mardi 20 décembre 2016

Destination Bretagne : Locronan.

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 Nous voilà enfin à Locronan ! Le village est extraordinaire. Celui-ci est fait tout de pierre grise et cadre avec la brume de ce jour. Il faut savoir qu'il jouit d'une belle réputation, en particulier depuis qu'il a été dans le trio de tête du "Plus beau village des français 2015". Néanmoins nous avons pu parcourir ses rues sans nous trouver pris dans une marée humaine comme c'est souvent le cas dans les ruelles dès que le soleil fait son apparition.

 

 Une ville tournée vers la mer.

 On pourrait se croire à l'intérieur des terres. Néanmoins la mer est présente partout à Locronan, que ce soit dans les maisons, sur les murs ou même dans les pavés des trottoirs. Pendant longtemps la ville fût animée par une manufacture de voiles pour les navires. Aujourd'hui c'est du tourisme qu'elle tire bénéfice. Chaque année les quelques 800 habitants voient défiler par moins de 400 000 touristes, en particulier les soirs de marché.

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Un patrimoine unique.

Depuis 1924, le village est classé aux "Monuments histoirques" de part son charme. Cela explique l'abondance de films tournés ici, pas moins de 25 dont certains ayant une belle renomée comme "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet et de Guillaume Laurent mais aussi de boutiques atypiques et hors normes.

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 Les hortensias (Hydrangea sp.).

Voici les traditionnels hortensias. Ils ont la particularité de bien se plaire en Bretagne du fait du climat doux de la côte et de son ensoleillement particulier. Ils peuvent par endroit former de véritable buisson et parfois même des arbustes. C'est une institution que d'en avoir dans son jardin pour le plus grand bonheur des moineaux. 

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La boutique magique.

Petite pépite cachée au détour d'une ruelle : une boutique proposant des oeuvres d'artistes locaux mais surtout, des masques africains et asiatiques traditionnels, de VERITABLES masques traditonels et le tout à des prix vraiment minimes. J'ai suivie une licence de socio-anthropologie et pendant celle-ci je me suis prise de passion pour les masques Dogon alors imaginez mon émerveillement dans cette véritable caverne d'Ali Baba !

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Découvrir la ville.

Autre boutique à voir impérativement, la librairie celte. Ne vous laissez pas impressionner par l'armure de l'entrée ou les toiles d'araignée, cette librairie est super ! Non seulement on y trouve de nombreux ouvrages sur la Bretagne mais aussi tout une série de livres sur le merveilleux, les mythes, l'Histoire et même sur les Enfers.

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Cacahuète.

 C'est la mascotte locale. Ce croisé birman se laisse facilement approcher et ne dit pas non à quelques caresses avant de filer. Appelés aussi sacrés de Birmanie, les birmans sont des chats à poils longs (de par leur croisement avec des persans) dont la race serait apparue en France dans les années 1920 et qui est reconnue depuis 1950. 

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La boutique de la mer.

C'est une autre des boutiques que nous avons adoré pendant notre périple, d'ailleurs de nombreux éléments de décoration de notre petit appartement viennent de là. On y trouve des filets de pêches, une multitude de coquillages et d'étoiles de mer, des oursins et des coraux et même, quelques fossiles de poissons préhistoriques.

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Le mot de la fin.

Vraiment, Locronan est un village est à voir et surtout, à dévorer ! N'hésitez pas à vous rendre à la petite boulangerie faisant face à l'église pour déguster le meilleur des kouign-amanns et bien d'autres spécialités comme les sablés Bretons. Après ce périple de deux jours, direction Brest et son jardin botanique aux mille trésors.

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lundi 15 février 2016

Sortie en montagne 13.

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N'est-il pas beau, ce sommet enneigé du mont Ventoux ? Été comme hiver il est d'une blancheur immaculée. Quand les rayons du soleil se feront abondants et chauds, la neige laissera rapidement place à de la caillasse tout aussi blanche. On y trouve une flore rare et de nombreuses espèces uniques en France.

