mercredi 7 juin 2017

Sortie amphibiens.

DSC05001 DSC04987

 Je n'ai pas beaucoup de photos à vous partager de cette équipée nocturne, mon petit appareil n'étant pas adapté pour photographier de nuit. Heureusement, il l'est bien plus pour filmer dans l'obscurité ce qui m'a permit de produire un film documentaire d'une minute sur les actions menées ce soir là, à savoir, compter et identifier les batraciens d'une zone humide aménagée pour le public. Les travaux sont récents mais déjà il y a fort à voir.

 Parmi les espèces observées, on peut citer les grenouilles vertes (Pelophylax sp.), les larves de salamandres tachetées (Salamandra salamandra), les tritons palmés (Lissotriton helveticus) mais aussi des loches (Cobitis sp.) qui sont des poissons filiformes présents dans les eaux d'un grand nombres de régions du monde.

DSC04984 DSC04994


mercredi 26 avril 2017

Quelques minutes de Nature : la Nature Ordinaire.

 

DSC04166

Quelques Minutes De Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. QMDN est issu du blog "La Renarde des Alpes". Pour cet épisode, petit point de définition sur ce qu'est la nature ordinaire et sur les enjeux de celle-ci.

La nature ordinaire se définit par le fait qu'elle compose notre quotidien. C'est la nature de tous les jours, celle que l'on croise au coin d'une rue entre deux pavés, dans un parc périurbain ou le long d''un talus longeant une route.

Difficile à définir, elle correspond à la fois à une zone tampon, c'est à dire un écotone entre le milieu imaginé comme sauvage et les zones de grande activité humaines mais aussi, à la faune et à la flore ne représentant pas un intérêt de protection ou d'étude particulier ou encore, aux espèces qui s'installent de manière spontanée et durable dans un milieu anthropisé.

Cette nature si ordinaire et si commune est dans les faits mal connue. Victimes de son ordinarité, certaines espèces qui la composent sont en forte régression et pourraient, même à terme, disparaître de nos paysages urbains. De ce fait, des études sont actuellement menées sur certaines espèces qui la composent pour mieux la comprendre et la maintenir, voire au besoin, la protéger.

mardi 18 avril 2017

Sortie en forêt 69.

DSC03627

Peut être connaissez-vous l'ENS de Montagny ? J'ai eu la chance de le visiter il y a quelques semaines avec trois camarades de classe. Un ENS est espace naturel sensible dédié à la protection d'un milieu mais aussi à la sensibilisation et à la pédagogie. Sa visite s'est accompagnée de celle de la forêt de Chassagny qui ne manque pas d'interêt écologique et qui abrite des espèces remarquables dont des rapaces nocturnes et des amphibiens.

 

Le bois de Montagny.

 Il se compose de milieux humides et secs qui forment une grande mosaïque d'habitats, propice à diverses espèces rares comme l'oedicnème criard (Burhinus oedicnemus) et le cuivré des marais (Lycaena dispar) mais aussi pouvant acceuillir une flore remarquable comme l'orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora).

DSC03640 - Copie DSC03651DSC03650 DSC03674

 

Le hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus).

Ce petit mammifère insectivore se rencontre dans les bois, les jardins et à proximité des haies ou comme ici, dans les prairies humides. Il peut dépasser les 2 kg et est couvert de pas moins de 6000 piquants qui assurent sa protection. Malheureusement celui-ci n'a pas su faire face aux prédateurs et il ne reste pas grand chose de lui.

DSC03753 DSC03755

 

Les pelotes de réjections.

Contrairement à ce que l'on peut penser, les chouettes et les hiboux ne sont pas les seuls oiseaux à produire des pelotes de rejection. Ici il s'agît de pelotes de hiboux moyen-duc (Asio otus). Attention, manipuler ses pelotes nécessite d'avoir des gants et un masque. De plus, l'étude des pelotes de rejections est actuellement proscrite dans certains départements pour cause sanitaire en raison de la présence de la grippe aviaire.

DSC03702 DSC03703DSC03705 DSC03708

 

La souille à sangliers.

 Une souille est un point d'eau boueux où les sangliers viennent prendre leur bain pour se débarrasser des parasites et pour protéger leur peau. Ce sont des zones favorables pour faire de l'affût mais aussi pour relever les indices de présence comme les poils, les traces ou encore, les arbres contre les quels ils se sont frottés. 

DSC03720

 

La végétation de sous-bois.

 Voici deux espèces emblématiques des floraisons de fin d'hiver. À gauche la belle hellébore fétide (Helleborus foetidus), qui se reconnaît à ses fleurs vertes bordées d'un liseré rouge. À droite une des trois corydales (Corydalis sp.) que l'on peut trouver dans le secteur : la corydale intermédiaire, la creuse et la solide.

