lundi 30 novembre 2015

Le Parc des Oiseaux de Villars les Dombes.

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Pour cet article nous ne sommes pas partis en montagne ni en bords de mer mais dans les Dombes. Elles se situent dans l'Ain et sont composées de marécages et d'étangs. C'est une zone très riche en espèces animales et en particulier en oiseaux en raison du nombre important de ressources pour ceux ci (amphibiens, poissons, nichoirs etc.) ce qui pousse certains d'entre eux à stopper leur migration et à s'établir dans la région.

 

Le tantale ibis (Mycteria ibis).

 Ce grand oiseau africain se rencontre parfois mais très rarement en Espagne. C'est un solitaire qui comme de nombreux échassiers ne peut se passer des étangs et des rivières où les eaux sont de faibles profondeurs. Il y trouve sa nourriture (poissons, insectes et grenouilles) en grattant la vase avec ses pattes.

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 Le nicobar à camail (Caloenas nicobarica).

 Le nicobar à camail est un oiseau commun dans le Sud-est de l'Asie. Il vit au sol dans les forêts de type tropicales ainsi que les mangroves et se nourrit de tout ce qui lui tombe sur le bec : graines, fruits, insectes. De temps à autre ils'accorde une bonne sieste dans les branches des arbres en particulier en journée.

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L'échasse blanche (Himantopus himantopus).

 L'échasse blanche a une répartition mondiale. Cet échassier se rencontre avant tout dans les marais et les vasières, aussi bien en eau douce que dans l'eau salée. Pendant la période de nidification il se regroupe en petites colonies et défend avec force son nid, allant jusqu'à simuler une blessure pour faire fuir les prédateurs.

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 L'ombrette du Sénégal (Scopus umbretta).

 C'est un oiseau un peu atypique que les ornithologues ont du mal à classé car il tient à la fois du héron mais aussi de la cigogne. Le plumage de sa tête est très particulier donnant à celle-ci une forme de massue. Il se fond à merveille dans les branches des arbres où il passe les heures les plus chaudes de la journée.

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La serre africaine.

 Elle représente une forêt tropicale et une partie des étages qui la compose. Ni figure pas la canopée, une zone située entre 20 et 40 mètres de haut et où se trouve 70 à 80 % des espèces animales. C'est là que les fruits sont abondants mais aussi que le soleil est accessible aux plantes. Au niveau du sol il n'y a presque aucune lumière, les feuilles filtrent le moindre rayon et plonge les animaux ne pouvant atteindre les cimes dans la pénombre.

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 La spatule blanche (Platalea leucorodia).

 C'est un oiseau dont on peut avoir la chance en certaines occasion de croiser part chez nous. Il tient le nom de spatule en raison de son long bec qui se termine de manière évasée et plate. Il lui sert à filtrer les fonds sableux et vaseux dans les quels vivent ses proies : de petites organismes tels que des larves, des petits poissons et leurs alvins ainsi que des crustacés d'eau douce. En Europe les populations ont beaucoup de mal à augmenter.

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La sterne inca (Larosterna inca) et l'œdicnème bridé (Burhinus grallarius).

Voilà deux oiseaux fort différents et qui pourtant, partagent sans heurts le même territoire. La sterne inca est un oiseau marins facilement identifiable à ses moustaches blanches qui se nourrit de petits poissons tout comme l'œdicnène bridé qui apprécie également les insectes, les batraciens,les serpents et les coquillages.

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Chauve qui peut !

 Bon ok, je dois reconnaître que ce jeu de mot est tout pourrit (pourtant ça me fait toujours autant rire ...). La roussette de Lyle (Pteropus lylei) porte aussi le nom de renard volant du Vietnam. Cette grande chauve-souris pouvant atteindre 80cm d'envergure se nourrie exclusivement de fruits qu'elle trouve à la cime des arbres.

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La tardone casarca (Tadorna ferruginea).

 Ce canard se rencontre un peu partout dans l'hémisphère Nord mais reste rare en dehors de l'Asie. Il n'est pas très farouche en dehors de la période des amours et des nidification. Bien que non apparenté aux oies, il possède le même régime alimentaire que celles-ci et n'hésite pas de temps à autre à gober quelques insectes.

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Le pélican frisé (Pelecanus crispus).

