jeudi 31 mars 2016

Une nouvelle série d'émissions en vue.

 

Le pouvoir des plantes :

Ce n'est pas un mystère, je suis passionnée de naturalisme, de mycologie, de botanique et ethnologie. De ce fait j'ai lancé un nouveau format vidéo très court qui me prend bien moins de temps que ceux expérimentés jusqu'ici (pas plus de  5 heures pour tout réaliser). Les vidéos ont pour sujets les plantes mais pas n'importe les quelles, celles ayant un rapport bien particulier aux hommes : les croyances magico-religieuses. Bon visionnage !

 

Pouvoir de plantes est une petite mission d'ethnobotanique, d'une à deux minutes, qui traite des plantes et en particulier de celles aux quelles les hommes ont prêté (et prêtent parfois encore) des vertus et des pouvoirs magiques. Pour ce premier épisode, nous partons à la découverte de l'ancolie, la plante des amoureux mais aussi des empoisonneuses et pour cause, elle est l'une des plantes les plus dangereuses d'Europe.

 

Pouvoir de plantes est une petite mission d'ethnobotanique, d'une à deux minutes, qui traite des plantes et en particulier de celles aux quelles les hommes ont prêté (et prêtent parfois encore) des vertus et des pouvoirs magiques. Pour ce deuxième épisode, nous partons à la découverte de la belladone, la plante des sorcières et des médecins de campagnes qui faisait le bonheur des belles italiennes.

 

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samedi 21 décembre 2013

Dieux et divinités de nos montagnes.

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(Source: http://lemontventoux.skynetblogs.be/tag/symbolique+du+printemps)

Le n°48 de la revue "Histoire et Archéologie" dédiés aux religions alpines commence ainsi: "Lorsque les peuples abordèrent le massif alpin vers le septième millénaire, ils étaient porteurs d’une riche tradition iconographique. Bien qu’éloignés des sanctuaires franco-cantabriques, ils n’en restaient pas moins les héritiers d’une tradition prenant ses sources dans l’absolu mental humain. Les œuvres d’art pariétal de cette époque, ainsi que les gravures rupestres attestent la bonne facture et le haut niveau de leur religiosité."

Ainsi notre région à un passé riche. De nombreuses peuplades comme les allobroges y ont élues domicile et avec elles, leurs rites et leurs croyances. On retrouve tout un panthéon de dieux et de déesses souvent méconnus et dont parfois, la fonction c'est perdue. Voici donc quelques unes de ces divinités venues d'un autre âge (et en particulier dans la région Rhône Alpes).

A

- Adsmerius, dieux local picton, assimilé à Mercure. Vienne.

- Alambria, montagne divinisée, Mont Arambre. Isère et Hautes Alpes.

- Alaunius, dieu local rhodonien. Basses Alpes.

- Allobrox, dieu éponyme des allobroges. Hautes Alpes.

- Ambisagnus, dieu de la Gaule cisalpine. Massifs alpins.

- Andarta, déesse ourse nommée parfoit Artaius ou Artio. Drôme.

- Antaios, surnom de Mercure. Isère.

- Artio, déesse ours de Berne. Drôme.

B

- Baginus, génie local du mont Vonige, prés de Bésigan. Drôme.

- Bésignan. Drôme.

- Bagina, forme féminine de Baginatis. Isère.

- Baginatis, surnom de Jupiter. Isère.

- Bergimur, dieu localde la population cisalpine. Massifs alpins.

- Bormamus, sources thermales divinisées. Ain, Boûches du Rhône, Drôme.

- Bormana, associée à Bormanus ou à Apollon (qui rappelons le est le dieux de la médecine). Ain, Boûches du Rhône, Drôme.

- Bormo, dieu analogue à Bormanus. Savoie.

- Borvo, dieu associé à Bormanus ou à Appolon. Savoie, Nièvre.

C

- Carrus, montagne divinisée, Pic du Gar, puis assimilé à Mars. Basses Alpes.

- Cicirus,dieu local alpin assimilé à Mars. Basses Alpes.

- Comedoave, déesse Mère ou des mères. Savoie.

D

- Dervones ou Dervonnae, sortes de nymphes des arbres. Régions cisalpines.

- Divond, que l'on traduit par "divine", sources multiples personnifiées. Ain, Lot, Gironde.

- Dominae, déesse Mère ou des mère latinisée (dominae veut dire "maîtresse de maison"). Savoie.

