lundi 15 octobre 2018

Fin d'été au jardin.

DSC00700

L'été s'en est allé. Les fortes chaleurs ont perduré quelques peu après son départ mais enfin, la pluie et la grisaille sont là pour le plus grand bonheur des mycophiles. Pour autant, il ne faut pas en oublier la belle saison et s'est températures alarmantes qui ont fait prendre conscience un peu tardivement à certains que notre monde ne sera décidément plus comme avant. Sécheresse, dépérissement des semis, bétail qui peine à se nourrir, moissons, vendanges et fenaisons avancées de plusieurs semaines ... le bilan climatique est dramatique. Les plantes et les animaux ont eu la vie rudement menée pendant cette période et déjà, on peut voir les signes avant coureurs de ce que pourrait être nos forêts de demain. Le sapin blanc, sensible aux fortes chaleurs laisse place peu à peu aux chênes et les frênes tendent à disparaître des bordures de fossés pour

DSC00755

trouver refuge dans les zones humides. Hôtes de nombreuses espèces d'oiseaux et de champignons, il faudra très bientôt se lever tôt le matin pour partir à la recherche du bec croisé et des morilles, le milieu ne leur étant désormais plus favorable. À plus grande échelle, c'est toute la biodiversité qui est impactée et dont on observe la mutation à vitesse grand V, et il y a de quoi prendre peur. J'ai le sentiment d'appartenir à une génération qui assiste inéluctablement au déclin du monde qu'elle connaît pour tendre vers un autre beaucoup moins stable climatiquement parlant. C'est l'une des grandes raisons qui a entraîné dans notre quotidien et nos pratiques des changements radicaux. Les gestes se font différemment, la réflexion aussi et petit à petit nous tendons vers l'autonomie et l'autosuffisance mais le chemin est encore long pour y parvenir.

DSC00748

Le potager offre ses dernières tomates. Baignées de soleil, elles ont pu profiter des arrosages réguliers et répétés issus de la source qui se trouve dans le jardin. Néanmoins la nappe est basse. Le paillage reste l'un des meilleurs moyens pour limiter la déperdition en eau au plus fort de l'été mais aussi, pour préserver les jeunes plans.

DSC00691              DSC00694

Un nouveau venu a fait son apparition dans le jardin. Il s'agît de l'hortensia paniculé (Hydrangea paniculata). Présent en Chine, au Japon ou encore en Corée, c'est un arbuste qui dépasse rarement les 2 mètres de haut. Il a pour spécificité de faire des fleurs stériles aux grands tépales blancs qui se teintent petit à petit de rouille.

DSC00143              DSC00157

Au jardin, le gros roncier sauvage qui pousse sous le sureau donne de plus belle. Cette myriade de mûres terminera non pas dans le gosier des merles noirs mais sur le billot de la cuisine. Un kilo de sucre, de l'eau, une casserole et un peu de patiente suffisent à les transformer en un délicieux sirop au parfum de lisière forestière.

DSC00905

Les orages de chaleur sont nombreux mais donnent rarement de la pluie. Quand c'est le cas, celle-ci percute le sol avec fracas. Sec, ce dernier a bien du mal à absorber l'eau qui se contente de glisser dans les rainures de la terre avant de rejoindre la rigole en bout de champs et de se jeter dans le ruisseau tout proche qui grossira alors l'Ainan. Long de plusieurs kilomètres, il a permit à la vallée du même nom de rester verdoyante ces derniers mois.

DSC00783

Les voisins sont en voyage, les veinards ! Nous voilà pour quelques soirs de mission : assurer le bien être des milliers d'escargots de leur élevage. La tâche est beaucoup plus ardue qu'elle ne peut le laisser croire. L'arrosage et le nourrissage n'en sont pas le problème car la technicité de l'opération réside dans l'accomplissement du moindre pas. Une trajectoire mal calculée, peu assurée ou de travers et crac, c'est le drame, une coquille se brise et avec, l'être qui l'abrite. Autant vous dire que nous avons été tout aussi attentifs à nos pieds qu'il nous a été permis de l'être. Pour le reste, nos amis gastéropodes ne sont pas exigeants. Un repas à heure régulière, un peu d'eau et de fraîcheur, du calcaire dans leur nourriture, des végétaux par-ci par-là, un abri ombragé fait de planches et de grands filets pour ne pas faire l'objet de prédation suffisent à leur bonheur.

