mardi 22 mars 2016

La magie des Halles Paul Bocuse.

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Les Halles Paul Bocuse, c'est le temple de la bonne bouffe de Lyon. On y trouve une partie des meilleurs produits de la ville et beaucoup de préaparation authentiques. On y trouve par exemple les célébres quenelles de brochet et la sauce au homard qui les accompagnes. On y trouve de nombreux commerçants spécialisés mais aussi quelques bons réstaurants où il est possible de manger sur le pouce ou au contraire, de prendre son temps.

 

Un savoir faire authentique.

On trouve de tout est surtout, du bon. Parmi les produits phares il y a les fromages régionaux aux formes et aux noms surprenants, les charcuteries de terroir et les produits italiens comme les pâtes ou les farcies. On compte ainsi cinq fromagers, cinq épiceries fines et pas moins de six charcutiers. C'est un peu le rêve de tous les gourmands. Il est même d'aller boire pour accompagner tout cela un bon petit vin chez l'un des deux caviste.

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Des produits d'exception.

C'est ici que l'on trouve les produits qui ne sont pas facile de trouver ailleurs dans la ville et sa périphérie. On peut ainsi se fournir de la courge musquée de Provence (Cucurbita moschata Duchesne) à la chaire parfumée et un peu sucrée pour réalisé les plats d'hiver ou surprendre les convives d'un repas au début du printemps.

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Les sucreries.

La ville de Lyon est connue pour ses douceurs dont une en particulier : les pralines roses. Il s'agît d'amande entourée de sucre rose. Elle est servie telle qu'elle ou peut être concassée et disposée sur des gâteaux. Mais le meilleur reste la tarte aux pralines et biensûr, le St Genis qui vient de pas très loin de chez moi.

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Les morilles et les truffes.

Ce sont les champignons les plus prestigieux et les plus recherchés en France. Séchées, les truffes d'été (Tuber aestivum) et les morilles (Morchella sp.) peuvent se conserver une très grand nombre d'années, plus de vingts ans ! Mais c'est fraîches que je les préfère car c'est là quelle donne tout leur goût. Leur prix en font des mets d'exception, mais heureusement nous avons la chance de pouvoir en trouver dans nos forêt en Isère. 

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Le Crayon : la Tour-Part-Dieu.

C'est la tour la plus connue de la ville. Elle tient son nom de sa forme cylindrique et surmontée d'un "toit" semblable à la pointe d'un crayon. Elle domine du haut de ses 32 étages la Gare Part-Dieu que nous fréquentons régulièrement. Elle abrite le plus haut hôtel d'Europe. Ses résidents et les employés qui s'y trouvent peuvent avoir une vue à 360°C sur l'ensemble de la mégapole. Elle a désormais un chocolat d'exception à son nom.

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Le mot de la fin.

Voilà encore un court article pour présenter Lyon. J'espère qu'il vous aura mit l'eau à la bouche, parce que moi oui. Plus sérieusement il me permet d'introduire le fait que le blog d'ici quelques temps pourrait être un peu plus centré sur la région lyonnaise et le Rhône, sans pour autant mettre de côté nos belles Alpes.

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lundi 15 février 2016

Sortie en montagne 13.

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N'est-il pas beau, ce sommet enneigé du mont Ventoux ? Été comme hiver il est d'une blancheur immaculée. Quand les rayons du soleil se feront abondants et chauds, la neige laissera rapidement place à de la caillasse tout aussi blanche. On y trouve une flore rare et de nombreuses espèces uniques en France.

 

Le Cynips de la galle ronde du chêne (Andricus kollari).

Ce cynips est un tout petit insecte de la famille des Cynipidae. Il est un lointains cousin des guêpes, des fourmis et des abeilles. Les femelles pondent leurs oeufs sur les rameaux du chêne pédonculé (Quercus robur). L'arbre va produire pour se protéger des tissus qui vont entourer le corps étranger et vont former une "noix de galle". Les larves vont s'en nourrir jusqu'à s'en extirper en perforant la paroi. Ces galles ne sont pas dangereuses pour l'arbre.

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La campanule fausse raiponce (Campanula rapunculoides).

 Cette grande campanule est très présente dans toute la partie Est de la France. On la rencontre dans les friches, les champs, les jardins, les forêts, les bords de route etc. Elle a été pendant un temps utilisée comme légume dans les potagers car ses tubercules et ses jeunes feuilles cuites à l'eau sont comestibles sans pour autant être très bons. C'est désormais dans les jardins qu'elle est cultivée pour sa beauté et ses dimensions.

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Le pavot cornu (Glaucium flavum).

 Ses feuilles sont très reconnaissables mais c'est surtout grâce aux longues cosses de ses fruits que l'on peut avec certitude le reconnaître. Ici sur la commune de Sault elle pousse un peu près à la hauteur maximale qu'on lui connaît : 800m. Elle est très présente dans le midi et le long des côtes françaises. Sa floraison se fait normalement entre février et juillet mais cette année elle est en avance comme pour de nombreuses plantes.

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La famille des trèfles (Trifolium).

 Les trèfles appartiennent aux fabacées. Ils vivent en symbiose avec des bactéries qui fixent l'azote au niveau de leurs racines. On rencontre de nombreuses espèces de trèfles comme le trèfle des prés (Trifolium pratense) présent sur les deux premières photographies ou le trèfle blanc/rampant (Trifolium repens) visible en dessous. Ils sont cultivés pour redynamiser les sols et comme fourrages pour de nombreuses espèces animales.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

 En voilà une autre à la floraison détraquée. D'ordinaire cette scabieuse fleurie de juillet à octobre. Celle-ci début décembre était encore bien ouverte. On la rencontre surtout dans le Sud-Est de la France dans les zones très ensoleillées et plutôt exposées à des températures chaudes, même sur un court laps de temps.

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Le silène enflé (Silene vulgaris).

 Il porte ce nom en raison des calices des fleurs bombés et nervurés. Les enfants les utilisent comme claques doigts en fermant l'extrémité ouverte d'une main et en écrassant de l'autre le ballon ainsi formé. Les jeunes pousses sont parfois récoltées pour être cuisinées crues ou cuites à l'eau pour leur goût de petit pois.

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La centaurée jacée (Centaurea jacea).

 Elle porte aussi le drôle nom de "tête de moineau". On la rencontre un peu partout en France dans les champs, les près et dans les milieux plus ou moins frais. Elle s'étant du Sud de l'Europe au Nord de la Sibérie. Elle est récoltée pour les structures pharmaceutiques pour les propriétés médicinales qu'on lui prête.

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Le Gaillet gratteron (Galium aparine).

 Pour le reconnaître il faut se fier à ses tiges carrées, aux petits fleurs blanches à quatre pétales, aux graines qui s'accrochent aux poils et aux feuilles se terminant par un léger crochet. On l'utilisait enfant comme "balle adhésive" en formant avec les tiges une boule qui s'accroche aux vêtements et aux cheveux. Les pousses sont parfois consommées en salade ou en soupe et parfois, comme traitement pour la peau en médecine populaire.

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L'absinthe (Artemisia absinthium).

