mardi 15 mars 2016

Plantes médicinales de Marseille.

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 On ne le dirait pas à première vue mais Marseille est liée de par son passé aux plantes médicinales. Cela vient en partie de son statut de port qui depuis ses débuts reçoit les marchandises exotiques et précieuses du monde entier et de ce fait, les précieuses plantes pour soigner. Aujourd'hui les plantes médicinales sont de nouveau sur le devant de la scène. Entre science, nécessité et effet de mode, il est devenu courant de se les procurer.

 

L'herboristerie du Père Blaize.

Crée en 1815, cette herboristerie a été fondée par un certain Père Blaize (à ne pas confondre avec le père Blaize de Kaamelott) dont on ne sait que peut de chose (il aurait été guérisseur quelque part dans les montagnes de Haute Provence). Dans les innombrables tiroirs, on trouve une grande diversité de plantes médicinales entières, en poudre ou en morceaux destinées à soigner les malades ou à les accompagner vers la guérison.

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Après avoir connue 6 générations continues, l'herboristerie du Père Blaize a été revendu. 

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L'empreur, une institution.

 Il s'agît de la plus ancienne quincaillerie de France (fondée en 1827). C'est une entreprise familiale. Si aujourd'hui elle attire les foules pour les produits rétros et "authentiques" que l'on y trouve, on s'y rendait autrefois pour sa droguerie et les différents produits naturels qu'elle proposait. Fioles, pots et boacaux, éponges naturelles mais aussi bonbons pour les maux d'estomacs et sirops contre la fièvre et les rages des dents y étaient proposés. 

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Le kit parfois pour aller pique-niquer et ramener le fruit de sa récolte dans la garrigue marseillaise.

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Le Fort Saint Jean et le jardin des migrations.

Au Fort Saint Jean, on peut trouver un très beau jardin retraçant les plantes qui ont accompagnées les hommes tout au long de leur périple autour de la méditerranée. La plupart de ces plantes sont comestibles et/ou médicinales. C'est un bonne endroit pour s'entrainer à les reconnaître et pour apprendre leur histoire.

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Le jardin des migrations donnent vue sur la mer. Une délicieuse odeur s'en dégage tout au long de l'année.

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Le MuCEM et l'histoire des plantes.

Pour comprendre un peu mieux les plantes médicinales, le MuCEM attenant au fort est un très bon musée qui retrace l'histoire des peuples de la Méditerranée. De nombreuses expositions, conférences, projections et ateliers sont proposées en ces lieux sur ce thème ou sur des sujets se rattachant à celui-ci. 

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Notre Dame de la Garde et son jardin.

En contre bas de l'édfice se trouve un jardin qui serpente le long de la paroi rocheuse. Bien qu'il ne soit pas exclusivement destiné aux plantes médicinales, on y rencontre beaucoup d'espèces locales ayant ce statut. On peut ainsi citer le romarin commun (Rosmarinus officinalis) ou le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

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Le mot de la fin.

P1070082La mode (pour ne pas dire le business) du "tout naturel" me pousse souvent à me méfier des remèdes dits naturels. Néanmoins l'étude de l'histoire des plantes médicinales (cette discipline se nomme l'ethnobotanique) me passionne. Celle-ci est riche, elle est à mon sens essentielle pour comprendre l'histoire de l'Europe, des peuples et de nos pratiques passées mais aussi moderne pour tout ce qui touche à notre santé et au "bien être", bien loin des charlatans et des potions miracles. 


dimanche 15 septembre 2013

Le fraisier sauvage

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Le fraisier sauvage:



noms: fraisier des bois, fraise des bois, fragaria vesca, caperonnier, capron.

 

classification: de la famille des rosacées.

 

habitat: il est originaire d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Aise tropicale. Il pousse dans les sous bois, les zones claires, broussailleuses, les bords de chemins et les talus des champs. Il pousse jusqu'à 2000m d'altitude. Il est plus rare dans les basses régions méditerranéennes.

 

description: c'est une plante pérenne (elle dure toute l'année) et rampante qui mesure aux alentours de 20 cm. Ses fruits d'un beau rouge sont de « faux » fruits, ce sont des réceptacles pour les graines/akènes qui les parsèmes mais le plant de fraisier se reproduit aussi par la multiplication .Ils donnent à l'urine une couleur rouge. Ses fleurs blanches ont cinq pétales blancs ovales et un cœur composé d'étamines jaunes. Elles fleurissent de mai à juin. Ses stolons sont longs, ses feuilles vertes, striées et brillantes. Le fraiser des bois est légèrement velu.

 

confusion: possible avec la potentille faux fraisier appelée fraiserat mais qui donne des fruits amers et secs et a ses pétales en cœurs.

 

récolte: les jeunes feuilles sont ramassées à la main puis séchées pour les usages de la phytothérapie. On ramasse les fruits pour la cuisine de mai à septembre. Le rhizome se déterre au printemps.

