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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
  • Grande amoureuse de la nature, j’ai pu me rendre compte du besoin urgent de nature dans notre société. Fort de ce constat, je me consacre à mon échelle à faire découvrir les beautés de notre monde.
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11 juin 2017

Avril en Isère.

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 Petite escapade fin avril en Isère pour couper aux intenses soirées de révisions. Le temps est radieux, les fleurs bien présentes et les oiseaux chantent de tout leur coffre. Cependant pas de grandes sorties ni d'aventures à l'horizon, nous nous accordons un week-end bine mérité à flâner dans le jardin de la maison familiale.

 

Les gardiens.

Gras et pleins de poils, ils se font gardiens de la maison. D'aussi longtemps que je m'en souvienne, il y a toujours eu des chats à la maison. Des gris, des blancs, des tachetés, des tigrés ... tous les gabaris sont passés par là. Depuis cet hiver un nouveau venu à la robe noire s'est ajouté à la longue liste des félins de la maisoné. 

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La bergeronette grise (Motacilla alba).

C'est avec les hirondelles, un des oiseaux qui annonce le printemps. Les soubresauts qui l'animent consentement sont appelés hochequeues et caractérisent sa famille : les Motacilla. On compte pas moins de9 sous-espèce de cette bergeronnette dont 2 se rencontre en France : Motacilla alba yarrellii et Motacilla alba alba. On la retrouve de partout dans le monde hormis en Amérique du Sud et dans le sud de l'Afrique et de l'Océanie.

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Le tircis (Pararge aegeria).

Ce papillon commun peut s'observer au stade d'imago (adulte) pendant une longue période dans certaines régions du bassin méditerranéen : de février à décembre. Il passe l'hiver en hibernation sous la forme de chrysalide et beaucoup plus rarement, en hivernation à l'état d'imago. Sa chenille se nourrie de poacées (Graminées).

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La buse variable (Buteo buteo).

Nous avons la chance d'avoir un couple de buse variable tout proche de la maison. Celui-ci c'est installé dans un grand peuplier. Régulièrement, nous les voyons chasser les corneilles (Corvus corone) mais aussi ramener bruyamment leurs prises. Celle-ci s'est posée dans un noyer pour déguster un petit mammifère.

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La mésange bleue (Cyanistes caeruleus).

On la reconnaît à sa tête bleue qui la différencie de la mésange charbonnière (Parus major) avec la quelle on la confond parfois. Comme pour la bergeronnette grise (Motacilla alba), il en existe 9 sous-espèces qui se distinguent par leur plumage mais surtout par leur génotype. C'est un oiseau adepte des forêts de feuillus.

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Le mot de la fin.

Week-end cocooning. Chaises longues, soleil, sieste avec les chats et détente sont de mise. Il fait exceptionnellement bon pour la saison et cela ne s'est pas démenti dans les semaines qui ont suivi. Les benoîtes achetées à la pépinières des plantes alpines de Flosab l'an dernier sous la pluie, en Savoie, sont magnifiques

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26 juin 2015

Attentat en Isère.

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Je suis meurtrie dans ma chère, ce matin ma belle Isère a été touchée par des attentats à Saint-Quentin-Fallavier, un homme a été décapité, je suis choquée. Courage aux victimes et à leur famille. Je pars pour 7 jours à Autrans en séminaire, les conférences sur les risques du populisme, les extrêmes et le vivre ensemble seront plus que jamais d'actualité. Je pense aussi à mes amis musulmans qui sont doublements victimes : victimes comme nous en tant que citoyen mais aussi comme muslmans qui devront aux yeux de certains s'excuser de leur religion.

27 avril 2015

Sortie en forêt 55.

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 Qu'elle est belle la saison des morilles mais qu'elle est courte. Champignons fort prisés veinard est celui qui en trouve, en particulier quand on sait qu'ils sont nombreux les ramasseurs des bois, tout comme nous, à parcourir les forêts à sa recherche. Les spots sont rares et bien malheureux est celui qui s'apperçoit que les siens sont visités par la concurrence, là aussi tout comme nous. Nous nous rattraperons à la saison des girolles.

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 Dans nos coins on trouve quelques plantes indicatrics comme le lierre grimpant (Hedera helix L.) en haut à gauche et le frêne commun (Fraxinus excelsior) en haut à droite qui était à l'époque de nos récoltes encore en bourgeons. Les  trametes rougissantes (Daedaleopsis confragosa viennent aiguailler le tableau.

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 Le sceau de Salomon sort le bout de son nez. Ce dernier porte ce nom en raison de la forme géométrique que laisse la tige sur la racine quand elle apparaît à chaque printemps. On en trouve 3 espèces majeurs. Ici il s'agit du sceau de Salomon odorant si je ne m'abuse, (Polygonatum odoratum). Tous sont toxiques.

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 Ici il s'agit des jeunes poussent du sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum). La science n'a pas encore découvert toutes les molécules qui font sa toxicité. Appartenant aux Asparagaes, il est confondu à tort avec le muguet d'où son surnom de muguet des bois. C'est une plante odorante associée aux sorcières.

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Les belles morilles communes sont de sortie et cela malgré la sécheresse. Il s'agit ici Morchella esculenta nommée aussi morilles comestibles. Elles sortent quand les frênes débourrent, après leurs cousines les morilles coniques même si on peut trouver les deux espèces à la même période mais pas au même endroit.

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 Les morilles communes peuvent présenter une gamme de couleurs variées en fonction du sol, du milieu mais surtout du temps qui a précédé et suivit la pousse de ces champignons. Délicieuses, il faut bien les cuire avant de les consommer. Ici dans notre coin d'Isère on les trouvent jusqu'à fin avril voir parfois début mai.

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 Adorable violette. Leur identification n'ai pas simple, je me risque à proposer ici la violette des chiens (Viola canina). On l'a rencontre à partir d'avril. Ses feuilles comestibles peuvent être servies en salades, les fleurs dans diverses préparations comme dans des bonbons, des confitures, du vin ou des liqueurs sucrées.

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 Qui verrait dans cette plante des feurs ? C'est pourtant ce qu'abrite le coeur vert tendre des feuilles de ces dorines à feuilles alternes (Chrysosplenium alternifolium) à ne pas confondre avec la dorine à feuilles opposées (Chrysosplenium oppositifollium). En forte régression elle est protégée dans presque toute la France.

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 L'euphorbe des bois ou euphorbe à feuilles d'amandier (Euphorbia amygdaloides) est, comme toutes les euphorbes, une plante toxique aussi bien pour le bétail que les hommes. Son feuillage et ses fleurs atypiques lui donne une place de choix dans les jardins où elle apporte un côté sauvage. Ce sont es mouches qui la butine.

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 La scolopendre (Phyllitis scolopendrium) est une fougère rare qui fait légion chez nous, youpi ! Nommée langue de cerf ou herbe à rate, on la pensait à l'Antiquité salvatrice pour le foie, organe qui lui ressemble plus ou moins. Se plaisant dans les sois calcaires, humides, et ombragées elle peux s'inviter dans les jardins.

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 La pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) est une champignon comestible sans grand intérêt gustatif qui est un bon indicateur de morilles. Ce champignons fréquentes le même type de milieu que ces dernières et possède la même sensibilité au temps, ce n'est pas pour rien qu'elles sont de lointaines cousines.

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 Oxalis petite oseille (Oxalis acetosella) porte de nombreux noms. Son goût d'oseille est très agréable en salade mais il ne faut pas en abuser au risque de s'intoxiquer avec l'acide oxalis qu'elle contient. Ses feuilles sensibles se ferment quand les rayons du soleil se font trop durs pour ne pas brûler. Elles aime les bois humides.

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 La Renarde a trouvé son raisin et ce n'est pas une blague !  Le raisin du renard (Paris quadrifolia) appelé aussi parisette à quatre feuilles était utilisé autrefois pour empoisonner les animaux dits "nuisibles" comme les renards ou les loups. Toxique, il donne un fruit mortel. Il est protégé dans de nombreux départements.

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 Dans un petit cour d'eau calcaire qui parcours une maigre bande de bois je suis tombée sur cet agglutinèrent d'oeufs. Dans ceux ci les embryons ne sont pas encore formés ce qui rend l'identification de l'espèce à qui ils appartiennent difficile. Peut être s'agit il ici d'oeuf de crapauds communs que 'on croise devant la maison.

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  Pour finir jolie rencontre avec un tapis de petites moscatelines (Adoxa moscatellina). Ces fleurs sont remarquables du fait qu'elles forment un cbue parfait (merci Gilles !) mais aussi qu'elles exaltent une odeur plus ou moins marquée de musc, senteur à la quelle tout le monde n'est pas sensible de part sa composition.

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30 mai 2014

Le Sabot de Vénus.

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Avant toute chose un grand merci à Sébastien, mais vraiment ! Merci pour cette belle découverte et surtout pour avoir supporté mes cris à chaque découverte qui devait s'apparenter à quelques chose comme "Arrrghhh Ahhh! Sabot ! Argh! Oh! Vénus!" ... et c'est véridique. Bref, hier j'ai vu des sabots de Vénus.

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Le sabot de Vénus ou sabot-de-Vénus d'Europe (Cypripedium calceolus L.) que l'on nomme aussi sabot de la Vierge, Cypripède, Nervine, pantouffle de Notre-Dame ou soulier de Notre-Dame. C'est une orchidée qui apprécie les sols alcalins et que l'on rencontre en Suise, en Italie, parfois en Espagne, en Grèce, en Amérique du Nord, plus fréquemment en Sibérie et dans quelques pays d'Asie. En France on la trouve tout particulièrement dans les Alpes et demanière épisodique dans les Pyrénées, dans le Jura, en Moselle et sur le Massif Central entre 300 et 1200 mètres d'altitude dans les zones de mi-ombre en particulier dans les hêtraies et les hêtraies-sapinières.

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C'est la seule orchidée de la sous-famille des Cypripedioideae en Europe. Elle fleurit de mai à juillet bien que cette année la saison se terminera plus probablement en juin. La plante peut atteindre 15 à 60 cm de haut ce qui en fait la plus grande orchidée d'europe. Sur chaque système racinaire on peut trouver 2 à 6 tiges. Les spécimens produisent 1 à 2 fleurs par tiges, rarement 3, de couleur jaune paille qui sont hermaphrodites. Elles tiennent leur drôle de forme de la transformation du troisième pétale en labelle. Les sépales eux varient du rouge foncé au brun chocolat.

