dimanche 5 juin 2016

Sortie en forêt 65.

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Un peu de soleil ça fait du bien, enfin ... entre la sortie et cet article nous avons eu de beaux épisodes de pluie, quelques grosses gelées, de la grêle et par endroit, un peu de neige. C'est l'occasion de nommer sur l'ordinateur les petits fleurs rencontrées au mois de mai. Sur cette photo vous pouvez voir la Grande Sûre encore parée de son manteau blanc. Si tout va bien, nous explorerons son sommet, ses forêts et ses alpages au courant de l'été.

 

L'hellébore fétide (Helleborus foetidus).

C'est une plante que j'affectionne. Elle figure parmi celles qui fleurissent tôt dans l'année, quand le printemps n'est pas encore annoncé. Ici les hellébores présentent des ovaires gonflés de graines qui ont subis une invasion de pucerons. Ne craignant pas la toxicité des pieds attaqués, ils ont causés quelques dégâts sur leur passage.

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La buse variable (Buteo buteo).

C'est un rapace très commun que l'on voit souvent monter dans le ciel grâce aux courants d'air chauds au dessus des champs. Cette buse n'est que peu craintive et on peut l'observer sur les piquets des champs guettant ses proies qui sont le plus souvent de petits rongeurs mais aussi des serpents et des petits oiseaux.

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La fin des morilles.

C'est la fin de la saison pour nous, mais dans les hauts alpages des Alpes on en trouve encore, parfois couvertes par la neige. En général se sont des morilles noires (Morchella elata), réputées pour être les meilleures de toutes les morilles mais aussi les plus dures à trouver. C'est amusant de voir que celle-ci a prit place entre les feuilles d'un orchis mâle (Orchis mascula), dont vous trouverez quelques photos plus bas dans l'article.

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La verpe conique (Verpa conica).

Celle-là est un peu trop vieille pour être observée. Les verpes coniques sont des champignons frêles de la famille des morilles. Elles peuvent être consommées mais n'ont pas un goût fameux et dans bien des endroits sont en régression si ce n'est en disparition. Mieux vaut alors les laisser dans la nature et juste les photographier.

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Le genêt à balais (Cytisus scoparius).

Il tient son nom du fait qu'on l'utilisait autrefois pour confectionner des balais dont on se servait pour nettoyer les sols de terre battue des maisons de campagne. C'était aussi une plante associée à la magie noire par les anciens et dont pensait que les sorcières se servait pour voler dans les airs et se rendre joyeusement au Sabbat.

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L'amour ets dans le prés.

Se promener en lisière de champs peut entraîner quelques rencontres sympathiques. Néanmoins il faut toujours se méfier quand on doit traverser un champs à vaches. Chaque année des promeneurs sont accidentés voire tuer par excès de confiance avec ces animaux qui peuvent comme chez la charolaise dépasser une tonne.

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L'euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias).

Cette petite euphorbe ressemble un peu à un jeune cyprès quand elle ne porte pas ses fleurs vertes. Comma toutes les euphorbes, elle produit un latex toxique qu'il ne faut pas manipuler avec les mains ou mettre en contact avec la peau. Présente sur tout le territoire, elle aime les sols calcaires incultes et les bords de champs. 

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La raiponce de l'Ouest (Phyteuma spicatum ssp. occidentale).

J'adore cette plante dont on peut corquer les épis floraux pas encore ouverts, comme ici, en salade ou cuits à la vapeur. Les feuilles et les racines sont également comestibles. Je ne sais que depuis peu que c'est une sous espèce de la raiponce en épis (Phyteuma spicatum) et non l'espèce type elle-même qui est plutôt blanche.

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L'orchis mâle (Orchis mascula).

Cette plante ne porte pas son nom par hasard elle non plus. Ses tubercules comme chez la plus part des orchis ressemblent à une paire de testicules. C'est une orchidée qui couvre une grande aire, on la trouve ainsi en Europe, en Asie et en Afrique du Nord. Dans le nord de la France cet orchis est moins abondant et protégé.

