vendredi 14 mars 2014

Sortie en forêt 40

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(Le laurier des bois est en fleur. Cette plante toxique est communestpousse jusqu'à 1600m d'altitude).

C'est une sortie en forêt un peu particulière que je vous propose aujourd'hui et pour cause,elle concerne les alentours de mon lieu de travail, le col de Couz. C'est un charmant coin de Nature qui je le pense, va devenir l'un de mes terran de jeu favoris, en partie par la végétation et la faune qui y évoluent.

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Les chamois pointent le bout de leurs naseaux. On pense souvent à tord que ces animaux rustiques montagnards ne vivent que sur les hauteurs mais ils peuvent descendre jusqu'à 500 mètres d'altitude à la recherche des jeunes bourgeons et des pousses tendres. Gourmands, on les retrouvent dans les champs, sur les pentes escarpées ou les flancs de falaises où, tels des équilibristes, ils broutent avec joie selon là saison les graminées, les iris, les jonquilles, les gentianes, les légumineuses comme le trèfle, les baies, les feuillages des arbustes persistants mais aussi le genévrier, le serpolet, la bruyère,le houx, l'if, le rodondindron, les écorces et le lierre pendant les mois de disette.

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Il s'agit ici de chamois de la Chartreuse, longtemps considérés comme une sous-espèce avant d'être rattachés à celle des chamois alpins. Autrefois, on pensait que le bézoard, une boule qui se forme dans l'estomac de ces animaux (agglomération d'aliments non digérés qui forme une boule lisse, brillante et musquée) portait chance si elle était portée sur soi.

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Le nivéole de printemps est une plante protégée sur le parc de Chartreuse et qui est relativement rare surle massif même si sur certaines stations on peut trouver une multitude de plants. Proche d'apparence avec le perce-neige, le nivéole mesure 15 à 20 cm, a une fleur composée de 6 pétales blancs soudés ayant une tâche verte claire à leur extrémité.

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Les primevères accaules sont sorites depuis unbon moment et grands nombre, les primevères officianles elles font une arrivée plus timide. Le croisement des deux donne un hybride ayant les mêmes vertues que la primevère officinale.

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Un peu plus loin de là, passé Corbel, ce trouve un petit coin de paradis, un lieu associatif si on s'en réfère à la chanson de Fromet où il fait bon profiter du soleil et de la nature et, où depuis une terrasse on peut admirer, côté Savoie, le versant opposé,côté Isère tout enneigé et embrumé.

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La Maison Tournée Vers Le Soleil Est Chauffée La Première.

"La maison près de la fontaine
Couverte de vigne vierge et de toiles d'araignée
Sentait la confiture et le désordre et l'obscurité
L'automne
L'enfance
L'éternité...

Autour il y avait le silence
Les guêpes et les nids des oiseaux
On allait à la pêche aux écrevisses
Avec Monsieur le curé
On se baignait tout nus, tout noirs
Avec les petites filles et les canards..."

Nino Ferrer

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En contre bas se trouve le Guiers Vif, ancienne frontière entre l'Isère et la Savoie quand cette dernière n'était pas rattachée au royaume de France... il n'y a que 200 ans de cela! Il sépare encore aujourd'hui plusieurs citées jumelles: Saint Pierre d'Entremint, les Échelles - Entre Deux Guiers et Pont de Beauvoisin (ce qui fait 6 communes, chacune ayant une mairie sur ses rives). Cet affluant du Rhône de 50 km prend naissance dans le massif de Chartreuse et a creusé pendant de nombreuses années de profondes gorges qui aujourd'hui font le bonheur des pécheurs et des sportifs.

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Au pied de la rivière, la mousse couvre la végétation environnante: pins, rochers, tuyaux et même le sol... me voilà plongée dans une forêt primitive! Le degré d'humidité est élevé, le sol très calcaire et l'ombre fort présente... un endroit rêvé pour les nombreuses fougères. 

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Je n'en dirais pas plus sur ce lieu où il fait bon vivre mais, je vous invite à visiter le siteinternet de l'association nommée Instinct'taf ICI pour vous faire une idée de ce qui peu s'y passer.

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(Photographies de Serge Rousset)

Autre rencontre sur les alentours du parc de Chartreuse à proximité de Saint Pierre de Chartreuse (je n'étais pour l'occasion, pas de la partie)... une horde de mouflons (oui vousavez bien lu) on pour ravir les passants. Merci à Loïc et àSerge Rousset pour les photos.

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Retour chez soi... le monde sauvage ne se fait pas plus discret pour autant. Voilà un joli couple de chevreuils qui prend le frais àc ôté d'une source surplombée d'un sureau.

C'est décidé, suite à mes nombreuses rencontre de ces derniers jours, il est grand temps de se lancer dans l'achat d'un nouvel appareil photo !

Parceque bon, il est vrai que l'appareil ne fait pas tout, certes, mais tout de  même!

 


dimanche 19 janvier 2014

Sortie dans les bois 39.

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En ce moment il fait bon, et sans dire non plus beau, relativement doux. Quelques gouttes de pluie ont ponctué le début de cette promenade mais ce sont vite arrêtées. Petite montée donc au col des mille martyrs, histoire de voir à quoi peuvent ressembler les coins à champignons pendant la saison creuse. Sur cette photos, on peut voir que les hautes fougères qui abritaient bon nombre de cèpes (jusqu'à 32 lors d'une sortie) n'ont pas encore repoussées. Les genets sont nus et les bruyères n'ont plus de fleurs depuis belle lurette.

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Beaucoup de pins sont tombés sans toujours être en mauvaise santé. Les vents violents, la tempête de neige et même les orages que nous avons eu ces derniers temps ont eu raison d'eux. Si certains seront coupés pour dégager les chemins ou fournir du bois de chauffe, d'autres seront laissés en l'état pour fournir à toute une myriade d'insectes, d'oiseaux et de petits mammifères le gîte et le couvert.

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Ce n'est certes pas très ragoûtant, en particulier en gros plan, mais les excréments en nature sont de bons indicateurs de présence animale ou non. Je n'ai pas vu grand chose aujourd'hui, quelques mésanges, des corbeaux et quelques tourterelles, la faute peut être aux nombreux promeneurs accompagnés de leurs chiens mais on ne peut leur en vouloir, la forêt est à tout le monde. Pour revenir à nos crottes, il s'agiti ici de celles du chevreuil. Combinées aux nombreuses traces laissées dans le sol boueux, on peut en déduire que ce petit coin de verdure est un endroit q'uil apprécie lui et ses congénères.

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 La végétation n'est peut être pas aussi luxuriante que pendant les autres saisons mais il y a tout de même fort à voir. Les mousses (1 et 2) sont gorgées d'eau, certaines finissent mêmes de libérer leurs gamètes. Les fougères comme ce polypode (3 et 4) se reproduisent de la même manière avec de petits sacs, les sporanges qui contiennent leurs gamètes.

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Le lichen d'ordinaire haut perché sur les branches jonche le sol. Ce drôle de mariage entre une algue et un champignon permet aux herbivores comme les cerfs et les chevreuils de se nourrir pendant les périodes froides. Il est aussi riche en de nombreux nutriments. Ainsi certaines espèces sont employées dans la médecine pour fabriquer certains médicaments ou dans l'industrie agro-alimentaire comme émulsifiant.

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 Ce n'est peut être qu'une petite poignée mais c'est une belle surprise en ce début d'année. Alors oui bon nombre d'entres-vous me diront "des chanterelles grises en cette période c'est certes rare, mais pas exceptionnel non plus..." oui mais voilà, ici nous sommes dans les Alpes, à presque 900 mètres d'altitudes dans une forêt où en ce moment il fait jusqu'à -5°C, température relativement douce quand on sait que l'an dernier au même endroit on trouvait plus d'un mètre de neige gelée.

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Bref je suis contente et je dois avouer que ces quelques belles chanterelles ont vite fini dans une casserole. Mais elles n'étaient pas les seules à pousser dans la forêt.

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Divers champignons, bien que peu nombreux sont en effet apparus. Petits et ternes, ils se fondent dans le décor. Pas d'identification pour eux du moins pour le moment. Il y a même quelques vesses sont sorties mais ont pourri dès les premiers froids.