 

Le Cynips de la galle ronde du chêne (Andricus kollari).

Ce cynips est un tout petit insecte de la famille des Cynipidae. Il est un lointains cousin des guêpes, des fourmis et des abeilles. Les femelles pondent leurs oeufs sur les rameaux du chêne pédonculé (Quercus robur). L'arbre va produire pour se protéger des tissus qui vont entourer le corps étranger et vont former une "noix de galle". Les larves vont s'en nourrir jusqu'à s'en extirper en perforant la paroi. Ces galles ne sont pas dangereuses pour l'arbre.

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La campanule fausse raiponce (Campanula rapunculoides).

 Cette grande campanule est très présente dans toute la partie Est de la France. On la rencontre dans les friches, les champs, les jardins, les forêts, les bords de route etc. Elle a été pendant un temps utilisée comme légume dans les potagers car ses tubercules et ses jeunes feuilles cuites à l'eau sont comestibles sans pour autant être très bons. C'est désormais dans les jardins qu'elle est cultivée pour sa beauté et ses dimensions.

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Le pavot cornu (Glaucium flavum).

 Ses feuilles sont très reconnaissables mais c'est surtout grâce aux longues cosses de ses fruits que l'on peut avec certitude le reconnaître. Ici sur la commune de Sault elle pousse un peu près à la hauteur maximale qu'on lui connaît : 800m. Elle est très présente dans le midi et le long des côtes françaises. Sa floraison se fait normalement entre février et juillet mais cette année elle est en avance comme pour de nombreuses plantes.

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La famille des trèfles (Trifolium).

 Les trèfles appartiennent aux fabacées. Ils vivent en symbiose avec des bactéries qui fixent l'azote au niveau de leurs racines. On rencontre de nombreuses espèces de trèfles comme le trèfle des prés (Trifolium pratense) présent sur les deux premières photographies ou le trèfle blanc/rampant (Trifolium repens) visible en dessous. Ils sont cultivés pour redynamiser les sols et comme fourrages pour de nombreuses espèces animales.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

 En voilà une autre à la floraison détraquée. D'ordinaire cette scabieuse fleurie de juillet à octobre. Celle-ci début décembre était encore bien ouverte. On la rencontre surtout dans le Sud-Est de la France dans les zones très ensoleillées et plutôt exposées à des températures chaudes, même sur un court laps de temps.

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Le silène enflé (Silene vulgaris).

 Il porte ce nom en raison des calices des fleurs bombés et nervurés. Les enfants les utilisent comme claques doigts en fermant l'extrémité ouverte d'une main et en écrassant de l'autre le ballon ainsi formé. Les jeunes pousses sont parfois récoltées pour être cuisinées crues ou cuites à l'eau pour leur goût de petit pois.

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La centaurée jacée (Centaurea jacea).

 Elle porte aussi le drôle nom de "tête de moineau". On la rencontre un peu partout en France dans les champs, les près et dans les milieux plus ou moins frais. Elle s'étant du Sud de l'Europe au Nord de la Sibérie. Elle est récoltée pour les structures pharmaceutiques pour les propriétés médicinales qu'on lui prête.

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Le Gaillet gratteron (Galium aparine).

 Pour le reconnaître il faut se fier à ses tiges carrées, aux petits fleurs blanches à quatre pétales, aux graines qui s'accrochent aux poils et aux feuilles se terminant par un léger crochet. On l'utilisait enfant comme "balle adhésive" en formant avec les tiges une boule qui s'accroche aux vêtements et aux cheveux. Les pousses sont parfois consommées en salade ou en soupe et parfois, comme traitement pour la peau en médecine populaire.

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L'absinthe (Artemisia absinthium).

