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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
  • Grande amoureuse de la nature, j’ai pu me rendre compte du besoin urgent de nature dans notre société. Fort de ce constat, je me consacre à mon échelle à faire découvrir les beautés de notre monde.
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4 septembre 2012

Sortie en forêt 8.

Pas grand chose à voir en forêt, mais avec les ressentes pluies cela a dû changer.
Il y a tout de même quelques découvertes à faire.

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À hauteur d'homme, enfin de femme, enfin de la mienne (1m60),
se trouve dans un vieux tronc un nid vide. À la vue de sa taille,
il peut s'agire d'un nid de pic qui a été agrandi par les éléments
et qui pourrait abriter un rapace tel qu'une chouette ou un hibou.

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À différentes échelles, les animaux laissent des traces comme cette araignée à gauche,
qui chasse à l'affût depuis son terrier de soie ou ce gland fendu par un rongeur ou un oiseau.

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Quelques inconnus sont là, comme toujours, avec ces champignons à gauche
(qui semblent être des colybies à pied en fuseau) ou ce joli lichen à droite.

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 Les calocères visqueuses (à gauche) ont grillé et
les girolles que trop peu poussées (à droite).

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Bref pas grand chose à se mettre sous la dent
mais se balader en forêt est toujours agréable.

 

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16 juillet 2012

L'histoire des Cours.

Ce texte n'est pas de moi mais provient d'un des panneaux explicatifs du village.

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Les Cours:

Aujourd'hui habité par quelques familles, le hameau était aux siècles passés très peuplé. En 1850, l'école privée accueillait une dizaine d'enfants. Un autre hameau, disparu, le jouxtait à l'Est. Il s'appelait « Les Petits Cours » par opposition à celui des « Grandes », qui a perdu son adjectif en perdant son voisin. Il en reste des traces le long du chemin descendant au Pied du Col. Au début du XIXe siècle, le hameau abritait encore une quarantaine de familles. Il se repeuple depuis peu. Les maisons étaient conçues pour répondre aux contraintes de la vie en montagne. Les hommes et les bêtes logeaient au 1er niveau. On y entrait par une porte commune donnant accès à l'écurie et au logis, souvent séparés par une simple cloison de planches. La chaleur des bêtes était précieuse... Le logis était divisé en deux parties (cuisine et alcôve) par un rideau, un lambris ou encore un meuble-cloison (buffet, armoire). L'été, la famille montait en alpage avec le bétail acheté au printemps et revendu aux foires d'automne (XVe-XIXe). L'étage était consacré au stockage du foin, des céréales, du bois et de la paille. La cave et la « chambre » (resserre), petite construction parfois reliée au logis par un souterrain, venaient compléter l'ensemble.

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La Chapelle Sainte-Brigitte:

Au centre du hameau se trouve une petite chapelle privée, toute simple et pleine de charme, dédiée à sainte Brigitte (1303-1373, mère de sainte Catherine de Suède). La date de sa construction est inconnue. Elle aurait « remplacé » une autre chapelle du même vocable, réputée pour être hantée, et située au lieu-dit « Côte Rouge ». On y devine encore les vestiges de quelques édifices. Des messes y étaient encore célébrées au début du XXe siècle, puis plus occasionnellement. Cet usage s'est arrêté dans les années 1960. Sa désaffection témoigne du dépeuplement qui a frappé la commune de Villar d'Arène dès le début du XVIIIe siècle, divisant le nombre d'habitants par cinq en deux siècles.

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La Chapelle Saint-Antoine:

Face au Bec de l'Homme (3454 m), entourée de petites prairies de fauche, elle est de style roman et porte un clocher campanile marquant la séparation entre nef et chevet (existence attesté en 1672).

On priait saint Antoine contre le mal des ardents, la peste et la lèpre. Lors de sa fête (17 janvier), « on mettait le sel dans une serviette et on disposait des girades (pains de froment en forme de couronne). On enfilait les coins de la serviette dans le trou de la couronne et on faisait comme une fleur. Le prêtre disait la messe et bénissait le tout ». La rareté du froment faisait de ces pains une gourmandise digne d'un repas de fête.

Au début des années 1940, le curé instaura la fête de la Sainte-Anne, le 26 juillet. Elle supplanta bientôt la Saint-Antoine: les conditions sont plus clémentes en été qu'en plein mois de janvier pour se rassembler ici.

1: Entrée commune aux hommes et aux bêtes.

2: Encadrement de porte peint au lait de chaux, seule décoration des façades.

3: Soleilloir (galerie en bois).

4: Écurie accueillant quelques animaux (2 vaches, une mulet, un âne, quelques poules et brebis...) l'hiver.

5: potager, qui assure l'auto-suffisance des riverains.

 

17 mai 2012

Le muguet

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Un chapitre sur le muguet avec du vrai muguet ! et du blabla.

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Avec quand même quelques dessins (à venir le sceau de Salomon).

 

Le muguet:

noms: grillet, grelot, clochette des bois, cloche de mai, lis des vallées, muguet de mai, Gazon de Parnasse, convallaria majalis en latin.

classification: il fait parti du règne des plantae, de l'embranchement des angiospermae, de la classe des monocotylédones, de la famille des ruscacées ou liliacées en fonction de l'approche.

habitat: présent en France, hormis dans les Dom Tom, les régions d'outre mer, les Bouches du Rhône, le Finistère et Paris. On le trouve aussi en Asie occidentale et boréale et en Amérique septentrionale. Il affectionne les bois couverts, les zones humides et les sols calcaires. On le trouve jusqu'à 2000m d'altitude.

description: le muguet mesure entre 10 et 20 cm. Sa tige est nue, accompagnée de deux feuilles radicales larges et entourées des membranes fines. À son sommet se trouve une grappe de fleurs blanches (4-9), très odorantes et en forme de clochettes tournées vers le sol. Ses baies qui apparaissent en automne sont rondes et rouges contiennent 2 à 3 graines jaunes. Son rhizome traçant est recouvert par ses nombreuses racines. Il fleurit d'avril à juillet mais on le trouve surtout en grand nombre en mai.

toxicité: toutes les parties de la plante sont toxiques. Elle contient des saponosides qui produisent des troubles digestifs et des hétérosides cardiotoxiques dont la convallatoxine, le convallatoxol et le convalloside qui persistent même une fois la plante séchée. C'est pour cela que la plante doit être récoltée avec des ciseaux. Les vomissements produits par l'ingestion de la plante limite l'absorption des toxines qui ne se diffuse qu'à hauteur de 10% dans le sang. L'empoissonnement concerne avant tout des enfants qui ingèrent ou mâchent les fleurs, une baie, la tige de la plante ou boivent l'eau du vase. Les animaux domestiques peuvent être empoissonnés, soit par ingestion de l'eau du vase, soit par consommation de la plante à l'état d'herbe séchée. Inhaler trop longtemps son parfum peut provoquer des étourdissements voir une légère asphyxie.

symptômes: diarrhées, vomissements, maux de ventre, douleurs abdominales. De plus une importante ingestion peut provoquer une faiblesse, une hypotension et une bradycardie (c'est à dire un ralentissement du rythme cardiaque). En cas d'ingestion de plus de 5 bais ou de 2 feuilles ou 2 tiges, la personne est orientée à l'hôpital, sinon c'est un centre anti-poison qu'elle doit se rendre.

propriétés médicinales: il est antispasmodique, purgatif, diurétique, cardiotonique.

utilisation: les russes l'utilisent depuis longtemps pour les problèmes cardiaques, mais il n'est employé que depuis peu en France par les psychothérapeutes pour ses qualités cardiotoniques. On le prescrit aussi pour les maux de tête, les palpitations et les problèmes urinaires, car il permet l'augmentation de la sécrétion urinaire. Il peut aussi soigner certains œdèmes, l'insuffisance cardiaque ainsi que l'hypertension artérielle. On peut le prendre également contre l'hypokaliémie et l'hypertension portale. Son utilisation doit être très encadrée aux vues de la dangerosité de la plante. De plus pendant la grosse il faut faire très attention à sa consommation via des extraits, des médicaments ou des tisanes pour éviter toute malformation de l'enfant. En phytothérapie, on utilise les fleurs et les feuilles qui sont récoltées au début de la floraison. Leur séchage se fait à l'abri de la lumière, mais c'est en parfumerie qu'il est surtout utilisé même si c'est rarement sous sa forme naturelle.

traditions: le muguet symbolise les 13 ans de mariage dans le folklore français, et est la fleur nationale de la Finlande depuis 1982. Le 1er mai, fête du travail dans bon nombre de pays, on s'offre du muguet (cette tradition est très présente en France et en Belgique). En France cette tradition vient du fait que cette fleur « porte-bonheur » fût offerte en 1561 par le roi Charles IX à toutes les dames de la cour, car lui même en avait reçu à cette date. L'idée lui plût et il lança cette mode.

