samedi 23 novembre 2019

Expédition en Camargue.

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Nous n'avons pu résister à passer de nouveaux quelques jours dans le sud. Le crochet par la réserve de Crau s'est mue en une longue visite des marais de Camargue. Mais avant cela, nous bifurquons en direction des falaises de Liou, non loin du Colorado Provençal avant de venir poser nos valises du côté de la citée phocéenne. Nous espérons voir alors les vols de guêpiers que nous avons pu croiser quelques semaines plutôt lors de notre escapade au mont Ventoux. Pour le coup, nous sommes chanceux et nous nous trouvons au sommet d'un rocher où pas moins d'une quarantaine de guêpiers d'Europe (Merops apiaster) aux couleurs chatoyantes nous survolent. Un moment magique passé à observer les oiseaux s'éloiogner dans le lointain. L'après-midi sera ponctué par ce type de rencontre, nous donnant un nouveau regard sur les terres agricoles éloignées du bord de mer et que nous boudions jusqu'alors lors de nos expéditions.

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Sur une aire d'autoroute au niveau de Valence, nous sommes témoins d'un spectacle sublime. Deux circaètes Jean-Leblanc (Circætus gallicus) sont en pleine chasse à quelques dizaines de mètres de nous. Immense rapace d'1,80 mètre pour les plus grands, il se nourrie presque exclusivement de reptiles et en particulier de serpents.

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De nombreux fruits se trouvent au pied de la falaise de Liou, ce qui fait le bonheur des passereaux. Les ronces (Rubus sp.) mais aussi les amélanchiers à feuilles ovales (Amelanchier ovalis) et les pommiers sauvages (Malus sylvestris) sont une grande source de nourriture pour ces derniers. Nous ne verrons pas le vautour percnoptère (Neophron percnopterus) tant espéré mais des dizaines de martinets à ventre blanc (Tachymarptis melba). Les faucons crécerelles (Falco tinnunculus) feront même une timide apparition.

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Des éclairs bleus traversent le ciel. Il ne s'agit pas des guêpiers mais d'un oiseau que nous croisons pour la première fois, le rollier d'Europe (Coracias garrulus). Cet oiseau turquoise au vol léger est un insectivore qui s'attaque aux gros insectes. Migrateur, on le rencontre uniquement dans le sud de la France où pendant l'été, il éleve ses petits le plus souvent abrités dans une cavité de pic, toujours entre 5 et 10 mètres de haut.

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Le promontoire rocheux regorge de papillons et en particulier de silènes (Brintesia crice), un lépidoptère reconnaissable à ses grandes ocelles noires et à ses ailes brunes. Sa chenille se nourrie essentiellement de poacées, anciennement appelées graminées. L'adulte se rencontre dans les milieux herbeux secs, de préférence dans la moitié sud du pays, parfois plus haut mais toujours éloigné des zones côtières.

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Changement de décor, nous voilà désormais au jardin de Gaston, du côté de la Crau. Arboretum et jardin de ville, le lieu est aussi connu pour sa collection d'oiseaux où les espèces sauvages et d'ornement se croisent. Nous pensions naïvement faire fasse à des oiseaux indigènes mais les nombreuses bagues vertes aux pattes des animaux nous ont indiqué que nous étions dans l'erreur, nous créant ainsi quelques fausses joies. Au milieu de la grande étendue d'eau, un couple de poules d'eau (Gallinula chloropus) se relaie pour couver. Le nid fait de branches glanées ici et là accueille les cinq petites têtes rouges des poussins qui viennent tout juste de naître. Nidifuges, il ne leur faudra moins d'une heure pour se jeter à l'eau et suivre leurs parents, histoire d'attendre que tout le monde soit sortie de son oeuf, ait eu le temps de se sécher et de faire connaissance avec le reste de la famille. Ils seront autonomes dans 3 à 6 semaines.

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Coup d'arrêt, un eider à duvet (Somateria mollissima) fait son apparition, un beau mâle en plumage post nuptial. Nous en avons les yeux brillants, nous qui depuis plusieurs jours suivons les observations de deux individus du côté de Nice depuis nos téléphones. Seulement voilà, celui-ci est bagué et en partie plumé pour ne pas quitter le plan d'eau. Il faudra donc encore attendre pour voir notre premier eider sauvage.

