dimanche 18 juin 2017

Sortie dans les marais 11.

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 Toujours en Isère et toujours à la fin avril, nous nous sommes offert un petit tour le long des berges de l'étang de Saint Sixte. Creusé par les Chartreux, il est l'objet, comme la plupart des lacs et étangs du coin, de légendes et d'hisoitres. Ainsi s'y trouverait dans le fond un passage qui mènerait jusqu'au lac d'Aiguebelette mais aussi des véhicules de la seconde guerre mondiale. Devant être bientôt vidé, il révélera peut être ses secrets.

 

La fête à la grenouille.

 L'eau de Saint Sixte est remplit de têtards de grenouilles vertes (Pelophylax sp.). Celles-ci partagent avec le crapaud commun (Bufo bufo) une spécificité : leurs oeufs sont couverts d'une toxine qui les protègent des appétits des poissons. Cela explique pourquoi ce sont les seuls espèces de batraciens, bien souvent, à cohabiter avec les poissons rouges et les carpes dans les bassins, les autres pontes se faisant tout simplement croquer.

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La perche soleil (Lepomis gibbosus).

 Ce poisson américain aux couleurs chatoyantes a été introduit dans de nombreuses régions du monde. Chez nous, il met en péril les écosystèmes de certaines zones humides de par son appétit et son adaptabilité. Dans son milieu d'origine c'est un grand migrateur qui remonte les cours d'eau douce pour se reproduire.

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Les rubaniers (Sparganium sp.).

Ce sont des plantes aquatiques résistantes qui supportent des températures frôlant les -20°C. Elles se caractérisent par leurs rhizomes cylindriques et leurs fleurs particulières évoquant de drôles de pompons. Elles sont souvent utilisées dans les bassins de phytoépuration et dans la création de filtre pour piscines naturelles.

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Les tourbières et leur drainage. 

Longtemps les tourbières et les marécages ont été considérés comme des zones impropres à la vie humaine. Difficiles à cultiver, maléfiques et abritant de nombreuses maladies via les moustiques, ils ont été par endroit systématiquement asséchés par la création de drains. Aujourd'hui ils représentent moins 1% de la surface du territoire. Pourtant, ils ont bien des avantages comme celui de limiter les inondations et les sécheresses.

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De vie à trépas.

Surprise ! Dans la tourbe du bas-marais se trouve le squelette d'un jeune mouton. Celui-ci a pu être prédaté ou, plus probablement, est mort naturellement avant d'avoir été déposé ici pour le plus grand plaisir des charognards. Encore aujourd'hui les zones humides sont utilisées, hélas, comme d'écharge et dépotoir.

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Le mot de la fin.

Week-end tranquille au bord de l'eau avant d'attaquer les examens, Dieu que ça fait du bien ! Depuis le soleil est parti et il pleut à grosses gouttes, ce qui n'est pas un mal quand on voit la grise mine que tire ici la végétation. Néanmoins les nappes restent basses, 67% d'entre-elles seraient en dessous de leur seuil critique.

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lundi 2 septembre 2013

Le muséum d'art et d'archéologie de Vienne.

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Etrange musée que voilà, non pas par sa petite taille mais la gamme d'objets variés qu'il propose. Tableaux de maître, chat momifié, pot en porcelaine d'officine, il y a fort à voir. Une belle initiative qui permet de rendre accessibe certains domaines vers les quels on ne se sentirait pas focément attiré.

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L'emplacement de la ville est depuis plusieurs siècles, pour ne pas dire millénaires, occupé par les hommes. De néandértale à aujourd'hui, chaque époque a laissé des vestiges. On retrouve ainsi des dauphins en alliage cuivre qui datent du I-IIe siècle (1 et 2), des urnes cinéraires qui sont des urnes funéraires (3) et de très nombreuses poteries (4).

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Voici un squelette datant du néolithique retrouvé sur les berges de Vienne. Il aurait subi une trépanation signe que les pratiques chirugircales ou les rites par le sang se pratiquaient à cette époque.

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Parmi les objes exposés, des reliques d'un autre temps et plutôt lointaines. Sur une des vitrines, des sarcophages, des dents de fauves, et même une tête de momie (1), des mains (2) et un chat momifié pour offrande (3). Plus proche de nous, cette immense défense de mammouth européen (4).

