lundi 15 octobre 2018

Fin d'été au jardin.

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L'été s'en est allé. Les fortes chaleurs ont perduré quelques peu après son départ mais enfin, la pluie et la grisaille sont là pour le plus grand bonheur des mycophiles. Pour autant, il ne faut pas en oublier la belle saison et s'est températures alarmantes qui ont fait prendre conscience un peu tardivement à certains que notre monde ne sera décidément plus comme avant. Sécheresse, dépérissement des semis, bétail qui peine à se nourrir, moissons, vendanges et fenaisons avancées de plusieurs semaines ... le bilan climatique est dramatique. Les plantes et les animaux ont eu la vie rudement menée pendant cette période et déjà, on peut voir les signes avant coureurs de ce que pourrait être nos forêts de demain. Le sapin blanc, sensible aux fortes chaleurs laisse place peu à peu aux chênes et les frênes tendent à disparaître des bordures de fossés pour

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trouver refuge dans les zones humides. Hôtes de nombreuses espèces d'oiseaux et de champignons, il faudra très bientôt se lever tôt le matin pour partir à la recherche du bec croisé et des morilles, le milieu ne leur étant désormais plus favorable. À plus grande échelle, c'est toute la biodiversité qui est impactée et dont on observe la mutation à vitesse grand V, et il y a de quoi prendre peur. J'ai le sentiment d'appartenir à une génération qui assiste inéluctablement au déclin du monde qu'elle connaît pour tendre vers un autre beaucoup moins stable climatiquement parlant. C'est l'une des grandes raisons qui a entraîné dans notre quotidien et nos pratiques des changements radicaux. Les gestes se font différemment, la réflexion aussi et petit à petit nous tendons vers l'autonomie et l'autosuffisance mais le chemin est encore long pour y parvenir.

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Le potager offre ses dernières tomates. Baignées de soleil, elles ont pu profiter des arrosages réguliers et répétés issus de la source qui se trouve dans le jardin. Néanmoins la nappe est basse. Le paillage reste l'un des meilleurs moyens pour limiter la déperdition en eau au plus fort de l'été mais aussi, pour préserver les jeunes plans.

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Un nouveau venu a fait son apparition dans le jardin. Il s'agît de l'hortensia paniculé (Hydrangea paniculata). Présent en Chine, au Japon ou encore en Corée, c'est un arbuste qui dépasse rarement les 2 mètres de haut. Il a pour spécificité de faire des fleurs stériles aux grands tépales blancs qui se teintent petit à petit de rouille.

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Au jardin, le gros roncier sauvage qui pousse sous le sureau donne de plus belle. Cette myriade de mûres terminera non pas dans le gosier des merles noirs mais sur le billot de la cuisine. Un kilo de sucre, de l'eau, une casserole et un peu de patiente suffisent à les transformer en un délicieux sirop au parfum de lisière forestière.

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Les orages de chaleur sont nombreux mais donnent rarement de la pluie. Quand c'est le cas, celle-ci percute le sol avec fracas. Sec, ce dernier a bien du mal à absorber l'eau qui se contente de glisser dans les rainures de la terre avant de rejoindre la rigole en bout de champs et de se jeter dans le ruisseau tout proche qui grossira alors l'Ainan. Long de plusieurs kilomètres, il a permit à la vallée du même nom de rester verdoyante ces derniers mois.

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Les voisins sont en voyage, les veinards ! Nous voilà pour quelques soirs de mission : assurer le bien être des milliers d'escargots de leur élevage. La tâche est beaucoup plus ardue qu'elle ne peut le laisser croire. L'arrosage et le nourrissage n'en sont pas le problème car la technicité de l'opération réside dans l'accomplissement du moindre pas. Une trajectoire mal calculée, peu assurée ou de travers et crac, c'est le drame, une coquille se brise et avec, l'être qui l'abrite. Autant vous dire que nous avons été tout aussi attentifs à nos pieds qu'il nous a été permis de l'être. Pour le reste, nos amis gastéropodes ne sont pas exigeants. Un repas à heure régulière, un peu d'eau et de fraîcheur, du calcaire dans leur nourriture, des végétaux par-ci par-là, un abri ombragé fait de planches et de grands filets pour ne pas faire l'objet de prédation suffisent à leur bonheur.

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L'heure de la pâtée a sonné. Les escargots s'éveillent doucement, alléchés par l'odeur de la farine que leur très bon odorat détecte immédiatement. Celle-ci se compose généralement de blé et de légumineuses déshydratés et réduits en poudre (type soja, haricots), de graines  de tournesol concassés parfois et surtout, de minéraux.

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La transformation et le produit fini se font en laboratoire de préparation. Les escargots termineront en croque-coquilles, en terrines, ou encore en persillade. Pour ce qui est de leurs cousins sauvages (petit gris et Bourgogne) dont les effectifs sont de plus en plus incertains, une réglementation précise encadre leur récolte.

