dimanche 18 juin 2017

Sortie dans les marais 11.

DSC05456

 Toujours en Isère et toujours à la fin avril, nous nous sommes offert un petit tour le long des berges de l'étang de Saint Sixte. Creusé par les Chartreux, il est l'objet, comme la plupart des lacs et étangs du coin, de légendes et d'hisoitres. Ainsi s'y trouverait dans le fond un passage qui mènerait jusqu'au lac d'Aiguebelette mais aussi des véhicules de la seconde guerre mondiale. Devant être bientôt vidé, il révélera peut être ses secrets.

 

La fête à la grenouille.

 L'eau de Saint Sixte est remplit de têtards de grenouilles vertes (Pelophylax sp.). Celles-ci partagent avec le crapaud commun (Bufo bufo) une spécificité : leurs oeufs sont couverts d'une toxine qui les protègent des appétits des poissons. Cela explique pourquoi ce sont les seuls espèces de batraciens, bien souvent, à cohabiter avec les poissons rouges et les carpes dans les bassins, les autres pontes se faisant tout simplement croquer.

DSC05460 DSC05461

 

La perche soleil (Lepomis gibbosus).

 Ce poisson américain aux couleurs chatoyantes a été introduit dans de nombreuses régions du monde. Chez nous, il met en péril les écosystèmes de certaines zones humides de par son appétit et son adaptabilité. Dans son milieu d'origine c'est un grand migrateur qui remonte les cours d'eau douce pour se reproduire.

DSC05457

 

Les rubaniers (Sparganium sp.).

Ce sont des plantes aquatiques résistantes qui supportent des températures frôlant les -20°C. Elles se caractérisent par leurs rhizomes cylindriques et leurs fleurs particulières évoquant de drôles de pompons. Elles sont souvent utilisées dans les bassins de phytoépuration et dans la création de filtre pour piscines naturelles.

DSC05428 DSC05453

 

Les tourbières et leur drainage. 

Longtemps les tourbières et les marécages ont été considérés comme des zones impropres à la vie humaine. Difficiles à cultiver, maléfiques et abritant de nombreuses maladies via les moustiques, ils ont été par endroit systématiquement asséchés par la création de drains. Aujourd'hui ils représentent moins 1% de la surface du territoire. Pourtant, ils ont bien des avantages comme celui de limiter les inondations et les sécheresses.

DSC05426

 

De vie à trépas.

Surprise ! Dans la tourbe du bas-marais se trouve le squelette d'un jeune mouton. Celui-ci a pu être prédaté ou, plus probablement, est mort naturellement avant d'avoir été déposé ici pour le plus grand plaisir des charognards. Encore aujourd'hui les zones humides sont utilisées, hélas, comme d'écharge et dépotoir.

DSC05431 DSC05437

 

Le mot de la fin.

Week-end tranquille au bord de l'eau avant d'attaquer les examens, Dieu que ça fait du bien ! Depuis le soleil est parti et il pleut à grosses gouttes, ce qui n'est pas un mal quand on voit la grise mine que tire ici la végétation. Néanmoins les nappes restent basses, 67% d'entre-elles seraient en dessous de leur seuil critique.

DSC05463 DSC05421


lundi 20 avril 2015

Sortie en forêt 54.

P4060499

 Voilà la première sortie aux morilles qui s'avère fructueuse ! Enfin la saison commence. Le temps et au beau fixe et malgré de grosses chaleurs, les dernières pluies pourraient être salvatrices et sauver cette année peu fructueuse, tout comme le fût 2014et pour certains 2013, réchauffement climatique oblige. 

P4060449 P4060450

P4060452 P4060454

 Le polypore marginé (Fomitopsis pinicola) est un imposant champignon de bois qui n'est pas comestible à cause de son amertume et de sa chair dure. En 2014 il s'est inscrit dans les recherchent de l'Observatoire de la biodiversité des forêts. Frais il prend une odeur de tabac blond. Il aune préférence pour les résineux.