DSC00776              DSC00799

L'heure de la pâtée a sonné. Les escargots s'éveillent doucement, alléchés par l'odeur de la farine que leur très bon odorat détecte immédiatement. Celle-ci se compose généralement de blé et de légumineuses déshydratés et réduits en poudre (type soja, haricots), de graines  de tournesol concassés parfois et surtout, de minéraux.

DSC00806              DSC00818

La transformation et le produit fini se font en laboratoire de préparation. Les escargots termineront en croque-coquilles, en terrines, ou encore en persillade. Pour ce qui est de leurs cousins sauvages (petit gris et Bourgogne) dont les effectifs sont de plus en plus incertains, une réglementation précise encadre leur récolte.

DSC01157

Les rayons se font moins mordant et la lumière plus douce le soir, c'est le moment de lancer nos lignes. Dans l'etang, il y a bien quelques tanches, des brochets, des carpes et des gardons mais surtout, des perches-soleil, des écrevisses américaines et des silures. De joyeux imbéciles ont eu la mauvaise idée d'introduire ces espèces exogènes envahissantes qui sont une menace pour nos espèces indigènes et tendent à appauvrir le milieu.

DSC01053

Le temps de préparer les cannes, un curieux nous rejoins. Peu farouche, il ne perdra pas une miette du spectacle. Perchée sur mon arbre, je guette en vain les poissons parmi les nénuphars.

DSC00937        DSC01023

Cependant celui-ci me fait office d'observatoire pour mirer attentivement le vol des martinets à ventre blanc (Tachymarptis melba). Ceux-ci ont établi leur colonies sous le toit du clocher de la chapelle de Saint Sixte. Elle même repose sur un très vieux temple romain dédié à Dyonisos et dont des dédales oubliés passeraient sous l'étang. Ce temple se trouverait lui même sur un site encore plus ancien et érigé alors par les arobogènes, peuple celte propre au bassin grenoblois et ses alentours. C'est un véritable mille feuille culturel qui compose l'édifice et autour du quel j'espère voir un jour des fouilles s'organiser. Sources magiques, pierres druidiques, dolmens, tunnels dissimulés dans les bois, cimetière oublié, bornes moyenâgeuses et stèles gravées ... l'histoire de notre campagne est riche et ne demande qu'à être révélée au grand jour.

DSC00952     DSC01116     DSC01040     DSC00970

En attendant, on titille le gardon mais les perches-soleil (Lepomis gibbosus) semblent être les seuls poissons de sortie. Cette espèce se caractérise par ses couleurs resplendissantes et son très grand appétit. Originaires d'Amérique du nord, elles se nourrissent d'un peu près tout ce qui leur tombe sur la dent. Oeufs, alvins, mollusques et petits crustacés constituent une grande partie de son alimentation, ce qui conduit à la diminution rapide des espèces autochtones dans nos plans d'eau. De ce fait il est interdit de la relâcher et de la transporter vivante une fois sortie de l'eau pour limiter son impact et sa dispersion sur le territoire français.

DSC08283

Les soirées sont belles. Quand le lune tend à se lever, les monts de Chartreuses se couvrent. C'est le moment idéal pour partir à l'affût de la faune, tenter de voir les chevrettes et leurs petits, les sangliers, les lapins de garenne et les lièvres dans les champs à l'herbe jaunie et où la fauche ne semble pas vouloir se faire.

DSC08291

Compère renard est de sortie et n'a pas manqué de signaler son passage. À cette période de l'année, sa nourriture se compose exclusivement de baies et de fruits sauvages. Mûres, églantines, cerises tardives, sureaux et pommes sauvages composent la moitié de son alimentation. 