 

propriétés et utilisations: les feuilles infusées, riches en huile essentielle citronnée, en vitamine C et en tanins sont prescrites aux patients anémiés (manque de globules rouges), atteins de troubles intestinaux comme les diarrhées et les gastrites. Cette infusion serait également bénéfique pour les affections des voies urinaires et des reins comme les calculs rénaux, les ulcères ou la goutte par exemple. Les feuilles fermentées servent de substitue au thé (à la manière de celles du framboisier) et sont apéritives (ouvrent et stimulent l'appétit). Bouillies, ont les appliques en compresses sur les plaies infectées. Enfin un gargarisme de leur décoction préserve de la mauvaise haleine. La plante est aussi riche en protéines, en sodium, en phosphore, en glucides, en flavones, en fragarine d'où une utilisation fréquente des fruits. Ainsi il est aussi décongestionnant, astringent, reconstituant, reminéralisant, stimule les fonctions hépatiques, les systèmes glandulaires et nerveux. Il est aussi dépuratif, diurétique et calmant. Il peut soigner les angines, les leucorrhées et les inflammations de la bouche.



lundi 22 octobre 2012

Le bouillon blanc.

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Le bouillon blanc:

 

 

noms: fleur de grand chandelier, herbe du Saint Fiacre, verbsacul thapsus, verbascum thapsiformme Schra, blanc de mai, molène, oreille de loup, queue de loup, grand chandelier, cierge de Notre-Dame, bouillon jaune, bonhomme, herbe à bonhomme, bouillon ailé.

 

classification: famille des scrofulariaceae, plante herbacée. Il existe une quinzaine d'espèces de molènes, leurs propriétés sont semblables.

 

habitat: originaire d'Europe et d'Asie (puis introduit en Amérique du Nord et en Afrique). Dans les terrains incultes assez secs, les chemins, les cailloux, les talus ensoleillés ou les voies ferrées. On le trouve sur tout le territoire français, en Isère et dans les Hautes-Alpes. Jusqu'à 1400 mètres d'altitude.

 

description: elle peut mesurer 1 à 2 mètres grâce à sa tige épaisse. Ses feuilles sont larges, ovales et crènelées. A son sommet se forme des grappes inflorescences groupées ayant de larges fleurs jaunes (d'où le nom de cierge de Notre-Dame). Les fleurs sont en calices avec 5 divisions de couleur jaune, avec 5 étamines dont 3 très courtes. Le fruit est une capsule avec deux valves ayant de nombreuses graines. Les feuilles et la tige sont velues (poils laineux gris-blancs). C'est une plante bisannuelle (ayant un cycle chevauchant 2 années).

 

récolte: les corolles se détaches facilement et se ramasse dès juin jusqu'à septembre, il faut les faire sécher rapidement dans un lieu sec, aéré et chaud. Il faut ensuite les garder dans un récipient hermétique à l'abri de la lumière.

 

propriétés et utilisations: les fleurs et les feuilles séchées rapidement pour qu'elles ne brunissent pas. Le bouillon blanc est émollient (il relâche, amollit les tissus enflammés), anti-inflammatoire (léger), utile contres les affection tracbéobroncbiques (toux, catarrhes aigus et chroniques, asthme) et il régule le transit intestinal, soigne et calme les entérites, les diarrhées douloureuses, la cystite aiguë. On infuse les fleur à hauteur de 10g/L pendant 15 minutes avant de filtrer sur une étamine pour retirer les poils irritants (important et systématique dans toutes les préparations à base de bouillon blanc) pour soigner les affections rhinopharyngées et pour avoir des effets émollients. En consommer 250 à 500 ml par jours. Pour ce qui est des feuilles, en infuser 20g/L pendant 15 minutes et utiliser l'infusion en lavement pour les irritations de la muqueuse intestinale ou, en cataplasme dans les affections cutanées. Dans le domaine animalier, on l'utilise contre la jaunisse et la perte des poils dû à un grattement prolongé en infusion. Les feuilles cuites dans du lait et disposées sur les hémorroïdes ou les inflammations cutanées calme la douleur. Le lait obtenu est conservé, rendu tiède il soigne les gerçures.

Pour le sommeil: 30g de fleurs de bouillon-blanc, 20g de fleurs de coquelicot, 10g de mauve, 20g de tussilage (on ajoute le pied de chat, la guimauve et la violette pour obtenir l'infusion des 7 grandes). En plus de favoriser le sommeil, cette tisane calme la toux et facilite l'expectoration. En phytothérapie on la consomme sous forme de poudre, et en usage traditionnel on l'employait contre les verrues, les plaies abdominales et la goutte. On le déconseille pendant la grossesse et l'allaitement.

 

culture: dans les rocaille, dans le seul meuble. On sème à la volé les graines au printemps. On arrose les plants jusqu'à ce qu'ils soient robustes.

 

toxicité: il est ichtyotoxique (toxique pour les poissons) avec ses graines, qu'il ne faut pas consommer. Elles sont utilisées pour la pêche frauduleuse.

 

consommation: à certaines époques, les feuilles ont été fumées comme tabac.