samedi 22 août 2020

Interlude : le Vallon de l'Yzeron.

DSCN4483La saison d'animation a été bien étrange. Elle n'a ni véritablement commencé, ni véritablement fini. Hormis quelques animations avec le grand public après le confinement, mon travail a été avant tout un travail de bureau. Pendant ce temps, le vallon de l'Yzeron est resté bien vide, la myriade d'écoliers habitués à l'arpenter à travers les animations nature du territoire étant restés confinés chez eux. L'herbe a poussé, les oiseaux ont pu faire leur nid sans mal. Rien mieux pour faire avec mes collègues, la commune et la communauté de commune l'état des lieux, les écoles étant fermées. Un sentier d'inteprétation permet de découvrir cet Espace Naturel Sensible (ENS). Entre clairière, forêt et rivière, la biodiversité riche et variée permet de s'initier en douceur à l'observation animale. Pour les aventuries, il est possible de demander aux mairies de se territoire un sac de jeux interragissant avec les éléments du vallon pour encore mieux découvrir le site. De quoi occuper toute la famille pour la fin de l'été.

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Le sentier commence par une invitation au voyage. Pierres et sentiers se parent de mots doux. Nous sommes là pour vérifier si le temps et les intenpéries ne les ont pas trop abîmé, et si oui, lesquels manquent pour pouvoir revenir dans l'été les tracer au pochoir et au pinceau. Il serait dommage que les promeneurs cherchant le trésor de la rivière ne trouvent pas les indices permettant de les mener à leur but.

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Des indélicats ont brisé bon nombre de galets et on même tordu le rail qui permet d'écrire des phrases avec. D'autre ont vu leurs mots s'effacer par frottement ou noircis par les flammes des feux dont ils ont délimité le foyer. Notre travail sur place : inventorier les galets abîmés à partir d'une liste, vérifier que la phrase indice est toujours présente et estimer le temps nécessaire pour réécrir toutes les indications manquantes.

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Au bout du périple, une mare aménagée attend les visiteurs. Les brarrières de bois seront sous peu retirées. Installées pour laisser le temps à la flore de s'installer en la protégeant du piétinement, elles semblent avoir remplis leur mission. Grenouilles, libellules et limnées (des escargots aquatiques) semblent y avoir élu domicile bien que le niveau d'eau soit inquiétement bas, comme bien dans d'autres zones humides du secteur.

DSCN4489Pour preuve du foisonnement de vie du secteur, un héron cendré (Ardea cinerea) passe au dessus de nos têtes. Nous nous arrêtons un instant pour le contempler. Peut être que la mare fait partie de son territoire de chasse, à moins qu'il ne soit question pour lui de traquer les écrevisses américaines et les petits poissons qui trouvent refuges dans les nappes bras morts et frais de la rivière Yzeron. Pour s'en assurer, il faudra revenir en affût.

Les animaux sauvages sont nombreux à vivre ici : salamandres tâcheté (Salamandra salamandra), bondrée apivore (Pernis apivorus) ou pic épeiche (Dendrocopos major), il n'est pas difficile de faire de belles observation et le sentier est là pour nous le rappeler. L'automne sera pour nous l'occasion d'y retourner pour ramasser quelques champignons qui dans se type de boisement s'annoncent être abondant, une belle siason en vue.

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samedi 11 janvier 2020

Sortie dans les marais 18 : retour en Dombe.

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Nous revoilà une fois de plus dans l'Ain, et plus particulièrement dans la Dombe, à moins d'une heure de chez nous. La plupart des oiseaux inféodés à l'eau et migrateurs sont partis, à l'instar de la cigogne noire qui a fait battre si fort notre coeur il y a quelques semaines lors d'une rencontre fantastique. Mieux encore, les busards sont toujours aussi présents et nous en observons un bon nombre pour notre plus grand bonheur, non sans avoir une pensée triste pour ces oiseaux qui ont souffert cette année encore dans le Rhône du manque de nourriture entraîné par la sécheresse. La nidification s'est avérée catastrophique et sans l'effort d'un groupe de passionnés pour suivre la nidification, il est fort à parier qu'il n'en resterait pratiquement plus dans le département à l'heure où j'écris ses lignes. Au premier plan de l'étang éphémère où se masse tous les canards fuyants les fusils et trouvant refuge sur cette zone protégée, les tiges sèches de cardères sauvages (Dipsacus fullonum) rappellent que l'automne s'est durablement installé.

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À vrai dire, tous les migrateurs ne sont pas vraiment partis. Quelques cigognes blanches (Ciconia ciconia) restent fidèles à la Dombe, fidélité entretenue par l'évolution des températures, la proximité du parc des oiseaux où certains individus faibles trouvent refuges et par l'abondance de nourriture dans les étangs qui ne gèlent que très rarement.

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Trois individus tournent dans les airs, tirent profit des courants thermiques. Ce sont des planeurs que l'on observent que rarement battre des ailes pour faire de longues distances. Ne s'élevant pas haut dans le ciel, il a fort à parier qu'elles sont à la recherche d'une aire de nourrissage propice à répondre à leurs appétits et surtout à leur régime alimentaire. Celui-ci se compose d'animaux aquatiques tels que des grenouilles, des escargots, des mollusques, de petits poissons mais aussi des insectes des prairies comme les criquets voire des petits mammifères comme des campagnols et des mulots mais aussi des reptiles tels des lézards et des couleuvres.

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Dans les saules qui nous servent de cachette, les passereaux se font la guerre. Courses poursuites et acrobaties dantesques, ce sont là quelques unes des techniques utilisées par les oiseaux pour s'assurer la suprématie sur les rares sources de nourriture, à savoir les bourgeons et les rares insectes présents. Parmi les espèces observée, on peu citer la mésange bleue (Cyanistes caeruleus), connue pour être une féroce compétitrice.

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Soudain, tous le monde quitte le marais effarouchés. Le responsable ? Le busard des roseaux (Circus aeruginosus) qui survole les sarcelles et les canards pilets à la recherche d'un repas. S'il est considéré comme commun, il est reste très localisé, en raison de son habitat qui se raréfie. Côté régime alimentaire, il cible les oiseaux jeunes, malades ou affaiblis en particulier en cette période de l'année difficile pour l'avifaune. 

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À la tombée de la nuit, les busards des roseaux se réunissent en sécurité dans le même dortoir. Celui-ci se trouve le plus souvent dans la rosselière d'un marais, plus rarement dans une forêt alluviale au bord d'un lac, d'une rivière ou d'un fleuve. Ce sont des oiseaux au vol rapide, plus de 50 km/heure, planant au ras de la végétation et piquant brusquement dès qu'ils détectent leur proie. Outre les oiseaux aquatiques, ils peuvent aussi se saisir d'amphibiens, de petits mammifères, d'insectes, de reptiles ou encore d'oeufs. Cette diversification de leur alimentation leur permet de faire face aux épisodes de sécheresse qui deviennent récurrents ces dernières années et qui expliquent son déclin avec l'urbanisation galopante, l'écobuage des friches et la chasse. Fait étonnant, ce busard est connu pour se saisir des proies toujours avec la patte gauche.