Le pélican frisé est un oiseau dont les populations sont menacées et subissent une forte décroissance (il resterait moins de 1000 couples dans le monde). Pour pêcher, les individus se regroupent pour pousser les bancs de poissons vers les berges et les zones d'eaux peu profondes pour les attraper plus facilement.

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L'oiseau qui fait mouche.

 Le colibri falle-vert (Eulampis holosericeus) ne mesure pasplusd'une dizaine de centimètres pour maximum 8 gr. Son plumage vert brillant le cache très bien dans les forêts des Antilles. Son nid tout aussi léger se compose de lichen, de toile d'araignée et de fines brindilles. Il est construit en hauteur à l'abris des prédateurs.

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L'autruche africaine (Struthio camelus).

On ne présente plus cette espèce qui est aussi bien connue des petits que des grands. Elle appartient au genre Struthio qui autrefois comportait d'autres autruches comme l'autruche asiatique (Struthio asiaticus), l'autruche à cou rouge (Struthio bradydactylus) ou l'autruche de Chine (Struthio wimani). Toutes se sont éteintes à différentes période de l'histoire, parfois avant même l'apparition de la préhistoire mais aussi il y a peu au XXe siècle.

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La championne de vol en altitude.

 L'oie à tête barrée (Anser indicus) est une petite oie asiatique que l'on reconnaît aux deux bandes noires situées à l'arrière de sa tête. Lors de sa migration en direction de l'Inde, elle peut voler à plus de 8 km voire 10 km d'altitude ce qui en fait la recordman dans toutes les catégories. Une petite population vit en Suède.

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La serre des Loris.

 Le parc des oiseaux de Villars les Dombes s'est muni d'une volière où vivent une multitude de loriquets à tête bleue (Trichoglossus haematodus). Ces perroquets sont les seuls de leur famille à se nourrir de nectar. Pour 50 centimes on peut leur tendre un gobelet de nectar que les oiseaux semblent apprécier. J'en profite aussi pour vous montrer le minois de mon bien aimé tout trempé et pour cause, il pleuvait des cordes ce jour là.

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Le vautour fauve (Gyps fulvus).

On voit enfin ce beau rapace repeupler nos territoire bien que cela soit lent et encore une démarche fragile mais pas simple de l'admirer dans son milieu, pour le moment c'est surtout dans les parcs et chez les dresseurs qu'il est possible de le rencontrer car il se "plaît" bien en captivité et connaît un bon niveau de reproductivité.

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Calao à casque rouge (Aceros corrugatus).

 Je dois avouer que cet oiseau m'a beaucoup impressionné. Sa calotte rouge massive, ses cils donnant l'impression d'être couverts de mascara et le tour de ses yeux bleu turquoise lui donne quelque peu un air comique, mais la taille et la force de son bec musclé qui lui donne la possibilité de briser les noix les plus dures.

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Les calaos.

 Atypiques et de formes multiples mais toujours équipés d'un grand bec, ces oiseaux ont depuis des temps immémoriaux fascinés les hommes. En Afrique ils font parti des rites et des mythologies cosmogoniques (reproduction ritualisée des origines de l'humanité) avec pour symbole celui du guerrier et/ou du sage.

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Le flamant de Cuba (Phoenicopterus ruber).

 Il ne faut pas le confondre avec le flamant rose (Phoenicopterus roseus) qui ets une espèce différente qui n'est présent en Afrique, en Europe et en Asie. Le flamant de Cuba (invasif en Europe) lui ne vit que sur le continent Américain et dans les îles Caribéennes. Leur régime alimentaire est sensiblement le même.

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 Arboretum.

 Le parc comporte également un arboretum, c'est à dire une collection botanique centrée sur les arbres. Sous de nombreuses essences des panneaux indiquent leur nom, leur genre et leur espèce. C'est un moyen facile et agréable de découvrir les arbres de nos contrés mais aussi d'ailleurs et qui font le quotidien des oiseaux.

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La nurserie.

Pour un bon suivit des oiseaux, en particulier dans les programmes de protection, les oeufs sont incubés dans un couveuse en nurserie (visible du public). Les oisillons sont par la suite nourris à la main avant d'être introduits dans les volières ou de partir dans d'autres parcs pour permettre aux populations de se maintenir. 