- Dunalis, dieu défenseur associé à Mars et à Mercure. Ain, Isère, Nièvre.

- Dunisia, déesse locale. Loire.

E-F-G-L

- Eburricae. Rhône.

- Fagus, dieu du être. Massifs Alpins.

- Fonia, dieu local. Gaule cisalpine.

- Griselicae, eaux thermales divinisées en nymphes. Gréoult, BassesAlpes.

- Leucitica, déesse Cisalpine. Massifs Alpins.

M-N-O-P

- Mogniacus, dieu localassocié à Mercure. Ain, Isère.

- Matres, divinités anonymes ou nommées avec des épithètes locaux. Massifs alpins.

- Nemetiales, divinité protectrice d'un bois sacrée. Isère.

- Nervinae, dieu allobroge mais aussi des peuplades du Nord. Massifs alpins.

- Oberlerses. Ardèche.

- Osdiatae, déesse locale. Basses Alpes.

- Pluto. Isère.

R-S

- Revinus, dieu local cisalpin. Massifs Alpins.

- Robeo, dieu local cisalpin. Massifs Alpins.

- Rudianus, dieu éponyme du Pagus Royanensis assimilé à Mars. Drôme.

- Segama, "le victorieux", dieu assimilé à Mars. Alpes Maritimes, Rhône, Ain, Jura, Côte-d'or.

- Smertulas, surnom d'Essus. Gaule.

- Soio, source divinisée. Ardèche.

U-V

(Rappelonsque pendant longtemps ces deux lettres n'en formait qu'une.)

- Vallaunus, dieu local assimilé à Mercure. Isère.

- Verotnatis, dieu assimilé à Apollon. Haute Savoie.

Vintius, assimilé à Polux. A proximité de Notre Dame de Valence, Haute Savoie.

 

 

Informations complémentaires

C'est pendant le VIe millénaire av J.C. que dans nos belles Alpes des agriculteurs se seraient sédentarisés pour de bon, amenant avec eux leurs croyances (mais il existe des traces bien plus anciennes qui atteste de la présence de l'Homme via le nomadisme). On parle alors de préalpins. 

Quelques siècles plus tard arrive les romains. Les peuples annexés rattachent alors leurs dieux locaux aux divinités de l'empire selon la fonctions de celles-ci. De là, leurs traces à travers l'Histoire ce sont peu à peu effacées mais perdure encore quelques signes. Ainsi on peut parler des pétroglyphes du Val d'Aoste, de Val Camonica, de la Vallée des Merveilles, du Vallais réalisés par des bergers mais aussi ce qui semble être des chamans, du célèbre abri La Barmaz de Valtournenche au pied du Mont Cervin où se trouvent des gravures du IIIe millénaire av J.C. ou du trésor d'Erstfeld en 1962 près de la route de Gothard.

 

Sources:

http://www.infobretagne.com/liste-dieux-gaule.htm

http://www.dossiers-archeologie.com/numero-48/dieux-religions-alpes/peuplement-prehistorique-alpes.18784.php#article_18784 (ouvrage de 1981 disponible en partie en PDF ici: http://www.antropologiaalpina.it/Download/Pubblicazioni/014-Signes%20christianisation%20Pi%C3%A9mont%201980.pdf)

 

Pour aller plus loin:

http://jc.clariond.free.fr

"Les dieux des Alpes de ligurie, le poteau de l'enfer à Baudinard". Brochure de 1946 tirée à 100 exemplaires.

"Les dieux des Alpes et dal aliturgie. La mort la vie (XXe, Ier siecles avant Jésus-Christ". Ouvrage de Georges De Manteyer édité en 1945.

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(Source: http://www.la-question.net/de_la_nature/)

dimanche 22 septembre 2013

Aujourd'hui c'est l'automne, c'est Mabon!

 

MABON

L'an dernier à l'occasion de l'equinoxe automnal, j'ai fait un petit article sur Mabon, cette jolie fête de la nouvelle pratique religieuse. Celle-ci m'intérrésse tout particulièrement dans le sens où j'adore l'automne. Or l'entrée dans la belle saison correspond à cette célébration, alors voici une petite présentation de cette dernière.

(Cet article paraitra bientôt dans le numéro 3 de "La Renarde des Alpes).

