lundi 21 mars 2016

Le parc de la Tête d'Or au fil des saisons.

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 Je me souviens toujours avec plaisir de notre première sortie et découverte du jardin botanique de la Tête d'Or de Lyon (jardin au quel j'ai pu consacrer l'un de mes articles les plus complets du blog ICI). En février nous sommes retournés au parc pour en découvrir une nouvelle facette, toute aussi plaisante et à la quelle j'ai dédié une petite vidéo ICI. Je vais finir par ouvrir une rubrique propre à la ville lumière tant nous y sommes attachés.

 

Ballet musicale.

Voilà une belle chorale. Les cygnes tuberculés (Cygnus olor) se font discrets à côté du tintamarre provoqué par les turbulantes oies cendrées (Anser anser). Cet hiver, on a peu en voir plus d'une centaine se promener nonchalamment sur les pelouses du parc peu fréquenté à cause la pluie et du froid. Tout incident est l'occasion pour elles de donner de la voix et les chamailleries pour de la nourriture sont nombreuses.

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Voilà un paisible couple de cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui va bientôt s'apprêter à couver.

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L'appétit et la curiosité des oies cendrées (Anser anser) est sans limite, leur hardiesse aussi.

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Les saules (Salix sp.).

Ce genre compte pas moins de 360 espèces. Dans ce cas il devient vient difficile de faire la distinction entre une espèce et une autre quand on se trouve dans un jardin botanique qui comporte des plantes originaires des quatre coins du monde. Les parties reproductives de l'arbuste qui sont des fleurs se nomme des chatons. Les pollens sont déplacés par le vent, on dit alors que la reproduction est faite par une pollénisation anémophile.

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Ce saule (Salix sp.) commence à donner des chatons. Bientôt ils se couvriront de pollen jaune.

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Les prunus et leur histoire.

Les prunus un sous grande de la vaste famille botanique des rosacées et chez qui ont trouve plus de 200 espèces. On les reconnaît à leurs fleurs blanches ou roses à 5 pétales. Ce sont pratiquement toujours des arbres fruitiers. Parmi les plus connus il y a le cerisier, le prunier, l'abricotier ou encore l'amandier.

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Le daim européen (Dama dama).

En faisant quelques recherches sur le daim, j'ai découvert avec beaucoup de surprise qu'à l'origine il vivait de manière naturelle dans le sud-est de la France (départements du pourtour méditerranéen). On le trouvait ainsi jusqu'en Turquie. Aujourd'hui on le rencontre dans notre pays plus que dans les parcs et jardins où il fait figure d'espèce ornementale. Voilà de quoi se mettre à rêver de grandes hardes de daims tachetés dans nos forêts.

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Contrairement à la plupart des cervidés, les daims adultes gardent leurs tâches sur leur pelage.

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Après 8 mois de gestation, il n'est pas rare que la daine mettent au monde deux faons.

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La lobulaire maritime (Lobularia maritima). 

Elle dégage une délicieuse odeur de miel. Petite et vivace, elle attire par sa floraison abondante les insectes pollinisateurs. On dit alors d'elle qu'elle est mellifère. D'ordinaire présente dans les dunes et les rochers, elle est de plus en plus utilisée dans les jardins comme couvre sol pour son odeur et ses jolies fleurs blanches. 

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L'hellébore orientale (Helleborus orientalis).

Elle est à l'origine d'un nombre incroyable d'espèces horticoles et d'hybrides issues de cette belle fleur appelée également rose de Carême. Pourtant elle n'a rien de la famille des rosacées mais de celle des renonculacées. Ce nom erroné est dû à la grande passion que l'on vouait (et que l'on vous toujours) aux roses, au point de donner ce nom à d'autres fleurs à fort potentiel esthétique. Elle s'en différencie par sa morphologie et sa toxicité.

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C'est une plante rustique qui peut résister au gel et aux très basses températures, jsuqu'à - 19°C.

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Vive le printemps.

Je ne vous apprends rien en écrivant que c'est la toute première saison de l'année et pourtant, en fonction des régions du monde ce n'est pas forcement le cas. Pour ceux  qui connaissent la mousson, il n'existe tout simplement pas. Pour d'autres c'est une saison importante liée à la fécondité et à la vie. De nombreuses festivités sont alors organisées pour rendre hommage aux divinités et au Saints pour s'attirer leurs grâces.

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Les dahlias (Dahlia).