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La famille des renoncules (Ranunculaceae).

Elle comporte plus de 1500 espèces. Parmi celle-ci on compte toute une cohorte de plantes que l'on nomme en langage commun "boutons d'or"; ce sont les Ranunculus. La plupart sont jaunes et très semblables au point qu'il est difficile souvent de les différencier. Le véritable bouton d'or porte le nom de Ranunculus arvensis.

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Le chevreuil d'Europe (Capreolus capreolus).

J'adore me promener dans ce coin, à chaque fois je suis presque sûre d'y rencontrer des chevreuils. J'ai pu observer et filmer pendant plus d'une minute cette femelle de nature plutôt curieuse. Elle m'a gratifiée de quelques beaux bonds avant de s'enfuire dans les taillis. C'est en mai et en juin que les femelles mettent bas. 

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Le sanicle d'Europe (Sanicula europaea).

C'est une très jolie plante aux feuilles découpées qui apprécie les sous-bois frais, calcaires et légèrement humides. Les fleurs de cette apiacée sont réunnis en de nombreux pompons blancs ou rosés. Il couvre une grande aire lui aussi, il se rencontre en Europe, en Asie jusqu'en Inde et aussi dans le nord de l'Afrique.

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L'orchis bouffon (Anacamptis morio).

Cet orchis se reconnaît à ses marbrures vertes qui permettent de l'identifier au premier coup d'oeil. Ses fleurs sont colorées et forment une inflorescence fournie et robuste. C'est une orchidée qui apprécie les zones de pleine lumière qui se rencontre dans une grande variété de milieu comme les prairies, les sous-bois et les prairies.

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Le bal des papillons.

Avec les fleurs qui sortent dans tous les sens, les papillons sont à la fête, c'est le moment de les observer effectuer leur danse nuptiale ou chercher un partenaire. Ici on peut voir 2 espèces. Sur les deux premières photos, il s'agît d'un couple d'Aurores (Anthocharis cardamines). Le mâle possède des tâches oranges et la femelle est blanche et noire. Sur la photo du bas, il s'agit d'un tircis (Parage aegeria) sur une cardamine des prés.

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La vie d'une flaque.

Après de grosses pluies, il arrive parfois que des mares et des flaques se forment et perdurent quelques semaines. C'est un endroit parfait pour certains batraciens qui y pondent sans à avoir à s'éloigner trop loin de leur territoire. Peu à peu des algues et des plantes viennent s'y installer formant ainsi un véritable écosystème. À l'arrivée des beaux jours et de l'été, la flaque disparaîtra mais les petites grenouilles seront déjà parties.

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Le mot de la fin.

C'est le moment de se promener dans les prés, les fleurs sont hautes et les foins n'ont pas encore été fait, c'est parfait pour aller observer la flore des pelouses sèches et calcaire d'Isère mais aussi, d'arpenter les Calanques marseillaises à la recherche des timides tarentes et de visiter les alpages parfois encore enneigés. 

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mercredi 8 mai 2013

Découverte de nouveaux spots à champignons.

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Il fait de nouveau beau et même, presque chaud. Les chats sortent le bout de leur nez au même titre que les champignons, les fleurs et les papillons. Ça sent enfin le printemps.

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Le coin habituel donne encore quelques pézizes croquées ici et là mais cette année, pas de jolies morilles communes à l'horizon. Dommage.

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La belle saison est bien installée, les pommiers sont tout en fleurs et les chevaux ont retrouvé la joie de grignoter l'herbe verte et grasse du champs.

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La récolte s'annonce bien maigre mais pas de panique, quelques jolies surprises ont rempli l'équivalant d'un bon panier.

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Au fond du parc, là où les vaches ont creusé de longs sillons dans le sol boueux et sous de jeunes frênes et noisetiers, deux morillons-à-demi-ibre de belle taille ont élu domicile. C'est la première fois que nous en trouvons ici.

