c'est un légume ancien importé par les romains en Gaule puis oublié. C'est une plante qui se définit par le chiffre 3: une tige à trois face, trois feuilles composées de trois folioles ... on ne peut pas la louper. On peut la manger crue mais la panachée reste de la consommer cuite à la vapeur, en soupe ou en gratin. Noméme l'herbe aux goutteux, elle soignerait la goutte par son action sur l'acide urique.

DSC00830   DSC00832

Le cerfeuil des bois (Anthriscus sylvestris) commence sa floraison. La racine très toxique a été pendant des siècles utilisée comme abortif. Cependant, ses parties aérienne bien qu'ayant un goût particulier, on pu être consommées comme légume, les fleurs et fruits comme condiments aromatiques.

DSC00786

Dans les taillis de genêt à balais (Cytisus scoparius), où nous suivons les sentiers tracés par les sangliers à la recherche du chemin forestier, nous tombons sur la maison forte du lac de Saint Sixte. Réputée comme hantée, il n'en est rien. Chef-lieu des rassemblements de résistants pendant la seconde guerre mondiale, elle fût incendiée par l'occupation pour mettre fin à ces réunnions. Depuis elle est laissée bons soins des éléments et de la forêt.

DSC00737 DSC00742 DSC00747 DSC00751

Historiquement elle se composait d'une bâtisse équipée d'un immense escalier à double entrée désormais couvert de lierre, d'une chapelle, d'un corps de grange et d'une écurie. On y accède en suivant le chemin forestier menant au lac en contre-bas mais le site étant une propriété privée, il est bien plus sage de ne faire qu'y passer sans s'y aventurer, les risques de chutes de pierres et de gravats étant bien réel.

DSC00422 DSC00455 DSC00547 DSC00576

Le printemps, c'est aussi la saison de la tonte des moutons. Une brebis non tondue, c'est une brebis qui souffre. Au bout de 3 ans, l'épaisseur de laine devient trop imposante, l'animal ne parvient plus à se sécher seul. Les pluies et les rosées peuvent conduire à des hypothermies. Les parasites, en particulier les tiques et les acariens, viennent se loger entre la toison et la peau, pouvant provoquer de graves dermites. Il peut aussi rester bloqué dans les taillis. Bref, tout ce petit monde passe à la tondeuse, non sans être dubitatif de l'entreprise. Cependant, en les voyant gambader dans le pré, on se doute bien que c'est une libération. Issus des mouflons, nos moutons modernes ont été conçus, au fil des sélections, pour produire de la laine. Cependant, ils ne sont pas adaptés pour la porter toute leur vie, à la différence de certaines races à viande très anciennes. Une intervention humaine est donc nécessaire pour que les animaux restent en bonne santé.

DSC00375

Ho ! Mais qui voilà qui frappe au carreau ? Ce gros-bec casse-noyaux mâle (Coccothraustes coccothraustes) a prit l'habitude de se rendre à la fenêtre où se trouve la mangeoire, bien que celle-ci soit vide depuis un moment. Il a aussi prit l'habitude de d'attaquer violemment la fenêtre, non pas pour quémander de la nourriture, mais pour affronter son reflet, celui-ci y voyant un rival. Ses coups de becs ne sont pas tendres.

DSC00857

Le temps des récoltes continu. En pleine, les consoudes commencent à sortir et les pulmonaires fanes, mais dès que l'on prend un peu d'altitude, le printemps débute à peine et si on se rend sur les sommets, on peut encore marcher dans les dernières neiges. Il est donc aisé d'échelloner ses récoltes, pour peu que l'on est la bougeotte que l'on connaisse un poil le territoire que l'on parcours. Les marais des Terres Froides donnent encore des fleurs de coucous et les plaines du Ventoux se libères de leurs dernières hellébores fétides, tandis que les Calanques offrent les premières aphyllanthes de Montpellier. Le choix est vaste.

DSC00859

dimanche 18 juin 2017

Sortie dans les marais 11.

DSC05456

 Toujours en Isère et toujours à la fin avril, nous nous sommes offert un petit tour le long des berges de l'étang de Saint Sixte. Creusé par les Chartreux, il est l'objet, comme la plupart des lacs et étangs du coin, de légendes et d'hisoitres. Ainsi s'y trouverait dans le fond un passage qui mènerait jusqu'au lac d'Aiguebelette mais aussi des véhicules de la seconde guerre mondiale. Devant être bientôt vidé, il révélera peut être ses secrets.

 

La fête à la grenouille.

 L'eau de Saint Sixte est remplit de têtards de grenouilles vertes (Pelophylax sp.). Celles-ci partagent avec le crapaud commun (Bufo bufo) une spécificité : leurs oeufs sont couverts d'une toxine qui les protègent des appétits des poissons. Cela explique pourquoi ce sont les seuls espèces de batraciens, bien souvent, à cohabiter avec les poissons rouges et les carpes dans les bassins, les autres pontes se faisant tout simplement croquer.

DSC05460 DSC05461

 

La perche soleil (Lepomis gibbosus).

 Ce poisson américain aux couleurs chatoyantes a été introduit dans de nombreuses régions du monde. Chez nous, il met en péril les écosystèmes de certaines zones humides de par son appétit et son adaptabilité. Dans son milieu d'origine c'est un grand migrateur qui remonte les cours d'eau douce pour se reproduire.

DSC05457

 

Les rubaniers (Sparganium sp.).

Ce sont des plantes aquatiques résistantes qui supportent des températures frôlant les -20°C. Elles se caractérisent par leurs rhizomes cylindriques et leurs fleurs particulières évoquant de drôles de pompons. Elles sont souvent utilisées dans les bassins de phytoépuration et dans la création de filtre pour piscines naturelles.

DSC05428 DSC05453

 

Les tourbières et leur drainage. 

Longtemps les tourbières et les marécages ont été considérés comme des zones impropres à la vie humaine. Difficiles à cultiver, maléfiques et abritant de nombreuses maladies via les moustiques, ils ont été par endroit systématiquement asséchés par la création de drains. Aujourd'hui ils représentent moins 1% de la surface du territoire. Pourtant, ils ont bien des avantages comme celui de limiter les inondations et les sécheresses.

DSC05426

 

De vie à trépas.

Surprise ! Dans la tourbe du bas-marais se trouve le squelette d'un jeune mouton. Celui-ci a pu être prédaté ou, plus probablement, est mort naturellement avant d'avoir été déposé ici pour le plus grand plaisir des charognards. Encore aujourd'hui les zones humides sont utilisées, hélas, comme d'écharge et dépotoir.

DSC05431 DSC05437

 

Le mot de la fin.

Week-end tranquille au bord de l'eau avant d'attaquer les examens, Dieu que ça fait du bien ! Depuis le soleil est parti et il pleut à grosses gouttes, ce qui n'est pas un mal quand on voit la grise mine que tire ici la végétation. Néanmoins les nappes restent basses, 67% d'entre-elles seraient en dessous de leur seuil critique.

DSC05463 DSC05421

dimanche 11 juin 2017

Avril en Isère.

DSC05390DSC05295 DSC05394

 Petite escapade fin avril en Isère pour couper aux intenses soirées de révisions. Le temps est radieux, les fleurs bien présentes et les oiseaux chantent de tout leur coffre. Cependant pas de grandes sorties ni d'aventures à l'horizon, nous nous accordons un week-end bine mérité à flâner dans le jardin de la maison familiale.

 

Les gardiens.

Gras et pleins de poils, ils se font gardiens de la maison. D'aussi longtemps que je m'en souvienne, il y a toujours eu des chats à la maison. Des gris, des blancs, des tachetés, des tigrés ... tous les gabaris sont passés par là. Depuis cet hiver un nouveau venu à la robe noire s'est ajouté à la longue liste des félins de la maisoné. 

DSC05298

 

La bergeronette grise (Motacilla alba).

C'est avec les hirondelles, un des oiseaux qui annonce le printemps. Les soubresauts qui l'animent consentement sont appelés hochequeues et caractérisent sa famille : les Motacilla. On compte pas moins de9 sous-espèce de cette bergeronnette dont 2 se rencontre en France : Motacilla alba yarrellii et Motacilla alba alba. On la retrouve de partout dans le monde hormis en Amérique du Sud et dans le sud de l'Afrique et de l'Océanie.

DSC05347

 

Le tircis (Pararge aegeria).

Ce papillon commun peut s'observer au stade d'imago (adulte) pendant une longue période dans certaines régions du bassin méditerranéen : de février à décembre. Il passe l'hiver en hibernation sous la forme de chrysalide et beaucoup plus rarement, en hivernation à l'état d'imago. Sa chenille se nourrie de poacées (Graminées).