DSC08313     DSC08323

Sauterelles, criquets, grillons, limaces, lapins, écureuils, petits passereaux, poules faisanes et occasionnellement volailles de basse-cour entrent également dans son régime alimentaire mais le plus gros est assuré par les campagnols. En une année, le goupil peut dévorer pas moins  de 10 000 rongeurs, une véritable aubaine pour les exploitants dont les récoltes connaissent de plus en plus de ravages liées aux rats taupiers et sur lesquels les raticides se montrent non seulement limités mais aussi, très dangereux pour notre santé et celle de l'environnement. Cela tend à expliquer l'interdiction de le tirer dans certains département comme la Savoie mais aussi, sur certaines commune et secteurs géographiques comme la vallée de la Valdaine. Néanmoins cet argument serait suffire. En Isère, on peut le tirer presque toute l'année et utiliser des techniques plus que douteuses pour le mener à mal. Le risque sanitaire est invoqué : il transmettrait la rage et l'ecchiconose. Hors quand on sait que la première a disparue et que la seconde est principalement véhiculée par les chiens et chats, on peut se poser des questions sur le bien fondé de ses actions souvent barbares (enfumage, déterrage, piégeage) si ce n'est une grande méconnaissance de certains de la dynamique des écosystèmes et du rôle essentiel du renard dans ceux-ci. 

DSC08359

C'est la période de la récolte des aulx sauvages. En France, les espèces de ce genre sont très nombreuses, certaines sont rares et parfois protégées, il est plus sage alors de se concentrer sur celles qui sont communes que l'on peut identifier et récolter facilement sans impacter le milieu.

DSC08342

Ci-dessus, l'ail des jardins (Allium oleraceum) appelé aussi ail des champs et qui se reconnaît à ses fleurs aux ovaires gonflés qui pourrait faire croire à des graines déjà formées. À droite, un ail des vignes (Allium vineale) aux semences dorées. Les aulx sauvages peuvent se récolter toute l'année. Sur les deux espèces présentées, on utilise volonté les feuilles longues et très fines ciselées comme de la ciboulette. Le bulbe peut se consommer également mais petit, il relève peut d'intérêt et prélevé ne permet pas au plan de se multiplier. Les graines qui sont en réalités des bulbiles peuvent se manger crus, en salade, dans les sauces ou pour aromatiser des plats tels les fricassées de légumes, les plâtrées de champignons d'automne ou les gratins.

DSC08309

Les derniers papillons font du zèle. Les azurés sont nombreux, ils appartiennent tous à la famille des lycénidés (Lycaenidae) qui comprend aussi les cuivrés. Majoritairement bleus, ces petits lépidoptères sont extrêmement difficile à identifier. La plupart du temps une prise photo des deux faces des ailes est nécessaire.

DSC08301

Les "tâches" rondes des ailes des papillons sont nommées ocelles, elles permettent en partie de reconnaître l'espèce mais aussi s'il s'agît d'un mâle ou d'une femelle. Ce sont parmi les premiers éléments à observer quand on veut s'essayer à la détermination. Couleurs, cerclage et nombre, elles doivent être passées au peine fin. À savoir, les insectes ne sont pas les seuls à faire usage de ce motif. De nombreux animaux en font usage pour se camoufler, impressionner un partenaire ou effrayer un prédateur à l'image du paon, des jaguars ou de certains poissons tropicaux. La forme des antennes est également très importante, en fonction de si elles se terminent en massue, si elles sont velues ou annelées, il est possible de déterminer avec pression le sexe et la famille de l'individu.

DSC09872

Nous quittons un jardin pour en rejoindre un autre, celui du site médiéval du Couvent des Carmes. Situé en Isère à Beauvoie en Royan, il se compose d'un impressionnant vergers comportant des centaines de cultivars de poires, raisins, pommes et prunes qui ont fait sensation à la table des rois mais aussi dans les arrières cours des fermes et d'un potager historique. Classées par usages et propriétés, ont y retrouve toutes les plantes de jardin de curés.