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C'est une belle plante rare qui fait l'objet d'une réglementation très stricte en raison de son important déclin sur l'ensemble de l'Europe (à cause de la destruction de son habitat). À l'échelle nationnale sont statut est VU: Espèce encourrant un risque élevé d'extinction dans la nature. Néanmoins dans les aAples l'espèce est bien plus fréquente que ne l'indique les référence bibliographiques. C'est d'ailleurs là que l'on trouve les plus importantes populations d'Europe Occidentale. 

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Cette orchidée est définit comme une plante tricheuse, c'est à dire qu'elle attire les insectes avec la couleur vive de sa fleur sans avoir à produire de nectar. Les pollinisateurs dupés ressortent du sabot couverts de pollen sans avoir pu festoyer. Il arrive de manière exceptionnelle que la plante s'auto-féconde. Cette espèce à une durée de vie prolongée ce qui permet de compenser sa faible reproductivité.

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Une des premières causes de la disparition du sabot de Vénus est la cueillette de loisir ou commerciale de celui-ci. Malgrè la sensibilisation auprès des publics, il est encore courant de rencontrer des promeneurs ou vendeurs à la sauvette qui proposent ou tiennenet à la main de larges bouquets. La fleur du sabot de Vénus est l'emblème de nombreuses régions des Alpes et symbolise la beauté d'où l'angoument qu'il provoque. La variété au périanthe entièrement jaune est très recherchée. La légende veut que Vénus surprise à flâner dansla prairie par un berger s'enfuit, laissant derrière elle un de ses souliers devenus "le sabot de Vénus".

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10 février 2015

Aix en Provence.

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Passage rapide par la belle ville d'Aix en Provence et son marcher. Fondée sur une riche cité celte (cité du peuple Salluviens) détruite par les romains, elle figure parmi les 30 villes de France les plus peuplées. C'est la ville de Paul Cézanne, cela s'en ressent aux nombreuses librairies qui sont réputées. De climat méditerranéen, il y fait bon et chaud, et le mistral y souffle rarement mais les orages y sont virulents.  

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C'est jour de marché à Aix ... et que de bonheur sur les étales ! De la truffe noire du Périgord (Tuber melanosporu) ! C'est le champignon phare de l'hiver  mais aussi cher du fait de sa rareté. On rencontre aussi de superbes girolles (Cantharellus cibarius), un de mes champignons préféré et très savoureux.

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C'est un court, très court article même sur une petite mais belle joie : le marché et ses champignons. Loin de la neige, croiser des champignons qui dorent au soleil ça fait plus que plaisir. Cela me replonge dans les beaux jours de l'été et de l'automne où les cueillettes se sont faites belles et gourmandes.

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16 octobre 2014

Sortie en forêt 47.

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 Dernière sortie de l'été aux champignons mais pas de l'année ! Le fond de l'air se fait plus frais, le soleil est rasant, les rayons sont dorés, l'herbe est humide, les étourneaux et les grands corbeaux se rassemblent en grands regroupements sous les noyers et les châtaigniers. Les gelées ne sont pas encore là mais ne seront tarder et le panier doucement se remplit.

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 La journée débute bien avec la découverte de nombreuses chanterelles en tube (Cantharellus tubaeformis). Elles fructifient assez facilement et peuvent se ramasser jusqu'à fin décembre si le temps est doux (nous en avons même trouvé une poignée début janvier de cette année). C'est un excellent comestible recherché qui peut facilement se conserver en particulier séché.

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 La calocère visqueuse (Calocera viscosa) est un champignon fort agréable à la vue qui pousse sur le bois mort des conifères (en particulier des sapins) presque toute l'année, du moins ici. Certains auteurs la considèrent comme toxiques, d'autres comme un piètre comestible... mieux vaut donc s'abstenir. 

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 Les vesses sont nombreuses dans le bois et le seront encore plus en automne. Elles se reconnaissent aisément à la leur forme arrondie et au nuage de spores qu'elles dégagent quand elles sont percées ou écrasées à maturité. Une grande variété d'entres-elles peuplent les bois dont la vesse-de-loup perlée (Lycoperdon perlatum). Très commune dans les bois de conifères ou mixtes, on peut la consommer très jeune quand la chaire est blanche mais elle reste un comestible sans grand intérêt que certaines personnes digèrent mal.

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 Quand elles arrivent à maturité, les vesses se déchirent alors à leur sommet pour relâcher leurs spores. Cela se produit suite à la déshydratation du coeur du champignon, un phénomène encore mystérieux pour les chercheurs car celui-ci se produit à n'importe quel moment, quelque soit l'humidité extérieur. Cette activité peur rendre didactique n'importe quelle sortie en forêt.

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 Autre vesse et, pour moi, la plus belle de toutes, la vesse de loup hérissée ou hérisson (Lycoperdon echinatum). Cette espèce est beaucoup moins commune (pour ne pas dire assez rare) et se trouve surtout dans les forêt de hêtres, dans les fossés où les feuilles mortes se sont accumulées. 

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 Le bousier d'Europe, appelé aussi géotrupe stercoraire (Geotrupes stercorarius) est l'unique représentant du genre en Europe. Ils vivent et se nourrissent de déjections animales. Comme les bousiers africains, mâles et femelles pondent dans une boule de bouse qu'ils auront confectionnés. Leur larve y passera l'hiver et s'en nourrira.

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 L'angélique des bois ou angélique sylvestre (Angelica syvestris) peut mesurer plus de 2 mètres de haut. C'est une plante qui apprécie les zones humides, marécageuses, les bords de chemins et les zones de mi-ombres fraîches. Elle fleurit de juillet à septembre et donne de nombreux fruits. Ses propriétés médicinales sont les mêmes que l'angélique médicinale (Angelica archangelica) mais sont plus ténues (manque d'appétit, troubles digestifs, flatulences). On utilise en pharmacopée ses semences, ses racines et ses tiges qui sont également employées en confiserie et dans l'élaboration de liqueurs.

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 Reine des reines, la girolle (Cantharellus cibaruis). Je pensais à tort que sa dénomination de chanterelle était une erreur et résultait du parlé local mais il semblerait qu'elle porte bien le nom de chanterelle commune et que le terme girolle se reproche pus d'un certain patois. Mea culpa, mais voilà une raison de plus d'user des noms latins même s'ils ne sont pas toujours simple à retenir. Pour revenir à notre champignon, c'est un excellent comestible recherché à la saveur délicate.

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 Un autre très bon comestible, l'hydne pied de mouton (Hydnum repandum). Atypique avec ses aiguillon, on le trouve souvent en groupe, dessinant des cercles: les ronds de sorcières. Comme la girolle il dégage une légère odeur fruitée, à une chair ferme, n'est que très rarement attaqué par les vers et supporte bien le séchage.

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 La vergerette annuelle (Erigeron annuus) est une plante invasive originaire d'Amérique du Nord. On peut la voir fleurir d'août à septembre dans les étages collinnéns (jusqu'à 1100 mètres d'altitude), les terrains vagues, les jachères et les champs laissés à l'abandon, en particulier dans le nord de la France. 

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 N'est-il pas beau? L'hypholome à couler de brique (Hypholoma sublateritium) est un champignon qui peut former de grandes colonies sur les souches et les branches des arbres morts. Courant, on le rencontre presque toute l'année. Malgré son abondance il n'est pas comestible en raison de sa chair très amère.

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 Chez les champignons, la reproduction s'effectue grâce aux spores qui sont disséminés de diverses manières. Généralement c'est le vent ou la proximité avec d'autres congénères qui leur permettent de se rencontrer quand ils sont libérés (comme chez les vesses) mais parfois le procédé est plus complexe. Chez les gastéromycètes (voir le phallus impudicus plus bas), les spores se rencontre grâce à leur ingestion par les mouches ou les limaces car chez bon nombre de champignons les invertébrés jouent un rôle primordiale dans leur multiplication.

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 La chenille du pudibonde (Dasychira pudibunda) est une chenille adorable. Ses poils ne sont pas urticants et ses couleurs vivent indiques à ses prédateurs que si l'envie leur vient de la croquer, ils risquent une sévère indigestion. Elle tient son nom de le naturaliste Linné qui vit dans sa capacité à baisser la tête sous son thorax quand elle se sent en danger une réaction de gêne. On la croise en ce moment au sol au milieu des feuilles mortes car c'est là qu'elle tisse un superbe cocon jaune d'où elle sortira en mai-juin.

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 Le pied bleu (Lepista nuda) est un excellent champignon pour certains après une longue cuisson, médiocre pour d'autres en raison de son goût si particulier. Il se distingue des cortinaires qui lui ressemble de par leurs lames qui virent au brun. Il est abondant en automne car il semblerait que les premiers froids lui soit favorable.

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 Le tricholome à odeur de savon (Tricholoma saponaceum) porte plutôt bien son nom. Son odeur est assez dissuasive pour faire comprendre qu'il n'est pas comestible. Présent quelques fois en plaine, on le rencontre surtout en montagne dans les bois de conifères et parfois de chênes. Il peut être confondu avec l'excellent tricholome couleur de terre (Tricholoma terreum).

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 L'amanite tue-mouche est un grand classique. C'est une espèce thermophile (qui aime la chaleur) qui se rencontre facilement dans nos forêts mixtes, toujours à proximité de bouleaux. Toxique, elle est aussi hallucinogène et se retrouve dans de nombreuses cultures qui pratiquent le chamanisme.

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 L'épeire diadème (Araneus diadematus) est une belle araignée qui peut revêtir différentes couleurs et formes mais ici on la trouve dans la version la plu courante. On la reconnaît à la croix qui se dessine sur son abdomen. Peut agressive, on la trouve dans les jardins en zone holarctique, c'est à dire au dessus du tropique du Cancer.

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Champignons et Poisons

Selon le Guide Vert Solar "Les Champignons de France", on peut classer les champignons mortels de nos contrées dasn cet ordre : l'amanite phalloïde (Amanita phalloides), l'amanite printanière (Amanita verna), l'amanite vireuse (Amanita virosa), le cortinaire des montagnes (Cortinarius orellanus), la lépiote brune (Lepiota helveola), la galère marginée (Galera marginata), le gyromitre comestible (Gyromita esculenta) mais ils ne sont pas les seuls ! On ne le dira jamais assez, les champignons peuvent être mortels et causent chaque année des décés. La prudence est de mise.