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Bon nombre de bijoux sont exposés, certains avec des couleurs chatoyant proche de ceux que nous portons aujourd'hui et qui font la mode. Plus classique, voici un collier d'or en perles de jade.

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Dans la nécropole Viennoise, des fouilles ont mis à jour cette sépulture du IVe siècle. De nombreux autres corps ont été découverts, souvent accompagnés d'offrandes.

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Passons à une autre époque, celle des chevaliers et autres arbalétriers du Moyen Âge.

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Dans cette salle-ci, on change d'époque, le Moyen Âge et la Renaissance se mêlent. De grandes vitrines (1) donnent à voir de nombreuses pièces d'époques, de fibules, de lampes à huile et autres objets quotidien. Derrière les vitres de vers, mousquets, fleurets et casques de conquistadores (2) se font face. Trouvé à proximité de la cathédrale, cette tête (3) s"avère être un coffre. Enfin sur une plaque disposée dans les ruines d'une des chapelles de la ville, le signe des premiers chrétiens (4) qui date de la fin de l'Antiquité est exposé.

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Dans l'autre pent de la piéce, ce sont deux murs qui sont dédiés à l'art de la porcelaine.

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Ainsi on retrouve des pots d'officines (1) mais aussi des plats, des assiettes et des gobelets (2) que nos grands mères gardent aujourd'hui sagement rangés dans les placards. Dans la dernières salle, place aux tableaux (4) mais aussi aux mobilier d'époque comme cette chaise de porteurs (3).

Bref, voilà un musée bien étrange qui mêlent des nombreux genres pour un résultat étonnant.

mercredi 26 septembre 2012

Ouvrages, squelettes et auteurs naturalistes des Alpes.

Le muséum d'histoire naturelle de Grenoble prose en ce moment une grande exposition sur les naturalistes des Alpes. Au programme, des ouvrages du 18ème et du 19éme siècles.

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Leclerc Buffon, doctorant en sciences naturelles, ne semblait pas effrayé par l'écriture. Il livre une encyclopédie gigantesque sur les faune et la flore alpine.

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 En haut à gauche: "Ornithologie abrégée de la France, contenant les figures et la nomenclature en un grand nombre de langues de 134 espèces d'oiseaux gravées en taille-douce." de Bouteille.

En haut à droite: "BOUTEILLE Hippolyte (180491881). Ornithologie du Dauphiné, ou description des oiseaux observés  dans les départements de l'Isère, de la Drôme, des Hautes-Alpes et les contrées voisines." "Grenoble, Hip. Bouteille et les principaux libraires de la ville, 1843." "72 lithographies" "Hippolyte BOUTEILLES, Conservateur du Muséum de 1847 à 1881."

En bas à droite: ouvrage de Bouteille dont certains textes sont cités ci-dessous.

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A gauche :"Hibou Grand-duc, Strix Bubo.

Ce hibous, le plus grand des rapaces nocturnes, est sédentaire en Dauphiné. Le cri du grand-duc est très fort; il épouvante les animaux de son voisinage, parce qu'il est presque toujours l'avant-coureur du carnage et de la destruction. Sa voracité est excessive; on le voit souvent avaler, après de grands efforts, des morceaux énormes, une tête de chat, par exemple."

D'après texte original.

" Hibou Moyen-Duc, Strix Otus.

 

Cet oiseau paraît aussi répandu que la chouette effraie; il habite toutes nos forêts et niche dans les nids abandonnés d'écureuils ou de corneilles. Son cri se compose de syllabes hou-hou, qu'il pousse d'un ton grave et plaintif."

D'après texte original.

 

"Hibou Scops, Strix Scops.

Le scops est un petit hibou qui nous arrive au printemps et nous quitte en automne; il vient nicher dans les fentes de rocher et dans les creux d'arbres, même sur les marronniers du Jardin-de-Ville, où chacun a pu entendre, pendant l'été, son cri plaintif et monotone. Cet oiseau, très-commun aux environs de Grenoble, ne se trouve qu'accidentellement au nord et à l'ouest de la France; il est aussi très-rare en Suisse, quoiqu'il puisse trouver dans ce pays les mêmes conditions d'existence que dans le nôtre."

D'après le texteoriginal.