DSC09885               DSC09914

Plantes de sorcière, plantes tinctoriales, plantes comestibles, légumes oubliés, plantes à fleurs pour les messes, vigne pour le vin de l'officine ... la liste est longue. Toutes peuvent se regrouper dans la case attribuée aux plantes des signatures, une théorie du Moyen Âge qui veut qu'une plante soigne un mal du fait de sa ressemblance avec l'organe touché, avec les réactions qu'entraîne la maladie, avec le mal lui même ou par rapprochement avec son habitat et les lieux où se trouve les pathogènes. Passée de mode en raison des progrès de la science, certains continuent de s'y plier, voyant en celle-ci un signe divin pour rapprocher l'homme de son environnement.

La visite se termine par un tour du propriétaire. Il faut savoir que cet ancien couvent se trouve dans l'enceinte d'un immense château en ruine dont on peut profiter des reliques. Siège du seigneur du Dauphiné, Humber II, il surplombe depuis la falaise où il se trouve une grande partie de la vallée et de la rivière Isère qui coule à ses pieds et qui se jette un peu plus loin dans le Rhône. Une belle découverte en somme pour les amoureux de plantes et d'histoire. L'automne semble être la meilleure période pour découvrir le verger et les arbres fruitiers d'exceptions qui le composent, et je vous le recommande chaudement. À bientôt pour d'autres découvertes nature.

DSC09936


dimanche 24 août 2014

Au pays Velannois.

P6152311

Voyage dans le jardin de ma grand-mère, entre les vieux pommiers, les herbes presque folles et les fleurs parfumées et au combien colorées. Une invitation à la contemplation.

P6152225 P6152227

P6152229 P6152228

 Le bouillon-blanc (molène thapsus : Verbascum thapsus) est l'une de mes plantes adorées. Son ampe florale était utilisée au moyen âge pour servir detorche d'où son nom: cierge-de-notre-dame. J'ai déjà eu l'occasion de l'évoque ICI.

Propriétés et utilisations: 

"les fleurs et les feuilles séchées rapidement pour qu'elles ne brunissent pas. Le bouillon blanc est émollient (il relâche, amollit les tissus enflammés), anti-inflammatoire (léger), utile contres les affection tracbéobroncbiques (toux, catarrhes aigus et chroniques, asthme) et il régule le transit intestinal, soigne et calme les entérites, les diarrhées douloureuses, la cystite aiguë. On infuse les fleur à hauteur de 10g/L pendant 15 minutes avant de filtrer sur une étamine pour retirer les poils irritants (important et systématique dans toutes les préparations à base de bouillon blanc) pour soigner les affections rhinopharyngées et pour avoir des effets émollients. En consommer 250 à 500 ml par jours. Pour ce qui est des feuilles, en infuser 20g/L pendant 15 minutes et utiliser l'infusion en lavement pour les irritations de la muqueuse intestinale ou, en cataplasme dans les affections cutanées. Dans le domaine animalier, on l'utilise contre la jaunisse et la perte des poils dû à un grattement prolongé en infusion. Les feuilles cuites dans du lait et disposées sur les hémorroïdes ou les inflammations cutanées calme la douleur. Le lait obtenu est conservé, rendu tiède il soigne les gerçures."

P6152258

 Le cassis est la baie du groseillier noir appelé plus communément cassissier (Ribes nigrum). Réputée pour être un anti-inflammatoire, le cassis soulagerai de l'arthrose et de la goutte, diminuerait les risques de rétrécissement des vaisseaux sanguins et apaiserai les irritations en particulier d'estomac. Dans ce dernier cas c'est la gelée de cassis qui est recommandée. 