 

5 juin 2012

La chicorée sauvage

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La chicorée sauvage:

noms: on la nome herbe à café, laideron, chicorée amère, cheveux de paysan, écoubette, yeux de chat, cichorium intybus, barbe de capucin, chicon.

classification: elle est de la famille des astéracées, du type de la sous famille des liguliflores ou chicoracées, elle entre dans la même catégorie que la bourrache, l'alliaire, le bleuet et la centaurée. C'est la cousine de notre endive cultivée.

Habitat: présente en Asie, en Afrique du Nord et en Europe, elle s'est installée également en Amérique du Nord. Elle pousse dans les endroits secs, souvent sur les bords de chemins, dans les terres non cultivées, les friches et les zones caillouteuses. Elle affectionne les sols calcaires et peut pousser jusqu'à 1500 mètre d'altitude. En France on l'a trouve dans la région parisienne, le centre est de la France (département frontaliers), le long de la méditerranée et dans le sud ouest. Elle est présente dans les Hautes-Alpes mais absente et en Isère.

cycle de vie: c'est une plante vivace dont les feuilles meurent à la floraison qui à lieux entre juillet et août. L'hiver la plante se présente sous forme d'une souche.

description: la chicorée sauvage peut mesurer 1 mètre de haut pour une racine de 20 cm. Les feuilles alternes et irrégulières sont divisées en dents aiguës. Les fleurs sont d'un bleu vif mais peuvent parfois être blanches, sont ligulées (en forme de languette) en grandes capitules (inflorescence composée de plusieurs fleurs qui semble n'en former qu'une). Elles ont la particularité de s'ouvrir le matin ver 6h et se de refermer l'après-midi vers 15h. La tige est rigide, anguleuse et donne un lait lorsqu'elle est sectionnée. Elle possède peu de feuilles. Le fruit est un akène muni d'une aigrette et est couvert d'écailles.

propriétés médicinales: c'est une plante reconnue pour ses propriétés toniques, stomachiques, reconstituantes, dépuratives, légèrement laxatives et diurétiques. On l'utilise pour combattre l'anémie, les infections urinaires, le surmenage, les dermatoses, l'arthrite, pour stimuler les fonctions digestives du foie, de l'estomac et des intestins. On la recommande aux diabétiques car elle contient de l'inuline (dans la racine bouillie) qui est mieux supportée que l'amidon. Dans la tradition, elle traite aussi les insuffisances hépatiques et la constipation. Elle stimule l'appétit en favorisant l'augmentation de bile.

l'inuline: de la racine de chicorée sauvage, on extrait l'inuline qui est un glucide utilisé comme substitut au sucre ou au gras qui est désormais ajouté au pain ou au yaourt pour ses effets pré-biotiques (augmentation des défenses immunitaires, prévention du cancer du colon, diminutions des pertes des tissus osseux...). L'ail, le poireau, le topinambour, l'asperge et beaucoup d'autres plantes possèdent cet agent mais c'est dans la chicorée que l'on l'extrait dans un but commerciale.

contres indications: les personnes allergiques aux plantes de cette famille (marguerite, aster, pissenlit etc...) peuvent être sensibles à son pollen.

histoire: les grecs et les romains l'utilisaient dans leurs pharmacopées; les égyptiens cuisinaient en salades ses feuilles et les Cherokees employaient la racine comme un très bon tonique pour le système nerveux. Autrefois elle était préparée sous forme de toniques amers, de sirops vermifuges, de curatifs ou de vins fébrifuges (anti-fièvre).

utilisations: la chicorée sauvage est recommandée en infusion pour trouver l'appétit (augmentation biliaire) et combattre la constipation. On peut aussi mélanger à parts égales son suc avec celui du pissenlit et en prendre une à deux cuillerées à soupe tout les matins à jeun. La plante s'emploie fraîche, en décoction : il faut 100 gr de feuilles pour un litre d'eau et laisser infuser pendant 10 min. Prendre une tasse avant le repas. Sèche, il faut 1 à 2% des feuilles pour un volume d'eau et 2% lorsqu'il s'agit de racines concassées. Les parties aériennes de la plante sont récoltées avant la floraison, la racine à l'automne pour faire le plein en inuline. Il faut conserver le tout dans un lieu parfaitement sec pour qu'il n'y est pas de dégradation sur le végétal. Mais la chicorée est connue avant tout pour son utilisation comme substitut au café par la torréfaction de ces racines, ce qui donne un café amer sans caféine ni théine, de puissants excitants.

cuisine: les feuilles de chicorée pour 100 gr représentent 23 calories, soit 1.70g de protéines, 0.30g de lipides et 4.70g de glucides. Elles peuvent être consommées en salade ou agrémentées de lardons grillés, de noix, d'oranges, de pommes de terre ou d'œufs durs. On peut également les cuire à l'étouffée ou à la vapeur comme des épinards et y ajouter du beurre ou de la crème. Elles rentrent aussi dans la composition de soupes, de gratins, de poêlées de légumes, de risottos, de quiches, de pizzas ou de tourtes, mais c'est en galette qu'elle est le plus remarquable.

Recette crétoise: l'agneau à la chicorée sauvage. Il faut un kilo d'épaule d'agneau, un kilo de chicorée sauvage, deux oignons, deux tomates, 15 cl d'huile d'olive, 1 càc de coriandre, du sel et du poivre du moulin. Faire revenir les oignons finement coupés dans l'huile, ajouter la viande coupée en petits morceaux, ajouter sel, poivre, coriandre ainsi que 30cl d'eau. Couvrir et laisser mijoter à feu doux 40 minutes. Quand la viande est presque cuite, ajouter la chicorée coupée, les tomates en morceaux et un peu d'eau si nécessaire. Remuer et laisser mijoter 20 à 30 min.

14 juin 2012

Oreilles de Judas!

Ce matin promenade dans le terrain de mes parents et là surprise !
Des Oreilles de Judas !

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 Sur les grands sureaux du jardin, des colonies d'oreilles de judas ce sont installées.

Ce champignon bien de chez nous est répandue un peu partout, c'est celui qui compose la plupart des plats asiatiques et surtout chinois que l'on peut trouver dans la restauration. J'ai fait une jolie récolte, ce qui me rend joyeuse, surtout quand je pense au marché de Grenoble où je les paye entre 28 et 40 euros le kilo et 6,30€ les 50 gr sec (sachant qu'une fois réhydratés on obtient 150 à 200 gr de champignon).

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J'ai fait une belle récolte et je ne suis pas déçue d'en avoir laissé, non seulement pour avoir de nouveau des spécimens abondants l'an prochain mais aussi parce que je suis trop petite pour tous les atteindre depuis le haut de mon mètre soixante. Par contre les épaisses ronces n'ont pas été tendres ni généreuses avec moi.

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Vu la forme de certains champignons, il est facile de comprendre d'où vient le terme d'oreille. Pour ce qui est de Judas, c'est parce qu'ils ne poussent presque que sur les sureaux et les noyers, arbres sur les quels Judas après avoir trahie se serait pendu. Bon il ne reste plus qu'à les cuire, frire, couper, sécher, bouillir...

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14 juin 2012

Quand les oreilles de judas passent à la casserole! (mouha mouha)

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Que faire avec toute cette belle récolte? Pas besoin de trop réflichir, direction tla poêle !

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Alors pour une poêlée d'Oreilles de Judas pour 4 personnes:

- 500 gr du champignon

- 1 verre de crème

- 1 verre d'eau

- 2 tomates olives

- 1 demi oignon

- du sel

- de la coriandre en grains

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Dans une poêle faire fondre du beurre puis y mettre les oignons émincés.
Une fois qu'ils sont dorés ajouter les tomates coupées en 8 dans la longueur

 Lorsque les oignons sont translucides, ajouter les champignons coupés en minces lamelles à feu doux,
une pincée de graines de coriandre et laisser mijoter. Quand les oreilles ont rendu leur eau, ajouter la crème.

Saler. Une fois que la crème épaissie, rajouter un epu d'eau puis laisser cuire.
Quand la sauce est bien réduite servir.

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19 mai 2012

Le sceau de Salomon

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Sceau de Salomon.