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Un autre rapace s'est installé dans le secteur. Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est un animal ubiquiste, c'est à dire capable de s'adapter à une grande variété de milieux. Celui-ci, un mâle, fait du surplace pour attraper l'une de ses proies favorites, le campagnol. Cette technique de chasse est parfois nommée le " vol en Saint Esprit"/ Energivore, elle permet à l'oiseau de repérer sa proie sans avoir besoin de poste d'affût. On la retrouve chez d'autres rapaces comme la buse ou la bondrée apivore mais reste plus rarement employée.

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Casse-croûte au bord de la route. La faim nous tenaille. Nous nous posons face aux éttends, toujours cachés par une haie de saules et d'aulnes afin de ne pas faire prendre la fuite. Là encore nous ne sommes pas seuls. Dans les arbres, de nombreux passereaux s'agitent dans les branches.

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Parmi eux, le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula), dont la gorge est plus orangée que rouge. Deux individus se mènent une guerre sans relâche sous nos yeux. Hors période de reproduction, mâles comme femelles sont extrêmement territoriaux et se poursuivent en poussant de nombreux cris. À cette période de l'année, ce sont avant tout des oiseaux issus du nord de l'Europe que l'on observe, ceux présents l'été et les jeunes préfèrent descendre du côté de l'Espagne pour passer l'hiver. On peut ainsi au fil de l'année, voir passer jusqu'à 4 ou 5 rouge-gorges différents dans son jardin sans jamais s'en apercevoir.

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Quelques gouttes de pluie, le retour du busard des roseaux, deux voitures arrêtées sur le bas côté à quelques mettre des oiseaux ... il n'en faut pas plus pour que la plupart des canards mettent les voiles et partent à 200 mètres de là, sur un autre étang protégé un peu plus les oiseaux des curieux. Seul alors le train brise leur quiétude pendant un bref instant. Nous ne nous éternisons pas, un autre spot attirant toute notre convoitise à cette heure.

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Nous arrivons au grand étang. Seulement voilà, il est à sec. Nous n'observons alors qu'un petit ruisseau qui traverse l'étandu de bout. Cela ne déplaît pas pour autant aux oiseaux, et bien que nous ne croisons pas de limicoles, nous sommes heureux de voir cachés dans notre observatoire quelques oies sauvages. Il s'agit d'oies cendrées (Anser anser), ancêtre de certaines de nos oiseaux domestiques. Cependant elles sont surtout connues pour sa chasse polémique et les nombreuses démarches de la fédération française de chasse qui demande l'autorisation par dérogation de pouvoir tirer ces animaux en dehors des dates imposées, à savoir pendant la période de migration de ces oies, quand elles retournent affaiblis et fragiles dans le grand Nord. Une hécatombe annoncée pour leur population européenne qui, pour le moment, est déjouée par des défenseurs tenaces de l'environnement et de la biodiversité et par le soutient des instances européennes.

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Les grands échassiers sont de la partie. Les hérons cendrés (Ardea cinerea) sont nombreux à profiter des poissons pris au piège dans ce faible cours d'eau, accompagnés de grands cormoran (Phalacrocorax carbo), leur pêche semble bonne. Leurs pattes hautes leurs permettent de remuer la vase afin de faire fuir les poissons et de les attraper avec leur bec en forme de dague. Ils les utilisent aussi comme véritable tour de guet.

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La grande aigrette (Adrea alba) est aussi de la partie. C'esr un oiseau pouvant atteindre pas moins de d'un mètre dix de haut et ayant un régime alimentaire similaire à celui des autres grands hérons : poissons, grenouilles, insectes, rougeurs et petits reptiles y figurent.

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Très cosmopolite, on peut la confondre sous nos latitudes avec l'aigrette garzette (Egretta garzetta), plus petite et au bec noir. La grande aigrette aime les zones humides pour peu qu'elle y trouve des arbres où elle peut reposer et nicher à l'abri des prédateurs car bien que grande, elle ne fait pas le poid face à un hiboux grand duc (Bubo bubo) ou à un renard roux (Vulupes vulupes) déterminé. Au compteur, elle ne cumule que 1 à 1,5 kilo pour les plus gros individus, autant dire qu'il n'y a pas de quoi effrayer les carnassiers du coin. Ses effectifs sont stables mais restent menacés par l'activité humaine, en particulier l'asséchement et l'exploitation agricole des zones humides ainsi que les installations de loisirs en bord de lac et de rivière.

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Que serait une sortie sans champignons ? Nous voilà les mains dans l'herbe à récolter quelques marasmes des Oréades (Marasmius oreades) appelés aussi mousserons ou faux-mousserons. Les Oréades sont des nymphes des montagnes et des grottes nées de la mortelle Niobé et du Titan Hécatéros. Les marasmes sont une famille de champignons dont le nom du latin Marasmos "désséchement" pour leurs capacité à sécher naturellement.

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Sur notre chemin, nous tombons sur de grands alignements de clitocybes géotropes (Clitocybe geotropa) un champignon de belle taille et comestible à la saveur peut prononcée. Nous en récoltons quelques jeunes exemplaires pour le repas du soir qu is'annonce somptueux.

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On rejette son pied fibreux au profit de son large chapeau. Indicateur d'un sol calcaire et légèrement humide, il se plaît sous les feuillus où il n'est pas rare de le voir pousser en rond de sorcières. Bien qu'il soit commun, il ne se cueille que pendant une courte durée, d'octobre à mi-décembre faisant ainsi de lui l'un des champignons les plus tardifs que l'on peut retrouver dans une poêlée forestière. Si son parfum marqué voire fétide pour certains, il reste bien apprécié du côte du sud-ouest et dans certains pays de l'est de l'Europe. Pour notre part, nous avons apprécié cette récolte en omelette puis en civet végétarien.

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Les mammifères ne sont pas en reste. Nous assistons à une houleuse dispute de ragondins (Myocastor coypus). ┴ peine avons nous le temps de prendre l'appareil photo que le plus petit, vaincu, file à toute allure la queue entre les jambes. En parlant de fuite, non loin de-là, nous croisons un chevreuil (Capreolus capreolus). Discret comme une ombre, sa présence ne nous est indiquée que par un coup de feu, par les cris d'une meute de chien au loin et par sa sihouette se glissant dans la végétation d'une petite île d'un lac privé aux eaux peu profondes.

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Retour sur la métropole lyonnaise. Un groupe de cygnes semble prendre le même chemin que nous. Graciles, le battement de leurs ailes actionnent leur cage thoracique,  leur faisant échapper un râle sonore dans leur envolée. La chasse, la pluie et les journées de travail bien remplis, nous ne retournerons sans doute qu'à l'hiver dans la Dombe pour observer les canards hivernants cherchant un peu de réconfort et de nourriture dans les étangs.

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vendredi 16 août 2019

Sortie en campagne 12.

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Escapade sur l'ENS (Espace Naturel Sensible) de Montagny, à la recherche des reptiles et des rapaces. Il fait chaud, trop chaud, le soleil nous brûle la couenne et nous nous précipitons sous le peu d'ombre que nous trouvons. Pas un promeneur, nous sommes seuls pour chercher les animaux et les fleurs du bocage. L'objectif de la journée est de mettre la main sur quelques unes des espèces remarquables et emblématiques du site. Déjà nous sommes chanceux en croisant notre tout premier gobe-mouche gris (Muscicapa striata) et un très gros ragondin (Myocastor coypus), signe que nous ne sommes pas seuls à arpenter les sentiers et les haies champêtres. De grandes formations rocheuses ponctues ça et là le paysage, ce sont tout autant de refuges pour les animaux en mal de fraîcheur. Cependant elles ont bien d'autre fonctions pour ces derniers.