P4060365

 Voilà ma fleur adorée, celle avec qui, à chaque printemps je vous bassine en long et en large ! Il s'agît de l'hellébore fétide (helleborus foetidus). C'est une plantes aux propriétés cardio-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour soigner les troubles du cerveau mais sa grande dangerosité a fait arrêter tout emploie de celle-ci. En effet, non seulement le rhizome au contact de la peau la fait rougir, mais les fleurs, tiges et feuilles contiennent un très violent poison qui provoques des vertiges, des vomissements spasmodiques et parfois la mort.

P4060376 P4060378

P4060379 P4060377

 C'est une plante vivace qui mesure 45 à 70 cm aux feuilles principales caulinaires d'un vert très foncé avec 12 segments disposés en palme. La tige comme les fleurs sont d'un vert très claire à la différence que celle-ci sont bordée à maturité d'une ligne rouge pourpre à leur extrémité. Ces mêmes fleurs sont composées de 5 pétales légèrement boutonneux. Elles se présentes sous forme de clochettes tombantes. Elles donnent de nombreuses graines. La plante perdure en moyenne 3 à 4 ans, et fleurit de février à mai. Elle pousse partout sauf en Bretagne, dans le Nord et sur la côté méditerranéenne et jusqu'à 1800 mètre d'altitude.

P4060428

 Le paon du jour (Aglais io) est un bien beau papillon. Ses chenillessortient de petits oeufs verts dévorent les feuilles de houblon et d'ortie ce qui fait qu'il est par endroits devenu rare (protégé en Suisse). Depuis la classification de Liné, il a prit plus d'une quinzaine de noms latins différents. Il existe 3 sous espèces.

P4060501 P4060465

P4060456 P4060458

 Les lézards des murailles (Podarcis muralis) partent en chasse. Ils pourront en ce début de printemps qui est désormais bien installé se régaler de fourmis des bois (Formica rufa) ou de coccinelles à sept points (Coccinella septempunctata) mais aussi de criquets tendres et de grosses araignées de maison.

P4060258

 Les listères à feuilles ovales (Neottia ovata) ne tarderons pas à fleurir. Ces orchidées terrestres aussi présentent en Amérique du Nord et en Europe présentent des fleurs discrètes car petites et vertes. C'est en mai et jusqu'à juillet que l'on peut profiter de cette belle plante très commune dans la région mais peut recherchée. 

P4060277 P4060273

P4060274 P4060276

 Le polypore du boulot (Piptoporus betulinus) est lui aussi un champignon linicole. Il fait lui aussi l'objet d'un recensement de la part de l'Observatoire de la biodiversité des forêts. La momie d'Ötzi portait ce champignon autour du coup présumant que celui pouvoir avoir une utilisation magique ou médicinale en son temps.

P4060268

 L'égopode podagraire (Aegopodium podagraria) est une plante sauvage de mi-ombre et de sous-bois qui s'avère être une bonne comestible une fois bien lavée. Les feuilles sont consommées comme des légumes. Elle était utilisée en médecine populaire pour soigner la goutte d'où son nom d'herbe aux goutteux.

P4060304 P4060315

P4060317 P4060327

 Les voilà enfin, les premières morilles de cette saison 2015, et pas n'importe les quelles, des morilles coniques (Morchella conica). Petites, elles sont d'abors grises puis deviennent noires à maturité. On les reconnaît à leur couleur donc mais aussi à leur forme conique et leur chapeau alvéolaire et creux soudé au pied.

P4060303

 Bien que délicieuses, il faut bien faire cuire lesmorillescar elles peuvent être toxiques. Il ne faut pas les confondre non plus avec des espèces semblables comme les gyromitres qui sont des champignons mortels. Il faut aussi bien les nettoyer car la physionomie de leurs alvéoles retiennent les grains de sable et les limaçons.