P6152242 P6152240

P6152241 P6152237

 Les rosiers anciens m'ont toujours fascinés. Loin des formes exubérantes et criardes que l'on peut parfois rencontrer dans nos jardin, leurs tons pastels et leurs délicats parfums sont souvent associés à la renaissance, âge d'or des roseraies. L'association Roses Ancienne de France contribue à la préservation de se patrimoine parfois oublié au travers de nombreuses actions.

P6152253

 Une petite mare c'est formée dans un creux du jardin, une touffe extraordinaire d'iris des marais, Iris pseudacorus. Surnommé flambe d'eau, on le croise en Europe, au Moyen Orient et Afrique du nord dans les marais, les zones humides, aux abords des ruisseaux et des étangs. On l'employait autrefois pour le tannage.

P6152263 P6152268

P6152267 P6152270

Trilogie d'escargots typique de nos massifs : Escargots des haies, des jardins, des forêts (Cepaea nemoralis, Cepaea hortensis, Cepaea sylvatica).
A retenir que: 
- Escargot des haies: Aspect lisse, parfois brillant. Périphérie interne de l'ouverture noire.
- Escargot des jardins et escargot des forêts: Aspect lisse, parfois brillant. Périphérie interne de l'ouverture blanche.
Source: NOE

P6152325

La grande ortie "Urtica dioica L." est la plante aux milles vertus présente dans le monde entier, bien qu'elle soit à l'origine propre à l'Eurasie. Dans l'assiette, elle se révéle tout aussi superbe !
"Lavez les ortie soigneusement afin d'en retirer le pouvoir urticant. Dans une cocote, versez 3 cuillères d'une bonne huile et faites revenir l'oignon émincé, ajoutez les pommes de terre taillées en petits cubes, puis les feuilles d'orties sans les tiges. Couvrez d'eau salez, poivrez à votre goût portez à ébullition puis laissez cuire le temps qu'il faut. Mixez, réchauffez en ajoutant la crème fraîche. Servez sans attendre."

P6152290 P6152291

P6152294 P6152295

 Un chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) c'est installé sur la clôture attenante au pré des brebis. Ses fleurs (recherchées en médecine populaire) exaltent un parfum très prononcé, en particulier la nuit. On le rencontre dans tout l'Ouest de l'Europe (mais rarement aux abords de la méditerranée), dans les forêt fraîches et humides, les haies et les bosquets de montagne. Les baies sont toxiques mais font le bonheur des oiseaux. 

P6152264

La reine des bois ou barbe de bouc, Aruncus dioicus, possède de petites fleurs ivoires et peut atteindre un mètre de haut. C'est une plante de montagne répandue dans les Alpes, qui pousse d'ordinaire dans les lisières et les forêts humides jusqu'à 1700 mètres d'altittude. 

1P61522732P6152274

3P61522754P6152276

Voilà deux classiques des jardins:
1 et 2: La calla, Zantedeschia aethiiopica, est appelée faux arum ou à tord, arum blanc ou géant. Il ne faut pas non plus le confondre avec le "vraie calla". Il s'épanoui dans les sols humides. 
3 et 4: La capucine (genreTropaeolum) a donné son nom à bien des choses: couleur, ordre religieux, prénom, muses et artistes, véhicules... on en dénombre pas moins de 85 espèces. Elle originaire d'Amérique du Sud. Ici il s'agit de "Tropaeolum majus". La fleur est comestibles: les pétales n'ont pas de goût particulier, la base florale elle est acidulée et piquante.

P6152262

 La centranthe rouge (Centranthus ruber appelée lilas d'Espagne ou valériane rouge) est commune dans les parcs comme ornement. Certains spécimens peuvent dépasser 1,30 mètres. Elle fait le bonheur des polinisateurs comme les sphinx. Médicalement parlant c'est un substitue de la valériane.