 Nommée aussi armoise ou herbe sainte, elle est intimement liée à l'histoire des hommes. C'est une plante médicinale utilisée autrefois pour les maux d'estomac, les règles, les fatigues etc. Elle est surtout connue pour son utilisation dans la célèbre absinthe, alcool du même nom qui en France était très apprécié à l'époque des romantiques. Dans l'emploie médicamenteux comme dans l'alcool, elle s'avère toxique et dangereuse. Certains auteurs comme Charles Baudelaire s'en enivrait et la nommait "la fée verte", lui prêtant les traits d'une muse.

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Les églantiers sauvages (Rosa sp).

 On confond trop souvent l'églantier (Rosa canina) avec les autres espèces de rosiers qui pousse de manière naturelle en France. Bien qu'il soit très courant, il se différencie des autres espèces par la forme de ses feuilles, la couleur des pétales ou la taile des fruits. Néanmoins la distinction est rarement simple à faire.

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Le pin à crochet (Pinus uncinata).

 Très abondant au mont Ventoux, il résiste très bien au froid, à la neige mais aussi aux vents violents et aux fortes chaleurs. Pour certains botanistes il est une espèce à part entière mais pour d'autre il s'agît d'une sous-espèce du pin de montagne (Pinus mugo), ce qui entraîne parfois de vifs débats. On l'emploi pour reboiser les zones déforestées ou pour les industries gourmandes en bois, en particulier dans la construction de charpentes.

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L'étude des lichens : la lichénologie.

 Les lichens sont l'heureux mariage entre un champignon et une micro algue (pour simplifier les choses). La naissance d'un individu viable et fécond se nomme une lichénisation. La lichénologie se penche sur les phénomènes liés à l'apparition des lichens, des espèces découvertes et à découvrir, à leur symbiose, de la manière dont elles s'adaptent à travers le monde et à l'identification des champignons et algues les composants.

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Pelouses sèches de la vallée du Ventoux.

 C'est un milieu bien particulier où l'on rencontre des espèces rares. On parle de pelouse sèche quand on fait face à une zone composée d'herbes rases composées de graminées et de petites herbacées. Ce type de végétation se rencontre de manière ponctuelle au Ventoux en raison des forts vents dépassants parfois les 250km/h, du sol qui est très drainant, pauvre en substrat et en éléments, des pluies faibles et aux fortes variations de chaleurs.

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Les fruits de montagnes.

En montange on rencontre de nombreusesbaies qui peuvent aussi bien nourrir les oiseaux que les hommes. Les fruits d'aubépine (Crataegus sp.) étaient employés dans la confection de farine. Les pines de pin à crochet (Pinus uncinata) peuvent se consommer comme des pignons et les baies du genivrier commun (Juniperus communis) fait le plaisir des amateurs de choucroute. Par contre les frutis du lierre (Hedera helix) nous son toxiques.

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Le village de Sault.

 C'est une commune du Vaucluse qui culmine à 765 m d'altitude. Elle est entouré du haut de son piton rocheux de champs de lavande et de pâtures à moutons qui composent une partie de la vallée du Ventoux. Le climat y est rude : l'été y est sec et chaud, il n'est pas rare de voir des abondantes chutes de neiges l'hiver et le vent qui y souffle décorne un boeuf sans mal. Malgré cela, Sault reste un très beau village où il fait bon s'y promener.

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Cycle d'une plante annuelle.

 Comme leur nom l'indique, il s'agît de plantes qui ne vivent pas plus d'une année. Parmi celles-ci on trouve par exemple le basilic, la bourrache, la marjolaine, le datura ou encore le pourprier. De leur germination à leur mort, pas plus d'un an ne s'est écoulé. Pour favoriser la survie de l'espèce, elles ont une floraison rapide, prolongée et importante pour augmenter leur reproductivité et une production de graines souvent très abondante.

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L'oothèque de la mante religieuse (Mantis religiosa).

 C'est dans l'oothèque que la femelle de la mante religieuse dépose sa ponte, soit entre 200 et 300 oeufs. Elle la produit grâce à ses valves génitales qui donnent une soie résistante durcissant à l'air libre. C'est par la bande blanche que les petites mantes sortent à l'arrivée des beaux jours, c'est à dire vers le mois de mai.

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Le sous-bois des chêneraies.

 Le Ventoux est une terre de vins mais surtout de truffes noires (Tuber melanosporum). De ce fait on croise de nombreuses chênaies plus ou moins anciennes dont certaines abritent le précieux champignon. Sur le sol de celles-ci on trouve une variété de plantes importantes et atypiques car le chêne est un arbre qui laisse filtrer facilement la lumière. Ainsi des plantes peu commnes d'ordinaire dans les bois s'y épanouissent plutôt bien.

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Le mot de la fin.

 Un très bon séjour en perspective où la gastronomie a été à la fête. En effet, au Ventoux il y a de quoi boire et manger bien et bon .... mais les mollets ne sont pas restés inactifs pour autant ! Il a fallu d'autant plus affronter de terribles rafales de vent pour admirer le paysage. Heureusement qu'au centre du village se trouve une boutique de nougat pour motiver et redonner un peu de courage aux marcheurs au nez rougit par ce vilain temps.

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jeudi 4 février 2016

Tableau de récolte 2015 - Prévision 2016 ?

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J'ai été plein d'entrain et d'envie en 2015. J'ai bien fait mes devoirs et j'ai remplit avec application mon journal de cueillettes dans l'ouvrage "Les carnets du Cueilleur de Champignons" que vous pouvez retrouver chez Artémis et que je vous recommande vivement, c'est juste super pratique et très utile. Parmi les nouveaux axes en cette année 2015 passée : la référence n'est plus le défunt "Club des Cèpe" mais le forum Tachenon qui s'anonce et a été plein de promesse même si j'y suis peu appliqué depusi quelques mois. La création d'une base de donnée sur les morilles que je trouve est en bonne voit mais il faudra attendre quelques années pour avoir des chiffres parlants. Et puis il y a le retour assidu au carnet et le début de l'aventure Myceliane.

Les relevés concernent les communes du Voironais-Chareteuse en Isère.

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Janvier et Février :
Il y a eu des neiges plutôt importantes qui entre janvier et février ont empêchées ou du moins, ralenties les sorties mycologiques qui n'ont pas été du tout prolixes. Froid tenace.

Mars :
Températures variables, grosses pluies, sols saturés en eau. Du début du mois j'usqu'à son milieu belles chaleurs puis jusqu'à la fin précipitations froides accompagnées de gel.

30/03/15 : 75% de visibilité de la Lune, T entre 9°C et 15°C,
une poignée de pézizes veinées (Disciotis venisa) soit 7 ou 8 specimens.
31/03/15 : 83% de visibilité de la Lune, T entre 9°C et 16°C,
4 grosses poignées d'oreilles de Judas (Auricularia auricularia Judae) soit 300 gr.

Avril :
Temépratures légères en début de mois et proches du zéros (avec des grands écarts) puis petite remontée, encore quelques gelées. Augmentation rapide des températures sur la fin du mois, peu de pluie et découvertes de morilles séchées par le temps.

