samedi 8 août 2020

Grands changements : adieu Oullins.

DSCN3777Des canards et des pigeons à profusion dans le lit bétonné de l'Yzeron. Cette image, vous ne la verrez désormais plus sur le blog et pour cause, nous déménageons enfin ! Adieu le voisinage détraqué, les fuites du toit, les moisissures sur les murs, les incivilités, les pots d'échappements, la musique à point d'heures et les odeurs de friture. Nous partons à une dizaine de kilomètres de là, plus au sud du département. Nous avons enfin franchie le pas et bien que la présence de la rivière sous nos fenêtres nous manquera un peu, la proximité du Rhône, de ses rives et de sa ripisylve remplacera sans peine le souvenir de l'Yzeron et de sa riche biodiversité bien que nous nous trouvions en coeur de ville. Nous voilà dans une ville de plus faible importance, en coeur de village face à l'église, entre le fleuve et les vergers où Thomas aime travailler. De quoi trouver tout le repos dont j'ai besoin mais aussi s'initier à la découverte de nouvelles espèces. C'est un vaste programme qui nous attend.

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Les jeunes corneilles noires (Corvus corone) ont quitté le nid. S'exerçant au vol sur les plus hautes branches des platanes, elles attendent leurs parents leur apportant le précieux ravitaillement pour les sustenter. Pendant le confinement nous avons pu observer les adultes attraper des poissons pour nourrir leur progéniture. peut être que le même comportement se retrouvera chez cette nouvelle génération

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Les derniers jours de vie oullinoise, une aigrette garzette (Egretta garzetta) est venue chasser les petites poissons. La jolie coloration bleue et rose sur la peau à la base du bec et les pattes bien coloré indique qu'il s'agit d'un individu apte à la reproduction et ayant entame sa nidification. La différence entre les pattes et des tâches colorées laissent penser qu'il peut s'agir de deux adultes différents sans qu'ils ne soient nécessairement liés.

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Les jeunes faucons crécerelles (Falco tinnunculus) s'essayent eux aussi au vol. Un frère et une soeur, issus de la nichée couple qui a élu domicile dans le parc tout proche, ont trouvé refuge sur le sommet de la grande barre de logement qui nous fait face. Les nombreuses fientes attestent qu'il s'agit là d'un perchoir régulier, en atteste les nombreuses observations que nous avons pu faire ces 4 dernières années.

DSCN3550Surprise dans le ciel, un vol de 14 hirondelles de fenêtres (Delichon urbicum) affronte les gouttes qui commencent à tomber à gros flots. Déjà l'an dernier nous avions pu observer un pareil spectacle au dessus de la rivière. Nous étions partis à la recherche des nids sans pouvoir mettre la main dessus. Espèce anthropophile, cette hirondelle aime faire son nid fait de boue et de salive sous les toitures des maisons.

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Attirées par les nuées d'insectes, les hirondelles volent à toute allure. Les nids ne doivent pas être loin. En effet, les petits sont nourris toutes les 20 secondes en moyenne, ce qui induit que les adultes se nourrissant ne se trouvent guère loin de leur colonie. Il faudra attendre l'an prochain pour en avoir le coeur net. En attendant elles ont pris place sur le mur du nouvelle appartement à travers un grand poster estampillé, bien sûr, LPO.

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Il nous aura pas fallut plus de 12 jours pour décider de partir, trouver un nouvel appartement, le visiter et nous y installer. De notre fenêtre nous avons une superbe vue sur le Mont Blanc les jours de grand beau, de même pour les cheminées de la raffinerie qui se trouve aux pieds de la colline sur laquelle se trouve notre nouvelle commune d'adoption. Comme toujours, il n'est pas possible de tout avoir, du moins pas encore.

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Adieu aussi les nombreux poissons de la rivière Yzeron : le ballet des carpes venant en grand banc pour frayer, les vandoises, les perches, les brèmes et les silures qui font le bonheur des pêcheurs du dimanche qui viennent chercher là des leurres mais aussi faire de belles prises, et si parfois certains sont peu regardant sur les déchets en laissant abandonnant les fils de pêche, d'autres n'hésites pas à nettoyer les berges de la multitude de déchets.

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Et puis il y a leurs promeneurs et leurs chiens non tenus en laisses. Ces derniers mois nous avons pu découvrir une carcasse de canne dévorée, un cygne à l'aile cassée suite à de nombreuses morsures, des canetons mâchonnées ou morts car abandonnés par leur mère apeurées. De notre fenêtre, ces comportements nous ont rendu bien souvent fou de rage et bien que signalé, les pouvoirs publics ont peu de moyens pour intervenir.

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Cependant, nous voyons des choses bien plus joyeuses. Chaque année un ou deux couples de cygnes tuberculés (Cygnus olor) viennent avec leur progéniture cherchent quelques brins d'herbes et d'algues. Tout fraîchement éclos et vulnérables, ils utilisent le plus possible le dos de leur mère pour les longs trajets. Grandissant rapidement, bien vite les parents ne peuvent plus prendre qu'un ou deux rejetons entre leurs ailes.

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Voilà, rien de fou dans cet article, juste une des grosses infos du blog pour l'année 2020. Désormais les tariers pâtres (Saxicola rubicola) et les bruants zizi (Emberiza cirlus) nous accompagnent dans toutes nos ballades campagnardes. Les lièvres, les chevêches d'Athéna, les grands rhinocéros (un magnifique scarabée au nom évoquant ses cornes) et les pics verts font partis de notre paysage et j'ai hâte de vous montrer à quoi il ressemble.

Cela ne fait que quelques semaines que nous vivons là et pourtant, j'ai l'impression d'y être depuis des mois si ce n'est des années. La campagne et les verges y sont fabuleux et regorgent de vie, le salon de thé, les artisans locaux, la place et les vieilles pierres nous donnent la véritable impression d'être en coeur de village malgré les 8000 habitants. Nos fenêtres font face au couloir de migration et en 10 minutes à pied nous pouvons nous tremper dans le vieux Rhône. Il ne nous faut rien de plus pour être heureux dans ces instants.

