vendredi 28 septembre 2018

Sortie en forêt 78.

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Nous voilà de retour au col des mille martyrs, en hommage aux dix milles martyrs romains chrétiens n'ayant pas voulu abjurer leur religion. Le fond de l'air est frais, cependant le sol est sec, ce qui ne permet pas à la fonge d'être aussi développée que nous l'espérions. 

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La forêt est timide, le chant des oiseaux discret, mais la ballade n'en est pas moins belle. Paysages sublimes, lumière tamisée filtrant à travers les branches des conifères, montagnes dans les nuages et myriade de baies sauvages le long des chemins nous attendent. La fin de l'été a déjà un doux parfum d'automne. C'est le moment de jouer à la sorcière, de courir dans les bois, de ramasser les pommes au jardin, les courges dans le potager avec les dernières framboises gorgées de soleil, d'attraper les grappes de raisin à pleine main et de dire adieu définitivement aux vacances. C'est le temps des vendanges, des fruits, des champignons, des feuilles mortes, celui de vivre au rythme des jours qui raccourcissent.

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J'adore marcher dans la pénombre des bois. L'atmosphère y est toute particulière. L'humidité ambiante invite à la prudence, celle-ci étant propice à la sortie des amphibiens forestiers. Crapauds, grenouilles et salamandres font partis de ces animaux se faufilant parmi les feuilles mortes et que l'on peut croiser pendant les pluies d'été, pendant la recherche des cèpes ou juste après une averse éclaire, de celles qui surprennent le promeneur.

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Cependant nous ne sommes pas bredouillent. Les lépiotes élevées (Macrolepiota procera) sont de la partie. De forte stature, seul le chapeau est à prélevé. L'avantage de cette espèce, outre le fait qu'elle remplit rapidement le panier et qu'elle soit esthétique, est sa comestibilité.

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Si on prend soin de bien la cuire comme l'usage le recommande, ce champignon nommé également Coulemelle s'avère délicieux. Frit, grillé au barbecue, sauté à la crème ou en soupe, il peut se manger à toutes les sauces. On prendra cependant garde à son lieu de récolte, du fait qu'il soit un très bon bio-accumulateur. De ce fait, il est employé dans les analyses de sols pour déterminer leur teneur en agents chimiques polluants. Pour la trouver rien de plus simple, il suffit de s'aventurer dans les prairies, les bois clairs et les lisières riches en matière organique à décomposée. Attention cependant, des espèces semblables de lépiotes s'avères mortelles, autant bien connaître ses critères de détermination avant la récolte.

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Surprise, quelques girolles améthystes (Cantharellus amethysteus) nous attendent sagement dans la mousse, au milieu d'une forêt mixte composée de sapins blancs (Abies alba) et de hêtres communs (Fagus sylvatica) et dont les feuilles s'entassent déjà au sol. La sécheresse semble être passée par là, les specimens sont petits, craquelés et peu nombreux. Il faudra se monter patient avant la prochaine sortie pour mettre la main dessus.

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Dans une éclaircie, un petit buisson de callune commune (Calluna vulgaris) apparaît. l'espèce indique la présence d'un sol acide. Elle est l'hôte de nombreuses espèces d'insectes, en particulier de leur larve comme on le voit parfois avec la chenille du très beau petit paon de nuit (Saturnia pavonia).

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Ici elle indique la présence d'une tourbière, qui plus est ombrogène. Cependant elle a bien du mal à faire face à l'avancée de la fougère aigle (Pteridium aquilinum) qui peuple le lieu qui, en espèce pionnière, tend à le refermer, suivis bien souvent par les boulots blancs, hôte principal d'un champignon que j'affectionne tout particulièrement, l'amanite tue-mouche (Amanita muscaria). Pour en revenir à la callune, c'est une plante aux mille vertus, étant une très bonne mellifère, servant autrefois dans l'éllaboration des bières mais aussi, comme plante magique associée à la protection (notamment contre les fantômes).

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La récolte avance. Les mûres sont de saison. Nous les adorons. En salade, en sirop, en infusion, en confiture ... il y tellement de façon de les mettre en valeurs que nous nous privons d'en récolter une poignée dès que nous croisons un bosquet de ronces. Riches en vitamines, elles sont idéales pour affronter le froid.

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Instant de liberté face à la Grande Sûre dont la cime est plongée dans les nuages. Nous sommes dans une prairie à vaches surplombant Saint Laurent du Pont et sa vallée. L'herbe verte cache des merveilles dont un rond de sorcières de rosés des prés (Agaricus campestris). Hélas pour nous, nous arrivons un peu trop tard.

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Dans une partie pentue du bois, composé essentiellement de sapins blancs et où la lumière pénètre sans difficulté, nous faisons une jolie découverte. Il semblerait qu'il s'agisse d'une mâchoire de renard roux (Vulpes vulpes). Il faut se le dire, le renard à mauvaise presse. On le tire désormais de nuit dans certains départements. Dans la plupart, on le déterre, on l'enfume, on l'empoisonne, on le piège.

