mardi 31 octobre 2017

Repas d'automne.

DSC03863Comme chaque année, il me prend une envie irrépressible de fêter l'automne, la plus belle des saisons et quoi de mieux que d'y consacrer la soirée du 31 octobre? L'ambiance s'y prête bien et le temps frais laisse place à l'imagination pour concocter des plats qui tiennent au corps et à l'esprit.

Menu d'Automne :

Velouté de courge,
accompagné de ses navets, de ses pommes de terres, de ses carottes d'Hiver et de ses châtaignes.

Tartre de pommes de terre au thym,
avec ses champignons et sa compotée d'oignon rouge.

Rôti de boeuf et ses petits légumes,
composés de carottes, de pommes de terre, d'oignon rouge, d'ail rose, de navets, de champignons de Paris et forestiers et de marrons cuits à l'eau.

Tome artisanale et son miel de châtaignier,
issu tout droit des châtaigneraies bretonnes.

Tarte aux noix de Grenoble,
et son caramel à l'huile de noix pressées à froid.

Trois petites heures derrière les fourneaux et voilà que la fête peut commencer dasn l'assiette. L'odeur des châtaignes embaume tout l'apaprtement et se mêle à celle du sucre et des noix qui se couvrent de caramel.

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Les patates sont les stars ce soir, elles font écho par leur présence à table aux origines de la fête d'Haloween : l'Irlande. Aliment phare de l'île-pays, cette nation doit son salut mais aussi la grande vague d'immigration du 19e suite à la crise de la pomme de terre dû aux épidémies de mildiou qui frappa une grande partie de l'Europe.

DSC03862Repas gargantuesque, nous allons avoir de quoi manger pour quelques jours. Cela change notre quotidien d'étudiants où le temps se faire rare pour cuisiner et où bien souvent, les pâtes et le riz se font maître de notre assiette. Fort heureusement, nous pouvons profiter du marché tout proche pour mettre de la fantaisie de notre quotidien. Fromages et légumes d'automnes font désormais partis du paysage de notre cuisine.

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La tarte aux noix, de par chez moi, c'est une institution. Issue du pays dauphinois, non loin de Grenoble, j'ai toujours connu ce désert comme un entre-met traditionnel. Peu compliquée à réaliser, il faut cependant s'armer de patience pour monder les précieux cerneaux puis en transformer une partie en poudre grossière.

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Ici il ne s'agit pas de n'importe qu'elles noix mais de celles de Grenoble. Cette AOC protégée est composée de trois variétés qui se reconnaissent à leur grande dimension. Notre tarte ne déroge pas à la règle et est composée de noix grenobloises, issues du verger familiale sur des arbres qui pour certains approchent des 80 ans.

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Tome artisanale de Tréminis du Criscath, bière "La Belette" de Mens, rôti de boeuf des Mont d'Or, noix de Grenoble, clairette de Die ... ce soir on se fait plaisir (mais pas trop !). Reste quelques bougies à allumer pour une ambiance tamisée, à s'installer bien au chaud sous les plaides épais et à installer la table sur la vieille malle qui nous sert de desserte. Ce soir je me sens comme une véritable sorcière et j'attends avec impatience que de petits monstres téméraires viennent frapper à notre porte dans leur quête de sucreries.

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lundi 10 septembre 2012

La grande consoude.

 

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La grande consoude :

 

noms: symphytum officinale, consoude, oreille d'âne. Le nom consoude vient du latin consolida, du verbe consolido: « je consolide, je répare ». Symphytum, en grec, à la même signification.

 

Classification: ordre des lamiales, famille des borraginacées, genre symphitum.

 

habitat: sur les bords des rivières, dans les zones humides marécageuses, sous les peupliers ou dans les jardins humides à l'abandon. On la trouve dans toute la France (elle est rare dans le Midi) sauf dans le Lotet Garonne (47), la Haute Garonne (31), dans Hérault (34) et en Corses (2a et 2b) où elle est absente. On la trouve en Asie, en Europe, en Sibèrie Occidentale et en Amérique du Sud.