DSC03620 DSC03642

 

Le crapaud commun (Bufo bufo).

Ce crapaud a été victime du pied peu leste d'un cheval. C'est une espèce principalement forestière mais qui se rencontre aussi dans les plaines humides. Contrairement à la grenouille verte (Pelophylax sp.), il rejoint l'eau, comme la majorité des amphibiens, uniquement à la période de reproduction pour s'accoupler et pondre.

DSC03733

 

Le nombril de Vénus (Umbilicus rupestris).

 Cette petite plante grasse aux feuilles épaisses peut être consommée, plus particulièrement avant floraison. Cependant en raison de son lieu de vie, les lieux humides et les vieux murs, il faut être prudent dans la consommation de ses feuilles pour limiter les risques de parasitisme, en particulier d'échinococcose et de douve.

DSC03658 - Copie DSC03673

 

Le pic vert (Picus viridis).

Nous sommes tombés sur une plumée d'un pic vert qui a pu être prédaté par un oiseau de proie ou un renard. On le reconnaît à son plumage vert, à la tâche rouge qui orne son crâne et à son cri ressemblant à un rire moqueur. On le trouve plus particulièrement dans les forêts jeunes ou présentant des clairières et des lisières peu denses.

DSC03691

 

La salamandre tachetée (Salamandra salamandra).

Nous avons enfreint la loi pour déterminer cette larve de salamandre et entrer les données de faune-rhône. En effet, il est interdit de saisir les amphibiens sans autorisation. Si vous êtes amenés à le faire, il faut les manipuler le moins longtemps possible et avec les mains bien humides. Ici nous avons pu déterminer qu'il s'agissait d'une salamandre tachetée en raison des taches jaunes présentes à la base des pattes et les tâches de la peau.

DSC03693 DSC03694

 

Le mot de la fin. 

 Les publications sont restreintes en ce moment sur le blog et pour cause. Les examens se sont succédé (et plutôt bien passés). Dans un même temps le blog est entrain de connaître une véritable refonte avec la correction des 660 articles, que se soit la véracité des informations ou l'orthographe et il y a vraiment de quoi faire. Ajoutons à cela mon nouveau passe temps très chronophage, le montage vidéo et le temps consacré aux sorties.

DSC03621 DSC03688

lundi 27 février 2017

Sortie sur le terrain, étude de la malacologie.

DSC02778

 Nouvelle sortie avec ma classe de BTS GPN. Derrière le lycée Agrotec Vienne-Seyssuel se trouve un bois riche en biodiversité, anciennement classé en APPB et étant inclus dans une ZNIEFF de type 1. C'est là que nous avons pu nous exercer à la chasse aux escargots pour pratiquer leur étude, à savoir la malacologie.

 

Le prélévement.

Les escargots et autres mollusques terrestres ne sont pas forcément, comme on le pense souvent, des animaux de bonne taille (c'est à dire 1 à 3 centimètres). Beaucoup d'entre eux ne mesures que quelques millimètres voire parfois moins. La forme de leurs coquilles varies beaucoup, certaines sont mêmes couvertes de poils !

DSC02713 DSC02729DSC02721 DSC02740

 

La salamandre tachetée (Salamandra salamandra).

Cette pauvre salamandre a été par mégarde dérangée. Elle a aussitôt retrouvé son abris de feuilles où elle hibernait bien tranquillement. Ces salamandres sont connues pour être fidèles à leur site d'hibernation qu'elles regagnent années après années tout du long de leur vie, qui parfois dure plus de 30 ans.

DSC02782 DSC02786

 

Les habitats des gastéropodes.

On rencontre les escargots dans une grande diversité de milieux. Sous des planches, aux pieds ou sur les murs, dans la litière forestière ou au fond des lits de ruisseaux et même dans les berges sableuses, ils sont partout. Néanmoins une bonne paire d'yeux et une loupe binoculaire ne sont pas de trop pour les trouver facilement. Après cela ils finiront dans ce bocal qui permettra de les identifier bien au chaud dans un des labos d'Agrotec.

DSC02718 DSC02704

 

Le mot de la fin.

Étudier et aimer la nature, ce n'est pas uniquement courir après les chevreuils ou écouter les chouettes à la tombée de la nuit. C'est aussi se pencher sur les petites bêtes qui ne sont pas toujours appréciées. Entre la malacologie, l'enthomologie et les observations des espèces clés des IBGN, il y a largement de quoi faire.

DSC02731 DSC02707

mercredi 2 octobre 2013

Sortie en forêt 37.

SAM_4234

Dernière sortie avant les vendanges qui débutent après demain, du moins dans le Beaujolais. Peu de lumière filtre à travers les arbres qui perdent leurs feuilles et la pluie est même venue se rejoindre à nous ce qui a rendu par moment la prise de photo difficile. Dommage car il y avait beaucoup à voir et même à déguster.