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Sous un gros bloc de pierre, se trouve une oothèque, une ponte de mante religieuse (Mantis religiosa) semblable à un panier d'osier dans lequel la mante aurait déposé ses oeufs. Redoutable prédatrice, on l'a dit ravisseuse en raison de ses pattes avant repliées sur elles-mêmes et que l'insecte déploie pour saisir dans leur course les rampants et autres abeilles, mouches et papillons ayant l'imprudence de passer un peu trop près d'elle.

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L'orchis bouffon (Anacamtpis morio) peuple les prairies humides de Montagny. Cette orchidée y est protégée et se plaît dans les champs de fauche où souvent, elle passe à trépas avant d'avoir pu mener à maturité ses graines. Cependant on ne saurait trop vite blâmer l'agriculteur qui travaille sa parcelle, cette action maintenant le milieu pauvre en limitant l'ajout de matière organique dans le sol, chose essentiel pour notre orchidée qui ce fait absente dans des milieux trop riches même si elle semble tolérante sur certains substrats amendés.

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Pas de serpents en vue hélas, mais un oeuf caché dans les hautes herbes ! Suspecté d'être celui d'une couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus), une espèce appréciant les broussailles et les zones ensoleillées, ce qui correspond tout à fait à là où nous nous trouvons.

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Le couleuvreau à fendu la membrane souple de son oeuf et a pu ainsi débuter sa vie de serpent. C'est un animal fascinant, pas venimeux pour un sous mais gourmand qui se nourrie en premier lieu de lézards mais qui ajoute également à la carte de son menu des oisillons, des poissons, des amphibiens, des rongeurs et d'autres serpents qu'elle va avaler d'un coup d'un seul, à l'exeption des plus grosses proies qu'elle tue par constriction. Intégralement protégée, elle souffre aujourd'hui encore de la méconnaissance dont elle fait l'objet et fini parfois sous les coups d'un balai ou d'un bâton. Le trafic routier, l'agriculture intensive et l'urbanisation sont bien d'autres facteurs impactant cette espèce qui semble malgré tout réussir à se maintenir tant bien que mal, en particulier à proximité des zones humides car, outre le fait d'être discrète, la belle est une excellente nageuse.

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Méfiance, les tiques (Ixodida) sont particulièrement actives cette année. Chaussures hautes, grandes chaussettes et bas de pantalons fermés, ce ne sont là que quelques uns des recours pour limiter les piqûres. Véhiculant de terribles maladies comme celle de Lyme, un mal encore mal détecté et mal connue, nous traquons chaque centimètre de notre peau quand nous revenons de sortie. Ici il s'agirait d'une tique du sanglier.

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Le lézard des murailles (Podarcis muralis) peut lui aussi être victime des tiques et il n'est pas rare d'en découvrir 5 ou 6 sur un même individu. Ici il s'agit d'un beau mâle en apparat de séduction, reconnaissable à son ventre orange, signe de sa bonne santé.

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Confortablement installé sur son rocher, il défend ardemment son territoire, ne supportant la présence de concurrents convoitant la même partenaire. Le reste du temps, il s'adonne à la chasse d'araignées, de criquets, de vers et de mouches, le rendant fort utile pour tout jardinier ayant pris le soin d'installer dans son jardin un muret en pierres sèches. Ces principaux prédateurs naturels sont les couleuvres et les oiseaux tel le circaète Jean-le-blanc  (Circaetus gallicus). En milieu urbain et dans les zones rurales habitées densément, les chats domestiques sont la principale cause de mortalité des lézards des murailles.

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Le genêt à balais (Cytisus scoparius) est un arbuste à l'éblouissante floraison jaune. Il tient son nom de son utilisation ancestrale comme balais pour nettoyer les sols de terre battue. Il était alors vu comme un outil de magie noire, celui des sorcières en opposition au balais de bouleau blanc sur lequel ces dernières ne pourraient monter pour se rendre au sabbat. Toxique et abortif, sa mauvaise réputation pourrait venir de ces deux propriétés.

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Dans les bordures, au pied des haies, milles trésors s'animent. Un nid de guêpe sur une ronce commune, les fleurs d'une grande berce, un bouquet de renoncules ... voilà de quoi faire briller les yeux de bien des amoureux de la nature. La saison est idéal pour s'adonner à l'ornithologie et à la botanique, car tout dans le printemps invite à la découverte : l'herbe est encore verte, les oiseaux chantent dans les arbres et les insectes butinent gaiement.

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L'Aurore (Anthocharis cardamines) est un très beau papillon inféodé à la cardamine des près (Cardamine pratensis), plante sur laquelle les deux individus s'accouplant se trouvent. Pour différencier le mâle de la femelle rien de plus simple, ce dernier est le seul à porter sur le dessus de sa première paire d'ailes deux grandes tâches orangées. Non sélective, la chenille peut tout aussi bien se nourrir de cardamine que d'alliaire (Alliaria petiolata).

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La stellaire holostée (Stellaria holostea) adore les talus où elle peut y former de grands tapis blancs. Grêle, ses tiges évoquent des articulations, d'où son utilisation dans la théorie des signatures pour soigner les problèmes osseux. La médecine et la science ont depuis exclue cette espèce des soins, sa ressemblance n'allant pas au-delà de la forme. On lui donne aussi le nom de langue d'oiseau en raison de ses longues feuilles.

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Le lièvre d'Europe (Lepus europaeus) et le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) cohabitent joyeusement à Montagny, bien qu'ils ne partagent pas exactement la même écologie. Le lièvre aime les steppes, un milieux pratiquement disparue France. Il se rabat de ce fait sur d'autres milieux ouverts comme les prairies et les champs cultivés.

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Le lapin pour sa part aime les talus sur les terrains secs à la terre meuble, bordés de haies touffues, talus dans lesquels il creuse son terrier qu'il tapisse d'herbes sèches. En fonction de la saison et des bonnes conditions, jusqu'à 12 petits peuvent y voir le jour et cela, 3 à 5 fois dans l'année. Discret, il a bien manqué de disparaître suite à l'introduction en différents points de la myxomatose en 1952, fruit de l'intiative personnelle d'un médecin soutenue par la suite par les instances de l'Etat, et conduisant à la mort en trois ans de 95 à 98 % de ses effectifs. Aujourd'hui le lapin de garenne a bien du mal à s'en remettre et les réintroductions n'étant que peu fructueuses à l'heure actuelle.

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Un lapin ? Non, un ragondin (Myocastor coypus! Dodu, ce gros mâle remonte un petit ruisseau traversant un champ. Le ragondin n'est pas une espèce originaire de chez nous. Américain, il est arrivé en France par la mise en place de fermes à fourrures. Certains individus dégourdis réussirent à s'échapper et s'installèrent chez nous. Sa présence fait débat. Piégé pour les dégâts qu'il occasionne, certaines études tendraient à montrer que son impact est limité quand d'autres le pointe comme une des causes du déclin des berges et de la faune y étant associée.