 

Description: c'est une plante robuste. Ses feuilles sont épaisses et légèrement rêches, lancéolés atteignant 25 cm et plus. Les fleurs en forme de clochette sont violettes ou blanches, mais les deux couleurs ne peuvent pas être présentes sur le même plant. Elles ont 5 lobes et mesurent 1,5cm. Elles forment des grappes et fleurissent de mai à juillet. La grande consoude peut mesurer 1,20m. Sa souche est épaisse et ramifiée. Elle résiste à des températures de -30°C.

 

propriétés et utilisations: on utilise principalement la racine qui est marron à l'extérieur mais blanche à l'intérieur. On la ramasse à l'automne et au printemps (de préférence au printemps). Il est possible de la consommer de suite ou de la faire sécher pour l'année. Riche en tanin, les préparations à base de grande consoude ne doivent pas être mise en contact avec du fer. C'est une plante aux vertus cicatrisantes très puissantes. Discorde (encore lui), la prescrivait contre les crachements de sang et les hémorroïdes. Fernel lui la transforma en sirop, fort réputé contre les maladies de poitrine, la phtisie (tuberculose pulmonaire), l'hémoptysie (crachat de sang). Quelques siècles plus tard, les bienfaits de la grande consoude tombent dans l'oubli, c'est Macalister qui la redécouvre par l'infusion concentrée de sa racine qui soigne les ulcères récalcitrants. Riche aussi en allantoïne (composé du liquide amniotique des mammifères), elle est une bonne réparatrice des tissus car en plus d'être cicatrisante, elle est calmante et antihémorragique. Pour les maladies respiratoires telles que la bronchite, la toux ou la trachéite, on l'utilise en voie interne. L'infusion (100g de racines séchée pour 1L d'eau et laisser en contact une nuit) calme vite la diarrhée, favorise la cicatrisation des ulcères gastoduodénaux, combat les inflammation dues aux colites. Pour cela il suffit de prendre une asse après les repas ou quand les douleurs se présentes.

 

Sirop de consoude de Fernel (à base de la plantes sèches):

250g de sommités de consoude.

250g de racines de consoude.

450g de plantin.

450g de pimprenelle.

450g de tussilage.

Piler les herbes fraiches, sortir le jus dans un linge, ajouter 1,250kg de sucre, bouillir et aux premières bulles ajouter la racine nettoyée et râpée. Faire cuire jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse. Passer en flacons qui seront bien bouchés. Il soigne les diarrhées, les hémorragies, la toux et de nombreuses affections respiratoires.

 

C'est en usage externe que la grande consoude a le plus de vertus. Fraîche, la racine est épluchée, lavée, ébouillantée, broyée pour servir aux préparations. Mais une décoction concentrée peut la remplacer. Pour cela faire bouillir 200g de racine sèche concassée dans un litre d'eau pendant 20 min, couverte à feux doux. D'en un cas comme d'en l'autre, ces préparations sont utilisées sur les ulcères, les plaies suppurantes, les escarres et les brûlures profondes. De très bons résultats ont été obtenu pour la guérison des détériorations graves de la peau grâce à la pommade de consoude. Le professeur Teissier démontre que la grande consoude déterge les plaies, amoindrie les suppurations et régénère rapidement les tissus. Il faut l'utiliser à chaque fois que la cicatrisation se fait trop longue. La pulpe fraiche soulage, calme et cicatrise les brûlures au premier degrés quand elle est appliquée dessus.

Autrefois dans les campagnes pour soigner les gerçures des seins, les nourrices introduisaient le mamelon gercé dans une petite cavité creusée dans une racine fraîche de grande consoude. On peut aussi réduire en bouillie la racine pour en faire un cataplasme.

Injecté, l'infusion soigne la métrite (affection de l'utérus), la vaginite, la leucorrhée (perte blanche), et les inflammations des parties génitales féminines.

Elle serait aussi efficace contre les foulures et l'arthrose. C'est aussi un très bon purin pour les plantations.

 

toxicité: il faut utiliser la consoude avec précaution en usage interne car elle est toxique (intoxication du foie, des décès ont été déjà répertoriés.) et contre indiquée pour les femmes enceintes mais en usage externe pas de danger, néanmoins par sécurité mieux vaux ne pas utiliser un traitement à la consoude pendant plus de deux mois.

 

cuisine: les jeunes feuilles se consomment en salade ou cuitent comme de l'épinard. En Allemagne, on en fait des beignets.