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Certaines zones sont accessibles, débarrassées par la neige et le gel des broussailles, des ronces et des hautes herbes qui aux premiers rayons de soleil pointeront le bout de leur nez. Les jeunes pousses font le régale des animaux mais aussi des promeneurs.

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Parmi les sommets enneigés visibles depuis le haut du col, la Dent du chat figure dans la liste des plus jolis mais aussi dans celel des plus rudes à escalader.

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 De jolis polypores marignés ont prit place sur les vieux poteaux de délimitation. Leur croissance a été rapide, tant et si bien qu'ils ont fini par engloutir le lierre.

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Il fait peut être beau mais il ne faut pas non plus se leurrer, nous sommes en Hiver et bien que pour le moment la neige n'a pas fait trop souvent son apparition (n'oublions pas néanmoins le mois de Novembre), il est évident que la végétation somnole et que les premières fleurs se ferront comme toujours attendre bien que par endroit les primevères accaules offrent leurs beaux pétals jaunes.

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Je termine ma promenade par la visite d'une petite marre située près du sommet. J'aurai aimé avoir des photos de qualité pour vous présenter ma découverte qui me remplit de joie. Au fond de l'eau, dans un brouillard de vase, des dizaines et des dizaines, peut être même plus d'une centaine de batraciens se mêlent à la boue. Crapauds et grenouilles de toutes tailles et de toutes couleurs, variant de l'orangé au vert en passant par les teintes de gris et parfois de jaune sont en hibernation. A ma grande surprise tout ce petit monde s'agite à la recherche de la meilleure position de sommeil, peut être que la douceur de ses jours n'y ait pas pour rien mais d'ici demain il faudra compter sur le retour de la neige et du froid. En tout cas je suis ravie de ce spectacle et dans les entres-mêlât de pâtes, de ventres claires et de dos alongés je parviens à distinguer de nombreuses grenouilles rousses et vertes, quelques crapauds communs et me^me un ventre jaune tacheté de noir. Un crapaud sonneur? c'est trop beau pour être vrai.
C'est sur cette jolie note que se termine cette ballade.

 

dimanche 15 décembre 2013

Où voir des animaux sauvages? La friche.

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(Contre exemple de la friche, cette forêt mixte de pins et de hêtres pafaitement entretenue.)

Lors d'une sortie en forêt, il n'est jamais garanti de croiser des animaux. La promenade n'en est pas moins belle mais la présence de nos amis des bois rajoute toujours un petit quelque chose de magique, en particulier quand on est accompagné d'enfants. A l'aide du magasine "Le Chasseur Français" d'octobre 2005 redécouvert au fond d'un carton et de mes quelques connaissance,s voici deux-trois indications qui peut être ne permettrons pas à coup sûr de rencontrer les habitants des forêts mais, vous aiderons à suivre leur piste.

 Cet article se veut didactif. Cliquez sur les noms des espèces animales et végétales pour voir à quoi elles ressemblent.

Toute une vie dans la friche.

Dans le dictionnaire la friche est une terre non cultivée ou rendue à la nature, bref un lieu abandonné. Elle n'est pas entretenue et de se fait, elle présente de nombreuses espèces végétales, ce qui parfois ne la rend pas abordable car les ronces et les rosiers sauvages empêchent d'y pénétrer. Néanmoins il y a toujours un chemin tracé par les animaux pour y rentrer. Les friches en fonction du vécu du sol peuvent se composer d'arbrissauts et d'herbes hautes, de buissons ou de plantes propres au maquis. Dans tous les cas on retiendra que c'est une zone, aussi petite qu'elle soit, qui n'est pas façonnée par l'Homme même si ce fut le cas dans le passé, chose rare aujourd'hui.

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(Il y a de nombreux types de friches, à ne pas confondre avec la terre en jachère qui est un sol laissé au repos avant d'être à nouveau cultivé.)

Voici quelques exemples de friches rencontrées pendant mon wwoofing en Gironde (ici). Sur celles-ci, bien que laissées à l'abandon, plusieurs activités humaines ont lieu sans que pour autant elles perdent leur statut (cf: ici): chasse, cueillette, pêche, braconnage malheureusement et parfois comme j'ai pu l'expérimenter, pâturage (avec les quelques 4500 moutons et 300 chèvres). Un pâturage intensif à pour but (contrairement à ici) le défrichage, c'est à dire rendre une terre apte à l'agricultre ou le défrichement, c'est à dire supprimer le boisement d'une parcelle.

 

I. La friche agricole.

Riches en vie animale, les friches agricoles sont généralement plus vastes que leurs consoeurs urbaines ce qui permet de rencontrer des animaux plus massifs et un plus grand nombre de végétaux et d'insectes.

Dans les zones herbacées qui se composent surtout de graminées mais aussi de fleurs comme les pissenlits, les vesces très présentent ou les ombellifères, on peut parfois distinguer d'étranges "nids" dans l'hebre qui se trouve couchée en rond par endroit. Il s'agit des "lits" d'une harde de chevreuils qui y a passé la nuit et qui tôt le matin, est partie vaquer à ses occupations . Au printemps, vers les coups de midi on peut les voir dans les prairies, l'été c'est plutôt tard le soir en bord de forêt qu'il est facile de les apercevoir. C'est aussi dans ces zones herbacées que l'on rencontre de jeunes arbrisseaux qui bien des années plus tard, formeront une vaste forêt. On peut remarquer que leurs troncs sont parfois dénudés de leurs écorces, signe que les chevreuils ont soit grignoté celle-ci par temps de disette, soit que les mâles ont gratté avec leurs entre-bois le bas du tronc pour marquer leur territoire, enlever le velours de leurs bois avant le début de la saison ou faire tomber les bois eux mêmes à la fin de l'automne (on les nomme alors mues). La petite taille de ces cervidés leur permet de se dissimuler dans les herbes hautes tout comme la perdrix grise adepte de cet environnement.

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(Une des meilleurs manières de détecter le passage d'animaux dans des friches à proximité de champs est de regarder les touffes de poils qu'ils laissent sur les barbelés.)

Arrive alors les premières pousses de ronces qui deviennent rapidement d'épaisses broussailles. Les mûres qu'elles produissent attirent toute une flopée d'oiseaux mais aussi de mammifères. Maître renard s'aventure ainsi dans la friche de temps à autre pour croquer ces fruits sucrées (les baies et fruits composent 50% de l'alimentation du renard à l'été et à l'automne). La belette elle s'y dissimule et y chasse les micro-mammifères mais aussi les nichées d'oisillons. Le muscardin, un petit rongeur, utilise les ronciers comme lieu de nidification où il construit de superbes nids sphériques bien difficiles à voir. Les chardons prennent aussi leur aise ce qui attire beaucoup d'oiseaux en particulier les chardonnerets que l'on presque voir toute l'année dans ce type de milieu. Peu farouches on peut les approcher facilement. Les orties elles sont de parfaits observatoires à chenilles. Parmi les espéces que l'on peut rencontrer (une trentaine en tout) figue le vulcain, le paon-du-jour, la petite tortue, la carte géographique, la belle dame, le Robert-le-Diable, l'écaille rouge, l'écaille martre, l'écaille lièvre ou encore la pyrale de l'ortie.

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(L'écaille chinnée figure parmi la trentaine d'espèce de papillons qui aime pondre sur les orties qui abritent de nombreux insectes et araignées.)

Arrive alors les arbres que l'on nomme pionniers car ils sont connus pour s'intaller les premiers dans les friches. Ainsi on dénombre le bouleau, le frêne, l'érable, l'aubépine, le sureau, le cornouiller et le peuplier comme précurseurs. C'est la que l'on peut voir le pouillot, un oiseau qui aime les lieux semi-ouverts et peut effrayé par l'Homme, le bruant zizi qui se reconnaît à son chant si particulier, les grives et palombes qui font le bonheur des chasseurs mais également quelques oiseaux de proies comme parfois la buse variable très présente en Isère, l'épervier qui effectue des virages serrés entre les arbres pour capturer ses proies mais surtout le busard Saint-Martin qui se reconnaît facilement à son plumage gris-ardoise et au bout noir de ses ailes.

On rencontre aussi d'autres animaux attirées par la tranquillité du lieu. Le blaireau, qui comme le renard aime faire son terrier en forêt dans des zones dégagées, s'aventure dans la friche tout comme le faisan qui y trouve de quoi s'y cacher et y faire son nid. C'est aussi un coin à champignons, en particulier à la fin de l'été où coulemelles, coprins chevelus et boules-de-neiges (un agaric) sont courants.