Fin de la marche, aujourd'hui nous avons trouvé bien des trésors ! J'aime ces sorties qui se font dans la douceur de l'après-midi, quand la chaleur n'est pas encore trop vive et que les animaux pointent sans mal le bout de leur museau à la proche du soir. Les oiseaux chantent à plein poumons, pressés de se reproduire et les lézards se dorent sur les pierres des vieux murets bordant les chemins de campagne que nous empruntons. Le paradis.

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dimanche 9 avril 2017

Les conifères du parc de la tête d'or.

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Depuis que nous habitons dans le sud de Lyon, nous n'avons plus vraiment l'occasion de partir en nature hormis le week-end (et encore !). Heureusement nous ne sommes pas très loin du parc de la Tête d'Or. Comme vous avez pu le voir, plusieurs articles et vidéos lui sont dédiés sur le blog. Aujourd'hui je vous propose de découvrir quelques unes des espèces de conifères que l'on peut rencontrer dans ce parc de ville de 117 ha.

 

Le sapin blanc (Abies alba).

On le reconnaît aux deux rangées de stomates blancs que l'on peut voir sur le revers de ses aiguilles. Ceux-ci permettent à l'arbre de faire des échanges avec l'atmosphère, notamment en retenant ou libérant de l'eau (évapotranspiration) quand il fait trop chaud. Des bourgeons on tire des liqueurs typiques des montagnes.

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Le pin pleureur de l'Himalaya (Pinus wallichiana).

 C'est un bel arbre qui peut atteindre plus de 45 mètres de haut. On le reconnaît à ses très longues aiguilles qui mesurent 10 à 20 cm de long et qui sont regroupées par 5. Typique des montagnes du continent asiatique (jusqu'à 3000 mètres), cela fait moins de 200 ans qu'on peut le trouver dans les parcs et jardins de France.

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Le pin maritime (Pinus pinaster).

Originaire du sud du bassin méditerranéen, on le trouve un peu partout en France, en particulier sur la côte atlantique où il est cultivé pour sa croissance rapide. On le reconnaît généralement à ses cônes et à son écorce qui forme de grandes plaques rouges ou grises selon son âge. Il peut vivre plus de 500 ans.

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Le pin noir d'Autriche (Pinus nigra).

C'est un conifère très résistant à la sécheresse qui présente des aiguilles longues réunies par deux et des cônes assez petites (souvent moins de 10 cm). Résistantégalement à la neige, il se plaît en montagne et dans les zones arides pourtour méditerranéen. Il a besoin de beaucoup de soleil pour se développer.

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Le pin du Paraná (Araucaria angustifolia).

Cousin du désepoir des singes, il s'en distingue par ses aiguilles bien plus fines. Originaire d'Amérique du Sud et en particulier du Brésil et d'Argentine, il est aujourd'hui en voie d'extinction, l'exploitation de son bois de bonne qualité lui ayant été fatal. Ses graines sont comestibles et ont été pour certaines ethnies leur nourriture de base.

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L'auracaria du Chili (Araucaria araucana).

 Appelé aussi désespoir des singes, il est plus montagnard que l'araucaria augustifolia. C'est un arbre pouvant atteindre de grandes dimensions mais également dépasser les 1000 ans. Certains spécimens auraient même plus de 2000 ans. Son écorce est très reconnaissable, en particulier chez les vieux spécimens où elle forme des losanges tout du long du tronc. Ses cônes femelles forment une grosse masse entourée d'aiguilles fines.

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Le sapin d'Andalousie (Abies pinsapo).

 C'est un conifère que j'ai découvert il y a peu de temps et que j'adore. Ses aiguilles sont souvent bleutées (cultivar "Glauca"), légèrement striées et assez fines bien que robustes. On le rencontre dans son milieu naturel en Espagne et dans le Nord du Maroc (on fait  la distinction entre la sous-espèce espagnole et la marocaine).

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Quelques oiseaux du parc.

 Hormis ceux de la fosse africaine ou des volières, on peut admirer quelques oiseaux indigènes de nos contrées. Ce sont ceux que je préfère. Ils font parti de ce que l'on nome la "nature ordinaire". Pourtant quand on prend le temps de les regarder avec un peu d'attention, on voit souvent qu'ils n'ont rien d'ordinaire ne serait-ce que par leurs couleurs, leur parade nuptiale, leur chant ou leur comportement qui souvent sont surprenants.

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Le mot de la fin.

Aie aie j'ai prit un vilain retard dans mes publications. Entre les sorties, les révisions et les examens, pas simple de s'y retrouver, de répondre à tout le monde par mails/commentaires, de vous parler de morilles et de passer un peu temps à la rédaction. Depuis peu je m'essaye au montage de mini-vidéos ce qui là encore me mange quelques heures, mais les vacances et la période de stage approchant, tout devrait rentrant dans l'ordre.

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mercredi 8 février 2017

Sortie en forêt 67.

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Depuis le début des cours il me reste que peu de temps pour parcourir les forêts de Chartreuse.  Nous voilà donc pour un week-end dans les bois du col des Mille Martyrs parmi les hêtres et les sapins, à la recherche des dernières girolles de l'année. Il fait chaud pour la saison et l'été semble s'éterniser. Néanmoins les feuilles jaunissantes sont là pour nous rappeler que nous sommes bien en octobre et que le gel sera bientôt là.

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Dans les bois, les amanites tue-mouches (Amanita muscaria) sont à la fête. Quelques cèpes et pieds de moutons pointent ici et là le bout de leur nez mais la saison des champignons est sur la fin et déjà certaines cimes de la Chartreuse sont blanches. Ce n'est pas grave, nous profitons avec plaisirs de couleurs de l'automne.

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lundi 8 août 2016

Sortie à l'Herretang avec l'école du pays Velannois.

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Dernière sortie de l'année avec les enfants de l'école. Pour la peine nous voilà partis à l'Herretang dont je vous repparlerai dans un prochain billet et que vous pouvez découvrir dans cette rubrique ICI. Il fait chaud et il n'y a pas un seul nuage en vu mais cela ne nous a pas empêché de voir énormément de choses.

 

La petite faune.

Attention où l'on pose les pieds ! Dans une tourbière telle que celle de l'Herretang la vie est partout et c'est avec une grande délicatesse que nous avons manipulé ces animaux. À gauche il s'agît d'un jeune crapaud commun (Bufo bufo) et à droite c'est un papillon posé dans la main, le ptérophore blanc (Pterophorus pentadactyla).

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Le bruant jaune (Emberiza citrinella).

C'est un oiseau dont j'apprécie le chant. Le mâle se reconnaît à sa superbe couleur. Il se rencontre dans les zones dégagées entourées de buissons, de lisières et/ou de bosquets plus ou moins denses. On le trouve un peu partout en Eurasie du moment qu'il y a de la nourriture, à savoir des insectes, des graines et des baies.

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La reine des prés (Filipendula ulmaria).

Avec l'écorce de saule blanc (Salix alba), elle a servit de modèle pour synthétiser l'aspirine. Elle aime les sols humides dans les quelles son long rhizome s'encre aisément. Bien que présente dans toute la France, elle est relativement rare dans les zones méditerranéennes. Elle peut être utilisée pour aromatiser les desserts.

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La vie du chevreuil.

Le chevreuil (Capreolus capreolus) fréquente les zones fauchées de la tourbière car l'herbe qui y pousse est tendre. Les bois du chevreuil ne poussent que chez le mâle que l'on nomme brocard. Ils lui servent pendant la période de rut qui s'étale de juillet à août pour gagner le coeur des femelles. Quand on se promène en forêt, que l'on est un poil observateur et assez chanceux, on peut tomber sur ses bois qui peuvent atteindre 25 centimètres.