06/04/15 : 96% de visibilité de la Lune, T entre -1°C et 9°C,
6 morilles coniques (Morchella conica) de taille moyenne.
08/04/15 : 89% de visibilité de la Lune, T entre -1°C et 19°C,
1 grosse morille conique (Morchella conica) et 3 petites morilles communes (Morchella esculenta).
09/04/15 : 81% de visibilité de la Lune, T entre 0°C et 18°C,
21 morilles coniques  (Morchella conica), 3 pézizes (Disciotis venisa),
1 hygrophore de Mars (Hydrophoruq marzuolus).
13/04/15 : 41% de visibilité de la Lune, T entre 04°C et 22°C,
1 petite morille conique (Morchella esculenta) et 3 pézizes veinées (Disciotis venisa).

Mai :
Pas de sorties car le travail est trop prenant.

Juin et Juillet
Là aussi pas de sortie à cause du travail de nuit. À savoir que quelques belles trouvailles ont été faites à la maison avec 6-7 truffes d'été (Tuber aestivum) mais pas plus. Plus de feuilles sur les lieux de récoltes des truffes, cela expliquerait peut être leur quasi absence.

Août :
Peu d'activité toujours pour les mêmes raisons. Mois assez chaud avec quelques ondées rafaraîchissantes, températures entre 7°C min et 33°C max. Pluie un peu avec max 10 cm d'averses.

26/08/15 : 81% de visibilité de la Lune, T entre 9°C et 21°C,
une poignée de girolles amétystes (Cantharellus ametyste).
27/08/15 : 89% de visibilité de la Lune, T entre 12°C et 28°C,
3 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis) et quelques chanterelles en tube (Cantharellus tubeaformis).

Septembre :
Le mois a été marqué par des températures assez fraîches, avec une alternance de périodes sèches et calmes et de périodes humides et agîtées. L'ensolleillement a été proche de la normale.

13/09/15 : 0% de visibilité de la Lune, T entre 15°C et 25°C,
un demi panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides) et de pieds de moutons
(Hydnum repandum) et quelques girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).
19/09/15 : 27% de visibilité de la Lune, T entre 7°C et 19°C,
1 fond de panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides), quelques girolles améthystes
(Cantharellus amethysteus) et une belle amanite des Césars (Amanita caesarea),
1 cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), un panier de pieds de moutons (Hydnum repandum)
et de girolles améthystes (Cantharellus amethysteus), 4-5 columelles (Macrolepiota procera).
24/09/15 : 77% de visibilité de la Lune, T entre 4°C et 19°C,
une poignée d'oreilel de Judas (Auricularia auricularia Judae).
25/09/15 : 86% de visibilité de la Lune, T entre 3°C et 18°C,
4 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis), 400gr de girolles améthystes (Cantharellus amethysteus),
de pieds de moutons (Hydnum repandum) et de chanterelles en tube (Cantharellus tubeaformis)
et quelques columelles (Macrolepiota procera).
29/09/15 : 99% de visibilité de la Lune, T entre 5°C et 18°C,
3 pleurotes du Panicaut (Pleurotus eryngii), à confirmer.
30/09/15 : 95% de visibilité de la Lune, T entre 5°C et 18°C,
5 columelles (Macrolepiote procera).

Octobre
Frais globalement, mais avec un bel été indien malgré des températures déficitaires. Dans les Alpes elles ont été de saison voire légérement en augmentation. Mois peu pluvieux. Bon ensoleillement.

01/10/15 : 88% de visibilité de la Lune, T entre 6°C et 18°C,
quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis) et 200 gr de girolles améthystes (Cantharellus amethysteus),
3 columelles (Macrolepiota procera) et quelques lactaires délicieux (Lactarius deliciosus).
08/10/15 : 21% de visibilité de la Lune, T entre 6°C et 15°C,
10 columelles (Macrolepiota procera) , 2 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis),
1 kg de chanterelles en tube (Cantharellus tubeaformis), quelques pieds de moutons
(Hydnum repandum) et girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).
18/10/15 : 22% de visibilité de la Lune, T entre 6°Cet 12°C,
2 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis), un peu de girolles améthystes
(Cantharellus amethysteus), 3 lactaires délicieux (Lactarius deliciosus),
2 bolets baies (Boletus badius), 500gr de chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis) et quelques pieds de moutons (Hydnum repandum).
21/10/15 : 52% de visibilité de la Lune, T entre 6°C et 10°C,
quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et grosses girolles améthystes
(Cantharellus amethysteus), un gros panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides).
22/10/15 : 62% de visibilité de la Lune, T entre 2°C et 12°C,
2 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis), 2 bolets baies (Boletus badius),
quelques beaux lactaires délicieux (Lactarius deliciosus), un panier de chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis), un peu de  girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).
et pas mal de laccaires améthystes (Laccaria amethystina).
27/10/15 : 100% de visibilité de la Lune, T entre 11°C et 16°C,
un demi-panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides),
2 pieds de moutons (Hydnum repandum), une vingtaine chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis), 1 grosse girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).

Novembre et Décembre
Pas de sorties.

Et les prévisions ?

Cette année elles sont compliquées. Pas ou peu de neige, des morilles qui sortent déjà ça et là depuis la fin décembre, des hygrophores et des morillons en Haute Savoie en janvier et des cèpes dans les Landes début février ... décidément on est pas prés de savoir avec fiabilité de quoi sera faite l'année mycologique 2016.

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mercredi 25 mars 2015

Les champignons de l'Isère, 2e édition.

 

Les Champignons de l'Isère.

 

Pour l'année 2015 on remet ça. Voici un liste non exostive des champingons de l'Isère que j'ai pu rencontrer au cour de mes promenades. Petit changement par rapport à l'ancienne liste (que vous pouvez trouver ICI), les champignons sont désormais classés par ordes alphabétiques (noms latins) et comportent une petit description.

Les champignons sont des organismes remarquables, fruits du mycélium. Ils revêtent une multitude de formes et de couleurs. Il faut toujours être sûr de ceux que l'on cueille, et dans le doute s'abstenir ou consulter un spécialiste. Certains champignons sont mortels et souvent ressemblent à de bons comestibles, alors prudence! Il ne faut jamais mélanger des champignons comestibles et toxiques au risque de contaminer l'ensemble du panier.

A chaque nouvelle découverte cette page est mise à jour.

Avertissement: les informations présentées ici peuvent être erronées et dans tout les cas ne sont pas à prendre comme unique outil de reconnaissance. Le seul moyen d'être bien initié aux champignons et de les ramasser en toute sécurité est d'être formé par de fins connaisseurs.

 

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L'auriculaire mésentrique (Auricularia mesenterica) forme des fructifications étalées sur les troncs morts des feuillus. Très actif, c'est un des champignons essentiels pour que la forêt assimile les arbres morts au profit des plantes présentent ou en devenir. Non commestible il est proche parent de l'oreille de Judas. 
Non comestible.

 

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Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) est l'un des champignons les plus vendus et consommé dnas le monde derrière les champignons de Paris et les champignons noirs asiatiques. Très courus, il engendre parfois des conflits dans les forêts du sud-ouest français. C'est un des rares champignons à avoir gardé son nom d'origine.
Execellent comestible. 