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(Les friches font souvent le bonheur des ramasseurs de champignons comme ici avec ces coulemelles.)

Au bout de quelques années les arbres grandissants coupent la lumière et une partie de la faune quitte le lieu du fait que la végétation rase disparaît mais l'endroit reste grouillant de vie. Exception, les lieux composés d'arbres comme le chêne par exemple garde cette faune car la lumière continue à filtrer par le feuillage peu épais ce qui permet d'avoir des forêts herbeuses ou couvertes de bruyères, d'ajoncs ou de hautes graminées. De nouveaux animaux y apparaissent comme l'écureuil, le sanglier, le hiboux grand duc, le chat sauvage et bien d'autres encore.

 La liste des espèces présentes dans les friches est non-exhaustive, on peut rencontrer bien d'autres animaux comme le lapin de garenne, le lièvre ou la couleuvre à collier.

 

II. La friche urbaine.

 La campagne n'est pas le seul endroit où l'on peut voir des animaux, la ville elle aussi fourmille de vie. Certes se sont la plupart du temps des espèces courantes qui s'invitent dans l'espace urbain mais l'on peut parfois faire de belles rencontres. Les friches urbaines sont des zones en ville où l'Homme a stoppé toute activité (bien souvent industrielle) et où la nature reprend ses droits, ce qui explique que parfois on puisse rencontre des ruines. On peut parler d'exploit quand on voit la rapidité avec la quelle la vie revient quand on connaît la pauvreté des sols et la pollution que ceux-ci ont subi.

Ces friches sont souvent de petite taille. L'herbe, les lichens et le lierre sont les premières plantes à s'y installer, leurs graines ayant été apportées en ce lieu par la semelle des passants, le vent, les fientes des oiseaux ou s'y trouvaient déjà et étaient en dormance. Arrive alors les premiers insectes comme les coléoptères, des petits mammifères comme les souris et les musaraignes, mais surtout les vers de terre qui refertilisent le sol ce qui permet à d'autres espèces végétales de s'installer.

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(Dans les jardins de ville ou les allées, on peut croiser de nombreux animaux comme l'écureuil roux.)

Des espèces de sous-arbrisseaux, d'arbrisseaux et d'arbres classiques mais aussi échappées des jardins publiques colonisent l'endroit. Le buddléia (arbre à papillon) offre à de nombreux pollinisateurs une source riche en nectar jusqu'à septembre ce qui attire les papillons, les bourdons et les abeilles. La clématite égaie l'endroit, le peuplier, l'érable et le robinier (qui est une légumineuse) offrent un abris sûr pour les oiseaux. Ainsi la pie, le merle noir, la mésange à longue queue, la mésange charbonnière

charbonnière, les étourneaux, l'accenteur mouchet s'installent. Le grand nombre de proies potentielles attire souvent le faucon crécerelle qui aime nicher en ville dans les lieux historiques. Des espèces communes en ville sans qu'il n'y ait de lieu végétalisé prennent elles aussi place comme le pigeon, le surmolot, le rat, la corneille et le chat commun.

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(Cette ancienne résidence étudiante de Grenoble laissée à l'abandon devient le terrain de jeu de la nature. C'est un abri parfait pour les chauves-souris.)

Des plantes à fleurs s'installent peu à peu. Les ombellifères donnent de nombreuses graines qu'apprécis les oiseaux en particulier la linotte qui niche dans les broussailles, les chardons et les cardères attirent les chardonnerets et les verdiers qui sont faciles à observer. L'ortie permet aux papillons de nourrir leurs chenilles. Il aussi de plus en plus courant de rencontrer en ville Sir renard. Attiré par les poubelles pour se nourrir, il s'installe peu à peu dans la friche pour se nourrir des souris, des mulots et des rats ce qui fait souvent fuir les chats vagabonds.

 On rencontre parfois des amphibiens. On ne sait pas comment ils arrivent dans nos villes, une des théories principales seraient que certains oiseaux transportent les oeufs du frais collés à leurs plumes et à leurs pattes. Ainsi on peut rencontrer dans les marres boueuses, les flaques d'eau et les récipients abandonnés le triton palmé et l'alyte accoucheur, un crapaud qui est un bon parent (le mâle s'occupe des oeufs avec beaucoup de soins).

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(Mousses, lichens et arbustes comme le buis sont les premiers végétaux à coloniser les endroits abandonnés.)

Nombreuses sont les espèces qui peu à peu cohabitent avec l'Homme et que l'on croise de plus en plus souvent: dans les jardins de ville, les zones industrielles, les allées de la Fac et parfois, les magasins!

(Cette artcile a été séléctionné par Paperblog ici).

jeudi 15 août 2013

Sortie en forêt 31.

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Encore une sortie en forêt, où la chance est avec nous. En effet l'activité fongique commence tout juste ce qui promet de très belles cueillettes à venir. En attendant, si on lève la tête on peut avoir l'occasion de voir les accenteurs-mouchets effectuer des allers-retours pour nourrir leurs petits qui viennent d'éclorent, laissant tomber au sol quelques coquilles.

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Les girolles (catharellus cibiarius) ont bien grossi, même si certaines restent encore petites. C'est un excellent champignon très recherché. On la trouve sous les boulots mais aussi sous les résineux, dans un sol plutôt acide et pauvre en azote, aussi bien sec qu'humide, à toutes les altitudes du début de l'été à la fin de l'automne selon les régions. On la rencontre aussi bien en Europe qu'au Québec. Néanmoins, aux premières gelées apparut, le mycélium qui se trouve de 0 à 10 cm de profondeur, se met au repos et ne fructifie que l'année suivante. Les girolles sont l'un des éléments les plus riches en vitamine D connu. Elle aurait des propriétés anti-insecticides inoffensives pour l'homme mais efficace contre la petite faune du bois ce qui expliquerait pourquoi elles ne seraient que très rarement grignotées.

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Avec les nombreuses pluies et rosées, les girolles prennent enfin de belles proportions ce qui donne bon espoir pour la suite de la saison entamée.

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Le scléroderme vulgaire est toxique. Il ne faut pas le confondre avec la veste-de-loup qui jeune est un comestible plutôt moyen. Dans le bois elles sont apparut par dizaine, ce qui est bon signe, en effet elles poussent dans les mêmes conditions que les cèpes. Dans l'alimentation, les vendeurs peut scrupuleux utilise sa chair noire dans les aliments pour faire croire qu'ils sont parfumés à la truffe.

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Voilà une bien drôle de chenille, avec son "pelage" blanc et ses "cornes" orange. Malgré son apparence typique, je n'ai pas pu l'identifier.

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 L'humidité de ses derniers jours à fait sortir les bêbêtes du bois.

1 et 2: Les grandes Loches, qu'elles soient noires ou oranges, sortent en quête de pitance (nos beaux champignons), mais aussi d'un partenaires. Chez elles comme chez toutes les limaces, les individus sont hermaphrodites, c'est à dire qu'ils possèdent les deux sexes et qu'ils vont à la fois transmettre leurs gênes mais aussi en recevoir pour concevoir des petits.

3:  La decticelle cendrée est de sortie et se promène sur un jeune sapin qui de temps à autre, donne quelques belles girolles.

4: Un voilà un joli papillon, proche de la bagatelle d'or et de la famille de noctuelles que je n'ai pas pu identifier.

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 Les russules hémétiques sont nombreux. Il ne faut pas les confondre avec les russules dorés qui eux sont comestibles.

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 1: La calvaire doré est abondante en cette période. Plus ou moins toxique, il est bon de ne pas la ramasser.

2: De saveur poivrée, la calvaire dressée est néanmoins considérée comme non comestible. On la trouve de la fin de l'été jusqu'à l'automne.

3 et 4: Le temps, les limaces, les aléas de la nature ... tout cela rend l'identification de certains champignons bien peu aisée.

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 Un bon gros cèpe? Non, un bolet de Satan, diabolique champignon non comestible qui a donné des faux espoirs à de nombreux ramasseurs.

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Et comme toujours, c'est la valse des russules. Vertes, roses, jaunes, noires... il y en a comme on aime le dire pour tout les goûts, du poivré au sucré, qui l'aurait cru? 