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Le sceau de Salomon:

noms: sceau de Salomon, grenouillet, faux muguet, herbe à panaris, sceau de Marie, muguet de serpent, herbe à la rupture, polygonatum sp. en latin.

classification: c'est un angiosperme de la famille des liliacées, du sous règne des plantes vasculaires (tracheobionta) de l'ordre des liliales.

habitat: dans presque toute la France, en Corse et en Europe, au Japon et en Asie boréale et occidentale. On la trouve dans les bois et sur les rochers ombragés jusque dans les zones subalpines.

description: elle peut mesurer 20 à 50 cm (et parfois jusqu'à 1 mètre), les feuilles nervurées sont alternes, par rang de deux et disposées sur la partie supérieure de la tige anguleuse. Les fleurs disposées en petites grappes sous la tige sont indolores et vert-blanc, en forme de clochettes à 6 dents. Seuls les bourdons à longue trompe peuvent les polliniser, les hyménoptères, mais il peut y avoir auto-fécondation quand il n'y a pas d'insectes. Elles fleurissent d'avril à juin. Les baies sont rondes, d'un bleu noir profond et contiennent 2 à 5 graines vertes vénéneuses qui arrivent à maturité entre septembre et octobre. La racine est un long rhizome blanc garnit de nombreuses radicules.

le sceau: les clochettes de cette plante dans un bouquet symbolisent le secret et l'intimité entre celui qui offre et celui qui reçoit. Elles représentent aussi la sagesse, du fait du nom de la plante « Sceau de Salomon », roi biblique très sage et réputé pour sa connaissance des plantes. Il lui vient de la trace que laissent les tiges qui se succèdent au fil des années sur la racine de la plante. Lorsqu'une tige tombe, cela laisse une marque qui ressemble à un sceau de cire.

cuisine: dans certains pays les jeunes pousses sont consommées.

propriétés médicinales: les substances expectorantes et résolutives (disparition d'une inflammation) sont contenues dans le rhizome qui cuit étouffé puis écrasé, est utilisé en cataplasme contre les ecchymoses et les contusions malgré la toxicité de la plante. Les baies sont émétiques mais ne sont pas utilisées car elles ont provoqué des accidents mortels. Le caractère singulier de la forme de sa racine qui ressemble à une articulation, a inspiré la « théorie des signatures » et par cela la plante fût aussi utilisée pour la consolidation osseuse et les fractures. Fraîche ou sèche, elle servait à soigner les panaris, les furoncles, les rhumatismes, la goutte.

Au 1er siècle, Dioscoride recommandait l'application de racines séchées pour accélérer la cicatrisation des plaies. Distillées, on en tire une « eau de beauté » donnant une peau de velours. Trop toxique, le Sceau de Salomon n'est plus utilisé dans les préparations officielles.

Pommade du sceau de Salomon:

60g de racine

60g de saindoux ou de vaseline

1 verre d'eau

Il faut faire cuire tout les ingrédients doucement au bain-marie, en tournant avec une cuillère en bois jusqu'à obtenir une pâte lisse. Verser dans un peau de verre ou de porcelaine. On l'utilise contre les panaris, pour la cicatrisation des plaies et des contusions. Elle a aussi des vertus hydratantes et décongestionnantes.

Recette de l'ouvrage « Plantes et remèdes naturels » 

 

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A venir l'ail des ours. 

11 mai 2012

La primevère officinale

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La primevère officinale - coucou :

noms- primula veris = primula officinalis, primevère vraie, primevère coucou, coucou, grande primevère, primevère officinale. Son nom latin veut dire « tout premier » car elle est l'un des premières plantes à fleurir au printemps. C'est aussi de la quelle tient aussi son surnom de « coucou ». 

classification- famille des primulacées, du sous-règne des plantes vasculaires, de l'ordre des primulales.

habitat- elle est courante à toute la France, aussi bien dans les chemins boisés, les plaines, les prairies ou les forêts éclairées.

description- elle peut atteindre 15 à 30 cm de haut, ses feuilles sont d'un vert tendre et crénelées, sa tige élancée est robuste. Les pétales jaunes sont au nombre de 5, avec 5 tâches oranges et 5 étamines. C'est une plante vivace qui fleurit de avril à mai.

médecine- les racines et feuilles sont expectorantes, émollientes, pectorales et calmantes. Les fleurs elles sont sédatives surtout sur les contusions, les enflures et les coups par l'application de compresses d'huile de macération. Le coucou est aussi efficace pour le sommeil et le système nerveux sous forme d'infusion. Trop en contact sur la peau, il peut provoquer une dermatite primulaire, c'est à dire des démangeaisons et une impression de cuisson..

cuisineLes jeunes feuilles et les fleurs sont consommées en salade, et en succédané du thé. La racine sert à aromatiser la bière.

thé de fleurs de primevère officinale- mettre 50 gr de fleurs sèches dans un litre d'eau. Consommer froid voir glacé. En boire avant le couché favorise le sommeil.

limonade de fleurs de primevère officinale- remplir un bouteille d'un litre de fleurs fraîches sans quelles soient serrées ni écrasées. Verser l'eau jusqu'à totale immersion. Ajouter du jus de citron et du sucre cristallisé (entre 50 à 80 gr). Fermer la bouteille et mélanger en la retournant et secouant doucement. La placer sur un appui de fenêtre, en plein soleil. Après 24h, ouvrir et filtrer. A consommer très frais et conserver au frigo.

vin cardiaque- autrefois il était utilisé contre l'arythmie. Dans une bouteille d'un litre mettre 50 gr de fleurs fraîches, puis remplir de vin blanc et d'un peu de miel. Fermer la bouteille et laisser, fermenter au soleil durant 2 semaines. Ouvrir et filtrer. Ce vin ce conserve à la cave et se sert frais.

11 mai 2012

La gentiane jaune.

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Reine de la chartreuse, la gentiane jaune ou grande gentiane.

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La gentiane jaune:

noms- grande gentiane, gentiana lutea. Le premier usage de la plante aurait été fait par Gentius, roi d'Illyrie au II siècle av J.-C d'où son nom.

classification- famille des gentianaceae (gentianacées) de la classe des angiospermae.

habitat- Dans toute l'Europe, présente en Isère et dans les hautes alpes.

description- Plante de montagne qui pousse de 800m jusqu'à 2200m dans les près et pâtures, la gentiane jaune peut atteindre 1 m de haut. Ses feuilles font jusqu'à 30 cm de long et 15 cm de large. Les grandes fleurs jaunes de la plante possèdent 5 à 6 pétales réunies en grappes qu'y se trouvent par nombre de 5 à 10 sur la tige de la plante. Elle peut vivre 70 ans et fleurit seulement au bout de 10 ans.

A ne pas confondre avec le vératre.

propriétés- La gentiane jaune est indiquée pour les troubles digestifs, anorexiques, le manque d'appétit, la dyspepsie, les ballonnements, les flatulences, la dépression grâce à ses effets amers, stomachiques, toniques ainsi qu'à l'augmentation de la sécrétion gastrique et la salive qu'elle provoque.

utilisation médicinale- en tisane ou en alcool, ce sont les racines séchées de la plante qui sont consommées.

Macération de gentiane jaune:

verser 300 ml d'eau chaude sur 3 gr de la plante, boire 4 fois par jours.

Tisane de gentiane jaune:

verser 200 ml d'eau chaude sur 1gr de la plante, laisser infuser 10 minutes puis consommer. On peut en boire plusieurs fois par jours, toujours 30 minutes avant ou après les repas.

Efficace contre la fièvre, il faut toujours en avoir sous la main.

alcools- beaucoup d'alcools sont faits à base de gentiane, tel que l'eau de vie de gentiane, l'avèze, le couderc gentiane, le salers gentiane, la ciane, la liqueur de gentiane, la liqueur pontiane, la martiane une bière à la gentiane, le bonal et bien d'autres encore. Elle rentre aussi dans la composition de la chartreuse dont la recette est secrètement gardée.

récolte- la racine est récoltée (difficilement) à l'automne sur les plants les plus âgés dont les racines ont plusieurs centimètres d'épaisseurs Pour cela un instrument spécial, à la fois levier et pioche, est utilisé: la fourche du Diable. Les racines une fois cueillis sont nettoyées, coupées, séchées à l'extérieur puis à l'intérieur. Les racines utilisées doivent être souples, jaunes à l'intérieur et très amères.

 Attention à ne pas la confondre avec le vératre qui est semblable mais mortel ! 

6 mai 2012

Projet du tome 5

Je veux recommencer un tome comme le deuxième que j'ai réalisé, cette fois ci sur les plantes qui m'entourent (en Isère et en dans les Haute-Alpes) et sur les bienfaits ou méfaits que celles-ci peuvent provoquer. Pour cela je vais m'inspirer des illustrations que l'on peut trouver sur le net, dans les livres etc... mais aussi de certaines de mes photos. 

Voici de quelques exemples.

SAM_0888 La pulmonaire ou coucou bleu.

SAM_0795 La pensée sauvage de montagne.

