jeudi 1 juin 2017

Semaine agricole : l’Île de la Chèvre.

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 Dernière étape de la semaine agricole au sein d'Agrotec : visite de l'île de la Chèvre et des rives opposées de l'île du Beurre afin de comprendre les échanges et dynamiques observées entre l'agrosystème et l'écosystème. L'objectif : comprendre les apports de l'un en vers l'autre, les bienfaits et méfaits de cet échange.

 

La Via Rhôna.

Elle s'étend sur plusieurs centaines de kilomètres et permet de suivre le Rhône de sa source jusqu'à la mer à pied ou à vélo. Ici elle serpente sur la rive opposée pour ne pas perturber la faune et la flore de l'île du Beurre. Néanmoins il est possible d'y observer des orchidées rares comme l'épipactis du Rhône (Epipactis rhodanensis).

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L'île de la Chèvre.

 Attenante à l'île du Beurre, elle s'en différencie par le fait qu'elle est accessible au public et qu'elle est cultivée de manière plus ou moins intensive ce qui a des répercussion sur la zone naturelle toute proche, notamment par l'impact des bâches plastiques. Les cultures sont également impactées par la faune sauvage qui transite à proximité, en particulier par le castor et le sanglier. Tout l'enjeu des gestionnaires est de trouver le bon équilibre. 

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 La héronnière.

Le long de la Via Rhôna, côté île du Beurre, il est possible depuis un observatoire cossus, de regarder les hérons nidifier et élever leurs petits. Une quarantaine de couples nichent ensemble dans ce que l'on nomme une héronnière. Il est possible de voir les oisillons éclore, êtres nourris par leurs parents et prendre leur envole.

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La petite faune.

L'enthomofaune est encore mal connue dans de nombreux sites naturels, en particulier pour tout ce qui touche aux araignées et aux opilions. Leur détermination est complexe et peu de professionnels sont spécialisés dans ce domaine. De ce fait tous les ans de nouvelles espèces sont découvertes sur le territoire français.

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Le lentin tigré (Lentinus tigrinus).

Il est présent sur une grande partie du globe mais reste peu courant localement. On le reconnaît à son chapeau blanc aux écailles brunes, à ses lamelles étroites et à sa chair blanche élastique. Il pousse sur bois mort, en particulier des essences à bois tendre comme le peuplier, de préférence dans les zones humides. 

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Le vulcain (Vanessa atalanta).

Lui aussi a pour hôte au stade de chenille l'ortie dïoique (Urtica dïoica) et les urticacées proches. On le reconnaît aux motifs blancs et orangés de ses ailes noires. Dans certaines régions il est sédentaire, d'en d'autres il migre, en particulier dans les zones où l'hiver est plus rude comme dans les Alpes ou les Pyrénées. 

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L'action des vignes.

Les coteaux et vignobles surplombent les deux îles. Remis en terrasses il y a peu, leur défrichement commence à avoir des répercussions graves sur les écosystèmes et agrosystèmes. Le lessivement des sols par les eaux de pluies entraîne peu à peu la sédimentation en contrebas des canaux essentiels au fonctionnement des îles.

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Le mot de la fin.

Journée intense avec une belle montée dans les vignes pour observer le paysage. Il est toujours difficile de concilier environnement et économie humaine et pourtant, si le premier peut parfaitement tourner et fonctionner seul, ce n'est pas le cas de la seconde qui ne peut subvenir à ses besoins par elle même. Cela rappel que les questions d'écologie sont également des questions économiques essentielles au fonctionnement de nos sociétés.

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jeudi 17 octobre 2013

Carnet de bord d'une vendangeuse.

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(Vue sur le paysage depuis l'entrée latérale de l'église de Oingt)

 Petit tour par Nuelles, commune du bout du Beaujolais où pendant 10 jours les vendangeurs d'ici et d'ailleurs se sont affairés dans les vignes pour récolter le précieux raisin qui bientôt deviendra la cuvée 2013 mais d'ici là patience. Certes il n'y a pas fait très beau, il y a même plut et le raisin à parfois été ramassé par -2°C mais les rares éclaircies et les quelques rayons chauds venus nous voir de temps à autres ont faits s'envoler tous ces désagréments.

 

Les vignes et l'art du raisin

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(Vignes des communes de Nuelles et de Oingt)

Avant de commencer, quelques mots de vocabulaire.

La vigne: c'est la parcelle de terre sur la quelle on fait pousser les cèpes.

La cep: c'est le nom véhiculaire de la vigne (la plante et non la parcelle, vous me suivez?) qui donne des raisins. C'est une arbrisseau grimpant qui peut, s'il n'est pas tailler atteindre plusieurs mètres de long et/ou de haut.

Le sarment: c'est la tige qui se détache du pied mère et qui porte les fruits.