1SAM_42302SAM_4235

3SAM_42384SAM_4239

Visite du nouveau coin de cèpes découvert samedi et qui s'est révélé être prolixe.

1: Un cèpe oublié et par chance, peu véreux a fini sous la dent d'une limace. Tant mieux car de par ses excréments elle "ressèmera" les spores.

2: La toute petite amanite tue-mouche rencontrée la dernière fois est en train de devenir un très beau spécimen. On raconte qu'il lui faut 8h pour sortir de terre, se déployer et dépérir. Cette observation dément cette idée reçue.

3 et 4: De jolis inconnus sont venus s'installer au bords de la route, indiquant l'activité fongique du coin.

SAM_4242

Un cèpe d'été? non raté, une simple russule belette qui pendant quelques secondes m'a donné l'espoir d'en trouver un blottit dans la mousse.

1SAM_42432SAM_4245

3SAM_42484SAM_4249

1 et 2: La non plus ce n'est pas un cèpe d'été ni un cèpe tout court car il faut savoir que si les cèpes sont des bolets, tout les bolets ne sont pas des cèpes. Ici il s'agit d'un petit bolet amer ou bolet du fiel au pied étonnamment long au goût très désagréable.

3 et 4: La mousse abondante dans la forêt absorbe l'humidité. Quand de fortes chaleurs apparaissent, le choc thermique entre les températures ainsi que ces réserves d'eau permettent aux champignons de s'épanouire.

SAM_4259

La vesse perlée se reconnaît aux petites boules rondes comme des perles qui se trouvent entre des "picots". Ce joli champignon n'est pas considère comme comestible.

1SAM_43932SAM_4394

3SAM_42534SAM_4254

Les champignons des champs s'invitent dans les bois.

1 et 2: Voilà de jolis agarics, famille à la quelle appartiennent les rosés des prés. Ici il s'agit d'une espèce cousine, l'agaric des bois qu'il ne faut pas confondre avec certaines amanites ou avec l'agaric jaunissant.

3 et 4: La lépiote élevée se  trouve aussi bien en forêt que dans les champs mais il ne faut pas la condre avec les espèces plus petits et parfois mortelles. 

SAM_4264

Le clitopile nébuleux est considère comme bon comestible mais ne plaît pas à toutes les bouches ni à tous les estomacs. Il dégage une forte odeur qui peut être associée à de la farine ou à du fromage blanc. Il ne faut pas le confondre avec le très  dangereuse entolome livide qui peut être mortel chez les enfants, les personnes âgées ou affaiblies.

SAM_4270 SAM_4272

SAM_4276 SAM_4277

Voici un exemple de confusion possible dans un même biotope, à savoir sous des pins pectinés et quelques feuillus, dans la mousse et les aspértules odorantes.

1 et 2: Le lactaire délicieux est à tort confondu avec le lactaire sanguin, très proche d'apect mais rouge dans son apparence et de par son lait. Le lactaire délicieux reste un bon comestible jeune et frit.

3 et 4: Il ne faut pas le confondre avec le lactaire scrobiculé qui se trouve à quelques pas de lui. On peut le trouver sous les sapinières, les forêts mixtes et même les bordures de champs. Non comestible pour l'Homme à la vu de son âcreté, il semble plaire aux vaches qui aiment le brouter.

SAM_4308

L'agaric des forêts est un bon comestible qui lui aussi est proche du rosé des prés et de l'agaric des bois . C'est un bon comestible assez recherché. Cette année plusieurs morts sont imputées à la confusion de ce derniers avec des lépiotes ou des amanites mortelles alors prudence.

1SAM_42992SAM_4301

3SAM_43184SAM_4319

1 et 2: Difficile de voir à quoi ressemble ce champignon de loin, on pourrait croire qu'il s'agit d'une grosse vesse. Quand on s'approche de celui-ci et que l'on y regarde de plus près, on peut voir qu'il s'agit d'une jolie amanite amanite ovoïde.

3 et 4: A titre d'exemple, voici quelques vesses de loup perlées.

SAM_4283

Un brève éclaircie nous permet de mieux voir un court instant ce qui nous entours et de pouvoir prendre plus facilement quelques clichés.

1SAM_43132SAM_4332

3SAM_43434SAM_4344

Voici quelques nouvelles espèces à rajouter au tableau de chasse de cette année (enfin deux la première ayant été identifiée lors de la dernière sortie).

1: La clavaire chou-fleur est comestible jeune (et est très apprécie dans l'Est de la France), il se reconnaît à sa couleur vive et à sa ressemblance avec le corail.

2: Proche cousine, la clavaire élégante est semblable à cette dernière mais reste moins prisée.

