dimanche 27 octobre 2013

Les bienfaits des champignons.

Aujourd'hui je suis tombées sur un article dans Femina (à chacun son pêché) intitulé "Champignons, ils ont tout bon". Ravie des informations relatées dans celui-ci, je tenais à vous les partager. Néanmoins, je me permets d'ajouter quelques indications (parfois précieuses) et qui, en partie, nous rappel que les champignons sont souvent bons pour la santé si on prend les précautions nécessaires.

Avant de vous présenter quelques uns de ces délices des bois, il est bon de rappeler ces quelques points:

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- ne jamais consommer des champignons inconnus, dont on doute sur la comestibilité ou que l'on connait peut avant de les avoir présenté à un expert en la matière.

- ne pas consommer plus de 2 ou 3 fois des champignons dans la semaine et pas plus de 200 à 250 gr par repas. Ceux-ci sont composés en partie de kératine, la même dont sont faits nos ongles, la corne des rhinocéros ou la carapace des insectes. Notre estomac la digère mal et chez les plus sensible, peut créer des désagréments.

- ne pas consommer des champignons plusieurs jours après leur cueillette sauf s'ils ont été conditionnés (séchage, mise en bocaux etc) car ils se conservent très peu de temps après avoir été ramassés. De même pour les champignons transportés dans des sacs plastiques non alimentaires, le frottement avec la matière chimique peut les rendre toxiques.

- il faut toujours les manger bien cuit, sauf quelques espèces qui se consomment crues. Certains champignons sont allergisants (polypore soufré par exemple) alors prudence.

 

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Le cèpe:

Il est riche en minéraux indispensable à notre organisme dont le potassium qui est vital pour nos cellules et en phosphore, essentiel pour le bon fonctionnement de notre activité cérébrale. N'oublions pas le fer (anti-fatigue par excellence) et les vitamines B qu'il contient presque toutes. En somme c'est un dynamisant efficace qui permet de faire le plein d'énergie tout en favorisant la concentration et la réflexion.

Il existe 4 espèces majeurs de cèpes comestibles que l'on trouve sous les chênes, les châtaigniers, les sapins, les hêtres et les pins (ici cèpe d'été sous trouvé sous un châtaignier) 

 

 

 

 

 

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La Coulemelle:

Elle est très riche en vitamine D, produit à faible échelle par l'organisme humain grâce au soleil et qui permet de fixer le calcium sur nos os (et protégerait de ostéoporose). On le conseil aux enfants, aux ados en pleine croissance mais aussi aux femmes qui sont touchée par cette maladie. Récemment on aurait découvert des propriétés anti-cancéreuses chez ce champignon.

On la trouve sous les conifères et les feuillus des forêts, en lisières ou dans les champs et clairières.

 

 

 

 

 

 

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La trompette de la mort:

On la rencontre dans les forêts d'hêtres et de charmes. Elle appartient à la même famille que la chanterelle et la girolle. Elle contient 3 gr de fibres pour 100 gr de champignons ce qui aide et facilite de transite digestif. Mais il faut la consommer bien cuite,  surtout pour les estomacs fragiles (personnes sensibles, âgées ou malade).  

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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La pleurote:

Ses polysaccharides stimulent le système immunitaire par l'augmentation de globules blancs dans le sang. Il est utile en hiver contre les divers affections nombreuses à cette période. Chose pratique on le trouve toute l'année sur les échoppes et dans la nature quand il ne fait pas trop froid. On peut même le faire pousser chez soi à l'aide de kit de pousse que l'on peut commander sur internet.

Il en existe plusieurs espèces, pas toutes comestibles. Elle pousse sur les feuillus morts ou mourants (ici pleurote en forme d'huître sur un noyer).