DSC05383

 

La buse variable (Buteo buteo).

Nous avons la chance d'avoir un couple de buse variable tout proche de la maison. Celui-ci c'est installé dans un grand peuplier. Régulièrement, nous les voyons chasser les corneilles (Corvus corone) mais aussi ramener bruyamment leurs prises. Celle-ci s'est posée dans un noyer pour déguster un petit mammifère.

DSC05409

 

La mésange bleue (Cyanistes caeruleus).

On la reconnaît à sa tête bleue qui la différencie de la mésange charbonnière (Parus major) avec la quelle on la confond parfois. Comme pour la bergeronnette grise (Motacilla alba), il en existe 9 sous-espèces qui se distinguent par leur plumage mais surtout par leur génotype. C'est un oiseau adepte des forêts de feuillus.

DSC05417

 

Le mot de la fin.

Week-end cocooning. Chaises longues, soleil, sieste avec les chats et détente sont de mise. Il fait exceptionnellement bon pour la saison et cela ne s'est pas démenti dans les semaines qui ont suivi. Les benoîtes achetées à la pépinières des plantes alpines de Flosab l'an dernier sous la pluie, en Savoie, sont magnifiques

DSC05407 DSC05410

jeudi 21 juillet 2016

Un printemps au jardin.

DSC05209
Il n'est jamais trop tard pour faire le bilan de ce qui s'est passé dans le jardin au printemps pour cette année 2016. Elle a été assez riche et nous avons pu bien remplir nos paniers de fleurs et de champignons. Avril et mai ont été particulièrement riches en fleurs et en plantes sauvages et nous avons pu faire quelques belles découvertes.

 

Les tulipes (Tulipa).

On en trouve quelques espèces rares et à protéger en France métropolitaine mais celles qui nous viennent de l'horticulture sont principalement issues de croisements issues d'espèces originaires du Moyen-Orient. Cultivée dès le 16e / 17e en Hollande, les bulbes les plus rares pouvaient égaler 15 fois le salaire d'un paysan.

DSC04968 DSC04969DSC04970

 

 

Le tricholome de la St Jean Georges (Calocybe gambosa).

Nous avons eu la chance de les découvrir dans notre jardin, ce qui a fait je dois l'aouver, quelques envieux.  Savoureux il n'est pas apprécié de tous en raison de son goût plutôt marqué. Personnellement je l'apprécie beaucoup. Néanmoins il faut prendre garde à ne pas le confondre avec d'autres champignons fort semblables comme certains cloticybes ou clitopiles qui peuvent s'avérer dangereux voire même mortels.

DSC04980

 

Les oiseaux de mon oncle.

Une petite digression pour vous montrer quelques uns des oiseaux de mon oncle adoré qui partage sa passion avec un ami éleveur. Perruches, tourterelles, inséparables, mandarins, canaris ... la liste est longue. 

DSC04935 DSC04936DSC04942DSC04938 DSC04939

 

Les champignons de printemps.

Voilà deux champignons du printemps qui sont des cousins et qui appartiennent à l'ordre des pezizales. On trouve ainsi les pézizes veinées (Disciotis venosa) et les morilles (Morchella sp.) dont on distingue chez nous 5 à 6 espèces. Les pézizes veinées sont moins recherchées que les morilles, cependant elles sont de très bons champignons dont l'odeur de javel peu appétissante disparaît à la cuisson pour céder la place à d'autres arômes.

DSC04922 DSC05270DSC05252DSC05251 DSC05253

 

Bricolage nature.

Quelques brins d'herbes, une poignée de fleurs des champs, quelques feuilles séchées et voilà de quoi animer un après-midi avec les petites cousines. Me destinant à des études en BTS GPN (Protection et Gestion de la Nature), le printemps a été un bon moyen pour moi de me faire la main à travers diverses activités.

DSC05215 DSC05220DSC05223

 

Le pic vert (Picus viridis).

Contrairement aux autres pics comme le pic épeiche (Dendrocopos major) ou le pic noir (Dryocopus martius), il se nourrit principalement au sol. Amateur d'insectes et surtout de fourmis, il perce des trous dans les fourmilières où il introduit sa langue gluante sur la quelle les ouvrières viennent se piéger. Il laisse ainsi derrière lui des traces bien reconnaissables. Ici il s'agît ici d'une femelle car sur sa "moustache" noir ne figure pas de tâche rouge. 

DSC05568DSC05565 DSC05567DSC05582


L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

Cette année on a pu en voir de partout, il semblerait que les conditions aient été très favorables à cette belle orchidée. On la reconnaît à la masse importante de fleurs roses disposées en pyramide au sommet de la tige. N'ayant pas de nectar, elle attire les papillons qui la pollinise par sa forme, sa couleur et son parfum.

DSC07148 DSC07149

 

Dans le poulailler du voisin.

Les cocottes y ont la vie belle. Il n'y a pas meilleur outil de recyclage que les poules quand il s'agît de se débarrasser des déchets verts et/ou ménagers. Elles mangent pratiquement tout et sont bien souvent gâtées avec les restes de salade. Pour la petite info, le nom scientifique de la poule est Galus galus domesticus.

DSC05264

 

Les vanités.

Drôle de fatalité, un papillon vient de finir ses jours sur un crâne de chevreuil trouvé en forêt, voilà de quoi peindre une vanité. À savoir, les vanités sont des natures mortes représentant l'éphémérité de la vie humaine. Divers thèmes philosophiques comme la mort, l'argent, le pouvoir ou la fragilité y sont représentés métaphoriquement.

DSC07362 DSC07363

 

Un nouveau venu dans la tribue.

Je n'ai pas prit le temps de vous la présenter mais cela viendra bien vite ... une nouvelle boule  de poil est apparue parmi les chats de la maisonnée et devrait très bientôt nous rejoindre pour partager notre vie. Pas capricieux pour un sous, malicieux et très joueur, il semblerait qu'il ait trouvé le meilleur des mentors ...

DSC06432DSC05256 DSC07138DSC06440

 

Le mot de la fin.

Voilà un printemps qui a prit des airs d'été. Fini le temps béni des morilles, désormais c'est celui des champs de blés dorés par le soleil. Néanmoins le mois de juin et le début de celui de juillet ont été en Chartreuse bien pluvieux au point que le feu dans la cheminée ne prit fin que le 18 juin, désormais on profite de la chaleur. 

DSC06433 DSC06435


jeudi 23 juin 2016

Sortie dans les Calanques 12-3.

DSC05973

Dernier volet de notre "triptyque" dans le sud. Pour la peine me voilà partie dans la Calanque de Sugiton. Situées à quelques pas de l'université de Luminy, il faut marcher une petite demie heure à une heure pour atteindre les bords de mer qui sont plutôt abruptes et les fonds marins mais la récompense en vaut le coup.

 

Le chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa).

C'est un petit chèvrefeuille à liane qui ne dépasse pas un à deux mètres. Ses fleurs roses et blanches sont très odorantes et attirent souvent des papillons de bonne taille dont les trompes sont assez longues pour atteindre les parties nectarifères. Les baies font le plaisir des oiseaux mais sont toxiques pour les humains.

DSC05887 DSC05952

 

Le laser de France (Laserpitium gallicum).

 On le rencontre surtout dans le Sud et plus particulièrement dans le Sud-Est du pays. Il peut atteindre 80 centimètres de haut et dégage une odeur suave qui attire les insectes. C'est une plante qui affectionne les zones pierreuses, calcaires et typiques des montagnes. Elle a besoin d'une belle exposition au soleil pour fleurir.

DSC05956

 

L'euphorbe characias (Euphorbia characias).

C'est une plante méditerranéenne qui se plaît dans les zones arides. Il semblerait qu'en France nous ayons plutôt à faire à la sous-espèce, E. characias subsp. Wulfenii, qui est plus résistante que l'espèce type. C'est un championne de l'adaptation qui peut rester longtemps sans eau et qui produire plus d'un millier de graines.

DSC05908 DSC05946DSC05888

 

Le lin de Narbonne (Linum narbonense).

Ce joli lin sauvage aime les pelouses sèches et se rencontre facilement en bords de route. On le reconnaît en partie à ses grands pétales bleues et sa taille imposante (il peut mesurer jusqu'à 60 centimètres). Parfois confondu avec l'aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis), ils n'ont en commun que leur milieu.

DSC05935 DSC05936

 

La centranthe rouge (Centranthus ruber).