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Les traditions de l'équinoxe d'automne

 

 Le temps des moissons s'achève, voici celui des fruits, des graines, des baies, de l'abondance et des premières gelées. Voilà le moment où le brume se lève, enveloppe de sa bienveillance les huttes et les chaumières endormies. Enfin la nature se part de ses couleurs d'automne, l'herbe reverdie pour la toute dernière fois et la terre se fait humide. C'est là, dans le brouillard, que les âmes oubliées et les premiers hommes se mettent à errer agars. C'est là que l'âtre faire tinter ses premiers crépitement et que le vent chaud venu du sud rassure les cœurs. 

Le terme équinoxe vient du latin « aequinoctium », dérivé de « aequus » qui signifie égal et de « nox » (noctis), la nuit. C'est la période de l'année où le jour et la nuit sont de durée égale sur l'ensemble de la planète car le soleil passe par l'équateur. Il en existe deux: celui de printemps et celui d'automne. Leurs dates peuvent être variables (en générale entre le 20 et le 24 mars pour celui de printemps, septembre pour celui d'automne) car le cycle de la Terre a une durée de rotation légèrement différente de celle que nous connaissons à travers notre calendrier.

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Une fête à travers les cultures européennes:

C'est un mythe nouveau, apporté par la vague néo-paganique des années 70-80 en partie par Aidan Kelly. Dans les cultures européennes, on trouve peu de traces de cultes célébrés à l'équinoxe. La plupart sont des fêtes agraires aux dates variables en fonction du climat et des récoltes amassées et non du calendrier lunaire. Néanmoins quelques mythes y sont rattachés comme celui selon le quel les œufs ne tiendraient debout que ce jour là. Cependant, le terme Tiocoberxtio revient dans certaines cultures celtes et galloises indiquerait la possibilité de l'existence passée d'une célébration semblable. Ce serait la dénomination d'une fête célébrée à la mi-septembre une année sur deux, une nuit de pleine lune. On ne peut s'empêcher de faire le lien avec les célébrations anglo-saxonnes qui ont lieu chaque année à la première pleine lune qui suit l'équinoxe. De plus, les fouilles archéologiques auraient mit à jour des cites pré-chrétiens où les constructions ou dispositions d'éléments (tel que des pierres) interagiraient par l'alignement avec les derniers rayons de soleil de ce jour si particulier.

Dans les cultures asiatiques, l'équinoxe d'automne symbolise le yin et le yang, c'est le temps où comme le jour et la nuit, le masculin et le féminin s'équilibrent. C'est le symbole de androgénie mais aussi l'entrée dans le signe de la balance.

En cette période on fête Mabon qui symboliserait la naissance du Dieu du même nom est le temps de l'introspection sur soi-même, du renouveau et du changement. Mais aussi Alban Elfred qui est un temps de mystère, permet d'accéder facilement aux autres mondes. Ce sont des sabbats préparatoires de Samhain. C'est aussi, pour les pratiquant wiccans, le troisième mois de la grosses de la Déesse, celui où on ramasse les fruits de son labeur (symbolique du 9e mois de l'année associé au cycle de la procréation).

Ces deux fêtes ont de nombreux points communs. Elles marquet la deuxième récolte qui se succède à Lughnasadh. Pour les pratiquants modernes, c'est la fin du cycle de la nature, c'est le temps de finir les actions commencées, de méditer et d'entamer son introspection. C'est la journée pour les consécrations et les rituels de dédication. Le festival se veut sobre pour les praticiens des rites gallo-romains, on accompagne la déesse jusqu'à son lieu de repos. Pour les adaptes du dieu gallois, les réjouissances seront gaies et placées sous le signe de l'abondance. C'est le moment de stocker les récoltes et de sacrifier le bétail qui servira de réserves pour l'hiver. On offre du cidre et des herbes magiques aux divinités symbolisant la vieillesse et la sagesse. On fait du vin, on rassemble et on fait sécher les herbes et les graines, on offre des libations aux arbres et on décore les tombes avec des feuilles, des glands et des fruits.

L'autel peut être décoré avec des cônes, des banches de pin, des feuilles mortes, des feuillages colorés, des cornes d'abondance, des légumes et des fruits de saison comme des pommes, des carottes, du raisin ou des courges, des graines, des noix et des baies, du vin, des gerbes de blé, du maïs, du lierre, des tresses d'ails et des écorces.