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Sur la berge creusée par l'eau, une tortue de Floride (Trachemys scripta elegans) prend un bain de soleil avant de rejoindre ses congénères dans l'étang. On l'a nomme également tortue à tempes rouges en raison de ce signe distinctif qui permet de ne pas la confondre avec les autres trotues nord américaines car oui, la belle n'est pas originaire de nos latitudes ce qui cause bien du tord à notre faune autochtone.

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Un fuligule morillon (Aythya fuligula) mâle barbotte tranquillement à proximité. Lui aussi porte à la patte une bague indiquant qu'il s'agit d'un animal de captivité. Nous avons l'habitude de croiser cet oiseau, mais plutôt en période hivernale où il se rassemble sur les étangs de Miribel et du parc de la Tête d'Or en petits groupes, souvent mêlé à d'autres canards. Chose surprenante, l'espèce peut être chassée dans certains territoires français mais est interdite à la vente. Il pourrait alors s'agir ici d'un hybride, qui n'est pas soumis à la même réglementation.

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Changement de paysage, nous partons pour les portes de la Camargue, non sans avant tomber sur un site remarquable. En bord de nationale, enclavé entre des entrepôts industrielles, une vieille gare et la rivière, un champ. Les jeunes pousses de la culture sont immergées de moitié, piégeant les insectes non volant au sommet des feuilles. C'est l'occasion rêvée pour de nombreux oiseaux de venir se nourrir sans le moindre effort.

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Ce sont là des centaines de volatiles qui ne sont perturbés dans leur recherche de nourriture que par le passage bref d'une buse variable (Buteo buteo). Des goélands (Larius sp.), des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), des choucas des tours (Coloeus monedula), des étourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris) et quelques corneilles noires (Corvus corone) sont affairés à se remplir le ventre. Une telle diversité d'espèces et un si grand nombre d'animaux laisse penser sans grand doute que la nourriture est plus qu'abondante.

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Nous voilà arrivés à la réserve naturelle nationale des Marais du Vigueirat, sur un coup de tête et après avoir croisé un panneau indiquant le site au détour d'une route de campagne. Sur place, on nous indique que la saison et l'heure ne sont pas les meilleurs pour croiser les oiseaux. En effet il fait chaud et la majeure partie des étangs est à sec. Qu'importe, nous sommes là pour découvrir le site.

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Première belle surprise, les cistudes d'Europe (Emys orbicularis). Ces tortues d'eau douce, indigènes en France, sont rares et difficiles à observer d'ordinaire. C'est la troisième fois que nous la crooisons cet été mais jsuqu'alors nous n'avions jamais pu la voir de si près. Inféodées aux eaux boueuses, elle se nourrie principalement de petits animaux mais peut également se tourner vers les végétaux tendres et les charognes pour complémenter son alimentation. Pour distinguer les sexes des individus, rien de plus simple, là où les jeunes et les femelles ont les yeux jaunes, les mâles les ont rouges.

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Depuis l'observatoire en restauration, nous admirons dans le loin une myriade d'oiseaux colorés et de grande taille sans pouvoir leur donnent de nom. Une troupe de hérons gardes-boeufs (Bubulcus ibis) vient suivre les chevaux camarguais qui entre dans notre champ de vision pour se nourrir des insectes que les pas des équidés font s'envoler dans l'air chaud et poussiéreux. C'est l'heure pour nous de rejoindre la visite guidée du marais.

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Arrivés dans le coeur de réserve, nous faisons la découverte de dizaines d'espèces. L'endroit est fantastique et accessible seulement sur autorisation comme c'est le cas pour cette visite guidée. Au loin, les flamants roses se nourrissent en fouillant la vase (Phoenicopterus roseus). Le passage d'un circaète Jean Leblanc croisé plus tôt sur la Crau fait lever la plus part des oiseaux qui ne mettront que peu de temps à revenir se poser sur l'étang.