 

 

 

 

 

 

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La girolle:

Riche en vitamine A, elle permet à l'organisme de lutter contre la sécheresse de la peau et de garder son élasticité. Parfaite après une longue période d'exposition au soleil, un des principaux responsable du vieillissement. On la rencontre dans les forêts de feuillus ou mixtes, souvent là où se trouve les hêtres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le pied de mouton:

Frais, il possède 3 gr de protéines pour 100 gr de champignons ce qui est rare dans le règne fongique mais aussi végétal, ce qui le rend rassasiant. Dans le cadre d'un régime ou d'une alimentation surveillée il permet de conserver la masse musculaire.

Il aime aussi bien les forêts de feuillus, mixtes ou de résineux où il pousse dans la mousse et les feuilles tombées au sol.

 

 

 

 

 

 

 

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L'oreille de judas:

Nommé aussi "champignon noir", elle est considérée comme diurétique contre l’œdème généralisé, anti-tumoral, hypoglycémiant, anticoagulant et permettrait au taux de cholestérol de diminuer. Néanmoins une trop grande consommation de celle-ci pourrait provoquer des problèmes de santé plus ou moins grave selon les dernières études.

On la trouve sur les arbres sans écorce, en particulier les sureaux, toute l'année sauf quand le temps ce fait chaud et sec.

 

 

 

 

 

 

 

De plus:

Il existe bien d'autres champignons bénéfiques pour l’organisme comme le champignons de paris qui est un antiallergique respiratoire, la morille qui est un aliment riche en eau (75 à 80%), les polypore qui continent entre 30 et 73% de glucides ou le lentin du chêne qui augmente la vitalité de l'organisme. Le tout est de savoir les doser en fonction de ses besoins, de ses goûts et de sa santé. 

Sources:

Femina, semaine du 28 octobre au 3 novembre.

http://www.paniersaveur.com/Home/les-varietes/les-champignons/lentins-du-chene

http://www.complements-alimentaires.co/oreille-de-judas/

Et pour tout savoir:

http://smbcn.free.fr/articles/articles_pdf/valeur_alim_champ.pdf

 


jeudi 5 juillet 2012

Le sainfoin

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Le sainfoin (des Alpes):

noms: sainfoin à feuille de vesces, rue des chèvres, sainfoin d'Espagne, sainfoin simple, sainfoin commun, esparcette, esparcette à feuilles, onobrychis viciifolia en grec (nom scientifique), galega officinalis en latin, herba medica en Italie, Provence et Languedoc-Luzerne. On l'appel souvent à tord sainfoin des Alpes car en réalité il s'agit d'une autre espèce, beaucoup plus rare, de la même famille. Le nom « onobrychis » vient du grec « onos », l'âne et de « brychis », d'un verbe qui signifie braire, car les ânes adorent cette plante. Le nom allemand esparsette vient du français esparcette qui à son tour vient du provençal « esparceto »: épars.

classification: il fait parti de la famille des fabaceae, du genre des onobrichys c'est à dire, une légumineuse.

habitat: il est présent dans toute la France, hormis dans le Nord (59), à Paris (75), en Seine Maritime (73), la Manche (50), le Finistère (29), les Côtes d'Armor (22), le Morbihan (56) et sa présence est douteuse dans l'Ille et Vilaine (35). Il est commun et pousse jusqu'à 2500m d'altitude. Il aime les prairies ensoleillées dont le sol est allègrement sec et les terrains calcaires qu'il valorise. On peut aussi le voir en Europe méditerranéenne et centrale, en Asie occidentale jusqu'en Perse, .

description: c'est une plante vivace qui mesure 50 à 80 cm et qui fleurit, de mais à août, qu'une seule fois. Sa souche est courte, avec des feuilles composées de 6 à 12 paires de folioles linéaires. Les fleurs sont roses (parfois blanches) et striées de rouge-violine et disposées en grappes. Il supporte aussi bien le froid que la sécheresse. Ses racines font 3 à 4 mètres. Les fruits ont des bords saillants avec des pics peu développés.