Appelée à tort valériane, elle en est une proche cousine qui posséderait des vertus similaires à celle-ci. Elle pousse dans les zones rocheuses et arides, en particulier dans les départements de climat méditerranéen. C'est une plante mellifère qui est importante pour de nombreux pollinisateurs notamment au début du printemps.

DSC05881 DSC05880DSC05955

 

La coris de Montpellier (Coris monspeliensis).

J'ai bien eu du mal à l'identifier. Cette primulacée qui ne paye pas de mine aime les zones ensoleillées et ne se trouve que dans le sud de la France, le long de la Méditerranée. Elle affectionne en particulier les collines sèches et les pentes où les pierres abondent. On peut le voir fleurir d'avril à juillet jusqu'à 800 mètres d'altitude. 

DSC05963 DSC05962

 

L'hélianthème hérissé (Helianthemum hirtum).

On le reconnaît à ses feuilles et à ses rameaux gris et velus. Il se plaît dans la garrigue et sur les sols calcaires, secs et bien éclairés. On le trouve aussi parfois loin dans les terres. Il appartient à la famille des cistes mais est bien plus petit que ces dernières, il dépasse rarement les 40 cm et reste plutôt au ras du sol.

DSC05909 DSC05910DSC05940

 

L'asperge sauvage (Asparagus acutifolius).

À gauche, une asperge montée qui est trop rêche pour être mangée et à droite, une autre qui est encore bonne a être récoltée pour être cuisinée. On la récolte dès le mois de février et cela, jusqu'au début mai dans certaines régions. Bien que petite, elle est assez recherchée par les gourmands et les natifs du coin.

DSC06037 DSC05861

 

La rue à feuilles étroites (Ruta angustifolia).

Cette rue comme toutes les rues a été pendant longtemps chassée des jardins et des villes et villages à cause de ses propriétés abortives. On en trouvait cependant dans les couvents et les jardins de curés. À une certaine époque les femmes qui vivaient à proximité de cette plante pouvaient même être jugées pour sorcellerie.

DSC06026

 

Des plantes à toutes épreuves.

Les plantes qui poussent au bord de la mer doivent s'adaptées à de nombreuses conditions. Entre le soleil brûlant, les embruns, le sol pauvre en substrat et le sel, il n'est pas simple de survivre mais certaines plantes sont champignons dans ce domaine. Leur secret ? des racines puissantes et profondes qui traversent la roche.

DSC05957 DSC06032

 

Les pieds dans l'eau.

Avec la sortie du soleil, il y a toujours quelqu'un pour nous faire enrager avec ses photos de pieds dans l'eau et de jambes à l'air, allongé tout du long à faire bronzette ... cette année j'ai décidé que ça serait moi ! Bon, il s'en est suivit en punition un gros rhume mais quel plaisir de pouvoir faire enfin trempette dans la mer.

DSC05983 DSC05982DSC05989DSC06020 DSC06023

 

Le demi-deuil (Melanargia galathea).

Voici un accouplement entre deux demi-deuils. Dans cette situation les papillons sont en danger car vulnérables face aux prédateurs, de ce fait ils se cachent dans la végétation. La femelle dans quelques jours pondra sur les graminées (Poacées) ses oeufs d'où sortir trois semaines plus tard de petites chenilles brunes et affamées.

DSC06053 DSC06054DSC06057

 

Le mot de la fin.

Très belle ballade dans les Calanques. Il y fait bon de s'y dorer la pilule face au Torpilleur et de découvrir la faune et la flore sous-marine bien que l'eau reste encore un peu fraîche à mon goût. Il faut peu de temps pour arriver dans l'une des criques de calcaire blanc (comme la plagette) peuplées de pins maritimes et profiter du sable fin. 

DSC05997DSC06005DSC06069 DSC06085

dimanche 24 avril 2016

Sortie dans les marais 6.

DSC03589

 Retour dans les marais de la tourbière de l'Heretang, à la frontière de l'Isère et de la Savoie. Les tourbières sont des milieux exceptionnels et rares qui abritent une faune et une flore peu communes. Elles se forment quand une zone humide se voit dépourvue de dioxygène (O²). On parle alors d'un milieu anaérobique.

 

La primevère des bois (Primula elatior). 

Cette primevère est parfois confondue avec la primevère coucou (Primula veris) mais s'en différencie par des fleurs plus grandes, le lieu de pousse (lisières, bois claires etc.), des pétales ouverts et dépourvus de marques oranges. La rencontrer en nombre peut être un signe que la forêt a peu connue la main de l'Homme.

DSC03535 DSC03536

 

Les touardons de molinie bleue (Molinia caerulea).

 Ce sont des monticules de plantes (ici de molinies) hauts de 30 à 70 cm dont la basse est composée d'un entrelacement de racines mortes sur les quelles d'autres plantes (souvent les mêmes) poussent à leur tour pour ne pas se retrouver les pieds dans l'eau. L'acidité de l'eau et du sol permet à cette base de ce maintenir et d'acceuillir tout un micro écosystème. En effet les touardons abritent des animaux et servent parfois de nichoirs.

DSC03622DSC03617 DSC03624DSC03623

 

La mésange charbonnière (Parus major).

Les mâles de cette espèce sont très bruyants. En cette période, ils chantent pour défendre leur territoire des rivales et des autres oiseaux mais aussi, pour attirer les femelles. C'est un oiseau commun qui vit toute l'année au même endroit et se rencontre un peu partout en Eurasie. Il se nourrit d'insectes, de baies et de graines.

DSC03537 DSC03538

 

La grenouille rousse (Rana dalmatina ).

C'est une grande grenouille qui vit dans les sous-bois. Ce n'est que pendant la période des amours qu'elle rejoint l'eau pour pondre ou féconder le plus d'oeufs possible. Gourmande, elle chasse de préférence la nuit les insectes, les limaces et autres les invertébrés qui font son bonheur. Elle se font bien dans son environnement.

DSC03544

 

Le crapaud commun (Bufo bufo).

C'est encore la période des amours pour ces petits crapauds. Une fois qu'il a repérer une femelle, le mâle ne la lâche plus. Il peut passer plusieurs heures ainsi agrippé à elle tend qu'elle n'a pas pondu ou qu'un autre mâle plus gros ne soit pas venu le chasser. Son entêtement peu conduire à la noyade de la femelle.

DSC03562 DSC03563DSC03639 DSC03638

 

Une ponte prolixe.

Chez les grenouilles, la ponte peut être impressionnante. Les oeufs se différencient de ceux des crapauds par le fait qu'ils formes de grosses grappes gélatineuses et non de longs rubans entre les végétaux aquatiques. Bientôt des têtard sortirons des oeufs ronds et au bout de quelques semaines, donneront de petits grenouilles.

DSC03575 - Copie DSC03576DSC03577 DSC03578 - Copie

 

La prêle des marais (Equisetum palustre).

 C'est une prêle assez commune qui pousse dans les zones humides. Contrairement à de nombreuses espèces de prêles, elle porte ses parties reproductrices sur ses tiges. Il n'y a donc pas de tiges fertiles et de tiges stériles aux quelles on est souvent habitué à cette période. C'est une plante toxique qui est parfois utilisée pour faire une excellent purin pour les plantes. En usage médicinale on lui préfère la prêle des champs (Equisetum arvense).

DSC03552 DSC03553

 

La foulque macroule (Fulica atra).

 Cet oiseau est parfois confondu avec la poule d'eau (Gallinula chloropus) qui est plus petite avec des pattes rouges et pas de tâche blanche sur le front. Dans les roseaux, la foulque trouve tout ce qu'il faut pour nicher et s'abirter. Elle préfère cependant les zones découvertes pour plonger et chercher sa nourriture dans la vase.

DSC03607 DSC03611DSC03610

 

La pézize d'Autriche (sarcoscypha austriaca).

C'est un champignon qui aime les zones humides et qui parfois, s'accompagne dans le même biotope de morilles. Il n'a pas d'interêt culinaire particulier mais s'avère détonnant le paysage encore un peu triste des marais. Il a un rôle important en se nourrissant de matières décomposées, c'est un véritable éboueur des sols.

DSC03532 DSC03533

 

Le lézard des murailles (Podarcis muralis).

C'est un lézard très commun qui, comme tous ses confrères, est protégé. Bien que proche de l'Homme et de son milieu de vie urbain, il se rencontre aussi dans les forêts et en montagne. Il aime les pierres et les vieilles souches ensoleillées où il peut bronzer mais aussi chasser les petits invertébrés dont il se nourrie.