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C'est vrai que le goupil aime chaparder les poulets et les canards, et les dégâts ne sont pas sans conséquences dans les grands élevages de pleine. Est-ce pourtant autant la peine de le traquer partout ? Dans certaines vallées agricoles, on comprend désormais son rôle. Dans celle de la Valdaine, il est interdit de le chassé, afin de limiter les populations de campagnols qui dévastent les cultures. Plus de renards, moins de campagnols, la logique est simple mais encore dure à faire entendre, alors que dire de son impacte bénéfique sur la maladie de Lyme, lui qui réduit les populations de rongeurs qui font parties du cycle de ce mal ? Oh bien sûr, on peut parler de l'échinococcose que l'on nomme à tort maladie du renard et qu'il véhicule via ses déjections (et non son urine comme on l'entend souvent) mais cela ne concerne que 10 à 15 personnes par an et les vecteurs principaux en son le chien et le chat, autant dire que si l'argument était vraiment d'importance, nos compagnons auraient du soucis à ce faire. Quand à la rage, cela fait belle lurette qu'elle n'est plus présente sur le territoire français. Alors, si on laissait le renard roux un peu tranquille, histoire que les écosystèmes fonctionnent par eux mêmes et soient encore plus bénéfiques qu'ils ne le sont à l'agriculture ?

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Sur une souche, dans un boisement dense, nous tombons sur une multitude de carpophores (parties aériennes d'un champignon) de polypores soufrés (Laetiporus sulphureus). Pas plus simple à reconnaître que celui-ci : un chapeau marginé de blanc, des pores jaunes et absence du pied. Il n'y a pas à dire, en forêt il n'y en a pas deux comme lui.

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Aux Etats-Unis et au Canada, ce champignon est très recherché et est communément nommé "poulet des bois" en raison de sa chaire et de son goût proche de la volaille. Cependant, il faut bien l'appréter, la cuisson pouvant le rendre sec et filandreux. Pour ma part je le transforme en nuggets après un rapide blanchissement ou, je le découpe en fines lanière que je fais en fricassée dans de l'huile d'olive, de l'oignon, de l'ail et surtout, avec beaucoup de fromage de pays. Attention toute fois, les champignons nord-américains bien que très semblablent aux notres sont différents, aussi bien sur le plan de la biologie que de la comestibilité, d'autant plus que cette espèce ne convient pas aux estomacs sensibles. Les individus poussant sur des conifères (cette espèce appréciant également les feuillus), seraient plus indigestes. Mieux vaut lors d'une première dégustation le goûter en petite quantité.

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Dîner du soir. Au programme oeufs poêlés, chapeaux de lépiotes élevées revenus à l'huile d'olive, fricassée de polypores soufrés et gnocchi et infusion au mûres forestières. De quoi se régaler avec la récolte de notre promenade, il nous aura fallu un peu moins de 2 heures en forêt pour trouver de quoi confectionner notre repas.

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Sur le chemin, nous croisons pas moins de treize chevreuils (Capreolus capreolus). Chevrettes avec leurs faons de l'année, jeunes mâles en pleine forme ou petits groupes broutant dans les prairies enherbées, c'est notre jour de chance et pour cause, c'est le meilleur moment de la journée pour les observer. En effet, la lumière tombante, la fraîcheur amenée par la petite pluie du matin et le faible flux des voitures et promeneurs incitent les animaux à sortir du bois pour s'alimenter. Faute de prédateurs, leur population s'est accrue rapidement dans le secteur, présentant quelques problèmes pour le peuplement, en particulier sur les question de consanguinité et de maladies selon certains. Bien que chassée, en l'état des choses seule une prédation naturelle semble envisageable pour enrayer la dégradation génétique de l'espèce à l'échelle locale.

La nuit commence à tomber, il est temps de retourner chez soi pour s'atteler à la préparation du repas, et plus globalement, de la fin de l'été. Changement de contrat, même poste, je m'épanouie dans ma nouvelle filière : l'agriculture. Cependant, il me tarde de retourner à mes premiers amours : l'éducation à l'environnement. Qui sait ? d'ici quelques temps, peut être me croiserez vous au détour d'un bosquet, avec tout un groupe en quête de nature à découvrir. En attendant, il me reste à enfiler mes chaussures de randonnée et à vous dire à bientôt.

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mercredi 21 février 2018

Ma revue de presse.

Janvier 2018

Quel plaisir ! Pour le hors série de janvier du magasine "Les 4 saisons au jardin bio", j'ai eu la chance avec mon camarade Sébastien de particper et d'apparaître dans l'un des articles. Vous pourrez y trouver mes photos et quelques lignes sur notre participation aux activitées du centre. C'est aussi l'occasion d'avoir les meilleurs infos pour jardiner tout au long de l'année en fonction des saisons, du temps et des éléments.

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Octobre 2017

J'ai eu la chance, cet été, de réaliser mon stage d'étude au sein du centre écologique de Terre Vivante, référence historique dans l'écologie pratique et du quotidien. M'y revoilà pour quelques semaines et c'est avec beaucoup de joie, de surprise et de fierté que je peux vous présenter cette page du magazine "Les 4 saisons du jardin bio", tenu par la structure, où figure une de mes photos prises en juillet de cette année sur le centre. Il s'agit de deux lézards verts mâles. Pour moi, c'est l'une des plus belles réccompenses que je pouvais avoir. Merci !

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Mai 2016

Il y a quelques temps un super journaliste du nom de Gérard Houdou m'a contacté pour me poser quelques questions sur la manière dont je voyais et récoltais les girolles. Il en résulte un bel article dans le Chasseur Français où vous pouvez retrouver l'avis de deux autres fanas de girolles en plus de ma p'tite tête. Rendez-vous à la page 78.