On peut associer de nombreux symboles à ces célébrations. Pour les encens on favorisera le lotus, le cyprès, l'œillet, la sauge, la myrrhe, le benjoin et le santal. Les plantes de cette saison sont le pommier, le chrysanthème, le gland, la fougère, le chèvrefeuille, le soucis, la passiflore, la rose, la sauge, la vigne, le lierre, le cèdre, le noisetier, le tabac, le chêne et l'œillet. Les tons sont chauds et les couleurs sont le jaune, l'orange, le rouge, le brun-roux, le bordeaux, l'or et le marron. Les pierres associées son l'agate jaune, la cornaline, le saphir, lapis-lazuli, la topaze jaune, le saphir, les galets des cours d'eau et la citrine. La planète qui s'associe est Mercure, en particulier pour le culte romain.

La nourriture rituel se composera de pain, de fruits secs, de noix, de pommes (qui prendront un statu sacré), de fèves, de courges, de haricots, de racines et de légumes de terre comme les pommes de terre, de carottes et d'oignons mais aussi les venaisons et la viande car c'est le temps de la chasse. L'élément Terre est déterminant en cette période.

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(Photo issue de: http://www.ilsentierodialchimilla.com/demo/index.php?option=com_content&view=article&id=861:mabon-il-figlio-della-grande-dea&catid=106:le-feste-della-ruota-dellanno&Itemid=58)

 

Quelques divinités à invoquer:

On peut faire appel aux divinités du vin (Dionysos, Bacchus), de la sagesse (Ea, Odin), de la mort (Hadès), de la nature (Gaïa, Adonis, Pan), de la chasse (Mabon, Diane), du temps (Chronos), des récoltes (Perséphone, Déméter, Ceres) et de l'abondance.

Dans la pratique, Mabon n'est pas forcément un temps à célébrer avec entrain, c'est avant tout le moment de se rapprocher de la nature et si besoin, de célébrer avec des gestes simples le cycle des saisons.

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 (photo issue de: http://philomela997.wordpress.com/tag/mabon/)

 

- chez les gallois:

Mabon est le nom gallois du dieu de l'agriculture, de la virilité, de la jeunesse, de la mort, de l'amour, de la fertilité masculine et représente le soleil captif de la Terre. Il a pour frère jumeau Gwynn mab Nudd. Ce nom qui signifie fils était aussi employé dans le langage quotidien et est aujourd'hui un nom de famille commun en Bretagne. Il fait écho à l'ancien dieu celte Maponus qui représente la musique et la poésie et d'où son nom est tiré. Il serait l'alter égaux de la Perséphone romaine mais la romanisation lui prête tout d'abords des affiliations avec les dieux du vin Dionysos (Bacchus) puis à Apollon pour ses traits de guérisseur et de lumière qui veille dans les ténèbres.

Il possède plusieurs noms: Maponos en celtique, Mabon ap Modron (« le grand fils de la Grande Mère », la déesse Modron, terme d'origine saxonne « Modr », qui personnifie la Terre et la mère pluriel) en gallois, Diancecht chez les peuples irlandais nommé également Angus Og, Mac Oc ou fils de Dagda.

Cette origine saxonne de la mère, fille d'Afallach et de Mellt, la présence au Pays de Galle de ce dieu dans des temps pré-chrétiens et la méconnaissance de celui-ci, laisse penser qu'il s'agît d'un dieu vieux, si vieux qu'il est issu de la terre elle même. Historiquement il serait peut être le fruit de la rencontres entre les cultures galloises et saxonnes pendant les grandes invasions de ces derniers.

Il y a plusieurs prononciations possibles en fonction des lieux de cultes: may bun, may bone, mah boon ou encore mah bawn.

Dans la légende, Mabon selon les versions à l'âge de 3 jours ou de 3 ans est enlevé à sa mère et est fait emprisonné dans l'Annwn. Modron, désespérée se met à le pleurer. Mais voilà que le dieu, devenu jeune adulte, est sauvé par Arthuret Culhwch car il est le seul à pouvoir commander Drudwyn mais aussi par le savoir qu'il tire de la sagesse des animaux primordiaux: le cerf, l'aigle, le hibou, le merle et le saumon, Llyn Llin, le seul à connaître son lieu de captivité.