SAM_0812 La gentiane printanière. 

SAM_0492 La joubarbe des toits.

SAM_0776 Le crocus de printemps.

DSCN2047 Le cerisier.

DSCN0228 La primevère.

DSCN2647 La marguerite.

DSCN6751 La scabieuse.

P1000880 Le perce-neige.

DSCN0305 La mousse.

DSCN0242 La pâquerette. 

P1020703 La populage des marais.

P1020658 Les grosseilles des bois.

P1020693 Le pissenlit.

 

Il ne manque plus maintenant que le carnet. 

23 février 2016

Quelques minutes de Nature : Marseille, ville nature.

 Pour tordre un peu le cou aux idées reçus, pour montrer un autre visage de Marseille en hiver et enfin, pour partager avec vous mon quotidien, voici quelques images qui font de cette ville l'une des plus belles de France. Au programme : du bon manger, quelques magnifiques paysages et surtout, une jolie découverte de la mer Méditerranée sans oublier un fabuleux patrimoine historique et architectural. Bonne visite ! 

29 décembre 2013

Mes amies les plantes.

 photo libre de droit

 Pardon aux auteurs des photos, j'ai perdu leurs noms dans mes manipulations.

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Article séléctionné par Paperblog: ici.

Voici quelques indications sur la récolte et l'utilisation des plantes sauvages. Attention! Des spécimens des espèces proches, cousines, de la même famille ou semblables d'apparence de la plante recherchée peuvent parfois être toxiques voir mortel, ramasser et utiliser les plantes demande une bonne connaissance de celle-ci! Il ne faut les récolter et les employer que si on a été soit même initié et qu'on les connaît bien. De plus il s'agit ici de ma pratique personnelle, il existe bien d'autres techniques et emplois que ceux cités.

photo libre de droit

Récolte

Pour ce qui concerne la délicate étape que peut être de sécher les plantes, voilà ma technique.

- pour les grandes plantes à fleurs dans leur intégralité et , sans les racines/bulbes/rhizomes: je confectionne des bouquets que je pends la tête en bas, quand il fait froid ou humide près de la cheminé, sinon dans une pièce bien aérée. J'applique cela à la lavande, parfois aux rose, à la reine des près et aux ramures de noisetier.
- pour les plantes plus petites et toujours dans leur intégralité (avec ou sans fleurs) mais sans la partie souterraine: je les enferme dans le tiroir de mon buffet qui est sombre et sec. Cela est très efficace et j'ai eu de bon résultats avec la fougère aigle, les orchidées mâles, l’hellébore fétide, les feuilles de noyer, les feuilles de ronce, les feuilles de framboisier, les feuilles de menthe et le lichen.
- pour les plantes humides ou ramassée par mauvais temps et les pétales de fleurs: je les disposent dans une panière en osier et de manière à ce qu'elles ne soient pas trop tassées et bien aérées et je les expose à la lumière d'une fenêtre, près du feu de la cheminée ou au dessus d'un radiateur. Cela marche bien avec les fleurs de coucou, de lamier pourpre, l'aubépine mais aussi les oreilles de judas qui sont des champignons.
- pour les champignons justement et les plantes récoltés en période de beau temps: je coupe en lamelles les champignon et je les expose comme les plantes en plein caniard, en prenant soin de les rentrer le soir et de les sortir le matin pour éviter qu'ils ne prennent la rosée. Cela marche bien avec les cèpes, les trompette de la mort, les oreilles de judas aussi, la sauge des près, les fleurs de sureau, les plantes de la famille des lamiacées,les russules, les feuilles d’eucalyptus et les lactaires poivrés.
- pour les champignons ramassés au printemps ou fragiles et les bulbes, racines et rhizomes: je les coupe en deux, les accrochent en les piquants avec une aiguille sur un fil que je tant de par et d'autre d'une pièce sombre et sèche. J'emploi ce procédé pour les morilles, la racine de chicorée, les girolles, les chanterelles et l'ail sauvage.
- pour les graine et écorces: je les laisse sécher à l'air libre tout simplement, comme avec les graines de poivrons, de litchis et les peaux de ce dernier.
- pour les truffes et certaines racines: je les laisse se dessécher au frigo pendant quelques jours, en particulier avec les truffes d'été.
- pour les peau d'agrumes: sur le poêle à feu, surtout quand c'est l'époque des clémentines.
- pour les insectes: dans une boite en carton bien au sec loin de la lumière puis une fois sec dans des boites d'observation en plastique hermétiques.

Il existe d'autres méthode que je n'ai pas encore pratiqué. Les séchoir composés de toiles tendues dans des endroits secs sont parfaits, pour l'avoir vu, avec les pétales de coquelicots et de mauve, les fleurs de bourrache et les feuilles de sauge. Les séchoirs en grillage au dessus du feu sont efficace pour conserver les champignons comme les cèpes et autres bolets.

Sinon il y a les conserves, en particulier pour les champignons délicats: amanites des césars, géotropes et les macérâts à base d'huile qui se conservent bien, en particulier le millepertuis et le soucis.

Photo libre de droits.

Utilisation

Alors pour les plantes dans mon quotidien, en général les plus courantes ou du moins les plus facilement identifiables, voilà une petite liste de mémoire (l'utilisation de celle-ci est celle que je pratique mais il est possible de les employer pour plein d'autres choses).

Par contre il faut prendre garde à leur emploi, certaines comme la reine des près se garde que quelques mois (6 ici), d'autres sont contre-indiquées avec les médicaments comme le millepertuis. De plus, certains mélanges comme guimauve/thé peuvent former, par la présence de tanins particuliers par exemples, des mariages malheureux voir dangereux (avec ces deux plantes pour l'estomac par exemple). Bref, comme dans la cueillette, prudence.
Quand je dis "séchées" pour des plantes ou leurs parties, cela ne vaut pas dire que c'est une obligation mais la manière dont je les consomme car la plupart des plantes se consomment fraîches aussi mais dans tout les cas, il faut se renseigner.

- La primevère officinale et la primevère acaule: les fleurs séchées en infusion pour les refroidissements, les maux de gorge, la toux avec du miel. Les jeunes feuilles fraîches en salade.
- Les lamiers: les fleurs séchées en infusions pour la toux, les maux de ventre et d'estomac, purger le corps. Je les mélanges avec la primevère souvent. Les jeunes pousses en salade, en particulier de lamier pourpre car elles ont un petit goût de terre proche de celui de la truffe.
- Le sureau: les fleurs séchées dans l'eau du bain pour pour apaiser. En cuisine on peut les infuser et les incorporer dans tout et n'importe quoi mais je n'aime pas trop. En infusion elles ont un goût vert et elles aident contre les infections de la gorge.
- La reine des près: les fleurs séchées en infusion calmes les maux de tête, la douleur, le stress car elles sont à l'origine de notre aspirine. Elles augmente la pression sanguine (donc attention aux malades du cœur, à ceux qui coagulent mal ou qui ont d'autres troubles du sang). On peut les infuser pour parfumer des desserts.
- Les plantains: les feuilles jaunes et fraîches du plantain lancéolé se mangent en salade et ont un goût de champignon marqué. Les graines séchées sont laxative chez toutes les espèces dont on utilise les feuilles avec du saindoux pour faire une crème contre les piqûres et bonne pour la peau. Frotter une feuille fraîche contre un bouton d'insecte ou d'ortie ou en appliquer le suc soigne et apaise celui-ci.
- L'eupatoire chanvrine: les feuilles séchées font de bonnes infusions pour la toux.
- La guimauve, la mauve, la rose trémière et l'hibiscus: les fleurs séchées en infusions, elles décongestionnent les voies respiratoires, apaise les gorges irritées et calme la toux.
- Le millepertuis: les têtes florales séchées en infusion pour calmer les troubles de l'humeur, soigner la dépression, les idées noires, les baisses et sautes d'humeur.
- La menthe poivrée: les feuilles fraîches ou sèches en infusion, à ne pas utiliser sur un estomac fragile ou malade, pour la toux, les maux de tête, la fatigue ou le manque de dynamisme. En cuisine comme dans les soins. Attention, il existe bcp de menthes dont certaines sont toxiques.
- L'aubépine: les sommités, les jeunes feuilles et les fruits séchés en infusion contre le stress, les maux d'estomac, les palpitations cardiaques. L'infusion froide versée sur les cheveux les assainie, les réparent, les tonifie et pour les cheveux blancs, les colores. Son odeur de foin et son goût de sous-bois se marie bien dans les desserts. Ses fruits sont anti-oxydants.
- Les fleurs d'onagre: les fleurs séchées en infusion pou la toux ou dans les desserts.
- L'origan/marjolaine, le serpolet, le thym: feuilles séchées pour avoir un bon sommeil et les méninges moins encombrés. En sirop pour soigner la tout, surtout le thym. En cuisine avec les viandes.
- La lavande: les épis fleurit séchés: pour parfumer le linge, dans l'eau du bain pour apaiser, frottée sur la peau contre les insectes. Dans les desserts mais je n'ai testé qu'au restaurant.
- La fougère mâles: les jeunes feuilles séchées infusées puis vaporisées contres les insectes.
- L'ortie dioïque: les jeunes feuilles séchées broyées en sels ou en infusion pour le sommeil et les maux de ventre.
- La mélisse officinale: les jeunes feuilles séchées infusées pour la digestion difficile, pour ses propriétés apaisantes, pour les angines, les toux et les refroidissements. Je la mélange toujours à la menthe.
- Les feuilles de ronce et de framboisier: les jeunes feuilles séchées infusées avec de la menthe et bu comme du thé. Bon pour les maux d'estomac et le manque de vitalité.
- Les roses: les pétales séchées infusées pour leur bon goût et leur douceur, frais pour faire du sirop à consommer tel quel ou pour parfumer les desserts.
- Les soucis: les fleurs séchées puis infusées et appliquées en compresses sur les piqûres de moustiques.
- Le laurier sauce: les feuilles séchées comme la plupart des champignons: pour la cuisine.
- L'aigremoine eupatoire: les têtes fleuries séchées en infusion ou en compresses comme anti-inflammatoire et comme astringent. 