 

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La girolle améthyste (Cantharellus amethysteus) est courante dans nos forêts et très recherchée, elle a un goût fruitée. On la distingue de la girolle commune par son fort jaunissement et ses reflets violacés. Jamais véreuse, elle contient une forme d'insecticide naturel qui la protège des parasites, ce qui intéresse l'industrie agro-alimentaire.
Excellent comestible.

 

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Le clitocybe en entonnoir (Clitocybe gibba) est un champignon qui exalte une odeur de foin et d'amande amère. Il est très courant dans les forêts dès la fin de l'été et pendant l'automne. Il se trouve aussi bien dans les bois de feuillus que de résineux ou me^me mixte, en plaine comme en montagne.Il pousse souvent en groupe.
Bon comestible.

 

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Tramètes versicolors (Coriolus versicolor). Ces champignons sont lignicoles (qui vivent et se nourrissent de bois).Une équipe universitaire du Queensland étudie depuis de nombreuses années. En 2011 elle publie ses premiers résultats, le champignon serait efficace dans le traitement du cancer de la prostate.
Non comestible.

 

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Voila des trametes rougissantes (Daedaleopsis confragosa var. tricolor) qui se présentent parfois délavées, signe que la fructification du mycélium est sur la fin. D'ordinaire rouges sang, même quand on les brise en deux, les ont prit sous l'effet des nombreuses pluies et du ruisseau tout proche des teintes pastelles. Elles peuvent présenter des formes variées.
Non comestible.

 

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Les pézizes veinées (Disciostis venosa) sont peu réputées. Ce sont pourtant d'excellents champignons qui appartiennent à la famille de Morchella. Il faut les cuire pour enlever leur toxicité et leur odeur qui pour certains les rendent peu appétissants.
Excellent comestible.

 

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Le polypore marginé (Fomitopsis pinicola) est un imposant champignon de bois avec unechair dure et amère. En 2014 il a été inscrit dans les recherchent de l'Observatoire de la biodiversité des forêts. Frais il prend une odeur de tabac blond. Il a une préférence pour les résineux.
Non comestible.

 

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L'oreille de Judas (Hirneola auricula-judae) tiens son nom de l'arbre sur la quelle on le trouve le plus, le sureau, arbuste au quel Judas se serait pendu et à sa forme particulière. Version européenne du champignon noir chinois, il se ramasse facilement et se consomme de la même manière.
Bon comestible.

 

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Les morilles coniques (Morchella conica) sont de petits champignons. Elles sont d'abors grises puis deviennent noires à maturité. On les reconnaît à leur couleur donc mais aussi à leur forme conique et leur chapeau alvéolaire et creux soudé au pied.
Excellent comestible.

 

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Les morilles communes (Morchella esculenta) peuvent présenter une gamme de couleurs variées en fonction du sol, du milieu mais surtout du temps qui a précédé et suivit la pousse de ces champignons. Délicieuses, il faut bien les cuire avant de les consommer. Ici dans notre belle Isère on les trouvent jusqu'à fin avril - début mai.
Excellent comestible.

 

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Le polypore du boulot (Piptoporus betulinus) est lui aussi un champignon linicole. Il fait lui aussi l'objet d'un recensement de la part de l'Observatoire de la biodiversité des forêts. La momie d'Ötzi portait ce champignon autour du coup présumant que celui pouvoir avoir une utilisation magique ou médicinale en son temps.
Non comestible.

 

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La russule charbonnière (Russula cyanoxantha) est plus ou moins appréciée en fonction des palais. C'est un champignon qui peut être confondu avec d'autres russules aux couleurs et caractéristiques semblablent qui peuvent avoir mauvais goût et/ou entrainer quelques soucis intestinaux mais ces lamelles sont atypiques.
Bon comestible.

 

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La pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) est une champignon comestible sans grand intérêt gustatif qui est un bon indicateur de morilles. Ce champignons fréquentes le même type de milieu que ces dernières et possède la même sensibilité au temps, ce n'est pas pour rien qu'elles sont de lointaines cousines.
Sans intérêt culinaire.

 

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La schizophylle commun (Schizophyllum commune) est un champignon de bois appartenant à l'ordre des Basidiomycètes.Trop coriace pour être consommé, on le trouve seul ou en troupe sur les troncs et les branches tombées au sol. On le reconnaît également à la moisissure qu'il développe.
Non comestible.

 

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La truffe d'été (Tuber aestivum) peut être aussi présentée sous les nom de truffe blanche d'été ou de truffe de Saint Jean. C'est un champignon à la saveur discrète dont les arômes supportent mal la chaleur. Il est préférable de le consommer crue. Elle aime les sols calcaires et pousse sous les noisetiers. 
Excellent comestible.

 

mardi 13 janvier 2015

Un weekend à Sault.

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Petit tour par le Vaucluse et par la commune de Sault. Située à 763 mètres d'altitudes, le village donne accès aux nombreuses randonnées situées sur le mont Ventoux. Entourée de forêts, son sol calcaire est parfait pour la culture de la truffe noire, de la lavande et du lavandin.

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Que dire sur Sault ? Que la ville apparaît pour la première fois dans les textes en 859 sous le nom de Saltus, ce qui désigne une terre sauvage et boisée. A la renaissance le bourg devient un comté dirigé par une famille ici de chez, le Dauphiné, les biens nommés Morard... oui tout de suite avec un tel nom, ba ça en jette moins.

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Spécialité locale, la réalisation de colombages en torchis pour les plafonds. Les maisons sont typique du sud, toutes de pierres et en hauteur. La plupart d'entre elles datent du XVIe siècle. Elles sont adaptées pour que bêtes et hommes cohabitent mais aussi pour que les récoltes de fruits et de céréales sèchent à l'abris des rongeurs sur des terrassent nommées trihard.

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La culture de la lavande fait partie intégrante du paysage local avec l'élevage ovin. Connue depuis l'antiquité pour ses nombreuses propriétés médicinales, elle appartient à la famille des liamacées au même titre que le menthe et la verveine. Mellifère, elle se porte particulièrement sur les terres calcaires très ensoleillés.

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Le lieu fait le bonheur des spéléologues avec de nombreuses cavernes à explorer, parfois au pied même du village. Les vestiges qui y ont été découvert sont exposé dans le musée de la municipalité qui présente une collection très éclectique mêlant fossiles, armes blanches anciennes ou même momie !

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Pourquoi aimer Sault ? Pour son nougat ! La nougaterie Boyer se trouve dans le centre du village et est réputée pour ses petites douceurs. Fondée en 1887, le nougat est composé de produits locaux : miel de lavande et amandes provençales. Oeufs en neige et sirop de sucre viennent s'ajouter.

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N'oublions pas les macarons, les galettes d'épautre, les calissons, les amandes enrobées, les fruits confits et les guimauves à l'ancienne ! Un vrai paradis pour tous les gourmands et les amoureux de terroir. Le nougat deSault a même sa propre page sur Wikipédia ! 

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Depuis 1515, tous les mercredis se tient le marché sur la place du village. Légumes, savons, saucissons, fromages et autres produits locaux sont proposés. Le 15 août c'est sur la place de de l'Hippodrome que se fête la lavande à Sault. Folklore et épices font bon ménage.

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Retour à l'ermitage, entre les allées des grands platanes pour profiter des derniers rayons du soleil. Les températures sont exceptionnelles pour la saison cequi donne l'occasion de voir de nombreuses plantes en fleurs.