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Le peuple des mares.

L'écosystème qui compose les mares et les petits lacs est riche. On y trouve de nombreux insectes prédateurs. Sur les deux premières photos on peut observer des libellules (Odonata) dans leur forme adulte et larvaire. Voraces elles ont autant d'appétit que cette népe (Nepa sp.), une punaise aquatique qui respire par le long tube qui se trouve à l'arrière de son abdomen et qui se saisie de ses proies grasse aux pinces de ses pattes avant.

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Les mains dans la terre et pas que ...

Les enfants sont attirés par l'eau, c'est un fait incontestable. Parfois, ça méne à la catastrophe mais
qu'à cela tienne, cela fait parti des apprentissage de la vie et souvent, des souvenirs de jeunesse. 

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La cardère sauvage (Dipsacus fullonum).

Cette plante est passionnante, sa forme cultivée a permit à nos grand-mères de filer la laine mais son secret se cache dans ses feuilles. Celles-ci forment une coupelle où l'eau de pluie se dépose et dans la qu'elle la plante insérer des enzymes. Quand les insectes s'en approchent, ils y tombent , s'y noient et y sont dissous. Les femmes de l'antiquité utilisaient cette eau comme eau de beauté et nommaient la plante bain de Vénus.

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Les poissons.

La tourbières a été exploitée pendant très longtemps par les hommes. Quand celle-ci ne l'a plus été, les carrières de tourbe se sont remplis d'eau et sont devenues des étangs. Peu à peu des poissons sont apparus. On y trouve ainsi des tanches, des perches soleil, des carpes communes, quelques gardons et bien d'autres espèces.

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Le veratre blanc (Veratrum album).

Cette grande plante toxique aux fleurs plus ou moins blanches est parfois confondue avec la gentiane jaune (Gentiana lutea), ce qui peut avoir des conséquences funestes. Cela vient du fait que les feuilles et le port de ces deux espèces sont très similaires quand elles n'ont pas d'inflorescences visibles. Pour les différencier il faut regarder l'insertion des feuilles qui sont chez le vératre toujours alternes et opposées pour la gentiane.

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Le milieu.

Il est composé d'une succession de tableaux, à savoir une grande prairie fauchée et pâturée, un début de sous bois, un petit marais, des étangs plus ou moins profond et une rivière qui porte le même nom que la tourbière: l'Herretang. Cette grande variété permet de voir des espèces qui se côtoient rarement d'ordinaire.

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Les fleurs des milieux humides.

Celles présentées ci-dessous ne leurs sont pas forcément affilées mais s'y croisent souvent. De gauche à droite et de haut en bas, on peut citer l'épiaire des marais (Stachys palustris), la consoude tubéreuse (Symphytum tuberosum) et le sureau noire (Sambucus nigra) qui font le bonheur des abeilles et des papillons.

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La balsmaine de l'Hymalaya (Impatiens glandulifera).

C'est une plante invasive qui détruit les biotopes et les espèces qui se trouvent à proximité d'elle de par sa redoutable adaptabilité. La voir dans ce milieu protégé me fait mal au coeur. Dans certaines zones des arrachages collectifs sont menés, pour le moment seul celui des renouées invasives (Fallopia) est pratiqué ici.

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L'heure de la sieste.

Des vaches aubracs ont été introduites dans les zones de prairies de la tourbière pour les maintenir en l'état et permettre à différentes espèces d'oiseaux de nicher au sol. Cette race rustique était déjà présente à l'époque celte en Gaule et se reconnaît à ses grandes cornes noires, sa robe rousse et son naseau blanc.

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Le mot de la fin.

Découvrir un endroit que l'on connaît plus ou moins bien avec des guides nature, c'est s'assurer d'apprendre quelques secrets inédis sur celui-ci. En particulier pour ce qui est des oiseaux aux quels je suis encore peu attentive mais je travaille fortement à ne plus avoir de difficultés pour tout ce qui concerne l'ornithologie.

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mercredi 3 août 2016

Sortie en campagne 7.

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Parfois l'été le ciel se couvre et de gros orages de chaleurs peuvent éclater. J'adore ces moments juste avant la pluie où l'on sent l'atmosphère lourd voire pesant et où l'on peut entendre gronder au loin. C'est un signe annonciateur de pousser de champignons ce qui, vous vous en doutez, me mette carrément en joie.

 

Quelques orchidées.

Cette année j'ai trouvé la période de floraison des orchidées relativement longue ce qui n'est pas allé sans me déplaire bien au contraire (comme vous avez pu le voir sur le blog). Sur la photo de gauche on peut voir un orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) et sur celle de droite un ophrys bourdon (Ophrys fuciflora) un peu fatigué.

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Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

Ce petit faucon est commun en France et s'observe sur les cimes des arbres et des pilonnes électriques. Ici il s'agît d'un mâle car il possède un plumage bleu-grisé sur la tête et la nuque. Nous avons la chance d'avoir actuellement un couple qui s'est installé à quelques mètres de la maison. Quand les petits seront autonomes, le couple se séparera. Les faucons crécerelles sont solitaires et défendent avec vigueur leur territoire.

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L'orchis bouc (Himantoglossum hircinum).

Avec l'orchis géant (Himantoglossum robertianum) il fait parti des deux seules espèces d'himantoglossum présentes en France. C'est la toute première fois que je le vois pleinement fleurit et que je peux respirer sa bonne odeur de ... bouc. Loin de ce qu'on peut lire sur cette orchidée, je trouve son odeur plutôt agréable et sucrée quoi qu'écoeurante. Très grande (elle peut faire parfois un mètre), on la reconnaît facilement à son long labelle tortillé.

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La coronille bigarrée (Coronilla varia).

Elle tient son nom des ses fleurs blanches et roses. On ne la trouve que dans les pelouses et les talus calcaires, souvent en lisière de bois ou de champ dans des sols secs ou légèrement humides. Résistante elle peut supporter des températures bases, jusqu'à - 15°C voire - 20°C si elle se trouve protégée par des arbres.

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Le chataîgnier commun (Castanea sativa).

C'est dans les vieux châtaigniers comme celui-ci que l'on peut voir un grand nombre d'oiseaux et parfois même, quelques chauves-souris quand le tronc est creux. Le tout est de se mettre à l'affût. Les mésanges à longue queue (Aegithalos caudatus) et les mésanges charbonnières (Parus major) s'y observent aisément.

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Les rosiers sauvages (Rosa sp.).

Il existe énormément d'espèces et de sous-espèces de rosiers sauvages et une bonne partie d'entre-elles ont servit à créer nos espèces actuelles de rosiers. Certains servent encore de support aux greffons d'espèces magnifiques mais fragiles. Le plus courant dans nos campagnes reste l'églantier (Rosa canina).

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L'observation des chevreuils.

Nous avons la chance dans notre campagne de pouvoir croiser beaucoup de chevreuils (Capreolus capreolus). C'est l'occasion d'essayer notre nouvelle paire de jumelle. Pour la peine pas besoin d'être à l'affût, les animaux sont peu farouches et il n'est pas rare d'en croiser 5-6 dans le même secteur et en 15 minutes de marche. Ce soir là nous sommes tombés sur trois mâles dont un magnifique brocard et deux femelles plus timides.