Ce sont des plantes originaires d'Amérique centrale. Elles sont très prisées et on en compte un grand nombre d'espèces. Ils servaient de nourriture pour le bétail des Aztèques, comme plante médicinale et comme plantes ornementales pour décorer leurs cités. Il faudra attendre la fin du 18eme siècle pour voir ces plantes prendre leur nom de dahlias et fleurir sur le sol européen. Depuis on en compte des centaines de variétés. 

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C'est une plante fragile qui ne supporte pas le gel et qui demande un certain nombre de soins.

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Le cyclamen du Caucase (Cyclamen coum subsp. coum). 

Il est originaire des pays du sud-est de l'Europe. Comme pour les autres plantes présentées, on trouve une grande variété de sous-espèces, de variétés et d'hybrides de cette fleur. Sa floraison est plutôt hivernale et peut se prolonger sur le printemps. Le mieux est de l'installer dans une terre riche et plutôt bien ombragée.

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Le flamant rose (Phoenicopterus roseus).

 C'est le flamant le plus commun. Il vit en très grands groupes comportant parfois plusieurs milliers d'individus. De petites populations restent à l'année en Europe mais la plupart des oiseaux migrent vers l'Afrique pour  nicher. Ils tiennent leur couleur rose des microalgues et des microscrustacés qu'ils consomment grâce à leur bec atypique crochu, large et pourvu d'une sorte de filtre. Avec un tel physique, il est bien difficile de le confondre.

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L’émeu d’Australie (Dromaius novaehollandiae).

C'est le deuxième plus gros émeu au monde et le dernier représentant de sa famille, les autres espèces étant éteintes. Tout comme l'autruche, il est élevé pour ses plumes et sa viande. Ainsi en Australie il n'y a rien d'extraordinaire à manger un blanc d'émeu, pas plus qu'il est incroyable pour un saoudien de manger un steack de chameau ou pour un lapon de se faire un pavé de renne, tout est une question de culture.

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Le jardin botanique.

C'est notre endroit favoris dans le parc. Pour le moment il est encore peu fleurit mais il sera au top de sa forme aux alentours de la fin avril et au début mai. Pour ceux qui veulent se familiariser avec les différentes espèces de plantes sauvages indigènes à notre territoire et à leurs fleurs, c'est ce qu'il y a de mieux. Ainsi il est possible de comparer directement sur les plantes tout en sous les yeux les noms des espèces observées.

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Au bord de l'eau.

Il ya bien des choses à voir : des oies, des cygnes, des foulques, des poules d'eau ou encore des canards mais aussi des tortues qui se la dore tranquillement au soleil. Et puis il y a les arbres. Grands, beaux et majestueux, ils en imposent par leur stature. Ces photos datent de cet automne. Il s'agît de cyprès chauves (Taxodium distichum) et de tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera) aux fleurs magnifiques et énormes.

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Les grandes serres. 

Pas de grand reportage photo sur les serres cette fois-ci. En effet elles ont déjà eu leur moment de lumière sur le blog. Et pourtant, il y a encore bien à dire. Elles abrite toute une variété de plantes exotiques, cela va de la minuscule orchidée à l'immense palmier en passant par toute une déclinaison de plantes originaires des quarte coins du monde. La serre des plantes originaires de Madagascar est la plus saisissante à mon goût.

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La capilaire (Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens).

Asplenium trichomanes subsp. quadrivalens : c'est un bien long nom scientifique que porte la capillaire. Son nom vernaculaire fait référence à la croyance populaire erronée (et issue de la théorie des signatures) selon la quelle cette petite fougère aurait le pouvoir de faire repousser les cheveux et de lutter contre la calvitie

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Le mot de la fin.

Voilà un pot pourri de nos dernières sorties au parc de la Tête d'Or (d'octobre à février) et, qui je le crois ma foi, symbolise assez bien le printemps avec les fleurs roses et les quelques oiseaux que vous pouvez voir dans cet article (et la vidéo). À venir en complément, d'ici un ou deux jours maximum, un petit billet sur la magie des halles Paul Bocuse, un endroit où la ripaille, la gastronomie et les arts de bouche sont mis en avant. 

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dimanche 24 août 2014

Au pays Velannois.

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Voyage dans le jardin de ma grand-mère, entre les vieux pommiers, les herbes presque folles et les fleurs parfumées et au combien colorées. Une invitation à la contemplation.

