mardi 27 janvier 2015

Le muséum de Grenoble 2.

PB150362

PB150154 PB150130

 Retour au muséum d'histoire naturelle de Grenoble. Pendant mes années d'étudiante je prenais souvent plaisir à m'y rendre pour y flâner en particulier lors de nouvelles expositions. Vous pouvez ICI, LA ou encore ICI retrouver 3 article datant de 2012 traitant plus ou moins du lieu (expo d'ouvrages naturalistes, jardin et taxidermie). Cette fois-ci ce n'est pas en solo mais en amoureux la visite se fait. Suivez le guide.

PB150243 PB150266

PB150171 PB150183

 La petite serre tropicale du musée est accessible gratuitement presque toute l'année. Elle fait partie du jardin des plantes qui inclus une collection d'arbres et arbustes, un parcours des sens et un roseraie. De taille modeste, il a le mérite de proposer un espace agréable pour la détente et la promenade, et peut être une prolongation du parc Mistral au quel il fait fasse. Je reviendrai au jardin en fait d'article.

PB150196

 La serre se compose d'un circuit : une première salle abrite des plantes exotiques tel que des orchidées comme la vanille ou l'angreacum, des bananiers, les kalanchoes mais aussi de nombreuses plantes carnivores. Une deuxième pièce, bien moins humide accueille les plantes de milieu désertique comme les cactus, les euphorbes, les agaves et les aloes qui y font bon ménage.

PB150224 PB150245

PB150246 PB150247

Enfin pièce maîtresse, une grande annexe présente des arbres et des lianes tropicales variées. Ficus, néflier du Japon, ravenala, fougères et monsteras entourent une petite marre où, entre les nymphéas, une multitude de combattants du Siam aux couleurs éclatantes nages. Originaires du Sud-Est de l'Asie, ces poissons territoriaux se livrent à de terribles combats qui peuvent être parfois mortels.

PB150288

 Le muséum d'histoire naturelle de Grenoble fût construit en1845 mais n'ouvrira ses portes quand 1855. Orienté sur les animaux de montagnes et en particulier des Alpes. On peut également retrouver une collection géologique mais aussi une collection entomologique et plus récemment, une collection de fossile qui toutes deux s'inscrivent dans la tradition des cabinets de curiosités.

PB150421 PB150431

PB150452 PB150456

 Les insectes comptent parmi les animaux les plus nombreux sur Terre, on en recense 1 million d'espèces mais il en existerais plus de 30 à 70 millions ! Parmi celles-ci on peut citer la famille des coléoptères, Coleoptera. C'est dans celle-ci que figurent les plus gros insectes, comme le Goliathus goliatus ou le Dynastes hercules.

PB150409

 Apparus au dévonien inférieur, les insectes ont eu à la préhistoire leurs géants. Aidés par la composition de l'atmosphère (plus de 30% d'oxygène contre 20,95 % aujourd'hui), la Terre a connu des libellules de 70 cm d'envergure comme Meganeura monyi mais aussi du côté des arthropodes des titans comme des scorpions marins (Jaekelopterus henaniae) ou des milles pattes de 2 mètres de long.

PB150363 PB150369

PB150367 PB150345

Disparus, communs ou rares, les grands prédateurs des Alpes sont à l'honneur. Le loup (Canis lupus) si décrié après avoir disparu de nos massifs et de retour. On le retrouve dans 8 des départements qui couvrent notre massif. En Isère on le retrouve sur les Hauts plateaux du Vercors, le massif de Belledone, les deux massifs Taillefer-Luitel et serait suspecté de passer de temps à autre en Chartreuse. Le lynx européen (Lynx lynx) est un animal très discret difficile à voir. Certains indices laissent penser que la Chartreuse et le Vercors en habriteraient une petite population. Quand au renard roux d'Europe (Vulpes vulpes crucigera) malheureusement concidéré comme nuisble (Rahhhh!), on le trouve partout dans les Alpes.

PB150499

 Et puis il y a l'ours brun (Ursus arctos). Voilà bientôt 100 ans que celui-ci a disparu des Alpes françaises. La chasse et l'urbanisation dans les vallées reculées de montagnes eurent raison de cette espèce considérée dangereuse pour le bétail et les hommes. On comptais 300 ours dans les Alpes en 1800.
En l'espace de 120 ans, il n'en resta plus un seul.

PB150319 PB150321

PB150374 PB150310

 En France on compte environs 578 espèces d'oiseaux sédentaires ou de passage. 280 fréquenteraient de manière régulière notre territoire pour se nourrir, se reproduire et/ou nicher. Les oiseaux les plus communs sont le pigeon biset (Columba livia) et le pinçon des arbres (Fringilla coelebs).