Photo libre de driots.

18 janvier 2014

N'ayez crainte!

Emoticon Red Fox espionnage

Non non, je n'ai pas déserté le blog ni mit de côté ma passion pour la nature, mais voilà que depuis peu j'ai la chance de travailler chez Instinct'taf, une chouette association que l'on retrouve ici et qu'à l'occasion je ne manquerai pas de vous présenter. Bref tout ça pour vous dire que non je ne suis pas partie mais prise par le temps et, que je suis toujours en quête de découverte. Point positif, mon ordinateur n'est plus aussi capricieux et je peux à nouveau publier mes photos. J'ai le projet d'investir dans un beau reflex (ou compact? mon coeur balance) et de continuer à alimenter la Renarde des Alpes. Malgré mon absence, les visites ont continué et bien qu'elles aient baissé, passant d'une moyenne de 130 par jour à 70, je reste toujours aussi étonnée et heureuse de voir que le thème de la nature passionne.

 Emoticon Red Fox espionnage

24 septembre 2012

Artichauts poêlés.

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En voilà un légume de saison bien sympathique, l'artichaut. Bien qu'il soit fastidieux à éplucher, il n'en reste pas moins délicieux.

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Ingrédients (pour 2 personnes):

- 4 petits artichauts.

- de l'ail en poudre.

- de l'huile d'olive.

- du sel et du poivre.

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Dans une grande casserole d'eau frémissante et non bouillante, faire cuire les artichauts débarrassés des feuilles les plus dures situées au pied. Les laisser 40 minutes.

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Les retirer et les laisser égoutter. Les couper en deux. Saupoudrer les faces d'ail, de sel et de poivre puis les faire revenir dans l'huile d'olive dans une grande poêle chaude pendant 10 minutes. Servir avec du citron.

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10 mars 2015

Les premières morilles.

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C'est parti mon kiki !

Enfin le top est donné ! Les premières morilles ont été trouvées ! Oura ! Néanmoins ici il faudra encore attendre avant de dénicher quelquesbelels têtes blondes . Sur les forums (comme l'excellent Tachenon) ça fume fort ! Les clichés de morilles noires et communes commencent à accompagner les premières photos d'hygrophores de Mars. Alors pour bien se préparer voici quelques conseils :

- Les sites internet tu visiteras :

Et ils sont nombreux ! Entre les forums et la météo, on se perd vite. Alors pour faire simple voici une petite liste non exhaustive de ceux qui me sont fort utile : 
- On va chez l'ami Terra Morchellarum, mordu de champignon et grand connaisseur dont les billets sont précieux en infos.
- On se renseigne sur le temps en consultant le site de Météo France ou Météo Blue, pour voir l'évolution des courbes des températures et des précipitations.
- On suit avec attention l'évolution des frênes et en particulier quand ceux-ci bourgeonnent. En effet c'est à ce moment là que le glucose est libéré par l'arbre pour le plus grand plaisir des morilles. On va donc sur pollen.fr pour voir où en sont les frênes dans leur floraison.
- On va dans les archives de La Renarde glaner deux outrois infos : ICI, LA, PAR ICI et ENCORE LA.
- Enfin, on va s'informer et comprendre le biotope en passant chez Clergetblog et chez Permaforêt.

- Bien comme il faut tu t'équiperas :

- On consigne tout, ou du moins le plus possible par écrit sur le milieu où poussent les précieux champignons. Et si on ne sait pas trop comment s'y prendre on fonce acheter "Les carnets du Cueilleur de Champignons" de chez Artémis.
- D'un bon panier et d'un solide couteau tu t'équiperas, parce qu'avec ça on ne déconne pas. Un sac plastique abîme les champignons voire les rends toxiques et on ne sectionner pas mais on retirer proprement le carpophore sinon on peut endommager le mycélium. On favorise donc ÇA et ÇA... pis c'est tout !
- Dans les livres ton nez tu plongeras.
- Auprés du papy à casquette tu t'informeras (ou du moins ses migrations au bois tu suivras).
- Pour finir on respecte son environnement en ne piétinant pas les plantes, en ne coupant pas les champignons trop jeunes et/ou inconnus et surtout on ne pollue pas parce que bordel, la Nature ne mérite pas ça !

Voilà, bonne saison à tous, en particulier pour ceux où elle a déjà commencé !

 

23 octobre 2014

Champignons et poisons.

 Otto Marseus van Schriek (peinture)

Bientôt ce sera le grand soir Halloween et pour fêter cette soirée comme il se doit, voilà un article à vous glacer le sang sur les douces empoisonneuses que sont certaines amanites et leurs confrères champignons. Vous trouverez à la fin de l'article toutes mes sources et en survolant avec la souris les tableaux, les noms de leurs peintres respectifs. 

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Les champignons, c'est un petit peu ma passion, aussi bien dans l'assiette, dans les bois, dans le panier ou dans l'histoire. Et ce soir c'est sur ce dernier point que je vais vous parler d'eux, plus particulièrement de ceux qui ont une funeste réputation: les champignons empoisonneurs.

Si bon nombre de champignons sont indigestes voir toxiques crus ou cuits, ils ne sont que quelques uns à être mortels mais suffisamment pour provoques plusieurs décès en France et de par le monde chaque années. Et cela l'homme là bien comprit. Dès l'antiquité il entre dans le kit du petit chimiste ou de la parfaite empoisonneuse.

 Clément VII (1478-1534) Peintre inconnu.

 La reine des empoisonneuses, l'amanite phalloïde.

Appelée "Calisse de la Mort", c'est en générale à ce champignon que sont imputés la plupart des décès par intoxication aux champignons. Amanita phalloides se rencontre sous les feuillus, généralement sous les hêtres, les charmes, les noisetiers, les bouleaux ou les chênes un peu partout en Europe. Elle survient après la pluie, de la fin de l'été à celle de l'automne. A sa sortie du sol elle ressemble à un oeuf blanc puis prend sa couleur verte peu à peu. Son odeur sucrée et suave devient alors désagréable et écoeurante.

30 grammes d'amanite phalloïde sont suffisants pour tuer un être humain. Ce sont le foie et les reins qui sont touchés et de manière souvent irrémédiable. Sa chair excellente et la durée à partir de la quelle on sent les premiers effets (six à douze heures) la rendre redoutable. Rajoutons à cela les différentes couleurs et formes qu'elle peut prendre et qui peuvent facilement la rendre confusible avec d'autres espèces. 

 Les premiers symptômes se manifestent de manière brusque : douleurs abdominales, vomissements et coliques sont les signes avant coureurs. Le foie commence à se nécroses, le comportement change, les système nerveux et sanguin deviennent défaillants. Il faudra attendre entre six et quatorze jours pour que le décès survienne par arrêt cardiaque. Officiellement il n'existe pas de remède propre pour neutraliser les toxines incriminées dans les défaillances de l'organisme, seul un mélange de médicaments permet d'arrêter les phallotoxines.

L'amanite phaloïde à travers l'histoire.

Nombreux sont les crimes d'états ou passionnelles dont elle est responsable qui sont pour la plupart devenus célèbres.