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 Le bouillon-blanc (molène thapsus : Verbascum thapsus) est l'une de mes plantes adorées. Son ampe florale était utilisée au moyen âge pour servir detorche d'où son nom: cierge-de-notre-dame. J'ai déjà eu l'occasion de l'évoque ICI.

Propriétés et utilisations: 

"les fleurs et les feuilles séchées rapidement pour qu'elles ne brunissent pas. Le bouillon blanc est émollient (il relâche, amollit les tissus enflammés), anti-inflammatoire (léger), utile contres les affection tracbéobroncbiques (toux, catarrhes aigus et chroniques, asthme) et il régule le transit intestinal, soigne et calme les entérites, les diarrhées douloureuses, la cystite aiguë. On infuse les fleur à hauteur de 10g/L pendant 15 minutes avant de filtrer sur une étamine pour retirer les poils irritants (important et systématique dans toutes les préparations à base de bouillon blanc) pour soigner les affections rhinopharyngées et pour avoir des effets émollients. En consommer 250 à 500 ml par jours. Pour ce qui est des feuilles, en infuser 20g/L pendant 15 minutes et utiliser l'infusion en lavement pour les irritations de la muqueuse intestinale ou, en cataplasme dans les affections cutanées. Dans le domaine animalier, on l'utilise contre la jaunisse et la perte des poils dû à un grattement prolongé en infusion. Les feuilles cuites dans du lait et disposées sur les hémorroïdes ou les inflammations cutanées calme la douleur. Le lait obtenu est conservé, rendu tiède il soigne les gerçures."

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 Le cassis est la baie du groseillier noir appelé plus communément cassissier (Ribes nigrum). Réputée pour être un anti-inflammatoire, le cassis soulagerai de l'arthrose et de la goutte, diminuerait les risques de rétrécissement des vaisseaux sanguins et apaiserai les irritations en particulier d'estomac. Dans ce dernier cas c'est la gelée de cassis qui est recommandée. 

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 Les rosiers anciens m'ont toujours fascinés. Loin des formes exubérantes et criardes que l'on peut parfois rencontrer dans nos jardin, leurs tons pastels et leurs délicats parfums sont souvent associés à la renaissance, âge d'or des roseraies. L'association Roses Ancienne de France contribue à la préservation de se patrimoine parfois oublié au travers de nombreuses actions.

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 Une petite mare c'est formée dans un creux du jardin, une touffe extraordinaire d'iris des marais, Iris pseudacorus. Surnommé flambe d'eau, on le croise en Europe, au Moyen Orient et Afrique du nord dans les marais, les zones humides, aux abords des ruisseaux et des étangs. On l'employait autrefois pour le tannage.

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Trilogie d'escargots typique de nos massifs : Escargots des haies, des jardins, des forêts (Cepaea nemoralis, Cepaea hortensis, Cepaea sylvatica).
A retenir que: 
- Escargot des haies: Aspect lisse, parfois brillant. Périphérie interne de l'ouverture noire.
- Escargot des jardins et escargot des forêts: Aspect lisse, parfois brillant. Périphérie interne de l'ouverture blanche.
Source: NOE

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La grande ortie "Urtica dioica L." est la plante aux milles vertus présente dans le monde entier, bien qu'elle soit à l'origine propre à l'Eurasie. Dans l'assiette, elle se révéle tout aussi superbe !
"Lavez les ortie soigneusement afin d'en retirer le pouvoir urticant. Dans une cocote, versez 3 cuillères d'une bonne huile et faites revenir l'oignon émincé, ajoutez les pommes de terre taillées en petits cubes, puis les feuilles d'orties sans les tiges. Couvrez d'eau salez, poivrez à votre goût portez à ébullition puis laissez cuire le temps qu'il faut. Mixez, réchauffez en ajoutant la crème fraîche. Servez sans attendre."

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 Un chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) c'est installé sur la clôture attenante au pré des brebis. Ses fleurs (recherchées en médecine populaire) exaltent un parfum très prononcé, en particulier la nuit. On le rencontre dans tout l'Ouest de l'Europe (mais rarement aux abords de la méditerranée), dans les forêt fraîches et humides, les haies et les bosquets de montagne. Les baies sont toxiques mais font le bonheur des oiseaux. 

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La reine des bois ou barbe de bouc, Aruncus dioicus, possède de petites fleurs ivoires et peut atteindre un mètre de haut. C'est une plante de montagne répandue dans les Alpes, qui pousse d'ordinaire dans les lisières et les forêts humides jusqu'à 1700 mètres d'altittude. 