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 Voici le seul et unique cèpe d'été de la sortie. Depuis nous avons fait de belles trouvailles mais ce petit cèpe fut un vrai bonheur.

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Des arbres, beaucoup de trésors sont tombés ce qui donne l'occasion de se pencher d'un peu plus près sur les essences de la forêt.

1 et 2: Les graines du sorbier des oiseaux ne sont pas encore arrivées à maturité. C'est une précieuse ressource d'énergies pour les oiseaux migrateurs mais aussi pour ceux qui s'apprêtent à passer l'hiver ici.

3: Les lichens sont l'étrange alliance entre un champignon et une algue. Utilisé dans la médecine et dans les cosmétiques, ils sont une riche ressource de protéines en cas de disette.

4: Le pin pectiné est un arbre fréquent dans les Alpes qui a souvent été planté pour l'industrie du bois. A ces pieds les cèpes mais aussi au printemps les précieuses morilles noires.

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 Un petit peu de magie dans la forêt.

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Les bois sont beaux et frais en ce moment, bientôt la pluie viendra les rendre boueux et humides. Pour le moment c'est l'occasion d'en profiter, de créer et de s'amuser. Bientôt les vacances seront finies et les cabanes dans les bois oubliées. 

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 Pour finir, un bolet pomme de pin. Non il n'est ni passé ni pourri, il a juste une mine quelque peu inhabituelle ce qui en fait tout le charme.

 

lundi 5 août 2013

Zone naturelle de la Ladrière.

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Aujourd'hui, petite promenade dans la zone naturelle de la Ladrière à proximité de Bourgoin-Jallieu, certes pas bien grande mais riche en faune et en flore et cela, à quelques pas d'un parking bétonné et de magasins. Le dépaysement est total. Libellules et papillons sont nombreux et la fraîcheur de l'eau la bienvenue.

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La cardère sauvage, cardère des oiseaux ou cabaret des oiseaux est une plante bisannuelle pouvant atteindre 1 mètre 50. Ses nombreuses fleurs sont roses lilas. L'ilunine de la racine a des propriétés apéritives et, trempée dans la vodka, soignerait la maladie de lyme. Une des espèces cultivée à l'antiquité étaient utilisée dans l'industrie de la laine pour la confection de draps. Et sur cette belle plante se promène une cétoine au doux nom de aethiessa bagdadensis.

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Dans cette environnement semi-sauvage, de nombreuses espèces de fleurs et de plantes s'épanouissent.

1: La guimauve officinale est aussi appelée mauve blanche. C'est une plante médicinale cultivée depuis longtemps pour ses propriétés émollientes et dans le passé, comme plante potagère pour ses racines avec les quelles on fabrique une sucrerie très prisée du même nom. Bouillies, elles sont données aux enfants pour faire leurs dents. Les feuilles peuvent être consommées comme des épinards ou jeunes, en salade.

2: La renouée du Japon est une plante envahissante venue d'Asie où elle est cultivée pour ses propriétés médicinales et pour la cuisine. C'est par la route de la soie qu'elle a été introduite en Europe, au moyen âge, comme plante fourragère, mais en France elle apparaît pour la première fois en 1939. Les pousses se mangent crues ou cuites, les rhizomes séchées aident à le digestion, les tiges sont bouillies, les feuilles malaxées aident à la cicatrisation et calment la douleur quand elles sont appliquées sur les plaies. En Europe elle sert de filtre naturel pour dépolluer l'eau et les sols.

3 et 4: La sylvaine ou hespérie sylvaine est un joli et petit papillon à la chenille verte-bleutée longue de 28 mm. On peut le voir voler de juin à août dans de nombreux milieux, aussi bien secs qu'humides.

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L'hélice des bois est un escargot des forêts qui aime les zones humides. Il peut être claire ou sombre avec souvent une bande brune qui traverse sa coquille.

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Quelques plantes médicinales et utiles aux hommes aux formes variées.

1: Le jonc massette ou Quenouille (par sa ressemblance avec l'instrument à tisser du même nom avec lequel Cendrillon se pique le doigt), peut se manger cru, son coeur aurait un goût de concombre et ses rhizomes celui du topinambour. Tressé, il sert à faire des paniers et entre dans la composition des toits de chaume. De plus sa massue peut servir de torche ou de combustible. Mais là où son utilisation est la plus remarquable c'est que c'est un formidable filtre pour nettoyer l'eau des nitrates et autres pollutions. Au néolithique et jusqu'au moyen-âge, on en formait de grosses bottes pour fabriquer des embarcations.

2: Le mélilot blanc appartient à la famille des pois (Fabacées). Il peut atteindre 1 mètre 20 et fleurit de la fin juin à août. Possédant de la couramine, il dégage une légère odeur de vanille tout comme le mélilot jaune ce qui attire de nombreux insectes. C'est à ce titre une bonne plante mellifère. En entreposer quelques brins dans un sachet dans une armoire parfum le linge et le protège des mites. Ses nombreux tanins le rendent anti-spasmodique, antiseptique au nivaux de l'appareil urinaire, diurétique et il serait même sédatif. Il est aussi employé pour faciliter le flux sanguin et réparer la fragilité capillaire. De plus on peut le consommer en salade (jeunes feuilles crues), comme aromate (une fois séché) dans les desserts ou comme épices (graines) dans les fromages.

3: La campanule agglomérée fût décrite au 19èmesiècle. Elle fleurit de juin à août et se rencontre dans les bords de chemins, de forêts et les pâturages secs et peut atteindre 80 cm. Cette famille de fleurs regroupes 300 espèces présentes majoritairement dans le centre de l'Europe mais pouvant aussi pousser jusqu'en Finlande. On la cultive pour ses jolies fleurs comme plante ornementale.

4: La grande consoude ou consoude officinale peut être jaune ou violette. C'est une plante qui aime les zones plus ou moins humides. On peut consommer les feuilles pannées dans de la pattes à beignet ce qui leur donne un goût de sole. Elle est utile au jardinier car elle récupère les nutriments du sols non-exploités et donne un très bon purin. Sa richesse en potassium, en calcium, en vitamine B12, et fer et en scile la rende efficace comme cataplasme cicatrisant.Elle s'est démocratisée dans de nombreuses parties du monde avec les pèlerins qui en emportait toujours avec eux.

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L'oxalis des fontaines pousse dans les cultures, les lisières de forêts et dans les bords de chemins. Commune dans le nord elle est rare voir absente dans le sud pourtant ici nous en croisons plus ou moins régulièrement.

 

Bref, une courte mais belle promenade au frais, ce qui est bienvenu en ce moment, et cela, à quelques pas de la route et des magasins.


samedi 3 août 2013

Sortie en forêt 30.

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 Pas de cèpes ni de girolles à cette sortie, peu de fleurs aussi hormis ces rares sucepins mais de nombreux champignons et quelques curieux insectes qui commencent à devenir monnaie courante ici ^^

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 Bien qu'habritées par les hautes branches des sapins et des châtaigniers, les sols des forêts du coin sont très secs. Il faut creuser sur une dizaine de centimètres pour commencer à trouver de l'humus humide. Cela n'est pas suffisant pour le mycélium, et cela malgré la rosée du matin qui a bien du mal à pénétrer dans les sous-bois.

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 Les amanites rougissantes, à l'instar d'autres espèces, fait de la résistance. S'adaptant mieux au manque d'humidité, elles continuent de pousser mais sont bien moins nombreuses qu'elles n'ont pu l'être ces derniers jours.

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Mais pour le moment, c'est les russules qui s'imposent comme reines du bois pour le plus grand bonheur des limaces.

1: La russule comestible est généralement courante et pousse en petits groupes sur une grande période, de la fin du printemps à la fin de l'automne. Comme son nom l'indique, elle peut finir dans l'assiette.

2: La russule charbonnière elle aussi est comestible. Elle peut prendre des formes et couleurs variées en fonction du temps et de la période de pousse. Elle est appréciée pour son goût de noix.

3: Considérée comme la meilleure de la famille, la russule verdoyante se distingue par sa couleur vive mais aussi par le fait qu'elle craquelle quand elle vieillit.

4: Cette vieille russule noir et blanche n'aborde plus la teinte brune typique des jeunes individus. Supposée toxique, il faut mieux la laisser dans son environnement.