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samedi 6 juin 2020

Quand la corneille se met à la pêche !

DSCN3271Le confinement a eu du bon dans notre compréhension d'une espèce que nous pensions bien connaître : la corneille noire (Corvus corone). Nous en avons vu une puis deux s'atteler à la pêche, chose que j'ignorais et qui semble extrêmement rare dans les zones continentales. Nous voilà donc à suivre leurs aventures tels des détectives, l'appareil photo à porté de main pour filmer et photographier ce comportement atypique. En voici le récit jours après jours. Le fait me fascine et je pense bien élaborer quelque chose autour de ces observation : un article à publier et/ou une conférence peut être. Cela ne vas pas sans me rappeler une autre observation que j'avais pu faire au début de l'hiver. Dans ma voiture, coincée dans un bouchons, j'avais pu voir une drôle de scène sur la Saône. Un groupe de mouettes rieuses avait réussi à regrouper et maintenir à la surface un groupe de poissons, l'entourant et plongeant à proximité. Au dessus du banc, trois corneilles au ras de l'eau, en vol tant bien que mal stationnaire, semblent tenter d'attraper les poissons avec leurs pattes tendues. Un souvenir qui marque encore ma mémoire et qui me fait de plus en plus me prendre de passion pour les corvidés.

-o-

20/03 : début d'après-midi, nous observons une corneille au nid comme l'an dernier. Son plumage est défraîchi et comporte de nombreuses plumes blanches, signe le plus souvent d'une mauvaise alimentation. Sa compagne ou compagnon se pose souvent sur une branche à proximité.

03/03 : la corneille est observée au matin avec du poisson en bec ! Elle a été vue à le saisir avec ses pattes : à 40-50 cm du bord de la rivière, elle s'immerge jusqu'au dessus des pattes dans l'eau et ressort avec un poisson vivant de 8-10 cm qu'elle part manger sur une branche. Nous sommes ébahis. Nous avons pu filmer la consommation mais pas la pêche.

04/04 : la corneille passe en début d'après midi devant la fenêtre avec du poisson dans le bec pour le manger sur une branche, nous n'avons pas vu la pêche, ce qui ne nous permet pas de savoir si le poisson a été trouvé vivant ou mort. Nous commençons à nous dire que quelque chose d'inabituelle se passe. Entre temps, j'ai pu récolter quelques informations.

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05/04 : début d'après midi, il y a de nombreux allers-retours au nid. La saison de reproduction semble s'entâmer tranquillement.

06/04 : une corneille est au bord de la rivière sous le pont, elle remonte le filet d'eau pour s'abreuver puis se pose sur le béton comme en affût en début de soirée. Nous sommes posés en affût à la fenêtre, apapreil en main, mais il n'a rien à capter.

11/04 : la corneille est au bain après avoir donné l'impression d'être posté en affût. Nous sommes là encore au milieu de l'après-midi, et si nous n'avons pas d'images de pêches, nous avons celles- de la toilette.

13/04 : la corneille sur sa branche fêtiche et mange un poisson tranquillement dans l'après-midi. Nous n'avons là aussi pas pu voir s'il s'agissait d'une action de pêche ou la capture d'un poisson déjà mort.  Dans la soirée, la voilà qui va se poser en affût. D'un bon elle se met là où d'ordinaire elle prend son bain et attrape 2 petits poissons qui semblent morts ou mal au point, en mettant les pattes dans l'eau à mi hauteur. Nous avons enfin des images et vidéos de pêche mais ce ne sont pas celles que nous attendons.

14/04 : ce matin la corneille mange du pain là où elle a été vue la veille manger les poissons, hélas. Ce lieu est souvent un lieu où il y du pain est donné en abondance aux animaux, pour mon plus grand désarroi.

16/04 : ce matin pour le couple de corneille, c'est grande chasse aux riveaux. Dans le ciel, il y a 4 corneilles dont un individu qui pique violement sur 2 autres et un quatrième qui se tient éloigné. Un vrai spectacle de voltige.

17/04 : passage en rase motte de la corneille au plumage abîmé, les pattes toutes tendues comme pour essayer de saisir la carpe Koï qui se trouve en surface. Elle saisie un morceau de pain sec sous le pont, par un peu plus loin pour le tremper dans l'eau. Elle le saisi en bec, puis repasse en rase motte au-dessus de l'eau, toujours pattes tendues, provoquant la panique chez la friture en surface qui part à tout allure dans le fond de la rivière.

20/04 : aujourd'hui, la corneille passe au ras de l'eau en trempant le bout des pattes sans rien attraper mais l'image est belle.

21/04 : il est 17h20, la corneille se pose sur le muret puis soudain plonge les pattes les premières en direction de l'eau. Un camion blanc nous empêche de voir la scène. La corneille réapparaît de l'autre côté avec un poisson au bec. Toujours posée sur un muret, elle le dévore en 2 minutes en s'aidant e ses pattes, chose que nous avons pu filmer. Elle retourne alors au nid et semble régurgiter de la nourriture mais nous n'avons rien de visible à l'image.

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23/04 : les corneilles se montres de plus en plus agressives, en fin d'après midi elles ont chassé un jeune héron qui à ses habitudes ici et qui, le pauvre, s'enfuit à grands cris. Sur les coups de 21h retour de celui-ci. S'en suit une grosse bagarre entre le couple de corneilles qui se lance dans l'attaque à totue allure. Il se réfugie dans les robiniers faux-acacia avant de partir, ne pouvant faire face aux harcèlements des corvidés. En résulte une belle vidéo.

24/04 : les corneilles ont braillé toute la matinée avant de se calmer, et nous en avons vu et filmé une manger quelque chose qui ressemble à du poisson. Vers 10h30 bagarre avec une pie et une des corneilles. La pie est très vite rejointe par une autre pie, puis trois puis 5. De quoi faire tourner la corneille en bourrique pendant 45 min au moins et nous donner de super images et vidéos de cette scène de vie.