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Dans le ciel, les cigognes blanches (Ciconia ciconia) font des passages remarqués et remarquables mais c'est leur cousine qui attire notre attention. Au loin, une cigogne noire (Ciconia nigra) s'élève dans les airs. Oiseau solitaire et rarissime, nous le voyons pour la première fois, autant dire que notre émotion est grande. Celle-ci est renforcé par l'observation d'une sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris), petit canard présent uniquement en Espagne. C'est le premier signalement de l'espèce en France pour l'année en France, et nous sommes pas peu fiers de pouvoir ajouter cette observation à notre liste de nouvelles coches.

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Prenons le temps de poser les yeux au sol. La satice commune (Limonium vulgare) forme de grands tapis roses. Appelée lavande de mer bien qu'elle n'en soit pas une, elle a pour particularité d'exuder le sel contenu dans le sol et l'eau où elle puise de quoi se nourrir. Ce sel se retrouve au revers des feuilles qui, comestibles permettent de confectionner de délicieuses salades sauvages.

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Protégée par endroits, le pâturage, la cueillette et la bétonisation des côtes sont les trois principales menaces qui repose sur cette fleur. Aimant les pré-salés, l'irrigation et la désalinisation des sols pour créer de nouveaux espaces agricoles posent également problème dans le bon maintient de ses populations. On la trouve d'ailleurs sur une grande partie des côtes françaises mais aussi dans le bassin méditerranéen et même en Europe du Nord, jusqu'en Suède. Son nom scientifique est inspiré du grec "Leimon" qui désigne les prairies humides dans lesquelles bon nombre des espèces de satices se développent.

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Autre espèce halophile (qui se développe dans des milieux riches en sel), la salicorne d'Europe (Salicornia europaea). Les jeunes pousses sont bien connues en cuisine. Elles peuvent être cuisinées à la vapeur, blanchies comme des épinards, comme des cornichons au vinaigre ou plus simplement sautées à la poêle. Le site dans lequel nous nous trouvons étant une réserve, il est bien sûr hors de question de les récolter.

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Fouillant la vase, des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), des échasses blanches (Himantopus himantopus), des chevaliers cul-blanc (Tringa ochropus), des chevaliers gambettes (Tringa totanus), des chevaliers guignettes (Actitis hypoleucos) et des chevaliers sylvains (Tringa glareola), une bécasse des marais (Gallinago gallinago) et bien d'autres oiseaux se mêlent et se chamaillent joyeusement dans un grand brouhaha. Dans notre observatoire, nous ne bougeons pas, subjugués par le spectacle.

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Changement d'étang. Nous sommes accueillis par un jeune crabier chevelu (Ardeola ralloides). Là aussi c'est la première fois que nous en observons un de si près. Face à nous, une île ou pas moins de 70 spatules blanches (Platalea leucorodia) prennent du repos. Elles sont entourées d'une colonie de grands cormorans (Phalacrocorax carbo) nichant là depuis 2-3 ans. Les ibis facinelles (Plegadis falcinellus) complètent le tableau. 

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Arrêt à Marseille, devant un bon plat traditionnel. Voilà de quoi reprendre nos esprits. Nous avons vécu une journée très folle, et bien qu'il ne s'agisse que d'animaux et de plantes, le plaisir de faire de nouvelles découvertes, de voir pour la première fois des espèces aussi bien communes que rares et de prendre le temps d'observer la nature nous met toujours autant en joie. Il nous reste encore temps à découvrir ! 

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Pour finir le séjour, petit saut par les Calanques, avec une superbe vue sur la baie des singes. Sur la roche, pousse la criste marine (Crithmum maritimum).  Comestible, elle possède elle aussi un goût proche de l'anis et légèrement salé. Cependant on prendra bien garde à respecter les règles de récolte, l'espèce étant protégée par endroit et/ou soumise à la réglementation pour ce qui est de sa cueillette.

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Poussant en buissons haut de 20 à 50 centimètres, sa floraison n'attire pas l'oeil au premier abord, ses fleurs vertes se confondant avec ses feuilles charnues. Résistant aux embruns salés, elle ne connaît que peu de concurrence sur les affleurements rocheux et les falaises où elle se développe, du fait qu'elle figure parmi les rares plantes à supporter les assauts des vagues. Cela lui a valu le surnom de perce-pierre, même si par endroit elle est connue comme fenouil de mer en raison de sa saveur.