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Cormoran varié (Phalacrocorax varius).

 Ce cormoran australien présente est joliment bigarré. Il se nourrit de grands poissons pêchés en pleine mer mais aussi dans les zones marécageuses comme les estuaires, certaines baies ou les mangroves. Grâce  à la vitesse avec la quelle il pénètre l'eau et à son bec terminé en crochet il saisit ses proies sans mal. 

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Nager comme un manchot.

 Si les manchots ne sont pas du tout des oiseaux fait pour le vol (au contraire des pingouins), ils sont d'excellent nageurs. Les manchots du Cap (Spheniscus demersus) sont de véritables virtuoses  dans ce domaine. Malheureusement c'est une espèce très en danger qui risque l'extinction si rien est fait.

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Un petit Eden.

 Les Dombes en dehors du parc sont un vaste territoire qui procurent à de nombreux oiseaux le gîte et le couvert mais aussi une halte bien méritée à de nombreux migrateurs qui parfois décident de passer l'hiver dans les marais et sur les petits étangs qui le compose. C'est aussi un endroit de choix pour pratiquer la pisciculture

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Le mot de la fin.

 Je ne sais pas si on peut dire que nous avons eu une idée lumineuse de visiter le parc sous une pluie battante, mais après plus de deux heures de voiture nous n'avons pas eu le cœur à faire demi-tour, d'autant plus que l'air frais a fait sortir tous les oiseaux qui d'ordinaire reste la journée au frais dans leurs abris. Résultat, gros rhum et fièvre carabinée pour moi mais je ne suis pas déçue, le parc est vraiment magnifique ! À refaire cet été d'urgence !

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mercredi 17 septembre 2014

La ferme aux crocodiles de Pierrelate.

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 Dernier article sur notre périple dans le Sud qui fort heureusement ne sonne pas le glas de notre voyage. Nous voilà donc à Pierrelate, plus précisément à la ferme aux crocodiles. C'est là le 29 juillet 1991, que 335 crocodiles du Nil natifs de Johannesburg arrivèrent en France après 26 heures de vols dans des caisses en bois maintenues à 27°C. Tous arrivèrent sains et saufs.

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 Le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) est l'un des plus gros reptile actuel. Mesurant en moyenne 4 mètres de long les plus gros spécimens observés en milieu naturel dépassent les 6 mètre 50 (presque aussi grands que les plus gros crocodiles marins, leurs cousins). Il peut atteindre 500 kilogrammes et vit entre 70 et 100 ans.

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 Mais avant de continuer la présentation de ces sympathiques crocos, petit focus sur les vedettes de la serre. Uniques en Europe deux aligators du Mississipi (Alligator mississippiensis) ont été installé dans un bassin spécialement aménagé pour leur peau sensible. Ils ne seraient guère plus d'une vingtaine à travers le monde. Pour garder leur blancheur, ils sont régulièrement lavés au savon de Marseille, chose qu'ils semblent apprécier. A l'âge adulte ils atteingnent 4 mètre de long, parfois 6 pour les plus robustes même si cela reste rare.

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 Revenons en aux crocodiles du Nil. Bien qu'ilssoient connus pour attraper de grosses proies comme des zèbres ou des gnous, ils chassent généralement des poissons qui forme la majorité de leur régime alimentaire. Qualifiés de mangeurs, ils tuent chaque année plus de 300 personnes bien que se nombre soit sous-estimé. En Afrique et en particulier en Afrique de l'Ouest où l'on rencontre ces crocodiliens, les attaques de crocodiles sont associées à de la magie noire et les crocos, à des esprits des eaux et non à de réels animaux.

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 Le crocodile du Nil est conçu pour l'affût. Ses narines et ses yeux sont placés au sommet de sa tête de sorte qu'il peut rester presque casi immergé pour attendre ses proies. Son oeil est protégé par une fine membrane à l'instar du requin blanc. Dans sa gorge, un clapet nommé gulaire empêche l'eau de rentrer par ses voies respiratoires quand il a la gueule ouverte sous l'eau. Il a une large queue qui le propulse dans l'eau et qui lui permet de faire des bonds incroyable pour bondir comme l'éclair : jusqu'à 3 mètres de hauteur en deux secondes. Rajoutons à cela leurs 70 dents acérées qui peuvent repousser 4 à 5 fois quand elles sont cassées et on obtient une formidable machine de guerre.