P6152297 P6152298

P6152299 P6152271

  •  Dans le vieux verger, les pommes, les poires et les pèches de vigne en devenir sont abondantes. En réalité il s'agit d'un pré-verger: " À la différence des vergers commerciaux ou le nombre d'arbres sur porte-greffes nains peut atteindre 3000/hectare, la densité des prés-vergers est généralement inférieure à 100 arbres/hectare. Pour éviter de polluer l'alimentation du bétail, on n'y utilise souvent aucun pesticide , ce qui rend ce modèle idéal pour les adeptes de l'agriculture biologique. L'inconvénient du pré-verger est qu'il n'est pas très rentable à court terme, car les arbres de haute-tige sont longs à fructifier (10 ans) et la récolte des fruits y est plus fastidieuse que sur les vergers « industriels » basse-tige conçus pour une production intensive. Très répandu au XIXe Siècle, le pré-verger s'est peu à peu raréfié." Source: ICI.

P6152248

 La sauge officinale "Salvia officinalis" est un sous-arbrisseau connu pour ses vertus médicinales. Le terme latin Salvia signifie "sauver". Facile à cultiver, elle se repend facilement et chasse les parasitent ce qui est un véritable atout quand elle est plantée dans le potager.

P6152323 P6152324

P6152287 P6152288

 Les plantes grasses figurent aussi parmis mes plantes amies. Je ne serai identifier celles du bas mais lsur es deux premiers clichets on peut reconnaître la joubarbe des toits, Sempervivum tectorum. Elle est originaire d'Europe méridionale et centrale mais c'est rependue en Afrique du Nord, en Asie occidentale et en Europe du nord. Elle aime les sols secs et sablonneux. Elle fleurit aussi sur les murs, les rochers et les toits (d'où son nom)jusqu'à 2800 m d'altitude. On la trouve dans presque toute la France.

P6152302

 De temps à autre un lapin (ici de garenne = Oryctolagus cuniculus) s'échappe des clapiers voisins. Il est l'origine des espèces domestiques élevées à travers le monde. L'espèce sauvage se rencontre en Europe et depuis le XIXe siècle en Australie où il fait de graves dégâts en particulier sur la faune et le flore locale et endémique.

P6152236 P6152322

P6152250 P6152233

 La belle Nigelle de Damas (Nigella damascena) est une fleur lumineuse aux graines toxiques. Sont feuillage fin luivaut le nom de "Cheveux de Vénus". Résistante, elle ne caint que les limaces et autres escargots.

 

-0-

jeudi 24 octobre 2013

Champignons et jardin.

SAM_4873

SAM_4883Je suis ravie de voir que Canalblog a adopté une toute nouvelle gamme d'outils et de mises en page bien que ceux-ci restent difficiles à maitriser. De par cela et pendant quelques temps, les publications risquent d'être chamboulées mais seront plus proche de la revue par leur apaprence. Néanmoins, le correcteur intégré devrait en partie régler le problème des fautes d'orthographes bien que je ne promets pas de miracles de ce côté là.

Bref,entrons dans le vif du sujet. L'automne est bien installé depuis quelques jours et c'est avec bonheur que l'on peut voir une multitude de champignons, comme cette dangereuse et mortelle lépiote brun-lilas à gauche,  pousser dans le jardin. C'est aussi avec grande joie que j'ai vu, à mon retour, la jolie couronne de maïs, survivante des intempéries de ces derniers temps. Il est vrai que la région a été gâtée en pluie, ne serait-ce qu'avant-hier. Mais le retour du soleil est de bonne augure et il sera bientôt temps de parcourir une dernière fois les bois à la recherche des champignons avant que ceux-ci ne se fassent absents.        

La lépiote brun-lilas se rencontre périodiquement pendant la fin de l'été et l'automne. Toxique, elle peut même s'avérer mortelle dans certains cas. Elle appartient à la famille des lépiotes brunes dont bon nombre d'espèces ne peuvent être différencier des unes et des autres que par l'utilisation d'un microscope.

4

La maison a prit son habit d'automne. Mousses, herbes rases et lierres donnent les dernières touches de vert car déjà les feuilles des arbres brunissent. Les rouges, ocres, jaunes, oranges, dorées, marrons et pourpres s'en donnent à cœur joie et font la beauté de la saison.