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Voilà deux classiques des jardins:
1 et 2: La calla, Zantedeschia aethiiopica, est appelée faux arum ou à tord, arum blanc ou géant. Il ne faut pas non plus le confondre avec le "vraie calla". Il s'épanoui dans les sols humides. 
3 et 4: La capucine (genreTropaeolum) a donné son nom à bien des choses: couleur, ordre religieux, prénom, muses et artistes, véhicules... on en dénombre pas moins de 85 espèces. Elle originaire d'Amérique du Sud. Ici il s'agit de "Tropaeolum majus". La fleur est comestibles: les pétales n'ont pas de goût particulier, la base florale elle est acidulée et piquante.

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 La centranthe rouge (Centranthus ruber appelée lilas d'Espagne ou valériane rouge) est commune dans les parcs comme ornement. Certains spécimens peuvent dépasser 1,30 mètres. Elle fait le bonheur des polinisateurs comme les sphinx. Médicalement parlant c'est un substitue de la valériane.

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  •  Dans le vieux verger, les pommes, les poires et les pèches de vigne en devenir sont abondantes. En réalité il s'agit d'un pré-verger: " À la différence des vergers commerciaux ou le nombre d'arbres sur porte-greffes nains peut atteindre 3000/hectare, la densité des prés-vergers est généralement inférieure à 100 arbres/hectare. Pour éviter de polluer l'alimentation du bétail, on n'y utilise souvent aucun pesticide , ce qui rend ce modèle idéal pour les adeptes de l'agriculture biologique. L'inconvénient du pré-verger est qu'il n'est pas très rentable à court terme, car les arbres de haute-tige sont longs à fructifier (10 ans) et la récolte des fruits y est plus fastidieuse que sur les vergers « industriels » basse-tige conçus pour une production intensive. Très répandu au XIXe Siècle, le pré-verger s'est peu à peu raréfié." Source: ICI.

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 La sauge officinale "Salvia officinalis" est un sous-arbrisseau connu pour ses vertus médicinales. Le terme latin Salvia signifie "sauver". Facile à cultiver, elle se repend facilement et chasse les parasitent ce qui est un véritable atout quand elle est plantée dans le potager.

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 Les plantes grasses figurent aussi parmis mes plantes amies. Je ne serai identifier celles du bas mais lsur es deux premiers clichets on peut reconnaître la joubarbe des toits, Sempervivum tectorum. Elle est originaire d'Europe méridionale et centrale mais c'est rependue en Afrique du Nord, en Asie occidentale et en Europe du nord. Elle aime les sols secs et sablonneux. Elle fleurit aussi sur les murs, les rochers et les toits (d'où son nom)jusqu'à 2800 m d'altitude. On la trouve dans presque toute la France.

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 De temps à autre un lapin (ici de garenne = Oryctolagus cuniculus) s'échappe des clapiers voisins. Il est l'origine des espèces domestiques élevées à travers le monde. L'espèce sauvage se rencontre en Europe et depuis le XIXe siècle en Australie où il fait de graves dégâts en particulier sur la faune et le flore locale et endémique.

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 La belle Nigelle de Damas (Nigella damascena) est une fleur lumineuse aux graines toxiques. Sont feuillage fin luivaut le nom de "Cheveux de Vénus". Résistante, elle ne caint que les limaces et autres escargots.

 

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jeudi 18 juillet 2013

Explosion florale.

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Qu'il est bon de profiter de l'été dans le jardin, à la fraîcheur des arbres et de la vigne vierge qui s'est emparée de la maison familiale. C'est le temps des limonades et des siestes.

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La cétoine dorée continue de s'inviter régulièrement devant les fenêtres et les portes à la recherche de fraîcheur. On la reconnaît à son vol bruyant et à ses couleurs chatoyantes. Il est courant de trouver la larve de ce coléoptère dans les bacs à composte contenants du bois en état de décomposition avancée.

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L'hémérocalle fauve est aussi nommé lys roux ou tiger lily appartient à la famille des liliacées. Il fleurit pendant le printemps et l'été et offre de jolies fleurs rouge-orangées qui à l'instar des bourgeons et des racines sont comestibles. A ce titre, cette plante est très utilisée dans la gastronomie chinoise et japonaise. Tout come l'onagre, c'est une plante importée en Europe à des fins décorative mais qui dans sa région d'origine sert dans l'alimentation. Il existe environ 60 000 cultivars, c'est à dire variétés de jardin de cette espèce originaire d'Asie. Son nom grec signifie beauté du jour.