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Toujours pour rester dans les comestibles, voici le diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia) reconnaissable à ses feuilles découpées et à sa floraison jaune. On la nome également roquette sauvage ou roquette jaune, elle n'est pas du meêm genre que la roquette (Eruca sativa) mais appartiennent à la même famille, celle des brassicacées au même titre que les choux, la moutarde, les radis, les giroflées ou encore le colza.

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Nous regardons les voiliers se laisser porter par le vent et les bateaux de traversée partir pour la Corse. C'est le moment de prendre le large mais cette fois-ci dans le sens inverse, en direction de la vallée du Rhône, des gris vignobles et de l'herbe jaunie qui parsème les coteaux. L'automne se fait sentir avec une pointe d'été dans les températures. La migration bien avancée ne serait nous faire oublier que c'est le moment de rejoindre notre logis.

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vendredi 30 août 2019

Du marais au plateau : quelques reptiles de l'Isère.

 

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L'étang de Lemps

Il fait bon, c'est le début de l'été et la nature est en fête. Chaussures de randonnée aux pieds, nous partons en direction de l'Isère, à la limite de l'Ain pour nous offrir une matinée reptiles. Les écailleux sont plutôt du genre à aimer le soleil et cette saison est celle de leurs amours, tout autant de conditions pour espérer en croiser quelques uns.  L'an dernier j'avais pu visiter l'étang avec mes camarades de BTS lors du rallye ornitho de la LPO 38. Cette année c'est en amoureux que nous nous y rendons, ayant à coeur de faire découvrir à Thomas la joie de voir les tortues sauvages. L'étang de Lemps appartient à un ensemble constitué d'une pièce d'eau, du marais de Gâ et du bois de Burnoud. Ces entités constituent une ZNIEFF, c'est à dire une zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique. Le site n'est pas pour autant protégé ou classé, il s'agit avant tout d'une zone d'inventaire relevant des caractéristiques particulière d'un lieu sur le plan de la biodiversité (que cela soit par ses espaces ou ses espèces). Ainsi, on peut y trouver des rainettes vertes, du chat forestier, des lièvres d'Europes, des busards Saint-Martin, des hérons pourprés ou des orchidées, mais c'est bine autre chose qui ce jour là attira notre attention. Ce fût le cas notamment avec cet arbuste qui semble au premier abords anodin, l'épine-vinette (Berberis vulgaris) mais au combien fascinant. Hôte du champignon pathogène du blé, la rouille noire (Puccinia graminis), il fût systématiquement éliminé des campagnes. Heureusement on le trouve aisément sur les coteaux calcaires, dans les zones de friches ou dans le nord du pays. On peut de ce fait profiter de ses grappes de fleurs jaunes qui aurait donné le nom de Berberis à la plante de par leur forme de coquille.

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À peine arrivés nous tombons nez-à-nez avec une magnifique cistude d'Europe (Emys orbicularis), une petite tortue indigène très craintive, inféodée aux milieux aquatiques. Il s'agit ici d'une femelle, la pupille de l'oeil étant jaune. Chez les mâles elle se présente rouge.

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Sur l'étang, un radeau servant de reposoir aux canards et aux tortues. Un grand observatoire permet de les admirer en toute quiétude. Appelée également tortue boueuse, la cistude aime chasser dans les eaux palustres des étangs, des marais et des rivières envasées où la végétation est importante. C'est dans celle-ci qu'elle trouvera les poissons, les insectes et les algues dont elle se nourrie. Quand l'hiver arrive, elle s'enfonce dans la vase pour n'en ressortir que le printemps venu, s'assurant ainsi une hibernation tranquille. Quasi menacée, elle est en grande régression en particulier dans le le sud de la France. En Suisse, elle avait pratiquement disparu mais depuis 10 ans, un programme de réintroduction vise à son retour dans le pays.