Mabon doit par la suite,aider Culhwch car celui-ci, refusant d'épouser sa belle-soeur, se voit maudit par sa belle-mère. Il peut désormais se marier, mais uniquement avec la belle Olwen, fille du terrible et cruel géant Ysbaddaden qui, s'il se retrouve séparé de celle-ci décéderait dans l'instant. Pour obtenir la main de la belle, Culhwch doit offrir les instruments que la truie légendaire Twrch Trwyth porte entre ces deux oreillese. Mabon, le seul à pouvoir maîtriser le chien Drudwyn capable de terrasser le sanglier géant, réussit l'exploit. Les amants sont réunis, le géant abattu.

Restitué à sa mère, le dieu Mabon est éduqué dans les Entrailles de Modron, le gouffre du monde magique qui symbolise l'utérus maternel et qui représente la consolidation et le défi. C'est de là qu'il renaît en symbolisant la figure de la lumière retrouvée.

Dans la littérature galloise (moyen-gallois, langue employée entre le 12e et le 16e siècle), il existe quatre textes sacrés, les Mabinogion ou Quatre Branche du Mabinogi qui font référence à la mythologie celte antique. Le terme Mabinogion s'avère être le pluriel de Mabinogi qui viendrait de Mabon. Ces quatre récits portent les noms de « Pwyll, prince de Dyved », « Le Mabinogi de Branwen », « Manawydan fils de Llyr » et « Math fils de Mathonwy ».

Ils ont été fondé sur la base de deux manuscrits plus anciens, « Le livre blanc de Rhydderch » rédigé entre 1380 et 1410 et « Le livre rouge de Hergest » qui date de 1350. Bien que véridiques, certains concepts chrétiens récents pour l'époque y sont intégrés. La rédaction tardive des ces contes et légendes atteste d'une longue tradition orale.

On retrouve également Mabon accompagné de Modron dans les légendes arthuriennes.

Dans le néo-paganisme l'invoquer permet de sortir d'une mauvaise passe, d'une situation difficiles dans ce qui concerne les domaines de l'amour, du travail ou du financier.

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(photo issue de: http://mystery-and-magic.deviantart.com/gallery/26898492)

 

- chez les celtes:

Cette célébration est elle aussi relativement récente. Elle a été matérialisée par Edward William à la fin du 18e siècle, un brillant faussaire connu sous son nom de Barde de Lolo Morganwg (Lolo est le diminutif de Lorwerth), un des fondateurs du néo-druidisme. Né en 1747 et décédé en 1826, il se passionne pour le druidisme après une brève expérience dans la franc-maçonnerie. Il est à l'origine de la première Gorsedd (une association culturelle et littéraire druidique). Il avait pour thèse que les pratiques druidiques galloises malgré les différentes invasions saxonnes, romaines et la christianisation, étaient restées dans leur forme première. Ainsi ses travaux se fondent sur les vestiges de cette culture avec des emprunts aux concepts arthuriens et à la culture galloise. Aujourd'hui sa crédibilité est remise en cause du fait qu'il est l'auteur de nombreux textes comme « Cyfrinach Beirdd Ynys Prydain » qu'il a attribué aux bardes anciens pour valider ses propres concepts. La supercherie n'a été détectée qu'en 1970.

La célébration se nomme comme le dieu, Alban Elfed et porte de nombreux noms comme le festin d'Avallon, la récolte des vins, le jour des récoltes, l'Ungathering ou la nuit des chasses. C'est une célébration relativement récente associée à la lune descendante orientée sur l'arrivée de l'hiver. C'est le mois de la vigne et du lierre en raison des pampres qui vrillent et symbolisent la spirale de la vie sans fin, du cycle de la nature.

Alban Elfed est le dieu de l'agriculture, de la fertilité, de la jeunesse, de la mort et de la résurrection. Il marque la fin des récoltes et est célébré quand la dernière gerbe est sectionnée. Celle-ci était façonné comme une poupée et nommée Cailleac (ce qui signifie vielle femme en gaélique) et qui symbolise la mère du blé ou la reine des récoltes. Le fermier ayant eu la plus petite récolte se la voyait offrir pour que la chance le guide jusqu'au printemps.

C'est aussi une fête dédiée à la forêt, au chêne, aux esprits de la Terre mais surtout au Dieu-Cerf, parfois représenté sous les traits de Cernunnos dont les bois symbolisent le lien entre le sol et le ciel, les hommes et l'immatériel.