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Le pic-épeiche ne se montre que très peu en ce moment mais laisse souvent derrière lui quelques traces de son passage. C'est absence peu indiquer que la période de nidification est bien entamée. En général, le couple pond à la mi-juin puis couve pendant 2 semaine avant de s'occuper des petits qui seront autonoment 3 semaines après leur sortie de l'oeuf. Ainsi d'ici peu nous auront peut être la chance d'observer des juvéniles dans le jardin.

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L'été est aussi la saison des fleurs, des bruyères et des roses. Voilà une bonne occasion de concocter de jolis bouquets agrémentés de pivoines. Et à propos de bouquets, celui porté par la mariée le jour du mariage est un héritage des croisées qui rapportèrent cette pratique de leurs expéditions. Initialement il était composé de fleurs d'orangés pour symboliser la pureté.

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Il existe une vingtaine d'espèces d'arums comme l'arum titan aux mensurations étonnante, l'arum maculatum qui est une espèce sauvage de nos forêt ou comme ici, l'arum blanc qui est le plus connu. Seulement voilà, l'arum blanc contrairement à la pensée populaire n'en est pas un! Il s'agit du Zantedeschia aethiopica, appelé calla des fleuristes et originaire d'Afrique. Bien que très ressemblant, il n'appartient pas à la famille des arums. C'est une plante toxique qui peut créer des inflammations si elle est au contact des muqueuses ou ingérée.a

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L'humidité du sol et la forte chaleur sont propices au dévellopement des insectes, ce qui fait le bonheur des insectivors et en particulier des musaraignes. En france on en dénombre 6 espèces: la musaraigne carrelet (sorex areneus), la musaraigne couronnée (sorex coronatus), la musaraigne musette (crosidura russula), la musaraigne bicolore (crocidula leucodon), la musaraigne pygmée (sorex minutus) et la musaraigne étrusque (suncus etruscus). Le terme musaraigne signifie "souris araignée" du fait de sa ressemblance avec la première et de son régime alimentaire commun avec la seconde mais aussi parce que pendant longtemps on a cru que les musaraignes possédaient du poison et des crochets venimeux dans leur gueule. Véritables piles éléctriques, leur coeur bat entre 1400 et 2000 pulsation minute. Mais un tel rythme cardiaque ne suffit pas à échapper aux griffes du chat qui d'ailleurs, une fois a attrapé sa proie, la laisse de côté en raison des ses glandes musquées à l'odeur puissante et désagréable.

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Faire un jardin ne consite pas à planter ça et là quelques jolies fleurs, il y a quelques règles à suivre en fonctions de différents styles. Il en existe de très nombreux styles, en voici quelques un:

- le jardin à la française, qui aborde un style classique et qui consiste à former des parterres géométriques et optiques avec des fleurs et des arbustes, souvent du buis, taillés de façon à former des formes définies. Il aborde différents degrés en terrasses, des fontaines, des statues représentants des scènes mythologiques et une certaine forme de théâtralité.

- le jardin à l'anglaise est tout à l'opposé, il a pour but de reproduire la nature tout en étant entièrement le fruit du travail et de l'imagination de l'Homme. Chaque brin d'herbe est placé s'imment. Son but est d'inviter à la rêverie, à inspirer le peintre, à refuser la régularité et les limites (c'est pour cela que ces jardins ne sont jamais clos). Pour cela, on va jusqu'à fabriquer les rochers et les points d'eau.

- le jardin de cheminot qui est un héritage du temps où les travailleurs des voix ferrées avait un parcelle de terre attribuée en même temps que leur fonction. Ils se caractérisent par leurs abondances et leurs rangées de rosiers.

- le jardin de curé, qui à l'origine est un petit lopin de terre clos qui était réservé à l'homme de foi et à sa bonne pour subvenir à leurs besoins, fabriquer le vin de messe mais aussi pour cultiver les plantes médicinales pour les soins et parfois, pour lutter contre les esprits malins. Ainsi basiliques, menthes, persils, sauges et lavandes protégeaient le lieu.