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 Voici la chenille de cucullie du bouillon blanc appelé aussi brèche. Bien qu'on la trouve souvent sur le bouillon blanc, elle est aussi gourmande des plantes du genre scrophularia comme avec cette scrofulaire noueuse. L'imago, l'adulte arrivé à maturité, vole d'avril à juin. La chenille peut atteindre des dimensions impressionnantes.

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Retour avec la faune mycholgique qui offre des formes et des couleurs originales.

1: La fleur de tan n'est aujourd'hui plus considérée comme appartenant au règne fongique. Plutôt rare, elle rampe littéralement sur le sol pour se nourrir de l'humus.

2: Le lycogale du bois connaît plusieurs phases colorées avant de dépérir. D'abords rose, il devient orange, brun puis noirâtre. Lui aussi n'est plus reconnu comme un champignon à proprement dit. Lorsqu'on le presse, un liquide nommé "lait de l'oup" s'en échappe.

3: Autre bois, autre russule verdoyante. Celle-ci commence à craqueler ce indique qu'il sera bientôt trop tard pour la consommer.

4:  La russule du fiel est un champignon qu'il faut mieux éviter car malgré son parfum fruité, il se révèle être très âcre ce qui le rend non comestible.

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 Voilà le retour du bousier. Celui-ci était accompagné de cinq autres partenaires ainsi que d'une "petit biche", un coléoptère, pour festoyer dans une grosse russule pourrie. Comme quoi, les champignons ne doivent pas uniquement se méfier des limaces, des sangliers et des vers.

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1 et 2: La russule fétide est relativement massive sent le cheveux ou la corne brûler, autant dire pas très bon. On la trouve du début de l'été à la fin de l'automne. Jeune elle exsude des gouttelettes d'eau par temps humide ce qui lui donne cet aspect vitré. L'amertume de sa chair et son odeur la rendent non comestible.

3 et 4Le collybie à pied en fuseau est un bon comestible, à condition qu'il ne soit pas ramassé le lendemain d'une pluie qui a été précédé d'une sécheresse importante, car ce champignon à la particularité de se dessécher sous les effets du soleil puis de reprendre sa forme initiale après une bonne pluie. Ces changements d'états le rendent toxique.

 

Bref, pas de quoi remplir le panier à mon désespoir, néanmoins ce fût encore une jolie promenade riche en découvertes.

samedi 1 juin 2013

Sortie en montagne 6.

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 Me voilà pour quelques jours en montagne. La végétation et les fleurs sont encore rares et le temps reste relativement rude mais quel plaisir de parcourir l'herbe verte et grasse. Au programme, traversée à pied entre les communes de Villar-d'Arêne et de La Grave-La Meije.

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 Les gentianes de printemps sont toutes de sortie. Elles sont annonciatrices de l'été même si en ce moment, on peut en douter. Bien que commune à toute l'Eurasie et même à l'Atlas, sa rareté dans de nombreux pays font d'elle une plante menacée.

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 La pensée des Alpes se rencontre au printemps. Elle peut être violette, jaune ou bigarrée. Appartenant à la famille des violettes, c'est une plante endémique des Alpes. Elle apprécie les pâturages et les zones d'herbes rases.

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 Mais voilà, le temps en montagne est capricieux et tout le monde a été pris au dépourvu par la neige, car bien qu'elle soi tombée longuement ici, c'est bien la première fois qu'elle perdure jusqu'à la fin mai.

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 Mais entre deux tombées de flocons, le ciel se dégage et bien que la chaleur ne soit pas au rendez-vous, le soleil lui est là et c'est un véritable bonheur d'en profiter.

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Pas simple d'identifier les euphorbes, celle-ci n'est pas encore complètement fleurit ce qui ne rend pas la tâche plus facile. Cependant, la taille des plants, l'aspect des tiges et des feuilles laisse penser qu'il pourrait s'agire de l'euphorbe de Séguier.

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 La primevère farineuse tient son nom du dessous des feuilles qui à un aspect farineux et blanc. Elle n'est pas utilisée comme plante médicinale bien que ses racines contiennent des saponines mais la petite taille de celles-ci rend l'extration de la substance compliquée et coûteuse en temps et en énergie pour un maigre résultat.

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 Proche du saxifrage de par l'apparence, l'arabette des Alpes s'en différencie de par la présence de ses 4 pétales (crusifère) contre 5 pour le lys des champs. C'est une plante commune dans le département ses fruits sont de longues cosses.

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 Une plante sans floraison reste toujours très compliquée à identifier, même si celle-ci est commune ou bien connu. Ici les feuilles sont atypiques et même agréables à regarder mais sans fleurs, pas de noms à donner.

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 Hépatique à trois lobes est protégée sur une partie du territoire français. Fleurissant au printemps, elle peut être bleue, blanche ou violette. Son nom vient de ses feuilles en forme de lobes du foie. Séchée pui macérée dans du vin, elle aurait des propriétés diurétique.

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 Le bois-joli ou bois-gentil est sur la fin de sa floraison. Cette arbrisseau aux fleurs très parfumées d'un joli rose reste néanmoins très toxique. Son nom scientifique est Daphne mezereum, en hommage de la nymphe Daphne, fille de Pénée et courtisée par Apollon qui se retrouva transformée en bois-joli. C'est une plante protégée.

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 Surprise, dans les pins et les quelques feuillus du chemin, une bande de pézizes veinées se sont installées. Plus tard dans une pâture, un morillon en fin de vie se rejoint à la cueillette.

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 Il semblerait que les champignons de printemps fassent de la résistance en haute montagne.

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 Le chemin se poursuit dans une zone plutôt raide où touristes et troupeaux se partagent les mêmes sentiers. Au détour d'un virage, une superbe cabane se dresse. Abris pour moutons ou refuge pour sorcières, j'opte plus facilement pour la première option même si l'aspect de cet abris est des plus atypique.

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 Traversée de marais, la fonte des neiges a transformé le chemin en ruisseau... il semblerait que la montagne n'est pas l'un des terrains des plus simples à pratiquer.

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 Les grandes gentianes jaunes commencent à pousser. On peut les différencier des plants de vératre blanc qui ont des feuilles alternes comme ici alors que notre gentiane à des feuilles opposées. Il ne faut pas les confondre, le vératre étant sévèrement toxique voire mortel. Ici il s'agît de lui.

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 Plus on monte en altitude, plus la végétation se fait disparate. Les feuillus sont absents à l'exception de quelques boulots et les flancs roches brutes de la montagne se dessinent.

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 Le cirse acaule est très commun dans les étages collinéens et alpins. C'est une plante vivace qui aime les sols calcaire et qui fleurit du début de l'été à la fin de l'automne. Le terme acaule signifie qu'il y a une absence ou une faible tige.

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 Voilà une autre arabette que je n'ai pas su identifier et qui se différencie de la première de part sa petite taille, sa tige verte et ses feuilles alternes.SAM_7605 SAM_7606

 Le prunus mahaleb porte également le surnom de bois-de-Sainte-Lucie. Ce nom religieux vient son origine d'un couvent des Miniles de Sainte-Lucie-du-Mont où l'artisanat d'ojets religieux à partir de cette essence de bois fût mise en place car abondante autours du lieu Saint.

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 L'odeur de ses fleurs blanches est toute à fait délicieuse. S'adaptant à tout type de sols, il est un bon porte-greffier. Ses fruits on mauvais goût ce qui ne semble pas gêner les oiseaux qui en raffolent, cependant ils peuvent entre dans la composition de liqueurs.

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 Le voyez vous, caché parmi les hautes herbes, derrière les épicéas observer son monde? Non, alors approchez-vous.

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 Voilà Sir renard, que mon appareil photo ne m'a pas permis de "capturer" à ma guise. Peu attentif à ma présence, il a mit dix bonnes minutes avant de dresser l'oreille, ce qui m'a donné l'occasion de le regarder faire sa toilette à loisir.

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 Voilà deux fleurs dont la multitudes des espèces et genres voisins peuvent entraîner quelques confusions.A gauche, une violette du chien qui appartient aux violaceaes et qui englobe plus d'une vingtaines de fleurs très semblables.  A droite, la rare potentille des frimas que l'on peut facilement confondre avec les fumanas ou les hélianthèmes.