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À la tombée de la nuit. 

 À la tombée de la nuit certains animaux sortent et commencent à partir en quête de nourriture. D'autres s'habritent. C'est un moment que j'apprécie pour observer les papillons, ceux-ci sont souvent dans un état semi-léthargique et se laissent approcher sans mal. C'est le cas de ce joli papillon posé sur une fleur fanée de plantain.

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Le mot de la fin.

Sortir le soir quand il fait chaud et que le crépuscule s'intalle est vraiment agréable. On peut se familiariser aisément avec ce que l'on nomme les bruits de la nuit. C'est une habitude familiale qui s'inscrit dans la "ballade digestive d'après repas" et j'avoue avoir désormais du mal à ne plus pouvoir la pratiquer du fait de notre installation en ville mais je profite de bien d'autres choses dont je vous parlerai prochainement.

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jeudi 26 mai 2016

Sortie en forêt 64.

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 Pour cette sortie dans les bois nous sommes partis à la recherche des dernières morilles de l'année, sans grand succès. Cela ne nous a cependant pas empêché de faire comme toujours quelques belles découvertes. Nous avons même eu le plaisir de croiser quelques espèces qui n'ont jamais été identifier dans le secteur.

 

Le cerfeuil des bois (Anthriscus sylvestris).

On l'appel à tort ciguë blanche. Ses feuilles étaient utilisées pour faire fuir les moustiques grâce à leur odeur très particulière et leur richesse en particules odorantes. Il peut atteindre de grandes dimensions. Il peut se relever dangereux. En effet il est photosensibilisant et peut être confondu avec des espèces mortelles.

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L'orchis mâle (Orchis masculata).

C'est orchis tient son nom du fait que, comme chez de nombreuses orchidées terrestres, ses deux tubercules ressemblent à une paire de testicules (la poésie des anciens me fascinera toujours). Autrefois en Europe et encore aujourd'hui en Orient et au Maghreb on fabrique une boisson énergisante à base de bulbes d'orchidées réduis en poudre et mélangés à de l'eau : le salep. On lui attribue des vertus aphrodisiaques très surfaites.

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Elle est assez commune en France hormis dans les zones méditerranéennes. Sa jolie floraison se prolonge d'avril à juillet mais les fleurs dégagent une désagréable odeur associée pour certains à de l'urine animale. Bien que souvent abondante dans les sous-bois claires et les prairies ombragées, elle fait l'objet de protection dans certains départements mais aussi au niveau européen en raison de sa fragilité et de la disparition de son milieu.

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Nos cascades iséroises.

Qu'elles sont belles nos cascades iséroises. L'eau et les sources calcaires contribuent à la pousse de nos morilles bien aimées mais aussi à la formation de cavernes. Sous cette cascade nommée la cascade aux fées on trouvait autrefois une petite grotte où les habitants venaient marquer leur nom sur la paroi.

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La cardamine digitée (Cardamine pentaphyllos).

 C'ette une cardamine nommée parfois dentaire palmée aime les bois de montagne et plus particulièrement dans les hêtraies. On la trouve principalement dans les régions montagneuses et riches en collines, en particulier dans le Centre, le Sud-Ouest et l'Est de l'Est de la France jusqu'à 2200 voire 2300 mètres d'altitude.  

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L'arum maculé (Arum maculatum).

Il porte une multitude de noms à travers toute la France : gouet, pied-de-veau, vachotte, pilette etc. On pensait autrefois que c'est dans sa drôle de fleur que naissaient les vipères. C'est une plante toxique qui donne des fruits orangés à la fin de l'été. Il se distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de vénures blanches, la présence parfois de tâches noires, par un spadice violine et non jaune et par un spathe grand et très fin. 

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L'anémone fausse renoncule (Anemone ranunculoide).

On l'appel aussi anémone Sylvie jaune ce qui peut entraîner des confusions avec sa cousine l'anémone Sylvie (Anemone nemerosa) qui est blanche. Elle est assez rare en France mais ne fait pas l'objet dans notre région ni dans notre département de protection malheureusement. Sa floraison a lieu entre mars et juin.

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Les arbres des forêts mixtes.

 Ici on rencontre de nombreuses essences d'arbres dans nos forêts, cela va du sapin pectiné (Abies alba) au châtaignier (Castanea) mais le plus populaire de tous reste le hêtre commun (Fagus sylvatica). C'est un arbre bio-indicateur de zones humides, fraîches et au climat tempéré montagnard. Il est utilisé dans diverses industries, en particulier dans celles du bois de chauffe, dans la papeterie, dans la myciculture et dans l'ammeublement. 

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Le hanneton commun (Melolontha melolontha).

Sa population est en régression car l'agriculture intensive lui est néfaste, en particulier le labour. Il peut passer plusieurs années dans le sol à l'état d'une grosse larve blanche qui se nourrie des racines des végétaux. Les adultes ne vivent que peu de temps, juste de quoi se reproduire. Ils se nourrissent des feuilles des arbres. Pour distinguer les deux sexes il faut compter les lamelles des antennes : 6 pour la femelle, 7 pour le mâle.

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Le grand chélidoine (Chelidonium majus).

On le nomme parfois lait de sorcière. Sa sève toxique a la capacité d'éliminer certaines verrues virales. On pensait autrefois à tord qu'il pouvait soigner les problèmes du foie en raison de sa ressemblance avec la bille. En plus de son goût infecte, l'ingestion de la plante peut provoquer de graves problèmes de santé.

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La tramète bossue (Trametes gibbosa).

C'est un champignon ayant un gros chapeau pouvant atteindre plus de 20 centimètres. Cette tramète n'est pas comestible car sa chaire est très coriace. Jeune elle dégage une très bonne odeur de champignon. D'origine blanc, les vieux exemplaires peuvent paraître verts car peu à peu une algue verte s'y installe et les colore.

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L'hellébore fétide (Helléborus foetidus).

Cette plante de la famille des renoncules est très toxique, cependant cela n'a pas empêché les hommes de l'utiliser en médecine populaire pour soigner la folie, en particulier chez les grecs. Malheureusement le remède s'avérait toujours plus mauvais que le mal et la plante n'apportait aucune amélioration aux malades.

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L'orchis de Provence (Orhcis provencialis).

Elle n'est pas commune voire rare en Isère. En trouver plusieurs pieds dans le bois juste en dessous de la maison familiale a été une véritable surprise, d'autant plus qu'elle aime les sols pauvres en calcaire ce qui n'est pas le cas ici. La présence proche d'orchis mâles (Orchis mascula)  laisse présage la présence d'hybrides.

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Les frondes des fougères.

Les frondes sont les jeunes pousses de fougères enroulées sur elles mêmes. Les frondes de certaines espèces se consomment après avoir été cuites dans plusieurs eaux ou comme au Japon, après avoir été cuites puis braisées avec du charbon mais leur forte teneur en arsenic implique d'e nfaire une très faible consommation.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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La valériane officinale (Valeriana officinalis).

Elle n'a pas encore fleurit mais ses boutons sont déjà bien formés. C'est une herbe à chats, ces derniers sont excités par les molécules odorantes qui se dégagent de la plante, en particulier au niveau de la racine et des fleurs qui sentent l'urine. Elle a été très utilisée au court de l'histoire par les hommes pour ses diverses vertus.