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Vielles pierres et magies des grands arbres, les habitations locales ne manquent pas de charme. Y passer une nuit nous replongent dans des oeuvres emblématiques tel que "Le château de ma mère".

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Ineffables parfums de rouges fruits confits,
Délicates saveurs âpres de raisins mûrs.
L’ivresse est profonde et la narcose embellit
L’instant si fugace au potron-jacquet azur.

Ah ! Le long des chemins hasardeux de Provence,
Je respire la saponaire et la lavande
Aussi ces infinies bacchanales fragrances
Que le Sombre et le Libeccio austral répandent.

Didier Sicchia

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Fleurs, baies, nid et sève montante... c'est non pas un été indien mais un printemps avant l'heure qui s'annonce ici. Papillons et guêpes parcours les airs, les oiseaux chantent... décidément dame nature perd la tête.

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L'ancien verger est une véritable mine d'or pour la biodiversité. Les écorces des vieux arbres servent d'abris aux insectes pour s'abriter des froids à venir et de garde-manger pour les oiseaux tel la sittelle troche-pot

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Incroyable, rencontre avec mes touts premiers et véritables sanguins (Lactarius sanguifluus), délices du sud très prisés. Une orchidée aux larges feuilles fait une sortie remarquée au milieu des pommes de pins et des feuilles dorées de l'érable champêtre (Acer campestre) tombées au sol.

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L'if commun (Taxus baccata) est un arbre avec une incroyable duré de vie. Réuni en bosquet, on parle d'ivaies qui sont souvent des bois sacrés. C'est un arbre extrêmement toxique et même mortel, don seule la chair des baies (et non les graines qu'elles contiennent) et comestible. Chaque année il entraîne de nombreux décès.

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Aperçu des différentes baies de la campagne environnante :
1 : le gui blanc (Viscum album) est une plante parasite qui tir son énergie en partie de la sève des arbres sur les quelques il se nourrit. Ses feuilles se consomment en infusion. Il peut être toxique.
2 : Le prunellier (Prunus spinosa) produit des prunelles, riches en vitamines C et en tanins.
3 : Le rosier des chiens (Rosa canina) donne quand à lui les célèbres cynorhodons appelés aussi grattes-culs en raison de leur utilisation comme poil à gratté. Ils peuvent être récoltés et consommés après les premières gelées.
4 : Le fusain d'Europe (Euonymus europaeus) présente les plus belles des baies : oranges dorées dans une cosse rose pétant. Très toxiques, elles ne sont là que pour le plaisir des yeux.

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Avec l'aubépine (Crataegus) et quelques vieux chênes pédonculés (Quercus robur L.), ces divers arbustes composes des haies épaisses qui servent à parquer le bétail et à protéger les cultures du vent et des sangliers.

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Nouvelles terres, nouveaux champignons, il faut se familiariser avec de nouvelles espèces. Parmi celles-ci de grands classique comme la russule du fiel (Russula fellea) ou l'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea) mais pour les autres, mystère.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera), délicieux champignon au goût de noisette semble se plaire sous ces latitudes. Au four ou à la poêle, elle se cuisine facilement. Sa grande taille permet de vite remplir un panier. Attention toute fois à na pas confondre avec d'autres espèces de lépiotes comme la lépiote brun-incarna qui peuvent être mortelles.

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Qui dit chêne et sol calcaire dit truffes. Il n'est pas rare de rencontrer des chênaies très surveillées. En effet le recel de ce précieux et rare champignon est un fléau qui met souvent les producteurs sur la paille. La saison de production a débuté en douceur cette année.

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Voilà un sympathique rond de sorcièredans la forêt. Un rond de sorcière, appelé aussi cercle de fée est la manifestation d'un mycélium qui s'étend. Dans les croyances populaire on y voyait surtout la manifestation de pratiques magiques, bonnes comme mauvaises.

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Il fallait bien qu'il se pointe celui-là, l'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare). A lui seul il représente presque 50% des espèces de champignons rencontrées en Europe. Malheureusement il n'est pas comestible. Peut être que ceci explique cela. En tout cas un chouette weekend qui sans bon la Provence.

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jeudi 18 septembre 2014

Retour dans le jardin.

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Qu'il est bon, de retour de notre périple, de prendre une pause bien méritée dans le jardin. Un peu de calme oui, enfin s'il on veut. La campagne grouille de vie et il est rare de si ennuyer, en particulier quand on vit a proximité d'un poulailler. Et puis il y a les forêts qui regorgent de champignons qui n'attendent que nous.

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Les dernières truffes de l'été nous attendent sagement sous les vieux arbres. La récolte a été petite cette année du fait de mon absence mais nous offre tout de même le loisir de déguster quelques superbes toasts beurrés.

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Vousla reconnaissez ? Voilà un belle araignée, l'un des plus grosses de France métropolitaine qui à l'arrivée de le mauvaise saison aime se réfugier dans les maisons. Sous ses airs de monstre poilu, la tégénaire domestique (Tegenaria domestica) est bien utile, elle débarrasse les maison des insectes nuisibles.

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Les insectes de la fin d'été sortent, en voici deux exemples typiques de la famille des Lucanidés.
1, 2 et 3: il s'agît ici d'un lucane-cerf- volant femelle (Lucanus cervus). A la différence des mâles elle ne possède pas d'énormes mandibules qui leur permettent de se battre pour conquérir les belles.
4: scarabée petite biche (Dorcus parallelipipedus). Sous sa forme adulte il se rencontre de juin à septembre, le plus souvent au crépuscule en lisière de forêt.

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Pour le moment, le plus plaisant reste de profiter du soleil et surtout, du canapé du salon. Il reste pas mal de travail pour préparer la fête médiévale du village (qui depuis a eu lieu). Comme tous les ans, elle se déroule le dernier week-end d'août et accueil plusieurs milliers de visiteurs.

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lundi 18 août 2014

Au jardin ... en Juin!

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De retour dans le beau pays de Valdaine après presque deux mois passés dans le sud... ce qui promet de nombreux articles à venir. Pour le moment, présentation du jardin... de juin avec l'apparition des premières truffes !

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Tuber aestivum: truffe d'été, truffe de Saint Jean, truffe blanche d'été ou encore junenco. Discrète et peu parfumée, on la trouve principalement sous les noisetiers mais aussi les frênes et les chênes dans les sols calcaires.

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Dans le jardin on trouve souvent un proche cousine de la carotte sauvage, le cerfeuil sauvage, Anthriscus sylvestris. Nommé également cerfeuil des bois ou ciguë blanche, il pousse partout en France et peut être consommé.

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Le rosier ou églantier appartient au genre Rosa, de la famille des Rosaceae. Plante populaire des jardins, il en existe des centaines d'espèces et de sous-espèces. Cultivé depuis plus de 5000 ans pas l'Homme, en France la vente et la culture de la plante même et de ses fleurs représentent environs 111 millions d'euros.

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L'épiaire des bois, Stachys sylvatica, se nomme également ortie puante bien qu'il appartienne à la famille des Lamiaceae. Son goût, en particulier quand il est cuisiné en potage, se rapproche de celui du cèpe. 