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Parce que de temps à autre ça fait du bien de se faire mousser un peu, voici la liste des messages qui ont été désignés coups de coeurs par des sites web et/ou qui ont eu le droit à leur heure de gloire depuis 2013. 

 

Sur Madmagz:

L'interview.

http://blog.madmagz.com/fr/interview-de-chloe-laffay-une-redactrice-de-magazine-madmagz

La Renarde des Alpes Revue.

http://blog.madmagz.com/fr/creer-un-magazine-sur-la-nature-la-renarde-des-alpes 

 

 

mercredi 6 avril 2016

Sortie en forêt 63.

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 Voilà une petite sortie en solitaire que j'ai pris beaucoup de plaisir à faire. Entre les marais et les cascades de la forêt, j'ai pu voir un grand nombre d'animaux et en particulier d'oiseaux, ce qui a été un véritable plaisir. Revenir dans les bois de mon enfance me fait toujours quelque chose au coeur, comme s'il y avait un petit parfum de magie dans l'air. Il faudra attendre encore quelques jours pour bien prdofiter des fleurs du printemps.

 

L'anémone Sylvie (Anemone nemorosa).

Elle se rencontre dans les forêts ombragées, fraîches et humides. On la trouve dans de nombreux pays de l'hémisphère Nord, en ayant cependant une préférence pour les zones de climat continentale voire montagnard.  En France on peut la voir presque partout. Elle est considérée en Europe comme un bon bio indicateur de l'ancienneté d'une forêt ou du moins, du fait qu'elle soit naturelle ce qui me fait plaisir car mes bois en regorgent.

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Cette anémone est utilisée dans la pharmacopée populaire bien qu'elle soit toxique.

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L'aulne glutinneux (Alnus glutinosa). 

Il aime bien avoir les pieds dans l'eau ou à proximité. On le trouve sur les sols acides ce qui sur nos terres iséroises en majorité calcaires, est un bon indicateur de délavement et de zone marécageuse. On en trouve trois sous-espèces en Asie Mineur. Il est mit à mal par une maladie qui ravage une partie des aulnaies.

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Le sanglier (Sus scrofa).

Il est l'ancêtre des porcs (Sus scrofa domesticus) que l'on trouve dans les cours de ferme. C'est un animal très intelligent qui vît seul ou dans des petits groupes. Il est capable d'adapter son mode de vie aux techniques de chasses pratiquées sur le territoire où il vit pour échapper aux chasseurs. Il a un rôle très important dans les milieux forestiers où il assainit les bois des cadavres et où il dissémine les spores des champignons.

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La ficaire fausse-renoncule (Ficaria verna).

Présente en Eurasie, elle vient d'être introduite en Amérique du Nord. Ses tubercules reconnaissables servent parfois aux enfants pour jouer à la dînette. Sa floraison arrive souvent en Isère à la mi-mars. Ses fleurs couvrent les sous-bois et les lisières humides de fleurs jaunes en de grands tapis. On l'utilisait pour soigner le scorbut et les hémorroïdes mais sa toxicité fait qu'il est conseillé de n'en consommer que quelques feuilles.

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Elle peut s'avérer mortelle pour le bétail ce qui pose des problèmes aux élevages des États-Unis.

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Le ganoderme aplani (ganoderma lipsiense).

 Ce champignon de bois peut dépasser les 50 centimètres de diamètre. On le trouve sur le bois mort mais parfois sur les troncs d'arbres sains et bien portants, en particulier de peupliers. Ce champignon comme la plupart des champignons de bois est très coriace. Impossible de le déguster pour ceux qui le voudraient.

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Indice à morilles.

La présence de coquilles d'escargots en nombre est signe que le sol est très calcaire. En effet ces gastéropodes ont besoin du calcium présent dans la terre et les plantes pour développer leur coquille protectrice. Qui dit calcaire dit morilles, car il est bien connu que ces champignons prisés ne poussent que sur ce type de sol.

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La Dorine à feuilles alternes (Chrysosplenium alternifolium).

 Cette jolie mais discrète plante devient bien visible au début du printemps. Elle forme des grappes et des tapis aux abords des ruisseaux d'eaux vives et fraîches. Ses fleurs et ses feuilles se déclinent dans un camaïeu de jaune et de vert qui attire l'oeil. La pollinisation est assurée par de petites mouches et des scarabées.

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La Dorine à feuilles alternes est en très forte régression et est protégée dans certaines régions.

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Le polystic à aiguillons (Polystichum aculeatum).

C'est une fougère commune en France qui est protégée dans certains départements et dans certaines régions. Très belle, elle est parfois commercialisée dans les jardineries, pas toujours sous le bon nom. Elle se plaît dans nos ravines et gorges humides abritées du soleil. Rustique, elle résiste au basses températures.

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Il est passé par là.

 Mais qui ça ? Le chat ! Nos chats de maison (Felis catus) ne se cantonnent pas à nos canapés et à nos jardins. Certains n'ont pas peur d'entrer en forêt pour chasser leurs proies. Ils se mêlent parfois avec le très rare chat sauvage (Felis silvestris) ce qui est problématique car l'espèce, déjà menacée, se voit appauvrie génétiquement. 

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L'arum maculé (Arum maculatum).