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 Lactaires et russules appartiennent à la même famille, celle des Russulales.
1: La russule comestible (russula vesca) apparaît tout au long de l'année mais surtout à l'automne sous les sols acides, des plaines aux montagnes, aussi bien sous les feuillus que les conifères. elle peut être confondue avec de nombreux russules qui contrairement à elle ne sont pas comestible.
2: Le lactaire à lait jaune (Lactarius chrysorrheus) se reconnaît à son lait qui passe du blanc au jaune soufré en l'instant de quelques minutes. Très âcre et amer, il n'est pas comestible. Il est très courant, en particulier sous les chênes, les hêtres et les châtaigniers.
3: La russule émétique (Russula emetica) fait partie des espèces à rejeter en raison des problèmes gastriques qu'elle donne. Elle se trouve dans de nombreux milieux et aime les bouleaux, les chênes et les châtaignies.
4: Les petites russules violacées sont traitres, elles peuvent être bien des espèces. Pour n'en citer que quelques unes la confusion pourra se faire entre la russule olivacée (Russula olivacea), la russule comestible (russula vesca), la russule baie (Russula badia) ou encore la russule améthyste (Russula turci).

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 L'ordre des pics est vaste, on en compte plus de 216 espèces dans le monde. Ils composent l'une des plus anciennes familles d'oiseaux. Mon petit chouchou que l'on rencontre souvent dans notre jardin est le pic épeiche (Dendrocopos major). Il possède une longue langue gluante ornée de petites crochets qui lui permet d'attraper les insectes logés dans le bois mort.

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La famille des boletales comprend bon nombre de champignons à tubes et quelques uns à lames ou à plis.
1 et 2: Le cèpe de Bordeaux () est l'un des champignons les plus prisés de lagastronomie française. On en trouve sur chaque grande table. Si en montagne il affectionne les chênes et les hêtres, en montagne on les trouve plus facilement sous les épicéas.
3: Le bolet des bouviers (Suillus bovinus) est un piètre comestible que l'on trouve dans les pinèdes en été et en automne partout en France. Au moyen âge on le réservait aux pauvres. Les nobles avaient droit au tricholome équestre (Tricholoma auratum), reconnu aujourd'hui comme potentielement mortel.
4: Le bolet pruineux (Xerocomus pruinatus) est un comestible médiocre. Il est plutôt peu fréquent et apparaît sous les hêtres. Sa chair est rosée, il bleuit au touché et a un pied jaune vif. Il exalte une odeur de rouille faible qui le distingue du bolet à chair jaune (Xerocomus chrysenteron) avec le quel on peut le confondre.

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 Attention promeneurs ! La chasse a ré-ouvert et déjà quelques "accidents" pour ne pas dire drames sont à déplorer. Je suis très mitigée sur la chasse car si parfois elle utile et bien encrée dans nos traditions, je ne comprends pas l'interêt de lâcher du gibier pour le canarder. Néanmoins dans les cas de surpopulation animale avec risque de consanguinité pour les populations (comme par ici avec les chevreuils), il faut avouer que le chasseur est salutaire.

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Pour continuer dans la lancée, quelques belles plantes de chez nous:
1 et 2: La succise des prés ou mord Diable (Succisa pratensis) qui fleurit de juillet à septembre et qui peut atteindre un mètre de haut. Elle aime les prés et les bois humides dans les quels on la retrouve jusqu'à 2400 mètres d'altitude dans toute l'Europe Occidentale. Utilisée autrefois en médecine populaire, elle soignait en cataplasme les ulcères et le contusions.
3 et 4: Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum) est une plante qui appartient à la pharmacopée médiévale. Toxique, on l'utilisait dans la théorie des signatures pour soigner les articulations douloureuses, la racine évoquant leur physionomie. Son feuillage est resplendissant au milieu de l'automne.

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 Le genêt à balais (Cytisus scoparius) qui comme son nom l'indique, était séché pour confectionner des balais qui sur les sols de terre battue étaient très efficaces. Associé à la magie noire au Moyen Âge, on pensait que les sorcières les enfourchaient pour se rendre au Sabbat. Toxique, on l'utilisait comme abortif, diurétique et pour réguler les battements cardiaques et la circulation sanguine.

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 Pas facile de se retrouver parmi tout ce monde, surtout quand les champignons sont semblables.
1: La lépiote déguenillée (Macrolepiota rhacodes) est un excellent comestible à la chair rougissant à l'air libre. Elle est assez courante en été et en automne dans des milieux très divers: bois, clairières de résineux, jardins, terrains vagues, friches et vieux champs, les lieux pour la trouver ne manquent pas.
2: La lépiote excoriée (Macrolepiota excoriata) est elle aussi un bon comestible. Présente dans les clairières et les bordures de bois mais aussi les prairies, elle forme souvent de larges ronds de sorcière. Sous cette forme encore juvénile on la nomme baguette de tambour.
3: La lépiote féline (Lepiota felina) est une minuscule lépiote qui mesure entre 1 et 4 centimètres. Comme de nombreuses petites lépiotes (dont certaines sont mortelles), elle est très toxique. C'est pour cela qu'il est conseillé pour plus de sûreté de ne récolter que les lépiotes qui dépassent le 10-15 centimètres de haut.
4: Le tricholome rutilant (Tricholomopsis rutilans) est d'une toute autre famille. Non comestible, c'est un très beau champignon qui présente de nombreuses colories qui vont du violet sombre au doré .

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 Le laccaire améthyste (Laccaria amethystina) est un clitocybe qui est un excellent comestible dont seul le chapeau est comestible comme chez les lépiotes. Très courant on le trouve aussi bien dans les bois de résineux que de feuillus. Ici dans notre coin de forêt ils pullulent mais nous ne les ramassons pas. En effet il n'est pas dans les traditions de la famille de les consommer mais cela pourra peut être venir un jour.

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 Il existe de nombreuses espèces de champignons et tout autant de terme pour désigner les lames qui bien souvent aident à leur identification. On parlera par exemple d'arrondi pour une lamelle dont l'arrête forme une courbe vers le bas ou d'arrière pour une lamelle qui se trouve contre le pied.

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 Le clavaire cendrée (Clavaria cinerea) est un champignon comestible qui peut facilement être confondu avec de proches parents qui peuvent être laxatifs ou légérement toxiques. Les tâches noires qu'elles portent sont dûes à un parasite souvent commun sur cette espèce, l'helminthosphaeria clavariae.

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 A l'instar du célèbre moustique de Jurassic Parc prit dans la sève, ce moustique s'est englué sur les sécrétions d'un champignon (le quel, je ne sais pas). Les champignons comptent parmi les plus vieux organisme au monde, en Chine on en a même découvert dans des oeufs de dinosaures fossilisés ! Les Prototaxites ce sont éteints il y a 350 millions d'années et étaient les plus grands champignons comme l'atteste certains de leurs fossiles mesurant plus de 6 mètres ! Sans chapeaux, ils ressemblaient à quelques chose s'approchant de la calvaire en pilon.

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 Sur notre tricholome rutilant de tout à l'heure (que vous pouvez retrouver plus haut), se repose une guêpe solitaire, une femelle Diphyus quatidpunctorius. Elle pond dans les larves des insectes un oeuf d'où sortira une larve qui se nourrira lentement de son hôte jusqu'à ce que celui-ci meurt d'épuisement puis, qui l'utilisera comme cocon pour parfaire sa mue.

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 Les champignons de bois ne sont pas tous une plaie ! Bon nombre sont utiles à la forêt en décomposant les troncs d'arbres morts tombés au sol. De cette action est produite un humus riche qui permet aux plantes, aux arbres et aux champignons de s'installer dans le bois. Sans eux pas de vie, ni de belles cueillettes.

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 Les orobanches ont fannées, il faudra venir l'an prochain pour pouvoir à pleine floraison les identifier. Se sont des plantes sans chlorophylle qui parasitent d'autres végétaux. Mêmes sèches elles se relèvent être de redoutables abris, en particulier pour cette petite araignée bine difficile à distinguer tant sa robe se fond avec le décor.

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 Le phallus impudique (Phallus impudicus) tient son nom de sa forme particulière quand il est à pleine maturité. Sa croissance est rapide et il se décompose très vite en dégageant une forte odeur de viande avariée pour attirer les mouches. Celles-ci transporteront et dissémineront ses spores.

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 Les rayons de soleil se fond rare en Chartreuse, le feu ronfle dans la cheminée et désormais sur le poil où chauffent les châtaignes. On ramasse les dernières noisettes, on fait le plein de noix et doucement on commence à écumer du regard les champs alentours pour voir si un rosé ou deux ne pointe pas le bout de son nez.

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 Enfin, c'est ainsi que je dresse du mieux que je peux un petit aperçu du là où je vis. C'est un endroit encore sauvage et tranquille, proche de tout mais qui a su garder son côté nature même si les lotissements poussent ici et là, il faut bien le dire, comme des champignons.

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 Une petite dernière pour la route, le crise commun (Cirsium vulgare) qui est une plante bisannuelle. Il peut atteindre un mètre trente, fleurit jusqu'à septembre et présente plusieurs rangées d'épines sur sa tige. Présente de manière indigène dans l'hémisphère Nord, elle s'est naturalisé un peu partotu dans le monde.

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 Petite récolte mais récolte quand même, il n'en faut pas plus pour nourrir toute la famille. Chanterelles, lépiotes, girolles, cèpes, pieds de moutons.... tous ne sont pas là (n'oublions pas les trompettes et les lactaires délicieux). Partir aux champignons, même sans avoir l'assurance de réaliser de belles trouvailles reste un moyen sûr de se dégouridr les jambes tout en s'émerveillant de ce que peut faire et donner la Nature.

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18 août 2014

Au jardin ... en Juin!

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De retour dans le beau pays de Valdaine après presque deux mois passés dans le sud... ce qui promet de nombreux articles à venir. Pour le moment, présentation du jardin... de juin avec l'apparition des premières truffes !

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Tuber aestivum: truffe d'été, truffe de Saint Jean, truffe blanche d'été ou encore junenco. Discrète et peu parfumée, on la trouve principalement sous les noisetiers mais aussi les frênes et les chênes dans les sols calcaires.

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Dans le jardin on trouve souvent un proche cousine de la carotte sauvage, le cerfeuil sauvage, Anthriscus sylvestris. Nommé également cerfeuil des bois ou ciguë blanche, il pousse partout en France et peut être consommé.

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Le rosier ou églantier appartient au genre Rosa, de la famille des Rosaceae. Plante populaire des jardins, il en existe des centaines d'espèces et de sous-espèces. Cultivé depuis plus de 5000 ans pas l'Homme, en France la vente et la culture de la plante même et de ses fleurs représentent environs 111 millions d'euros.