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Le seringat ou jasmin des poètes, Philadelphus, connaît d'ordinnaire une floraison odorante au printemps. Il peut atteindre 3 mètres de haut et se développer dans une grande pluralité de milieux. Il est originaire d'Amérique du Nord et du Moyen Orient. 

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La tonte toute fraîche fait le bonheur des oiseaux en particulier des merles. L'herbe coupée de manière rase met a nu les insectes et les vers qui ont bien du mal à fuir face à leurs prédateurs.

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L'été est étrange en Isère, nous avons les pluies et les températures du printemps, les couleurs de l'automne.

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Ne reste plus qu'à espérer que la belle saison s'achèvera dans un superbe et chaud été indien... qui sait. 

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Mais il ne faut pas se leurrer, l'été est bel et bien là. Le blé a mûri, l'avoine arrive a point et même dans le sud, le riz semble arriver à terme. Ne reste plus qu'à patienter pour la récolte du maïs.

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La campanule rhomboïdale, Campanula rhomboidalis L., se rencontre uniquement dans les Alpes. On la reconnaît à ses sépales redréssés, sa tige anguleuse et ses feuilles ovales dentées et bien-sûr comme chez la plupart des campanules, à ses fleurs en clochettes. 

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Au pied de l'enclos des chevaux, un belle orchidée, ophrys abeille nommé Ophrys Apifera scientifiquement. Adepte des sols calcaires, elle est l'une des plantes préférées des abeilles solitaires qui contribuent fortement à sa pollinisation.

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Le jardin se réveil, les travaux dans celui-ci ont bien avancé: désherber, retourner, bêcher, planter, arroser, semer... la liste est longue mais le résultat est à hauteur du labeur.

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La punaise verte, Palomena prasina, a la faculté d'être verte à la belel saison et de devenir marron à l'approche de l'automne pour ressembler le plus possible à la végétation dans la quelle elle évolue pour fuir les prédateurs.

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Entre deux promenades dans le jardin... détour par la Savoie, département situé à quelques kilomètres de là est qui s'avère riche en biodiversité... un terrain de jeu parfait pour herboriser.

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L'orchis pyramidal, Anacamptis pyramidalis, s'est installée en bas de la maison est forme sur un talus calcaire en une largecollonie. Chaque individu présente une forme et une couleur qui lui sont propre.

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Entre deux coup de vent ou une bonne pluie, il fait bien bon de vivre sur la terrasse, ne serait-ce que pour y boire un verre ou lézarder sous les timides rayons de soleil.

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Une des activités les plus plaisante de juin: ramasser et surtout déguster les fraises des bois, Fragaria vesca. Salades de fruits, confitures, gâteaux, glaces... tout est permit !

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Nouveau voisin qui prend plaisir à se promener devant la fenêtre de l'étage. Herbe verte et grasse, feuilles tendres des noisetiers et tilleuls, fleurs des champs ... il est temps de se mettre à table. 

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Pendant ce temps là, certains s'occupent comme ils peuvent... n'est pas chat qui veut.

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Finissons par une petite note fleurit avec les hémérocalles fauves, Hemerocallis fulva. Ces faux lys envahissent les jardins pour le plus grand plaisir des yeux mais aussi des papilles, les boutons, les pousses et les fleurs étants délicieuses aussi bien crues que cuites.

dimanche 9 février 2014

Ces animaux mycophages.

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Vous l'aurez bien compris, je suis ce que l'on peut nommer une fan de champignons. Mais suis-je la seule? Si on y regarde de plus près, bon nombre sont les animaux à croquer de temps à autre dans un bon champi' voir à en pratiquer la culture. Voici quelques exemples de ces fins gourmets. (Merci à Fab qui m'a inspiré ce billet... une fois de plus!).

Emoticon Red Fox baiser d'amourA savoir!
La mycophagie désigne la consommation ou un régime alimentaire essentiellement composés d'êtres vivants du régne fungi/mycota/mycète: les champignons. Il en existerait envrions 5 millions d'espèces différentes.

Chez nos voisines fourmis et termites:

L'Homme cultive depuis l'antiquité les champignons mais on doit bien avouer qu'il n'a rien inventé! Fourmis et autres termites sont pionnières dans ce domaine et pratiquent cet art depuis quelques centaines de millénaires.

Les Atta appartiennent aux fourmis champignonistes d'Amérique tropicale mais aussi semie-aride (on en compte plus de 190 espèces). On les appelle également fourmis coupeuses de feuilles, fourmis parasol ou fourmis surfeuses en raison des feuilles, fleurs ou tiges quelles coupent puis transportent avec leurs mandibules jusqu'au nid de la colonie. Là, elles sont entreposées dans une grande salle où elles sont mâchées puis laissées à pourrir.

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Pendant cette durée, des ouvrières spécialisées, les "minimas" beaucoup plus petites que leurs congènères (parfois 300 fois plus petites que les soldats), viennent retirer les mauvais champignons qui se développe pour laisser les bons pousser. Ils sont ensuite longuement mastiqués puis passé de mandibules en mandibules pour nourrir toute la colonie qui peut contenir 4 à 8 millions d'individus. Leur action est bénéfique: elles défeuillent les arbres fruitiers en période de récolte, ne sélectionnent la même essence qu'aprés en avoir utilisé une dizaine d'autres... bref, un vrai modèle écologique.

Les acromyrmex appartiennent elles au genre Myrmicinae qui comporte 26 espèces. On parle ici aussi de champignonistes.  Elles sont capables de vider un arbre en 48h de l'intégralité de ses feuilles pour cultiver Leuciagaricus Gongylophorus, le précieux champignon nourricier. 

Chez les termites, on rencontre sensiblement le même schéma, enfin chez une partie car cet ordre comportent de nombreuses espèces. On connaît les termites xylophages qui font parfois de gros dégâts et qui digèrent directement le bois (termites supérieures), celles qui ne peuvent le digérer d'elles même et vivent en symbiose avec les protozoaires qui demeurent dans leur intestin pour y parvenir (termites inférieures), celles qui se nourrissent des nutriments d'humus riches en détriuts boisés (termites humivores), celles encore qui consommes des algues ou des lichens.

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Et puis il y a les termites champignonistes, les Macrotermitinae qui sont connues pour leurs termitières de terre sèche pouvant atteindre 1 à 3 mètres de haut et, qui vivent en symbiose avec des champignons Termitomyces comestibles le plus souvent pour l'Homme et auquel le Termitomyce Titanicus appartient (champignon au plus grand sporophore connu) . Ceux-ci poussent sur les excréments boisés des termites (on parle de meules) qu'ils pré-digèrent et qui sont consommés par les termites par trophallaxie (échanges de nourriture entre les membres de la colonie).

 

La clique des invertébrés:

Chez les mycophages ont rencontre aussi bien d'autres genres qui certes ne cultivent pas mais consomment des champignons. Certains collembolas (achorutes armatus par exemple) creusent et consomment les pieds des sporophores puis remontent dans le chapeau (ils font souvent le désarroi des cueilleurs). Chez les coléoptères, ce sont les champignons souterrains qui sont prisés. L'Hydnocytis Arenaria peut creuser jusqu'à 10 cm de profond pour dénicher les mycéliums. Bolbelamus Gallicus adore les truffes dont la truffe noire ce qui crée bien du soucis chez les producteurs. Le Liodes Cinnamomea à le même attrait pour le fameux tuber et c'est ses larves que je retrouve le plus souvent dans mes truffes d'été (voir l'album sur les truffes dans la barre de droite). Il ya encore de nombreuses bêbêtes amatrices de champignons aux caractéristiques atypiques, on peut les retrouver sur ce site (cliquer sur l'image). N'oublions pas les escargots et surtout les limaces qui parfois représentent 80% de la disséminations des spores (dans leurs excréments) chez certaines espèces de champignons.