 

A droite: "Fischer Paul (1835-1893). Spécies général et iconographie des coquilles vivantes comprenant la collection du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, la collection Lamarck, celle du prince Masséna et les découvertes récentes des voyageurs. Genre Turbo." "Paris, Rousseau libraire J.B. Baillière, 1873." "Don Etienne CHAPER (1887) 903 planches peintes à la main."

Cet auteur est rattaché à Kiener Louis Charles (1799-1881).

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"Reeve Lovell (1814-1865). Conchologia systematica, or complete system of conchology." "Deux volumes, London, Longmans, Green and co., (1841-1842). "300 planches peintes à la main".

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"Desmarest Anselme Gaëtan (1784-1838) Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la nature. Mammalogie." "Paris, Chez Mme veuve Agasse, 1820, 120 planches gravées."

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" Lucas Hippolyte (1814-1899) et Noël Alexis Nicolas (1792-1871). Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe. Ouvrage orné de près de 400 figures peintes d'après nature, et gravéessur acier." "Paris, Pauguet, 1834."

 

"Piéride Callidice, pieris callidice. GOD. Papilio Callidice ESP. Hubnillig, OCH. Cette piéride se trouve en juillet, dans les Alpes et dans les Pyrénées."

 

"Coliade Citron, Colias Rhalni. GOD. Papilio Rhamni, LINN. Le Citron, GEOFF. Cette espèce, qui est extrêmement commune, paraît sans interruption depuis le commencement du printemps jusqu'à la fin de l'automne.

 

"Piéride Daplicide, Pieris Daplidice. GOD. Papilio Daplidice.LINN. Le papillon blanc marbré de vert. ENG. Cette espèce est très commune, elle paraît en avril et en juillet, et elle se trouve aux environs de Paris, dans des bois et les prairies."

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"Lucas Hippolyte (1814-1899). Histoire naturelle des lépidoptères exotiques. Avec 80 planches représentant 400 sujets, peintes d'après nature, gravées sur acier par Pauquet." "Paris. Savy, 1864" "Don de LEVAILLANT à Hippolyte BOUTEILLE en 1870"

 

"Papillon Paranthus, Papilio Peranthus, Fab. Cette jolie espèce se trouve dans l'île de Java et à la Cochinchine."

 

 "Papillon Polymnestor, Papilio Polylnestor. Cette espèce, dont l'envergure est de plus de cinq pouces, se trouve aux Indes Orientales.

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"Le tabac n'était d'abord qu'une plante sauvage qui croissait ignorée dans quelques cantons de l'Amérique; mais depuis que les Européens en ont fait un objet de jouissances habituelles et diversement modifiées, la culture du tabac est devenue la base d'un commerce très étendu. Cependant, comment se fait-il qu'une substance aussi vireuse, et qui affecte très désagréablement nos organes, soit devenue un objet si précieux pour tant de nations sauvages, barbares ou plus ou moins civilisées?"

"Plante réduite à la moitié de sa grandeur naturelle.

1. Feuille inférieure, au trait.

2. Pistil.

3. Base d'une corolle sur laquelle sont insérées cinq étamines d'unégale grandeur.

4. Fruit.

5. Le même coupé en travers.

6. Graines de grosseur naturelle.

7. Une autre grossie."

D'après texte original.

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"La pomme de Terre signale à notre reconnaissance les noms de Walter Raleigh, et celui de Parmentier; le premier, comme auteur de la découverte de cette précieuse racine; le second, comme ayant propagé la culture et fait connaître les bonnes qualités par ses expériences et ses écrits. Si les propriétés médicamenteuses de la pomme de terre sont douteuses et fort incertaines, il n'en reste pas de même des qualités nutritives de ses tubercules."

"Plante représentée de grandeur naturelle.

1. Corolle ouverte, à la base de laquelle on aperçoit l'insertion des cinq étamines.

2. Etamines grossies, afin de faire voir que l'enthère biloculaire laisse échapper le pollen par les deux trous qui la terminent.

3. Calice et pistil.

4. Fruit entier de grandeur naturelle.

5. Graine isolée."

D'après le texte original.

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"Les deux pages semblent "soudées" par leurs bords supérieurs. En réalité, ceci résulte du pliage du feuillet d'origine. Le pli n'ayant jamais été ouvert (ou coupé), ces pages n'ont jamais été séparées."