PB150295

 Le cerf élaphe (Cervus elaphus) est le plus grand cervidé de France métropolitaine. Rare en Isère, il est possible d'en croiser, à proximité de la Savoie en Chartreuse où les effectifs ont connu une augmentation rapide. C'est dans le centre de la France, le bassin parisien et les Pyrénées qu'il est le plus commun.

PB150324 PB150323

PB150360 PB150498

 Dans les vitrines, proies et prédateurs se se font face. Le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) et la souris des greniers (Mus (Mus) musculus domesticus) sont les proies naturelles de la belette pygmée (Mustela nivalis) et de la martre des pins (Martes martes) mais aussi du renard.

PB150314

 Il existe plus de mille espèces de chauves-souris. En France on dénombre 34 espèces plus ou moins communes. La plus connue est la pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus). Protégées, la plupart sont gravement menacées. Le rhinolophe de Mehely (Rhinolophus mehelyi) et le vespertillion des marais (Myotis dasycneme) sontmême en voie de disparition.

PB150376 PB150380

PB150381 PB150382

 
  L'archéozoologie est l'art de faire parler les ossements des animaux. Cette discipline étudie les restent d'animaux présents sur des lieux de vie ou de passage des hommes de jadis. Elle permet de connaître et comprendre les débuts de l'élevage mais aussi de la chasse, les rites religieux et funéraires etc.

PB150510

Le quartz est un minéral commun dans les Alpes où il y a encore peu il était exploité dans des mines privées. Il existe une grande variété de quartz, certains roses, d'autres violets comme l'améthyste ou jaune comme la citrine. Ces deux dernières sont recherchées en lithothérapie et en joaillerie.

PB150489 PB150487

PB150493 PB150491

 Les fougères sont de véritables fossiles vivants. Leur génome n'a jamais changé depuis leur apparition il y a 180 milions d'années. Parmi les espèces antiques on peut citer les Dactylotheca ou les Ptychocarpus.

PB150520

 La famille des Ichthyosauria (en grec : poissons lézards) regroupe de nombreux genre et sous-genres. A ne pas confondre avec les dinosaures avec les quels ils évoluaient, ils sont apparus et ont disparu avant ces derniers. De la forme de dauphins, certaines espèces de cet orde ont atteint des tailles respectables.  

PB150532 PB150535

PB150537 PB150540

Le premier arbre est apparu il y a 350 à 400 milions d'années. Nommé Archaeopteris, il pouvait attendre 50 mètres de haut. De Gauche à droite et de haut en bas : Platanus wyomingensis (Platane), Populus cinnamomoides (peuplier), Sterculia coloradensis (Arbre parasol) et Lygondium kaulfussi (Fougère grimpante).

PB150531

Les ptérodactyles ne sont pas des dinosaures mais des reptiles volants. Appartenant à la famille des ptérosaures, ils ne sont pas  les ancêtres des oiseaux et n'ont laissé aucun descendant, du moins à notre époque moderne. Le ptérodactyle est le premier reptile préhistorique volant découvert de l'histoire, au 18 ème siècle en Allemagne.

PB150542 PB150544

PB150547 PB150549

 De Gauche à droite et de haut en bas : Populus wilmattae (Peuplier), Platanus wyomingensis (Platane), Leguminosites lesquereuxiana (Légumineuse) et Zelkova nervosa (Zelkova). 

PB150611

 Du 26 avril 2014 au 8 mars 2015 au Muséum d'histoire naturelle de Grenoble il vous est possible d'aller voir la super expo "Au fil des araignés". Didactique, intérréssante, amusante et accessible à tous, cette exposition sur les araignées donne un tout autre regard sur ces animaux très souvent mal aimés et méconnus.

PB150616 PB150618

PB150645 PB150646

Quelques mots de vocabulaire. L'aranéologie est l'étude des araignées sous toutes leurs coutures. L'arachnologie quand à elle est l'étude des arachnides : scorpions, araignées ou pseudoscorpions etc. Les scientifiques qui étudient les araignées sont des aranéologues, ceux qui s'intérréssent de manière plus globale aux arachnides des arachnologistes et ceux qui se passionnent pour les insectes des entomologistes.

PB150641

 Ludique, l'exposition permet de voire sous différents assez les araignées de notre quotidien mais aussi exotiques qui sous les loupes grossissantes prennent des allures de monstres. L'espace dédié aux sens et notamment au toucher peut parfois réserver quelques surprises.

PB150675 PB150676

PB150678 PB150687

  Retour dans le parc. Le temps est morose, il pleut. De nombreux nichoirs installés dans les arbres et les structures abritent des oiseaux comme des merles et des chouettes mais aussi des chauves-souris et des écureuils. Ces derniers s'approchent facilement des promeneurs pour quémander un peu de nourriture.

PB150704 PB150706 PB150708 PB150712

Pour finir je vous propose une présentation des quelques roses qu'abrite la roseraie du musée et qui l'été est resplendissante. De gauche à droite : Charles Aznavour, Lolita Limpicka, The Mc Cartney Rose, et Acapella.