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Les rayons se font moins mordant et la lumière plus douce le soir, c'est le moment de lancer nos lignes. Dans l'etang, il y a bien quelques tanches, des brochets, des carpes et des gardons mais surtout, des perches-soleil, des écrevisses américaines et des silures. De joyeux imbéciles ont eu la mauvaise idée d'introduire ces espèces exogènes envahissantes qui sont une menace pour nos espèces indigènes et tendent à appauvrir le milieu.

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Le temps de préparer les cannes, un curieux nous rejoins. Peu farouche, il ne perdra pas une miette du spectacle. Perchée sur mon arbre, je guette en vain les poissons parmi les nénuphars.

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Cependant celui-ci me fait office d'observatoire pour mirer attentivement le vol des martinets à ventre blanc (Tachymarptis melba). Ceux-ci ont établi leur colonies sous le toit du clocher de la chapelle de Saint Sixte. Elle même repose sur un très vieux temple romain dédié à Dyonisos et dont des dédales oubliés passeraient sous l'étang. Ce temple se trouverait lui même sur un site encore plus ancien et érigé alors par les arobogènes, peuple celte propre au bassin grenoblois et ses alentours. C'est un véritable mille feuille culturel qui compose l'édifice et autour du quel j'espère voir un jour des fouilles s'organiser. Sources magiques, pierres druidiques, dolmens, tunnels dissimulés dans les bois, cimetière oublié, bornes moyenâgeuses et stèles gravées ... l'histoire de notre campagne est riche et ne demande qu'à être révélée au grand jour.

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En attendant, on titille le gardon mais les perches-soleil (Lepomis gibbosus) semblent être les seuls poissons de sortie. Cette espèce se caractérise par ses couleurs resplendissantes et son très grand appétit. Originaires d'Amérique du nord, elles se nourrissent d'un peu près tout ce qui leur tombe sur la dent. Oeufs, alvins, mollusques et petits crustacés constituent une grande partie de son alimentation, ce qui conduit à la diminution rapide des espèces autochtones dans nos plans d'eau. De ce fait il est interdit de la relâcher et de la transporter vivante une fois sortie de l'eau pour limiter son impact et sa dispersion sur le territoire français.

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Les soirées sont belles. Quand le lune tend à se lever, les monts de Chartreuses se couvrent. C'est le moment idéal pour partir à l'affût de la faune, tenter de voir les chevrettes et leurs petits, les sangliers, les lapins de garenne et les lièvres dans les champs à l'herbe jaunie et où la fauche ne semble pas vouloir se faire.

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Compère renard est de sortie et n'a pas manqué de signaler son passage. À cette période de l'année, sa nourriture se compose exclusivement de baies et de fruits sauvages. Mûres, églantines, cerises tardives, sureaux et pommes sauvages composent la moitié de son alimentation. 

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Sauterelles, criquets, grillons, limaces, lapins, écureuils, petits passereaux, poules faisanes et occasionnellement volailles de basse-cour entrent également dans son régime alimentaire mais le plus gros est assuré par les campagnols. En une année, le goupil peut dévorer pas moins  de 10 000 rongeurs, une véritable aubaine pour les exploitants dont les récoltes connaissent de plus en plus de ravages liées aux rats taupiers et sur lesquels les raticides se montrent non seulement limités mais aussi, très dangereux pour notre santé et celle de l'environnement. Cela tend à expliquer l'interdiction de le tirer dans certains département comme la Savoie mais aussi, sur certaines commune et secteurs géographiques comme la vallée de la Valdaine. Néanmoins cet argument serait suffire. En Isère, on peut le tirer presque toute l'année et utiliser des techniques plus que douteuses pour le mener à mal. Le risque sanitaire est invoqué : il transmettrait la rage et l'ecchiconose. Hors quand on sait que la première a disparue et que la seconde est principalement véhiculée par les chiens et chats, on peut se poser des questions sur le bien fondé de ses actions souvent barbares (enfumage, déterrage, piégeage) si ce n'est une grande méconnaissance de certains de la dynamique des écosystèmes et du rôle essentiel du renard dans ceux-ci. 

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C'est la période de la récolte des aulx sauvages. En France, les espèces de ce genre sont très nombreuses, certaines sont rares et parfois protégées, il est plus sage alors de se concentrer sur celles qui sont communes que l'on peut identifier et récolter facilement sans impacter le milieu.

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Ci-dessus, l'ail des jardins (Allium oleraceum) appelé aussi ail des champs et qui se reconnaît à ses fleurs aux ovaires gonflés qui pourrait faire croire à des graines déjà formées. À droite, un ail des vignes (Allium vineale) aux semences dorées. Les aulx sauvages peuvent se récolter toute l'année. Sur les deux espèces présentées, on utilise volonté les feuilles longues et très fines ciselées comme de la ciboulette. Le bulbe peut se consommer également mais petit, il relève peut d'intérêt et prélevé ne permet pas au plan de se multiplier. Les graines qui sont en réalités des bulbiles peuvent se manger crus, en salade, dans les sauces ou pour aromatiser des plats tels les fricassées de légumes, les plâtrées de champignons d'automne ou les gratins.