DSC03561

 

Le crache sang (Timarcha tenebricosa).

C'est un petit scarabée qui pour se protéger, produit au niveau des articulations de ses pattes et de sa bouche un liquide orangé très amer qui débecte souvent ses prédateurs. Il s'agit d'hémolymphe, l'équivalant du sang chez les mammifères et les oiseaux. Si cela ne suffit pas il peut faire le mort pour duper son monde. 

DSC03547 DSC03548

 

Le cheval  de Camargue (Equus ferus caballus).

Une petite population de chevaux camarguais est maintenue sur le site. Ils ont pour mission de maintenir celui-ci dans son état naturel en remplaçant l'action que pouvaient avoir autrefois les troupeaux d'animaux domestiques mais aussi sauvages sur la flore et en particulier la progression d'espèces dites colonisatrices.

DSC03648 DSC03649DSC03646

 

Le pétasite hybride (Petasites hybridus).

C'est une plante dont le feuilles peuvent atteindre de belles dimensions. Enfants, nous les utilisions pour nous costumer, comme casquettes ou comme parapluies. C'est une plante riche en alcaloïdes qui sont hépétotoxiques (dangereux pour le foie) mais aussi mutagènes, c'est à dire cancérigènes. Suite a des accidents, il n'est plus possible de trouver dans le commerce ou sous licence dans de nombreux pays des extraits de ce pétasite.

DSC03599 DSC03600DSC03603 DSC03601

 

Le fuligule milouin (Aythya ferina).

 C'est un canard plongeur dont le mâle aborde un joli plumage rouge à la saison des amours. Cette espèce est en constant accroissement en Europe. Abondant en hiver (plus de 60000 individus), au printemps ces fuligules ne sont plus que 5000 à nicher au printemps. Ils mangent tout ce qu'ils peuvent trouver dans la vase.

DSC03612

 

L'Herretang en quelques mots. 

Le parcours est vraiment sympa à faire, surtout à cette période de l'année quand il n'y a pas encore trop de monde en vadrouille et qu'il est possible d'observer les oiseaux dans les arbres dépourvus en partie de feuilles. Le cours d'eau tout proche plaît aussi bien aux animaux qu'aux pêcheurs et il ne manque pas de charme. 

DSC03555DSC03567 DSC03569DSC03573 DSC03574

 

La nivéole de printemps (Leucojum vernum).

Il est assez exceptionnel d'en croiser encore, normalement la saison est terminée depuis un moment. Bien que très abondante en Europe centrale, elle est moins commune en France bien qu'il y ait de très belles stations ici et là. Dans de nombreux départements elle est protégée, en particulier dans le sud-est du pays.

DSC03645

 

L'ail des ours (Allium ursinum).

 C'est la star des blogs et des livres de cuisine sauvage. Elle est très abondante dans les zones humides ombragées et sur une bonne partie du territoire. Bien qu'elle se présente en grands tapis, il ne faut pas oublier que dans certaines régions elle devient plus rare et qu'il ne faut pas en faire de razzia. Elle peut se cuisiner d'une multitude de manière mais il faut toujours prendre garde aux plantes toxiques qui peuvent se mêler à la récolte.

DSC03654 DSC03657DSC03658

 

Le mot de la fin.

 Cet article date de plusieurs jours. Depuis la tourbière doit être bien plus fournie en fleurs et en espèces animales. Avec la fin des vacance et le retour au calme du circuit, ça doit valoir le coup d'y pointer le bout de son nez. Prochain objectif : observer les poisons, rapaces et plantes carnivores qui y vivent et s'y développent.

DSC03644 DSC03520DSC03524

mercredi 30 mars 2016

Plantes et oiseaux du bord de mer.

DSC01886

Voici un gros article qui m'a pris plusieurs jours. Il concentre notre sortie (sous le vent marin) à la découverte des plantes et des oiseaux de Marseille. Nous avons exploré ainsi une partie des parcs, des jardins et un peu de Calanques pour pouvoir mettre la main sur des espèces qui valent le détour. Nous avons eu quelques belles surprises et découvertes des animaux que nous ne pensions pas présents aux abords de la Cité Phocéenne.

 

La Nivéole de printemps (Leucojum vernum).

C'est une jolie plante protégée en Isère et qui mériterait de l'être bien plus dans les autres départements de France. Elle est souvent confondue avec le perce-neige, un proche cousin dont on la différencie par ses pétales non soudés. C'est la plus petite des nivéoles européennes avec une tige qui ne dépasse que rarement 25 centimètres. Ici s'agit ici d'une d'horticole plantée dans un des nombreux parcs de la ville (abords de Borély).

DSC00688 DSC00690

DSC00692

 

L'ail de Naples (Allium neapolitanum).

On le trouve partout en ce moment dans le coin et pour cause, c'est à l'origine une plante méditerranéenne qui fleurit jusqu'à juin. Ses feuilles plates et ses fleurs blanches en grappes ne dégagent qu'une faible odeur d'ail. Il est employé comme plante d'ornement car il ne nécessite peu voir pas d'entretien et se maintient bien d'une année à l'autre. On peut cuisiner ses feuilles mais il vaut mieux lui préférer des espèces plus consistantes et parfumées.

DSC00579 DSC00590

 

Le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros).

Il s'agit  ici d'une femelle, on la distingue de celle du rouge rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), une espèce aussi très présente dans la région, par l'absence de chamois sur le poitrail. À la place l'oiseau présente une belle nuance gris souris. Il a une longue durée de vie pour un petit oiseau (environ 8 à 10 ans). Pour l'observer de près, le mieux est de faire mine de l'ignorer pour qu'il ne se sente pas importuné. 

DSC01960 DSC01958

DSC01959

Les rougesqueues noirs sautillent de partout et se déplacent vite, pas simple pour les photos.  

DSC01955 DSC01963

 

Les iphéons (Tristagma uniflorum).

 Bien qu'elle ne soit pas un ail, ses feuilles dégagent une légère odeur proche de celui-ci. Cette belle invasive nous vient d'Amérique du Sud et commence à fortement se naturaliser dans la nature sauvage. Elle entre en compétition avec les espèces locales au risque de faire diminuer leurs populations déjà affaiblies.

DSC00611 - Copie DSC01871

DSC01872 DSC02125

 

Le grand Cormoran (Phalacrocorax carbo).

Voici un bel oiseau. Celui-ci n'aborde pas encore son plumage nuptial (mais ce sera le cas dans un prochain article). Cet oiseau marin aux doigts palmés est un redoutable pêcheur qui plonge inlassablement à la recherche de sa nourriture. Il vit en grandes colonies et passe l'hiver sur les côtes maritimes. On le rencontre en mer comme dans les terres, dans presque tous les pays du monde hormis en Amérique du Sud et à Madagascar.

DSC02180

 

Le laurier-tin (Viburnum tinus).

Ce n'est ni un laurier, ni un thym mais une viorne. Il n'est pas comestible ni aromatique comme pourrait laisser penser son nom.  J'ai longtemps cru que c'était un arbuste venu de contrées lointaines pour orner les villes et routes de l'Isère mais il n'en est rien. Il pousse de manière naturelle dans les régions méditerranéennes comme les Calanques et ce n'est que depuis une vingtaine voir une trentaine d'années qu'il est employé pour l'ornementation.

DSC00596

Certains viornes sauvages peuvent faire 7 mètres de haut pour plus de 3 mètres de large.

DSC00581

 

Le bal macabre.

Ce fait m'était connu mais c'est la première fois que j'y assistais et je dois avouer que c'est assez impressionnant. On l'observe chez un bon nombre de batraciens et plus particulièrement ici chez ces deux crapauds communs (Bufo bufo). La femelle sous l'afllux de mâles sévèrement amourachés d'elle a fini par mourir d'épuisement; noyée sous le poids des nombreux prétendants ne voulant pas renoncer à la belle et ses oeufs. 

DSC00633 DSC01881

Cette photo aurait pu parfaitement illustrer l'image de ce que peut être la danse macabre.

DSC00624

On voit parfois aussi des grenouilles vertes ou rieuses reproduire le même comportement.

DSC01883 DSC01887

Un mâle têtu ne veut pas voir l'évidence et se cramponne à la femelle. Avec ses pattes avants, il malaxe son corps pour la faire réagir tandis qu'avec ses pattes arrières il se propulse pour avoir un peu plus de tranquillité. En restant ainsi à la surface il prend le risque de se faire repérer par un oiseau de proie et d'être dévoré.

DSC00627 DSC00631

Le cadre (mare du parc Camapgne Pastré) reste tout de même magnifique.