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La sanicle d'Europe (Sanicula europaea).

J'adore cette plante discrète qui possède une très belle floraison. On la rencontre dans les forêts d'Europe, surtout dans les zones plus ou moins montagneuses ou semi-montagneuses. Elle est riches ne principes actifs et en tire ses propriétés médicinales, elle serait même une bonne cicatrisante sur les brûlures.

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Les myosotis (Myosotis).

L'identification des myosotis n'est pas toujours un exercice simple. Il en existe une grande variété dont de nombreuses espèces sont très proches. Plusieurs papillons dont l'écaille rouge (Callimorpha dominula) l'ont pour hôte (chenilles). Dans les champs et jardins il se ressème facilement et fleurit au printemps jusqu'en été.

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Le peuple de l'herbe.

Pour passer d'un bois à un autre il faut faire comme les chevreuils : passer par les champs. Il faut prendre garde aux vaches, elles sont souvent plus curieuses que méchantes mais chaque années on compte quelques accidents graves. Les génisses sont les plus curieuses et se laissent parfois caresser sans mal.

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Les euphrobes (Euphorbias).

Pour cette famille aussi il existe beaucoup d'espèces qui parfois sont très proches. Heureusement celles-ci sont faciles à identifier. À gauche il s'agît de l'euphorbe épurge (Euphorbia lathyris) originaire du pourtour méditerranéen. À droite il s'agit de l'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) qui est sur le fin de floraison.

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Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

Pour reconnaître cette plante de sa cousine le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum), il faut regarder si la tige est ronde, si les fleurs ont leur pédoncule qui se rejoignent sur le 1 er tiers et si les fleurs sont étroites en leur milieu. D'ordinaire les fleurs sont groupées par 2, 3 ... ou même  6 mais parfois sont seules.

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Les véroniques (Veronica).

Là encore il y a un grand nombres de véroniques. À gauche il s'agit de la véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys) qui pousse dans une grande variété de milieux. À droite la très connue véronique de Perse (Veronica persica). Originaire d'Asie, elle a suivit les migrations humaines pour finir par se naturaliser en Europe.

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La saxifrage granulée (Saxifraga granulata).

Bien qu'il n'en soit pas un, nous l'appelons lys des champs dans notre famille. On en croise dans tous les talus de bords de route et les champs qui n'ont pas encore été fauchés. Elle est commune dans toute la France et fait l'objet de protection dans certains départements. Elle fait l'objet d'un suivit dans la région chambérienne.

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

C'est un pic très commun qui vit dans les zones boisées, les parc,s les vergers et les jardins. Avec son bec puissant et pointu il forme des trous dans le bois mort ou vieillissant. Puis avec sa longue langue gluante et piquetées, il attrape les insectes dont il se nourrit. Le mâle se reconnaît à la grosse tâche rouge de sa nuque.

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Champignons tueurs.

J'avais pu en parler brièvement ICI, mais jamais le photographier. En France il existe des champignons qui s'emparent des insectes vivants et qui finissent par les dévorer. J'ai pu le voir dans une caverne il y a 9-10 ans puis lors de cette sortie sur ces mouches figées par dizaines sur un "buisson" de bourses à pasteur.

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Le colchique d'automne (Colchicum autumnale).

À l'automne les fleurs de colchiques sortent un peu partout dans les sous-bois et les champs, mais il faut attendre le printemps pour voir les feuilles et les fruits de cette plante sortir. C'est une des plantes européennes les plus toxiques qui parfois se retrouve mêlé au foin du bétail ce qui provoque quelques accidents.

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Le mot de la fin.

Très belle sortie avec quelques découvertes qui nous ont ravies. Les orchidées sont encore bien là même si désormais on trouve d'autres espèces dans les champs et les sous-bois. Il continu a geler et haut loin on voit la neige sur la cimes de nos montagnes adorées. C'est le bon moment pour retourner à la mer.

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dimanche 15 mai 2016

Sortie en campagne 5.

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Petit week-end en campagne au pied du Mont Ventoux. On voit encore au loin des nappes de neige mais dans les vignes et les champs de lavandes, c'est la pluie qui règne son plein. Entre deux éclaircies, nous avons pu sortir le bout de notre nez et affronter le froid pour photographier les nombreux oiseaux présents.

 

Le geai des chênes (Garrulus glandarius).

 Le geai des chênes est un oiseau bruyant qui s'identifie facilement au régime de ses ailes composé de plumes bleues azures et noires. Il est capable de produire une multitude de sons et de cris d'alertes, il peut même imiter le chant de la buse variable (Buteo buteo). On le trouve dans les forêt de feuillus et mixtes où il peut trouver facilement des fruits et des baies sauvages. Il s'aventure aussi dans les vergers et les jardins des particuliers.

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La gagée des champs (Gagea villosa).

Il ne faut pas la confondre avec sa cousine, la rare gagée jaune (Gagea lutea). On peut la rencontrer jusqu'à la fin avril. On la détermine par la forte pilosité que l'on trouve sur la plante et sa taille (10 à 20 centimètres). C'est dans les collines et les montagnes (jusqu'à 1800 mètres) qu'on l'a rencontre le plus. Elle fait l'objet d'une protection sur l'ensemble du territoire français. La ramasser ou la détruire peut s'accompagner d'une très forte amende.

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Le milieu forestier.

Il est à l'image du climat local : rude. Les arbres et arbustes les plus communs composants la forêt "presque" naturelle sont les cèdres, les chênes, les cornouillers mâles, les prunelliers, les rosiers sauvages et les pins. Les chênes sont des arbres formant une ombre peu dense ce qui permet à plusieurs espèces herbacées de pousser au sol. Cela permet d'admirer des fleurs qui demandent des conditions particulières pour pousser.

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Le cornouiller mâle (Cornus mas).

C'est un arbuste peu rependu en France qui a la particularité de donner des fleurs avant ses feuilles. Petites, elles forment cependant sur l'arbre nu un nuage jaune imposant. Bien que petit, il est résistant et pousse sur les sols calcaires. On l'employait pour ses vertus mellifères, ses fruits riches en vitamines et en sucre, son feuillage qui attire le gibier de chasse-à-coure et ses racines qui ont l'avantage de fixer le sol durablement.

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La mésange à longue queue (Aegithalos caudatus).

Cette toute petite mésange porte bien son nom. Sa longue queue colorée de noir/gris/blanc/rose et son corps rond la rendent facilement identifiable. On peut la voir un peu partout en Eurasie, du moins dans les zones éloignées du Grand Nord. Elle s'observe toujours en bande dans les arbres et les taillis où elle cherche sa nourriture.

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L'anémone trilobée (Anemone hepatica). 

 Elle tient son nom de ses feuilles trilobées rougies qui ont la forme et la couleur d'un foie. Dans la théorie des signatures, on pensait qu'elle soignait l'organe susnommé en raison de leur ressemblance. C'est dans les broussailles et les sous-bois herbeux et calcaires qu'on peut la trouve, jusqu'à 2200 mètres d'altitudes.

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La bergeronette grise (Motacilla alba).

Ce petit oiseau noir et blanc est commun en campagne. Vif, il ne tient pas en place et est toujours à la recherche d'insectes et de vers. On peut l'observer dans les champs dont le sol a été retourné, dans ceux où du fumier a été épandu ou dans ceux qui sont légèrement humides et qui attirent de nombreux invertébrés.