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L'épiaire des bois, Stachys sylvatica, se nomme également ortie puante bien qu'il appartienne à la famille des Lamiaceae. Son goût, en particulier quand il est cuisiné en potage, se rapproche de celui du cèpe. 

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Le seringat ou jasmin des poètes, Philadelphus, connaît d'ordinnaire une floraison odorante au printemps. Il peut atteindre 3 mètres de haut et se développer dans une grande pluralité de milieux. Il est originaire d'Amérique du Nord et du Moyen Orient. 

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La tonte toute fraîche fait le bonheur des oiseaux en particulier des merles. L'herbe coupée de manière rase met a nu les insectes et les vers qui ont bien du mal à fuir face à leurs prédateurs.

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L'été est étrange en Isère, nous avons les pluies et les températures du printemps, les couleurs de l'automne.

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Ne reste plus qu'à espérer que la belle saison s'achèvera dans un superbe et chaud été indien... qui sait. 

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Mais il ne faut pas se leurrer, l'été est bel et bien là. Le blé a mûri, l'avoine arrive a point et même dans le sud, le riz semble arriver à terme. Ne reste plus qu'à patienter pour la récolte du maïs.

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La campanule rhomboïdale, Campanula rhomboidalis L., se rencontre uniquement dans les Alpes. On la reconnaît à ses sépales redréssés, sa tige anguleuse et ses feuilles ovales dentées et bien-sûr comme chez la plupart des campanules, à ses fleurs en clochettes. 

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Au pied de l'enclos des chevaux, un belle orchidée, ophrys abeille nommé Ophrys Apifera scientifiquement. Adepte des sols calcaires, elle est l'une des plantes préférées des abeilles solitaires qui contribuent fortement à sa pollinisation.

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Le jardin se réveil, les travaux dans celui-ci ont bien avancé: désherber, retourner, bêcher, planter, arroser, semer... la liste est longue mais le résultat est à hauteur du labeur.

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La punaise verte, Palomena prasina, a la faculté d'être verte à la belel saison et de devenir marron à l'approche de l'automne pour ressembler le plus possible à la végétation dans la quelle elle évolue pour fuir les prédateurs.

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Entre deux promenades dans le jardin... détour par la Savoie, département situé à quelques kilomètres de là est qui s'avère riche en biodiversité... un terrain de jeu parfait pour herboriser.

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L'orchis pyramidal, Anacamptis pyramidalis, s'est installée en bas de la maison est forme sur un talus calcaire en une largecollonie. Chaque individu présente une forme et une couleur qui lui sont propre.

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Entre deux coup de vent ou une bonne pluie, il fait bien bon de vivre sur la terrasse, ne serait-ce que pour y boire un verre ou lézarder sous les timides rayons de soleil.

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Une des activités les plus plaisante de juin: ramasser et surtout déguster les fraises des bois, Fragaria vesca. Salades de fruits, confitures, gâteaux, glaces... tout est permit !

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Nouveau voisin qui prend plaisir à se promener devant la fenêtre de l'étage. Herbe verte et grasse, feuilles tendres des noisetiers et tilleuls, fleurs des champs ... il est temps de se mettre à table. 

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Pendant ce temps là, certains s'occupent comme ils peuvent... n'est pas chat qui veut.

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Finissons par une petite note fleurit avec les hémérocalles fauves, Hemerocallis fulva. Ces faux lys envahissent les jardins pour le plus grand plaisir des yeux mais aussi des papilles, les boutons, les pousses et les fleurs étants délicieuses aussi bien crues que cuites.

14 février 2014

Récolte 2013: en fonction de la Lune.

 Voilà un sujet qui déchaine les passions! 
Alors, la Lune influence-t-elle la pousse des champignons?

Pour certains non, cela appartiendrait au folklore mais pour d'autres oui, et, serait même un critère pour les sorties en forêt. Parmi les théories citées l'influence de l'astre lunaire sur les fluides et donc sur l'eau contenue dans les sols ou, sur la sève des arbres hôtes, jouerait un rôle dans les pousses. 

Personnellement, je ne sais pas vraiment quoi penser de ces théories. Pour m'aider j'ai établi deuxt ableaux et un schéma des récoltes pour l'année 2013. Bien sûr, la météo, la géologie du sol, l'ensolleillement et j'en passe sont aussi des facteurs essentiels à la croissance des champignons ce qui peut jouer sur les données présentées, d'où mon parti-prit de ne rassembler que les données concerant un territoire défini (composition du sol, végétation et altittude identiques).

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19 septembre 2013

Le muséum d'histoire naturelle de Chambéry.

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Aujourd'hui c'est la journée du patrimoine. Pour l'occasion mon amie Poppy (encore elle!) m'a embarqué dans la vieille ville à la découverte de ce muséum. Ouvert au public depuis 160 ans, il regorge de merveilles, le tout dans une ambiance bien particulière.

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Première salle: coquillages et crustacés. Une grande variété de formes et de couleurs sont proposées à travers les vitrines. Une petite explication historique de temps à autre est la bienvenue.

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Le corail a cette magie des motifs. Quand il meurt il perd sa jolie couleur et devient blanc. Chez les grecs anciens, les coraux étaient le résultat de la solidification du sang de la terrible Méduse, une des trois Gorgones. 

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Dans la salle réservée aux vertébrés, une grande variété de spécimens empaillés et parfois multi-centenaires (si si!) sont proposés.

1: Gypaète barbu. 2: Ours noir. 3: Varan. 4: Boa d'Asie.

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Le musée a plus de 160 ans, certains animaux semblent avoir mal vieillit ou avoir subit une technique de conservation des plus originales ce qui des fois ne rend pas au premier coup d'oeil l'animal identifiable ou du moins, lui donne une mine étrange. En exemple cette marmotte.

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Bref, on oscille entre cabinet de curiosité, exposition naturaliste et maison de cire.

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Juste à côté, la salle d'enthomologie. De nombreux insectes, papillons, scarabées et araignées sont à observer.

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Petit aperçu des phasmes, criquets et autres goliaths (dernière image).

Les goliaths sont les plus lourds insectes au monde, en particulier le Goliathus Gliatus (sans h la deuxième fois) qui sous forme de larve peut atteindre 115 cm pour un poids de 115 gr.

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Et pour finir la salle des minéraux et des fossiles. 

Merci aux intervenants qui nous ont apporté de nombreux détails sur la collection du musée.

Et pour finir, quelques photos de la partie botanique qui autrefois appartenait au jardin du château.

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12 avril 2013

La scille printanière (Scilla verna).

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Merci à Cristau pour ces jolies photos qu'il m'a envoyé, son blog ici.

 

La scille printanière:

La scille printanière est une petite fleur typique de l'ouest français et des Pyrénées qui mesure entre 10 et 20 cm. Elle fleurit d'avril à juin et donne de belles fleurs bleues à 6 pétales. Elle fait partie de la famille des liliacées au même titre de le lis martagon de nos montagnes à la différence qu'elle pousse entre 0 et 2000 mètres d'altitude ce qui en fait une plante très résistante et aux capacités d'adaptation importantes.

Son nom scientifique scilla verna vient du grec scilla: nuire car les racines de la scille officinale, proche cousine, sont toxique et de verna en latin qui signifie printemps, en raison de sa floraison printanière.

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5 mars 2013

Saveurs et épices de chez Sherry.

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Aujourd'hui, petite visite du côté de la Côte Saint André et en particulier, des caves de la fabrique de liqueur Sherry.

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Bine que réputée pour faire de l'acool de cerise, la fabrique c'est diversifiée dans divers produits comme les sirops ou plus surprenant, les extraits de champignons nobles.

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Cèpes, morilles ou truffes, à vous de choisir votre arome pour parfumer votre plat.

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Qui dit distellerie dit épices, et croyez-moi, elles sont nombreuses comme ici avec le fenouil. Une cinquantaines de sirops et d'alcools sont disponibles.

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D'où la nécéssité d'utiliser une gamme variée de senteurs. Iici l'anis vert et l'angélique.

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Un peu d'écorces d'orange douce ou de graines de cardamome pour une liqueur amère mais sucrée.

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Et un peu d'en armoise pour contribuer à la douceur de l'absinthe.

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Sans oublier la chirette et le houblon que l'on retrouve souvent dans la bière de nos contrées.

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Bref, rien de nouveau mais du bon (avec modération), car bien que la production soit désormais mécanisée, les ingrédients et les techniques défient les âges.

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Mais aussi les frontières, toute fois celui-ci date un peu, la Yougoslavie figurant parmi les pays fournissant les plantes et graines si précieuses.

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En exposition quelques plantes qui, après le temps, ne sont plus bonnes qu'à se donner aux yeux des visiteurs.

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Alambiques et robinets de verres sont désormais hors d'états mais contribuent à la contemplation.

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Il est loin le temps de la distillerie artisanale et de la mise en bouteille fait main, un bien pour un mal, un mal pour un bien.

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Parenthèse humouristique, voilà quelques étiquettes sous les quelles liqueurs ont été autrefois vendues. J'ai une tendresse particulière pour l'eau de pucelle et le lait de vieillesse.

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Sans oublier les recettes. A savoir que le premier usage des liqueurs était de soigner, comme aujourd'hui avec l'elexir de chartreuse... l'apèro, un préventif?

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Quand à la crème de tubéreuse, mieux ne vaut pas y goûter.

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Et pour finir, passage par les cuves centenaires puis par une bonne petite dégustation, toujours avec mon amie modération.

23 juillet 2012

L'alliaire officinale.