- le jardin ouvrier, apparut à la fin du 19e quand les municaplités mirent à dispositions des ouvriers venus en ville et issus de l'éxode rural pour améliorer leurs conditions de vie et aider à l'intégration sociale. Ce sont majoritairement des potagers agrémentés de quelques fleurs. Ahujourd'hui ils perdurent comme activité de loisir ou collégiale et sont inscris au patrimoine français.

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Parfois la limite entre plantes sauvages et plantes ornementales est mince. Ici, toutes sont issues de la montagne et se sont invitées ou ont été ajoutées dans le jardin.

1: La saponaire de Mompellier ou saponaire à feuilles de basilic comme toutes les saponaires produit de la mousse et peut servir de savon naturel. Les fleurs poussant en montagnes sont plus foncées et possèdent des pétales plus arrondies.

2: Ici une crassulacée non identifiée de la famille des orpins. Les crassulacées appartiennent à une famille très large, souvent à feuilles grasses aux fleurs semblables mais très colorées.

3: L'orpin âcre est aussi appelé poivre des murailles. Ce nom vient du suc de ses feuilles qui est très amer et peut être irritant sur la peau.

4: La jourbarbe des toits est une plante du folklore européen. Autrefois on la plantait sur les toits pour éviter que Zeus ne frappe de sa foudre les maisons. C'est une plante associée à la magie blanche. 

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Ça y est, les hannetons s'en sont en allés pour de bon, il faudra attendre l'an prochain pour voir de nouveau. Les oeufs pondus cette année donneront dans trois ans une nouvelle génération d'adultes.

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C'est au petit matin, après la rosée qu'il est le plus facile d'observer les insectes. Endormis par la fraîcheur matinale, ils sont beaucoup moins craintifs ou du moins, beaucoup moins réactifs.

1 et 2: La trichie fasciée est un drôle de scarabée poilu aux couleurs vivent. Ces larves se nourrissent de bois pourris tandis que les adultes "broutent" les fleurs. Ils se promènent dans les jardins et les prairies de mai à août. Pour les différencier de leurs cousines les trichies zonées, il suffit de regarder la de regarder la "dent" formée à la moitié du tibia. Si elle est pratiquement absente, il s'agit d'une fasciée.

3 et 4: Il existe une multitude de zygènes, 7 espèces sans compter les sous-genre. Pour reconnaître ces papillons, le meilleur indicateur reste les tâches des ailes. Ici il s'agit de la zygène des vesces dont les chenilles sont amatrices de fabacées.

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Les jeunes araignées crabes femelles ont la capacité de prendre la couleur des fleurs sur les quelles elles font de la prédation. Celle-ci c'est fondue dans le décor en prenant la couleur de ctte achillée mille-feuille dont les feuilles sont comestibles en salade et ouvrent l'appétit et soulage les troubles digestifs et menstruelles, les spasmes intestinaux, les inflammations, les saignements et les infections respiratoires.

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Il existe des milliers, pour ne pas dire plus, d'espèces de plantes. Les botanistes ne sont pas en reste pour parfois leur trouver des noms surprenants voir folkloriques.

1 et 2: L'oreille d'ours, l'oreille de lapin, l'épaire laineuse ou stachys byzantina, derrière tous ces noms ce cache la même plante, l'épiaire de Bizance.  Cette plante sauvage originaire des régions iraniennes se retrouve dans bon nombre de jardins. Facile d'entretient elle peut devenir envahissante.

3 et 4: Le lys royal fleurit de juillet à août. C'est un lys vigoureux, à l'odeur suave et qui entre dans la composition de nombreux bouquets malgré qu'il soit toxique et même mortel pour les chats. Avec l'agile, le lion et la croix, il est le symbole de la royauté mais il semblerait que ça soit l'iris dans un premier temps qui ait inspiré ce symbole. 

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La punaise arlequin se nome également punaise pyjama. En cette période on la trouve sur les ombellifères en grand nombre pour se reproduire. Pour attirer leur partenaires, les punaises fond vibrer la plante.

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L'oeillet du poète (oeillet barbu) peuvent aborder un grand nombre de motifs et de couleurs. Son nom latin, dianthus signifie "fleur de Dieu". Facile de culture, il se plaît dans bon nombre de milieux et à l'avantage de se ressemer seul.

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La vergerette annuelle est une plante médicinale qui peut être consommée comme tempuras. On récolte les feuilles et les jeunes pousses avril à juin et les fleurs de juin à septembre. C'est un antinflammatoire qui est également astringent, diurétique et antidiarréhique.