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Sous nos l'attitudes:

On est souvent un peu enragé de voir un beau parterre de chanterelles saccagé ou un superbe cèpe à moitié écrasé. Bien sûre il y a parfois (voir même souvent) des individus peu réfléchis qui prennent un malin plaisir à détruire les beautés de la nature mais parfois le coupable est tout autre et surtout, très gourmand. Voici quelques exemples:

Qui aurait cru que l'écureuil roux était fan de champi? Il a beau être un rongeur, son péché mignon reste les champignons dont il consomme toutes les espèces, en particulier la truffe du cerf et même la terrible amanite phalloïde (mortelle pour l'Homme). Mais ce gourmet ne s'arrête pas là: oeufs, limaces, escargots, insectes, oisillons, vers... à la sortie de l'hiver il croque tout ce qui lui passe à portée de museau. A savoir, la plupart des espèces d'écureuils sont mycophages.

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Parmi les aficionados (dont je fais partie) de chanterelles figure le chevreuil. Celui-ci peut brouter des parterres entiers que forme ce champignon mais aussi grignoter au coeur de l'Hiver les larges polypores du genre tramètes qui poussent sur les arbres. Tout comme chez le cerf (qui lui aussi est mycophage), il semblerait que ce petit cervidé ne consomme que 4-5 espèces différentes (dont la truffe du cerf) mais toujours avec grand plaisir.

Le sanglier est réputé pour aimer les champignons de par son opportunisme (il mange aussi bien desanimauxmortsque des céréales), et ce n'est pas pour rien que l'on utilise des cochons truffiers pour déloger la tuber. Cèpes, russules, truffes... avec son groin affûté et des dents affilées, rien ne lui résiste. A ce propos, pendant mes recherches web je suis tombée sur cette question, si quelqu'un à la réponse, je suis preneuse. L'atrait des sangliers pour les champignons expliquerait pourquoi 20 à 25% d'entre-eux, quand arrive l'automne, dépassent le seuil normal de radioactivité. Amusant? Quand on y repense pas tellement.

 

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Plus loin, dans les pays du froid, on rencontre les rennes. Grands consommateurs d'amanites-tue-mouches, ils le sont non pas pour des raisons nutritionnelles mais pour les effets hallucinogènes du champignon. (Évoqués ici).

Bien d'autres animaux mangent sont plus ou moins mycophages. Ils'agit souvent d'opportunistes ou/et d'omnivores. Citons ainsi le renard, l'ours, le blaireau, le hérisson ou certains rongeurs comme le lapin (qui lui aussi peut manger sans danger l'amanite phalloïde).

Emoticon Red Fox ennuyeux insectes Et puis parfois, c'est l'animal qui se fait proie du champignon!

On présente les champignons comme un aliment riche en nutriments et en bien fait (voir ici) mais on oubli souvent de les présenter comme de terribles prédateurs et pasuniquement pour les arbres!

Les Fourmis Zombies:

On rencontre en Australie et en Amérique du Sud et plus particulièrement au Brésil d'étranges fourmis. Hagars, elles perdent l'appétit, quittent la fourmilière et se figent sur une feuille. Mais pourquoi donc? Tout simplement parce que celles-ci ont été colonisées par de drôles de champignons appartenant à la famille des Ophiocordyceps. Pouvant décimer des colonies entières, leur mode de fonctionnement est atypique.

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Un spore est en contact avec une fourmi. Celui-ci va produire des enzymes pour percer l'exosquelette de l'insecte puis monter au cerveau où là, on ne sait encore comment, il ordonne à son hôte de se fixer avec ses mandibules sur une feuille puisse laisser mourir (on retrouve un phénomène similaire avec la douve du foie). De l'animal mort, le champignon va puiser ses nutriment, fructifier, lâcher ses spores puis dépérir. Ce phénomène est connu de puis peu et il semblerait que de nombreuses espèces nous soit encore inconnues. Les fourmis ne sont pas les seules à en être victimes: sauterelles, grillons, mygales (cordiceps), phasmes... la liste est longue.
Si vousêtesfande ce genre d'étrangetés (personnellement j'adore),filez donc voir le Myrmeconema Neotropicum, un parasite qui transforme l'abdomen des fourmis en une baie rouge et leur ordonne de filler dans les arbres pour se faire becter mais aussi Leucochloridium Paradoxum, un ver parasite qui infecte les escargots en transformants leurs antennes en attrape-oiseaux ou encore le Cymothoa Exigua, un dévoreur de langue et la Sacculina Carcini, une terrible voleuse de corps.

Moins glamour:

Parce qu'il faut le reconnaître, les champignons qui s'attaquent à l'Homme c'est pas vraiment sexy-sexy. Mycoses et autres lésions peu ragoûtantes sont dû à des champignons qui vivent sur notre peau et qui se nourrissent de notre kératine. D'ordinaires inoffensifs, ils peuvent créer de graves problèmes de peau, de muqueuses voir d'intestins... mais je n'irais pas plus loin.
Il faut cependant savoir que les humains ne sont pas les seuls à souffrir de ce genre de légions. Actuellement un champignon parasite, le chytride, décime les populations d'amphibiens et pourrait débarquer chez nous. Il serait arrivé avec la commercialisation du xénope lisse comme animal de compagnie.

Les champignons carnivores:

Peut être qu'ilssont peu nombreux ceux qui un jour ont rêvé qu'ils se faisaient poursuivre par un gros champignon affamé aux longues dents. Pourtant les champignons amateurs de chair existent bel et bien mais pas forcément comme on se l'imagine. On compte 80 espèces carnivores dont plusieurs aquatiques (parce que les champignons dans l'eau et sous l'eau ça existe aussi!). Certains comme le Polyphagus Euglanae aspire les organismes (type Euglanae) qui se trouvent à proximité. D'autres forment des sortent de lassos et de lacets

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(qui se rétractent sur l'animal passant par là comme chez l'Arthrobotrys Oligospora), des filaments gluants, des filets (quand ils sont dans ou à proximité de l'eau) ou de toiles avec leur mycélium et piègent ainsi les nématodes, les rotifères, amibes ou d'autres vers (de quelques millimètres tout au plus) pour s'en nourrir.

Pour plus d'infos sur les champignons prédateurs, c'est par là (cliquez sur la photo).

Chez nous les Hommes:
Il n'y a pas dire, les humains sont de bons mangeurs de champignons. Certes, cela varie selon les cultures et les continents mais les chiffres ont de quoi donner le tournis. Ainsi, c'est près de 3 millions de tonnes qui sont produites de par le monde. Incroyable! (voir ICI)

Chez les animaux domestiques:  

Chez nos amis à quatre pattes et qui nous accompagnent, les intoxications et les morts dû à des champignons sont peu courantesmiasassez pour le relevez. Se sont souvent les chiens qui en sont victimes. L'an dernier on comptait 80 cas. Prudence donc.