SAM_4890

Pour le moment, c'est ambiance vieilles pierres mais rassurez-vous, la maison ne s'apparente ni à une caverne, ni à une ruine oubliée. Autour de celle-ci pousse quelques plantes biens connues et qu'il est temps de conditionner avant qu'elles ne dépérissent sous le coup du gel.

1SAM_48852SAM_48963SAM_4895

Parmi les plantes à récolter, la menthe (1). Pour la conserver efficacement, on la pend en gros bouquets, la tête en bas dans un endroit sec, aéré et si possible à l'abris de la lumière, sinon on l'enroule dans des feuilles de journal car la lumière détruit les principes actifs des plantes. On peut également profiter de végétaux plus communs que l'on ne prend pas toujours le temps d'observer. L'oxalis corniculée (3) peut être consommée (uniquement les feuilles) en salade ou dans de l'eau sucrée pour faire de la limonade. Il ne faut trop en consommer car elle contient de l'acide oxalique. Au Japon, on l'utilise pour se protéger des démons et en Inde, elle est utilisé comme anti-inflammatoire, digestif, diurétique, antiseptique, contre la diarrhée et les maladies de peau. Enfin, le géranium petit Robert (4) dont on utilise les parties aériennes est employé pour les néphrites, les lithiases rénales, les oliguries, les diabètes et les diarrhées. On le prend en décoction à hauteur de 38gr pour 1L d'eau pour les gargarismes, les compresses, les angines, les aphtes, les dartres, les plaies et les amygdalites.

SAM_5257C'est le retour de l'été indien, il fait à nouveau chaud et beau et les tee-shirts rangés un peu trop tôt dans les vieilles armoires ressortent.

Dans les champs, pas de rosées, plus de marasmes mais encore quelques rares coprins chevelus qui ici et là pointent le bout de leur nez.

Les grands tilleuls sont dégarnis. Pendant longtemps et encore aujourd'hui cet arbre mellifère a été utilisée en infusion (feuilles) pour ses propriétés calmantes et apaisantes.

 

Néanmoins le temps est propice aux sorties et aux découvertes, reste cependant la boue qui colle aux pieds et crotte le bas des pantalons.

5

1 et 2: La maison devient peu à peu rouge-orangée. La vigne vierge est une liane ornementale que l'on retrouve sur bon nombre de maisons. Ses fleurs minuscules ont la particularité "d'éclater" pour laisser à jour le pistil et ainsi le précieux nectar qui attire les insectes.

3 et 4: Il y a quelques bons et beaux lactaires délicieux qui sont venus s'installer dans la mousse de la pelouse, sous l'un des sapins du jardin. Confondus avec les lactaires sanguins (qui donnent eux un sang rouge et non orange), on les cuisines comme des câpres, fris dans l'huile puis cuits au vinaigre et mis en bocaux.

SAM_5265

On le croirait proche de la famille des lactaires avec les quels il partage le m^me biotope mais il n'en est rien. Il s'agit ici d'une russule, la russule de Sardoine, reconnaissable à son chapeau violine, ses lamelles blanches et son pied rosé. Elle n'est pas comestible mais à l'approche d'Halloween propose un tableau joliment coloré.

SAM_5295

Les armillaires sans anneaux ont poussé ça et là de manière spontanée dans la pelouse, se nourrissants des racines pourrissantes du vieux prunier malade qui a été abattu il y a quelques années de cela. C'est sont de bons comestibles à l'état juvénile, vieux ils peuvent rendre relativement malade. On les confond parfois avec les armillaires couleur de miel mais qui eux possèdent un anneau à la différence des premiers d'où leur nom.

On peut le croiser en cascades sur les vieilles souches, en particulier des chênes et des châtaigniers mais aussi des tilleuls, de la fin de l'été à celle de l'automne en particulier quand la saison se fait chaude comme cette année. Il libère un parfum prononcé de champignons. 