La grappe: c'est l'ensemble des raisins regroupé sur un même segment.

Le moût: c'est le jus extrait du raisin et qui, mit à fermenté dans des cuves, donne le vin.

Le seau: c'est un bête seau qui est indispensable pour le vendangeur.A l'aide de son sécateur il le remplit toute le 5 à 8 minutes de raisin pour le transmettre à la benne du tracteur. Plein il pèse en moyenne neuf kilos.

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Un "récolteur" de raisin est appelé coupeur ou vendangeur. Il doit ramasser sur les ceps les raisins murent pour qu'ils soient ensuite envoyés à la cave afin d'être conditionnés. Sur un pied il faut prendre soin de ne pas ramasser le raisin qui n'est pas arrivé encore à maturité, nommé chèvre familièrement (en vert ici) et qui est utilisé par les vendangeurs pour se laver les mains et les coupures. Les grappes attirent de nombreux insectes qui y trouvent refuges: abeilles, papillons, guêpes, araignées et mantes religieuses y vivent.

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 Deux types de raisins sont produis: rouge et blanc. Leurs couleurs influes le type de vin produit.

Le vin blanc: produit uniquement à base de raisins blancs.

Le vin rouge: produit à base de raisins rouges mais il est possible dit incorporer du raisin blanc.

Le vin rosé: produit à partir de raisin rouge mais dont on ne garde pas la peau. Il peut parfois y incorporer du raisin blanc.

En effet, la couleur et le goût du vin provient en partie de la peau du raisin dont les pigments et tanins caractérise l'arôme et la robe.

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 Dans les vignes, il n'y a pas que du raisin, on trouve aussi beaucoup de champignons. Ici quelques rosés des près mais on peut y trouver également des marasmes des oréades et voir, bien haut dans le ciel, des nuées de palombes et d'étourneaux qui se nourrissent des grappes. Heureusement les rapaces veillent.

 

Les alentours

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 Changer de région c'est aussi changer de culture, dans les deux sens du terme. Il est peu commun de voir de par chez nous des cultures de millet. Cette céréale est destinée à l'alimentation animale, en particulier celle des porcs et des volailles.

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 Autres différence, il y a peu d'élevage ici mais tout de même quelques animaux bien familliers. Vaches, cheveaux, animaux de base-cour et même grenouilles nous rappellent à notre belle campagne. L'herbe verte et le temps gris nous rappel bien la saison mais aussi que c'est l'automne.

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 Rapide aperçut du local du corps de ferme où nous logions à l'étage, avec un beau rosier à l'entrée qui le matin (tôt) nous réveillait avec son doux parfum.

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 Le domaine n'est pas uniquement vinicole, il est également agricole. De nombreuses serres abritent des salades, des blettes, des tomates, des aubergines, des poivrons et une multitudes de légumes. Bref, il y a toujours du travail sur l'exploitation, que ça soit dans le poulailler, avec la taille des ceps, avec la récolte des topinambours ou avec l'ensemensage des champs de céréales.

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A l'extérieur les courgettes, les choux et les mûriers  profitent du temps. D'ici peut il faudra les récolter avant que le temps ne se gâte trop. Pour les mûresc'est trop tard.

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 Pour finir quelques fleurs qui sont venus égailler nos journées de travail.

 

Saint Germains-Nuelles

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Depuis le 1 janvier 2013 ces deux communes du Rhône n'en forment plus qu'une.  A l'origine Saint Germains se nommait Saint Germains sur l'Arbresle. C'est là que pendant 5 siècle la pierre jaune calcaire, l'Oncin (nommée aussi pierre dorée), fût extraite et donna ainsi à l'ensemble des villages construite avec celle-ci le nom de monts d 'or.

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L'église est une construction récente qui s'est voulu traditionnaliste en gardant une architecture d'époque, même le bornage est resté. 

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 En déambulant dans le village, entre les vieilles pierres et les maisons de dorés, apparaissent ça et là les vestiges du passé.

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 C'est là, dans le village qu'une étrange demeure expose dans son jardin tout un lot de créations artisanales à base de récupération. Chèvres en ferraille, vaches en bidons, pokémons de plastique, monstres en bois flotté, chat en roues... il y en a pour tout les goûts. Néanmoins le résultat est des plus réussis.

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Quelques pierres d'or qui font le jardin.

 

Le bois d'Oingt

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A proximité et toujours dans le Beaujolais, le Bois d'Oingt. Cette petite commune fait partie également des monts dorés. Les habitants se noment les Buisantins et les Buisantines.

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Sur le devant de la belle église on peut lire:

"Le nom de notre village est, au premoer abord, trompeur. Si le nom d'Oingt marque bien la proximité du village voisin, on ne saurait conclure trop vite que notre village se situait autrefois sur les bois de la seigneurie d'Oingt. Le Bois d'Oingt, dénommé autrefois Buxum Iconium, s'est développé sur des terres autrefois couvertes de buis que les moines de l'abbaye de Savigny défrichèrent et rendirent propres à la culture.