 Nommée aussi armoise ou herbe sainte, elle est intimement liée à l'histoire des hommes. C'est une plante médicinale utilisée autrefois pour les maux d'estomac, les règles, les fatigues etc. Elle est surtout connue pour son utilisation dans la célèbre absinthe, alcool du même nom qui en France était très apprécié à l'époque des romantiques. Dans l'emploie médicamenteux comme dans l'alcool, elle s'avère toxique et dangereuse. Certains auteurs comme Charles Baudelaire s'en enivrait et la nommait "la fée verte", lui prêtant les traits d'une muse.

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Les églantiers sauvages (Rosa sp).

 On confond trop souvent l'églantier (Rosa canina) avec les autres espèces de rosiers qui pousse de manière naturelle en France. Bien qu'il soit très courant, il se différencie des autres espèces par la forme de ses feuilles, la couleur des pétales ou la taile des fruits. Néanmoins la distinction est rarement simple à faire.

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Le pin à crochet (Pinus uncinata).

 Très abondant au mont Ventoux, il résiste très bien au froid, à la neige mais aussi aux vents violents et aux fortes chaleurs. Pour certains botanistes il est une espèce à part entière mais pour d'autre il s'agît d'une sous-espèce du pin de montagne (Pinus mugo), ce qui entraîne parfois de vifs débats. On l'emploi pour reboiser les zones déforestées ou pour les industries gourmandes en bois, en particulier dans la construction de charpentes.

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L'étude des lichens : la lichénologie.

 Les lichens sont l'heureux mariage entre un champignon et une micro algue (pour simplifier les choses). La naissance d'un individu viable et fécond se nomme une lichénisation. La lichénologie se penche sur les phénomènes liés à l'apparition des lichens, des espèces découvertes et à découvrir, à leur symbiose, de la manière dont elles s'adaptent à travers le monde et à l'identification des champignons et algues les composants.

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Pelouses sèches de la vallée du Ventoux.

 C'est un milieu bien particulier où l'on rencontre des espèces rares. On parle de pelouse sèche quand on fait face à une zone composée d'herbes rases composées de graminées et de petites herbacées. Ce type de végétation se rencontre de manière ponctuelle au Ventoux en raison des forts vents dépassants parfois les 250km/h, du sol qui est très drainant, pauvre en substrat et en éléments, des pluies faibles et aux fortes variations de chaleurs.

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Les fruits de montagnes.

En montange on rencontre de nombreusesbaies qui peuvent aussi bien nourrir les oiseaux que les hommes. Les fruits d'aubépine (Crataegus sp.) étaient employés dans la confection de farine. Les pines de pin à crochet (Pinus uncinata) peuvent se consommer comme des pignons et les baies du genivrier commun (Juniperus communis) fait le plaisir des amateurs de choucroute. Par contre les frutis du lierre (Hedera helix) nous son toxiques.

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Le village de Sault.

 C'est une commune du Vaucluse qui culmine à 765 m d'altitude. Elle est entouré du haut de son piton rocheux de champs de lavande et de pâtures à moutons qui composent une partie de la vallée du Ventoux. Le climat y est rude : l'été y est sec et chaud, il n'est pas rare de voir des abondantes chutes de neiges l'hiver et le vent qui y souffle décorne un boeuf sans mal. Malgré cela, Sault reste un très beau village où il fait bon s'y promener.

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Cycle d'une plante annuelle.

 Comme leur nom l'indique, il s'agît de plantes qui ne vivent pas plus d'une année. Parmi celles-ci on trouve par exemple le basilic, la bourrache, la marjolaine, le datura ou encore le pourprier. De leur germination à leur mort, pas plus d'un an ne s'est écoulé. Pour favoriser la survie de l'espèce, elles ont une floraison rapide, prolongée et importante pour augmenter leur reproductivité et une production de graines souvent très abondante.

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L'oothèque de la mante religieuse (Mantis religiosa).

 C'est dans l'oothèque que la femelle de la mante religieuse dépose sa ponte, soit entre 200 et 300 oeufs. Elle la produit grâce à ses valves génitales qui donnent une soie résistante durcissant à l'air libre. C'est par la bande blanche que les petites mantes sortent à l'arrivée des beaux jours, c'est à dire vers le mois de mai.