PB150722 PB150726 PB150728 PB150731

Il existe des milliers d'espèces de rosiers, le choix est vase quand il s'agit de faire son jardin. Toujours de gauche à droite : The Mc Cartney Rose à nouveau, Rendez-vous, Princesse de Monaco et Caprice de Meilland.

PB150739 PB150762 PB150744 PB150757

De gauche à droite : Annecy perle du Lac, Prince Jardinier, Honoré de Balzac (espèce de rosier assez connue), Banco 86 et enfin, ci-dessous, Iceberg. Voilà un tour d'horizon de ce musée que j'aime beaucoup. L'entrée est de 2,50 € mais est gratuite le mercredi après-midi, les premiers dimanches de chaque mois, pour les chômeurs, les étudiants etc. Été comme hiver c'estun merveilleux lieu pour flâner et pour apprendre.

PB150754


mardi 25 septembre 2012

Jardin et serre botanique du muséum d'histoire naturelle de Grenoble.

Ce n'est pas parce qu'on se trouve en ville que l'on échappe à la nature. Certains lieux lui sont dédiés.


SAM_5356
 SAM_5352

La roseraies de Grenoble n'est pas bien grande mais elle est charmante. Cela est dû aux noms de ses rosiers.

SAM_5360 SAM_5361

Les botanistes et les particuliers sont souvent inventifs pour nommer les nouvelles variétés qu'ils créent. Ici un rosier Jacques Prevert mais ce n'est pas le seul à porter un nom illustre. On peut ainsi trouver le Louis de Funès, le Nicolas Hulot, le Philippe Noiret ou le Anthony Meilland par exemple.

SAM_5367

Un petit jardin éducatif a été mis en place devant la serre.

SAM_5363 SAM_5366

Abris pour insectes et tomates sont de mise.

SAM_5365 SAM_5368

Un des bacs en bois a été aménagé en jardin aromatique, à côté des pieds de tomates et de haricots qui se sont vus parés de drôles de décorations.

SAM_5370 SAM_5372

L'intérieur de la serre se divise en plusieurs zones: l'espace désertique, le jardin d'hiver(zone semi-marécageuse) et la zone les plantes des forêts tropicales (on peut y voir un ana). Ici nous sommes dans l'espace désertique où euphorbias, cereus, ferocactus, agaves, myrtillocactus, aloes, yuccas, sedums, haworthias, kalanchoes, xerosycios (de la famille des cucurbitacées) s'épanouissent.

SAM_5400

L'espace dédié aux plantes des forêts tropicales n'est plus ou du moins, pas encore en fleurs, cependant anas, fougères, bananiers, plantes carnivores équatoriales et orchidées sont bien présents.

SAM_5385 SAM_5384

Une fleur bien étrange à fait son apparition parmi les fougères.

SAM_5402 SAM_5410

Dans le jardin d'hiver, une grand nombre de fleurs ont fleurit comme cet arum et cette étrange fleur à droite. Mais elles ne sont pas seules, des fleurs du paradis et des orchidées en gueule de loup violettes tachetées de blanc sont là aussi, sans oublier les nénuphars.

SAM_5420

A l'extérieur on peut voir plusieurs variétés de plantes carnivores qui ma foi, sont bien plus nombreuses cette année que l'an passé. (ci une plante carnivore du type sarracenia et couchée sur une autre plante carnivore, une drosera qui est couverte de milliers de poils gluants.

SAM_5416 SAM_5419

Les plantes carnivores se nourrissent de petits insectes mais on a retrouvé dans les plus grosses des grenouilles et même des rats. Pour se nourrir les plantes du type drosera attendent que les insectes touches ou se posent sur leurs feuilles. Celles-ci sont couvertes de petits poils gluants qui se referme sur les malheureux. Ils sont digérés et absorbés par ces mêmes feuilles, comme un estomac à l'air libre.

SAM_5417 SAM_5421

Pour le type sarracenia, le mode de capture est simple. L'insecte vient boire l'eau ou le nectar contenu dans le réceptacle de la plante. A ce moment là elle n'a plus qu'à fermer son claper et à digérer tranquillement son repas.

SAM_5422 SAM_5423

Les plantes carnivores sont fragiles. Rares et précieuses, elles sont protégées sur le territoire français.

SAM_5429

Les opuntias qui supportent la vie à l'extérieur offrent de beaux fruits roses.

SAM_5428 SAM_5429

Bien que ce parc et cette serre soient tous petits, il y a beaucoup à voir. Il y a également une belle collection d'arbre (et même un olivier) identifier et la faune est importante. Bien que l'on trouve les canards et les écureuils, communs à tous les parcs et pas peureux pour un sous, d'autres espèces sont facilement visibles comme les merles, les grives et même les chouettes,  grâce aux nombreux nichoirs installés dans les arbres en hauteur.