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Le fumeterre a bien poussé. Cette plante médicinale est dépurative, diurétique et soigne les infections biliaires et le cholestérol. Utilisée dans l'antiquité, elle tombe dans l'oublie au moyen âge et n'est réintroduite que 10 siècles plus tard par les médecins arabes.

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Les jeunes charolaises ne sont pas encore très habituées au champs. Un rien titille leur curiosité.

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Sur le vieux sureau, les oreilles de judas sont au rendez-vous et en force s'il vous plaît. C'est une énorme colonie qui s'y épanouie. La pluie et la température douce leurs ont été favorables.

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C'est une jolie cueillette qui se pointe à l'horizon. Et tout ça, dans le jardin de la maison.

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Appelées champignons chinois en raison de leur utilisation fréquente dans la cuisine asiatique, il est bien meilleur de les consommer sèches que fraîches si on aime pas leur viscosité utilisée pour épaissir les bouillons. 

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Les polypores ciliés sont réapparus sur les vieux troncs de noyers oubliés. Non comestibles, ils émerveilles de par leur jolie couleur fauve et de par leur nombre.

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Et puis il y a les classiques. Lamiers tachetés et escargots de Bourgogne profitent de la pluie salvatrice. Tous les deux sont de bons comestibles, chacun dans leur genre.

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Quelques drôles de champignons sont apparus dans la pelouse.

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Dans la vieille souche quelques os sanguinolents sont encore apparus. Ce sont les vestiges d'un repas tout frais d'un rapace qui une fois abandonné ont attiré bon nombre de limaces.

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Le pommier qui donne de petites pommes à cidre est devenu entièrement blanc et est par endroit tacheté de quelques feuilles vert-tendre.

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Voilà un bien beau frêne du parc qui débours, c'est à dire que la sève est montée dans l'arbre et que celui-ci commence à bourgeonner.

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Découverte de verpes pour la première fois dans le parc et pas n'importe les quelles, des verpes coniques. Leur chapeau en forme de dès à coudre les rendent facilement identifiables.

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Champignon atypique, la verpe conique vient du latin verpa: pénis, verge et conicus: conique. Voilà qui est dit.

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C'est aussi le retour des papillons, aussi bien de jour comme de nuit et il n'est pas rare de voir les premiers paons-du-jour faire leur sortie. Iici il peut s'agire de l'alternée ou du moins d'un proche cousin.

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Là aussi cette étrange plante au coeur formant ce qui semble être des gousses de graines refus de donner son nom.

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Un petit crache-sang qui se promenait sur les feuilles de ronces. C'est le début de la période de reproduction et ces petites bêtes sont toute chose.

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La végétation reprend ses droits sur la zone de brûlis. Il faudra renouveler l'opération si on ne désir pas voir les ronces, les lianes et les orties envahir la côte.

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L'herbe devient haute, la saxifrage granulée (fleurs blanches) et la bugle rampante (fleurs bleues) accompagnées des boutons d'or sont les premières à prendre possession des champs.

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Les premiers moustiques sont là. Pas de paniques avec ceux-ci en pleine romance, ils appartiennent à la famille des "cousins" et ne viennent pas sucer le sang.

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jeudi 2 mai 2013

Sortie en forêt 23.

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Petite sortie aux morilles (qui date de lundi). Il pleut, il y a de la boue de partout et il fait froid mais le panier et les yeux sont bien remplis.

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Exploration d'un coin qui n'a rien donné de très concluant, hormis la découverte de quelques champignons lignicoles sur les arbres tombés cet hiver.

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C'est ainsi qu'un large tronc de peuplier tombé au sol c'est vu coloniser par une multitude de polypores du bouleaux. Ces champignons non comestibles peuvent prendre une taille imprtessionnante mais pas autant que celle des ganodermes.

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Découverte: dans un des coins à morilles, des grandes feuilles sortent de terre un peut partout et à leur centre et de drôles de "bourgeons" (graine ou fleur naissante?) sont apparues au centre de certaines d'entres elles? Une idée sur l'espèce aux quelles elles appartiennent?