DSC01890 DSC01900

 

Les asperges sauvages sont sorties.

Qu'elles sont belles les asperges sauvages (Asparagus acutilolius) mais attention, il faut se dépêcher de les ramasser avant qu'elles ne deviennent de petits buissons denses. Néanmoins la cueillette de ces légumes ne doit pas se faire n'importe comment. Dans certaines régions elles se raréfient et sont parfois protégées. La récolte doit donc être raisonnée et il faut faire en sorte de permettre aux populations de rester stables.

DSC00594

 

Le jeu des sept différences. 

Alors à votre avis, où se trouvent la luzerne arbustive (Medicago arborea) et la coronille des Calanques (Coronilla valentina glauca) ? La luzerne, une invasive, se trouve à gauche et la coronille indigène à notre territoire à droite. Sous chaque photo vous pouvez trouver une petite indication pour faire la distinction entre les deux. 

DSC00592 DSC00605

Par la couleur : la luzerne est orangée le plus souvent (mais pas toujours), la coronille est jaune.

DSC01803 DSC01832

Les fleurs : elles sont nombreuses et en grappes fournies pour la luzerne,
ordonnées et peu abondantes pour la coronille dont 5 à 8 fleurs forment une ombelle.

DSC01805 DSC02082

La luzerne à maturité va mesurer 2 à 4 m, la coronille entre 50 cm et 1 m, rarement plus.

DSC01806 DSC01863

La luzerne possède 3 folioles (composants de la feuille), la coronille entre 5 et 7.

DSC01808 DSC01834

 

Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

C'est l'arbuste des calanques. On le trouve dans la garrigue sans mal. Ses feuilles et ses graines sont très parfumées et ont de nombreuses vertus. Elles renferment des huiles essentielles et des composants chimiques qui ont un fort pouvoir antifongique. C'est pour ces raisons que depuis plusieurs siècles les hommes les utilisent pour soigner certaines maladies mais aussi pour traiter les cultures et le bois d'ouvrage.

DSC00600

 

La prêle (Equisetum).

 Pas facile d'identifier les prêles, avec les tiges stériles et les tiges fertiles le niveau de complexité est augmenté. Pour faire simple il faut regarder les dents de ce que l'on nomme les noeuds (parties noires et blanches) et la forme intérieure de la tige ce qui veut dire la couper, or certaines espèces sont protégées.

DSC00684

Les entre-noeuds et les noeuds avec leurs jolis motifs sont capitaux dans les identifications.

DSC00685 DSC00686

 

Le spartier à feuilles d'ajonc (Spartium junceum).

C'est la seule espèce de son genre. On le confond souvent avec l'ajonc et le genêt en raison de ses fleurs. D'ailleur il porte parfois le nom de faux genêt ou à tort, celui de genêt d'Espagne. Il contient de puissants alcaloïdes toxiques pour l'Homme. Il a été longtemps utilisé par les populations méditerranéennes comme textile, fourrage pour les bêtes, bois de chauffe ou encore comme plante mellifère pour les abeilles.

DSC00639

 

La famille des narcisses (Narcissus).

Il existe une multitude de narcisses sauvages et encore bien plus d'ornement. Ceux-ci se trouvent dans le parc Borely de Marseille et forment une véritable marée jaune. On les appelle à trot jonquilles,
ce nom revenant exclusivement à une seule espèce, la jonquille vraie (Narcissus jonquilla).

DSC00647 DSC00651

Une marée de petites fleurs jaunes de narcisses a envahi le parc ces derniers jours.

DSC00658

 

La scabieuse colombaire ornementale (Scabiosa columbaria var.).

Elle diffère de sa consoeur sauvage par sa grande taille et la variété de couleurs que présentent les cultivars. C'est une plante très rustique qui peut résister à des -15°C mais qui a besoin d'un sol frais pour s'épanouir et de soleil. D'ordinaire elle fleurit en mai mais dans le sud avec les fortes températures et le temps tout patraque que nous avons eu ces derniers mois, on peut avoir ce genre de bonnes surprises.

DSC00669 DSC00680

DSC02035

DSC02034 DSC02036

 

Le bleuet véritable (Cyanus segetum).

C'est celui qui a gagné peu à peu les jardins et a pu échapper à la disparition. Habitué aux champs, la mécanisation et les produits chimiques ont bien failli avoir raison de lui. Autrefois on en trouvait dans tous les jardins de curés. Il était utilisé une fois infusé comme eau de beauté par les dames (que l'on trouve encore aujourd'hui en magasin) ou comme soin pour les infections des yeux et les irritations des muqueuses.

DSC00665

 

Scilla mieschenkoana ?

 Il semblerait que les jardiniers du jardin botanique de Marseille se soient emmêlés les pinceaux dans leur identification. Il y a bien plus à parier que nous nous trouvons en face d'une variété d'ornithogale indigène et non une scille venue du fin fond du Caucase aux couleurs chatoyantes mais introuvables sur le net.

DSC00711 DSC02055

DSC02057 DSC02061

 

L'étourneau sanssonet (Sturnus vulgaris).

 De loin on pourrait penser voir un oiseau tranquille et à la couleur noir mais il n'en est rien, surtout en période nuptiale. Son plumage se couvre de reflets irisés ce qui le transforme en boule à facette. Il se déplace en bande plus ou moins importante pour se nourrir. Son chant est très beau et évoque l'arrivée du printemps. Il se compose de gazouillis, de cris, de piaillements et d'imitations d'autres bruits comme celui des téléphones. 

DSC01967 DSC01968

Le plumage de l'étourneau sanssonnet est remarquable par sa couleurs et ses motifs.

DSC01974

 

La rue  (Ruta graveolens) et le bourdon terrestre (Bombus terrestris).

Les bourdons sortent butiner, c'est signe de beau temps. Celui-ci est posé sur un pied de rue officinale dont les fleurs viennent tout juste de s'ouvrir. Cette plante a été très longtemps bannie des jardins, au point de voir la Marie chaussée faire le tour des maisons. Son tort ? être dangereusement toxique mais surtout abortive. On se plait parfois à raconter que l'on en trouvait un pied dans tous les couvents de religieuses. 

DSC00745 DSC00747

Les bourdons sont de proches cousins des abeilles mais n'ont pas le même système de colonies.

DSC00751

DSC02007 DSC02008

 

Les Rhododendrons.

Ils font partie de la même famille que celle des bruyères : les éricacées. Ils sont originaires d'un peu partout dans le monde, on en trouve même quelques espèces indigènes aux Alpes mais ceux de nos jardins viennent bien souvent d'Asie. Appelés aussi azalées, ils aiment généralement les sols acides voire très acides.

DSC00759

 

Le tilleul d'appartement (Sparmannia africana).

Cette belle plante vient d'Afrique du Sud. Il nécessite beaucoup de soin en extérieur (peu résistant aux faibles températures) mais se garde bien en pot en intérieur. Exposé dans une pièce fraîche il peut fleurir presque toute l'année. Les fleurs ne durent que quelques jours mais peuvent rester sur la plante plusieurs semaines.

DSC00760 DSC00762

Le tilleul d'appartement est de la famille des Tillacées tout comme notre tilleul européen.

DSC00765

DSC02161 DSC02162

 

La rhodante hosmariense (Rhodanthemum hosmariense).

C'est une plante du vent. En effet elle ne craint pas les fortes brises ni les embruns. Très résistante elle se plait en plein soleil, sur un sol drainant et ne craint pas les -20°C. Il y a débat sur son nom, certains lui préférant celui de "Leucanthemum hosmariense". Ce cultivar nous vient tout droit du Maroc d'où sa résistance.

DSC00733

DSC02075 DSC02079

On peut les voir fleurir tôt dans l'année, parfois dès le mois de janvier jusqu'à mai-juin.

DSC02080

 

Des nids et des oiseaux. 

On a souvent tendance à penser que les nids sont les lieux où dorment les oiseaux mais en réalité c'est là où ils élèvent leurs petits. La plupart d'entre eux passent leur nuitée sur une branche à l'abris dans le feuillage. Pour revenir aux nids, le parc Borely n'en manque pas. Ils sont divers et parfois facilement observables.

DSC01979 DSC01980

DSC01981 DSC01983

 

Le buddleja salvvifolia.

 Encore une belle africaine qui a le statut d'endémique là où elle pousse (en particulier au Kenya et au sud de l'Angola). Sa floraison est hivernale et son feuillage vert cendré est persistant. Il est employé en Afrique pour ses propriétés médicinales le plus souvent en infusion ou en décoction mais aussi pour son bois dur et résistant.