P4060287 P4060325P4060301 P4060292

 06/04/15 Morilles coniques : 6
Lune : 96% de visibilité. Températures jour : min -1°C, max 9°C Humidité jour :40% Vent : Nul
Type de milieu : Sol calcaire, pâture à vaches, herbes de champs et sapins pectinés assez anciens,
dans l'herbe, à 3 à 4 mètres des troncs des sapins les plus proches, frênes qui commencent tout juste à débourrer, noisetiers, hêtres, lierre grimpant, violettes, primevères, arums tachetés, egopode podagraire, cirse laineux, colchique d'automne, carotte sauvages, euphorbe des bois, fétuques des prés, koéléries à grandes fleurs, pâturains des près, merisier, renoncules bouton d'or, oseilles communes, violettes hérissées.
Altitude : entre 650 - 700 mètres.

P4060383

 Après cette belle découverte (qui sera suivit d'autres récoltes), direction le lac de Saint Sixte. L'église est construite sur un ancien temple romain dédié à Bacchus, le dieu du vin. Dans les deux petites  salles voûtées souterraines de celles-ci que l'on peut visiter, les reliques des milles Martyrs étaient conservées.

P4060390 P4060396

P4060392 P4060393

 Dans le lac, ça grouille de vie ! Au milieu des oeufs de crapauds communs qui dessinent de longs rubans et des oeufs de grenouilles vertes plus compacts, une larve de libellule chasse. Bien qu'elle ne se nourrisse pas d'oeufs, elle a ici un affût parfait où elle attend que les premiers têtards sortent pour les dévorer.

P4060374

  Le bout du lac abrite une petite tourbière ne devenir. Ce type de milieu rare est protégé car sert de garde-manger et de nichoirs à de nombreuses espèces animales mais permet aussi à beaucoup de végétaux de s'épanouirent. Les homemsn'y ont pas leur placeaurisque de s'y enfoncer et de finir engloutit par la vase.

P4060369 P4060370

P4060404 P4060368

 Le saule Marsault (Salix caprea) est un arbre que je ne connaissais pas et que je prenais souvent à tort pour de l'aulne. On le nomme aussi le saule des chèvres aux quelles il servait autrefois de fourrage. Il ne dépasse pas les 60 ans de vie et figure parmi les premiers arbres à coloniser les berges humides. 

P4060265

La violette odorante (Viola odorata) est une plantes à fleurs odorantes qui peuvent être blanches ou violettes. La période de floraison est assez longue car celle-ci s'étend de février à mai, ce qui est parfait pour la confection de bonbons et de vins de violettes. Utilisée en médecine douce, elle fût longtemps utilisée pour de nombreux maux.

P4060269 P4060271

P4060264 P4060272

Les langues de cerfs ou scolopendre (Asplenium scolopendrium var. scolopendrium) sont des fougères rares et protégées qui étaient utilisées autrefois pour soigner à tord les problèmes de foie. On les trouvent dans les forêts humides ce qui explique qu'on la croise parfois en compagnie de l'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides). 

P4060248

  Les frênes communs (Fraxinus excelsior) débourrent, signe que les morilles blondes ne vont pas tarder de sortir car les arbres envoient en bourgeonnant du glucose dans le sol. C'est un arbre qui est dévasté en raison de l'arrivée de parasites avec le réchauffement climatique et d'espècesde frênes décoratives.

P4060483 P4060351

P4060356 P4060357

 Bref un super journée avec les premières morilles et de nombreuses fleurs et animaux à voir. Du soleil, de l'herbe verte et des bisous avec le Chat ... c'est le paradis ! Les jours deviennent longs, c'est le moment de profiter du printemps ! Bientôt les chaleurs feront sortir les libellules de l'eau et fleurir les iris jaunes.

P4060489

mercredi 25 mars 2015

Sortie dans la campagne 2.

P3080263

 Il fait beau, il fait chaud c'est le printemps. Raah quel plaisir de prendre le soleil et d'admrier les fleurs ! Les morilles ne vont pas tarder (je n'en peux plus de les attendre), les primevères officinales sont là, les violettes aussi ce qui annonce de belles cueillettes de fleurs qui avec un peu de chance finiront préparées dans la cuisine.