25/04 : la corneille aux plumes abîmées mange un poisson faisandé de l'autre côté de la rive avant de s'envoler plus loin et de laisser la carcasse que nous avons pu observer pendant notre balade nocturne. Sans doute un poisson attrapé par un des nombreux pêcheurs et laissé sur le bord.

28/04 : une corneille au bord de l'eau s'envole et se pose au nid avec un gros ver au bec, peut être pour nourrir les petits. Il est alors 16h48 et nous nous disons que l'éclosion a dû avoir lieu, nous avons hâte des voir comme l'an dernier les petites corneilles faire le show dès qu'elles seront en âge de sortir du nid et d'explorer les alentours.

01/05 : il a plu presque toute la semaine. Depuis deux jours, les deux parents corneilles se relaient pour nourrir les poussins. Dès qu'un adulte arrive au nid, parfois avec de la nourriture au bec sans que nous puissions voir de quoi elle se compose, l'autre part immédiatement. Ce soir un des parents s'est posé aux postes habituels d'affût de pêche, en particulier vers et sous le pont, sans pour autant tenter une capture, le courant étant fort. Vers 21h15 nous sommes appelé à la fenêtre par des grands bruits. Le jeune héron est de nouveau pris en chasse par le couple et le pauvre cri dans tous les sens. Les attaques sont violentes et il finit par être partir. Si un des adultes revient de suite vers le nid, ce n'est pas le cas de l'autre qu ne reviendra que vers 21h20. Peu avant en fin d'après midi un comportement similaire avait été observé en direction d'un chat qui, passant rapidement avait fait l'objet de nombreux cris d'alarme de la part des deux corneilles qui, rassurées, ont fini par se poser dans l'alignement d'arbres à leur poste habituel.

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03/05 : il est 21h13, il n'a pas plu aujourd'hui et sur la fin de la journée, il a fait soleil. Le courant est fort. Le jeune héron tente à nouveau sa chance pour s'installer au bord de l'eau mais une fois de plus il se fait chasser. Un running gag.

05/05 : une corneille est au poste d'affût de chasse, mais n'a pas le plumage abîmé que peut présenter le couple qui vit juste dans le grand platane. Elle prend le pain qui vient d'être donné aux pigeons avant de s'envoler à tir d'ailes.

06/05 : une corneille au plumage intégralement noir se poste au bord de la rivière sous le pont.Soudain elle saisie un poisson bien vivant, le secoue dans tout les sens, le pose au sol, le frappe de son bec, le ressaisi et s'envole avec à l'opposé du nid. Nous avons le temps de filmer à partir moment où elle se saisie du poisson et s'envole avec, mais toujours pas la pêche. Nous nous apercevons alors qu'il y a bien deux corneilles pêcheuses, la corneille péchant d'ordinaire se trouvant alors avec ses oisillons.

08/05 : enfin nous captons la corneille dans sa pêche. Il s'agit du nouvel individu. Il est alors 19h. Elle tente de pêcher du côté gauche de l'Yzeron sous le pont. Elle semble capturer un petit poisson qu'elle avale de suite, puis saute de l'autre côté, attrape en donnant un coup de bec dans l'eau un poisson un peu plus grand que son bec et s'envole avec. Ce n'est pas la grande scène que nous avons pu observer au tout début de notre étude des corneilles locales mais c'est un bon début.

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09/05 : grosse bagarre entre la corneille au plumage délavé qui niche ici et la corneille au plumage noir qui pêche sous le pont, ce qui nous conforte dans notre idée. Peut être s'agit-il d'un petit de l'an dernier ou d'une année précédente qui revient sur le territoire de ses parents pour appliquer ce qu'il a apprit d'eux sans que cela ne plaise à ses derniers.

10/05 : petite pêche de la corneille comme d'habitude sous le pont, il est alors 14h10. Son plumage noir ne laisse pas de doute sur son identité. Une autre théorie nous apparaît : la corneille "noire" pêcherai sous le pont où le courant est fort mais le niveau d'eau faible, et au la corneille "délavée" pêcherai plus en eau plus profonde et calme même si nous la croisons parfois sous le pont. D'ailleurs, ce matin elle était à un de ses postes de pêche favoris, là où il y a 80 cm à 110 cm de fond. 18h25, nous faisons une seconde observation de pêche, la corneille "noire" se poste a un nouveau poste d'observation, devant la fenêtre et derrière le mur, là au l. Je ne la vois plus mais el'eau est profonde de 50 à 60 cm. Elle ressort de là quelque secondes plus tard, un poisson frétillant de la queue dans son bec et long de 8 à 12 cm.

11/05 : déconfinement ou non, il est 17h50 et c'est l'heure du ménage. C'est pile le moment qu'à choisi la corneille au plumage noir pour se mettre sur le poste d'observation où la rivière est profonde, à 80 - 100 cm. Hop elle sort de la rivière avec un poisson d'environs 15 cm - crotte nosus n'avons pas le temps de prendre l'appareil photo. Elle se saisie de sa proie, se pose au sol et la mange en quelques coups de bec avant de se saisir d'un vieux crouton de pain et de s'envoler. Encore un coup loupé pour nous.

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12/05 : 10h00 bataille de corneilles dans les airs au dessus de l'Yzeron au niveau du gros platane.

13/05 : il est 17h20, nous montons en voiture pour le contrôle technique et il pleut à très grosses goutte, au point que la rivière prenne un sacré courant. C'est le moment que choisit la corneille au plumage bien noir, posée sur le toit de la sortie d'eau des égouts, pour s'envoler. Elle a un poisson au bec.

19/05 : enfin, les petites corneilles se montrent. Deux jeunes sont perchées dans les robiniers juste en face de la fenêtre. 16h30, surprise, une corneille se jette dans l'eau sous mes yeux, là où l'eau est profonde de 1m en bas de pente, à 40 cm du bord, et flotte comme un canard quelques secondes à côté de deux gros cygnes. Elle fait un petit bond, attrape un poisson en surface avec ses pattes, le passe dans son bec puis s'envole sur une branche juste au dessus de l'eau. Tout cela est sous les yeux des deux jeunes corneilles noires, de quoi leur apprendre à leur tour la pêche. Vidéos et photos des deux jeunes.