DSC00769

Il mesure 4 à 8 mètres de haut et est utilisé pour la fabrication de cannes à pêche artisanales.

DSC00766

 

La tulipe humilis (Tulipa humilis var pulchella).

Elle vient d'Iran et des contrées alentours. Elle se décline en une multitude de variétés issues de l'horticulture comme ici, avec la variété "Pulchella" qui est de petite taille. Elle est arrivée dans les jardins et plus particulièrement chez les collectionneurs au 19e siècle en Europe. Certaines variétés sont blanches, violines avec un coeur jaune ou encore blanches en tirant parfois presque sur le bleu. Elle aime les sols rocailleux.

DSC02102 DSC02104

DSC02101

DSC02103 DSC02105

 

Le ricin commun (Ricinus communis).

Cette plante exotique était associée au Moyen Âge à la magie noire. Très toxique, on en tire un violent poison et une huile essentielle utilisée pour la médecine et les soins (parfois mortelle si mal utilisée). Elle peut atteindre plus de 10 mètres de haut sous les tropiques. On la reconnait à ses feuilles atypiques qui se teintent de rouges. Les fleurs femelles poussent sur le haut de la plante, les fleurs mâles sur le bas.

DSC02015

 

Le goéland leucophée (Larus michahellis).

Il est depuis peu séparé du goéland argenté. On différencie les deux espèces surtout en période internuptiale, quand les mâles et les femelles ne sont pas en période de parade nuptiale. Chez le goéland argenté les adultes ont sur la tête un plumage tacheté de brun alors que les goélands leucophés restent d'un blanc immaculé. Nombreux à Marseille, ils remontent dans les terres en suivant les cours d'eau et les décharges.

DSC01826 DSC01829

 

Le martin pêcheur (Alcedo atthis).

Quel plaisir d'observer de prêt cet oiseau qui d'ordinaire se montre timide. Et quel autre plaisir de le voir plonger et remonter sa prise puis l'engloutir (vous trouverez bientôt la vidéo sur le youtube de la Renarde). Pour assommer un poisson ou un crabe, le martin pêcheur le secoue violemment et le frappe contre une branche avec son bec puissant. On le rencontre d'ordinaire dans les eaux pures et poissonneuses à l'abri du vent et des vagues.

DSC02190

Son plumage bleu métallisé le rend presque invisible quand il vole au dessus de l'eau.

DSC02191 DSC02196

 

L'acrobranche du parc Campagne Pastré.

Bien que ces jours soient comptés (malheureusement), on peut encore profiter du parc de Campagne Pastré et de son acrobranche. Celui-ci a l'avantage de faire découvrir la forêt de grands pins qui s'y trouve et qui abrite de très nombreux oiseaux ainsi qu'une ribambelle d'écureuils. Il est accessible à tous et cela, dès l'âge de 5 ans.

DSC01784 DSC01795

DSC01793

On se sent vite petit au milieu de ces immenses arbres qui parfois sont centenaires.

DSC01797 DSC01828

 

La pie bavarde (Pica pica).

 Elle a la réputation d'aimer voler tout ce qui brille. Son plumage blanc et noir et ses cris bruyants permettent de l'identifier sans mal. Sur ses ailes et sa queue, des plumes irisées bleu-vert permettent de la voir à travers le feuillage grâce à leurs reflets. On la rencontre un peu partout, en ville comme en campagne dans les jardins, les forêts claires et les prairies entourés d'arbres. Cette opportuniste se nourrit surtout de graines et d'insectes.

DSC01910

Elle est encore considérée comme nuisible dans bien des endroits et chassée.

DSC01906 DSC01912

 

Le ragondin (Myocastor coypus).

Originaire d'Amérique du Sud, quelques individus se sont échappés dans la nature d'élevages à fourrure. Depuis on le rencontre un peu partout en France où il cause bien des torts à la faune et à la flore mais aussi aux berges par ses terriers qui provoquent un effondrement des berges. Dans certains départements il est piégé et vendu aux restaurateurs où il est proposé sur la carte. On peut le présenter en ragoût, en civet ou en terrine.

DSC02188

 

 Le maceron (Smyrnium olusatrum).

On le trouve un peu de partout en ce moment, là ou en ville on peut voir des pelouses et des friches herbeuses. C'est une plante aromatique présente en méditerranée qui a été utilisée et qui l'est encore comme légume "oublié" en salade (jeunes pousses), dans les soupes (feuilles) et comme condiment (graines et fleurs).

DSC01937 DSC01939

 

L'hellébore Corse (Helleborus argutifolius).

Celle que l'on rencontre dans les parcs et jardins est souvent un peu différente et pour cause, elle vient tout droit des serres des horticulteurs. Néanmoins cela ne lui retire pas son charme. Dans son milieu elle est endémique, c'est à dire qu'elle ne pousse que dans un petit périmètre, à savoir la Corse et la Sardaigne.

DSC02016 DSC02020

DSC02017 DSC02019

 

L'absinthe (Artemisia absinthium).

Voilà une vieille célébrité. C'est grâce à elle que les artistes du 18eme et surtout du 19eme ont pu être inspirés par la petite fée verte. L'alcool d'absinthe, du même nom, est une liqueur verte et sirupeuse qui a fait bien tourner des têtes. Aujourd'hui on en trouve de nouveau dans le commerce mais on est loin de la recette originale qui avait tendance à faire avorter et à rendre fou les consommateurs en raison de sa concentration en méthanol.

DSC01997 DSC01998

Les romanciers et artistes appelaient l'absinthe la fée verte en raison de sa couleur.

DSC01999

 

Le lézard des murailles (Podarcis muralis).

Protégé en Europe, on le trouve aujourd'hui en Amérique du Nord où il pourrait s'avérer être invasif. Il aime se prélasser et chasser sur les vieux murs ensoleillés, dans les côtes abruptes et rocheuses ou encore dans les gros tas de pierres. Les mâles à la saison des amours présentent un beau ventre de couleur orange vif.  

DSC02060

 

 Les carpes Koï (Cyprinus carpio).

 Elles sont à l'origine issues de la carpe commune qui vit dans les rizières. Poissons de collections, certains individus peuvent valoir plus d'un million d'euros. On trouve énormément de fermes en Asie où les plus réputées aiment faire des démonstrations avec leurs champions. En fonction de la couleur de sa robe, de l'implantation des tâches et de la taille, chaque poisson aura un nom bien défini comme chez les chevaux.

DSC02141 DSC02143

Dans le bassin du jardin ethnobotanique de Marseille on peut observer de nombreuses carpes Koï.

DSC02144

Les plus gros poissons viennent à la surface prendre un peu d'air ou voir s'il y a à manger.

DSC02145 DSC02147

 

Le daphné odorant (Daphne odora).

 Cet arbuste chinois ressemble beaucoup aux espèces européennes. Sa floraison est très odorante et a lieu en hiver. Son parfum est associé à de nombreuses senteurs mais c'est avant tout les odeurs de clou de girofle et de jasmin qui dominent. Cependant attention aux baies, bien que chatoyantes elles sont mortelles.

DSC02117 DSC02119

On le rencontre souvent dans les jardins chinois de moyenne et haute altitude.

DSC02120

 

L'Arbutus X andrachnoides.

C'est un grand arbuste qui appartient aux argousiers. Il existe depuis les années 1800 et se reconnait très facilement à son écorce colorée qui part en lambeaux ainsi qu'à ses jeunes pousses rougissantes. Lui aussi présente une floraison hivernale et a l'avantage de ne demander que peut si ce n'est aucun soin.

DSC02115

DSC02114 DSC02116

 

L'aralia du Japon (Fatsia japonica).

Dans le jardin japonais du jardin ethnobotanique de Marseille (parc Borely), on peut aussi trouver cette petite merveille dont je n'avais pu trouver le nom la première fois où je l'ai rencontré à Nice. Dans son environnement naturel il pousse sur les bords côtiers du Japon et de la Corée du Sud. Il se multiplie assez facilement.

DSC02123 DSC02122

DSC02124

 

La bourrache officinale (Borago officinalis).

C'est une plante que l'on trouve dans la cuisine du sud, en particulier en Italie où les ravioles à la bourrache au beurre de sauge font fureur. Néanmoins elle est hépatotoxique ce qui implique qu'il faut en consommer très modérément. Les fleurs ont un goût très marqué et surprenant d'huître ce qui ne va pas pour me déplaire.

DSC02012 DSC02009

Les fleurs de la bourrache sont d'un bleu éclatant mais peuvent être aussi blanches.