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Les derniers papillons font du zèle. Les azurés sont nombreux, ils appartiennent tous à la famille des lycénidés (Lycaenidae) qui comprend aussi les cuivrés. Majoritairement bleus, ces petits lépidoptères sont extrêmement difficile à identifier. La plupart du temps une prise photo des deux faces des ailes est nécessaire.

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Les "tâches" rondes des ailes des papillons sont nommées ocelles, elles permettent en partie de reconnaître l'espèce mais aussi s'il s'agît d'un mâle ou d'une femelle. Ce sont parmi les premiers éléments à observer quand on veut s'essayer à la détermination. Couleurs, cerclage et nombre, elles doivent être passées au peine fin. À savoir, les insectes ne sont pas les seuls à faire usage de ce motif. De nombreux animaux en font usage pour se camoufler, impressionner un partenaire ou effrayer un prédateur à l'image du paon, des jaguars ou de certains poissons tropicaux. La forme des antennes est également très importante, en fonction de si elles se terminent en massue, si elles sont velues ou annelées, il est possible de déterminer avec pression le sexe et la famille de l'individu.

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Nous quittons un jardin pour en rejoindre un autre, celui du site médiéval du Couvent des Carmes. Situé en Isère à Beauvoie en Royan, il se compose d'un impressionnant vergers comportant des centaines de cultivars de poires, raisins, pommes et prunes qui ont fait sensation à la table des rois mais aussi dans les arrières cours des fermes et d'un potager historique. Classées par usages et propriétés, ont y retrouve toutes les plantes de jardin de curés.

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Plantes de sorcière, plantes tinctoriales, plantes comestibles, légumes oubliés, plantes à fleurs pour les messes, vigne pour le vin de l'officine ... la liste est longue. Toutes peuvent se regrouper dans la case attribuée aux plantes des signatures, une théorie du Moyen Âge qui veut qu'une plante soigne un mal du fait de sa ressemblance avec l'organe touché, avec les réactions qu'entraîne la maladie, avec le mal lui même ou par rapprochement avec son habitat et les lieux où se trouve les pathogènes. Passée de mode en raison des progrès de la science, certains continuent de s'y plier, voyant en celle-ci un signe divin pour rapprocher l'homme de son environnement.

La visite se termine par un tour du propriétaire. Il faut savoir que cet ancien couvent se trouve dans l'enceinte d'un immense château en ruine dont on peut profiter des reliques. Siège du seigneur du Dauphiné, Humber II, il surplombe depuis la falaise où il se trouve une grande partie de la vallée et de la rivière Isère qui coule à ses pieds et qui se jette un peu plus loin dans le Rhône. Une belle découverte en somme pour les amoureux de plantes et d'histoire. L'automne semble être la meilleure période pour découvrir le verger et les arbres fruitiers d'exceptions qui le composent, et je vous le recommande chaudement. À bientôt pour d'autres découvertes nature.

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mercredi 29 août 2018

Au jardin sous l’éclipse de Lune.

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L'été au jardin, à la lumière des flammes des bougies, cela faisait longtemps que nous en rêvions. Pour la peine nous voilà pour juillet en Isère à profiter de la fraîcheur de la maison familiale. C'est le moment idéal pour se retrouver. Je travaille tout au long de la belle saison en bureau, mais je ne perds pas de vue ma passion, dans ce cadre idyllique pour observer les oiseaux et en particulier les petits passereaux.

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La nuit des étoiles a été radieuse, le 3-4-5 aout ce fût le moment de jouer avec l'obscurité, de s'étendre dans l'herbe pour observer les astres et les comètes traverser le ciel. Mars comme au soir de l'éclipse de Lune était en habit de fête et il a même été possible d'observer les anneaux de Vénus.

Pour voir la grande éclipse lunaire, il fallait être au rendez-vous avec l'univers le 27 juillet. Dans de nombreuses régions les nuages ont été de la mise mais ont permis de créer des photographies incroyables pour certains. D'ordinaire blanche, la Lune est apparue dans une teinte pourpre qu'on lui connaît rarement.

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Les prochains rendez-vous sont pris : le 16 juillet 2019 pour une éclipse de Lune partielle puis le 5 janvier et le 5 juin 2021 pour une éclipse pénombrale souvent difficile à détecter à l'oeil nu. Reste plus qu'à attendre d'ici là où à partir sur les continents que sont l'Asie ou l'Amérique pour observer au plus tôt ces phénomènes astraux.

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En propection autours du potager, je fais une triste découverte. Une chauve-souris gît à l'entrée de celui-ci, sans doute victime d'un chat de la maisonnée. Son espèce reste encore à déterminer. C'est là un des cruels dilemmes qui se pose quand on aime la faune et les animaux de compagnie. Bien souvent la cohabitation des deux pose problème, en particulier pour les espèces sensibles qui, victimes de nombreuses pressions liées à leur habitat, se voient également prédatées plus que d'ordinaire ce qui ne va pas sans impacter leurs populations.