 20/05 : il est 16h. En face de la fenêtre, une corneille au pumage bien noir c'est saisie d'une grosse brême morte qu'elle a remonté sur la rive et qu'elle commence à décortiquer à coups de bec. Pas de chance le poisson roule de la pente et retourner à l'eau. Elle l'abandonne là et par en s'envolant. Dans un même temps, une autre corneille situé devant la sortie d'eau usée se jette à l'eau, attrape du bec un petit poisson, le déguste sur la rive, puis s'envole.

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21/05 : montage ne 2h30 de la vidéo sur les observations de corneilles. Les deux petites corneilles sont posées dans les robiniers faux acacia en face de la fenêtre. L'une fait des vols d'entraînement, l'autre somnole et étire ses ailes.

22/05 : il 7h30 du matin, les deux petites corneilles font leurs volent d'essaie. Deux corneilles adultes croassent à plein poumonsur les branches de l'arbre mort à côté du micoucoulier comme à l'heure habitudes. Elles s'envolent puis deux autres viennent faire de même. Une d'entre elles part à son tour pendant que l'autre reste à croasser pendant 10 minutes, toujours en regardant en direction du sol comme toutes ces congénères. De temps à autre d'autres corneilles réponden au loin. Ce comportement nous l'observons depuis 8 semaines au moins et nous peinons à comprendre à quoi il correspond.

27/05 : grands cris dans le ciel, il est 19h50. Le coupel de corneilles aidé de leurs deux jeunes chasse un pauvre héron. Nous déménageons bientôt et sans doute est-ce la dernière fois que nous voyons cette scèbe.

01/06 : il est 16h30, une corneille adulte se lance à l'eau et attrape un petit poisson à la surface de l'eau. Elle est suivit d'un autre adulte et survolée par un juvénile. Il s'agit là de la famille que nous suivons depuis plusieurs semaines et nous venosn de voir une leçon de pêche. Nous en sommes émus.

06/06 : grand déménagement, adieux corneilles pêcheuses !

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mardi 17 octobre 2017

Vivre Lyon : un petit bout de notre quotidien.

DSC09559Quelques brèves de nous. Nous n'avons plus trop l'occasion de parler nature et pour cause, voilà plus d'un que nous sommes devenus lyonnais ! et plus exactement, oullinois. Bien que mon aimé soit un familier des villes, il m'a fallut quelques temps pour me réadapter au rythme assourdissant des auto et des piétons, le tout dans un cadre de béton et de goudron. Néanmoins, nous ne quittons pas nos premiers amours : lui dans le paysage et plus particulièrement dans les arbres, mois dans la gestion et la protection environnementale, en particulier dans l'animation, la botanique et mon amour de toujours, la mycologie. Entre le parc de la Tête d'Or (vous l'avez vu), Miribel Jonas (que nous n'avons que très moyennement apprécié), le parc de ville d'Oullins (qui possède quelques belles surprises dont son sentier ethnobotanique et sa collection d'iris) et les nombreuses friches urbaines qui font mon bonheur, nous avons eu de quoi herboriser. À gauche vous pouvez admirer une superbe aigrette garzette (Egretta garzetta), semblable à celles que nous avons eu plaisirs à contempler en Bretagne. De temps à autre, nous avons la chance d'en voir se poser en face de notre fenêtre, à l'instar du héron cendré (Ardea cinerea), des canards colverts (Anas platyrhynchos), des cygnes tuberculés (Cygnus olor) qui se promménent sagement avec toute leur famille, de la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea), du Martini-pêcheur (Alcedo atthis) même si depuis la crue il se fait discret, des corneilles (Corvus corone) et des pigeons des villes (Columba livia domestica) qui nichent en face de nous dans les grands platanes des villes et parfois, nous lâchent une joyeuse fiente sur le pare brise ou la fenêtre de la cuisine, des rats noires (Rattus rattus) qui me fascinent tant, des silures (Silurus glanis) qui finissent au bout des hameçons et d'énorme tanches (Tinca tinca). Bref, nous ne sommes des privilégiés.

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Un petit bout de notre quotidien, entre deux révisions, la musique du voisin, le regard du chien qui attend au bout de la rue, les joies des pêcheurs au pied de l'appartement et les longues promenades dans le centre ville de Lyon. Ces petits bouts de vie mis côte à côte sentiront d'ici quelques mois la nostalgie des études et de la fin d'une période Pour le moment, nous nous plaisons dans cette vie d'étudiants, entre insouciante et incertitude.

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samedi 18 février 2017

Sortie dans les calanques 13.

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 Le nouvel an est passé, 2017 prend doucement la place de 2016. Pour ce premier jour de l'année, nous voilà partis dans le parc des Bruyères, l'une des portes d'entrée vers le Parc National des Calanques. Autrefois couvert de pinèdes, les incendies de 2009 l'ont transformé en landes d'ajoncs de Provence et de bruyères. On peut voir encore ça et là des troncs noircis et des arbrisseaux repousser sur les cendres de la catastrophe.

 

Les bruyères, un parc périurbain.

Un parc périurbain est un parc qui se trouve à proximité immédiate d'une ville de bonne taille. Depuis les Bruyères, on peut voir l'ensemble de la ville de Marseille et, avec le bus n°17, il est possible depuis le stade d'arriver directement dans celui-ci. Moins fréquenté que les autres parcs de la cité, il est entouré d'habitations. 

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 L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

C'est un arbrisseau méditerranéen équipé de grandes épines atteignant parfois 1 cm et qui ne dépasse que rarement les 1 m. Sa floraison s'étale de janvier à avril et couvre la garrigue de jaune. La dispersion des graines, protégées dans une cosse, se fait par les fourmis, on parle alors de dissémination myrmécochore.

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Le monticole bleu (Monticola solitarius).

Il s'agît d'un mâle aux couleurs plus ternes que ceux des autres mâles qui en période de reproduction ont un plumage bleuté. Cet oiseau vit à l'année dans les zones rocheusesensolleillées du bassin méditerranéen, en particulier au nord de celui-ci. Il est rare en France et figure sur les listes rouges. L'abandon de l'agriculture dans les zones de garrigue et la fermeture du milieu contribuent à la disparition de son habitat.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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La flore des Calanques.