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La passerage drave (Lepidium draba).

On la nomme parfois brocolis sauvage ou pain blanc. C'est un légume sauvage oublié originaire des régions orientales et méditerranéennes. On en consomme les graines comme un condiment piquant, les feuilles en salade et les jeunes pousses/inflorescences crues ou cuites à la vapeur. Les anciens pensaient à tord que cette plante pouvait soigner la rage. De ce fait on l'employait surtout dans les soins vétérinaires populaires.

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La pensée des champs (Viola arvensis).

 La floraison de cette pensée est assez étendue, d'avril à octobre en fonction des régions. Elle aime les sols bien drainés, souvent arides, pierreux et peu hospitaliers. Elle ne craint pas le froid, ni le vent, ni de subir un ensoleillement prolongé. De ce fait on la trouve dans toute l'Europe sur des terres en friches et difficiles.

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Le bruant proyer (Emberiza calandra).

C'est un oiseau petit mais qui a du coffre. Son plumage tacheté et terne lui permet de se dissimuler dans fourrés sans difficultés. On le rencontre dans les plaines et les plateaux où l'agriculture est développée. On le voit souvent sur des postes élevés sur les arbres et les haies d'où il peut chanter et observer les autres oiseaux.

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La sylviculture en milieu semi-montagnard.

La culture des résineux en France est importante. Ces arbres rentre dans une multitude d'usages : bois de chauffe, bois de charpente, planches ... la liste est longue. En France on compte 3 à 4 essences très utilisées : le sapin, l'épicéa, le pin sylvestre et le pin douglas, le plus populaire de tous, venu des États-Unis. 

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La galle en champignon (Andricus dentimitratus).

Cette galle est due à un petit insecte (Andricus dentimitratus) de la famille des Cynipidae comme c'est le cas de la galle de l'églantier (bédégar). La femelle pond ses oeufs dans les glands qui vont produire du tissus plus que nécessaire et souvent, de manière anarchique ce qui donne cette forme de champignon. Les larves vont s'en nourrir puis à maturité, sortir de leur cage dorée en perforant la paroi du gland vidé de sa substance.

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Le prunellier (Prunus spinosa).

Il porte de nombreux noms comme celui d'épine noire, de buisson noire ou de prunellier commun. C'est le prunier sauvage. C'est une espèce pionnière qui s'installe souvent en lisière de bois ou dans les champs laissés à l'abandon. Ses fruits sont instragints, amers et font une délicieuse eau de vie. Petit mais dense et épineux, le prunellier est utilisé pour fabriquer des haies naturelles impénétrables qui font le bonheur des mésanges.

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La chenille processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa).

 Cette chenille venue d'ailleurs pose bien des soucis à la faune, à la flore et aux productions humaines. Ses poils urticants peuvent provoquer des lésions pulmonaires et des oedèmes chez les chiens qui ont la mauvaise idée d'en croquer. Cette espèce affaiblit aussi gravement les arbres sur les quels elle vit et se nourrie.

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Le muscari à grappe (Muscari neglectum).

C'est un des muscaris sauvages les plus communs en France. C'est surtout dans le sud qu'on le rencontre. On le rencontre dans les pelouses sèches, les champs d'herbes rases et les vignes. Il a été introduit depuis peu dans d'autres régions du monde où il semble avoir un caractère envahissant si ce n'est pas invasif.

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Le passé géologique de la région.

On l'oublie parfois mais le sud de la France est riche en fossiles. Au delà de ceux des ammonites et nautiles plutôt communs, on trouve parfois de véritables trésors et le mont Ventoux ni fait pas exception. Fémurs de dinosaures du Jurassique, dents de requins, crânes de crocodiles, oeufs ... la liste est longue.

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L'orchis géant (Himantoglossum robertianum).

Cet orchis a été renommé une multitude de fois depuis son identification. C'est l'une des plus grandes et des plus massives orchidées de France mais aussi, l'une des premières à fleurir. On la rencontre sur le pourtour méditerranéen sur les sols calcaires. Ces dernières années l'orchis géant remonte vers le nord de la France par la vallée du Rhône. Ses graines se disséminent par l'action du vent, on le dit à dissémination anémochore.

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Le chardonneret élégant (Carduelis carduelis).

C'est un petit passereau que l'on peut rencontrer dans presque tous les pays de l'Eurasie. Le mâle se différencie de la femelle par sa tâche rouge qui englobe toute la face est passe derrière les yeux. À la fin de l'été on peut le voir perché sur les sommités fanées chardons et en particulier les cardères pour en manger les graines.

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Le mot de la fin.

Super ballade, super week-end. Nous avons pu voir une grande variété d'oiseaux et même les pister, surprendre un jeune brocard et toucher la neige. Bref, un vrai plaisir. Depuis le paysage locale a du bien changer avec l'arrivée du beau temps mais la pluie et le vent restent très présent, peut être est-ce pour ces deux raisons que le vin du mont Ventoux est si bon et la lavande si parfumée. À venir, une petite sortie dans les marais isérois.

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mercredi 4 mai 2016

Sortie dans les marais 7.

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 C'est un tout petit article que je vous présente aujourd'hui. Pour continuer dans la lancée des sorties dans les marais et tourbières, voici l'écologie d'un étang en ce début de mois de mai. Il y a énormément de choses à voir entre la floraison des iris d'eau (Iris pseudacorus) et les premières sorties des poussins des canards sauvages.

 

Les monstres de nos lacs et rivières.

Ils n'ont pas la taille ni l'allure de ceux que l'on peut voir dans "Monster River" mais ils ne manquent pas de férocité. Ici il s'agît des larves de libellules. Selon l'espèce, elles peuvent rester plusieurs années sous l'eau avant de devenir adultes. Ce sont de terribles chasseresses qui se nourrissent de têtards, d'insectes et de petits poissons grâce à leur mâchoire amovible qui peut se détendre en quelques secondes pour saisir leur proie.

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La présence de poissons en milieu aquatique fermé.

On ne sait pas toujours très bien comment les poissons arrivent par eux dans les étangs et les lacs isolés. Si par endroit la main de l'Homme est intervenue, ailleurs c'est la nature qui a fait le travail. Il y aurait plusieurs causes. Parfois des oeufs de poissons se collent aux plumages d'oiseaux aquatiques qui les transportent d'étangs en étangs. Certains avancent même que certains empoissonneraient volontairement les lacs.

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La grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus).

C'est une grenouille de belle taille qui est très vorace. Celle-ci est tranquillement à l'affût au milieu d'une ponte de crapaud dont les futurs têtards seront peut être un jour ses proies même si elle préfère les insectes. Si l'occasion se présente, elle peut bondir sur des petits poissons ou d'autres grenouilles et même, des oisillons tombés à l'eau. C'est un des grenouilles qui se reproduit le plus tard, aux alentours de mai-juin en fonction de la région.

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Le mot de la fin.

Déjà la fin ? hé bien oui. J'aime ce format d'articles courts qui me permettent de mettre en lumière deux ou trois espèces végétales, fongiques et/ou animales qui m'ont particulièrement plu. Dans le prochain épisode je vous emmène au pays des truffes, du fromage et du vin : la vallée du Ventoux. Dépaysement garanti.

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