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 La ferme aux crocodiles offre une grande variabilité de milieux à ses animaux : terriers, mares, rivières, végétation luxuriante, plages de sable rouge ou de galets. Ils peuvent même sortir en extérieur... en réalité c'est le visiteur qui est enfermé dans les passerelles grillagées mais au combien sécurisantes ! Une vaste étendue d'algues permet aux crocodiles de disparaître de la vue des badauds. Dans leur milieu naturelle, les algues et micros algues sont responsables du tintement de leur peau en vert.

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 Longtemps chassé pour son cuire, le crocodile du Nil figure parmi les espèces protégées même si aujourd'hui la majeur partie de la population est stabilisée et que seuls les crocodiles d'élevage sont destiné au commerce pour leur chaire et pour la confection de produits de maroquinerie. Seul la peau du vente et du dessous de la tête sont utilisés, le reste étant bien trop revêche, en particulier les écailles osseuses situées sur le dos.

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 On rencontre ce crocodile partout dans les 2/3 de l'Afrique hormis dans le Nord et en Afrique du Sud. Très résistant et pouvant s'adapter à bon nombre de conditions, on le trouve dans les lacs, les rivière,s les marécages, les oasis et même les mares nichées au coeur du désert. Comme tous les reptiles il a besoin de régler sa température interne. Quand elle est trop base il lézarde au soleil et arrête de s'alimenter dans les cas les plus extrême et quand elle est trop haute, plonge dans l'eau pour se rafraîchir ou s'abrite dans des terriers pendant la saison sèche. Un trou peu accueillir plus de 50 crocodiles.

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 Le crocodile est l'un des plus anciens animaux qui parcours encore notre terre. Arrivée avant les dinosaures, il leur a survécu. Le plus gros de tous se nommait le Sarchosuchus Imperator (prononcez Sar[k]o[z]uchus... non nonce n'estpas un blague !). Vieux de 110 millions d'années, il pouvait mesurer 14 mètres pour 10 tonnes et n'hésitait pas à attaquer de grands dinosaures. En 2007 le monstre a été reconstitué devant les visiteurs et est désormais exposé dans la partie extérieure de la serre.

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 Le plus célèbre crocodile du Nil se prénomme Gustave. Pendant 10 ans jusqu'en 2007, ce mastodonte de 7 mètres 50 pour une tonne terrorisa le Burundi. On lui imputa plus de 300 morts. Filmé et approché par les spécialistes (il y a sur cette traque un super documentaire que j'ai adoré et vous conseille), l'animal n'aurait pas plus de 60 ans. Il a été également vu entrain de tuer et de dévorer un hippopotame adulte ... Bref, un véritable monstre. A la fin de l'année 2007, l'armée annonce par communiqué la mort de Gustave mais coup de théâtre, il réapparaît en 2010 mais ce fait très discret. Actuellement une photo d'un immense crocodile capturé par des villageois circule sur le web. Il s'agirait de notre croco... Affaire à suivre !

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 Autre crocodilien, l'aligator de Chine (Alligator sinensis). Il fait partie des 2 uniques espèces d'alligators au monde avec l'aligator du Mississipi. Cette espèce est en danger critique d'extinction, le braconnage et l'urbanisation ayant réduit dramatiquement les effectifs. Il resterait 200 spécimens sauvages et 10 000 en captivités ce qui pourrait être une bonne nouvelle si les programmes de réintroduction n'étaient pas des échecs.

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 La serre regorge de belles fleurs comme avec c'est belles orchidées Phalaenopsis. En bas à droite il s'agît d'une fleur de rose Porcelaine (Etlingera elatior) qui est, contrairement à ce que l'on peut penser, une herbacée. on rencontre aussi des plantes carnivores, des fougères, des frangipaniers ou des papirus.

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 La ferme au crocodiles s'agrandie (et par ailleurs fête ses 20 ans) !!! Encore en travaux, la nouvelle partie de l'édifice accueillera tous les ans de nouvelles espèces animales enplus des 370 animaux déjà présents. Cette année ce sont les lègendaires dragons de Komodo (Varanus komodoensis) qui ont fait leur entrée.