Elle se caractérise par sa résistance aux éléments, en particulier aux variations de température, aux embruns, au soleil brûlant, parfois au sel et même aux incendies. Certaines espèces ont besoin des flammes pour que leurs graines puissent germer, on parle alors d'espèces pyrophytes. Certains cistes (Cistus sp.), le chêne liège (Quercus suber) et asphodèles (Asphodelus sp.) font partis de ces plantes aimant le feu. 

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Le mot de la fin.

Il fait frais sur Marseille, mais le temps est beau, on est bien loin des faibles températures lyonnaises ou de celles que l'on trouve en Chartreuse. C'est un plaisir de marcher à travers les plantes aromatiques et la garrigue. Nous avons eu la chance d'observer une perdrix mais hélas l'appareil photo n'a pas été assez rapide sur ce coup. Pour la prochaine sortie, l'étude des escargots (Malacologie), les sujets seront moins rapides. 

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dimanche 23 octobre 2016

Destination Bretagne : Belle Île en Mer.

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Nous voilà partis pour Belle-Île-en-Mer. Le soleil c'est fait quelque peu discret pendant cette journée mais nous n'avons pas subit de grosses pluies. Faisant partis des îles de Groix, l'île est une des plus grandes de la côte bretonne au point de comporter quatre communes indépendantes en son sein.  

 

Sous la pluie de Bretagne !

 La Bretagne s'en tient à sa réputation. Notre séjour a été ponctué par des ondées de bruine et de pluie. Rien de grave, nous avons pu profiter de notre virée et chevaucher fièrement nos vélos. C'est une activité très populaire sir l'île. Autre fait à la mode, le porté de kawai. C'est peu glamour, je l'accorde, mais au combien pratique !

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L'île aux chevaux.

 Nous avons été surpris de rencontrer énormément de chevaux sur l'île. Qu'ils soient nains, de monte ou de trait, on en croise dans tous les champs. Avant d'être très colonisée par les hommes, Belle Île en Mer était une vaste lande boisée. Depuis les arbres ont laissé place à des cultures en particulier du maïs et de l'orge.

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Les abords et les plages.

 Quelles sont belles les plages de Belle Île en Mer mais quelles sont dangereuses également ! Bien que très accueillants, les bords de l'île s'avèrent dangereux. Les tempêtes font rage dans cette partie de la Manche et hier comme aujourd'hui, il n'est pas rare que des naufrages y soient engloutis par les flots. Le dernier et plus marquant de ceux-ci reste celui du pétrolier de l'Erika en décembre 1999 qui déversa plus de 30 000 tonnes de fioul.

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Le fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus).

Cette algue brune de la famille des varechs est commune dans plusieurs mers du Nord, dans l'Océan Atlantique et dans l'Océan Pacifique. Elle se reconnaît en partie à ses flotteurs atypiques, les pneumatocystes, qui servent de bouée au fucus pour se maintenir à flot au plus près de la lumière du soleil qui filtre à travers l'eau de mer. Actuellement il est utilisé dans l'industrie pharmaceutique mais sa population diminue dramatiquement.

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Les algues vertes (Ulva armoricana).

Voici une des deux espèces d'algues vertes qui parfois provoquent des marées vertes quand elle se trouve en trop grand nombre : Ulva armoricana. On la connait aussi sous le nom de laitue de mer. On la trouve souvent sur les bords de mer car fragile, elle se fait souvent emporter par les courants marins violents. On peut également rencontrer un animal très particulier, l'actinie rouge (Actinia equina), une anémone de mer aux tentacules brûlants.

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Le goéland argenté (Larus argentatus).

Il diffère que très peu du goéland leucophée (Larus michahellis) dont il n'a été séparé que très récemment et sur le motif que le plumage chez les jeunes oiseaux qui sont dans leur deuxième année ont un plumage sur les ailes légèrement différent. La variabilité génétique de la population a elle aussi été retenue pour fait la distinction. 

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La culture et l'architecture.

Belle Île en Mer s'inscrit dans la culture architecturale de Bretagne. Avec ses couleurs vives, ses maisons de pierres et ses hortensias, le tableau est complet. On y trouve même plusieurs phares typiques de la région dont le grand phare de Kervilahouen qui ce jour là, était plongé dans la brume. Il est même possible de le visiter.

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La criste marine (Crithmum maritimum).

Parfois appelée fenouil marin, la criste marine est une plante à fleurs discrètes et aux feuilles charnues. Réputée pour son goût de carotte parfumé (que je n'aime pas du tout), c'est une plante dont la cueillette est réglementée au niveau national. C'est également une espèce déterminante pour la constitution de certaines ZNIEFF.

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Les oiseaux de l'île.

Nous avons pu croiser de nombreux oiseaux sur l'île. Les espèces y sont diversifiées en raison du grand nombre d'habitats présents sur le site et de son enclavement. Certaines espèces comme les grives (Turdus sp.) et plus particulièrement le merle noir (Turdus merula) évoluent dans tous les milieux et il n'est pas rare de les rencontrer sur les plages entrain de fouiller le sable pour se nourrir de vers ou chercher ce que la marrée a pu rejeter.

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Présentation de la végétation.

 On compte plus d'une vingtaine d'habitats sur l'île. De ce fait, et tout comme pour les oiseaux, on trouve une grande diversité d'espèces. Néanmoins, si on est tenté par la rencontre avec des espèces rares, il est recommandé de s'aventurer sur les bords de mer et les bars de mer. Attention ! Il faut prendre garde à rester dans les sentiers pour ne pas détruire l'environnement qui est particulièrement fragile (et aussi pour ne pas se blesser).

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Le panicaut champêtre (Eryngium campestre).

 Il est l'hôte d'un champignon assez recherché et délicieux, la pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii). C'est un légume oublié, très consommé sous l'antiquité en particulier dans le monde grec. On l'utilisait parfois pour trouver l'amour à travers des plats gourmands et de filtres d'amour. Il est protégé dans certaines régions.