3 et 4: Je pensais avoir reconnu dans ces champignons le clitocybe nébuleux, là aussi raté, il faudra attendre un peu avant de les nommer.

SAM_4361

Retour des nuages et de la pluies qui pour le moment, et à la vue de ce cliché flou, n'aura pas de nom.

SAM_4398 SAM_4399

SAM_4415 SAM_4404

De nombreuses amanites tue-mouches sont sorties depuis notre passage. Elles ont enfin leur propre (et long) article ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2013/10/01/28123812.html

SAM_4396

Certaines dessinent mêmes des ronds de sorcières parfaits.

1SAM_43682SAM_4370

3SAM_43784SAM_4349

Pour la suite quelques champignons à la drôle de forme.

1 et 2: La calocère visquese est un champignon a rejeté car il peut provoquer des problèmes gastriques.

3: Les vesses de loup piriformes sont comestibles jeunes quand la chair encore blanche. C'est un champignon commun.

4: Le champignon observé samedi à commencer à fendre son enveloppe protectrice et laisse deviner, sous la masse gélatineuse un japeau jaune. Néanmoins le mystère demeur.

SAM_4390

Les chantrelles en tubes prennent désormais de belles tailles bien que le pied ne dépasse jamais les 5-6 centimètres ou que très rarement.

SAM_4409 SAM_4407

SAM_4410 SAM_4411

On nomme souvent à tort la girolle chanterelle mais les deux espèces appartiennent au même genre.

1 et 2: Les chanterelles en tubes se distingues par leur petite taille, leur chapeau plat brun et leurs sillons marqués et clairs.

3 et 4: Les girolles elles sont beaucoup moins frêles, souvent de belle taille et entièrement jaunes.

SAM_4356

Le pied de mouton est un excellent comestible qui a la particularité de n'avoir ni lamelles, ni tubes pour diffuser ses spores mais des aiguillons.

1SAM_44182SAM_4419

3SAM_43804SAM_4381

1 et 2: Les pieds bleus sont de bons comestibles très recherchés qui ne sont pas fait pour les estomacs. En fonction du milieu et de la luminosité ils peuvent pousser avec un chapeau marron qui s'éclircira en vieillissant pour devenir bleuté comme l'enssemble du champignon.

3 et 4: Le clitocybe orangé peut être confondu avec la girolle ou le dangereux clitocybe de l'olivier. C'est un bon comestible que certains estomacs digèrent mal.

SAM_4353

Un cèpe? Là non plus il n'en est pas cas, il s'agit d'un bel inconnu qui sous la pluie s'avère trompeur.

SAM_4320 SAM_4321

SAM_4372 SAM_4322

L'hypholome en touffe est non comestible à raison de sa forte odeur, de son goût amer et des troubles digestifs qu'il provoque. De plus ses couleurs vives sont des plus dissuasives.

SAM_4335

Surprise, dans la mousse un pied de cèpe sectionné. Enfin un indice et de taille, celui-ci indique la présence effectif du champignon mais aussi que nous ne sommes pas les seuls à être sur ses traces.

1SAM_43372SAM_4338

3SAM_44174SAM_4365

D'autres indices apparaissent dans le paysage.

 1 et 2: Dans l'umus et la mousses des trous se dessinent, laissant penser que les occupants de ceux-ci ont été prélevés.

3: Un énième faux espoir se présente.

4: Pourtant la forêt et son biotope nous indiquent que nous ne sommes pas loin du but.

SAM_4316

Et enfin les beaux et bons cèpes d'été se présente à nous. Malheureusement une bonne partie d'entres-eux sont véreux ce qui gâche un peu le plaisir.

SAM_4324 SAM_4325

SAM_4327 SAM_4401

Résultat, une dizaine de bouchons ce qui indique qu'une nouvelle pousse s'amorce. Il faudra veiller au grain en scrutant le ciel pour espérer faire une nouvelle cueillette.

SAM_4423

Il fait bien gris dehors et même mieux, la pluie a redoublé d'effort, m'obligeant à sortir le flash. Bien que les délicieuses trompettes de la mort soient au rendez-vous, la luminosité et le temps ont eu raison de nous.

SAM_4445 SAM_4450

SAM_4452 SAM_4449

Mais avant de partir, une jolie rencontre avec cette salamandre tachetée nous permet de mieux faire connaissance avec ce batracien que nous ne croisons plus qu'occasionnelement. Elle peut mesurer entre 20 et 25 cm et celle-ci doit aisément les approcher vu sa taille. Cet animal incroyable à la capacité de faire repousser un doit ou même une partie de patte si ceux-ci sont sectionné. Il y aurait encore beaucoup à dire sur elle... dans un prochain article.

En tout cas ce fût comme toujours une belle balade quoi qu'un peu fraîche.