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Le sous-bois des chêneraies.

 Le Ventoux est une terre de vins mais surtout de truffes noires (Tuber melanosporum). De ce fait on croise de nombreuses chênaies plus ou moins anciennes dont certaines abritent le précieux champignon. Sur le sol de celles-ci on trouve une variété de plantes importantes et atypiques car le chêne est un arbre qui laisse filtrer facilement la lumière. Ainsi des plantes peu commnes d'ordinaire dans les bois s'y épanouissent plutôt bien.

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Le mot de la fin.

 Un très bon séjour en perspective où la gastronomie a été à la fête. En effet, au Ventoux il y a de quoi boire et manger bien et bon .... mais les mollets ne sont pas restés inactifs pour autant ! Il a fallu d'autant plus affronter de terribles rafales de vent pour admirer le paysage. Heureusement qu'au centre du village se trouve une boutique de nougat pour motiver et redonner un peu de courage aux marcheurs au nez rougit par ce vilain temps.

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mercredi 1 octobre 2014

Möng au jardin ethno-botanique de Corbel.

P9060023Corbel est une petite commune montagnarde de Savoie qui fait face au département de l'Isère dont elle est séparée par le Guier Vif. Située à 845 mètres d'alltitude, elle englobe ou est limitrophes avec trois des plus hauts sommets du massif de Chartreuse: la Roche Veyrand (1429 mètres), la Cochette (1618 mètres) et Thivelet (1231 mètres). C'est ce dernier qui surplombe le jardin ethnobotanique du jardin réalisé par la très british Gabrielle.

La Roche Veyrand surplombant l'église du village.

La Roche Veyrand est réputée pour sa via ferrata qui permet d'atteindre son sommet et d'avoir une vue superbe sur la vallée du Guier. La Cochette et le Thivelat font partis du parc naturel de Charteuse et abritent des nombreuses espèces végétales et animales protégées et appartiennent au chaînon du Mont Outheran. L'aigle royale (Aquila chrysaetos) et le tichodrome échelette (Tichodroma muraria) sont les oiseaux emblématiques de ces sommets.
La grande église date du XIIIe siècle. Restaurée une première fois au XVIIIe siècle, elle abrite les vitraux d'Arcabas depuis 1997. Cet artiste peintre et sculpteur isèrois est réputé à travers le monde pour ses oeuvres contemporaines. De son vrai nom Jean-Marie Pirot, il vit depuis 1986 à Saint Pierre de Charteuse et a entièrement décoré la chapelle du village ce qui attire de nombreux visiteurs.

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 Le parc naturel de Chartreuse se fait le gardien d'une grande diversité de milieux. Sur le site qui lui est dédié voilà ce que l'on peut lire: 

Forêts : elles confèrent au Parc sa principale richesse naturelle et présentent une importante diversité grâce à l'étagement altitudinal des reliefs. Les forêts de piémonts et de l'avant pays sont dominées par le chêne pubescent et plus localement par le charme ou le buis. La Haute Chartreuse est caractérisée par de belles hêtraies-sapinières entrecoupées d'érablaies de ravins. Au delà de 1500 m, le hêtre disparaît et les conifères dominent. C'est le domaine des pessières d'altitude où règne l'épicéa. Sur les hautes crêtes ventées, seules persistent des pinèdes clairsemées de Pin à crochet.

Prairies et pelouses : les milieux herbacés de Chartreuse ont été créés dès le Néolithique par défrichement des forêts originelles. Pelouses sèches, pâturages, prairies de fauche et alpages entretiennent une biodiversité menacée par la déprise agricole et le retour naturel de la forêt. Ces milieux abritent l'essentiel de la cinquantaine d'espèces d'orchidées recensées dans le Parc.