P3080379 P3080313

P3080188 P3080377

 Le perce-neige (Galanthus nivalis) est courant dans nos campagnes, notre jardin en est même complètement tapis. Nommé aussi Clochette d'Hiver (c'est moi !) ou Galanthe des nieges, il tient son nom du latin qui signifie fleur de lait. En Isère elle est rare et protégée ... sur le coup je suis surprise ... et me sens privilégiée !

P3080367

 Ici on la trouve dans les prairies humides mais aussi dans les bois dont les sols sont riches en azote (ce qui en fait une plante bio indicatrice). Toxique et vomitive, on la trouve néanmoins sous forme hybride et/ou de cultivars dans les jardins. Ces espèces demandant quelques soins, elles se naturalisent que rarement en milieu naturel.

P3080306 P3080307

P3080303 P3080305

 Grosse fatigue pour ces tramètes versicolors (Coriolus versicolor). Ces champignons sont lignicoles (qui vivent et se nourrissent de bois).Une équipe universitaire du Queensland étudie depuis de nombreuses années. En 2011 elle publie ses premiers résultats, le champignon serait efficace dans le traitement du cancer de la prostate.

P3080277

 L'oranger du Mexique (Choisya ternata) est reconnaissable non pas à son feuillage ou ses fleurs (enfin si en partie) mais en grande partie à l'odeur d'orange que dégagent ses feuilles quand on les froisse. Ici il s'agit de la variété 'Sundance', identifiable par ses feuilles qui se teintent de doré à la belle saison. 

P3070109 P3070038

P3070054 P3070065

 Plus de neige sur le lac de Saint Sixte, juste une épaisse couche de glace sur une partie de l'étendue d'eau. Elle ne tardera pas à fondre avec l'arrivée du printemps. Les poissons qui jusqu'à présent évoluaient eu ralenti sortent de leur torpeur, les premières grenouilles s'accouplent et bientôt les libellules sortiront de l'eau.

P3070044

 Prises dans la glace, les feuilles d'aulnes sont figées n'ont pu se déposer au fond de l'eau. L'aulne noir ou aulne glutineux (Alnus glutinosa) est un arbre présent un peu partout en Europe. Il est indigène à la région. Plantés au bords des cours d'eau et des lacs il est planté pour solidifier les berges grâce à son réseau racinaire important.

P3070062 P3070091

P3070103 P2070129

 Il y a moins d'un mois de différence entre les deux photos du panneau. Impressionnant non ? Ce matin quelques flocons sont tombés et du col, des voitures fortement enneigées sont passées devant la maison... il a fort à parier que le paysage d'hiver ce soit installé pour quelques heures sur le lac et ses alentours. 

P3070096

  Les crépiodes opportunistes (Crepidotus versutus) sont de drôles des champignons de bois blancs et duveteux. Non comestibles, on les rencontre de temps à autres mais toujours de manière occasionnelle si ce n'est rare. D'ordinaire on les rencontre de l'été à la fn de l'automne mais le gel les a conservé en l'état.

P3070124 P3070140

P3070147 P3070154

 Un peu plus haut, après avoir suivit la route à travers la forêt, on tombe sur l'étang des Chartreux. Creusé et géré autrefois par les pères Chartreux (ce qui font la célèbre Chartreuse), il leur servait de vivier pour ainsi s'approvisionner en poisson. Désormais réservé aux pêcheurs, il accueillait jusqu'à peu des moules d'eau douce.

P3070165 

 De l'étang à la forêt, une piste dans la neige a été formé. Traces de renards, de fouines, de chevreuils ou de blaireaux, le lieu semble attirer de nombreux animaux bien que l'eau soit toujours gelée depuis plusieurs mois.

P3080189 P3080229

P3080235 P3080248

Ah les beaux ânes. depuis que je susi toute petite les voisins en ont toujours eu et les ont toujours traités avec beaucoup de soins. Le vieille âne de Porvence, Coco, n'est plus mais reste la vieille ânesse Coquette ainsi que quelques nouveaux venus comme Coquin... oui niveau noms nous ne sommes pas très créatifs hé hé !