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 Il n'y a pas à dire, il faut de bons mollets pour suivre la route. A savoir, il faut envrion une heure et demi pour descendre par les bois et une quarantaine de minutes pour remonter par la Romanche, sans compter le temsp passé au bar local pour reprendre son souffle et des forces.

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 Voilà une fleur à la quelle je suis peu habituée, c'est notre toute première rencontre. La pensée ou violette à deux fleurs aborde un jaune pétant strié de brun et des feuilles en forme de coeur. Elle fleurit habituellement de juin à juillet et est typique des zones de haute altitude humides. Dans certaines régions européennes elle est protégée.

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 Le myosotis des champs (à gauche) appartient aux myosotis à petites fleurs, il est très commun dans les prairies jusqu'à 2000 mètres d'altitude. A droite une inconnue, croisée il y a peu de temps sur un blog mais dont le nom m'échappe. 

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La pulsatille de printemps est aussi nommée anémone de printemps. Elle pousse dans les prairies d'altitudes de nature rocailleuse. Elle se reconnaît à ses fleurs blanches à l'intérieur et mauves à l'extérieur. Les longs poils qui la recouvre la protège du froid printanier. 

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Poussant entre 1300 et 3600 mètres d'altitude, elle demeure une plante toxique comme la plupart des renoncules.

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 Orchis guerrier (orchis militaris) est une orchidée eurosibérienne robuste et rare dans les régions méditerranéennes. Elle fleurit entre avril et juin jusqu'à 2000 mètres d'altitudes et peut atteindre 20 à 50 cm de haut.

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 D'autres plantes sont plus discrètes. Certaines n'ont pas fleurie et n'ont pas de determinations, d'autres se fondent dans la végétation locale comme le raison du renard ou parisette à quatres feuilles à droite.

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 La saponaire de Montpellier a une floraison très longue (de mars à octobre). Elle contient une substance qui fait mousser l'eau et a été utilisée comme nettoyant dès néolithique et jusqu'à l'arrivé du savon moderne mais surtout ça démocratisation, c'est à dire une mélange de cendres et de graisses animales.

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 Qu'ils sont beaux les narcisses du poète. Rares et protégés en raison de la sur-cueillette qu'ils ont subit et la disparition de leur lieu de pousse, il est néanmoins autorisé d'en cueillir 15 brins maximum par personne.

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 Autre découverte à gauche avec cette drôle de plante sûrement apparentée aux lamiaceaes ou aux astragalus. A droite un tapis de petites pervenches à conquis la butée et longe la route qui borde les pâturages.

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 Qui dit lieu calcaire dit escargots. Ceux-ci affectionnent ce genre d'endroit, en particulier quand ils sont humides car ils leurs fournissent la nourriture dont ils ont besoin mais surtout, de quoi former et consolider leur coquille.

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 La ballade se poursuit sous un vent frais accompagné de quelques rayons de soleil mais pour peu de temps, le lendemain ce sont les gouttes puis les flocons qui ont prit le relais pour mon plus grand regret. Néanmoins cette abondance d'eau est bénéfique pour la Romanche qui fait tourbillonner ses eaux à gros débit.

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 Mouches et tétards sont de retour, c'est signe que le froid n'est plus là pour bien longtemps, enfin espérons le, sinon les hommes et les bêtes auront du soucis à se faire.

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 La renoncule à feuilles d'aconit est une plante qui apprécie les zones humides, les marais et les bords de torrent. On la rencontre dans les massifs montagneux et est parfois voisine, quoi que rarement, avec la populage des marais.

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 La romanche est une rivière alpine qui prend sa source dans le coeur du parc des Ecrins avant de traverser une partie des Hautes-Alpes puis de l'Isère avant de se jeter dans le Drac peut avant Grenoble. 

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 Mesurant 78km, elle est mise au profit de l'énergie hydrolique à l'aide de plusieurs barrages et turbines. Au moyen âge, un éboulis provoqua la cédé d'un des bassins de rétention qui inondat la succession de vallées encaissées jusqu'à Grenoble. Aujourd'hui encore et pour cette raison, la Romanche fait l'objet d'observations minutieuses.

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 Bref, il ya de par ce beau temsp quoi que bref, beaucoup de nouvelles essences à contempler et de nombreux animaux à rencontrer.

 

samedi 20 avril 2013

Sortie en forêt 20.

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Me voilà bien surprise! Attirée par les morilles coniques, me voilà bien partie vers les sapinières et les forêts du col des Milles. Mais voilà que la neige arrive et se mêle à la partie. Ce jour là, rien à mettre dans le panier.

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Le sous-bois n'a pas été épargné, j'avais l'espoir de pouvoir apercevoir le vert des jeunes pousses des arbustes et de la mousse mais rien de tout ça, l'hiver bien que passé essaye une dernière fois de s'inviter.

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Et mon coin de cèpes? Enneigé! définitivement enneigé, il faudra être très patiente avant de pouvoir profiter de la prochaine pousse, en espérant avoir une année fructueuse comme celle que nous avons eu en 2012.

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Mais déjà la neige fond, la mousse donne quelques signes de vie sous le blanc manteau et deux trois rayons de soleil sefont sentir. Cependant le brouillard est épais et les seuls bruits de la forêt qui se font entendre sont les cris de deux rapaces qui se répondent. Sinistre ambiance.

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Ce ne sont plus les feuilles mortes qui crissent sous les pas mais la neige. Il est ainsi aisé de marcher à pas de loup sans ce faire entendre ni voir.

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Le lièvre est passé par là et a laissé ces traces de pas identifiables entre toutes. Vu l'écarts des pas, il y a de fortes chances qu'il ait été coursé ou du moins, effrayé.

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Une bonne paire botte aux pieds et le chemin devient praticable. J'ai même eu la chance de croiser un randonneur aguerri emmitouflé dans sa parqua. Comme quoi la neige n'effraye pas tout le monde.

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Le chevreuil aussi a prit ces jambes à son coup, laissant de longues traînées. Peut être est-ce ma venue, vraiment peu discrète, qui les a fait fuir.

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Bref, pas de champignons  dans le panier, seulement quelques lichens qui seront séchés au dessus de la cheminé qui pars ce temps a été ralumée. Sacrée journée que celel du 20 avril avec sa neige.

mercredi 13 mars 2013

Le long de l'Isère.

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Ah! déjà le froid et la neige sont de retour dans nos douces pré-Alpes. Cependant nous avons bénéficié de deux très beaux jours de soleil pour sortir un peu à la découverte de la ville et de sa nature naissante.

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Les crocus de printemps sont sortis, violets ou blancs, ils poussent spontanément le long de la voie rapide, à quelques pas du bitume. Bonheur des fleurs et des premiers bouquets.

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Les arbres perdent leurs chatons, qui sont les fleurs qui libères le pollen et le tussilage fleurit. De cette jolie fleur, on utilise les feuilles comme substitue au tabac pour réduire l'addiction au tabagisme.

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Et puis il y a l'Isère, calme mais par moment bouillonnante aux eaux sombres qui de temps à autre charrient troncs et souches délogés de leurs sous-bois par les averses des hauteurs. 

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Les mousses aussi fructifient, du moins relâchent leurs spores car à la manière des fougères, celles-ci ne produisent pas de fleures mais des sporanges, de petites poches qui libèrent les gamètes des végétaux.

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L'eau est paisible, l'image des arbres s'y reflètent et n'est que de temps à autre troublée par la nage innocente des canards colverts.

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Et dans le ciel, les élégantes branches des noisetiers laissent s'envoler le pollen au grès du vent, formant de gros nuages jaunes.

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Voilà une jolie ballade où les herbes ne demande qu'à garnir la maison. Les boutons de jonquilles, ramenés de la campagne puis mis en eaux ont fleurit et donnent à voir de jolies fleurs jaunes.

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Et les crocus, contrairement à ce que je pouvais penser, tiennent bons et ont eux aussi rejoins la table du salon. Ils sont à l'abris du froid et des premiers flocons Grenoblois, qui je l'espère, ne tiendront pas.

mercredi 20 février 2013

Petite montée à la Bastille.

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Aujourd'hui levé matinal, quand le soleil n'a pas encore  vraiment pointé le bout de son nez. Direction la Bastille, ancien fort d'arme qui surplombe la cité grenobloise. Mais avant d'atteindre le sommet, passage par le centre ville et son parc où les hauts platanes tutoyent le ciel et couvrent les jeux d'enfants.