Torrents  et zones humides : les torrents de Chartreuse sont absents des parties les plus hautes où l'eau est souterraine. Ce dispositif alimente de grosses sources émergeant de la roche calcaires et donne des eaux fraîches, souvent claires présentant d'importantes variations de débit. Malgré un contexte défavorable aux zones humides, le territoire du parc possède une centaine de petites zones humides renferment la plupart des 86 plantes protégées connues actuellement. Les plus grandes (tourbière de l'Herrétang) issues du surcreusement glaciaire sont situées à l'extérieur du massif.

Milieux rocheux : l'importance des calcaires massifs structurés par des plis et des failles permet une grande diversité. De la verticalité des falaises à la quasi horizontalité de certains lapiés, les milieux rocheux abritent une flore particulière dont les joyaux sont la vulnéraire des Chartreux (un millepertuis), la potentille luisante et la primevère oreille d'ours. Des oiseaux remarquables, hibou grand duc, aigle royal, faucon pèlerin, tichodrome échelette, chocard, grand corbeau vivent dans ces milieux préservés.

P9060103Corbel abrite un jardinethnobotanique qui est également le jardin communale. Il a été réalisé par Gabrielle de Gabiella Garden. Il fait parti d'un ensemble de jardins appartenant à l'association "Jardins du Monde Montagne"
- Le jardin du Camping de l'Ourson, Entremont le Vieux, Les plantes comestibles sauvages - Le jardin communal de Corbel, Les plantes vivrières et aromatiques - Ferme "Petits jardiniers" St Pierre de Chartreuse, Les plantes médicinales - Le jardin de l'hôpital de St Laurent du Pont, Les plantes médicinales, aromatiques et à fleurs - Le jardin des Cairns, Grenoble, Les plantes aux multiples usages - Le jardin des Charmettes de la Maison Jean-Jacques Rousseau, Chambéry, Les plantes aux multiples usages - Le jardin des Relais de Chartreuse, Col de Marcieu, St Bernard du Touvet, Les plantes tinctoriales - Le jardin de la Chartreuse de Fontanil-Cornillon, Les plantes autour des maisons - Le jardin de la Tisanière, St Pierre de Genebroz, Les simples au potager.

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Les plantes de sauvages de montagne ont, jusqu'au milieu du XXe siècle, fait partis du quotidien des chartrousains et il est fort à parier que pendant les grandes famines qui ont animé le village de Corbel (jusqu'au milieux du XIXe siècle) que les corbelains les utilisaient régulièrement avec les deux plantes qui étaient cultivées localement: la pomme de terre et l'avoine. Dans les plantes culinaires on retrouve beaucoup d'aromatiques qui avaient (et gardent encore aujourd'hui) un emploi médicinale. On peut ainsi nommer le serpolet, la sarriette, la menthe, l'origan, l'ortie, le pissenlit le bon-henri et la célèbre vulnéraire qui est emblématique de la Chartreuse. 

Idée cuisine: Fleurs de Raiponce à l'huile de noisette
(La cuisine des plantes sauvages, Meret Bissegger, p 218)
Pour la vinaigrette mélanger 1/2 c. à s. de jus de citron, une pincée de sel marin aux herbes, 1/2 c. à s. de xérès, 1 c. à s. d'huile de noisette et 1 c. à s. d'huile de tournesol désodorisée. Faire cuire les boutons de raiponce (3 poignées) une minute à la vapeur, laisser refroidir et mélanger à la vinaigrette. Servir en entrée, avec du pain beurré parsemé de bourgeons de sapin hachés par exemple. 

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Les plantes vivrières et aromatiques

"Créé de toute piéce en 1996, à l'initiative de la municipalité de Corbel et du lycée horticole du Bocage, le jardin prend un nouvelessor en 2009.Un conceptrice du paysage et d'autres bénévoles habitant corbel, façonnent le jardin à travers quatres tableaux : lasourcen es senteurs, la casscade et le lac racontant l'histoire mystèrieuse de l'eau et son parcours dans les roches cartusiennes. Ancolies, sédums,saxifrages, géraniums roberts, thym serpolet matérialisent le parcours de cette eau qui alimentent les plantes vivières et aromatiquescomposant ce jardin".