 Cette plante a déployé ses grandes feuilles vertes et va débuter sa floraison. On pensait autrefois que c'était dans ses fleurs atypiques que les vipères prenaient naissance ou au contraire, que posséder quelques plants dans le jardin chassait les serpents. On la confond parfois avec l'ail des ours ce qui s'évère funeste. En effet la plante est très toxique et, est même mortelle. Malgré son goût brûlant, certains font la dangereuse confusion.

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Les milieux humides.

 Comme vous l'avez peut être remarqué avec les derniers articles, je suis dans ma période "cascades". Le coin où je vis en regorge (plus d'une centaine) et j'ai eu l'idée d'en explorer et découvrir une bonne partie. Chaque chute d'eau à son propre écosystème et sa propre flore ce qui est fascinant et premet de faire des découvertes.

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Les pervenches (Vinca) indiquent souvent les vestiges de constructions humaines.

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Voilà une petite cascade qui dissimule en son sein une caverne humide et boueuse.

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L'eau dans tous ses états.

 Surprise, on trouve encore de la neige ! Certains creux et infractiosités de la roche lui ont permis de ne pas subir l'action des rayons du soleil. Autre découverte dans la "grotte", l'eau suintant du plafond forme de petits stalactites et stalagmites qui prennent une jolie couleur rosée. Qui sait, peut être se rejoindront-elles un jour.

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Les roches des cours d'eau.

 On trouve des galets (à droite) mais surtout, du tuffeau (à gauche). Chez nous on le nomme à tort "tuf" et est très présent dans notre quotidien en Isère. En effet une bonne partie des maisons et des bâtiments anciens du village (églises, châteaux, couvents ect.) sont en cette pierre issue du tuf, une roche calcaire.

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Le lierre grimpant (Hedera helix).

 Il a triste réputation et pourtant, il est bien loin de la mériter. Il faut savoir que c'est une plante qui n'étouffe pas et ne tue pas les arbres mais, qui leur procure bien des soins et qui leur est d'une aide bénéfique face aux éléments. Le lierre est aussi très important pour les abeilles et les oiseaux a qui il apporte une nourriture essentielle.

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Ce lierre à une bien drôle et triste mine (insectes ou maladie ?) ce qui le rend magnifique.

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La tramète versicolore (Trametes versicolor).

C'est un champignon que j'adore. Il détonne par ses couleurs qui se déclinent comme le ferraient celles d'un arc-en-ciel délavé. Ce  lignicole n'est pas comestible mais est utilisé pour la recherche contre le cancer. Il contiendrait des molécules qui soigneraient le cancer de la prostate. Les premiers essais sont concluants.

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Certains spécimens peuvent présenter des couleurs bien plus vives, surtout en pleine lumière.

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Dure comme du bois (si ce n'est pire), cette tramète est parfaitement inconsommable.

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La vie d'un vieux châtaignier (Castanea).

Il y a beaucoup de vie dans un vieux châtaignier, que ce soit la multitude d'animaux qui y vivent comme les oiseaux (chouettes dans les troncs, pinsons des arbres et mésanges sur les branches) que les champignons qui s'y installent. Certains ne font pas de mal à l'arbre et vivent presque en symbiose avec lui mais pour d'autres c'est toute une histoire. Quand le gymnopile pénétrant (Gymnopilus penetrans) est là, c'est souvent trop tard.

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Peut être s'agit-il ici des restes d'un vieux polypore soufré (Laetiporus sulphureus).

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Il se plaît un peu partout en Eurasie, du moment qu'il ait a disposition une forêt mixte de conifères et de caduques à proximité. Gourmand on le voit l'été dans les prairies manger l'herbe verte. L'hiver il se rabat sur les écorces et les lichens. Au printemps sur les jeunes pousses et à l'automne il peut même croquer des champignons.

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Les saules (Salix).

C'est un peu ma grande hantise en botanique, surtout à cette saison où il faut l'avouer, ils se ressemblent tous. Entre le nombre d'étamines, leur couleur, la forme des bourgeons, leur taille ou encore le type de milieu dans le quel ils poussent on est vite perdu.  Heureusement les feuilles ne devraient pas tarder, ouf !

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Le narcisse jaune (Narsicus pseudo-narsicus).

 Il abonde dans les jardins pourtant il vient de nos campagnes et de nos forêts. On l'appel parfois à tort jonquille. Ce narcisse a été victime de sa beauté et après des années de cueillettes, a disparu dans certaines régions. Désormais, il est protégé dans bien des endroits où il est autorisé de n'en ramasser qu'une poignée.

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La formation d'un fossile. 

Un fossile se forme en général quand un être vivant meurt et tombe au fond d'une rivière (le schéma de base). L'eau va charrier des éléments comme des boues et du sable qui vont recouvrir l'animal / le végétal et le protéger des éléments extérieurs. Peu à peu les éléments minéraux vont le pénétrer et le transformer en pierre. 

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Cette reine des prés (Filipendula ulmaria) aime vraiment avoir les pieds dans l'eau.

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Qui sait, peut être qu'un jour l'une de ces feuilles deviendra un magnifique fossile.

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Le blaireau européen (Meles meles).

 Manque plus que le renard et nous aurions eu dans cet article un aperçu de tous les gros mammifères qui vivent près de chez moi. Le blaireau ne peut pas rétracter ses griffes, c'est aux marques qu'elles laissent que l'on reconnaît ces traces. Mine de rien c'est un gros animal qui peut peser entre 10 et 13 kilos ce qui n'est pas rien.