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Passons par le pont des quais, où à cette heure on peut encore observer sur les bords de la rivière Isère les mouettes rieuses et les cormorans venus faire bonne pêche. Mais dans les jardins de la ville, c'est un tout autre oiseau que l'on peut admirer, serez-vous trouver sur la deuxième photo la queue rouge qui s'y cache?

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Le meilleur itinéraire pour profiter de la vue et de la tranquillité est déprendre celui qui passe par le musée Dauphinois, on s'assure ainsi une vue panoramique parfaite et un regard unique sur la ville qui s'éveille doucement. Bien que les sirènes et des moteurs de la cité hurlent déjà, c'est avant tout le chant des oiseaux qui prime.

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Les arbres ont perdu leurs feuilles mais la foret reste verdoyante grâce au gui qui a littéralement envahit les bois. Le gui blanc dont il s'agît ici envahi surtout les feuillus dont il suce la sève pour se nourrir, n'ayant pas de racines.

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Il pousse en touffe et donne des fruits blancs, ronds et toxiques après avoir vu ses petites fleurs vertes être fécondées. Il se dissémine par les fientes des oiseaux qui aiment picorer ses baies. On en trouve plusieurs espèces de par le monde. Fort prisé par les druides puis au moyen âge, il est de tradition de s'embrasser sous celui-ci à Noël ou à la nouvelle année.

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Le chemin emprunté est une succession de montées et de virages, le tout entouré de bois clairsemés où pin, ormes, hêtres et noisetiers s'épanouissent, ce qui attire une grand multitude d'oiseaux qui habitués aux promeneurs osent se montrer: merles criards, pics verts concentrés, mésanges bavardes, il y en a pour tout les gouts.

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Et puis il y a les remparts, aux quels il faut être attentifs pour y voir percer la vie. De nombreuses compositions se formes entre les vieilles pierres pour le plus grand plaisir des yeux.

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La mousse s'en donne à coeur joie, certaines fructifient et d'autres se voient à leur tour coloniser par divers végétaux comme des graminées, des herbes hautes et mêmes des arbrisseaux qui avec le manque de place ne feront pas long feu.

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Les algues et le lichens suivent la même voie. C'est organismes étranges, mi-végétaux, mi-animaux pour certains, profitent des pierre pour être bien exposé au soleil, récupérer la chaleur et de l'humidité qu'elles emmagasinent et s'abriter de toute concurrence pour ce qui est de puiser des ressources.

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Le lierre n'est pas en reste, on trouve sur les hauteurs de la bastille les deux espèces majeurs qu'il y a en France dont le lierre grimpant, mais c'est le lierre dit "sauvage" qui prime même s'il n'hésite pas à envahir les arbres lui aussi.

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Longtemps considéré comme parasite des arbres, le lierre se relève être salvateur pour ceux-ci, en abritant tout une faune qui permet la création d'un biotope propice à la dissémination des graines par les oiseaux, oiseaux dont la nourriture vit en partie dans et grâce au lierre.

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C'est une forme de cycle. Ainsi le pigeon ramier permet au merisier de se perpétuer, la grive draine de même avec le gui, et le merles agira pour le lierre lui même en ressemant ces graines par ses fientes.

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Ami du peintre et du jardinier, il offre une gamme de couleurs très variée avec ses feuilles qui passent facilement du verre sombre au rouge puis à l'orangé.

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Les hellébores fétides (à cause de leur odeur) commencent à fleurir, les pétales verts commencent à se cerner de rouge pourpre et les nombreuses étamines sortent en force.

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C'est un plaisir de voir ce vert chatoyant sur le fond gris des broussailles et la neige environnante, le printemps approche à grand pas et il n'est pas de trop d'avoir un peu de fleurs en ce temps d'hiver.

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Voilà un bel arbre sur le point de fleurir, le boule de neige qui regroupe plusieurs sous-genres. Ces arbustes formes de grosses boules d'inflorescences généralement blanches qui attirent les papillons et les abeilles. Leur parfum est enivrant.

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Voilà que l'ascension commence, direction la succession des marches et des longs escaliers, mais pour les moins sportifs, il reste bien sûr le téléphérique via "les bulles".

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Le temps de tourner la tête et petite vue sur la ville à travers les branches des grandes chênes et des ormes.

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Grenoble et son agglomération s'éveille, la brume se lèveet aujourd'hui, avec le froid et l'humidité, la ville sera pour un moment, soulagée du lourd nuage de pollution qui d'habitude la recouvre complètement.

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Cela vient de la situation géographique de la ville. En effet celle-ci est située dans le creux d'une vallée entouré de massifs pré-alpins et de collines, ce qui empêches aux divers pollutions de se laisser emporter par le vent. A la longue un nuage se forme, en particulier l'été, ce qui accroît la chaleur dans cette cuvette naturelle et les cas d'asmes. Heureusement l'eau du rob, elle, y est une des plus pures du pays.

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Alors rien de vaut un peu de hauteur pour faire le plein en air pur. La promenade continue à travers les enfilades du fort, avec ces voûtes et ces balconnets de pierres qui offrent eux aussi une vue magnifique sur le paysage alentours.

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Et déjà le timide soleil pointe le bout de son nez. Mais ce n'est pas pour autant qu'il fait chaud, au compteur, - 2°C. Rien de mieux que l'ascenssion pour se réchauffer un petit peu.

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Tels des gargouilles, les corbeaux freux surveillent la ville de haut, de temps à autres un de leurs paires ramène de la ville quelques victuailles qu'ils mangent tranquilles au sommet des remparts.

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C'est aussi dans cette balade que l'on apprécier le décor et l'ambiance qui se dégage du lieux. A gauche un chêne mutli-centenaire, à droite une porte tout aussi âgée, taillée dans le même bois. On se croirait revenu au temps des canons et des fleurets.

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Ambiance de chateau fort, on pourrait se croire dans l'un des dédales de Barbe Bleu qui mène tout droit à son terrible donjon où périssent ses amantes,ou encore, à la prison de Davy Jones.

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Preuve du froid, ces flaques d'eau entièrement gelées qui avec la lumière du matin donnent des reflets irisés à la glace.

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Et quoi de plus jouissif que de briser ces élégantes formations de gel? A pieds joints dans la gadoue glacée, c'est un vrai bonheur.

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Bon il ne faut pas avoir peur d'avoir froid aux orteils après cela ni de passer par une bonne séance de nettoyage et encore moins d'avoir les chaussettes complètement trempées.

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Malgrè les chutes de neige actuelles (+ 20 cm dans certains coins d'Isère), la nature semble bien décidée à ne pas attendre l'arrivée du printemps pour commencer à s'épanouire.

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Mais ne n'y trompons pas, la neige et les arbres gris sont là pour nous le rappeler, nous sommes toujours en hiver, il faut se faire au froid, aux bases températures et au gel.

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Et voilà une petite vue de Grenoble sous un soleil bien matinal avec en premier plan l'Isère qui coule paisiblement.

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Et dans le fond, les massifs montagneux qui encerclent la ville. Eux ne sont pas près de voir le printemps arrivé, même s'ils n'ont plus depuis longtemps de neiges éternelles.

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Les arbres sont encore présents mais commencent à laisser place aux buissons et aux arbustes denses. Les corbeaux freux profitent des arbres morts comme de perchoirs, les moineaux communs, les pinsons des arbres et les mésanges eux des cachettes du taillis.

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Les fougères et le genet prennent peu à peu possession du terrain sec qui se compose d'humus pauvre posé à même la roche et retenu par les racines des arbrisseaux.

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Nous voilà aux abords de la Bastille, c'est là qu'une troupe d'oiseaux, pas peureux pour un sous, prend plaisir à chercher sa nourriture parmi les restes de repas oubliés par les touristes, ce sont des accenteurs alpins, cousins du petit accenteur mouchet qui se promène dans le jardin.

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Ce joli oiseau est coloré de roux, de gris, de blanc et de noir est de la famille des prunellidés, du genre prunella et de l'espèce collaris. De la taille de l'alouette, son gazouillis rappel parfois celle des champs. On le trouve entre 1800 et 4000 mètres d'alltitude mais redescend en hiver en plus basse altitude vers les champs et les habitations humaines.