P3080289

 Sur une bruyère de jardin, une abeille domestique (Apis mellifera) butine. Les voilà donc sorties ! Les abeilles sont fascinantes,mais aujourd'hui, elles sont décimées. Sans elles plus de miel oui mais aussi, plus de fruits ou de légumes car plus de fécondations de fleurs. Un monde sans abeilles c'est un monde de famine !

P3080283 P3080325

P3080266 P3080273

 Bon on fini quand même avec un note plus festive ! Crocus et autres fleurs viennent parfumer les jardins. Les coucous chantent et les lésanges s'ébattent gayement. Les couleurs reviennent avec les beaux jours !

P3080359

P3080336Oui les beaux jours sont là, le chat fuit la maison, pressé de se dorer la pilule au soleil. Quelques gouttes de pluies, et c'est la débandade, son altesse rendre en toute hâte... l'adorable saleté !

Parmi le vert
et la floraison
de toutes les plantes les plus belles
je flâne.
Je délibère ici
Je rêve par là.
L’heure s’arrête
ou plutôt s’étend pleinement,
se déplier et s’amplifier.
Ces tournoiements et ondulations soudaines
de brises d’été,
envoient tous les parfums
dans l’air chaud.
Contempler une feuille
ou le motif sur le mur
créés par des branches les plus prés.
Chloe Douglas, 1995

 

mardi 24 février 2015

Sortie en foret 51.

P2070302

Nous voilà en piste (avec mon Chat) pour découvrir les joies de l'hiver. Les chutes de neiges ont été importantes au col des Mille Martyrs, plus d'un mètre par endroits ce qui fait le bonheur des amateurs de luge et de ski de fond. Pas de bruits dans le sous-bois,juste celui des flocons qui tombent.

P2070157 P2070201

P2070197 P2070315

Beaucoup d'arbres ont perdu leur verdure, seule une partie des conifères (pin pectiné, sapin blanc par exemple) et quelques rares feuillus (houx) abordent des rameaux d'aiguilles ou de feuilles vertes. Le hêtre lui a encore ses feuilles mais celles-ci sont brunes, sèches et se recroquevillent sur elles. Elles ne tarderont pas à chuter.

P2070164

Ne reste alors que les branches nues. Les écorces abordent des teintes de marron, de noir, de blanc et de gris. Parfois elles se font absentes, grignotées par les chevreuils qui en font pendant les périodes froide une de leur nourriture principale avec les jeunes branches, les lichens et les rares brindilles qui percent le manteau neigeux.

P2070260 P2070279

P2070290 P2070273

L'hiver est une bonne période pour pister les animaux, les traces laissées dans la neige et sur les arbres permettent de savoir qui est passé par là, quand et même pourquoi. Sur le CE SITE (SVT Barcelo) vous trouverez toutes les informations nécessaire pour jouer au détective. Ici je dirais trace de lapin et de renard.

P2070092

Le lac de Saint Sixte a gelé. Une épaisse couche de neige a recouvert la glace et donne à l'étendue d'eau une dangereuse apparence de près enneigé. Les poissons règlent leur température sur celle de l'eau, puis s'enlisent dans la vase ou les algues pour hiverner. Grenouilles, salamandres et autres tritons suivent le même schéma.

P2070264 P2070174

P2070129 P2070300

Bref, pour moi l'hiver c'est jamais très jojo.Il a tout de même beaucoup à voir si on sait prendre le temps d'observer et d'écouter, des couchés de soleil superbes à photographier et de nombreuses activités ludiques à réaliser. Mais il n'y a pas à dire, c'est bien le temps des fleurs et des champignons de je préfère.

P2070378

jeudi 28 février 2013

Sortie en forêt 16.

P1020611

Ha la neige peine à partir, surtout sur les hauteurs. Petit tour par la forêt pour découvrir une nature toute endormie mais avant, petit passage par le lac de Saint Sixte (que l'on retrouve ici) et qui de par le froid et entièrement gelé.