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L'alliaire officinale:

noms: l'alliaria petiolata en latin, crucifère en raison de ses fleurs, alliaria officinalis, alliaire, sisymbre alliaire, herbe à l'ail, herbe aux aulx, Julienne alliaire, Velar alliaire. Le terme alliaire vient du latin « allium » qui signifie « ail ». Le terme « petiolara » fait référence au long pétiole des feuilles du bas.

classification: proche du chou, il fait partie des brassicacées.

habitat: présente sur toute la France mais aussi en Europe (sauf les régions méditerranéennes), en Asie occidentale jusqu'en Inde. Elle est commune dans les campagnes, en particulier dans les lisières de bois et les haies (on dit donc qu'elle est rudérale). Elle pousse un peu en dessous de 1000m.

description: ses fleurs blanches ont 4 pétales en croix, d'où son surnom de « crucifère ». Ses feuilles une fois froissées dégagent un parfum d'ail qui n'est pas agressif. Elle se reproduit pas germination, à raison de 150 à 850 graines, noires, par plants disséminés en juin, qui dorment 20 mois et qui peuvent demeurer dans le sol pendant 5 ans. C'est une plante annuelle. Jeune, elle pousse au ras du sol puis la tige atteint 40 à 100 cm. À son sommet se forme des grappes de fleurs qui fécondées donnent des capsules nommées siliques. Fin juin la plante se dessèche complétement. Les feuilles sont glabres, larges, pétiolées et en forme de coeur. Elle fleurit de mars à juin.

confusion: avec les dentelaires (Dentaria sp.), l'osmorhize de Clayton (Osmorhiza claytonii) et la saxifrage (Saxifraga virginica).

culture: très facile de culture dans le jardin, il devient très vite envahissant, il vaut mieux couper les fleurs pour ne pas laisser les graines se rependre de partout. La plupart du temps il est jugé comme de la mauvaise herbe. Les vaches qui s'en nourrissent produisent un lait avec un très léger goût d'ail.

lutte: il concurrence les plantes sauvages qui fleurissent au printemps en s'appropriant les nutriments, l'eau et la lumière. Introduite au Canada et aux U.S.A. il cause beaucoup de dégâts.

histoire: déjà en 1699 l'alliaire était connue, surtout par les propriétaires terriens, qui se plaignaient de ses capacités envahissantes. 

propriétés médicinales et utilisation: cette plante est très riche en vitamine C. Elle est diurétique, antiseptique, stimulante, expectorante, détersive. De plus elle est employée pour fortifier les gencives, soigner l'eczéma et les plaies mineures mais aussi contre la bronchite et l'asthme. Elle permet la guérison des problèmes cutanés lents à guérir, les rhumatismes et la goutte.

cuisine: il faut récolter les feuilles du sommet et éviter celles qui sont basses car filandreuses, particulièrement après la floraison. On le consomme la plupart du temps cru car cuit il devient amer et perd une partie de son goût d'ail. Les jeunes pousses, feuilles et fleurs crues sont mêlées aux salades, sauces et sandwiches. Elles peuvent aromatiser le beurre et le vinaigre dans le quel on les laisse macérer 10 jours avant de filtrer ou, servir de pistou. Les graines servent de substitut à la moutarde noire.

Condiment, moutarde aux graines d'alliaire

  • 60 g de graines d'alliaire officinale

  • 50 ml de vinaigre de vin blanc

  • 100 ml d'eau

  • 20 ml d'huile de tournesol

  • 60 g de miel

  • 60 g de farine

  • 2 g de sel de Guérande

  • 25 g de curcuma

Rincez les graines à l'eau froide. Faites-les tremper 8 h dans le vinaigre et l'eau afin de les ramollir. Mixez les graines, l'eau et le vinaigre. Ajoutez petit à petit l'huile de tournesol, le miel, la farine et le sel. Ajoutez le curcuma si vous souhaitez donner une couleur plus jaune à la moutarde. Laissez aérer la moutarde dans un pot en terre à l'air libre pendant 48 h au réfrigérateur.

6 septembre 2014

Le Seaquarium du Grau du Roi.

 Pour retrouver toutes les infos sur le Seaquarium, c'est pas ICI.
Une visite que deux heures dans l'antre de requins.

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 Bon, rassurez-vous, il n'y a pas que des requins !!! Mérous, rascasses, raies, oursins, hyppocampes, anémones, anthias, girelles... une grande diversité de créatures se trouvent dans les aquariums. La plupart entrent dans le cadre de mission de protections voir de réintroduction.

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 "La Murène de Méditerranée peut mesurer 1.50 m. Munies de dents très fines, elle chasse à l'affût  depuis des trous rocheux ou dans les épaves. Leur morsure est très douloureuse et peut s'infecter facilement.
Nom scientifique: Muraena helena" 

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  Les terribles poissons-scorpions croisent les paisibles poissons chirurgiens. Le Seaquarium est également un centre de soins pour les tortues marines retrouvées échouées ou blessées. Toutes sont rendues à la nature à l'exception d'une pensionnaire qui suite à une paralysie à élue domicile dans l'aquarium des requins.

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 "La Médue Aurélie semble danser en apesanteur aux grès des courants. Son corps est composé d'une ombrelle entourée de filaments urticants et de 4 tentacules buccaux. Elle peut provoquer des inflammations temporaires si on la touche.
Nom scientifique: Aurelia aurita"

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 Les requins taureaux, les requins nourices et les requins citrons font bon ménage et nagent paisiblement autours du tunnel aux requins. Le requin taureau a ma préférence: "Le requin taureau est très impressionnant avec ses longues dents effilées qui lui permettent d'attraper les poissons et mollusques qu'il chasse en compagnie de ses congénères. Ce requin est ovovivipare c'est à dire qu'après 9 mois de gestation, les oeufs éclosent dans l'utérus de la femelle et les premiers petits requins qui naissent dévorent les autres: il s'agit de cannibalisme intra-utérin !
Ce requin est présent en Méditerranée, Atlantique ainsi que dans les océans Pacifique et Indien. Le requin taureau est classé parmi les espèces menacées sur la liste rouge de l'UICN.
Nom scientifique: Carcharias taurus" 

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"Ouvert aux visiteurs du Seaquarium, le requinarium est un espace unique sur 1000 m2entièrement dédié au Requin, l'un des plus redoutables prédateurs vivant depuis 400 millions d'années dans nos océans…

Avec plus de 30 espèces de squales évoluant dans des aquariums géants dont un sur 2 étages, c'est sûr, vous allez en prendre plein les yeux !
Et pour vous permettre d'en savoir toujours plus, un parcours aussi ludique que pédagogique a été imaginé, avec des jeux et des animations vidéo pour mieux comprendre leur comportement mais aussi découvrir leur anatomie.

Les plus grands requins n'auront plus de mystères pour vous !

Accessible à toute la famille, le Requinarium est un véritable livre à taille humaine : une exposition permanante dédiée aux 350 espèces de requins, pour encore plus frissonner… de plaisir !"

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Mais ce n'est pas tout. Une joyeuse compagnie de phoques veaux marins et d'otaries à crinière de Patagonie évolue dans un immense bassin d'où il est possible de voir les prouesses de ces derniers. 

Pour tenter l'expérience:

JUILLET, AOUT : 9h30 à 23h30*

OCTOBRE à MARS : 9h30 à 18h30*

AVRIL, MAI, JUIN, SEPTEMBRE : 9h30 à 19h30*

* les caisses ferment 1 heure avant l'aquarium. 
  Prévoir un temps de visite d'environ 2h.

Le Seaquarium est ouvert tous les jours toute l'année (sauf le 25 décembre)

BONNE VISITE !

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18 septembre 2012

La mystérieuse racine du Sceau de Salomon.

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Quelle étrange chose qu'est la racine du Sceau de Salomon. Bien que je détaille la plante ici, je n'en n'avais jamais ramassée ou vu. C'est intriguant toutes ces vertus qu'on peut lui attribuer, en partie à cause de sa ressemblance avec une articulation. Il ne faut pas oublier que l'ensemble de la plante est toxique (feuilles, racine, baies, tige et fleurs).

D'près certaines doctrines magiques, elle serait régie par Saturne, l'élément eau et l'élément air. Elle est utilisée pour pratiquer les exorcismes et les forces du mal. Portée en talisman, elle protège son possesseur des forces occultes, des attaques physiques et psychiques. Elle est aussi utilisée pour confectionner des charmes et des filtres d'amour.

Sait-on jamais, peut être l'utiliserais- je le jour ou un démon ou une enfant démente passerons par ma porte.

18 septembre 2014

Retour dans le jardin.

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Qu'il est bon, de retour de notre périple, de prendre une pause bien méritée dans le jardin. Un peu de calme oui, enfin s'il on veut. La campagne grouille de vie et il est rare de si ennuyer, en particulier quand on vit a proximité d'un poulailler. Et puis il y a les forêts qui regorgent de champignons qui n'attendent que nous.

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Les dernières truffes de l'été nous attendent sagement sous les vieux arbres. La récolte a été petite cette année du fait de mon absence mais nous offre tout de même le loisir de déguster quelques superbes toasts beurrés.

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Vousla reconnaissez ? Voilà un belle araignée, l'un des plus grosses de France métropolitaine qui à l'arrivée de le mauvaise saison aime se réfugier dans les maisons. Sous ses airs de monstre poilu, la tégénaire domestique (Tegenaria domestica) est bien utile, elle débarrasse les maison des insectes nuisibles.

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Les insectes de la fin d'été sortent, en voici deux exemples typiques de la famille des Lucanidés.
1, 2 et 3: il s'agît ici d'un lucane-cerf- volant femelle (Lucanus cervus). A la différence des mâles elle ne possède pas d'énormes mandibules qui leur permettent de se battre pour conquérir les belles.
4: scarabée petite biche (Dorcus parallelipipedus). Sous sa forme adulte il se rencontre de juin à septembre, le plus souvent au crépuscule en lisière de forêt.

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Pour le moment, le plus plaisant reste de profiter du soleil et surtout, du canapé du salon. Il reste pas mal de travail pour préparer la fête médiévale du village (qui depuis a eu lieu). Comme tous les ans, elle se déroule le dernier week-end d'août et accueil plusieurs milliers de visiteurs.

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7 septembre 2014

La plus des plages de Camargue, l'Espiguette.

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Toujours dans le cadre de notre Roadtrip 2014, arrêt à l'une des plus grandes plages d'Europe, l'Espiguette. Longue de 10 kilomètres, elle fait le bonheur des touristes et de la faune locale. Depuis le 17 janvier de cette année, elle est classée site naturelle et de nombreuses mesurent ont été prises pour la préserver.

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En effet, on y rencontre des espèces atypiques et rares d'amphibiens comme le pélobate cultripède (Pelobates cultripes) et la grenouille de Graf (Pelophylax kl grafi) ou plus communes comme le crapaud des Calamites (Epidalea calamita). De nombreuses espèces d'échassiers sont également présentes.

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Salicorne d'Europe (Salicornia europea), suéda maritime (Suaeda maritima), soude épineuse (Salsola kali) ou autre? Dans tous les cas le littorale abrite de nombreux représentants de la famille des Chénopodiacées à la quelle appartiennent les épinards.

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La bucarde tuberculée (Acanthocardia tuberculata) est un coquillage commun que l'on rencontre sur toutes les côtes françaises. Bien que comestible elle est peut recherchée. On la reconnaît à ses couleurs vives et à son profil où elle ressemble à un coeur. 