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Plus la neige est épaisse, plus ces oiseaux descendent. C'est pour cela qu'ils sont un bon indicateur du temps et surtout de l'hiver et de la fin de celui-ci avant qu'il n'arrive. Le fait qu'il vive habituellement dans des zones où l'homme est rare le rend particulièrement peu farouche.

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Symbole de Grenoble, "les bulles". Ce téléphérique atypique monte les promeneurs et les touristes et leurs compagnons à quatre pâtes pour admirer la ville et les montagnes alentours.

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L'observatoir du sommet, en plus de proposer un terrain d'accrobranche pour les enfants, permet d'identifier et de nommer les montagnes, les lacs, les agglomérations, les rivières et les cours d'eaux. Ici l'agglomération de Fontaine.

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Et bien que le sommet soit enitèrement enneigé, par-ci et par-là la végétation perce et offre de belles rosettes de verdure à travers le blanc manteau.

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Un dernier regards sur les hauteurs, les bulles en maintenances (trouverez-vous les deux techniciens de la photos?) et les accenteurs alpins puis retour dans la ville.

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Et pour cela, direction les grands escaliers pour une petite descente vers le parc des Dauphins. Et pour ceux qui craignent le vide, reste le bon vieux chemin de terre employé à l'aller.

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Adoscées à la roche, les marches permettent d'observer une végétation mais aussi une vue à la quelle on a habituellement difficilement accès.

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Et c'est là, depuis un petit balcon de pierre, on peut prendre en compte la dimension de la vallée grenobloise, de l'encaissement de la ville mais de surout, comment le glacier sub-alpin a creusé cette étendue, ne laissant derrière lui la roche nue, une terre fertile et une grande rivière, l'Isère. 

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On ne se lasse pas de ce paysage endormit, de ces arbres froids ou de ces églantiers qui prient par le froids, ont prit quelques teintes de gris et de noir.

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Surprise, (à gauche) des petites fleurs blanches, de quelques millimètres, ont envahi la mousse et dans les anciennes caches des murs, les fougères et les géraniums petits robert.

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L'ail sauvage pousse par grandes touffes aux bords des escaliers. Les longues feuilles et tiges taillées comme de la ciboulette sont délicieuses dans une salade fraîche ou du fromage blanc. Attention cependant à son fort goût qui peut en surprendre plus d'un.

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Le dépaysement est totalement, même si la clameur de la ville n'est pas loin. On se croirait dans un coin perdu d'Ardèche, là où les chemins de promenade frôlent les falaises.

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Et comme toujours, le paysage grenoblois s'offrent à nous. 

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Et une fois de plus, le chemin prend des airs glacés, les flaques se font glaces pour ma plus grande joie de mon âme d'enfant.

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D'ici quelques jours, peut être moi, la neige et le froid de l'hiver auront vite fait de gommer la casse et de rendre à nouveau lisse est glissante les étendues humides du chemin.

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Les murailels s'éffacent et laissent places aux flancs rocheux où toute une population de mousses, de fougères et de plantes grasses s'en donne à coeur joie.

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Anecdote amusante, le fort a été construit pour mettre au duché du Dauphiné pour se protéger d'une éventuelle attaque ou riposte de celui de Savoie, mais quelques années seulement après la fin des travaux, les deux duchés seront réunis sous le drapeau français. le fort perdra son utilité et n'aura servit qu'à exercer une mission de surveillance.

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Aujourd'hui encore on peut voir et parcourir les tours, les longs couloirs et les remparts qui ont mis des années et des années à être bâtis.

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Ils sont nombreux les escargots des taillis et surtout fort beaux. Ici à gauche deux coquilles élances de beaux clausilies délavées par la pluie et à droite des élégantes striées.

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Alors de gauche à droite: l'escargot des haies, le petit gris, l'escargot de bourgogne et l'élégante striée.

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Semblables à des coquillages, les élégantes striées sont de petits escargots que l'on ne trouve pas partout en France. C'est dans le Sud-Est, la nord, en Corse et dans la région parisienne qu'on les trouve. Ils vivent un peu partout, aussi bien dans les bois clairs que les haies de jardins.

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C'est aussi dans ce coin de forêt apprécié des grenoblois que l'on peut voir des buis multi-centenaires eux aussi, à l'écorce drue et travaillée par les éléments naturels.

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Et là où la neige c'est retiré, la laitue sauvage fait son entrée en grande pompe. Très savoureuse, il faut éviter de la ramasser par ici, l'endroit étant fréquenté car un bord de sentier, on ne peut savoir ce qui s'y est frotté.

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Par contreen d'autres endroits, le blanc manteau perdure. De temps à autre quelques éléments viennent 'y déposer comme ces feuilles de de buis ou cette baie de fragon qui lui aussi pullule en ces lieux.

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Et la descente continue, on quitte les marches raides pour rejoindre un chemin de terre bordé de buis et tortueux.

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Contraste entre cette arbre mort qui sert de maison à une famille de pic verts pendant la belle saison et les immeubles, froides demeures humaines mais au combien essentielles.

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Les tramètes sont de sortie, et comme toujours elles ne semblent pas avoir subit les méfaits de l'hiver rigoureux.

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Accrochées à une souche de pin, elles se sont installées en une colonie chatoyante.

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Les arums sauvages déploies leurs feuilles et les pins de poulets, très appréciées des oiseaux de bassecourt, donneront bientôt leurs belles fleurs.

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Autres plantes comestibles en ces temps, la cresonnette à gauche qui est en réalité la cardamine des bois, à la saveur subtile, et l'alliaire officinal à droite qui à un goût d'ail sans en avoir la forte odeur.

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Et de temps à autre, une petite mésange charbonnière vient chantonner au dessus de ma tête pour ponctuer le parcours.

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Les pins portent encore leur vertes épines et leur pommes, et parfois un étrange champignon de bois vient se fondre en lui.

 

Le jardin des Dauphins:

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La descente se termine par l'arrivée au parc des Dauphins. Monté en terrasses, en escaliers et passerelles, ce petit jardin public est très peu mais est mal réputé, en raison de la "faune" qui le fréquente le soir.

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Toute une végétation luxuriante commence à y fleurir, offrants des fleurs blanches et vertes de de jolies baies rouges.

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Quelques jolis buis biens taillés viennent donner un cadre "à la française" et de grands bancs assurent un repos bien mérité au promeneur.

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Plats de bandes, petits îlots verts et barrières de fer forgés contribues à l'atmosphère tranquille et idyllique du lieux, le tout renforcé par l'aspect atypique et naturel de l'endroit.

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Et pour admirer la vue en tranquillité en famille, rien de mieux que se retrouver en cage. Ca fait rire les oiseaux ....

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Ah les fleurs de jardin, elles sont bien rares en ce moment, mais ici c'est la rose d'e Noël, qui est plus proche des hellébores que des rosier. Cette très belle plante très toxique a longtemps été utilisée comme médicament et remède populaire.

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Un dernier regard sur le fort puis la ballade continue dans le beau jardin, suspendu à flanc de falaise.

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Il y aussi de quoi largement contenter les enfants mais aussi les grands: toile d'arigner, escaliers en colimaçon, mare, chevaux à bascule et cabanes, voilà une vraie coure de récréation à ciel ouvert.

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En tout cas il y en a un qui doit être très malheureux de son oublie.

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Ho surprise, dans le jardin, je retrouve mes belles hellébores fétides à l'odeur si dérangeante. Celles-ci sont bien plus fleurit que celles du sommet et leur bordure rouge sang est bien visible.

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Dans le jardin, des espèces d'hellébores cultivées sont aussi présentes. Cela ne possède pas de bordure rouge mais de grosses pétales bien vertes. Les feuilles elles sont des plus piquantes.

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Autre forme, des hellébores à petites feuilles et aux fleurs en grappes qui elles ne fleurissent pas encore.

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Et puis bien sûr il y a la rocaille emprunte de fougères, avec de belles clochettes violettes qui colorent le jardin gris sous un soleil bien couvert.

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Et puis retour dans la ville, le long de l'Isère où les mouettes, les pigeons, les écureuils et les cormorans cherchent quelques rayons de soleil avant de prendre leurs quartiers pour la journée.

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Bref une très belle journée, grise et froide mais emprunte de découverte et surtout de nature.