Dans la nouvelle tradition paganique, les druides fêtent la fin de l'été, quand les derniers fruits de la Terre tombent. On célèbre la nuit, les tempêtes qui apportent un cycle nouveau et commencent à ouvrir les portes vers le monde des morts.

On arpente les champs, les forêts à la recherche de graines, de plantes et de fruits secs pour orner la maison et préparer les vivres. C'est le temps où la Vieille (parfois représentée par la Dame Noire) passe pour chercher ce qui doit mourir pour y mettre dans son chaudron et en faire sa nourriture. Ici on symbolise le lâché prise, il est temps de faire le vide, de préparer l'hiver et de jeter ce qui doit l'être.

 

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(photo issue de: http://pagan-depot.tumblr.com/post/1099701933/mabon-autumn-equinox-2nd-harvest-september)

 

- chez les gallo-romains:

Dans la mythologie gallo-romaine, les derniers jours de l'été correspondent à la descente aux Enfers de Perséphone. Celle-ci cueillait des fleurs des champs quand Hadès, sorti du royaume des morts l'aperçu. Séduit par la déesse, il s'en éprit et l'enleva pour en faire sa femme et régner avec elle sur son domaine de l'éternel. Mais quand Déméter, mère de celle-ci et déesse des récoltes, eu connaissance de sa disparition, son chagrin et son désespoir furent si grands que toutes les plantes se mirent à dépérir. Alarmés par le déclin de la nature, les dieux de l'Olympe firent passer un accords entre les deux divinités. Ainsi Perséphone demeurera 6 mois au royaume d'Hadés, 6 autres auprès de sa mère. Mais Déméter blessée, en guise de représailles et depuis ce temps, fait porter son deuil à la nature jusqu'au retour de sa fille qui se symbolise par l'arrivée du printemps.

 

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(photo issue de: http://www.interregnum.amberhorizon.com/tales/?p=975)

Les sources:

Sites internet divers-Dana Corby-H.r. Ellis-Davidson-Guyonvarc'h-Gilles Lenglet.

 

jeudi 19 septembre 2013

La fontaine aux deux bourneaux.

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Vous pouvez retrouver cet article comme coup de coeur sur Parperblog ici: http://www.paperblog.fr/6721710/chambery-la-fontaine-aux-deux-bourneaux/

La fontaine aux deux bourneaux tient son nom des deux canalisations d'origines qui étaient en bois et non comme on pourrait le croire, de la poitrine poitrine généreuse de "la pucelle"  comme on la surnomme. A l'origine ses deux seins étaient entourés des ailes d'un aigle qui depuis a disparut.

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La fontaine date du XIVe siècle et fût déclarée bien publique en 1493. Par la suite la fontaine est laissé quelque peu à l'abandon. On demanda alors en 1669 à François Cuenot de la restaurée. Trois siècles plus tard, le 28 janvier 1943 précisément, elle est classé parmi les monuments historiques de la ville. En 1970, la Pucelle est déplacée au pied de l'église.

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On peut voir ici une résurgence du paganisme dans notre monde moderne. Du paganisme? Au pied d'une église? Oui oui car si on y regarde de plus près l'emplacement initiale de cette fontaine était dans l'allée du marcher. Mais cela n'explique pas tout.

La fontaine des deux bourneaux est une fontaine ubérale, c'est à dire que l'eau qui s'en écoule sort d'un sein de femme statufié plus ou moins distinct. Ces fontaines sont relativement rares, en particulier en ville car à certaines époques, elles ont pu être considérées comme trop lubriques.

Le terme ubérale vient du latin "uber" qui désigne le sein allaitant mais aussi la fertilité et à la fécondité. Replacé dans son contexte, cette fontaine devait (hypothèse) avoir pour but d'apporter ou de symboliser les bonnes récoltes (fécondité du sol) et donc, la richesse. De plus,sça période de réalisation coïncide avec le début de la Renaissance en Italie puis en Savoie, le XVe. Or à cette époque les politiques et les artistes commencent à se tourner vers le passé et si on est encore loin de la Pléiade du XVIe, le panthéon gréco-romain ainsi que les personnages féminins font leur entrée dans l'art. Il n'est plus tabou de représenter la femme dans son aspect fécond comme on peut le voir dans les nombreuses représentations de la vierge nourrissant l'enfant au sein bien qu'ici il n'y ait rien de catholique.