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Voilà les dits coupables. Le noiraud, c'est un de mes chats bien-aimés et que je n'ai pu prendre dans ma valise en partant pour la ville. Recueilli à l'âge de 4 semaines, il était voué à finir comme le reste de sa portée si mes frangins n'étaient pas intervenus à temps : un coup derrière la tête. La non stérilisation des chats en campagne est un véritable problème. La non gestion de leur fécondité conduit à l'apparation de chats errants à la population croissante, malades et prédateurs de notre faune indigène. Il existe pourtant des solutions simples et durables pour permettre une bonne régulation de leur effectif tout en restant respectueux des animaux.

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Ce soir c'est cuisine ! Après une promenade digestive de l'après-midi et la récolte d'une poignée reine des prés (Filipendula ulmaria), nous sommes bons pour la réalisation d'une délicate crème dessert parfumée de ces fleurs. Quatre oeufs, un peu de sucre, du lait végétal, une grande casserole et le tour est joué. Pour peu que l'on aime les pétales de rose, les hortensias et la chantilly, on peut s'en tirer avec un joli plat à déguster les pieds dans l'herbe.

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Le soir, on ne chaume pas. Confection d'une bûche suédoise (appelée aussi bougie canadienne) qui, fendue en son centre, se consume pendant des heures. Elle est idéale pour partager un moment de complicité autour du feu. Elle peu également être utilisée comme on le ferrait d'un poêle à bois en posant la casserole à même la flamme.

Les soirées d'été sont les plus belles, en particulier quand la température baisse, que la pénombre s'intalle et que les animaux sortent. La canicule s'est bien installée et le paysage semble défraîchit avec l'herbe jaunie qui implore la pluie. Pourtant, allongée dans la pelouse, mon regard ne peut s'empêcher de fixer les hautes cimes vertes des arbres, celles des hêtres, des sapins blancs et des épicéas qui semblent nous inviter à les rejoindre en forêt.

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mardi 22 mars 2016

La magie des Halles Paul Bocuse.

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Les Halles Paul Bocuse, c'est le temple de la bonne bouffe de Lyon. On y trouve une partie des meilleurs produits de la ville et beaucoup de préaparation authentiques. On y trouve par exemple les célébres quenelles de brochet et la sauce au homard qui les accompagnes. On y trouve de nombreux commerçants spécialisés mais aussi quelques bons réstaurants où il est possible de manger sur le pouce ou au contraire, de prendre son temps.

 

Un savoir faire authentique.

On trouve de tout est surtout, du bon. Parmi les produits phares il y a les fromages régionaux aux formes et aux noms surprenants, les charcuteries de terroir et les produits italiens comme les pâtes ou les farcies. On compte ainsi cinq fromagers, cinq épiceries fines et pas moins de six charcutiers. C'est un peu le rêve de tous les gourmands. Il est même d'aller boire pour accompagner tout cela un bon petit vin chez l'un des deux caviste.

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Des produits d'exception.

C'est ici que l'on trouve les produits qui ne sont pas facile de trouver ailleurs dans la ville et sa périphérie. On peut ainsi se fournir de la courge musquée de Provence (Cucurbita moschata Duchesne) à la chaire parfumée et un peu sucrée pour réalisé les plats d'hiver ou surprendre les convives d'un repas au début du printemps.

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Les sucreries.

La ville de Lyon est connue pour ses douceurs dont une en particulier : les pralines roses. Il s'agît d'amande entourée de sucre rose. Elle est servie telle qu'elle ou peut être concassée et disposée sur des gâteaux. Mais le meilleur reste la tarte aux pralines et biensûr, le St Genis qui vient de pas très loin de chez moi.

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Les morilles et les truffes.

Ce sont les champignons les plus prestigieux et les plus recherchés en France. Séchées, les truffes d'été (Tuber aestivum) et les morilles (Morchella sp.) peuvent se conserver une très grand nombre d'années, plus de vingts ans ! Mais c'est fraîches que je les préfère car c'est là quelle donne tout leur goût. Leur prix en font des mets d'exception, mais heureusement nous avons la chance de pouvoir en trouver dans nos forêt en Isère. 

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Le Crayon : la Tour-Part-Dieu.

C'est la tour la plus connue de la ville. Elle tient son nom de sa forme cylindrique et surmontée d'un "toit" semblable à la pointe d'un crayon. Elle domine du haut de ses 32 étages la Gare Part-Dieu que nous fréquentons régulièrement. Elle abrite le plus haut hôtel d'Europe. Ses résidents et les employés qui s'y trouvent peuvent avoir une vue à 360°C sur l'ensemble de la mégapole. Elle a désormais un chocolat d'exception à son nom.

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Le mot de la fin.

Voilà encore un court article pour présenter Lyon. J'espère qu'il vous aura mit l'eau à la bouche, parce que moi oui. Plus sérieusement il me permet d'introduire le fait que le blog d'ici quelques temps pourrait être un peu plus centré sur la région lyonnaise et le Rhône, sans pour autant mettre de côté nos belles Alpes.

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lundi 9 novembre 2015

Sortie en forêt 60.