DSC02010 DSC02011

 

La corneille noire (Corus corone).

C'est un oiseau assez timide que l'on rencontre dans les zones peu touffues, riches en pelouses arides et en bosquets ou dans les estuaires. On le confond avec les corbeaux qui sont bien plus gros, souvent en groupe et bavards. Les corneilles noires vivent seules ou en couples et défendent avec acharnement leur territoire.

DSC01783 DSC01816

C'est quand la lumière est faible et les visiteurs peu nombreux que l'on peut voir les conreilles.

DSC01810

 

La mer Méditerranée.

On peut facilement passer plusieurs jours à Marseille sans la voir et sans penser à elle mais l'odeur du sel, les goélands et le mistral finissent toujours par nous la rappeler. Bien qu'elle soit une petite mer comme on le dit parfois, elle possède une faune et une flore incroyable qui forment de vastes écosystèmes complexes et variés.

DSC01923 DSC01924

Le goéland leucophée ne craint pas de faire des acrobaties au dessus de la mer déchaînée.

DSC01918

La mer est d'un bleu superbe mais il est encore un peu tôt pour aller s'y baigner.

DSC01921 DSC01942

 

Le muscari à grappe (Muscari neglectum).

C'est une fleur de printemps qui peut atteindre de belles dimensions. On le trouve presque partout en France. Il possède des feuilles fines et élancées ainsi qu'une jolie grappe de fleurs bleues qui présente souvent un dégradé. Fait surprenant, la plupart des fleurs sont stériles et ne font qu'attirer les insectes pollinisateurs. 

DSC01971

 

Le moineau domestique (Passer domesticus).

J'adore cet oiseau qui est de moins en moins commun dans nos villes et nos campagnes. Très intelligent il vit en groupes très structurés où des éclaireurs, des vigiles et des "récolteurs" se partagent tour à tour le travail. On peut voir les parents nourrir leurs petits dans des nids fait sous les toits et dans les murs. 

DSC01984 DSC01932

 

Le mot de la fin.

Avec le retour des beaux jours et nos nouveaux appareils photos, nous avons pu nous régaler. Il y a des oiseaux en abondance et de très nombreuses plantes commencent à fleurir, c'est le paradis ! Autre belle surprise, sur un marché d'antiquaires nous avons pu trouver un vendeur de cartes anciennes, autant vous dire que nous avons fait une véritable razzia. Bref c'est le printemps et ça fait le plus grand bien. Vivement les sorties en forêt.

DSC01759

lundi 21 mars 2016

Le parc de la Tête d'Or au fil des saisons.

DSC00012

 Je me souviens toujours avec plaisir de notre première sortie et découverte du jardin botanique de la Tête d'Or de Lyon (jardin au quel j'ai pu consacrer l'un de mes articles les plus complets du blog ICI). En février nous sommes retournés au parc pour en découvrir une nouvelle facette, toute aussi plaisante et à la quelle j'ai dédié une petite vidéo ICI. Je vais finir par ouvrir une rubrique propre à la ville lumière tant nous y sommes attachés.

 

Ballet musicale.

Voilà une belle chorale. Les cygnes tuberculés (Cygnus olor) se font discrets à côté du tintamarre provoqué par les turbulantes oies cendrées (Anser anser). Cet hiver, on a peu en voir plus d'une centaine se promener nonchalamment sur les pelouses du parc peu fréquenté à cause la pluie et du froid. Tout incident est l'occasion pour elles de donner de la voix et les chamailleries pour de la nourriture sont nombreuses.

PA170376 PA170373

Voilà un paisible couple de cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui va bientôt s'apprêter à couver.

DSC00516

L'appétit et la curiosité des oies cendrées (Anser anser) est sans limite, leur hardiesse aussi.

DSC00022 DSC00028

PA170391

 

Les saules (Salix sp.).

Ce genre compte pas moins de 360 espèces. Dans ce cas il devient vient difficile de faire la distinction entre une espèce et une autre quand on se trouve dans un jardin botanique qui comporte des plantes originaires des quatre coins du monde. Les parties reproductives de l'arbuste qui sont des fleurs se nomme des chatons. Les pollens sont déplacés par le vent, on dit alors que la reproduction est faite par une pollénisation anémophile.

DSC00206 DSC00214

DSC00219 - Copie

Ce saule (Salix sp.) commence à donner des chatons. Bientôt ils se couvriront de pollen jaune.

DSC00215 DSC00207

 

Les prunus et leur histoire.

Les prunus un sous grande de la vaste famille botanique des rosacées et chez qui ont trouve plus de 200 espèces. On les reconnaît à leurs fleurs blanches ou roses à 5 pétales. Ce sont pratiquement toujours des arbres fruitiers. Parmi les plus connus il y a le cerisier, le prunier, l'abricotier ou encore l'amandier.

DSC00138 DSC00140

DSC00142 DSC00147 - Copie

 

Le daim européen (Dama dama).

En faisant quelques recherches sur le daim, j'ai découvert avec beaucoup de surprise qu'à l'origine il vivait de manière naturelle dans le sud-est de la France (départements du pourtour méditerranéen). On le trouvait ainsi jusqu'en Turquie. Aujourd'hui on le rencontre dans notre pays plus que dans les parcs et jardins où il fait figure d'espèce ornementale. Voilà de quoi se mettre à rêver de grandes hardes de daims tachetés dans nos forêts.

PA170443 PA170451

Contrairement à la plupart des cervidés, les daims adultes gardent leurs tâches sur leur pelage.

DSC00513 DSC00514

DSC00515 - Copie

Après 8 mois de gestation, il n'est pas rare que la daine mettent au monde deux faons.

PA170431 PA170436

 

La lobulaire maritime (Lobularia maritima). 

Elle dégage une délicieuse odeur de miel. Petite et vivace, elle attire par sa floraison abondante les insectes pollinisateurs. On dit alors d'elle qu'elle est mellifère. D'ordinaire présente dans les dunes et les rochers, elle est de plus en plus utilisée dans les jardins comme couvre sol pour son odeur et ses jolies fleurs blanches. 

DSC00292

 

L'hellébore orientale (Helleborus orientalis).

Elle est à l'origine d'un nombre incroyable d'espèces horticoles et d'hybrides issues de cette belle fleur appelée également rose de Carême. Pourtant elle n'a rien de la famille des rosacées mais de celle des renonculacées. Ce nom erroné est dû à la grande passion que l'on vouait (et que l'on vous toujours) aux roses, au point de donner ce nom à d'autres fleurs à fort potentiel esthétique. Elle s'en différencie par sa morphologie et sa toxicité.

DSC00544 DSC00545

DSC00548

C'est une plante rustique qui peut résister au gel et aux très basses températures, jsuqu'à - 19°C.

DSC00546 DSC00547

 

Vive le printemps.

Je ne vous apprends rien en écrivant que c'est la toute première saison de l'année et pourtant, en fonction des régions du monde ce n'est pas forcement le cas. Pour ceux  qui connaissent la mousson, il n'existe tout simplement pas. Pour d'autres c'est une saison importante liée à la fécondité et à la vie. De nombreuses festivités sont alors organisées pour rendre hommage aux divinités et au Saints pour s'attirer leurs grâces.

DSC00230

DSC00231 - Copie

 

Les dahlias (Dahlia).

Ce sont des plantes originaires d'Amérique centrale. Elles sont très prisées et on en compte un grand nombre d'espèces. Ils servaient de nourriture pour le bétail des Aztèques, comme plante médicinale et comme plantes ornementales pour décorer leurs cités. Il faudra attendre la fin du 18eme siècle pour voir ces plantes prendre leur nom de dahlias et fleurir sur le sol européen. Depuis on en compte des centaines de variétés. 

PA170413 PA170414

PA170412

C'est une plante fragile qui ne supporte pas le gel et qui demande un certain nombre de soins.

PA170416 PA170417

 

Le cyclamen du Caucase (Cyclamen coum subsp. coum). 

Il est originaire des pays du sud-est de l'Europe. Comme pour les autres plantes présentées, on trouve une grande variété de sous-espèces, de variétés et d'hybrides de cette fleur. Sa floraison est plutôt hivernale et peut se prolonger sur le printemps. Le mieux est de l'installer dans une terre riche et plutôt bien ombragée.

DSC00272

 

Le flamant rose (Phoenicopterus roseus).