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Les aiguilles de Port-Coton.

Ce sont de grandes roches marines érodées (des stacks) sortant tels des piliers hors de la mer. Les aiguilles font face à une minuscule plage qui ne peut être atteinte que par la mer. Cela assure une grande tranquillité pour les différentes espèces d'oiseaux marins qui vivent et s'abritent dans les anfractuosités des falaises.

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La végétation des bords de mer.

Quelle surprise pour nous de voir ces espèces poussant entre-elles ! D'ordinaire nous rencontrons l'immortelle commune (Helichrysum stoechas) dans les Calanques de Marseille et les fougères et la clématite des haies (Clematis vitalba) dans ma belle Isère. Le résultat donne un beau mélange, surprenant mais parfumé. 

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Le statice de Dodart (Limonium dodartii).

Protégé, on ne le trouve que dans quelques départements longés par l'Océan Atlantique et par la Manche. C'est une plante résistante qui a besoin de conditions très particulières, à savoir un sol pauvre en nutriments et avec une salinité élevée, un climat maritime fort, une humidité moyenne et une exposition au soleil importante.

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Le mot de le fin.

Voilà une journée forte en émotions. Avec 30 km dans les pattes et les yeux pleins de merveilles, nous n'avons pas eu de mal à trouver le sommeil au chaud dans notre petit hôtel-restaurant de Lorient, Les pêcheurs, que je ne peux que vous recommander. Pour le prochain article, nous partons du côté de Pont Aven et de ses galettes.  

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mercredi 21 septembre 2016

Destination Bretagne : Vannes.

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 Vannes est une superbe ville médiévale. Située dans le Golf du Morbihan, elle est datée de l'an -56 av J.C. et a prit la forme que nous lui connaisons au Ve siècle ce qui en fait l'une des villes gallo-romaines les plus anciennes de la Bretagne. Entre temps la citée historique a connu quelques mutations mais a gardé son charme.

 

Les Vénétes et Darioritum.

C'est du peuple Vénéte que Vannes tient son nom. Concurrent direct des Pictons, ce peuple celte s'alliait parfois avec les autres tribus Armoricaines pour mener des campagnes militaires afin d'avoir le monopole du commerce et des ressources. Nommée Darioritum par les romains, elle jouait un rôle important dans leur conquête de la Gaule mais aussi de l'actuelle Grande Bretagne et permettait de rallier Lyon à Brest.

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Les hortensias (Hydrangea sp.).

Après pas mal d'attente, nous rencontrons enfin nos premiers hortensias. Ils ont la particularité de bien se plaire en Bretagne du fait du climat doux de la côte et de son ensoleillement particulier. Ils peuvent par endroit former de véritable buisson et parfois même des arbustes. C'est une institution que d'en avoir dans son jardin. 

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L'histoire dans la pierre.

Du fait de son passé riche, la ville regorge de merveilles architecturales. Certaines réalisations peuvent détonner par rapport à ce que l'on trouve dans nos Alpes et pour cause, Vannes et sa région n'ont pas connu une occupation aussi forte que les peuples alpins sous l'empire romain. Cela explique en partie la magie de la ville.

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Les lavoirs de la Garenne.

 C'est une attraction forte. Les lavoirs de la Garenne ne sont pas aussi vieux qu'on pourrait le penser. En effet, ceux-ci datent des années 1800 seulement mais leur colombage se fond parfaitement avec celui des monuments historiques de la ville. Destinés aux habitants, ils font partis aujourd'hui du jardin des pieds de remparts.

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Le mot de la fin.

 Je n'ai pas grand chose de plus à dire sur Vannes (hormis que son bras de mer est superbe) et pour cause, la ville est ensorcelante et il me reste bien des choses à vous dire sur le reste de notre périple en Bretagne (en particulier vous présenter la flore atypique des bords de mer). Le soir même nous avons pu faire une halte parmi les dolmens de Carnac et les admirer au couché du soleil mais ça, c'est pour le prochain épisode.

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mardi 23 février 2016

Quelques minutes de Nature : Marseille, ville nature.

 Pour tordre un peu le cou aux idées reçus, pour montrer un autre visage de Marseille en hiver et enfin, pour partager avec vous mon quotidien, voici quelques images qui font de cette ville l'une des plus belles de France. Au programme : du bon manger, quelques magnifiques paysages et surtout, une jolie découverte de la mer Méditerranée sans oublier un fabuleux patrimoine historique et architectural. Bonne visite ! 

dimanche 7 février 2016

Marseille, ville des fleurs.

Marseille, encore Marseille, toujours Marseille ... hé oui, j'ai du mal à me défaire de la ville. En cette période de l'année la nature de chez moi n'est que peu palpitante et l'absence cruelle de neige ne rend ni beau, ni vilain le paysage. Alors pourquoi pas se tourner un peu vers la mer, les Calanques et les parcs de la cité phocéenne qui possède mille visages ? Cet article est réalisé dans la même optique que celui sur Nice publié il y a peu.

PB060426Pour la peine j'aimerai mettre à l'honneur les fleurs à la fête. On ne le croirait pas comme ça mais Marseille est la ville des fleurs et pour bien des raisons.

Les kiosques à fleurs
Ils se trouvent le long de l'avenue du Prado ont un charme tout particulier. Ils abritent chacun un petit fleuriste qui chaque matin pendant le marché jusqu'à dans l'après midi s'ouvre pour vendre une multitude de fleurs. Parmi celles-ci on peut trouver cette véronique en épis issue de l'horticulture qui n'a plus grand chose à voir avec notre véronique en épis sauvage (Veronica spicata) et que nous avons eu la chance de voir dans son milieu naturel au mont Granier.

À savoir, ici il s'agit de la variété Veronica spicata 'Erika' dont le nom fait référence aux bruyères en raison des fleurs rosesqu'elle porte. C'est une arbustive résistante qui est commune dans les jardins de ville du sud de la France. Elle aime le soleil et peut faire plus d'un mètre.