Chaumeton François Pierre (1774-1819) et Turpin Pierre Jean François (1779-1840)  sont les auteurs de ces pages.

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"Prisavec modération, le café, détermine une sensation agréable de chaleur dans l'estomac, dont il favorise les fonctions: il excite en même temps l'action de l'organisme entier surtout du coeur et du cerveau. Il a le précieux avantage de diminuer, d'amortir la redoutable faculté enivrante des liqueurs spiritueuses, de neutraliser des effets narcotiques de l'opium."

"Plante réduite à la moitié de sa grandeur naturelle.

1. Corolle ouverte dans laquelle sont insérées cinq étamines.

2. Calice et pistil.

3. Fruit de grosseur naturelle, dont on a enlevé une partie de la chair, afin de faire voir les deux graines qu'il contient.

4. Une graine isolée vue du côté plat.

5. La même coupée horizontalement."

D'après le texte original.

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Ouvrages de Sonnerat Pierre (1748-1814) "Voyage aux Indes Orientales et à la Chine". "Voyage à la Nouvelle Guinée, dans lequel on trouve la description des lieux, des observations physiques et morales, et des détails relatifs al'Histoire Naturelle dans le régne animal et le régne végétal." "Paris, Ruault, 1776."

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En haut à gauche ouvrage "The Gabbage Tree" de Chamaerops Palmeto, "Palmier avec ses fruits."

En bas au centre, ouvrage de Bignonia Catalda "the datalpa", "feuille et rameau de fleurs de grandeur et de couleur naturelle.

Fig.1, gousse dont une portion est supposée avoir été retranchée dans son milieu, afin de faire voir ses deux extrémités.

Fig.2, graine."

En haut à droite ouvrage de Juglans Cathartica, " The butter nut", "Feuille moitié grandeur naturelle.

Fig.1, noix recouverte de son brou.

Fig. 2, noix séparée de son brou."

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Parmi les animaux exposés, des écrans sont mis à disposition. Il diffuse des écrits et des prises de notes des différents auteurs naturalistes.

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Fleurs, animaux, champignons et roches sont savamment détaillés dans un méli-mélo de notes.

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On y trouve aussi des oiseaux illustrés.

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De même pour une grande variété de reptiles et de batraciens.

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A gauche, Cuvier Georges (1789-1832) "Recherches sur les ossements fossiles de quadrupèdes, où l'on établit les caractères de plusieurs espèces d'animaux que les révolutions du globe paraissent avoir détruites" 1812. Adroite, Mantell Gideon Algernon (1790-1852) "A pictorial atlas of fossil remains." "London, Bohn, 1850."

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On trouve aussi des écrits avec des notions d'anthropologies, qui aujourd'hui nous ferait hérisser les cheveux sur la tête mais qui autrefois étaient en accords avec les mentalités. Ils sont les bases de la discipline qui a su se débarasser de ses préjugés coloniaux et racistes.

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Kurr J.-G (1798-1870) "Album de minéralogie" "Paris. Firmin-Didot, 1859." "Première édition. 22 planches colotiées au pinceau."

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Sparrman André (1748-1820) "Voyage au cap de Bonne-ESpérance et autour du monde avec le capitaine Cook et particulièrement dans le payx des Hottentots et des Caffres." "3 tomes. Paris, Buisson, 1787."

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Les 3 tomes.

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"Pierre Richer de Belleval est le fondateur du jardin botanique de Monpellier [...] il réalise 500 cuivres grévés représentant une variété de plantes alors nouvelles pour la botanique."

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Richer de Belleval Pierre (1564-1632) "282 gravures de plantes, Gilibert, 1796" " Don Gariod (1892) ou legs Gautiers-Villars (1950). Numérisées en 2008, ces gravures peuvent être consultées sur le site web du Muséum."

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Ouvrages multiples d'auteurs comme Saussure, Verlot et bien d'autres.

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Ouvrage d'Hippolyte Bouteille.

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Guettard Jean-Etienne (1715-1786) "Mémoires sur la minéralogie du Dauphiné." "2 tomes." "Paris, Impr de Cloussier 1779."