propriétés médicinales: il est un complément pour les ruminants domestiques, qui augmente la production de lait chez les ovins, bovins, chevaux, chèvres mais aussi chez la femme qui peut consommer le sainfoin sous forme de tisane de fleurs sèches. C'est un fourrage de qualité qui est appétant et facilement digestible pour les animaux. Les tannins naturels qu'il contient empêchent la production de mousse dans la pense des bêtes. Il influence la mise en valeur des protéines ce qui engraisse facilement et vite les ruminants et il permet de réduire la pression des parasites gastro-intestinaux.

culture: c'est une très bonne plante fourragère pionnière qui permet l'engazonnement dans les zones difficiles, qui nécessite peu d'engrais. Il a une action améliorante et fixante là où des incendies ont eu lieux ce qui permet la revégétalisation. Récolté même après les fortes gelées, c'est un gage de sureté pour ceux qui le moissonne comme foin. Pour prolonger la floraison on coupe les fleurs fanées. Une deuxième espèce de sainfoin, plus productive est cultivée aussi en France, le sainfoin double. Il ne donne qu'une coupe de fourrage par an plus un regain, mais il dure 3 ans minimum. On le réserve pour les pâturages, dans les zones d'altitudes ou sèches. Cultivé de partout au début du siècle, il a été détrôné par la luzerne mais perdure dans le sud de la France. Il connait un regain d'intérêt dans les régions calcaires sèches. La plante est coupée à ras au début de l'automne. Il est aussi cultivé comme ornement dans les jardins où on trouve des spécimens blancs, mauves et roses. Il faut le planter en avril, peu l'arroser et l'exposer au soleil et à la chaleur.

cuisine: il fait un très bon miel une fois travaillé par les abeilles. De plus il est mellifère, c'est-à-dire qu'il stimule l'activité de ces insectes.

dimanche 1 juillet 2012

Le coquelicot des champs

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Le coquelicot des champs:

noms: pavot des champs, pavot rouge, pavot coq, chaudière des enfers, grand coquelicot, mahon, pavot erratique, gravesolle, ponceau. Nommé papaver roheas en latin, on ne sait pas si c'est une reprise du mot celte « papa » qui désigne la bouillie de coquelicot que l'on donnait aux enfants pour faciliter leur sommeil ou si son nom vient directement du latin « papaver » qui signifie pavot. Le terme « roheas » viendrait du latin « rhoe » qui veut dire couler (à cause de son suc) ou de « Rhéa », divinité grecque qui n'est qu'autre la mère de Zeus et la sœur-épouse du terrible Chronos. Le nom coquelicot lui viendrait d'une déformation du « cocorico » du coq par allusion à ses pétales rouges qui rappellent la crête du volatile.

classification: proche du pavot, il appartient à la famille des papavéracées.

habitat: on le trouve dans les champs cultivés non traités (sauf maïs) où on le voit souvent mêlé au blé d'où sont appellation de plante messicole (qui pousse dans les récoltes), dans les terrains vagues et sur le bords des routes jusqu'à 1700m. Il aime les sols calcaires . Il semble provenir de Bulgarie ou de Turquie, bien que l'on trouve ces fleurs dans les tombeaux égyptiens. Il est commun dans une grand partie de l'Europe, en Afrique du Nord, en Asie Occidentale. Il existe de nombreuses variantes de ce coquelicot pour l'usage décoratif des jardins  (comme pour la scabieuse) comme les sherley popies ou les hookeris ou encore les umbrossums.

description: c'est une plante annuelle. Sa racine est blanche et fibreuse. Elle mesure 25 à 70 cm de haut. Sa tige est fragile, de forme cylindrique et couverte de poils durs. Ses feuilles sont alternes, divisées en segments étroits, longs et velus, d'un vert très variant voir même jaunâtre. Les grandes fleurs uniques composées de quatre pétales rouge vif. Elles fleurissent de mai à septembre. Lorsque la plante est coupée, un suc laiteux s'en échappe. Le fruit est une capsule ovoïde et conique qui peut contenir jusqu'à 60 000 graines brunes qui, très légères, se font facilement emporter par le vent. Tout les plans ne fleurissent pas la même année pour augmenter les chances de survie de l'espèce si les conditions ne sont pas réunies pour permettre la pousse.