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Très fréquentées, de nombreuses zones de la plages sont désormais interdites au public, en particulier les dunes et les mares pour éviter que ne soient piètinées de précieuses espèces végétales comme le lis maritime (Pancratium maritimum).

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"Largement en régression sur l'ensemble des côtes françaises et plus particulièrement dans la région Provence Alpes Côtes d'Azur, les dunes présentes [...] abritent une flore et une faune spécifique aux nombreuses espèces rares et remarquables." Source

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Loin des grands rochers noirs que baise la marée,
La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,
Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,
À l’écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

Et la brise n’apporte à la terre jalouse,
Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L’âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

Nérée Beauchemin

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Près de la mer, sur un de ces rivages
Où chaque année, avec les doux zéphyrs,
On voit passer les abeilles volages
Qui, bien souvent, n’apportent que soupirs,
Nul ne pouvait résister à leurs charmes,
Nul ne pouvait braver ces yeux vainqueurs
Qui font couler partout beaucoup de larmes
Et qui partout prennent beaucoup de coeurs.
Quelqu’un pourtant se riait de leurs chaînes,
Son seul amour, c’était la liberté,
Il méprisait l’Amour et la Beauté.
Tantôt, debout sur un roc solitaire,
Il se penchait sur les flots écumeux
Et sa pensée, abandonnant la terre
Semblait percer les mystères des cieux.
Tantôt, courant sur l’arène marine,
Il poursuivait les grands oiseaux de mer,
Imaginant sentir dans sa poitrine
La Liberté pénétrer avec l’air.
Et puis le soir, au moment où la lune
Traînait sur l’eau l’ombre des grands rochers,
Il voyait à travers la nuit brune
Deux yeux amis sur sa face attachés.
Quand il passait près des salles de danse,
Qu’il entendait l’orchestre résonner,
Et, sous les pieds qui frappaient en cadence
Quand il sentait la terre frissonner
Il se disait: Que le monde est frivole!”
Qu’avez-vous fait de votre liberté!
Ce n’est pour vous qu’une vaine parole,
Hommes sans coeur, vous êtes sans fierté!
Pourtant un jour, il y porta ses pas
Ce qu’il y vit, je ne le saurais dire
Mais sur les monts il ne retourna pas.

Étretat, 1867

Guy de Maupassant

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Le Phare de l'Espiguette est une grande tour carrée dont le sommet culmine à 27 mètres de haut.  Construit en 1869, il est classé comme monument historique depuis le 9 octobre 2012. Au programme balade à cheval.... enfin, si les moustiques tigres ne s'étaient pas invités entre temps.

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5 juillet 2014

Un été Avignonesque !!!

 

(http://www.avignonleoff.com/programme/2014/par-titre/l/la-tragedie-du-dossard-512-12755/)

Milles excuses à tous pour cette longue absence (encore !!!), me voilà partie pour Avignon au côté du formidable artiste qu'est Yohann Métay.
Une belle aventure que je ne manquerais pas de vous narrer.

Et si l'envie vous prend de passer par cette belle ville, n'hésitez pas à faire un saut par le théâtre de l'Observance (pastille 86) à 20h10 (page 285 du catalogue du festival), je serai très heureuse de vous y accueillir !!!

 

17 novembre 2018

Journée des Plantes à Aiguebelette

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Plantes et Jardins de Savoie

Il y a peu, nous avons pu assister aux "Journées des Plantes du Lac d'Aiguebelette" en Savoie pour marquer la belle saison qu'est l'automne. C'est pour moi l'occasion de quitter la sphère des plantes sauvages pour vous présenter quelques unes de mes horticoles préférées et qui, je l'espère, peupleront un jour mon jardin rêvé. Arbres, fleurs, lianes, fougères, mousses et même champignons font partie de ce paysage mental que nous tendons peu à peu à coucher sur le papier pour en faire un jour une réalité. En attendant, nous courrons les parcs, les jardins, les foires et les expositions pour trouver l'inspiration. C'est ainsi que nous avons pu faire la découverte il y a quelques années de cela du tilleul d'Henry (Tilia henryana), un cultivar qui se distingue par ses petites feuilles en forme de coeur et à la limbe hérissée. C'est ce que je préfère chez lui, il détone par son aspect rude mais une grande poésie se dégage de l'ensemble, en particulier du vert du feuillage qui contraste avec les nervures plus claires et qui donne l'impression de voir tout un réseau de veine, pour un rendu organique. Organique, c'est un des mots que j'ai à la bouche quand je dois décrire les plantes horticoles que j'aime. La ressemblance de certaines avec le monde animal ou des organes me fascine et m'attire.

Cependant, ce n'est pas le seul des critères qui animent nos choix. La liste de ceux-ci est longue. Plantes non invasives (surtout), aux écorces d'exception, adaptées à la nature du sol, aux floraisons hivernales ou prolongées, délicieusement parfumées, dépolluantes, fruitières et fourragères ou encore rares, il y a de quoi se constituer un sacré catalogue. Parmi nos préférences, les érables (Acer) et les cornouillier (Cornus) sont les rois, avec pour ma part une grande préférence pour le cornouiller du Japon (Cornus kousa) aux fruits roses.

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C'est la première fois que je rencontre l'échevérie de l'Etna (Echeveria cv. 'Etna'). C'est un hybride issu d'Echeveria 'Mauna Loa' (aux motifs rouges le long de la limbe) et d'Echeveria 'Barbillion' (aux caroncules prononcés), deux cultivars qui comme le genre du même nom, sont originaires du Mexique et de l'ouest d'Amérique du Sud.

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Créée aux Etats-Unis, son nom d'Etna fait référence à ses couleurs qui pour ses créateurs évoquent une coulée de lave. Résistante à la sécheresse, elle se plaît dans les sols drainés exposés à mi-ombre, ce qui laisse entendre que sous nos l'atitudes, elle ne peut être cultivée qu'en intérieur ou en serre car la belle ne supporte pas la moindre gelée. Côté floraison, rien de très extraordinaire. Cette echéverie apparatient à la famille des crassulacées comme les orpins et les joubarbes, ses fleurs orangées en sont caractéristiques et se dressent au sommet d'une hampe florale rouge. Le feuillage persistant fait la particularité et la beauté de ce cultivar qui me plaît tellement.

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D'une manière plus générale, j'adore les crassulacées que l'on range aisément dans la catégorie des plantes grasses. Leur adaptation aux zones sèches, la grande résistance de certaines au froid et au piétinement mais aussi, leur apparence de cactée ou de cailloux ne va pas sans susciter la curiosité. J'aime particulièrement les joubarbes car elles m'évoquent les jardins de grand-mère et de montagne mais aussi, pour les légendes qui s'y raccrochent. Associées à Zeus puis Jupiter et enfin le bon Dieu, on les plaçait parfois sur les toits des maisons pour empêcher le foudre de les frapper. Au Moyen Âge, on les employait comme aphrodisiaque mais aussi cobtre la dureté d'oreille, ce qui tendrait à faire mentir l'adage selon lequel certaines pratiques pourraient rendre sourd ...

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Au premier abords, je n'ai jamais été fan des conifères, et puis j'ai découvert les merveilles du sapin blanc (Abies alba) des forêts de Chartreuse, puis le pin parasol du Japon (Sciadopitys verticillata) dont je suis littéralement tombée folle amoureuse en le découvrant au fin fond de l'arboretum de Huelgoat il y a un peu plus d'un an. Aujourd'hui mon dévolu se porte sur le sapin de Corée nain panaché blanc (Abies koreana "Ice Breaker"). Ne dépassant que rarement 1 mètre, son aspect de buisson dense et tortueux me fait complétement craquer.

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Je ne pouvais pas non plus m'arréter sur ces deux cultivars nains de ginkgo (Ginkgo biloba) aux feuillages incroyables ! Le Chris Dwarf ne dépasserai pas les 60 centimètres en 10 ans et le Sehoshaphat n'aurait une croissance guère plus remarquable mais détonerait par des feuilles de petite taille et d'un joli vert glauque.

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C'est également à la fête aux sorbiers (Sorbus),  des arbustes de grande taille connus pour leurs fruits et leurs feuillages colorés quand s'en vient l'automne. Là encore mon coeur chavir, et bien que je dois avouer rêver de planter un jour le sorbier des oiseleurs (Sorbus domestica) et son cousin, le cormier (Sorbus aucuparia), ils ne sont pas les seuls. Dans la liste, on trouve ce superbe spécimen.

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Le sorbier à feuilles de fougère (Sorbus scalaris) est une espèce asiatique qui se développe dans les montagnes de Chine jusqu'à 3000 mètres d'altitude, en particulier dans les forêts mixtes, c'est à dire qui se composent de feuillus et de conifères. Néanmoins il est rare de trouver l'espéce sous nos l'attitude, sa culture s'avérant complexe. Il s'agît le plus clair du temps d'hybrides issus d'un parent européen. Il est apprécié comme arbre d'hornement pour son feuillage qui devient intégralement pourpre à l'automne mais aussi, ses imposantes ombelles de fleurs blanches mélifères qui, au printemps, embaument l'air.

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J'adore les hortensias (Hydrangea). Pendant longtemps, je les ai rangé dans les plantes à mémé avec les bégonias et les pensées (qui s'y trouvent toujours), mais notre premier road-trip en Bretagne, les nombreux jardins visités puis l'incroyable jardin de mon professeur de mathématique m'ont finalement fait changer d'avis.

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Originaires d'Amérique du Nord et d'Asie, en particulier de Chine et de Japon où ils sont aujourd'hui encore très populaires, les hortensias ont conquis la Gaule. Si le classique Hydrangea macrophylla est en tête des ventes, il commence à être peu à peu talloner par de petits nouveaux.

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Pour nous, c'est l'hortensia paniculé (Hydrangea paniculata) qui remporte tous les suffrages. J'ai eu l'occasion de présenter brièvement cette espèce (qui n'est pas illustré en photo ici) dans un des derniers articles du blog. D'originie asiatique et à la floraison blanche, il supporte très bien les sols de nature acide et neutre, s'acclimatant sans mal sous nos l'atitudes. Son intérêt esthétique réside à mon sens dans la forme et les couleurs de ses feuilles. D'abords vertes et ternes tout en évoquant celles du chêne, elles se parent d'un magnifique rouge-orangé quand l'automne s'annonce tandis que les fleurs stériles deviennent rouilles.