P1020608 P1020610

Alors que les iris d'eau et les joncs peines à sortir de la glace, de petits malins ont profité de la solide épaisseur de la glace pour faire quelques pas sur l'eau gelée (à savoir qu'il y a sous leur pied la taille de la tour Eiffel avant d'atteindre le fond du plan d'eau).

P1020622 P1020625

Et si le gel n'a pas été très clément ces derniers temps, les mousses et les lichens des abords du lac, que ça soit sur les vieux rochers immergés ou sur la cabane de l'ancien abri à bateaux s'en sortent plutôt bien.

P1020626

Hé surprise, là où la neige semble être partie, les premières fleurs apparaissent. Parmi les petites véroniques et le lierre, les violettes du chien s'en donnent à coeur joie bien qu'elles baissent un peu la tête.

P1020638P1020637P1020636

Changement de décor avec cette petite vue de Miribel-les-échelles (on y étais cet été ici). Le chemin mène dans le coeur de la forêt du col de la Croix des mille martyrs (bien que nommé ici "juste" col des mille ou col des mille martyrs).

P1020648 P1020652

Le sol est de sorti et flitre entre les branches qui d'ici et de là laissent tomber, sous la montée de la chaleur et des rayons, de larges paquets de neige qui tombent en pluie fine.

P1020708 P1020709

Pas un bruit en cet après midi, pas un piaillement, pas un crissement de patte, la forêt et étrangement calme, pour la plus grande joie de l'esprit et du coeur.

P1020664

Mais les animaux, du moins leur traces de vies restent bien présente, comme avec ce terrier qui ne semble pas avoir été visité ou du moins, avoir connu d'activité depuis les dernières neiges. Cela se voit à l'abscence des traces à son entrée.

P1020674 P1020679

Sur le fond blanc de la forêt, les troncs et leur fantaisie se révèlent. A gauche il s'agit de l'écorce rosée et couverte par endroit de lichen d'un bouleau blanc. A droite, d'étranges champignons, à la limite du lichen, ce sont installés sur un tout jeune hêtre. 

P1020669 P1020684

Et puis parfois la neige permet aux éléments tombés du ciel de perdurer. Une plume de tourterelle (des bois?) ou la feuille d'un jeune lierre deviennent pour un temps, le sujet d'une composition.

P1020706

Le gui du pin lui aussi, sous le poids de la neige et parfois du vent fini à terre. Ce gui là fait de jolies petites fleurs jaunes à la belle saison.

P1020658 P1020713

Pendant l'hiver, les végétaux ont la vie dur. A gauche les fruits des rosiers sauvages ont passé, ils sont tout rabougris et ont perdu leur éclatante couleur rouge mais pas de panique, comme on peut le voir à droite, les charmes commencent déjà à bourgeonner, apportant la belle saison.

P1020695 P1020719

En longeant le chemin forestier, nous voilà immergé dans les grands champs et les maisons de bords de lisière où dans la neige, on peut lire le passage des animaux sauvages.

P1020697

Il est passé par ici, il repassera par là! Mais qui, mais qui?

P1020698 P1020700

Le blaireau bien sûr, qui le pauvre, a laissé une large touffe de poils sur le barbelé. Peut être a-t-il été dérangé par les joyeux bambins venus profiter de la pente raide avec leurs luges.

P1020714 P1020716

Mais dans la forêt la neige reste bien souvent immaculée, dérangée ça et là par le passage de quelques animaux dont les traces de pâtes ne sont plus identifiables, faute à la fonte et au retour bienheureux de la chaleur (enfin, retour très timide quand même diront nous).

P1020721

La joie de voir un ciel bleu, si rare en ce moment et si appréciable. Seul ombre au tableau, un ciel dégagé en hiver est synonyme de froid. On ne peut pas tout avoir.