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La grenouille verte (Pelophylax sp.) est une appellation qui désigne les grenouilles de cette colorie présentes en Europe. Cela comporte trois espèces distinctes : la grenouille de Lessona (Pelophylax lessonae), la grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) et la grenouille de Pèrez (Pelophylax perezi). Tout ce joyeux monde se reproduit, entraînant l'apparition d'hybrides fertiles, autant vous dire qu'il y a du challenge dans les identifications.

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Sous la haie, au milieu des véroniques de Perse (Veronica persica), un magnifique lézard à deux raies mâle (Lacerta bilineata). Nommé pendant fort longtemps lézard vert, la génétique et l'observation minutieuse à conduit à la distinction de deux espèces : à l'Ouest de l'Europe celui à deux raies, à l'Est le lézard vert (Lacerta viridis).

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Monsieur, chez qui la gorge est d'un bleu particulièrement vif, mord la queue de madame, signe que l'accouplement est sur le point de se produire. Cependant, un concourant arrivant à toute vitesse, la joute amoureuse prend fin pour devenir une véritable combat entre les deux rivaux se soldant par une course poursuite effrénée. Le vainqueur aura non seulement le droit de se reproduire mais aussi, de jouir du territoire. Deux à trois mois plus tard, sortirons du sable 20 à 40 bébés lézards d'1 gramme. En fonction de la température du sol et de la profondeur d'enfouissement, les oeufs donneront des mâles ou des femelles, la chaleur jouant sur le sexage de l'individu à naître.

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L'adulte atteint facilement 30 centimètres, 40 plus rarement. Les 2/3 de son corps sont composés de sa queue. Celle-ci lui sert de balancier dans ses courses, de réserve de graisse, d'apparat de séduction et en cas de danger, de leurre. Rapide, il se saisi sans mal de ses proies. Sauterelles, mouches, araignées, vers et parfois même petits mammifère, c'est un bon chasseur qui se déplace cependant bruyamment, ce qui ne va sans attirer l'attention.

DSC01997Les juvéniles, particulièrement vulnérables, on une croissance rapide ce qui leur permet dès la première année de se protéger d'un nombre important de prédateurs. Chats, rapaces (buses et circaètes), serpents (en particulier les couleuvres) ... les dangers sont nombreux.

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Pour survivre au mieux, les petits lézards verts abordent une robe différente de celle de leurs parents, marquée par deux bandes blanches qui a valu à cette espèce son nom. Dans les feuilles de lierre et des ronciers, ce juvénile semble à l'abri de toute menace et peut à loisir saisir les jeunes grillons des bois émergeant de la litière forestière. Si tout ce passe bien pour lui, il pourra se rerpduire dès l'âge de deux ans, vivre au grand maximum une quinzaine d'années et tirer à profit de ses incroyables capacités, comme celle de grimper aux arbres à l'aide de ses doigts légèrement ventousés comme ceux des geckos.

Cette visite de l'étang se termine par un peu de botanique. Les asperges des bois étant montées en fleurs, il n'est plus question d'en faire la collecte pour réaliser une délicieuse omelette, pas plus que les feuilles d'ail des ours devenues trop rêches et amères. Les pousses de tarrier ne sont pas elels aussi au menu. Bref, il faudra alors se contenter des fleurs de saison et de quelques feuilles de mélisse officinale pour l'infusion du soir.

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Le Grémil pourpre bleu (Lithospermum purpurocaeruleum) est une superbe fleur dont les graines blanches, dures et nacrées sont similaires à des perles. C'est elles qui ont donné à la plante le nom grec de Lithospernum, qui signifie littéralement semence de pierre. On le retrouve également sous une autre appellation : Buglossoides purpurocaerulea. 

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Sauvage, on le trouve de plus en plus dans les jardineries comme couvre-sol, celui-ci se plaisant à l'ombre des arbres, des lisières de forêts et des broussailles. De la famille des Boraginacées comme la bourrache et la consoude, ses fleurs naissent violines avant de terminer bleues, indiquant par cette couleur aux pollinisateurs que la plante ne dispose plus de nectar, la reproduction s'étant effectuée. Un échange de bon procédé en somme. C'est là que notre excursion du matin s'achève, mais ce n'est que pour prendre plus de hauteur sur le plateau qui surplombe une autre zone humide à quelques kilomètre de là seulement, terrain de chasse favoris des hirondelles et des rapaces.