Les marchés aux fleurs
On en trouve dans toute la ville et dans toutes les rues. Pour en faire la liste rapide on peut parler de celui de la Canebière et du vieux port le mardi et le samedi matin, celui de la belle de mai le jeudi, mais mon préféré est celui du samedi matin sur le Prado. On y trouve énormément d'exposant, beaucoup de très fleurs mais aussi des oliviers, des citronniers et des orangers en pot. Bref, c'est une bonne dose de couleur et de Méditerranée à s'administrer sans modération.

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Le parc du 26e centenaire
Voilà un parc de Marseille où on peut être sûr de trouver tout au long de l'année des fleurs en abondance. Certaines zones sont à privilégier comme le jardin australien ou le jardin oriental. Il a été réalisé pour le 2600e anniversaire de la ville. Autre sa superbe oasis on peut rencontrer toute une basse cour en liberté et de belles fleurs comme l'éternelle véronique en épi, la myrte ou encore la terrible plante cruelle, l'Araujia sericifera.

 

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L'orchis géant
Il porte le nom scientifique d'Himantoglossum robertianum. Cette orchidée est réputée pour être la première de l'année à fleurir. C'est une bonne indicatrice dans les variations climatiques. En effet plus il fait chaud et plus elle tend à remonter le long du Rhône si bien que désormais dans l'Ain. Très robuste et grande, elle fleurit de janvier à avril dans les zones méditerranéennes. On la rencontre dans certaines Calanques mais aussi dans les jardins de ville et chez les particuliers.

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Le quartier du Panier
Le Panier est un vieux quartier de Marseille assez réputé et qui a connu d'importants aménagements. Désormais il n'est plus insalubre mais très touristique. Il a toute fois su garder un côté authentique grâce à ses couleurs et à ses rues étroites. C'est aussi le quartier préféré des artistes qui s'y donnent à coeur joie mais également celui des fleurs. De nombreux bords de fenêtres et pas de portes sont ornés de végétation et ça vaut le détours.

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Le jardinier Marseillais
Bon j'avoue, cette merveille là je la garde pour moi ! Plus sérieusement il y a fort à voir sur Marseille. Par exemple le 14-15 février nous aurons le plaisir de participer au 9e Salon International de l’Orchidée & Co à Bouc Bel Air où l'on rencontre quelques unes des plus belles orchidées qu'il soit et en avril, nous serons sûrement sur le cours Julien où sont organisées les "Journées des plantes et des jardins de Marseille".
Un programme chargé en somme.

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lundi 1 février 2016

Les jardins de Nice.

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Petit weekend dans la ville d'origine de mon bien-aimé : Nice. Comme vous avez pu le remarquer je suis cet hiver axée sur la mer. Pas de panique, très bientôt je ferrai la part belle à nos montagnes et à nos forêts. Pour ce faire je me suis enfin équipée d'un tout nouvel appareil photo, un magnifique Sony qui semble plein de promesses. Pour le moment j'en suis assez satisfaite et j'attends patiemment de pouvoir le tester pour les futurs articles.

 

I) Le jardin du monastère Cimiez.

Anciennement propriété du monastère du même nom, le jardin de Cimiez est un petit parc de ville où l'on trouve en abondance des fleurs. Les massifs colorés sont fournis et les espèces florales très vairées. Parmi celles-ci figure une sauge horticole, la sauge de Graham (Salvia grahamii) qui est très populaire chez les jardiniers.

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La roseraie de Cimiez.

Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi les mariés apprécient de faire leurs photos de mariage dans ce jardin. Dans la longue tradition des jardins de monastères, il est d'usage d'installer une roseraie. Celle-ci sans être très grande est particulièrement bien fournie en roses anciennes aux nombreux pétales et au parfum lourd et suave.

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Le potager du monastère.

La bâtisse du monastère est occupée depuis les années 1500 et abrite une communauté de Franciscains. Jusqu'à peu, les parterres étaient un vaste potager qui permettait au moines à subvenir à leurs besoins. Les allées ombragées étaient destinées à la contemplation et les quelques fleurs aux cérémonies religieuses.

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L'église Notre-Dame de l'Assomption.

Accolée à l'ensemble, on trouve l'église de Notre-Dame de l'Assomption. Son style est particulier et détonne avec le reste des bâtiments. Elle connue le passage de nombreux rois et reines qui firent de cette colline pendant l'Antiquité et le Moyen Âge un lieu de villégiature en raison de la superbe vue qu'elle offre sur les alentours.

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Les jardins à la française.

C'est un jardin très traditionnel où architecture et végétation sont mêlées. Les coupes sont droites et nettes et laissent place à l'observation de l'horizon. Il n'y a peu que de place pour les buissons fleuris. Le buis en taupinière y est mettre et délimite les espaces destinés au minéral et aux fontaines. Tout y est symétrique.

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II) Le jardin des Arènes.

Non loin du premier jardin, se trouve toute une série de ruines. Celles-ci sont datées de l'Antiquité et comportent de nombreux bâtiments dont certains n'ont pu être mis à jour en raison des fragiles habitations aux alentours. C'est là que s'étend le jardin des arènes, composé de milliers d'oliviers centenaires et de vertes pelouses.

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L'arbre à gentiane (Solanum rantonetii).

Dans le parc on rencontre cette très belle plante aux fleurs violines et aux petits fruits jaunes et brillants. Ce joli solanum est toxique mais s'acclimate bien aux zones ayant un climat doux et où les températures ne descendent pas en dessous de 5°C. Il est facile d'entretient, peu exigeant, demande peu d'eau et raffole du soleil.

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III) La coulée verte.

Elle est toute récente. Ce long jardin remplace un ensemble de bâtiments et de parkings qui étaient peu esthétiques, défraîchis voire complètement abandonnés. La dépollution et l'aménagement des sols ont été longs mais ont payé. Désormais les habitants disposent d'un superbe parc agrémenté d'orangers et de palmiers.

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Les orangers de Nice.

Les agrumes ont la vie belle à Nice. La ville n'est pas loin de Menton et dans la culture locale, les agrumes tiennent une grande place. Les orangers, les clémentiniers ou encore les citronniers sont courants et même utilisés pour végétaliser les rues et les places ce qui pour moi, petite isèroise de mon état, me semble incroyable.