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 Voici un article 100% champignons ! L'automne est leur saison, au jardin, en forêt, dans les prés ... ils sont de partout. Bons et moins bons se croisent parfois dans le panier. La prudence alors est de mise d'autant plus que la confusion entre différentes espèces, excellentes comme mortelles peut être fatale même aux connaisseurs.  

 

Le pied de mouton roussissant (Hydnum rufescens).

 Cet hydne est plus petit et moins robuste que l'hydne commun appelé le pied de mouton (Hydnum repandum). Frêle il préfère pousser surtout dans les sous-bois assez denses où les résineux abondent. Dans le panier il faut prendre soin de le disposer au sommet ou sur des fougères pour qu'il ne se brise en morceaux.

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Princesses des bois.

 L'amanite-tue mouche (Amanita muscaria) est un champignon qui est solidement encrée dans l'imaginaire européen. De nombreuses civilisations, des mayas aux vikings en passant par les lapons et les ariens (peuple indien), ont utilisé ce champignon pour ses propriétés psychotropes dans des rituels religieux.

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La clique des lépiotes.

Il existe de nombreuses espèces de lépiotes de la famille des lépiotacées que l'on classe dans trois ordres différents : lepiota, macrolepiota et chlorophyllum. Par mis la cinquantaine d'espèces connues en Europe, une petite dizaine d'espèces sont toxiques, quelques unes mortelles, cinq ou six sont excellentes.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

Appelée aussi coulemelle, c'est un grand champignon qui à maturité développe un chapeau large qui peut être préparer en beignet ou frie. Quand le chapeau est fermé ont le nomme baguette de tambour et on peut le farcir et le passer au four. Il ne faut ramasser que les individus dépassant 15cm pour éviter les confusions.

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Amanite phalloïde (Amanita phalloides).

 C'est le champignon le plus dangereux d'Europe, 90 à 95% des cas d'empoisonnements et de décès sont dûs à cette amanite qui porte aussi le nom d'oronge verte à cause de sa saveur. Elle fût fatale à l'empreur Claude, servit dans un plat d'onronges par les soins d'Aggripine pour donner le pouvoir à son fils Néron.

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Fête dans la cuisine !

Le cépe de Bordeaux (Boletus edulis) est l'un des quatre cèpes que l'on trouve en France. C'est le plus recherche de tous et sa réputation en gastronomie n'est plus à faire. L'amanite-tue mouche (Amanita muscaria) et le meunier (Clitopilus prunulus) sont les deux espèces qui indiquent sa présence potentiel dans un spot.

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L'effet d'un trop plein d'humidité.

 Quand tous les facteurs pour la pousse sont réunis, on assiste parfois à des réactions spectaculaires chez les champignons. Sous l'effet de la croissance rapide, les tissus ne résistent pas la pression exercée par les cellules qui se multiplient à une folle vitesse et cèdent. On obtient de ce fait des chapeaux étoilés.

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Naissance des cortinaires.

 Les cortinaires sont des champignons présentant un important voile. Ils appartiennent à la famille des cortinariacées. Il existe un très grand nombre d'espèce,s peu sont comestibles, beaucoup sont toxiques et certaines sont carrément mortelles comme le cortinaire couleur de roucou (Cortinarius orellanus).

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L'hypholome à lames enfumées (Hypholoma capnoides).

 Cet hypholome est peu commun, nous avons la chance de souvent le croiser dans nos coins préférés. Il pousse comme la plupart des espèces de ce genre sur le bois mort et en particulier celui les vieilles souches mais uniquement de conifères et en particulier des pins et des épicéas. On ne le rencontre qu'à l'automne. 

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La fleur de Tan (Fuligo septica).

C'est un myxomycète, c'est à dire un organisme pluricellulaire proche des champignons mais n'appartenant pas au même règne. Il se déplace très lentement à la recherche des nutriments et des bactéries dont il se nourrit. On peut l'observer de manière courante dans les forêts quand le sol riche en humus devient humide. 

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Faux hydne gélatineux (Pseudohydnum gelatinosum).

Nommé aussi tramélodon gélatineux, ce champignon aime les aiguilles de pin et la mousse. De petite taille il est gélatineux et blanc, parfois teinté de brun. Bien que théoriquement comestible mais il est de très mauvaise qualité (texture et goût). On le trouve sur du bois pourri. Malgré ses aiguillons il est de la famille des tremellacées.

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La vesse-de-loup-perlée (Lycoperdon perlatum).

 Cette petite vesse fonctionne comme la plupart des champignons de cette famille. La chair blanche avec le temps devient de plus en plus molle, perd sa couleur pour devenir verdâtre et non comestible. L'enveloppe extérieur se perfore alors pour libérer les spores dans un nuage épais qui peut provoquer des crises d'asthme. 

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La chanterelle d'automne (Craterellus tubaeformis).

Voici un excellent champignon qui en cuisine permet d'apporter aux plats un goût fruité et boisé qu'il ne perd pas même séché. On peut le trouver  jusqu'à la fin de l'automne et parfois, dans les régions du sud de la France, jusqu'au début du mois de janvier si ce n'est plus. Il pousse abondamment dans les forêts mixtes.

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Magie de la forêt.