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Le réveil du bois.

 Enfin la forêt s'anime. Les euphorbes des bois (Euphorbia amygdaloides) relèvent la tête et les bourdons de terre (Bombus terrestris) s'empressent d'aller butiner les premières fleurs sorties. Il s'agît bien souvent de violettes (Viola) ou de pâquerettes vivaces (Bellis perennis) qui font le bonheur des polinisateurs affamés.

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Dans les arbres ça s'agite.

 Les oiseaux sont en ébullition, c'est le meilleur moment pour les observer en toute discrétion. En effet ils arrivent en nombre et se posent à la cime des arbres qui n'ont pas encore repris leurs feuillages verts. Les branches nues sont parfaites pour les voir même s'il faut se tenir à distance pour ne pas les déranger, ni les appeurer.

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Le mot de la fin.

Il aurait été sympa de croiser quelques morilles ou deux-trois orchidées mais ça ne saurait tarder, il faut attendre de voir les feuilles sortir sur les branches des frênes. Déjà repartie en prospection, je peux vous annoncer que la récolte de champignons et de fleurs sauvages s'annonce bonne cette année. De nouvelles espèces d'oiseaux sont arrivées, en particulier du côté des hirondelles ce qui me met en joie. Le printemps s'annonce beau. 

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samedi 19 mars 2016

Sortie en forêt 62.

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Nous étions partis pleins d'espoir à la recherche des premières morilles coniques (Morchella conica) suite à l'avalanche de photos et de publications sur les réseaux sociaux relatant les premières sorties de ce rare champignon. Hélas, trois fois hélas il est encore un peu tôt et depuis, la neige à fiat son retour. Mais rien n'est perdu, nous avons pu découvrir une superbe cascade que je vous invite à découvrir dans cette vidéo ICI.

 

La grande prêle (Equisetum telmateia).

 Voici les tiges fertiles de la plus grande prêle d'Europe. Une fois qu'elles auront contribué à la reproduction de l'espèce, elles laisseront place à des tiges stériles vertes, fines et élancées. Cette espèce se rencontre partout en France dans les zones humides et les bords de route argileux jusqu'à la limite de l'étage colinéaire.

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La tramète rougissante tricolore (Daedaleopsis confragosa var. tricolor).

 Ces champignons se présentent parfois délavés, signe que la fructification du mycélium est sur la fin. Ces tramètes sont d'un beau rouges sang, même quand on les brise en deux. Les carpophores sont striées de gris et de brun et marginées de noir. Elles peuvent présenter des formes variées quand elles s'agglomèrent entre elles.

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Le rôle écologique des cascades.

Les cascades ont un rôle écologique important pour le bon fonctionnement de nos écosystèmes. Elles permettent aux torrents et rivières de s'oxygèner et de brasser les particules nutritives qui remontent ainsi à la surface et font le bonheur de nombreux poissons comme les truites et les saumons. Elles sont un véritable filtre.  

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 Découverte de la cascade aux "sorcières" qui coule dans un coin de forêt à la limite du Parc de Chartreuse.

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Parmi les espèces rencontrées on peut citer les gammares, des crustacés qui sont souvent détritivores.

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Les torrents de montagne.

 Ce sont des cours d'eau tumultueux qui descendent les pans raides des monts. Ils sont souvent dépendants des aléas de la météo et peuvent subir des variations de niveau très importantes. La faune et la flore qui dépendent de ce milieu se nomment torrenticoles. Les espèces concernées sont souvent propres à une région voire même à un court d'eau. Leurs flots entraînent avec eux une grande quantité de sédiments et de déchets issus de la forêt.

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La formation de l'écume.

L'écume se forme de diverses manières. Elle résulte de diverses actions pratiquées sur des liquides : quand ceux-ci sont chauffés, sont en fermentation et dans ce cas présent, quand ils sont agités. À la manière de l'écume des vagues quand on regarde la mer, la vive action des eaux de montagne provoque son apparition. 

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Les traces des animaux.

Parmi les indices permettant de déceler la présence d'aniamux en forêt, on peut compter sur les crottes que l'on nomme laissées. Leur forme, leur couleur et leur odeur (beurk) permettent de connaître les espèces présentent dans un secteur. De gauche à droite, on peut citer le sanglier (Sus scrofa) dont on peut voir en dessous une trace de patte, le merle noir (Turdus merula), le renard roux (Vulpes vulpes) et le chevreuil (Capreolus capreolus).

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En lisière de bois, un sanglier ne s'est pas aperçu qu'il était sur le point de marche dans une bouse !

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Parmi les autres traces visibles pour connaître la faune locale, il y a celles laissées par des animaux ayant été prédatés. Ici il pourrait s'agir d'un lapin de ferme n'ayant pas eu de chance face au renard. Il n'est pas rare de voir en forêt des plumes de poules et de dindes mais aussi des restes d'animaux sauvages ayant servit de proies. Les plumes et les oeufs de petits oiseaux sont les éléments que l'on trouve le plus souvent à cette saison.

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Le cincle plongeur (Cinclus cinclus).