 

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Le plateau de Larina

Nous avions pu l'an dernier le découvrir à travers une randonnée sympathique mais aussi en apprécier toute la faune. Pour 2019, pas de vipère aspic (Vipera aspis) en vue mais bien d'autres choses, à l'instar des hérons cendrés (Ardea cinerea) qui nidifient au pied du belvédère ou le vol de nos toutes premières hirondelles des rochers (Ptyonoprogne rupestris) qui ont élu domicile sur les falaises du plateau. La chance nous sourit, il fait toujours aussi beau et il y a peu de monde, deux conditions essentielles pour croiser des animaux aux heures où nous nous aventurons dans Larina, entre les vestiges d'un autre âge, les blocs de pierre couverts de fossiles et les bosquets de peupliers trembles. L'endroit est connu pour ses lièvres, ses papillons mais aussi ses orchidées qui se plaisent sur ce sol pauvre est calcaire, présentant à la fois des milieux de pelouses humides et de pelouse sèches, le rêve pour les orchidphiles.

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En parlant d'orchidées, en voici une qui ne paye pas de mine, l'orchis de l'homme-pendu (Orchis anthropophora). Son nom vient de ses fleurs au sépal beige-rosé qui évoquerait des petits hommes pendus au casque que forme les tépales, fruits de la fusion des pétales et des sépales de la plante. C'est une orchidée qui s'hybride facilement avec d'autre, donnant des rejetons stériles mais magnifiques comme l'Orchis x.spuria.

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La pulsatille rouge (Pulsatilla rubra) est une très belle fleur relativement rare qui apprécie les landes sèches, en particulier là où évolue les genêts. Typique du Massif Centrale, on ne la trouve qu'en de rares occasions ailleurs. Elle bénéficie d'une protection intégrale sur l'ex-région Rhône-Alpes. De floraison assez précoce, le plus souvent en avril, elle ne dévoile que pendant peu de temps ses pétales rouge bordeaux qui la rendent singulière.

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Les oiseaux balayent le ciel : hirondelles, martinets, milans ... tous profitent des thermiques pour prendre de l'assension et foncer sur leur proies : des insectes pour les deux premiers, des charognes pour le dernier. Au loin deux paons chantent, rendant l'instant irréel. Nous avons beau guetter sur les crêtes et les failles rocheuses, aucun rapace ne viendra à notre rencontre. Il faudra attendre notre prochaine sortie pour forcer la  chance.

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Ce jeune lézard des murailles (Podarcis muralis) est en pleine mue, portant son ancienne peau comme un chandail. Européen, il a été introduit en Amérique du Nord. Les vieux murs, les éboulis, les rochers et les souches constituent son principal habitat. Urbain on le retrouve sans peine en ville et au coeur des villages, là où la plupart de ses cousins désertent le goudron et le béton. Carnivore, il becte sans mal les papillons et leurs chenilles, les araignées, les criquets et grillons, les verres de terre et les mouches, ce qui en fait de lui un précieux auxiliaire du jardinier et qui, croquant même dans les pucerons, ne demande pas grand chose pour s'installer au jardin.Un tas de bois, quelques vieilles pierre, un bout de mur bien exposé au soleil, un tas de sable pour la ponte ... et le tour est joué. Il n'est pas rare de le voir couvert de tiques, mais ce sont les chats domestiques et les oiseaux de proies qui présentes le plus grand danger pour ce petit lézard qui n'excède que très rarement les 20 centimètres. Chez moi, dans le Dauphiné, les anciens le nomme la larmuze / la larmuse, surnom que je ne lui connaissais pas. Polymorphe, il peut parfois être confondu avec d'autres lézards plus rares et plus discrets comme le lézard des souches (Lacerta agilis) ou les jeunes lézards verts (Lacerta viridis). Protégé partout en France, on est tout de même parfois tenté enfant de le courser pour le voir abandonner sa queue. Grave erreur, car non seulement cela porte atteinte à l'animal en l'effarouchant, mais cela conduit aussi l'animal à se séparer d'une précieuse réserve de graisse et d'un atout majeur de séducation utilisé dans la recherche d'un partenaire, réduisant ainsi ses chances de se reproduire.