Autrefois reconnu comme appartenant aux tricholomataceae, le genre armillaires a été rattaché à la famille des physalacriaceae. On les retrouve un peu partout dans le monde: Amérique du Nord, Canada, Japon et même Afrique du Nord (introduis au 17éme par les colons hollandais).  Si certains armillaires se nourrissent de bois mort, d'autres attaques les arbres en vie et les font dépérir, ce qui les classes comme nuisibles pour nos forêts.

 

6

C'est temps de ramasser les noix avec certes beaucoup de retard, mais les plus belles de toutes, les noix de Grenoble. L'instrument que voici est à lui seul une petite merveille. On le roule sur le sol et hop, les noix sont emprisonnées. Plus besoin de se casser le dos et de se salir les doigts, il suffit d’écarter deux barreaux pour les récupérer et les mettre à sécher sur les grands étendoirs.

SAM_5236

 Ce n'est pas le Val sans Retour où la fée Viviane emprisonne les chevaliers infidèles quoi que ce l'eu pu, mais le verger de la maison. Autrefois il contenait de nombreux fruitiers et même des vignes mais le temps n'est pas toujours propices aux végétaux qui ne sont éternels.

SAM_5337

Le nid de guêpe semble désert, seule une ou deux gardiennes tournent encore autour. Bientôt on pourra le décrocher et regarder avec attention sa composition car contrairement aux abeilles, les guêpes ne restent pas au nid pendant la période froide. Généralement les ouvrières meurent et la reine par se réfugier sous une écorce ou la manche d'un vieux manteau oublié dans la grange. Au retour des chaleurs elle entreprend la reconstruction de son royaume perdu. Ce qui m'étonne c'est leur disparition alors que les températures, malgré l'épisode pluvieux, sont aux beau fixe. Peut être que leur reine c'est éteinte ou a entreprit son sommeil hivernal plutôt.

7

C'est aussi le temps des châtaignes. Passée la douloureuse étape qu'est le ramassage si on n'a pas de gants, c'est un vrai régale. Posées sur un coin du poêle (et préalablement encochées), il ne reste plus qu'à attendre qu'elles soient bien cuites pour en profiter avec un bon verre de lait.

SAM_5348

Belle rencontre dans la maison avec cet inconnu, une punaise certainement, au dessin digne d'un masque Dogon et qui aurait pu figurer dans la rubrique "Magie et émerveillement" tant sa beauté m'a laissé sans voix. Il est vrai qu'il est peu commun de rencontrer un insecte avec un telle morphologie.

SAM_5322

 Bref chacun profite de ce charmant été indien à sa façon, et la bronzette reste une bonne option. Demain les 24°C sont annoncés ce qui pourra peut être donner l'occasion de réaliser une sortie en forêt à la rencontre des différentes familles mycologiques, même si je ne crois plus à la possibilité de rencontre Mr Cèpe et Mme Oronge. Heureusement, les girolles, chanterelles en tubes et pieds de mouton sont là pour rattraper le vide du panier. Dans le potager, il reste bien quelques légumes et douceurs mais il n'est guère utile de s'y attarder car si les chenilles cette année n'ont pas fait de dégâts, les limaces s'en sont données à cœur joie. Quand à la nouvelle mise en page de Canalblog et des outils mis à disposition, c'est une réussite même si la mise à la mise en ligne l'article ne ressemble pas toujours à l'original (saut de ligne défaillant, photos mal alignées...) mais c'est un détail. Le chargement des photos est beaucoup plus rapide (victoire) mais il est aussi plus long d'agencer tout ce petit monde et pour le moment ça ne marche pas, d'où les photos qui se ballade comme-ci comme ça. Je pense rester à ma présentation classique en y incluant de temps à autres quelques fantaisies comme ici. 

Allez je vous laisse, je retourne au soleil!

(Entre parenthèse, j'ai trouvé la solution au moyen de photoshop de faire une mise en page correcte mais cela me prend un temps fou, il y aura donc peu d'articles à venir.)