histoire: il évoque le souvenir car au lendemain de la 1ére guerre mondiale, c'est la première plante qui a recouvert les champs de batailles, les transformants en prairies rouges et rappelant ainsi le sang versé pendant la guerre. Les anglais ont pour coutume d'en porter une fleur à la boutonnière pour commémorer cette guerre.

tradition: il a pour symbolique la joie, le bonheur, la plénitude et la vie. Dans le langage des fleurs, le coquelicot représente l'ardeur fragile, la reconnaissance et le sommeil. Il a souvent été considéré comme une mauvaise herbe.

récolte: il faut bien choisir les pétales, en éliminant ceux qui sont top petits et trop clairs et en ne cueillant pas les fleurs de bords de route qui sont pollués. Il faut les faire sécher à l'ombre dans un espace chaud, sec et aéré en les étalant en couches mincse sur du papier, un torchon ou du grillage fin. Les pétales vont devenir rouge-vin.

propriétés médicinales et utilisation: la belle couleur du coquelicot vient des pigments authocyaniques rouges et des alcaloïdes isoquinoléiniques que contient la plante. On utilise ses pétales. Il est connu pour ses propriétés dormitives, qui ne sont pas dû comme chez le pavot à la morphine, bien que la plante en contienne une quantité minime (qui ne peut créer de dépendance), mais à la rhoeadine qui calme les nerfs à vifs. Les fleurs sont donc jugées comme légèrement narcotiques. Elles provoquent la sueur, elles sont expectorantes, pectorales, calmantes et adoucissantes. Ses alcaloïdes en plus de réparer les troubles du sommeil ont un effet sédatif sur l'anxiété et l'émotivité mais aussi antitussif (on dit de lui qu'il est béchique). Le coquelicot est aussi hypnotique. On le consomme soit sous forme de poudre (gélules) soit par infusion (20gr de pétales dans un litre d'eau que l'on fait infuser 15 min).

cuisine: les grecs préparaient les jeunes feuilles en salade, et on retrouve cette pratique jusqu'au XVIe siècle en Italie. Les fleurs de coquelicots sont l'un des ingrédients de la célèbre « tisane au quatre fleurs » avec la mauve, le pied-de-chat et le tussilage. La jeune tige peut être elle aussi consommée dans une salade. Les graines quant à elles, sont riches en huiles et sont utilisées dans les pâtisserie ou dans le pain. On peut également faire des confits des fleurs.

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jeudi 14 juin 2012

Précaution avec les plantes sauvages.

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Consommation des plantes sauvages:

Outre le fait qu'il faut toujours être sûr du nom des plantes que l'on cueille et bien les connaître (il est facile de confondre des plantes toxiques et comestibles), leur préparation est très importante, elle permet d'éviter l'ingestion de germes néfastes et dangereux ce qui peut avoir des conséquences fâcheuses.

Il faut absolument nettoyer à plusieurs reprises les plantes récoltées, en particulier celles consommées crues. Pour cela nettoyez les à grande eau, puis au vinaigre puis à nouveau dans l'eau pour éviter qu'elles ne soient cuites par l'acidité du vinaigre. Mais ce nettoyage n'est pas efficace à 100%. Il faut éviter de consommer les plantes aquatiques, des milieux humides ou provenant des champs où les vaches/mutons paissent pour éviter les parasites tel que la douve du foie (une vraie saloperie). Certains ajoutent même une goutte de javel pour être sûr de ne pas courir de risques.

La meilleur solution pour combattre les micro-organismes hostiles  est la cuisson. La cuisson à la vapeur est douce et conserve une grande partie des propriétés de la plante, à l'inverse des cuissons plus violentes comme à la poêle, au four, en friture et j'en passe ... mais délicieuses.

Toujours bien vérifier les feuilles, fleurs et tiges où les insectes et autres limaçons peuvent se cacher.