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Des papillons ? Pas tous. L'ascalaphe soufré (Libelloides coccajus) à droite appartient à l'ordre des névroptères, constitué de familles d'insectes les pour la plus part étranges et surprenants comme les mantispes. Ici on a un véritable croisement entre une libellule et un papillon, ce qui donne un redoutable prédateur aux ailes colorées.

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Le flambé (Iphiclides podalirius) est un véritable papillon. On le reconnaît à ses grandes ailles zébrées et à ses ocelles orangées.Sur celui-ci elles sont abondantes, sans doute ont elles finis dans le ventre d'un oiseau gourmand. Il vole de mars à septembre, et trois générations peuvent émerger en une seule année. La femelle pont ses oeufs sur les arbustes de la famille des rosacés, en particulier les prunelliers, cerisiers et autres aubépines. On y observe alors de jeunes chenilles noirs devenir peu à peu vertes au fil de leur croissance, se fondant dans le feuillage qu'elles dévorent.

Escapade terminée, retour sur Lyon, la routine de la ville mais aussi, le bonheur de faire le travail que nous aimons. C'est toujours un plaisir de découvrir de nouvelles espèces, de ce dire qu'elles sont à portée de main et que la patience et un brin de chance suffisent à les approcher d'un peu plus près. Depuis Larina et l'étang de Lemps, nous nous sommes équipés en matériel, et sans être de véritables naturalistes, nous avons la prétention de nous en approcher peu à peu chaque jours afin d'en devenir de véritables.

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mercredi 27 juin 2018

Rallye ornitho avec la LPO.

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Retour dans l'Ain et l'Isère fin mai 2018 pour un événement un peu particulier, un rallye ornitho. Qu'est ce que donc ? Il s'agit tout au long d'un parcours dessiné à l'avance d'observer le plus d'espèces d'oiseaux possible. Composées en petits groupes, les équipes doivent se déplacer sur 3 à 4 sites afin de pouvoir mener leur inventaire. L'enjeu de cette matinée d'observation est d'évaluer année après année la présence et le nombre d'oiseaux pour évaluer leur population. Il n'y a pas de mystère, la tendance est encore et toujours à la baisse, de quoi se miner le moral malgré cette journée placée sous le signe de la convivialité et de la découverte. Cela ne serait cependant faire oublier la beauté de site, en particulier de l'étang de Lemps et du plateau de Larina où nous retournons de temps à autre traîner nos savates. Le temps et couvert et la pluie s'invite par moment, c'est idéal pour observer certains animaux en quête de chevreuil. Un ragondin et un chevreuil d'humeur matinale croise notre route, il n'en faut pas plus pour contribuer à notre bonne humeur. Pour l'occasion je suis avec 4 de mes camarades qui m'ont accompagnés tout au long de mon GPN, et qui, passionnés de nature et d'ornithologie m'ont convié à eux pour cette sortie.

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Le paysage n'est pas forcément celui auquel on s'attend. La centrale nucléaire du Bugey s'offre au promeneur, mais c'est sur les falaises qu'il faut s'attarder. Outre l'autour des palombes (Accipiter gentilis) qui nous a gratifié d'un très rapide passage, il y a fort à voir. Déjà en contre-bas, où une grande héronnière s'étend, on peut y observer les parents nourrir leurs pettis. Sur la falaise, les choucas des tours (Corvus monedula) sont rois, ce qui semble nullement déranger ce pigeon colombin (Columba oenas).

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Les ascalaphes (Libelloides) malgré leur aspect ne sont pas des papiilons. Ils se reconnaissent à leurs ailes en partie transparentes, aux massues au bout de leurs antennes et à leur régime alimentaire qui se compose essentiellement de mouches qu'ils capturent en plein vol. Ils sont typiques des milieux secs et pierreux.