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Retour des truffes d'été dans le jardin, le sol sec les avait pour un temps mit en repos. Appelées aussi truffes de la Saint Jean, elles entrent de la composition et l'aromatisation des produits alimentaires labélisés "à la truffe". Cette année semble prometteuse, deux nouveaux coins, toujours dans le jardin, ont été identifier ce qui promet une très belle récolte.

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Le demi-deuil ou échiquier est une espèce de papillon regroupant 5 sous-espèces. Le femelle pond ses oeufs sur les graminées dont se nourrit ses chenilles. Il vole de juin à juillet. Il est facile à observer par le fait que le mâle ne se contente pas d'attendre sur un perchoir les femelles mais qu'il les cherche activement.

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Des fleurs, des fleurs, encore des fleurs que cela soit dans les parterres du jardin ou la prairie attenant à la maison.

1 et 2: Les pivoines sont toujours là bien que quelques unes d'entre elles aient perdu leurs pétales suite aux fortes pluies ou au passage malheureux de la tondeuse. Séchées, elles serviront à la composition de pots-pourris.

3 et 4: Après avoir fait de trois pas dans les hautes herbes de bon matin, rien de mieux qu'un petit bouquet de fleurs pour rammener les parfums des champs chez soi. Compagnons blancs, sauges des près, achillée mille-feuille, centaurées scabieuses, knautie ... le choix est large pour composer.

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La grande loch profite de quelques gouttes de pluie pour filer en direction du potager et des jeunes salades. Pas simple de se débarrasser d'elle, le plus simple est d'opter pour le piège à bière ou les ciseaux: à la tombée de la nuit quand dame limace sort, il suffit de se munir d'une bonne paire de ciseaux et de sectionner en deux la malheureuse imprudente un peu trop gourmande.

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L'abondance de fleurs que l'on peut voir en ce moment donne l'occasion de partir en cueillette pour élaborer quelques couronnes de fleurs. Simples et rapides, elles permettent d'éguailler un après-midi ainsi que les jolies têtes blondes des enfants du quartier.

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La nigelle de Damas est une jolie plante à la fleur bleue dont on tire une huile, la damascenine. Néanmoins elle possède des graines toxiques dont il faut se méfier. Elle est originaire du pourtour méditerranéen et est facile d'entretient.

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Le jardin grouille de vie. Invertébrés de tout poil s'y épanouissent, s'y nourrissent et s'y reproduisent.

1: Une araignée loup a formé un domne d'herbes et de toile pour abriter son cocon du quel sont sortis ses petits. Elle restera quelques temps pour les protéger puis partira. Les araignées contrairement à ce que l'on pense sont souvent de bonnes mères. Certaines se laissent même dévorer par leur progéniture.

2: Les escargots sous nos latitudes varient en taille. Ce que l'on prend souvent pour des petits sont en réalité des adultes bien formés qui ne seront jamais plus gros que celui-ci. Ici il s'agit d'une hélicelle qui ne dépasse pas 3-19 x 5-25 mm.

3: L'ancistrocerus nigricornis est une guêpe maçonne solitaire qui construit à l'aide de bout et de salive un petit tunnel de terre sur les parois rocheuses ou les murs dans le quel elle place une proie (mouche, papillon ...) puis pond dans celle-ci et referme le conduit. La larve va se développer dans la malheureuse victime jusqu'à devenir un insecte adulte.

4: Parfois il faut prendre le temps de regarder les feuilles des fleurs que l'on s'apprête à cueillir au risque de ramasser quelques oeufs d'insectes (souvent de papillons) dans le bouquet.

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Qui dit été dit fruits juteux et sucrés. Les framboises murissent, c'est l'ocasion de passer en cuisine mais aussi de prendre le temps de les déguster tel quel au soleil.

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Quelques jolies compagnes sont venues pointer leur nez parmis les feuilles de la haies. Chacune à leur tour ont changé de peau.

1: Il resemble à une coccinelle mais n'en n'ai pas une, voici le clytre lustré (clytre du saule). La femelle après avoir pondue, entour ses oeufs d'excréments et les laissent à proximité d'une fourmillière. Les fourmis les utilisent comme élément de construction, ce qui les protége des potentiels prédateurs.

2: Quand les larves de coccinelles muent, elles se fixent solidement avec leurs mandibules à une feuille puis solidifient leur enveloppe extérieur et se transforme à l'interieur de ce qui était leur corps.