- Parmi ceux-ci ont compte le plus connu de tous, celui de Claudus, marié alors à sa nièce, la terrible Agrippine présentée comme une femme assoiffée de pouvoir et incestueuse (mère de Néron). Bien que les avis des historiens divergent, il semblerait que son épouse, avec la complicité de l'empoisoneuse gauloise Locuste et du goûteur de l'empreur Halotus, qui l'ait empoisonnée en faisant placer dans son plat préféré, un ragoût d'amanites des Césars (leur nom n'est pas anodin), quelques amanites mortelles. Claudus après une rapide agonie s'éteint le matin du 13 octobre 54, empoisonné de rechef par son médecin Xénophon. "A la mort de Claude, Néron fut immédiatement proclamé empereur. Mais Britannicus gênait Néron qui le fit supprimer de la même façon que son père.."

- Aujourd'hui encore on ne sait pas très bien si le Pape Clément VII fût victime d'une intoxication alimentaire ou d'un crime. Grand gourmand, il allât jusqu'à interdire la cueillette de champignons autour du palais. C'est dans ce dernier qu'il s'éteint le 25 septembre 1534 après 5 mois de souffrance. La encore des amanites phalloïdes auraient été ajoutées à un plat de champignon et bien qu'elles ne causèrent pas la mort du Pape, elles en accentuèrent la maladie qui l'emporta. Ennemi des protestants et des Anglais, on ne connaîtra jamais le fin de mot de l'histoire sur ce décès.

Natalia Kirillovna Narychkina fût tsarine de 1671 à 1676. On la connaît pour avoir été la mère de Pierre le Grand et pour avoir ramméné le théâtre et la culture dans la capitale. On pense qu'elle aurait consommée en nombre des champignons saumurés avant de mourir et l'évocation de symptômes phalloïdiens attesterait de la piste criminelle, tout comme le contexte politique de l'époque.

Charles VI connu une fin douloureuse et tragique après une ingestion de champignons. Il mouru dix jours plutards en présentant lui aussi les symptômes phalloïdiens. Sa mort produira la Guerre de Succesion d'Autriche au sujet de la quelle Voltaire écrira en 1759 dans Mémoires "Ce plat de champignons changea la destinée de l’Europe". 

- Le drame de Saint Louis de Villenave d'Ornon : le 9 octobre 1884 survient une hécatombe terrible. Ce sont pas moins de quinze jeunes âgés de 10 à 18 ans qui sont empoisonnés dans ce petit orphelinat. Onze d'entre eux périront. C'est la cuisinière, la religieuse soeur brigitte qui par méconnaissance des champignons ajouta par mégarde une poignée d'amanites phalloïdes à une poêlée de bolets et des russules. Mais cette histoire ne défraye pas tant la chronique car pour l'époque, l'empoisonnement par confusion reste courant et on compte cette année là pas moins d'une centaines de décès pour les mêmes raison dans le sud-ouest de la France. Le drame aurait pu être évité si la religieuse n'aurait pas cédé à la croyance populaire :"pour savoir si un champignon était bon ou mauvais : [on] faisait bouillir les espèces dans de l’eau avec une pièce de monnaie en argent. Si elle restait intacte, le test s’avérait concluant, et c’est ce qui arriva".

- C'est en 1918, peut avant la fin de la Grande Guerre que fût arrêté Henri Girard. Cet assureur se rendit célèbre pour avoir empoisonner un certain nombre de ses amis avec des amanites phalloïdes pour empocher leurs primes d'assurances, avec l'aide de sa femem et de sa maîtresse. On peut en déduire que ses promenades en forêt de Rambouillet n'étaient pas si innocentes qu'il aimait le faire penser. Mais certains de ses proches survécurent et la police fût vite alertée. Comble de l'ironie, notre ami Henri semblait avoir raté son dernier coup après la lecture d'un livre de mycologie où par erreur il était indiqué que l'amanite citrine pouvait se montrer aussi dangereuse que sa proche parente la phalloïde. Tout assassin qu'il fût, il termina guillotiné, ses complices fûrent emprisonnées à vie.

L'amanite phalloïde peut être entièrement blanche ce qui explique le risque de confusion. Sa proche cousine l'amanite vireuse (amanita virosa) appelée ange de la mort (brrrrr !) est toute aussi dangereuse.

Jules Vignon (1815-1885) Néron et Locuste essayant un poison sur un esclave (Musée Georges de la Tour Vic/Seille 57)

 Un puissant hallucinogène, l'amanite tue-mouche.

L'amanite tue-mouche est mon champignon fétiche. Il est connu pour être un puissant hallucinogène (je vous en parle ici). On rencontre Amanita muscaria presque partout dans l'hémispère Nord, à l'automne aussi bien sous les les connifères que les feuillus mais son arbre hôte par excellence reste le bouleau. On la reconnaît facillement à son chapeau rouge, ses pustulles blancs tout comme ses lamelles, son pied, sa volve et son anneau. 

L'empoisonnement par amanite tue-mouche résulte le plus souvent d'un accident : soit elle est confondue avec l'excellente amanite des Césars, soit par son ingestion volontaire pour ses effets hallucinogènes. On estime qu'il faut consommer une quinzaine de chapeaux pour provoquer la mort et encore, avec les techniques modernes il est facile de soigner les malades. C'est la muscarine qui a longtemps été incriminée pour les maux imprévisibles provoqués par la consommation de champignon : nausées, douleurs abdominales, confusion, hallucinations, folie passagère, sudation, hypersalivation, distortion visuelle, bourdonnement, euphorie et parfois, coma. Aujourd'hui les recherches tendent à prouver que les molécules responsables de ces états seraient la muscimole et l'acide iboténique.

L'amanite tue-mouche à travers l'histoire.

Il semblerait donc que sa réputation de tueuse (de mouche) soit quelque peut surfaite. Néanmoins on ne peut lui enlever le fait qu'elle ait déjà causé certains décés (dont un exemple est cité plus bas). Je n'évoquerais pas tout les autres champignons que vous pouvez retrouver dans le lien posté plus haut et que je vous redonne ici.

- En 1893 le comte de Vecchi, dilômate italien dont les descendants s'illustrerons pendant la Grande Guerre décéde en visite à New York suite à la consommation d'un plat à base d'amanites tue-mouches. On raconte qu'il en découvrit une bonne demi-douzaine au court d'une promenade sur le nouveau continent et qu'heureux de sa trouvaille, il se les fît servir. La malheureux succomberat après avoir eu de terribles convultions. 

Nature morte de Renate Heidersdor (Canada)

 Le bolet pernicieux, un diable aux couleurs flamboyantes.

 Le bolet pernicieux, Boletus perniciosus N. en latin, n'existe pas en tant qu'espèce distincte mais regroupe plusieurs genres de bolets présentant une mousse rouge ou jaune et souvent un goût amer. Ce terme était utilisé par les naturalistes jusqu'au milieux du XIXe siècle. Joseph Roques le décrit en 1832 comme une "plante" vénéneuse courante en automne dans les forêts de conifères d'Europe et alentours à la ville de Paris.

Il cite également quelques exemple d'empoisonnements avec ce champignon et où, il a pu rencontrer ou voir les patients l'ayant consommé. Les effets sont divers et variés, parfois anodins, parfois mortels.On peut présumer ici que le bolet incriminé et en réalité le bolet Satan (Boletus satanas) et les espèces qui en sont proches visuellement.

Le bolet pernicieux à travers l'histoire.

- Au XVIIIe siècles deux jeunes médecins, Pouget et Pourcharmant, s'abandonne à des expériences sur ces chiens et des chats en leur administrant des extraits de ce champignon à travers leur nourriture. Si les chiens se montrent résistant, notamment l'un d'eux nommé Mithridate (en hommage au personnage principale de la tragédie du mêle nom de Racine) qui résistât même aux administrations d'amanite tue-mouche et d'amanite phalloïde, les chats s'y montre plus sensible en particulier les chatons qui décèdent en moins de 24 heures en présentant des tâches sur les intestins.

- Joseph Roques fait également référence au même siècle d'un jeune chirurgien, devenu son patient, qui par confusion avec un cèpe noble aurait consommé un bolet pernicieux. S'en suivit de fortes chaleurs, des brûlures de l'appareil digestif, des ballonnements, des spasmes et des douleurs abdominales. Après plusieurs lavements par l'utilisation d'eau sucrée, d'huile et de graines d'opium le jeune homme pu retrouver la santé.

- Enfin, le professeur Delle Chiaje traite du cas d'un noble chevalier dont il taira le nom et de son domestique, tous deux ayant mangé en salade de jeunes bolets pernicieux. Le maître malade s'assoupit durablement, son corps se couvrir de pustules, son estomac et ses intestins se gangrenèrent. Le domestique lui n'eu que quelques mots d'estomac.