 C'est la fin de la saison des champignon, c'est aussi le moment où la forêt est la plus belle. Les animaux préparent l'arrivée de l'hiver et recherche activement de quoi se faire des réservent de graisse. La végétation se fait moins dense, il est plus facile de voir des animaux et de les pister parmi les arbres et les fougères.

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Le mot de la fin.

 La récolte n'est pas très abondante mais tout à fait suffisante à nos préparations et surtout à nos aspirations. Risotto de cèpes, cèpes poêlées, frites de lactaires délicieux, sautées de chanterelles à la crème et au persil, lépiotes élevées pannées, pieds de moutons grillés. C'est un vaste programme qui nous attend ! 

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vendredi 10 janvier 2014

Sel de cèpes.

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Cette année a été une belle année à cèpes. Résultats nous voilà avec un lot de champignons séchers bien pratiquent à utiliser et à offrir, en particulier pendant les fêtes mais pas seulement. Voici une petite recette pour les utiliser de la meilleure des manières: le sel de cèpes.

Ingrédients:

- du sel de Guérande ou de la fleur de sel.
- des cèpes séchers.
-  un mixeur.

Il faut donc peu de choses pour réussir ce fameux sel de cèpes. On mélange une petite poignée de champignons pour 250 à 300 gr de sel que l'on mixe (ça c'est pour le côté pratique). Dans la crème, les pâtes, avec la viande, leslégumes.... c'est un délice.


dimanche 15 septembre 2013

Tarte aux mirabelles (prunes).

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Un petit délice d'été, la tarte aux prunes, mais pas n'importe les quelles, aux mirabelles, les meilleures de toutes. Rapide et facile, cette pâtisserie met vite l'eau à la bouche.

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Ingrédients:

- Une quarantaine de prunes mirabelles.

- une pâte feuilletée.

- 20 gr de beurre.

- 80 gr de sucre en poudre.

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Après avoir bien lavé les mirabelles, on les coupent en deux, et on les dénoyautes. 

Dans un plat à tarte on déroule de la pâte feuilletée. Sur celle-ci on dispose en cercles réguliers les moitiés de prunes.

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Faire fondre le beurre et en napper les fruits puis saupoudrer le sucre sur toute la surface de la tarte de manière bien égale.

Enfourner 25 minutes au thermostat 7.

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Et voilà le résultat, après avoir attendu ces longues minutes avec l'odeur du four qui vient titiller le nez, il ne reste plus qu'à déguster.

Bon ap'.

 

samedi 22 juin 2013

Sirop de pétals d'églantier (rosier sauvage).

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Pour fêter le premier jour de l'été en ce 21 juin 2013, rien de mieux que e se mettre au parfum de la saison en confectionnant un sirop artisanale parfumé aux pétales de rosiers sauvages, notre bien nommé églantier. Il faut de préférence choisir un plant aux fleurs parfumées pour plus de réussite.

Ingrédients:

1 litre d'eau, 800 gr de sucre, deux poignées de pétals.

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Après avoir ramassé les pétales de préférence par temps sec, le moment est de les utiliser en cuisine. Il est préférable de les employer frais mais rien n'empêche de les laisser un peu sécher avant de passer à la préparation. Celle-ci prend moins d'une heure et est relativement simple. Pas besoin de beaucoup d'ingrédients ou de matériel.

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Dans une casserole, faire monter à ébullition l'eau mélangée au sucre. Ajouter les pétales et laisser cuire à feu doux pendant 20 minutes. Laisser reposer 20 minutes de nouveau, retirer les pétales puis faire bouillir le mélange. Une fois la consistance voulue obtenue, mettre en bouteille puis au frigidaire. Gardé au froid, le sirop se conserve longtemps.

Personnellement pour plus d'arômes j'ajoute quelques pincées de muscade ou d'épices au mélange.

 

dimanche 9 juin 2013

Stage au Chaudron Magique.

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 Ce week-end, stage au "Chaudron magique" dans la commune de Velanne, chez Cécile et Patrick, pour partir à la découverte des plantes comestibles de nos contrées. Balade et cuisine en mire, en route pour la visite. Je ferrais une rapide présentation des plantes ramassées. Pour le reste, c'est ici qu'il faudra venir découvrir leurs vertus et saveurs.

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 Nous voilà neufs stagiaires partie à la découverte du pays velannois pour remplir nos panses mais aussi, affûter nos connaissances sur le monde des plantes.

1: Les jeunes pousses de gaillet mou (ici) mais aussi les inflorescences sont parfaits pour composer la salade sauvage du menu.

2: L'armoise commune est une plante amère qui se conditionne comme aromate. Elle se reconnaît au dessous de ses feuilles qui est blanc et à son odeur très marquée. Elle est une des composante du bouquet de la Saint Jean.

3: L'ortie, vue par bon nombre comme une mauvaise herbe, est une plante comestible aux nombreuses vertus. Cuisinée de multiples manière, elle peut être croquée crue une fois roulée en boule.

4: Enfin, voici la procelle enracinée. Elle tient son nom à ses nombreux poils duveteux qui évoquent ceux du porc.