Alors pourquoi parler de paganisme? Tout simplement parce qu'à travers ce buste de femme on peut voir une résurgence des vieilles croyances avec le symbole de la femme dans son aspect sexuel et fécond.

Et l'aigle disparut dans tout ça? Il pourrait faire figure du renforcement de la monarchie au royaume de Savoie dans ce siècle des guerres de religions mais surtout, parce que celui-ci est l'emblême des armoiries du Duché depuis plus de 1000 ans. On peut suggérer que sa disparition sur le buste de la fontaine peut dater de la période où la Savoie est devenue française. Mais là encore, c'est une supposition.

Pour en apprendre plus sur les fontaines ubérales, l'ouvrage de Gerges Dubosc (1854-1927) nommé "Mannekenpiss et fontaines ubérales" parût en 1927 est une bonne référence. De plus, il est consultable sur internet.

 

vendredi 13 septembre 2013

Tome 7: Les pensées d'une femme renard.

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Nouveau carnet en vu.

Les pensées d'une femme renard.

Cet article sera régulièrement mit à jour. Pas de texte en ligne cette fois-ci contrairement au tome 5, car ceux-ci ne sont pas de moi. Mais par contre il y aura de nombreuses illustrations.

N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour quelles apparaissent en plus grand.

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mercredi 20 mars 2013

Aujourd'hui c'est le printemps, c'est Ostara!

Aujourd'hui c'est le 20 mars, c'est le printemps! Voilà le retour annoncé des hirondelles, des fleurs et des grenouilles!

Mais le printemps c'est aussi Ostara, une fête païenne dont il découle directement et qui pendant longtemps a animé les contrés et le folklore européen.

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(http://www.heimdallr.ch/Interviews/2001/ostara.html)

Ostara est une célébration paganiste du renouveau de la terre et de la vie qui a lui pendant l'equinoxe. Chez certains wiccans la déesse sort de sa léthargie de l'hiver sous les traits d'une jeune fille/femme.

Ostara c'est avant tout l'aube naissante et l'explosion de la vie foisonnante. Pour l'occasion on peint des oeufs (la tradition de Pâques vient en partie de là) que l'on consacre avant de les servir à table.

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L'animal totémique de cette célébration sont les petits d'animaux, signe de régénération, mais particulièrement le lapin, symbole de la Lune et de la fertilité de la Terre. 

C'est aussi le jour du jeune dieu, qui ayant vaincu les ténèbres de l'hiver, revient pour assurer son rôle protecteur sur les animaux, les plantes et du soleil levant.

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 Cette aussi le début des célébrations de la fertilité. Les animaux s'accouplent, les hommes plantes et entretiennent le jardin, les fleurs commencent à répandre leur pollen.

C'est en fonction de ces éléments que l'autel, d'une partie des paganistes célébrant les anciennes divinités occidentales, sera décoré. Fleurs fraîches, lait, oeufs, graines à semer et encens floraux y prendront place. 

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(http://ostara.eventbrite.com/)

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Ostara dans certaines célébrations est une journée où de nombreux rituels peuvent être célébrés, notamment à travers la récolte de feuilles fraîches, la promenade pieds nus ou même nu dans la nature pour capter les bonnes énergies qui émanent de la Terre.

Bref, folklore ancien pour certains, mode du new age pour d'autres, les rites païens, traces d'un passé plus ou moins oublié, continus de vivre dans nos campagnes mais surtout et contrairement à ce que l'on pense, dans nos villes. 

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mardi 11 décembre 2012

Noël, une fête profane.

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Ça y est, on sort le sapin! Plus que quelques jours avant Noël, les cadeaux, la bûche et les marrons glacés. Mais quand on y regarde bien, d'où nous viennent cette fête chatoyante et notre arbre de lumière? 

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Cette année le sain se fait tendre, tout de rouge et de blanc. Néanmoins il faut savoir que la tradition du sapin de Noël, tout comme la date du 25 décembre, n'ont réalité rien à voir avec la nativité chrétienne.

En effet le 25 décembre correspond à la célébration du solstice d'hiver, là où le soleil renaît et est victorieux des ténèbres. 

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Le mot noël née en 1112 et vient de nael, une déformation du terme latin natalis: naissance. C'est au IIIe siècle que la date du 25 est choisie après de nombreuses propositions. Dans les faits, aucun texte ne précise la naissance du Christ, il s'agit avant tout d'une fête symbolique qui aujourd'hui est fêtée par tous, croyants comme profanes (l'aspect commercial n'y est pas anodin à mon goût).