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 On peut aussi admirer de nombreuses tortues: tortues sillonées, tortues géantes des Seychelles, tortues de Galàpagos, tortues de Florides... on rencontre même ma tortues favorites (qui n'est pas présente en photos ici), la tortue alligator (Macrochelys temminckii). Elle est l'un des animaux à la morsure la plus puissante : 455 kg/cm². Voilà de quoi briser des os (une pression de 105 kg/cm² est suffisante pour cela).

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 Les petits crocodiles ne grandissent pas avec leurs parents bien que les mères crocos soient des mères attentionnées et protectrices. Dans les bassins, ils seraient des proies faciles pour les adultes qui en milieu naturel n'hésites pas à pratiquer le cannibalisme avec les petits qui ne sont pas les leurs. Il est possible d'observer à travers les vitres de la nurseries les oeufs dans l'incubateurs et pour les enfants, de caresser les bébés.

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 Le gavial du Gange (Gavialis gangeticus) est un animal rare en voie d'extinction. Nommé Gharial en Asie, il peut atteindre les 6 mètres de long. Les femelles atteignent la maturité sexuelle entre leur dixième et quinzième année et ne protège que très peu leurs petits . Il ne reste plusqu'une centaine de ces gavials, tous autochtones du Népal. Inoffensif pour l'Homme car de nature piscivore, il est chassé pour sa peau qui est très recherchée.

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Actuellement une exposition photo est proposée aux visiteurs. De nombreux clichés sont exposés pour mettre en lumière la beauté mais aussi la fragilité de la faune et flore que l'on peut rencontrer dans les zones tropicales. On peut même voir certaines de ces espèces dans la serre. 

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 Quelques oiseaux comme des toucans peuvent être observés. Les plus nombreux sont les hérons garde-boeuf (Bubulcus ibis). Une petite colonies de 11 individus sauvages c'est installée au début des travaux de l'édificie et ne l'ont plus quitté. Ils font actuellement partis d'un programme d'échange entre les différents parcs zoologiques. On le rencontre dans le Sud de l'Europe, dans les 2/3 Sud de l'Afrique, sur toute l'Amérique du Sud et de manière ponctuelle sur l'ensemble des États-Unis.

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 C'est un oiseau qui ne dépasse pas les 500 grammes et qui peut au maximum, avoir une envergure d'un mètre. Il se nourrit essentiellement d'insectes en tout genre mais aussi de grenouilles et parfois de fruits (ce qui reste rare). Il accompagne le bétail qui attire souvent de nombreuses mouches pour son plus grand plaisir et va jusqu'à manger les insectes sur la peau de animaux ce qui lui vaut le surnom de pique-boeuf. Si un animal comme un cheval ou une vache attire de nombreux rampants, il le défendra contre les autres oiseaux pour être le seul à profiter du festin. Son action protégerai les animaux d'élevage de nombreux maux et maladies.

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 Pendant la saison des amours, les plumes de latête, du dos et du torse deviennent orangées et le bec et les pattes orange marqué. Les juvenilles quand à eux sont blancs avec un bec gris/noir et les imamtures ont un bc jaune. La colonnie nidifit au sommet de la serre. Chaque femelle fécondée pond 2 à 3 oeufs verts-bleutés qui tirent sur le pâle dnas un nid sipmle et plat fait de brindilles.

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 Les ichthyosaures sont des reptiles marins proches cousins de nos crocodiles actuels. Ils sont apparût il y a 250 millions d'années et se sont éteints il y a 90 millions d'années, peu avant les dinosaures. Parmi ce genre on compte le mosasaure (que j'adore !), un monstre marin vieux de 98 millions d'années. Pouvant dépasser 14 mètres, ce prédateur se nourrissait de tout ce qu'il pouvait trouver des les océans : baleines, nautiles, tortues, calmars géants et autres mosasaures !

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 Voilà une belel visite en perspective où l'oin peut voir ces terribles prédateurs sous toutes les coutures dans un environnement proche de celui qu'ils pourraient connaître dans la nature. L'atmosphère est chaude et humide, la végétation homni présente. Enfant, j'ai pu voir des piranhas évoluer parmi les corcodiles et bien qu'il y ait toujours des poissons dans les bassin, il semble que ceux-ci ne soient plus les dangereux mangeurs d'hommes du fleuve.