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Le gazé (Aporia crataegi) est aussi nommé piéride de l'aupébine. Généralement, les ailes aux nervures noires des femelles sont beaucoup plus transparentes que celles des mâles et possèdent une marge brune, ce qui permet de différencier les sexes, à condition que les individus aient déjà quelques heures d'existance sous leur forme d'imago. Une quinzaine de pontes de 60 à 120 oeufs jaunes à chaque mise sous feuilles finissent par épuiser dame gazé qui bien souvent, meurt d'épuisement. Comme son nom l'indique, l'aubépine est l'arbre hôte des chenilles de ce papillon. 

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Sur le plateau de Larina, bien d'autres espèces se rencontrent. Ceux de la famille des nymphalidae sont les plus abondants. Souvent de grande taille, ces papillons sont des butineurs précieux car ils sont souvent les seuls à être capable avec leurs longues trompes à atteindre le nectar contenu dans les éperons profonds de certaines fleurs.

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Le lézard vert occidental (Lacerta bilineata) a fait de Larina son fief. Pourtant celui-ci n'y a pas été observé. Il est originaire de l'ENS de l'étang de Lemps. C'est un endroit idéal pour d'observer la faune de part ses observatoires et ses palissades. Bien cachés, nous sommes gratifiés du passage de la bondrée apivore (Pernis apivorus) et semble-t-il du faucon hobereau (Falco subbuteo) s'ajoutant à la multitude de canards présents.

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Deux couples de grèbes huppés (Podiceps cristatus) s'affèrent à leur pêche. En fin de notre parcours, nous avons même la chance d'observer sur le lac devant le quel nous pique-niquons un adulte transportant un petit sur son dos. Cet oiseau se caractérise par plumage pourpre, par son vol saccadé et par son cri de trompette.

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Ô joie ! Nous tombons sur l'emblême de l'ENS : la tortue cistude (Emys orbicularis). C'est la première fois que j'observe des specimens sauvages, autant vous dire que je n'en reviens toujours pas. C'est une des deux espèces de tortues sauvages en France métropolitaine avec la tortue d'Hermann (Testudo hermanni). Aquatique, elle était présente dans tout le pays avant que les milieux humides ne se réduisent à peau de chagrin. Désormais elle est en voie de disparition dans l'ensemble de l'Europe, en Russie et au Nord de l'Afrique.

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L'ornithogale des Pyrénées (Ornithogalum pyrenaicum) est appelé asperge des bois. Au stade de fleurs il n'est plus apte à être cueillie. C'est quand il est en bourgeon, quand le soleil n'est pas encore trop dur, qu'on le récolte en forêt ou en lisière. Sa saveur douce, verte et sucrée en fait un met recherché. De ce fait il se ratifie dans de nombreuses forêts se qui a poussé certaines régions et communes à le protéger complètement ou de manière partielle en réglementant sa récolte. Ce soir là, c'est omelette aux asperges des bois à la maison.

DSC04064Notre itinéraire s'arrête dans les marais qui se trouvent au pied du plateau de Larina. Sur la berge, un héron pourpré (Ardea purpurea) tente de trouver un peu de calme malgré les piaillements incessants des locustelles cachées dans la phragmitaie. La matinée rallye prend fin, au compteur plus de 140 espèces mais avec des effectifs très faibles. Mauvais temps, activité humaine, prédation ... nos amis à plumes sont de moins en moins présents dans nos campagnes et les causes sont multiples. Notre morale s'en trouve quelque peu endeuillé, malgré la convivialité ambiante qui émane du repas partagé avec les autres équipes.

jeudi 6 décembre 2012

De plumes et de poils.

Seriez-vous reconnaître qui se cache derrière chaque photo?

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 De gauche à droite et de haut en bas:

A: oie blanche, B: oie blanche, C: oie blanche, D: chat, E: chat, F: chat

G: chat, H: cheval, I: chat, J: chat, K: chat, L: cheval

M: vache, N: âne, O: chat, P: poule, Q: cygne blanc, R: oie cendrée

S: dindon, T: lapin, U: tortue de Floride, V: tortue de Floride, W: âne, X: lapin

 

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