 Carsten Höller Courtesy The Center of Contemporary Culture Garage

 Quelques champignons mortels.

Bien qu'ils soient peu nombreux, il reste important de connaître leurs noms, leurs effets et surtout leurs apparences qui peuvent être diverses et variées. En voici les principaux : 

Amanite phalloïde (Amanita phalloides)
Amanite printanière (Amanita verna)
Amanite proche (Amanita proxima)
Amanite vireuse (Amanita virosa)
Cortinaire couleur de roucou (Cortinarius orellanus)
Lépiote brûnatre (Lepiota helveola)
Gyromitre dit comestible (Gyromitra esculenta)
Paxile enroulé (Paxilus involutus)
Tricholome équestre (Tricholoma flavovirens)
Cortinaire très joli (Cortinarius speciosissimus)
Galère d'automne (Galerina autumnalis)
Galère marginée (Galerina marginata)
Lépiote brun-incarnat (Lepiota bruneoincarnata)
Lépiote de Josserand (Lepiota josserandii)
Lépiote brun lilacin (Lepiota bruneolilacina)
Pézise étoilée (Sarcosphaera coronaria)

 

 Sources :

Science et avenir : "Champignons : l'empoisonneuse avait un goût exquis"

"Guide de l'amateur de champignons ou précis de l'histoire des champignons..." par François-Simon Cordier.

Mycolocomines : "Les champignons dans l'histoire"

"Connaître, cueillir et cuisiner les champignons sauvages du Québéc" par Yves Lamoureux, Matthieu Sicard.

Futura Science : "Les poisons dans l'Histoire"

Wikipédia : "L'amanite phalloïde"

Mycologia 34: "La mort du Pape Clément VII - Accident ou crime?"

Wikipédia : "L'amanite tue-mouche"

"Histoire des champignonscomestibles et vénéneux" par Joseph Roques.

Histoire et généalogie : "UN empoisonnement à la colonie Saint-Louis de Vilenave d'Ornon"

Éducation à l'environement : champignons mortels.

 

"Grands Dieux ! combien d'homems un seul ventre met en mouvement ! Quoi ! Ces champignons, ce poison voluptueux, pensez-vous qu'ils ne travaillent pas secrétement àvotre ruine, quoi que leur magnilité nesoit pas sensible au premier monment?Sénéque.

9 juin 2013

Stage au Chaudron Magique.

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 Ce week-end, stage au "Chaudron magique" dans la commune de Velanne, chez Cécile et Patrick, pour partir à la découverte des plantes comestibles de nos contrées. Balade et cuisine en mire, en route pour la visite. Je ferrais une rapide présentation des plantes ramassées. Pour le reste, c'est ici qu'il faudra venir découvrir leurs vertus et saveurs.

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 Nous voilà neufs stagiaires partie à la découverte du pays velannois pour remplir nos panses mais aussi, affûter nos connaissances sur le monde des plantes.

1: Les jeunes pousses de gaillet mou (ici) mais aussi les inflorescences sont parfaits pour composer la salade sauvage du menu.

2: L'armoise commune est une plante amère qui se conditionne comme aromate. Elle se reconnaît au dessous de ses feuilles qui est blanc et à son odeur très marquée. Elle est une des composante du bouquet de la Saint Jean.

3: L'ortie, vue par bon nombre comme une mauvaise herbe, est une plante comestible aux nombreuses vertus. Cuisinée de multiples manière, elle peut être croquée crue une fois roulée en boule.

4: Enfin, voici la procelle enracinée. Elle tient son nom à ses nombreux poils duveteux qui évoquent ceux du porc.

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 Mine de rien notre sac à salade se remplit, et bien qu'il aura besoin d'être complété le soir venu, il n'en reste pas moins que feuilles et fleurs y prennent place.

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Juin est une période où il commence à se faire vache maigre pour les dégustations crues. Bon nombre de fleurs sont passées et les plantes deviennent plus coriaces d'où la cuisson pour certaines d'entre-elles.

1: L'épiaire des bois est un comestible de la famille des lamiacées. Cuite en soupe elle dégage un goût de champignon, parfois apparenté au cèpe.

2: Le lierre terrestre est un aromate très parfumé aux propriétés pectorales et apaisantes.

3: La reine des près n'est pas encore en fleur et ne le sera qu'à l'aube de juillet. Cette plante médicinale est à l'origine de notre bonne vieille aspirine et se reconnaît grâce à sa tige robuste et rouge.

4: Le serpolet est un aromate fort puissant, que l'on peut apparenter au thym et à la sarriette. Il a pour vertu de ne pas être tonique comme son cousin des jardin ce qui permet de passer des nuits calmes. En Valdaine, les enfants étaient rémunérés pour le récolter.

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Hum, quelques bonnes feuilles de cette salade sauvage (aux fleurs jaunes) finiront elles aussi dans notre besace. Il s'agit de la lampsane.

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 Il suffit parfois d'explorer son jardin pour découvrir de quoi remplir son assiette. D'en d'autres cas, c'est en explorant les champs, les sous-bois et parfis même les marais.

1: La pâquerette que l'on ne présente plus est entièrement comestible, de préférence crue.

2: La valériane est une plante médicinale à l'odeur plus que repoussante qui cependant, à la capacité de soigner bien des troubles.

3: Sortir en nature implique de passer par les terres cultivées ou laissées en jachères. Dans le premier cas, il ne faut surtout pas traverser le champs au risque de faire des dégâts dans les récoltes. Dans le second cas, le mieux et de marcher sur ces pas et si possible aux mêmes endroits, surtout quand on est nombreux, pour ne pas coucher les hautes herbes ce qui rendrait la fauche peu productive.

4: Voilà notre joyeuse troupe partie dans sa quête de végétaux.

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 Petit test à la fin de la récolte. Les sacs sont en partie remplit, ne reste plus qu'à passer par le jardin et ses senteurs, et ce n'est pas les quelques gouttes de pluie qui vont nous stopper.

1: La porcelle enracinée, présentée plus haut, et certes un bon comestible pour les hommes mais un poison pour les chevaux. Ingérée, elle provoque la maladie de harper qui ce caractérise par des troubles neurologiques et des pertes d'équilibre plus ou moins irréversibles.

2: La berce commune, a ne pas confondre avec la dangereuse ciguë, est entièrement comestible. On peut même tirer une farine sucrée de la tige séchée.

3: Retour de l'épiaire des bois, lui aussi présenté. Il recherché par certains fins gourmets pour sa saveur de cèpe supposée.

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 Le sac destiné à la préparation du pounti se remplit de berce et de quelques brins d'épiaires. Ne manque plus que le chénopode bon-Henri et la boucle sera bouclée.

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 Mais avant cela passage par le jardin pour compléter nos emplettes et récupérer quelques aromates parfumés.

1: L'ail est un incontournable de la cuisine. Connu pour chasser les vampires, il est aussi un des meilleurs remèdes pour tonifier et soigner le corps.

2: La sauge officinale est une plante officinale très puissante donc les fleurs et les feuilles (en petite dose), peuvent être incorporées à la salade.

3 et 4: petit oubli de ces plantes aromatiques rencontrée dans le jardin. Retenir tout les noms, malgré les notes, n'est pas chose aisée.

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 Voilà un sympathique insecte que l'on pourrait confondre avec une punaise mais il n'en est rien. Rassurer on peut voir sortir, à la manière d'une tortue étirant son cou, deux petites antennes du dessous de la carapace. Le hic c'est que je n'ai pas réussit à retrouver son identifiant mais on peut le retrouver plus loin sur le blog.

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 Bine sûre, cette visite ne s'est pas fait seule, ainsi le soir au soupé nous étions 13, et n'en déplaise aux superstitieux, tout c'est très bien passé.

1 et 2: Voici Cécile (parqua rouge) et Patrick qui ont été riches en conseils et explications et, qui  ont su transmettre à merveille leur savoir, passionnés qu'ils sont.

3: Voici le chénopode bon-Henri. Peu commun en base et moyen altitude (autant dire qu'ici il se fait rare), il est très abondant en montagne. C'est un bon comestible que l'on peut apparenter à l'épinard.

4: L'aspérule odorant est une plante aromatique de sous-bois qui séchée, dégage une agréable odeur de foin séché et pour certains, de vanille. Il ne faut pas trop en abuser au risque d'avoir des maux de tête et d'estomac.

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 Présentation d'une ruche et de son fonctionnement. Cette année est un peu particulière pour les abeilles qui n'ont pas eu loisir de sortir tout les jours et qui ont dû puiser dans leurs réserves. Néanmoins la floraison des acacias pourrait remédier à cela.