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 Mine de rien notre sac à salade se remplit, et bien qu'il aura besoin d'être complété le soir venu, il n'en reste pas moins que feuilles et fleurs y prennent place.

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Juin est une période où il commence à se faire vache maigre pour les dégustations crues. Bon nombre de fleurs sont passées et les plantes deviennent plus coriaces d'où la cuisson pour certaines d'entre-elles.

1: L'épiaire des bois est un comestible de la famille des lamiacées. Cuite en soupe elle dégage un goût de champignon, parfois apparenté au cèpe.

2: Le lierre terrestre est un aromate très parfumé aux propriétés pectorales et apaisantes.

3: La reine des près n'est pas encore en fleur et ne le sera qu'à l'aube de juillet. Cette plante médicinale est à l'origine de notre bonne vieille aspirine et se reconnaît grâce à sa tige robuste et rouge.

4: Le serpolet est un aromate fort puissant, que l'on peut apparenter au thym et à la sarriette. Il a pour vertu de ne pas être tonique comme son cousin des jardin ce qui permet de passer des nuits calmes. En Valdaine, les enfants étaient rémunérés pour le récolter.

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Hum, quelques bonnes feuilles de cette salade sauvage (aux fleurs jaunes) finiront elles aussi dans notre besace. Il s'agit de la lampsane.

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 Il suffit parfois d'explorer son jardin pour découvrir de quoi remplir son assiette. D'en d'autres cas, c'est en explorant les champs, les sous-bois et parfis même les marais.

1: La pâquerette que l'on ne présente plus est entièrement comestible, de préférence crue.

2: La valériane est une plante médicinale à l'odeur plus que repoussante qui cependant, à la capacité de soigner bien des troubles.

3: Sortir en nature implique de passer par les terres cultivées ou laissées en jachères. Dans le premier cas, il ne faut surtout pas traverser le champs au risque de faire des dégâts dans les récoltes. Dans le second cas, le mieux et de marcher sur ces pas et si possible aux mêmes endroits, surtout quand on est nombreux, pour ne pas coucher les hautes herbes ce qui rendrait la fauche peu productive.

4: Voilà notre joyeuse troupe partie dans sa quête de végétaux.

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 Petit test à la fin de la récolte. Les sacs sont en partie remplit, ne reste plus qu'à passer par le jardin et ses senteurs, et ce n'est pas les quelques gouttes de pluie qui vont nous stopper.

1: La porcelle enracinée, présentée plus haut, et certes un bon comestible pour les hommes mais un poison pour les chevaux. Ingérée, elle provoque la maladie de harper qui ce caractérise par des troubles neurologiques et des pertes d'équilibre plus ou moins irréversibles.

2: La berce commune, a ne pas confondre avec la dangereuse ciguë, est entièrement comestible. On peut même tirer une farine sucrée de la tige séchée.

3: Retour de l'épiaire des bois, lui aussi présenté. Il recherché par certains fins gourmets pour sa saveur de cèpe supposée.

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 Le sac destiné à la préparation du pounti se remplit de berce et de quelques brins d'épiaires. Ne manque plus que le chénopode bon-Henri et la boucle sera bouclée.

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 Mais avant cela passage par le jardin pour compléter nos emplettes et récupérer quelques aromates parfumés.

1: L'ail est un incontournable de la cuisine. Connu pour chasser les vampires, il est aussi un des meilleurs remèdes pour tonifier et soigner le corps.

2: La sauge officinale est une plante officinale très puissante donc les fleurs et les feuilles (en petite dose), peuvent être incorporées à la salade.

3 et 4: petit oubli de ces plantes aromatiques rencontrée dans le jardin. Retenir tout les noms, malgré les notes, n'est pas chose aisée.

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 Voilà un sympathique insecte que l'on pourrait confondre avec une punaise mais il n'en est rien. Rassurer on peut voir sortir, à la manière d'une tortue étirant son cou, deux petites antennes du dessous de la carapace. Le hic c'est que je n'ai pas réussit à retrouver son identifiant mais on peut le retrouver plus loin sur le blog.

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 Bine sûre, cette visite ne s'est pas fait seule, ainsi le soir au soupé nous étions 13, et n'en déplaise aux superstitieux, tout c'est très bien passé.

1 et 2: Voici Cécile (parqua rouge) et Patrick qui ont été riches en conseils et explications et, qui  ont su transmettre à merveille leur savoir, passionnés qu'ils sont.

3: Voici le chénopode bon-Henri. Peu commun en base et moyen altitude (autant dire qu'ici il se fait rare), il est très abondant en montagne. C'est un bon comestible que l'on peut apparenter à l'épinard.

4: L'aspérule odorant est une plante aromatique de sous-bois qui séchée, dégage une agréable odeur de foin séché et pour certains, de vanille. Il ne faut pas trop en abuser au risque d'avoir des maux de tête et d'estomac.

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 Présentation d'une ruche et de son fonctionnement. Cette année est un peu particulière pour les abeilles qui n'ont pas eu loisir de sortir tout les jours et qui ont dû puiser dans leurs réserves. Néanmoins la floraison des acacias pourrait remédier à cela.