P1020703 P1020711

Bref, la forêt est bien agréable à pratiquer, quand on est équipée, et garde un côté fantastique où il est facile de s'imaginer un monde étrange, comme à droite, avec ces grandes branches d'un pin mort qui évoquent la carcasse d'un cétacé échoué en plein bois ... oui je sais, je m'égards.

P1020722 P1020694

Une dernière fantaisie, autre celle qu'est la hauteur de neige qui perdure au sommet du col, cette excroissance du bois, sorte de cancer de l'arbre, très recherché par les menuisiers pour exercer le délicat art qu'est celui de la marqueterie.

P1050815

Et pour vous quitter, une petite photo du même lieu au début de l'été.... ça laisse rêveur.

 

samedi 22 septembre 2012

La revue

D'ici quelques mois je sortirai en ligne ma revue sur mon petit bout de pays. Pour le moment un extrait est en ligne ici http://grimoirescarnets.canalblog.com/albums/revue_sur_saint_sixte/index.html en attendant que la version complète paraisse. 

mardi 18 septembre 2012

Le château abandonné de Saint Sixte.

P1000985

Rappel (à la date du 18/12/13):

Pour tous les petits malins des divers forums et sites qui parlent du château, il est libre à vous d'y voir des fantômes et des esprits mais pas de mentir à son sujet! Pour rétablir les faits il n'y a pas de tanks au fond du lac, pas de bus, pas de cadavres de résistants ou d'occupants, personne ne s'y rend pour s'y suicider, personne n'a été brûlé vif ou brûlé tout court dans le château, l'ancien propriétaire n'y faisait pas d'orgies, aucun bébé ou nouveau né n'a disparu pour servir d'offrande dans l'enceinte du bâtiment. Il n'y pas non plus de chien hurlant à la mort à des heures précises ni de mystérieux bruits de sabbots de chevaux, de plus ces histoires sont nées sur le net et ne viennent pas de la bouche des habitants du coin qui ne les connaissent pas. Bref, mentir sur ce lieu pour se convaincre d'assister à des choses incroyables c'est salir la mémoire de l'endroit et des faits qui y sont rattachés mais aussi la famille Descours qui a fait beaucoup pour les villageois.

Bref tout prés de chez moi se trouve le château de Saint Sixte, une paisible bâtisse abandonnée qui date du début des années 1900.

P1000956 P1000957

Certains petits malins s'aventurent à dire qu'il est hanté par l'âmes de villigeois qui y auraient été exécutés mais il n'en est rien.

P1000960 P1000963

En réalité le château était le bastion des résistants pendant la seconde guerre mondiale.

P1000970 P1000973

En guise de représailles, les allemands mirent le feu depuis le grenier.

P1000998

Il n'y eu aucunes victimes mais le château brûla pendant 3 longs jours.

P1000975 P1000976

Depuis, le château est à l'abandon est la nature reprend ses droits.

P1000979 P1000981

Fougères, arbres et lierres ont envahi le lieu. 

P1000988 P1000990

Les habitants de la Valdaine ont récupéré bon nombre des pierres pour leur propre maison, cependant l'architecture du lieu est encore visible. Ils s'en prirent aussi quelques unes sur la tête.

P1000987

Dans le château il faut être prudent, les mûrs et les voûtes sont abîmés et des briques et des pierres peuvent s'en détacher.

P1000992 P1000997

On ne peut plus monter aux étages, les escaliers et une grande partie des planchers ont disparu.

P1000999 P1010001

Les vestiges religieux du lieu perdure, comme à gauche avec cette avancée en bois sur le mur qui abritait sûrement une sainte vierge ou l'eglise privée du château à droite.

P1010004 P1010005

L'écurie, bien qu'elle ait perdue son toit reste étonnement bien conservée.

P1010006 P1010007

L'église elle est recouverte de végétation et les arbres ont investi ses mûrs. Le sol est couvert de mousses, de fougères et de lichens. On peut même voir dans le bâtiment les anciennes barrières et les poutres brûlées.

P1010015 P1010017

Pour mieux connaître les légendes du coin, c'est par ici: les secrets de Saint Sixte.