 

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Sur l'allée des associations, mon regard s'arrête sur superbe tente en voilage blanc peuplée de jolies fleurs. Une initiation aux plantes sauvages y est proposée en stand, autant vous dire que je saute littéralement dessus. Pesto d'ortie et de plantain, conserve d'ail des ours, fibres de laine teintés avec des plantes sauvages, coloriage nature, miel et huiles essentielles, bénévoles accueillants et sympathiques, il y a tout ce qu'il faut pour faire mon bonheur !

Belle et grosse journée en perspective, avec de nombreuses découvertes ! Mon porte-monnaie se félicite du fait que nous n'ayons pas encore de jardin, sinon la visite se serait soldée par une banqueroute assurée ! Mais nous ne perdons pas bredouilles, dans nos têtes les idées et les envies foisonnent, nos mains se mettent vite au travail et déjà émerge des brouillons papiers notre futur jardin. D'ici la réalisation, il faudra se montrer bien patient.

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7 mai 2017

Sortie en forêt 70.

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 Nous voila de retour à l'Île de la Table Ronde, cette fois pour notre loisir personnel. Un mois s'est écoulé entre cette visite et notre chantier sur la petite pairie de l'île et on peut dire que depuis, elle a bien verdie. les oiseaux y sont plus actifs que jamais sans parler de la flore et plus particulièrement des orchidées précoces.

 

L'ail des ours (Allium ursinum).

Amateurs de plantes sauvages à vos paniers ... ou pas. L'ail des ours de l'Île de la Table Ronde fait parti des habitats précieux qui composent ce milieu. Bien que délicieux, il se trouve aussi dans une zone péri-urbaine ce qui implique la présence de pollutions multiples, en particulier le long des chemins et dans les zones reculées. Pour les plus courageux, il faut aussi se méfier des tiques et autres parasites qui sont nombreux.

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 Le milan noir (Milvus migrans).

Bien que le ciel soit gris les milans noirs sont nombreux. À la moindre percée du soleil on peut les voir tourner au dessus des prairies ou se percher sur les branches des arbres. Ce sont des rapaces qui se nourrissent d'animaux morts et de charognes, ce qui explique pourquoi on les voit souvent suivre les engins agricoles.

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Pour s'alléger et avoir une meilleure pénétration dans l'eau, son plumage n'est pas imperméable, ce qui l'oblige à passer une partie de son temps à sécher ses ailes en les tenant grandes ouvertes. Amateur de poisson et concurent des pêcheurs, des individus vont être tirés cette année bien que les populations sont encore fragiles.

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Au bout du chemin.

L'île est longue, très longue et bien mal nous en a prit de penser que nous pouvions en 1 heure en traverser la moitié. Celle-ci s'étend sur 11 km de long et sur 2 km de large. Autant vous dire que nous avons marché un moment avant de nous poser afin de pique-niquer à la pointe de celle-ci, là où les deux Rhône se réunissent. 

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Retour sur le chantier.

Retour sur la petite prairie où les actions de chantier, visant à mettre en place une gestion différenciée dans le but favoriser les populations d'azuré du serpolet (Phengaris arion) et les populations d'orchidées, ont été menées. Vous pouvez d'ailleurs retrouver les trois épisodes précédents ICI. Depuis notre intervention, la pluie a rendu le site vert et les rejets de saules coupés ont donné quelques feuilles, signe qu'ils sont prêts à être plantés.

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Le vieux Rhône et ses crues.

Le vieux Rhône est le lit historique du fleuve Rhône qui a été canalisé par l'Homme. Il est souvent suivit en parallèle par le canal du Rhône qui a été creusé pour permettre le passage des péniches de fret. Son débit est très bas mais connaît parfois des hausses spectaculaires, en particulier quand les barrages en amont font de gros lâchés d'eau, en particulier si les précipitations sont trop importantes et menacent les hydroliques.

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L'aurore (Anthocharis cardamines).

 Les mâles de cette espèce se reconnaissent au premier coup d'oeil : ils ont l'extrémité de leurs ailes oranges. On en dénombre pas moins de douze sous-espèces dont certaines sont propres à l'Angleterre et l'Irlande. La chenille se développe sur les cardamines mais aussi d'autres brassicacées comme l'allaire officinal (Alliaria petiolata).

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Les méloés (Meleo sp.).

Ce sont de gros coléoptères dont on voit souvent les femelles au printemps présenter un abdomen gonflé. Les larves, chez la plus part des espèces de cet ordre, parasitent les ruches et se nourrissent du couvain. On l'appel parfois l'enfle-boeuf en raison du fait que les animaux de ferme le broute parfois par erreur et peuvent s'intoxiquer, la faute à la cantharidine, molécule utilisée par certains insectes pour éloigner les prédateurs de leurs oeufs.

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L'Ophrys de Mars (Ophrys exaltata subsp. marzuola).

Cette espèce dans le monde de l'orchidophlie (l'étude des orchidées) fait débat. Sous-espèce pour certains, espèce à part entière pour d'autres ou même erreur de classification pour les derniers, cet ophrys ne laisse pas indiffèrent. Il est souvent associé à une forme précoce d'ophrys araignée (Ophrys arachnitiformis) ou d'ophrys occidental (Ophrys occidentalis). Il est surtout présent dans le sud du pays, jusqu'au département du Rhône.

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Le castor européen (Castor fiber).

Il est revenu depuis quelques temps sur le Rhône et laisse de nombreuses traces visibles de lui. Cependant il n'est pas simple de l'observer. C'est un animal discret qui n'aime pas être dérangé et qui se croise plutôt le soir et tôt le matin comme de nombreux animaux. Il est friand de branches et d'écorces de bois tendre.

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Le mot de la fin.

Voilà une sortie fort sympathique. C'est un vrai plaisir de voir l'évolution du chantier et de faire découvrir le site à mon bien aimé, et puis quel plaisir de voir des orchidées de sorties, ça commençait vraiment à me manquer. Bref, c'est un joli petit coin de nature à 10-15 minutes de Lyon qui est même accessible en train. À tester.
Cet article est dédié à Michel, grand amoureux de nature, blagueur et bon vivant, il manquera à bien des gens.

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8 février 2017

Sortie en forêt 67.

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Depuis le début des cours il me reste que peu de temps pour parcourir les forêts de Chartreuse.  Nous voilà donc pour un week-end dans les bois du col des Mille Martyrs parmi les hêtres et les sapins, à la recherche des dernières girolles de l'année. Il fait chaud pour la saison et l'été semble s'éterniser. Néanmoins les feuilles jaunissantes sont là pour nous rappeler que nous sommes bien en octobre et que le gel sera bientôt là.

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Dans les bois, les amanites tue-mouches (Amanita muscaria) sont à la fête. Quelques cèpes et pieds de moutons pointent ici et là le bout de leur nez mais la saison des champignons est sur la fin et déjà certaines cimes de la Chartreuse sont blanches. Ce n'est pas grave, nous profitons avec plaisirs de couleurs de l'automne.

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18 mars 2017

Découverte et prospection du Pet-du-Loup.

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Sortie scolaire au Pet-du-Loup, un des sommets les plus au nord du Pilat. L'objectif est de s'initier au travail de terrain. Il s'agît d'une lande à callune vieillissante qui se trouve peu à peu colonisée par des espèces pionnières tels les boulots. L'enjeu est de redonner à ce milieu un coup de jeune et de le maintenir ouvert pour favoriser sa biodiversité et le retour de certaines espèces, en particulier les couples de busards nicheurs.

 

La fermeture d'un milieu.

La fermeture du milieu n'est pas un mal en soit, elle fait partie d'une suite logique dans l'évolution d'un espace naturel. Elle devient cependant problématique quand le milieu est rare et/ou ne peut être maintenu par des pratiques ancestrales ou par des éléments naturels comme le pâturage d'ovins ou de grands troupeaux d'herbivores sauvages comme c'était le cas il y a quelques millénaires en France avec les aurochs.

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Les polypodes (Polypodium sp.).

Ces fougères étaient autrefois bien connues des écoliers qui en suçotaient les racines au goût léger de réglisse. En France on rencontre trois grandes espèces (et parfois leurs hybrides) : le polypode du chênes (Polypodium interjectum), le polypode commun (Polypodium vulgare) et le polypode austral (Polypodium cambricum).

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Les traces animales.

Les traces du passage des sangliers (Sus scrofa) sont nombreuses. Crottes, traces de pattes avec parfois celles des ergots et ossements, voilà de quoi aborder l'animal sous toutes ses coutures. Nous avons même pu observer le squelette d'un juvénile dont les restes semblent avoir été traînés par un renard roux (Vulpes vulpes).

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La nature du sol.

La nature du sol et plus particulièrement celle de la roche mère jouent sur les peuplements que l'on peut trouver. Ici le sol est à tendance acide, cela vient du fait que la roche mère est en grande partie composée de schiste qui se reconnaît à son aspect feuilleté et à ses teintes métalliques. Parfois on peut en trouver quelques blocs à la surface. Dans certaines régions on l'emploie pour construire des habitations traditionnelles.

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L'emploie du GPS et la cartographie.

Il n'est pas simple de se repérer dans une lande composée de plusieurs hectares, parfois couverts de forêt et composés de plusieurs parcelles cadastrales. Pour se faire des GPS ont été utilisés pour repérer les limites du site afin de planter des repères mais aussi pour délimiter les milieux afin de produire une cartographie d'habitats et ainsi, établir les mesures de génie écologique à mener pour le chantier à venir prévu sur le Pet-du-Loup. 

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La noix de galle d'Andricus kollari.

La cynips de la galle ronde du chêne (Andricus kollari) est un hémynoptère (comme les abeilles et les guêpes) qui apprécie les chênes. Celle-ci y pond ses oeufs sous l'écorce des jeunes rameaux. Cela a pour effet de modifier les tissus et de donner naissance à des sphères de tissus tendres dont les larves se nourrissent.

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Quelques espèces de ce milieu.

Dans les landes à callune on rencontre des espèces qui se plaisent dans ce milieu bien que pas nécessairement inféodées à celui-ci. Parmi celles-ci on trouve la digitale pourpre (Digitalis purpurea), une bisannuelle qui peut atteindre 2 mètres et présente des clochettes roses. Il arrive que ses feuilles soient confondues avec celles de la grande consoude (Symphytum officinale) ce qui parfois conduit à des accidents tragiques.

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Le mot de la fin.