Cet oiseau est incroyable. Il plonge dans les torrents allant jusqu'à marcher sur le fond pendant plusieurs secondes à la recherche de nourriture. Son plumage imperméable retient l'air ce qui lui permet de respirer sous l'eau, de ne pas se mouiller et de remonter facilement à la surface. On peut l'observer facilement. Il chante presque toute l'année. Le Parc de Chartreuse a installé des nichoirs pour favoriser leur nidification.

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Les forêts chartrousines.

Elles couvrent 60% du parc naturel sur environs 42 000 km². Les 4 arbres composants essentiellement sont dans l'ordre le sapin pectiné (Abies alba), l'épicéa commun (Picea abies), le hêtre commun (Fagus sylvatica) et l'érable sycomore (Acer pseudoplatanus). Une partie de celle-ci est exploitée et de manière respectueuse. Pas de grandes coupes à blanc, chaque arbre est sélectionnée avec quelques autres dans une zone délimité.

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 Le sapin blanc et l'épicéa forme une grosse partie de nos forêts. Ils sont idéaux pour les morilles noires.

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Champignons et lichens des milieux humides.

 On les trouve un peu partout et même dans l'eau ! Ils sont indicateurs de la bonne santé d'un milieu mais aussi, des marqueurs précieux. Ainsi la pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) que l'on peut voir ci-dessous est utilisée par les chercheurs de champignons car elle permet de savoir que c'est un secteur qui pourrait plaire aux morilles blondes qui ne devraient pas tarder à sortir. Elle est comestible mais sans goût particulier.

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Les lichens sont (souvent) la symbiose entre un algue / une cyanobactérie et un champignon.

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La prêle d'Hiver (Equisetum hyemale).

Voilà une autre prêle beaucoup plus grêle que sa cousine géante. Elle est protégée dans de nombreuses régions de France et se montre invasive dans les pays au climat semi-tropicale. Elle a besoin d'une atmosphère humide et d'un sol riche en matières organiques. On l'identifie à ses dents noires et sa bande blanche.

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Les gorges, un refuge pour animaux.

 Des gorges se sont formées suite aux inondations de 2002. Certaines cavités ainsi formées sont impressionnantes et laissent apparaître les différentes strates qui forment le sol. C'est là que les animaux blessées ou en fin de vie viennent parfois se réfugier. Ils finissent par y mourir et l'eau se charge alors de lessiver leurs os. C'est ainsi que nous avons pu faire la découverte des restes de renards verdis par les microalgues.

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Restes d'un renard roux (Vulpes vulpes) venu trouver refuge dans une avancée d'argile de la gorge.

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Mon bien aimé dans une des cavernes formées par la colère des eaux qui s'ouvre sur la forêt.

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Le mot de la fin.

J'adore ce type d'expédition faite de multiples surprises. Celle-ci fut tout particulièrement intense car la découverte d'un lieu tel que celui-ci à quelque chose de magique. Je sais désormais où partir observer les cincles plongeurs à côté de chez moi, mais aussi où voir l'histoire géologique de la région et où prendre des bains bien frais l'été. J'ai hâte de retourner en ce lieu pour pister et observer les animaux sauvages, ça s'annonce intense !

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Envol d'une buse variable (Buteo buteo) au dessus des champs et des pâturages à vaches.

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dimanche 29 mars 2015

Le blog à la une.

 

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29 mars 2015 le blog à la une canalblog

Ce n'est pas moi qui le dit mais Canalblog ! Merci encore à toute l'équipe !
Cela va de paire avec les 3 ans du blog (le 26 mars exactement)
et mes 23 ans (le 23 mars). Que demander de mieux ? Le printemps 
(le 21 mars) semble débuter sur les chapeaux de roues !

La prochaine étape ? Avoir un job hé hé. Et mettre à jour les
dernières aventures de La Renarde (qui comme toujours est en retard!)

Longue vie au printemps !

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PS : J'en profite pour vous rappeler de faire un tour sur le site Vivre à Voiron,
pour connaître l'agenda du Pays Voironnais mais aussi les bons plans,
les lieux à voir, les sortir à faire et les actualités à suivre.

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dimanche 5 janvier 2014

Changement de Nom.

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Après avoir hésité longuement, le blog "Grimoires, carnets et illustrtions" devient officiellement "La Renarde des Alpes", titre à mon sens beaucoup plus adapté à celui-ci,à son contenu, à ce que je veux mettre en avant mais aussi à ma personnalité.

Bref, changement de nom mais l'adresse reste la même: http://grimoirescarnets.canalblog.com/. Cependant dans les moteurs de recherches, taper l'un ou l'autre de ces titres vous mènera toujours chez moi. 

mercredi 23 octobre 2013

Numéro 3 de la Renarde desAlpes.

Voici le troisième numéro de la Renarde des Alpes. Cette fois-ci, tremblez dans l'entre des sorcières et redécouvrez l'amanite tue-mouche, en champignon diabolisé aux milles facettes trop méconnues.

Tartes, gratins et déco, c'est aussi l'occasion de se mettre aux couleurs de la saison reine: l'Automne.

 

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Pour accéder directement au site web c'est ici:

http://madmagz.com/fr/magazine/244317

Et pour le lire directement c'est là.

 

 

Magazine créé avec Madmagz.

 

vendredi 13 septembre 2013

Tome 7: Les pensées d'une femme renard.

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Nouveau carnet en vu.

Les pensées d'une femme renard.