P1010021 P1010008

Derrière les bâtiments se trouve une véritable forêt de renouée du Japon en fleurs, une plante invasive comestible, ainsi qu'un petit ruisseau.

P1010003

Voilà un endroit bien sympa, mais il faut le rappeler dangereux, plein de mystère et de fantaisie.

Petite précision (à la date du 18/12/13):

Le premier propriétaire et constructeur se nommait M. André Descours, un riche industriel lyonnais qui estconnupour être le fondateur de Descours & Cabaud. Il possédait une bibliothèque importante qui était mise à la disposition des habitants. La famille offrait régulièrement des cadeaux aux enfants des familles pauvres, en particulier pour Noël. Quand la bâtisse fût incendié par les allemands,la famille partie et emmena toutsses défunts dans des terres moins marqués par l'histoire.

Merci à Guillaume BEACAUD pour le complément d'information fort précieux, je me suis permise de le recopier ici mais vous pouvez le trouver sous ce même article.

 "Bonjour, 
Pour info, le chateau de saint sixte a été construit entre 1893 et 1895, non pour André Descours, mais pour Auguste Descours par l'architecte lyonnais Francois Rostagnat.  Auguste Descours, de mémoire frère d'André, avait épousé une riche lyonnaise, héritière de la maison de charbons Dufournel, plus tard Descours-Dufournel.  (André Descours, lui, sera à l'origine de la fondation de la branche connexe des Fers et fonte Descours-Cabaud, la seule existante aujourd'hui) . C'est donc Mme Auguste Descours, dont la famille était originaire du Dauphiné qui est à la source du projet de construction du domaine. Initialement, madame Descours ne souhaitait faire realiser qu'une "simple maison de campagne dans l'esprit dauphinois" ce que l'architecte traduisit par l'érection de ce grand manoir néogothique, assez simple dans son décor il est vrai en comparaison d'autres folies érigées par certains grands industriels lyonnais. La famille Auguste Descours, partageait alors son temps entre leur hotel particulier du Cours de Verdun à Lyon (qui abritait également le siège social des Charbons Descours-Dufournel), leur grand chateau de la Tour à Millery (richement rénové à l'italienne en 1903 pour le mariage de leur fille) et ce fameux chateau de Saint-Sixte. Il est tout à fait probable qu'Auguste Descours se soit donné pour le hameau de Saint Sixte une mission paternaliste (reconstruction de l'église si j'ai bien compris, création de route, etc.). C'était alors le cas pour l'immense majorité des aristocrates, des grands bourgeois et des nantis de la IIIéme République, qui cherchaient à assurer aux conservateurs les scrutins de l'électorat rural de leurs domaines par une attitude protectionniste un peu seigneuriale.  Pour revenir plus spécialement sur Auguste Descours, dont quelques clichés le montrent assis dans le grand salon du Chateau de Saint-sixte, il mourut effectivement en 1904 des suites d'une appendicite non détectée qui tourna à la péritonite... Il sera inhumé à Millery. Sans que je n'ai d'explication particulière, apres sa mort, c'est effectivement son frère André qui prit possession du domaine ; il reprit probablement aussi son rôle protectionniste envers la population locale... Ceci explique pourquoi certains se souviennent de ces dimanche convivials au chateau. Le chateau brûlera bien en 1944, effectivement en représailles pour avoir abrité des Résistants, surtout pour éviter de leur laisser un lieu où s'installer... Les héritiers d'André Descours feront réaliser par André Rostagnat (fils de l'architecte qui avait conçu le chateau) un projet de restauration. Ce projet prévoyait la destruction totale des ruines en vue de ne réutiliser que les fondations pour reconstruire un immense chalet dans le style alpin (au final sans doute plus proche du souhait initial de Mme Auguste Descours...). Le projet ne fut jamais réalisé et la propriété fut finalement laissée à l'abandon... J'espère avoir pu vous informé au mieux sur l'histoire de ce domaine."

Guillaume BECAUD