Voilà une journée bien remplie et riche en émotions. Nous avons pu nous faire les mollets tout en nous initiant au terrain. Sur le retour nous avons même pu apprécier le vol d'une cigogne blanche (Ciconia ciconia) et la pose de ce faucon crécerelle (Falco tinnunculus). Bientôt nous retournerons sur le Pet-du-Loup pour manier les débroussailleuses, les sécateurs et les tronçonneuses afin de maintenir les actions entreprises sur la lande.

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10 mars 2017

Seconde visite de l'Île de la Table Ronde.

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Début février nous sommes intervenus de nouveau sur l'île de la Table Ronde dans le cadre de nos cours d'aménagement mais aussi du partenariat entre Agrotec et le SMIRIL. L'objectif de cette sortie ? Appliquer nos premiers protocoles réalisés en classe et nous confronter à la réalité du terrain et par chance, cette fois-ci le temps est plus doux. En fin d'article vous pouvez retrouver la vidéo retraçant notre action sur le terrain.

 

Le protocole orchidées. 

Il vise à établir le nombre de rosettes d'orchidées précoces sur la prairie. C'est un inventaire, c'est à dire que l'on répertorie toutes les rosettes observées sur un espace définit. Avec mes camarades, nous avons pu répertorier 487 rosettes, un chiffre qui ne comprend pas toutes les orchidées que comporte la zone, beaucoup d'espèces poussant plus tardivement en raison de leurs besoins et de la nature du sol, celui-ci n'étant pas partout le même.

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Les oothèques.

 Les oothèques sont les cocons de pontes des mantes. C'est à l'intérieur de ceux-ci que les larves se développent pour sortir aux beaux jours. Dès leur naissance, elles sont de terribles chasseresses et il arrive qu'elles s'attaquent les unes et les autres. Sur la parcelle nous en avons dénombré une petite dizaine, mais il est possible que le site en abrite bien plus, du fait que nous nous soyons concentrés que sur quelques éléments.

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La présence du faisan de Colchide (Phasianus colchicus).

L'île est ouverte à la chasse, et de temps à autre, des lâchers de faisans sont effectués. Le faisans de Colchide est originaire d'Asie et plus particulièrement d'Inde et de Chine. Il est arrivé en Europe via les romains puis a été maintenu au Moyen Âge pour les besoins de la chasse à cour et a connu divers croisements depuis.   

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Le millepertuis (Hypericum sp.).

Il pourrait s'agîr du millepertuis perforé (Hypericum perforatum) mais il est toujours complexe de s'avancer sur des éléments secs. On en recontre plus d'une quarantaine d'espèces, indigènes ou non, à travers le pays. Certaines sont communes, d'autres beaucoup plus rare comme le millepertuis otmentueux (Hypericum tomentosum).

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L'éveil de la nature.

Les premiers rayons de soleil ont fait s'eveiller les végétaux et les animaux. Malheureusement pour certains, comme cette chenille, éveil s'est fait un peu trop tôt et le retour du froid aura raison d'eux. Depuis les premiers papillons sont apparus et le redoux qui s'est installé pour de bon a permis aux premiers orchis géants (Himantoglossum robertianum) de fleurir et aux Ophrys occidentalis de faire leur apparition timidement.

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Le mot de la fin.

Premières applications en extérieur du travail de technicien de l'environnement, c'est un vrai régale. Confrontés aux réalités du terrain, nous avons du rapidement revoir nos attentes et reformuler nos protocoles. Nous avons pu pendant cette séance écouter et observer quelques pics qui semblent se plaire sur l'île.

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12 février 2016

Laissons entrez la nature dans nos maisons.

 

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Le titre pourrait laisser penser qu'il est question de vivre sa maison comme on pourrait vivre en nature. Les portes seraient grandes ouvertes aux petites bêtes, on ferrait peu cas de la poussière et des occupations quotidiennes pour se tourner vers soi et l'environnement. En somme la vie s'y déroulerait en quasi autonomie. Oui mais voilà, vivre ça maison nature c'est tout autre chose. Il est avant tout question d'art de vivre et de décoration naturelle. Vous l'aurez compris, cet article change de ce que je propose d'ordinaire.

 

Une maison nature est une maison qui se rapproche des éléments naturels que l'on peut trouver facilement en se promenant en forêt ou en campagne. Elle s'inscrit dans la grande tendance de ces dernières années et peut se rapprocher du design finlandais ou de l'art de vivre à la japonaise. Le DYI y tient une place importante et de nombreuses marques et firmes se sont lancées sur ce marcher. De ce fait vivre sa maison nature est devenu abordable et tendance.

 

Qu'est que vivre « une maison nature » ?

Vivre une maison nature, c'est utiliser des éléments naturels et/ou anciens pour embellir son chez soi, lui apporter une certaine douceur de vivre, lui donner un caractère intemporel et s'inscrire dans la grande réflexion de notre époque, à savoir le retour à la nature.

 

Pour ce faire, de nombreux éléments peuvent être utilisés. Pour les couleurs on restera dans la sobriété en s'attachant à des teintes jouant sur tout un camaïeux de brun, de beige, de taupe mais aussi de gris clair, de blanc, de vert pastel ou encore de rose poudré. Les objets vintages y ont toute leur place car on joue la carte de la récup. Les vieux pots à confitures ressortent du placard et s'affichent fièrement dans la cuisine, on repeint la vielle étagère vernie et démodée en blanc, on fait des bouquets de fleurs des champs dans le vieux bidon à lait qui trône fièrement dans le salon mais aussi, on dispose ça et là dans la salle de bain quelques galets polis ramassés dans le fond d'un torrent et on utilise une vieille branche blanchie par l'eau comme porte manteau. L'idée est de se rapprocher de ce que l'on pourrait trouver dans un chalet suédois perdu dans une forêt de pin ou dans une maison scandinave en bords de mer.

 

De ce fait, on fait la part belle aux matières brutes. Le bois naturel est très présent, de même que le cuire, la pierre, l'osier, le verre, le lin, le coton ou les imitations de matières animales. On peut employer des cousins et les plaides en fausse fourrure pour donner un peu de chaleur à un salon ou à une chambre, on joue l’authenticité en accrochant au mur une majestueuse ramure de cerf et on n'oublie pas de laisser entrer grand la lumière. Pour les plus chanceux, l'installation d'un poêle à bois ou d'une cheminée permettra de donner une note cosy à la demeure.

10 août 2015

23éme journées des plantes au Jardins d'Albertas (13)

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Le 23, 24 et 25 mai 2015, il s'est tenue dans les jardins d'Albertas (classé jardin remarquable) à Bouc-Bel-Air dans les bouches du Rhône, la 23ème exposition-vente de plantes rares et méditerranéennes. Il fait beau, il fait chaud, il y a beaucoup de choses à voir ... bref c'est parfait hormis peut être le prix d'entrée ...

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Parmi les exposants, des fleuristes, des pépiniéristes mais aussi des créateurs de mobiliers, des artistes, des potiers, des sculpteurs ou encore des producteurs et des libraires. Tous sont nombreux et viennent parfois de loin comme de Belgique, de Paris ou du Sud de l'Italie. On croise même quelques isérois.

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En parlant d'Isère, nous tombons sur une sympathique association, Les croqueurs de pommes, que nous avons pu rencontrer au printemps de cette année (ICI) sur une autre foire aux plantes rares à Réaumont. Passionnés, ils ne manquent pas de faire quelques démonstrations de leur savoir. Ils sont présent partout en France.

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Le protée Petit Prince (Protea cynaroide little prince) est originaire d'Afrique du Sud. Difficile à cultiver et à maintenir sous nos latitudes, il offre une floraison exceptionnelle d'avri à octobre. Il tient son nom de la figure mythologique grec Protée, le fils de Neptune. C'est aussi le nom d'un animal rare, le protée anguillard. 

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Quelques belles illustrations d'une artiste de renom ont prit place sous le pavillon. Parmi les 160 exposants c'est l'un des stands qui nous a le plus plut. Ses illustrations sont utilisées dans les tribunaux quand des botanistes se disputent la découverte d'une plante pour décider si celle-ci est une nouvelle espèce ou non.

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Voilà une autre belle plante originaire d'Afrique du Sud, le "Leucospermum mardi gras tricolor". Il est très fragile, supporte mal le froid et les gelée, préfère les bords de mer et ne craint pas la canicule. Sa présence est tout à fait justifiée dans l'exposition, le sud de l'Afrique du Sud ayant un climat de type méditerranéen. 

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Les jardins d'Albertas sont des jardins à la française, c'est à dire très travaillés par l'Homme. Il présente des haies et des taupières de buis, des fontaines et des statues. Construis en 1650, il était autrefois rattaché au château de Marc Antoine d’Albertas dont il ne reste aujourd'hui que quelques ruines anciennes.

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De nombreux titres sont attribués lors de ces trois jours aux meilleurs stands. Ainsi le prix du plus beau stand revient à la Pépinière Le Gac, celui de la rareté végétale à Nature et Tropiques, celui de la diversité au stand des roses anciennes du Jardin de Talos et le prix de l’originalité pour l’environnement de jardin à Vanina Mercury.

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Parmi les libraires, certains proposent des livres d'exceptions. Des ouvrages vieux de plusieurs siècles et coûtants plusieurs centaines d'euros. Ils ont été réalisés par les pères de la botanique moderne et actuelle. Certaines plantes ont changé de nom bien des fois, d'autres ont gardé ceux qu'elles avaient d'origine.

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Bref, il y avait bien des espèces colorées et parfumer à découvrir. Certaines n'avaient pas encore été présentées au public, d'autres commencent à devenir peu à peu courantes dans les jardins et chez les fleuristes. Il s'agît bien souvent d'espèces anciennes oubliées ou de plantes exotiques exigeantes et fragiles.

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Voilà de quoi occuper un après midi. L'an prochain l'expo se tiendra de nouveau. Accessible facilement
en voiture, le jardin l'est tout autant en bus depuis Marseille et Aubagne où il ne faut pas compter plus de
de 3 ou 4 euros pour faire le voyage aller-retour. En somme, une foire à visiter.

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21 juin 2015

Le PlanetSolar à la 21e MedCop.

Deux photos pour vous parler du plus grand bateau solaire du monde, le PlanetSolar que j'ai pu visiter lors de la 21e MedCopquise tenait début juin à Marseille, sous l'autorité de Mr le président. Je vous invite à suivre leur site et si un jour vous en avez l'occasion,de visiter cette merveille qui très bientôt va être réaménagé pour devenir un laboratoire d'étude de la vie marine. Plus d'infos sur : http://www.planetsolar.org/

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