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Les orchis mâles et le raisin-du-renard, des indicateurs de la présence de morilles, sont là en bon ombre. C'est signe de bon augure, croisons les doigts.

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En attendant voilà quelques pézizes qu'ils ne faut pas avoir peur d'aller chercher dans la côte abrupte, au risque de finir les pieds ou pire les fesses dans le ruisseau en contre-bas.

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Voici notre première morille, une morille blonde (appelée aussi ronde). Malheur de malheur, la voilà à moitié grignoter. Elle reste malgré tout comestible mais a perdu de sa superbe.

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Nous voilà consolé par l'arrivée de deux jolies morilles grises, soeurs de surcroît et poussant sous un merisier dont les pétales humides ont la bonne idée de se coller à tout ce qu'ils touchent.

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En voilà une avec une tête bien étrange. Écrasée par mégarde au début de sa croissance, elle a prit la morphologie qu'un pied maladroit lui a attribué.

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Dans une côte abrupte à proximité d'une cascade, un morillon à semi-libre solitaire. On peut l'identifier facilement en regardant la chapeau. Là où chez la morille le chapeau commence juste après le pied, le morille verra son pied se terminer au milieu de sa "tête". Le mieux est de faire une coupe pour en être sûr. C'est un très bon comestible mais un petit peu moins parfumé que sa cousine.

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La verpe en forme de doigt fait partie aussi de la famille des morilles. On la reconnaît à son chapeau lisse, son pied long, fin et fragile et au fait que celui-ci se termine au sommet du chapeau du champignon.

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C'est les verpes sont les moins parfumés de la famille des Morchella mais reste un bon champignons que certains puristes laisseront de côté pour en apprécier la délicatesse.

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Sur du bois mort, à proximité de vieux sureaux, à la limite d'un champs et poussant parfois à même l'eau d'un ruisseau, une colonnie immense d'orreiles de Judas sont venir remplir plus de moitié le panier. A moi les bons petits plats chinois.

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L'activité fongique se développe bien, de nombreuses espèces de champignons inconnus ce sont développés sur le bois pourrissant ou le sol détrempé. Merci à Richardqui m'a premi d'identifier les champignons de droite. Il s'agit de mycènes à pied jaune appelé aussi mycène renati.

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Les premiers polypores écailleux sont apparus. Cueillis encore jeunes, ils sont préparés comme des carpes ou des cornichons pour être servis en bouchées apéritives (un peu à la manière des sanguins), en particulier dans le Sud.

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Détour par les champs et petit coucou aux ânes en particulier à la bien aimée "coquette", vieille ânesse que je connais depuis que je suis gosse (c'est à dire plus de vingt), car il faut le savoir, un âne ça vit vieux, très vieux: 30 à 45 ans.

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Retour dans les bois avec peut être pas ou peu de morilles à la solde mais un très beau décor, riches en fleurs, en fougères et en cascades.

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Et comme toujours, quelques champignons a identifié. Ici il peut s'agire de tramètes mais alors les quelles, mystère.

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Voilà qu'une superbe et grosse morille bonde au large pied point le bout de son nez et intrigue par la forme de sa "tête pointue". La récolte est plus jolie que prévue.

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Sans oublier les éternelles pézizes veinées, inconditionnelles des talus humides au printemps et parfois, qui connaissent une résurgence à l'automne quand les pluies se font fortes et les chaudes températures rares.

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Ici, rencontre avec un escargot de la famille des clausilies tout en spirale et le daldinias concentrique, champignon réputé pour apporté forune et chance s'il est porté dans la poche.

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Drame à l'horizon, un nid de merle a chuté. Le vent et la neige peuvent être coupables mais aussi un prédateur cherchant à s'emparer des oisillons car pas de doute, les traces de coquilles bleues au fond du nid indique qu'il y a encore peu, le nid était habité.

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Jolie récolte, un peu petite une fois les oreilles de judas mises de côté mais parfaite pour parfumer les plats ou être accommodée à la crème.

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Les oreilles sont séchées dans la panière, les pézizes, morilles, morillons et verpes passés à la casserole.