Ces quatres tableaux sont aujourd'hui encore présents dans le jardin.

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"Longtemps coupé du monde, le village voit sa première route construite ne 1948 (!!!), les corbelins pratiquent alors jusque-là l'agriculture de subsistance. Les plantes dites vivrières, sont celles que l'on cultive pour s'allimenter au quotidien. "Il y avait une batteuse qui venait d'ailleurs et qui s'arrêtait aux Egaux, elle ne pouvait pas aller plus loin parce que le chemin était trop étroit", décrit un habitant de Corbel. Orge, seigle,avoine et blé doraient les paysages de leur épis, mais surtout elles nourrissaient et pouvaient soigner, les Hommes et les animaux.

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Cette année, le jardin fête pour la deuxième année s'ouvre a uregard des cureixu à l'occasion de "Fenêtre sur Jardin". 
A la croisée de la musique médiévale et orientale, découvrez les tonalités envoûtantes des instruments oubliés et du duo vocale Möng qui vous accompagnera lors de ce voyage.

Organisé Gabrielle par les membres de la municipalité mais aussi l'association Instinct'taf, j'ai eu le plaisir de pouvoir me joindre aux festivités. Mông (de son nom complet Möng Project) est un duo formé par deux musiciennes et chanteuses de talent qui s'eprime en Izalien, une langue inventée par leurs soins qui a pour but de traduire les émotions de manières à être comprises par tous.

"Ce duo formé par Lily Noroozi au Chant, Accordéon et Daf (Percussion du Moyen orient) et Isao Bredel Samson au chant et Nyckelharpa (Viele à archet suedoise), explore des univers musicaux entre musiques traditionnelles, populaires occidentales, médiévales, orientales, tribales, soul et même electroniques... La musique de MÖNG est unique envoutante, onirique et vivante... Elle ouvre une brêche vers des mondes où rêve et réalité s'alimentent l'un l'autre."

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Le but de cette soirée? Mettre en valeur le jardin et les plantes qui le composent. Projecteurs, rubans argentés et dorés, jeux de luimières, tous a été fait pour que les arbres et les fleurs du jardin soient les stars de cette soirée. Opération réussi si on compte la centaine de spectateurs venus assister au concert face aux montagnes qui avec le déclin du jour, ce sont retrouvés plongées dans la nuit pour laisser place peu à peu aux chants et aux instruments. Pour les abonnés, vous pouvez retrouver sur le site du Dauphiné Libéré (ICI) la soirée en images.

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Que dire de plus? Que ce fût l'un des derniers événements au quel je participa en tant qu'instinct'taffeuse avec grand regret. Mais l'aventure n'est pas finie et vous aurez bientôt de leurs nouvelles. Pour rappel : 

L´objectif de l´association Instinct´taf est de contribuer au développement d´échanges culturels et artistiques, nationaux et internationaux. Instinct´taf rassemble des passionnés et des professionnels du spectacle. En dehors de ses propres projets, l´association s´investit aussi sur des évènements festifs (inter)culturels ou des créations artistiques, sur la base de partenariats établis avec les porteurs de projets. 

Ces expériences nous ont permis de faire preuve de professionnalisme dans des domaines aussi variés que laconstruction de décors, la scénographie, l´assistance tchnique, l’organisation de spectacles… La contribution des membres de l´association a également su séduire ses partenaires en apportant une touche particulière avec une manière de travailler instinctive où l´ingéniosité et le système-D sont de mise pour trouver des solutions simples et économiques.Depuis 2007, une nouvelle orientation a également été prise dans la perspective d´allier la culture et la solidarité. Des projets sont ainsi en train de germer, tant en France qu´au Sénégal… 

Bien sûr, l´association s´appuie sur les connaissances/savoir-faire de ses indispensables membres et sympathisants pour mener à bien ses projets… 
…et ils sont encore nombreux dans les cartons ! 

Encore un grand bravo à Gabrielle !    P9060129   P9060169    P9060218