3 et 4: J'avais rencontré la chenille du lasiocamp quercus à l'occassion d'une promenade en campagne, la voilà à proximitée de la maison. Trop à l'étroit dans son ancienne peau la voilà qui mue. Cette opération arriveplusieurs fois dans le cycle d'une chenille et varie en fonct

samedi 29 décembre 2012

Guirlande en pétales de roses.

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Il fait froid, il pleut, direction l'atelier pour s'occuper un peu les mains et l'esprit.

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 Voilà plusieurs semaines que je fais sécher divers pétales de roses dans ma petite panière. Qu'en faire? une guirlande pardi. Un peu de fil, une aiguille et le tour est joué.

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La délicatesse est de mise, les pétales secs sont fragiles. Après 20 minutes d'ouvrage, voilà une petite guirlande parfumée pour les fêtes.

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Et pour continuer dans les senteurs délicates, quelques peaux d'oranges grillées dans un coin du poêle, histoire de parfumer la maisonnée.

lundi 19 novembre 2012

Pétales de roses pour pot-pourri.

Heureusement qu'il y a les ordinateurs de la FAC. Voici le retour des articles et des photos!

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Avant que le froid ne ferme les fleurs pour le reste de l'hiver, il est bon d'en récolter les pétales odorantes pour réaliser un bien joli pot-pourri et parfumer la maison pendant la période des fêtes.

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Quelques pétales de roses de deux essences différentes, quelques morceaux de peaux d'oranges et de mandarines grillées sur un coin du poêle, un petit peu de cannelle et de la fleur d'oranger et voilà les senteurs de noël en pot.

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dimanche 11 novembre 2012

Des perles contre la pluie.

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Ce week end, il pleut, alors passage par l'atelier perles pour combattre le mauvais temps.

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Deux bracelets simples mais longs à réaliser avec leurs paires de boucles assorties. C'est par ici pour avoir une idée du modèle: http://www.flotdeparis.com/5.aspx

(Pour voir les bijoux en plus grand, il suffit de cliquer sur les photos). 

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Une chaîne d'un collier cassé, un pendentif d'un fond de tiroir, quelques perles et voilà un nouveau bijoux, sans oublier les boucles qui vont de paire.

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Le tout dans des teintes cuivres et ors.

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Deux anciennes bagues, une bleue et une verte en perles de Swarovski.

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Une tresse de fils noirs sur les quels sont cousus quelques breloques fait facilement office de parure. 

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Et les pétales séchés de la semaine dernière vont finir en pot pourri avec un petit peu de fleur d'orangé.

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Et pour le folklore, une petite manchette d'arché en cuir.

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Il suffit d'un morceau de cuir déniché dans un foire, d'un pendentif (tête de hiboux), du fil noir épais, quelques perles argentées et de deux grosses aiguilles.

jeudi 11 octobre 2012

Il fait beau, on en profite!

C'est bien beau mais on en profite pour faire quoi?

Et bien pour sécher les dernières denrées pardi! Et pas des moindres, les dernières roses avant les grands froids et les gelées.

Les pétales de rose dans un peau pourri, sur une carte de noël ou posés négligemment dans un présentoir dégagent toujours un délicieux parfum. Pour les conditionner rien de plus simple. 

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Il suffit de prendre des roses en fleurs, sur la fin de leur épanouissement si on veut profiter de la floraison, presque encore en bouton si on veut conserver le parfum. On sépare délicatement les pétales du coeur, en laissant les pistils et les étamines puis on les disposent au soleil sur un grand tissus ou sur une natte végétale, en prenant soin de ne pas trop les superposer. Il suffit de les laisser 2 ou 3 jours en pleine ensoleillement, en prenant soin de temps à autre de les brasser.

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Et si il n'y a pas de soleil? pas de soucis, le même procédé peut se faire à côté d'un radiateur ou d'une bonne cheminée, du moment que l'endroit où les pétales sont entreposés est bien sec et aéré.

Pas de panique s'ils deviennent tous petits et perde une partie de leur couleur, c'est les conséquences du séchage. Pour les conserver un peut près en leur états, le meilleur moyen reste de les faire sécher espacés les uns des autres entre les pages d'un livre ou entre deux pages de journal avec des poids par dessus.

Et pour le reste? Et bien cette technique peut s'appliquer à la plupart des végétaux et convient particulièrement aux feuilles qui garde facilement leur chlorophylle comme avec ces feuilles d'eucaliptus cueillies sur un bouquet passé.

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