Cet article sera régulièrement mit à jour. Pas de texte en ligne cette fois-ci contrairement au tome 5, car ceux-ci ne sont pas de moi. Mais par contre il y aura de nombreuses illustrations.

N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour quelles apparaissent en plus grand.

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samedi 1 juin 2013

Sortie en montagne 6.

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 Me voilà pour quelques jours en montagne. La végétation et les fleurs sont encore rares et le temps reste relativement rude mais quel plaisir de parcourir l'herbe verte et grasse. Au programme, traversée à pied entre les communes de Villar-d'Arêne et de La Grave-La Meije.

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 Les gentianes de printemps sont toutes de sortie. Elles sont annonciatrices de l'été même si en ce moment, on peut en douter. Bien que commune à toute l'Eurasie et même à l'Atlas, sa rareté dans de nombreux pays font d'elle une plante menacée.

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 La pensée des Alpes se rencontre au printemps. Elle peut être violette, jaune ou bigarrée. Appartenant à la famille des violettes, c'est une plante endémique des Alpes. Elle apprécie les pâturages et les zones d'herbes rases.

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 Mais voilà, le temps en montagne est capricieux et tout le monde a été pris au dépourvu par la neige, car bien qu'elle soi tombée longuement ici, c'est bien la première fois qu'elle perdure jusqu'à la fin mai.

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 Mais entre deux tombées de flocons, le ciel se dégage et bien que la chaleur ne soit pas au rendez-vous, le soleil lui est là et c'est un véritable bonheur d'en profiter.

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Pas simple d'identifier les euphorbes, celle-ci n'est pas encore complètement fleurit ce qui ne rend pas la tâche plus facile. Cependant, la taille des plants, l'aspect des tiges et des feuilles laisse penser qu'il pourrait s'agire de l'euphorbe de Séguier.

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 La primevère farineuse tient son nom du dessous des feuilles qui à un aspect farineux et blanc. Elle n'est pas utilisée comme plante médicinale bien que ses racines contiennent des saponines mais la petite taille de celles-ci rend l'extration de la substance compliquée et coûteuse en temps et en énergie pour un maigre résultat.

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 Proche du saxifrage de par l'apparence, l'arabette des Alpes s'en différencie de par la présence de ses 4 pétales (crusifère) contre 5 pour le lys des champs. C'est une plante commune dans le département ses fruits sont de longues cosses.

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 Une plante sans floraison reste toujours très compliquée à identifier, même si celle-ci est commune ou bien connu. Ici les feuilles sont atypiques et même agréables à regarder mais sans fleurs, pas de noms à donner.

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 Hépatique à trois lobes est protégée sur une partie du territoire français. Fleurissant au printemps, elle peut être bleue, blanche ou violette. Son nom vient de ses feuilles en forme de lobes du foie. Séchée pui macérée dans du vin, elle aurait des propriétés diurétique.

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 Le bois-joli ou bois-gentil est sur la fin de sa floraison. Cette arbrisseau aux fleurs très parfumées d'un joli rose reste néanmoins très toxique. Son nom scientifique est Daphne mezereum, en hommage de la nymphe Daphne, fille de Pénée et courtisée par Apollon qui se retrouva transformée en bois-joli. C'est une plante protégée.

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 Surprise, dans les pins et les quelques feuillus du chemin, une bande de pézizes veinées se sont installées. Plus tard dans une pâture, un morillon en fin de vie se rejoint à la cueillette.

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 Il semblerait que les champignons de printemps fassent de la résistance en haute montagne.

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 Le chemin se poursuit dans une zone plutôt raide où touristes et troupeaux se partagent les mêmes sentiers. Au détour d'un virage, une superbe cabane se dresse. Abris pour moutons ou refuge pour sorcières, j'opte plus facilement pour la première option même si l'aspect de cet abris est des plus atypique.

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 Traversée de marais, la fonte des neiges a transformé le chemin en ruisseau... il semblerait que la montagne n'est pas l'un des terrains des plus simples à pratiquer.

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 Les grandes gentianes jaunes commencent à pousser. On peut les différencier des plants de vératre blanc qui ont des feuilles alternes comme ici alors que notre gentiane à des feuilles opposées. Il ne faut pas les confondre, le vératre étant sévèrement toxique voire mortel. Ici il s'agît de lui.

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 Plus on monte en altitude, plus la végétation se fait disparate. Les feuillus sont absents à l'exception de quelques boulots et les flancs roches brutes de la montagne se dessinent.

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 Le cirse acaule est très commun dans les étages collinéens et alpins. C'est une plante vivace qui aime les sols calcaire et qui fleurit du début de l'été à la fin de l'automne. Le terme acaule signifie qu'il y a une absence ou une faible tige.

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 Voilà une autre arabette que je n'ai pas su identifier et qui se différencie de la première de part sa petite taille, sa tige verte et ses feuilles alternes.SAM_7605 SAM_7606

 Le prunus mahaleb porte également le surnom de bois-de-Sainte-Lucie. Ce nom religieux vient son origine d'un couvent des Miniles de Sainte-Lucie-du-Mont où l'artisanat d'ojets religieux à partir de cette essence de bois fût mise en place car abondante autours du lieu Saint.

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 L'odeur de ses fleurs blanches est toute à fait délicieuse. S'adaptant à tout type de sols, il est un bon porte-greffier. Ses fruits on mauvais goût ce qui ne semble pas gêner les oiseaux qui en raffolent, cependant ils peuvent entre dans la composition de liqueurs.