 C'est le flamant le plus commun. Il vit en très grands groupes comportant parfois plusieurs milliers d'individus. De petites populations restent à l'année en Europe mais la plupart des oiseaux migrent vers l'Afrique pour  nicher. Ils tiennent leur couleur rose des microalgues et des microscrustacés qu'ils consomment grâce à leur bec atypique crochu, large et pourvu d'une sorte de filtre. Avec un tel physique, il est bien difficile de le confondre.

PA170305

DSC00534

 

L’émeu d’Australie (Dromaius novaehollandiae).

C'est le deuxième plus gros émeu au monde et le dernier représentant de sa famille, les autres espèces étant éteintes. Tout comme l'autruche, il est élevé pour ses plumes et sa viande. Ainsi en Australie il n'y a rien d'extraordinaire à manger un blanc d'émeu, pas plus qu'il est incroyable pour un saoudien de manger un steack de chameau ou pour un lapon de se faire un pavé de renne, tout est une question de culture.

DSC00522

 

Le jardin botanique.

C'est notre endroit favoris dans le parc. Pour le moment il est encore peu fleurit mais il sera au top de sa forme aux alentours de la fin avril et au début mai. Pour ceux qui veulent se familiariser avec les différentes espèces de plantes sauvages indigènes à notre territoire et à leurs fleurs, c'est ce qu'il y a de mieux. Ainsi il est possible de comparer directement sur les plantes tout en sous les yeux les noms des espèces observées.

DSC00558 DSC00559

DSC00573

DSC00574 DSC00564 - Copie

 

Au bord de l'eau.

Il ya bien des choses à voir : des oies, des cygnes, des foulques, des poules d'eau ou encore des canards mais aussi des tortues qui se la dore tranquillement au soleil. Et puis il y a les arbres. Grands, beaux et majestueux, ils en imposent par leur stature. Ces photos datent de cet automne. Il s'agît de cyprès chauves (Taxodium distichum) et de tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera) aux fleurs magnifiques et énormes.

PA170379 PA170397

PA170398

PA170394 PA170392

 

Les grandes serres. 

Pas de grand reportage photo sur les serres cette fois-ci. En effet elles ont déjà eu leur moment de lumière sur le blog. Et pourtant, il y a encore bien à dire. Elles abrite toute une variété de plantes exotiques, cela va de la minuscule orchidée à l'immense palmier en passant par toute une déclinaison de plantes originaires des quarte coins du monde. La serre des plantes originaires de Madagascar est la plus saisissante à mon goût.

PA170467 PA170468

 

La capilaire (Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens).

Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens : c'est un bien long nom scientifique que porte la capillaire. Son nom vernaculaire fait référence à la croyance populaire erronée (et issue de la théorie des signatures) selon la quelle cette petite fougère aurait le pouvoir de faire repousser les cheveux et de lutter contre la calvitie

DSC00337

 

Le mot de la fin.

Voilà un pot pourri de nos dernières sorties au parc de la Tête d'Or (d'octobre à février) et, qui je le crois ma foi, symbolise assez bien le printemps avec les fleurs roses et les quelques oiseaux que vous pouvez voir dans cet article (et la vidéo). À venir en complément, d'ici un ou deux jours maximum, un petit billet sur la magie des halles Paul Bocuse, un endroit où la ripaille, la gastronomie et les arts de bouche sont mis en avant. 

DSC00195 DSC00182

lundi 13 avril 2015

Sortie en forêt 53.

P3310017

 Les beaux jours apportent leur lot de fleurs et de champignons. Dans les trois prochaines sorties à paraître sur les blogs, les morilles auront une place de choix. En attendant c'est les pézizes veinées (Disciostis venosa) qui ont la part belle. Peu réputées, ce sont pourtant d'excellents champignons qui appartiennent à la famille de Morchella. Il faut les cuire pour enlever leur toxicité et leur odeur qui pour certains les rendent peu appétissants.

P3310164 P3310053

P3310169 P3310166

 La violette hérissée (Viola hirta) est une plante à fleur de la famille des violacées qui fleurit de mars à mai. Courante on la rencontre dans les zones basophiles, dans les clairières, les bois, les lisières et pelouses naturelles. Comme la plupart des violettes, elle est comestible et entre dans la composition de liqueurs.

P3310143

 Une jolie araignée s'est installé dans le coeur d'un colchique d'automne (Colchicum autumnale) qui sont en feuilles. On le confond souvent à ce stade avec les orchidées en rosettes. C'est une plante très toxique avec la quelle l'ail des ours est parfois confondue ce qui entraîne des conséquences funestes.

P3310063 P3310060

P3310057 P3310059

 Le coucou ou primevère officinale (Primula veris) est une primevère aux propriétés médicinales importantes, en particulier pour son aspect expectorant. On utilise ses fleurs séchées en infusion. Celle-ci ce tinte d'un jolie couleur jaune et prend un goût parfumé. On peut l'agrémenter de fleurs de lamiers maculés (Lamium maculatum).

P3310024

 La clématite des haies (Clematis vitalba L) est une plante bien connue des campagnes. Fumée par les enfants comme dans "La gloire de mon père", elle était utilisée au Moyen Âge part les mendiants quis'ne frottaient le corps pour provoquer des ulcérations sur leur peau est inspirer la pitié aux passants.

P3310094 P3310095

P3310096 P3310098

 La schizophylle commun (Schizophyllum commune) est un champignon de bois appartenant à l'ordre des Basidiomycètes.Trop coriace pour être consommé, on le trouve seul ou en troupe sur les troncs et les branches tombées au sol. On le reconnaît également à la moisissure qu'il développe.

P3310238

 L'herbe verte des champs plaît aux ânes. C'est la meilleure car tendre et pleine de minéraux. Certains fromages de montagne ne sont produits qu'avec se type de fourrage pour le goût et la texture qu'ils apportent au lait qui finira à la laiterie. On peut citer par exemple le Chartreuse, un gruyère produit en Savoie pas loin d'ici.

P3310189 P3310190

P3310286 P3310287

 Voila des trametes rougissantes (Daedaleopsis confragosa) qui se présentent parfois délavées, signe que la fructification du mycélium est sur la fin. D'ordinaire rouges sang, même quand on les brise en deux, les ont prit sous l'effet des nombreuses pluies et du ruisseau tout proche des teintes pastelles.

P3310069

 L'auriculaire mésentrique (Auricularia mesenterica) forme des fructifications étalées sur les troncs morts des feuillus. Très actif, c'est un des champignons essentiels pour que la forêt assimile les arbres morts au profit des plantes présentent ou en devenir. Non commestible il est proche parent de l'oreille de Judas. 

P3310089 P3310078

P3310088 P3310082

L'oreille de Judas (Hirneola auricula-judae) tiens son nom de l'arbre sur la quelle on le trouve le plus, le sureau, arbuste au quel Judas se serait pendu et à sa forme particulière. Version européenne du champignon noir chinois, il se ramasse facilement et se consomme de la même manière. Depuis peu je trouve des champignons qui poussent dans les trous fait par les pics en recherche de verres... peut être que les oiseaux sont des agents véhiculeurs du champignon... à creuser.  

P3310052

 Le panier reste vide et malgré les quelques sorties faites, le beau temps et le manque de pluie met
en péril la saison des morilles. Espérons que quelques goûtes de pluies changeront cela.

P3310146 P3310148

P3310178 P3310181

L'hellébore fétide (Helleborus foetidus L.) est une plantes aux propriétés cardio-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour soigner les troubles du cerveau mais sa grande dangerosité a fait arrêter tout emploie de celle-ci. En effet, non seulement le rhizome au contact de la peau la fait rougir, mais les fleurs, tiges et feuilles contiennent un très violent poison qui provoques des vertiges, des vomissements spasmodiques etarfois la mort. 

P3310135

  L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) est en bouton. C'est une plante toxique qui est purgative aussi bien chez l'homme que le bétail quand elle est mêlée en trop grand nombre au foin. C'est une bonne plante mellifère qui figure parmi les premières plantes butinées par les abeilles quand le soleil apparaît.

P3310113 P3310116

P3310117 P3310118

 Un bien beau champignon en court d'identification (impossible de trouver de l'info à son sujet).

P3310106

 Voilà une araignée pro du camouflage. Adaptée à son milieu, elle chasse les insectes et petits invertébrés qui vivent sur le bois mort (comme c'est le cas sur ce vieux tronc de noyer) à l'affût et non pas avec une toile. Mais c'est avant tout pour se protéger des prédateurs comme les oiseaux qu'elle aborde ces couleurs.

1P3310277 2P3310278

3P3310291 4P3310294

1 et 2 : Inconnu au bataillon.
3 et 4Inconnu au bataillon.

P3310267