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 Voilà nos plantes récoltées. Il est donc temps de passer en cuisine. Poppy et moi-même sommes affectées à la préparation de la salade et du pounti, un plat auvergnat.

1 et 2: Première étape, la préparation. Pauvre Poppy, au de-là du fait qu'elle se retrouve ici (mille excuses mais la tentation était trop forte), la voilà chagrinée par la coupe de quatre gros oignons.

3: Le pounti est un plat tout à fait traditionnel qui nécessite un appareil basique (oeufs, lait, farine). Néanmoins et comme pour toutes les recettes, il peut être adapté aux plantes sauvages. Ici il sera cuisiné avec de la berce, du chénopode et de l'épiaire.

4: Il ne reste plus qu'à passer par le four.

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 Les fleurs ne sont pas en reste. Bourrache, coquelicot, trèfle, pâquerette, suage... la liste est longue. Elles sont utilisées comme décorations ou comme accompagnements.

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 Voici nos préparations ou du moins une partie d'entre-elles. Une chose est sûre, c'est bien bon.

1: La salade sauvage se compose ce soir là d'une myriade de plantes: plantin lancéolé, pâquerettes, porcelle, sauge, verveine, lierre terrestre, achillée mille feuilles, gaillet, raiponce en épi, pimprenelle... là aussi l'énumération est longue. Sans oublié la vinaigrette au miel.

2: Les rouleaux de printemps est un plat d'origine asiatique. Ceux-ci ont été fourrés avec de l'orite, des carottes et de l'égopode.

3: Un peu de fromage de chèvre frais parfumé avec les aromates récoltés (serpolait, lierre terreste, ciboulette sauvage...), quelques tranches de bon pain et voilà un entre plat parfait.

4: Petit dessert pour finir la mise en bouche. Ici des crèmes choco-verveine parfumée avec l'hydrolat (l'eau de macération des huiles essentielles) de cette dernière.

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Avec la crème choco-verveine, une crème aux fleurs de sureau et un cake à la reine des près ont fini d'achever nos papilles.

Bref, voilà une après-midi riche en savoir et en saveurs mais aussi en odeurs où la convivalité a été de mise.

Pour participer aux stages du Chaudron magique (qui ne se cantonne pas uniquement à la cuisine mais aussi à beaucoup d'autres comaines), c'est par ici:

http://lechaudronmagiquevelanne.over-blog.com/

 

jeudi 6 juin 2013

Créme de rhubarbe.

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Cadeau de la voisine, quatre jolies tiges de rhubarbe. Une peu fastidieuse à préparer, elle reste bien agréable en bouche, si on sait se défaire de son acidité trop marquée et de sa tendance à faire des fils qui en bouche, ne sont pas des plus plaisants.

Ingrédients:

- 150g de rhubarbe.

- 50g de sucre en poudre.

- 1e cuillère à soupe de cannelle.

- un demi litre de lait.

- 2 oeufs.

- 100g de farine.

- 100ml d'eau.

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Éplucher et couper en fins morceaux la rhubarbe. La faire cuire avec le sucre, la cannelle et l'eau en remuant de façon à ne pas obtenir un caramel mais une confiture. Mixer la préparation et la laisser de côté. Si elle contient des filaments, on prendra soin de la passer au tamis.

Dans un saladier mélanger les oeufs et la farine. Faire chauffer le lait et le verser sur la préparation puis bien mélanger pour obtenir un appareil homogène. Ajouter la rhubarbe,  donner quelques tours de cuillère puis laisser reposer le tout au frais.

Bien qu'une certaine acidité se dégage de cette crème, la cannelle et le sucre donne de la douceur à l'ensemble.

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Cueillette des fleurs de sureau.

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Ces derniers jours il fait beau, il fait chaud. Me voilà partie explorer les alentours, mon panier sous le bras. Parmi les plantes que j'apprècie et qui fleurissent en ce moment, le sureau. Il existe de nombreuses recettes à base de ses fleurs: vin, beignets, sirops... mais c'est en infusion que je tente de les expérimenter.

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Après avoir prélevé une vingtaine fleurs sur les arbrisseaux, je les fais sécher en plein soleil pendant trois jours pour en retirer l'humidité et éviter qu'elles ne moisissent une fois conditionnées. Le troisième jour je les fais sécher sur un tissu ou un papier pour éviter que les petites fleurs ne se détachent et tombent au sol.

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Une fois prêtes, il ne reste plus qu'à les conditionner dans un pot en verre et les laisser dans un placard à l'abris de la lumière. Pour l'infusion, il suffit de mettre deux cuillières à café dans 200ml d'eau chaude. Pour une bain de fleurs, il faut faire reposer dans l'eau 200gr de fleurs. Enfin pour une panna cotta: 250ml de lait + 250ml de crème liquide + 4 sachets Infusion Fleur de Sureau Les 2 Marmottes + 2 cuillères à café de fécule + 50g de sucre + 25g d’agar agar.