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 Le voyez vous, caché parmi les hautes herbes, derrière les épicéas observer son monde? Non, alors approchez-vous.

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 Voilà Sir renard, que mon appareil photo ne m'a pas permis de "capturer" à ma guise. Peu attentif à ma présence, il a mit dix bonnes minutes avant de dresser l'oreille, ce qui m'a donné l'occasion de le regarder faire sa toilette à loisir.

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 Voilà deux fleurs dont la multitudes des espèces et genres voisins peuvent entraîner quelques confusions.A gauche, une violette du chien qui appartient aux violaceaes et qui englobe plus d'une vingtaines de fleurs très semblables.  A droite, la rare potentille des frimas que l'on peut facilement confondre avec les fumanas ou les hélianthèmes.

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 Il n'y a pas à dire, il faut de bons mollets pour suivre la route. A savoir, il faut envrion une heure et demi pour descendre par les bois et une quarantaine de minutes pour remonter par la Romanche, sans compter le temsp passé au bar local pour reprendre son souffle et des forces.

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 Voilà une fleur à la quelle je suis peu habituée, c'est notre toute première rencontre. La pensée ou violette à deux fleurs aborde un jaune pétant strié de brun et des feuilles en forme de coeur. Elle fleurit habituellement de juin à juillet et est typique des zones de haute altitude humides. Dans certaines régions européennes elle est protégée.

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 Le myosotis des champs (à gauche) appartient aux myosotis à petites fleurs, il est très commun dans les prairies jusqu'à 2000 mètres d'altitude. A droite une inconnue, croisée il y a peu de temps sur un blog mais dont le nom m'échappe. 

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La pulsatille de printemps est aussi nommée anémone de printemps. Elle pousse dans les prairies d'altitudes de nature rocailleuse. Elle se reconnaît à ses fleurs blanches à l'intérieur et mauves à l'extérieur. Les longs poils qui la recouvre la protège du froid printanier. 

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Poussant entre 1300 et 3600 mètres d'altitude, elle demeure une plante toxique comme la plupart des renoncules.

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 Orchis guerrier (orchis militaris) est une orchidée eurosibérienne robuste et rare dans les régions méditerranéennes. Elle fleurit entre avril et juin jusqu'à 2000 mètres d'altitudes et peut atteindre 20 à 50 cm de haut.

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 D'autres plantes sont plus discrètes. Certaines n'ont pas fleurie et n'ont pas de determinations, d'autres se fondent dans la végétation locale comme le raison du renard ou parisette à quatres feuilles à droite.

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 La saponaire de Montpellier a une floraison très longue (de mars à octobre). Elle contient une substance qui fait mousser l'eau et a été utilisée comme nettoyant dès néolithique et jusqu'à l'arrivé du savon moderne mais surtout ça démocratisation, c'est à dire une mélange de cendres et de graisses animales.

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 Qu'ils sont beaux les narcisses du poète. Rares et protégés en raison de la sur-cueillette qu'ils ont subit et la disparition de leur lieu de pousse, il est néanmoins autorisé d'en cueillir 15 brins maximum par personne.

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 Autre découverte à gauche avec cette drôle de plante sûrement apparentée aux lamiaceaes ou aux astragalus. A droite un tapis de petites pervenches à conquis la butée et longe la route qui borde les pâturages.

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 Qui dit lieu calcaire dit escargots. Ceux-ci affectionnent ce genre d'endroit, en particulier quand ils sont humides car ils leurs fournissent la nourriture dont ils ont besoin mais surtout, de quoi former et consolider leur coquille.

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 La ballade se poursuit sous un vent frais accompagné de quelques rayons de soleil mais pour peu de temps, le lendemain ce sont les gouttes puis les flocons qui ont prit le relais pour mon plus grand regret. Néanmoins cette abondance d'eau est bénéfique pour la Romanche qui fait tourbillonner ses eaux à gros débit.

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 Mouches et tétards sont de retour, c'est signe que le froid n'est plus là pour bien longtemps, enfin espérons le, sinon les hommes et les bêtes auront du soucis à se faire.

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 La renoncule à feuilles d'aconit est une plante qui apprécie les zones humides, les marais et les bords de torrent. On la rencontre dans les massifs montagneux et est parfois voisine, quoi que rarement, avec la populage des marais.

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 La romanche est une rivière alpine qui prend sa source dans le coeur du parc des Ecrins avant de traverser une partie des Hautes-Alpes puis de l'Isère avant de se jeter dans le Drac peut avant Grenoble. 

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 Mesurant 78km, elle est mise au profit de l'énergie hydrolique à l'aide de plusieurs barrages et turbines. Au moyen âge, un éboulis provoqua la cédé d'un des bassins de rétention qui inondat la succession de vallées encaissées jusqu'à Grenoble. Aujourd'hui encore et pour cette raison, la Romanche fait l'objet d'observations minutieuses.

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 Bref, il ya de par ce beau temsp quoi que bref, beaucoup de nouvelles essences à contempler et de nombreux animaux à rencontrer.

 

mardi 27 novembre 2012

Le renard.

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Et pour tenir compagnie à ma renarde, un sage et tranquille renard, tiré lui aussi de mon carnet sur "les pensées d'une femme renard".