En pratiquant durant des siècles une polyculture faite de vignes sur les coteaux, de céréales dans les combes et les surfaces les moins pentues, sans oublier la culture du chanvre sur les bords de l'Azergues, nos ancêtres dessinèrent le maillage actuel des divers hameaux dont l'habitat essentiellement agricole devint, de par les mutations de l'agriculture et les modes de vie contemporaine, un habitat majoritairement résidentiel. Le fief de Combefort, au nord, et la ferme fortifiée de Tanay, au sud, constituaient d'importants domaines.

Ces nombreux hameaux sont les satellites d'un bourg qui a, de tous temps, constitué un centre important de vie et d'activité. Le passé du village peut encore se lire en serpentant le long de quelques vieilles ruelles. Quelques rares vestiges permettent de deviner l'emplacement d'un ancien château et de ses tours, l'épreuve du temps, fortement aidée par le saccage des hommes et de leurs révolutions, ayant eu raison de son architecture.

Tout autour du château, la population était essentiellement constituée d'artisans et de commerçants qui, franchissant divers passages voûtés, sortirent bien vite de l'enceinte du vieux village pour établir leurs échoppes et boutiques tout autour d'une vaste place.

Agriculture, commerce et artisanat trouvaient leur point d'orgue dans les foires et marchés hebdomadaires où affluaient les populations des contrées voisines. Là encore,le temps a eu raison des anciennes halles dont la vétusté motiva leur démolition en 1860.

Cette activité économique favorisa l'implantation d'autres professions faites de notaires, d'avoués, de juges, et de médecins qui édifièrent de belles demeures et bâtissesagrémentées de parcs généreusement arborés, comme en témoigne, à titre d'exemple, la mairie actuelle et son parc, ancienne demeure d'un notaire royal.

Toute cette société locale, manoeuvriers, agriculteurs et bourgeois témoignaient aussi d'une vie spirituelle. On peut prendre comme témoignage de la piété buisantine, la présence de deux chapelles, celle de Lorette édifiée vers 1658 et détruite, en 1957, pour laisser place à une gendarmerie, et la chapelle de Saint-Roch bâtie au milieu du17e siècle. Quant à l'église actuelle, elle fut mise en service en 1868 en remplacement de l'ancienne église dont ne subsiste que le choeur datant du 17e siècle, espace aménagé pour l'animation culturelle."

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Le Clos Pichat est une patite bâtisse entourée d'un parc et d'animaux légué à la commune par la dernière représente de la famille de ce même nom. L'an dernier de nombreux habitants de la commune se sont réunnis pour la remettre en état.

 

Le village médiévale d'Oingt

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Le village d'Oingt est un très vieux village médiévalle qui incarne le pays des pierres dorées. C'est un ancien castrum romain sur le quel en l'an 1000 environ fut bâtie par les seigneuries loclaes un château fortifié ainsi que de nombreuses églises. Il compte parmi les plus beaux villages de France.

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Ce village seigneurale apparaît sur les papiers officielspour la première fois en 1093 dans le registre de l'abbaye de Savigny. Aujourd'hui Oingt est orienté vers le tourisme et la vente de produits de terroire, en particulier le vin dont les vignes entoure la commune. Personnage célébre, Marguerite d'Oingt est l'une des premières femmes reconnue comme écrivaine et mystique en son temps chose rare au maoyen âge (1240-1310).

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Pendant notre petit tour rencontre avec ce beau matou qui semble habitué aux touriste. Doux et câlin, il a égaillé notre après-midi.

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L'église d'Oingt surplombe une partie du paysage locale. Un petit jardin à côté un jardin permet de regarder le panorama.

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Voici le célébre donjon d'Oingt. Il est possible de visiter cette tour et de profiter de sa vue à 360° à son sommet. Haut e 16 mètres, il servait à protéger le baron et sa famille en cas d'attaque. Pour s'y rendre rapidement, il habitait la bâtisse la plus proche. Aujourd'hui il fait office d'observatoir et de musée.

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Bref, voilà un beau village qui cette semaine et en particulier ce weekend a acceuillit le plus grand rassemblement d'armonium, piano à vent qui pendant de nombreuses anées et encore aujourd'hui a ponctué les messes et les processions.

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Tellement beau que l'on a du mal à en partir.

 

Bref, voilà 2 semaines passées en Beaujolais pour vendanger. Malgré la difficulté de la chose, le temps et la fatigue il reste de nombreux souvenirs, ceux de personnes venus d'orizons variés dont la convivialité restera gravé là, dans ma tête et mon coeur.