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Dans l'empire romain, dès le IIe siècle avant J.C. on fêtait le mythe la naissance de Mithra, pendant le Mithragan. Ce culte vient d'Asie mineur est c'est généralisé au bassin méditerranéen jusqu'au IIIe siècle. Autres rites venus des romains, le don de présents et les guirlandes qui à l'époque étaient portées autour du cou pour les Saturnales: célébration du Dieu Saturne du 17 au 24 décembre où les esclaves jouissaient d'une courte liberté.  

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On ne sait pas vraiment d'où nous vient la tradition du sapin décoré. Il pourrait provenir des scènes de théâtre jouées le soir de Noël où le liturgie chrétienne y est était comptée (du début du Moyen-Âge à la révolution). Pour figurer l'arbre de vie et de connaissance dont Eve croque la pomme, on utilisait un sapin décoré de fruits, d'ostis, de figurines et de bougies. Celui-ci se serait invité dans les foyers. Mais les celtes ne sont pas en reste, pour le solstice, eux aussi décorait leur arbre de vie. Les scandinaves avaient la même pratique pour fêter Jul.

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En tout cas et pour ne pas rompre avec la tradition, Noël reste le temps des plaisirs du palais, de la réunion et du partage. Petit parfum d'avant garde pour commencer les premiers repas de familles avec quelques griottes à l'eau de vie et à la vanille ou ce délicieux gâteau. 

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Bientôt les jours s'alongerons, les enfants ouvrirons leurs cadeaux et les vieilles histoires seront comptées au prés des flammes du feu. C'est le temps de la douceur et de la neige.

mercredi 31 octobre 2012

C'est Samhain.

Voici un article sur Samhain, une fête païenne. En tant qu'agnostique, je suis peu ou mal initiée à cet univers, toute information complémentaire est la bienvenue.

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Aujourd'hui ce n'est pas seulement Halloween, c'est aussi Samhain, une des plus importantes fêtes païennes. C'est le temps du repos, de la nature endormie qui renaîtra au printemps. C'est aussi le premier jour du calendrier des sorcières.

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Samhain est le jour d'ouverture entre les vivants et les morts, passage symbolisé par les courges creusées en lanternes qui servaient non pas à orner les maisons mais à renvoyer les morts dans leur royaume. Du couché du soleil au levé de celui ci, la communication avec les morts s'en trouve facilité.

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Ce nouvel an païenne est aussi l'occasion de se réunir pour se conter des histoire autour d'un grand feu pour honorer Hécate, Morrigan, Cernunnos ou Osiris avec une multitude d'encens comme celui de pomme, de sauge, de cyprès ou d'if.

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C'est le temps du travail sur soi, du renouveau de son être, de la méditation. On en profite pour se débarrasser du négatif en l'écrivant sur un parchemin avant de le brûler dans un grand chaudron disposé sur un autel. 

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Samhain c'est aussi le temps du Sabbat, que l'on fête avec les vivants et souvent, avec les morts que l'on invite à sa table. On se livre à un grand festin, on rit, on boit, on partage. Pas d'aspect morbide aussi, on s'offre juste aux bons souvenirs.

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Attention à bien placer la bougie avant minuit dans la citrouille transformée en lanterne à la mine effrayante, sinon celle-ci dévora du premier passant qui passe par là. Il faut aussi éviter de déranger les morts, car bien que eux-ci reviennent le temps d'une soirée, ils restent susceptibles.

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Dans l'antiquité, à Romme, c'est à cette date que l'on ouvre "la Porte des Morts" pour faciliter la communication avec ceux-ci. En Irlande on offrait un sacrifice de sang au roi. Sous la christianisation, la mort devient tabous et on prend peur à l'évocation des défuns.

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C'est aussi l'une des trois grandes nuits des Esprits où on prédit l'avenir avec le jet de pierres et de runes. Les esprits sont là pour souffler les réponses et aider à prendre les grandes décisions pour l'année à venir. 

Pour cette occasion, on peut confectionner un encens spécifique à Samhain: mêler quelques copeaux de bois à 4 parts de bois d'if, 1 de cannelle, une d'aiguilles de pin ainsi que 10 gouttes d'huille essentielle de Thuya. Mélanger le tout et le brûler sur un charbon.