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Une invitation au voyage.

Le parc est fractionné en plusieurs tableaux. Chacun d'entre eux est centré sur un continent et sur sa flore. C'est ainsi une bonne occasion de découvrir des espèces insolites, colorées et inconnues. Un "plateau aquatique" composé d'une surface d'eau miroitante réfléchissante et de jets d'embruns viennent compléter le tableau. 

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IV) Le manger niçois.

La cuisine niçoise est variée et atypique. Parmi les spécialités locales qui se sont rependues sur le territoire français on trouve le célèbre pain bania, la pissaladière, la soupe au pistou, la salade niçoise ou la fougasse. D'autres plats sont restés plus confidentiels comme les farcis, la socca, la trulle ou encore la pompe à huile.

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V) La promenade des anglais.

La promenade des anglais est une avenue qui longe le bord de la mer et les plages de galets. Elle tient son nom du fait qu'au 19e siècle elle n'était qu'un simple chemin peu large qui passait devant le quartier anglais. La communauté de celui-ci l'aménagea pour le rendre praticable. Aujourd'hui c'est la plus belle rue de la ville. 

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VI) Le parc de la colline du château.

Voilà un très beau parc tout en pentes et en descentes. À son sommet il est possible de dominer l'une des grandes cascades tout en admirant la vue que l'on peut avoir de la ville, des toits, de la mer mais aussi des goélands leucophés (Larus michahellis) barbotant dans l'eau claire et vive à quelques mètres des promeneurs.

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Le château.

Aujourd'hui il n'existe plus. Il s'agisait d'une place forte composée d'un château et de hauts remparts. Il est possible de voir au sommet de la colline les vestiges de ces constructions. Le château résistât à de nombreux assauts puis fût détruit en 1706 part les français quand la zone était sous l'influence des États de Savoie

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Les agaves d'Amériques (Agave americana).

Qu'elles soient marginées ou non, ce sont de belles plantes aux dimensions gigantesques.Originaires d'Amérique du Nord, elles se sont acclimatées à la région et poussent en abondance. Au bout de 10 à 15 ans une grande hampe florale apparaît. Elle disparaîtra après la fécondation ce qui conduira à la mort de l'agave.

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VII) Le quartier historique.

C'est bien simple, on se penserait en Italie. Les façades ont des murs colorés et biscornus, les rues sont étroites et petites, les volets de toutes les couleurs. Bref, le Vieux-Nice est plein de charme. La rue de l'Abbaye, la rue du Collet, la rue Droite et la rue du Malonat figurent parmi celles qui sont les plus fréquentées.

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Les commerces.

Le lieu est devenu très touristique et bien des boutiques n'ont plus rien de très traditionnel, néanmoins certaines ont su le rester ou du moins s'adapter. On trouve ainsi de petits bistrots bien sympathiques, des vendeurs d'olives et d'épices, des bars de caractères et même un marché traditionnel pour le bonheur des habitants.

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Le mot de la fin.

Voila 7 points qui je l'espère, vous donneront l'envie de découvrir la belle ville de Nice. Il y a bien d'autres endroits à voir, ne serait-ce que le jardin ethnobotanique logé à l'entrée de la ville, le carnaval et la fête des fleurs qui y sont incroyables, la multitude de musées d'art comme le musée Chagalle ou les plages de galets.

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mercredi 9 décembre 2015

Sortie dans les Calanques 6.

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Sortie estivale dans les Calanques et plus particulièrement celles de La Mounine dont le nom provençale signifie ... minette/vagin (what the fuck !?!). Bon voilà c'est dit, on repassera pour la poésie du nom, en tout cas le lieu n'en manque pas. Cette sortie a été réalisé en exclusivité par mon bien-aimé,de même pour les photos.

 

Une grimpette vertigineuse.

Pour atteindre l'étroite plage de La Mounine (dont le fond rappel ceux des plages caribéennes), il faut passer par le col du Sémaphore. Dieu merci, je n'ai pas fait parti de l'expédition ce jour là sinon je n'aurais jamais réussi à passer par les étroits sentiers qui sont à fleur de roche. Amateurs de vertige ce roc est pour vous.

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La calanque de Callelonge.

Le col se situe sur la calanque du Callelonge dans les célèbres Goudes. On y trouve un petit port, quelques cabanons et surtout, une vaste étendue pierreuse et sauvages où de nombreuses espèces de végétaux typiques de la régions poussent. Quelques rares plages sont accessibles depuis les pentes raides.

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Plus près du ciel.

Pour avoir un panorama à tomber, il est souvent d'usage de monter au sommet de l'Homme Mort, un ensemble de falaises qui surplombe les calanques de Callelongue, de La Mounine et de Marseilleveyre. Son nom n'est pas des plus rassurants et encore moins quand on sait qu'un fantôme rôde dans les alentours.

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La végétation de La Mounine.

La calanque de Mounine est très préservée car c'est une petite calanque qui permet à peu de monde de profiter de la mer, de ce fait les végétaux sont peu cueillis et/ou peu piétinées. On peut ainsi trouver de la soude maritime (Suaeda maritima), de la criste marine (Crithmum maritimum) ou de la scille d'automne (Prospero autumnale).

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L'îlot de La Mouine.

Il porte également le nom d'Estéou de Bocque (littéralement la "gamelle du bouc"). Le lieu était un passage de corsaires et de pirates et c'est pour cette raison que napoléon fît ériger sur les calanques faisant face à l'îlot un poste de garde (sémaphore) ainsi qu'une garnison équipée de canons, de mortiers et d'obusiers.

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Le mot de la fin.

La calanque de La Mounine est une calanque qui est à visiter pour sa végétation préservée et pour la relative tranquillité dont on peut profiter dans les lieux. Les amateurs de pêche sous-marine, de posidonies, d'oursins et de fonds marins azurés mais aussi les marcheurs y trouveront leur bonheur à coup sûr. 

PS : je vous invite à vous rendre dans les commentaires pour lire ceux de Janus qui sont excellents.

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