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"Hippolyte Bouteille s'adresse à la maison Vasseur pour l'achat d'Eulalie en novembre 1877. Il est entendu que l'envoie sera fait en deux parties: d'abord la peau et les tête puis le squelette en 1878.

Malgré des transactions délicates, les différents éléments arrivent et Eulalie est naturalisée d'après cette planche du Dictionnaire universel d'Histoire naturelle de Charles d'Orbigny.

Ce splendide animal fit les beaux jours de l'ancienne salle des grands mammifères avant d'être statufié 100 ans après son arrivée en 1979 par un jeune sculpteur Marc-François Rouxel.

Aujoud'hui, étté comme hiver, Eulalie accueille les visiteurs à l'entrée du Muséum.

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Pour illustrer cette exposition naturaliste, des squelettes issus des cabinets de curiosités des auteurs sont exposés.

Ici un squelette d'un petit tatou.

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A gauche un squellette cartinaligeux de raie et à droite une petite grenouille.

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Un joli faisant doré.

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A gauche un squelette un squelette de Kiwi et à droite celui d'un manchot du Cap.

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Une symathique perche.

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A gauche un singe asiatique et à droite, une chauve-souris.

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Bref une superbe expo pour connaître les grands auteurs qui ont permit à nos générations de s'ouvrir au monde de la nature et de la connaissance.

lundi 27 août 2012

Sortie en forêt 7.

Avec la sécheresse, la nature a triste mine et tire déjà sur les teintes jaunes et orangées. 

Voilà quelques clichés qui datent de la fin juillet.

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Bien que la forêt manque d'eau, certaines plantes y demeurent communes, comme les myrtilles sauvages (à gauche) qui ne vont pas tarder à mûrir et le trèfle des bois (à droite).

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Les petits polypores hispides sont couverts de gouttes. Ce champignon à la particularité de produire des gouttelettes à sa surface.

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Le cyathé strié est un champignon très particulier, haut des quelques centimètres qui affectionne le bois mort et la mousse. Quand on le coupe en deux, on peut voir que son intérieur est creux, à l'exception d'une dizaines de minuscules poches planches qui contiennent les spores. Il n'est pas comestible.

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Les calocères visqueses sont toujours là quant à elles.

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Les vacances se font sentir avec la multitude de cabanes qui apparaissent dans les bois.

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Les signes de passages d'animaux sont plus facilement identifiable en ce moment. Une pie semble avoir été plumée non loin d'une laissée (crotte) de sanglier. 

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Les traces du chevreuil sont simples, une ou deux feuilles grignotées par là, deux trois laissées ou encore un arbre gratté à son pied par ici.

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Heureusement pour nous, les fougères et mousses viennent donner de la couleur au sous bois.

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Quelques classiques sont là, comme le lactaire poivré (en haut à droite et à gauche), le russule feuille morte ( en bas à gauche) et le scléroderme vulgaire (en bas à droite) mais tous semblent ne pas avoir appréciés les fortes chaleurs.

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Deux petits champi's bien sympathiques, quoi que non comestibles, le lycogala epidendrum ( à gauche) et le fleur de tan avec son joli nom nous vient du gaulois "tann" qui désigne le chêne, dont le champignon aime se nourrir (mais pas exclusivement) une fois celle-ci tombée de l'arbre. Il est peu fréquent.

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Comme d'ordinaire, quelques inconnus au bataillon.

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De belles chanterelles étaient au rendez-vous mais en petit nombre, dommage. Celle de gauche a tenté de nous faire une interprétation à la picasso fort bien réussie.

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Hormis ces quelques specimens, ils n'y a pas de champignons, du moins le peu qu'il restent sont très abîmés comme cette astrée hygrométrique à gauche ou cette vachotte à droite qui d'ordinaire est d'un orange éclatant.

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Les majestueux polypores du bouleau sont encore là.

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Ces collybies à pied en fuseau sont fort jolis, mais avec le temps que nous avons eu et leur propriété si particulière, je ne me risquerai pas à les cueillir. Ils pourrissent assez difficilement.

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deux autres champignons de bois inconnus.

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Autre découverte de cette promenade, la partie postérieur de ce qui pourrait être un squelette de lièvre ou de lapin au vu des griffes et du pelvis.

Bref, pas grand chose à se mettre sous la dent mais pas mal pour les yeux.