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 La ferme aux crocodiles est constitué d'une serre de 8000 m² et d'un parcour extérieur de 4000m² mais d'ici la fin des travaux le lieu aura doublé sa superficie. On compte environ 1000 naissances par an. Les petits sont donnés ou échanger dans diférents parcs zoologiques du monde entier pour permettre un bon brassage génétique des espèces. Pour plus d'infos c'est par ICI. Bonne visite.

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 Et pour finir le périple en beauté, direction Carpentras dans la soirée pour assister à la grande dernier du festival des "Guinguettes de l'Auzon". Génial, fabuleux, génialissime ! Au programme Ceux qui marche debout et Oai Star... vivement l'année prochaine !!!!! Ainsi s'achève notre voyage... enfin presque !

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mardi 25 septembre 2012

Jardin et serre botanique du muséum d'histoire naturelle de Grenoble.

Ce n'est pas parce qu'on se trouve en ville que l'on échappe à la nature. Certains lieux lui sont dédiés.


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La roseraies de Grenoble n'est pas bien grande mais elle est charmante. Cela est dû aux noms de ses rosiers.

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Les botanistes et les particuliers sont souvent inventifs pour nommer les nouvelles variétés qu'ils créent. Ici un rosier Jacques Prevert mais ce n'est pas le seul à porter un nom illustre. On peut ainsi trouver le Louis de Funès, le Nicolas Hulot, le Philippe Noiret ou le Anthony Meilland par exemple.

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Un petit jardin éducatif a été mis en place devant la serre.

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Abris pour insectes et tomates sont de mise.

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Un des bacs en bois a été aménagé en jardin aromatique, à côté des pieds de tomates et de haricots qui se sont vus parés de drôles de décorations.

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L'intérieur de la serre se divise en plusieurs zones: l'espace désertique, le jardin d'hiver(zone semi-marécageuse) et la zone les plantes des forêts tropicales (on peut y voir un ana). Ici nous sommes dans l'espace désertique où euphorbias, cereus, ferocactus, agaves, myrtillocactus, aloes, yuccas, sedums, haworthias, kalanchoes, xerosycios (de la famille des cucurbitacées) s'épanouissent.

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L'espace dédié aux plantes des forêts tropicales n'est plus ou du moins, pas encore en fleurs, cependant anas, fougères, bananiers, plantes carnivores équatoriales et orchidées sont bien présents.

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Une fleur bien étrange à fait son apparition parmi les fougères.

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Dans le jardin d'hiver, une grand nombre de fleurs ont fleurit comme cet arum et cette étrange fleur à droite. Mais elles ne sont pas seules, des fleurs du paradis et des orchidées en gueule de loup violettes tachetées de blanc sont là aussi, sans oublier les nénuphars.

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A l'extérieur on peut voir plusieurs variétés de plantes carnivores qui ma foi, sont bien plus nombreuses cette année que l'an passé. (ci une plante carnivore du type sarracenia et couchée sur une autre plante carnivore, une drosera qui est couverte de milliers de poils gluants.

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Les plantes carnivores se nourrissent de petits insectes mais on a retrouvé dans les plus grosses des grenouilles et même des rats. Pour se nourrir les plantes du type drosera attendent que les insectes touches ou se posent sur leurs feuilles. Celles-ci sont couvertes de petits poils gluants qui se referme sur les malheureux. Ils sont digérés et absorbés par ces mêmes feuilles, comme un estomac à l'air libre.

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Pour le type sarracenia, le mode de capture est simple. L'insecte vient boire l'eau ou le nectar contenu dans le réceptacle de la plante. A ce moment là elle n'a plus qu'à fermer son claper et à digérer tranquillement son repas.

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Les plantes carnivores sont fragiles. Rares et précieuses, elles sont protégées sur le territoire français.

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Les opuntias qui supportent la vie à l'extérieur offrent de beaux fruits roses.

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Bien que ce parc et cette serre soient tous petits, il y a beaucoup à voir. Il y a également une belle collection d'arbre (et même un olivier) identifier et la faune est importante. Bien que l'on trouve les canards et les écureuils, communs à tous les parcs et pas peureux pour un sous, d'autres espèces sont facilement visibles comme les merles, les grives et même les chouettes,  grâce aux nombreux nichoirs installés dans les arbres en hauteur.