 

dimanche 8 septembre 2013

Le retour des fleurs.

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Les pluies sont revenues et avec elles, de nombreuses fleurs ont fait leur apparition. Il est vrai qu'août ne s'est pas montré très généreux de ce côté là, espérons que la donne change. Néanmoins il y a déjà de quoi faire quelques belles compositions avec le sureau en fruits, la verge d'or en fleur ou l'angélique officinale qui a déployée ses ombrelles.

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Le potager est beaucoup moins à la fête. En effet, la piéride du chou, ce petit papillon blanc, est venu pondre dans les jeunes choux. Si la plupart des feuilles étaient couvertes d'oeufs, certaines étaient déjà parcourues par les chenilles qui ont commencées à faire de gros dégâts. La méthode c'est donc voulu radicale pour pallier à cette attaque, malheureusement, mais avons nous bien le choix si nous voulons profiter des potées cet hiver? Jeté au composte, tout ce petit monde ferrât le bonheur des oiseaux.

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Et voici en direct (enfin presque) la naissance d'une colonie de ses terribles et voraces chenilles. Cela ne va pas sans rappeler l'an dernier où elles avaient prit des proportions considérables: ici.

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Je n'y croyais plus mais si, voici (peut être) la dernière truffe de l'été (3 et 4). Bien dodue, elle était enfoncée à moitié dans le sol (1) ce qui a rendu sa découverte plus simple que d'ordinaire. Néanmoins elle ne semblait pas être seule, au vu du trou laissé dans le sol (2), on dirait bien qu'un animal gourmand a été plus rapide que moi sur ce coup là.

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La linaire commune qui se trouve au coin du pont du jardin c'est mue en un petit bosquet de cette jolie plante. Elle a pour spécificité de ne pouvoir être butinée que par les gros bourdons car les lourds pétales de ses fleurs jaunes se soulèvent très difficilement. Toxique, on l'emplyait autrefois comme diurétique.

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Malgré l'épisode chenille, le potager se porte relativement bien. Les haricots (1), que l'on peut prononcer désormais "Aricots" ou "Zaricots" selon l'académie française, sont en partis en fleurs et donnent déjà de grosses gousses. La betterave nous montre sa belle fleurs violine (4) assortie aux nervures de ses feuilles et le plan de tomate cerise (3) qui s'est installé dans les salades fleurit aussi tout en commençant à former ses premiers fruits. A propos de salades (2), on peut dire que cette année nous allons en profiter.

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Pauvre lézard des murailles, coursé par les chats, il en perdu son calme et sa queue! Heureusement sa vivacité lui a permit de trouver refuge dans l'une des aspérités de la façade.

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On peut s'émervailler de beaucoup de choses en cette période.

1 et 2: le rosier de l'entrée a donné beaucoup de fleurs, il est des plus agréable d'en profiter à l'intérieur.

3: Le damier de la sucisse a été attiré, comme de nombreux autres papillons, par l'odeur de la menthe. Bientôt elle sera récolté puis pendue par les pieds en bouquet pour sécher.

4: Ce zérène du groseillé prend son temps pour butiner cette fleur de verge d'or du Canada qui commence à faner.

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Surprise, dans le haut du jardin quelques amanites vaginées sont apparues après une petit pluie. Tout aussi vite, elles sont reparties, dévorées par les limaces et autres escargots gourmands.

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Les plants de tomates du potager mais ceux des voisins ont été prolixes, nous voilà donc fournis. Pour l'occasion, nous avons décidé de confectionner des tomates séchées mais l'expérience ne s'est pas révélée concluante dirons nous.

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Les pies c'étaient faites discrètes jusqu'ici, les voilà qui jacassent du petit matin jusqu'au soir pour mon plus grand plaisir. Leurs bavardages leur a fait perdre au passage quelques plumes que l'on retrouve ici et là.

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Bref on profite des derniers rayons du soleil (1 et 2) car bientôt, les jours seront plus petits que la nuit. Signes annonciateurs de l'automne (désolée si cela peut paraître démoralisant, mais c'est ma saison préférée), les premières feuilles commencent à chuter (3) et les grands corbeaux (4) font leur arrivée. Ils devront attendre pour croquer les noix qui ont bien du retard cette année.

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Bref,c'est bientôt l'automne, il fait encore chaud mais déjà les fraîches pluies et les orages se font sentir. C'est temps de ramasser les premières noisettes et pommes.

 

lundi 5 août 2013

Passage éclaire dans le jardin.

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Petit passage rapide dans le jardin, histoire de voir comment la végétation ce fait à la forte chaleur. L'instalation pour les salades, radis et autres ciboulettes semble avoir fonctionné et déjà de jolies feuilles vertes pointent le bout de leur nez.

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En cette période les plantessauvages sont rares ou du moins, peu communes mais les cirses s'en donne à coeur joie.

1: Le cirse des champs des champs est une plante itrophyte c'est à dire qui a besoin de sols riche en nitrates. Il est commun dans toute l'Europe et se reproduit rapidement. Il fleurit de juin à septembre. 

2: Ayant de nombreux prédatuers, en particuliers des insectes, le cirse se voit aider par quelques alliers utilent comme cette coccinelle à sept point (coccinella septenpunctata), surnomée bête à bon Dieu ou oulette de la Madone.

3 et 4: Quand il fait sec, les capitules du crise se libèrent pour aller semer leur graine un peu plus loin. La plante se reproduit ainsi par le vent mais aussi et plus souvent par stolons, c'est à dire par racines semi-enterrées.

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Quelques truffes d'été montrent le bout de leur nez mais ce n'est pas encore le temps des grosses récoltes comme l'an dernier.

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Dur, dur de trouver quelques fleurs en ce moment.

1: La pelouse commence à jaunir, signe que le soleil tape fort. Les températures historiques sont là pour l'attester.

2: Le téléphore fauve tiens son nom de la première description qui en fût faite par un naturaliste italien en 1763 qui le définissait avec des "griffes fendues". On le voit de mai à juillet à la lisière des bois, dans les prairies et les jardins. En Amérique du nord il rentre dans la classification des espèces invasives. Les adultes s'accouplent sur les ombellifères. Il se nourrit d'insectes et de pollen.

3: La balsamine ou impatiente de Balfour est originaire de l'Himalya et c'est naturalisée en Europe après s'être "échappée des cultures". Arrivées à maturité, les gousses qui contiennent les graines explosent spontanément ou au simple contact des doigts ce qui explique son nom. Elle aussi est une invasive qui est systématiquement détruite quand elle pousse en pleine nature.

4: On ne présente plus la lavande, plante aux nombreuses vertus et à l'histoire complexe. Dans le langage des fleurs elle signifie "répondez-moi". En médecine elle est employée, et cela depuis l'époque romaine, pour ses propriétés antiseptiques, vactrécides, désinfectantes, calmantesantispamodiques, et carminatives. Autrefois on la croyait antivenimeuse.

 

Bref, en temps de chaleur, le mieux est de rester au frais en attendant que les prochaines fleurs sortent.