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 Voilà nos plantes récoltées. Il est donc temps de passer en cuisine. Poppy et moi-même sommes affectées à la préparation de la salade et du pounti, un plat auvergnat.

1 et 2: Première étape, la préparation. Pauvre Poppy, au de-là du fait qu'elle se retrouve ici (mille excuses mais la tentation était trop forte), la voilà chagrinée par la coupe de quatre gros oignons.

3: Le pounti est un plat tout à fait traditionnel qui nécessite un appareil basique (oeufs, lait, farine). Néanmoins et comme pour toutes les recettes, il peut être adapté aux plantes sauvages. Ici il sera cuisiné avec de la berce, du chénopode et de l'épiaire.

4: Il ne reste plus qu'à passer par le four.

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 Les fleurs ne sont pas en reste. Bourrache, coquelicot, trèfle, pâquerette, suage... la liste est longue. Elles sont utilisées comme décorations ou comme accompagnements.

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 Voici nos préparations ou du moins une partie d'entre-elles. Une chose est sûre, c'est bien bon.

1: La salade sauvage se compose ce soir là d'une myriade de plantes: plantin lancéolé, pâquerettes, porcelle, sauge, verveine, lierre terrestre, achillée mille feuilles, gaillet, raiponce en épi, pimprenelle... là aussi l'énumération est longue. Sans oublié la vinaigrette au miel.

2: Les rouleaux de printemps est un plat d'origine asiatique. Ceux-ci ont été fourrés avec de l'orite, des carottes et de l'égopode.

3: Un peu de fromage de chèvre frais parfumé avec les aromates récoltés (serpolait, lierre terreste, ciboulette sauvage...), quelques tranches de bon pain et voilà un entre plat parfait.

4: Petit dessert pour finir la mise en bouche. Ici des crèmes choco-verveine parfumée avec l'hydrolat (l'eau de macération des huiles essentielles) de cette dernière.

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Avec la crème choco-verveine, une crème aux fleurs de sureau et un cake à la reine des près ont fini d'achever nos papilles.

Bref, voilà une après-midi riche en savoir et en saveurs mais aussi en odeurs où la convivalité a été de mise.

Pour participer aux stages du Chaudron magique (qui ne se cantonne pas uniquement à la cuisine mais aussi à beaucoup d'autres comaines), c'est par ici:

http://lechaudronmagiquevelanne.over-blog.com/

 

16 décembre 2012

Verrines de saumon.

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Voilà le début des fêtes et de l'avant Noël. Pour se mettre dans le bain, voilà une recette tout simple et qui ne vous coûtera pas un gramme de patience.

 

Pour ce faire il vous faut:

- douze petits pots à verrine.

- 6 tomates cerises.

- 4 tranches de saumon fumé.

- de la ciboulette émincée et séchée.

- 240 grammes de fromage blanc.

- une cuillère à soupe de curry.

- trois pincées de sel.

 

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Dans un bol, mélanger le fromage blanc avec le sel et le curry. Trancher le saumon en fines lamelles et les tomates en deux.

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Dans les verrines, ajouter deux cuillères à soupe de fromage-blanc au curry. Ajouter quelques lamelles de saumon fumé, une demi tomate cerise, une pincée de ciboulette.

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On vous l'avez dit, facile!

21 octobre 2012

Douceur d'un été indien.

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Chaleur et douceur sont au rendez-vous ce week end. Le jardin en profite pour s'épanouir.

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Lavandes, salades, choux, blettes ne demandes qu'a être que cueillis.

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Les lactaires délicieux sont apparus en grand nombre bien que certains soient véreux.

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Parfois, d'étranges spécimens apparaissent. Ceux-ci se sont jumelés pour ne faire qu'un.

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Les russules de Sardoine sont aussi là.

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Il reste quelques plantes bonnes à ramasser, comme la ciboulette sauvage à gauche ou les jeunes orties à droite.

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Et dans l'herbe du champs, de délicieux champignons.

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Les coulemelles, doux champignons élancés au goût de noisette.

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Les tramètes versicoles on prise une multitude de couleurs.

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Et les champignons prennent d'étranges formes.

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Et les fleurs sauvagessont encore là.

19 septembre 2012

Champi' urbains.

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Ah dur dur de retourner à la ville. Pourtant la nature est bien là. Figée sur l'unique arbre d'un des parcs de la faculté de Grenoble, cette colonie de polypores soufrés (poulets des bois) s'emble fort à son aise.

L'homme a beau couler du béton là où il le peut, la nature arrive toujours à reprendre, ne serait-ce qu'un peu, ses droits.

18 septembre 2012

L’émerveillement

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Bossuet déclare que "la sagesse commence par l'émerveillement". 

L'émerveillement, c'est cette capacité de s'étonner d'un rien, d'admirer une petite chose du quotidien qui peut passer pour anodine, c'est garder une âme d'enfant.

Dans un monde qui nous demande de la concentration, du réalisme, de l'écoute et de l'obéissance, il n'est pas facile de garder cette âme. Et pourtant, elle nous est essentiel pour nous retrouver. Sans elle, nous ne pourrions ni nous souvenir, ni nous questionner et encore moins apprécier ces petits bonheurs qui font notre quotidien.

S'émerveiller de tout et de n'importe quoi, ce n'est pas être niai ni naïf, bien au contraire, c'est renouer avec son Moi profond et, le temps d'un instant, sortir un peu de sa réalité pour se perdre dans son imaginaire.

17 septembre 2012

Les pendules.

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Les pendules m'ont toujours intrigué et même s'en jamais bien y croire, voir pas du tout, ils me fascinent ne serait-ce que pour les vertus et les pouvoirs qu'on leur prête. Instrument divinatoire, le pendu peut être de bois, de fer, de pierre, de verre ou de cristal. Rond, carré, pyramidale, sa forme varie mais il reste toujours parfaitement géométrique.

Son fonctionnement est simple. D'abords inerte dans les mains de son propriétaire, il s'anime en formant des cercles et devient de plus en plus rapide puis s'arrête brusquement quand arrive soit à la destination indiqué, soit sur l'emplacement ou la réponse recherché.

4 septembre 2012

Les galles.

Les galles appelées aussi cécidies; sont des dégénérescences d'un ou plusieurs organes d'une plante. Cela peut être dû à un insecte qui pond dans la plante (guêpe, mouche...), à un champignon, à un acarien ou à une bactérie.

Les animaux et les hommes peuvent aussi être touchés, comme la Gale (un seul L) pour l'homme qui est due à un acarien.

Il y a deux sortes de galles:

Dans le premier cas la plante pour se protéger ou à cause de l'agent pathogène, va soit muter, soit produire de la matière végétale en abondance dont va se nourrir l'hôte et qui va dans un même temps l'abriter.  Dans un deuxième cas, la plante ne produit pas de matière végétale ni ne mute, l'hôte va se contenter de se nourrir de la plante et va faire dépérir les parties touchées (bourgeons, écorces, fleurs, feuilles, tiges...). Il arrive que les larves parasitaires soient à leur tour l'hôte d'autres larves qui vont se développer dans leur corps en se nourrissant d'elles et en profitant de leur abris.

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La galle de cette ronce est dû à une petite guêpe. Cette galle mesure jusqu'à 10 cm et contient plusieurs alvéoles. Une galle souvent contient une larve. Après les premiers froids les adultes sorte de leur refuge qui lui, reste sur la ronce d'année en année. On peut alors les cueillir juste avant qu'il ne fasse mauvais pour observer les adultes en sortir. Dans certaines cultures les galles sont utilisées pour divers usages (médecine).

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Vous pensez avoir à faire à des fleurs de chêne? Hé bien pas du tout, voici une des
galles du chêne la galle en artichaut, dû à Diastrophus rubi (la vilaine). Sa larve
fait muter les bourgeons de l'arbre pour donner ce drôle de
cône dans le quel, il faut l'avouer, elle se la coule douce.

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Une autre galle que j'ai croisée mais que je n'arrive pas à identifier dans ce chardon
(peut être une Euribia cardui). La larve, fort vorace, a fini par sortir de son abris.

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Voici la galle du rosier sauvage ou rosier des chiens (dont je parle ici).
Cette galle est dû à la Diplolepis rosae, une petite guêpe solitaire.
Elle se nome le bédégar et serait  un médicament naturel
que la phytothérapie recommence à découvrir.

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Pour plus de galles, c'est pas là: 

http://liboupat2.free.fr/Galles/galles.htm

 

3 juillet 2012

Poêlée de chanterelles.

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Pas de crème pour cette recette, la chantrelle est préparée le plus simplement du monde.

Recette:

- 800gr de chanterelles.

- 1 oignon.

- 1 tomate.

- des herbes de provence.

- de l'huile d'olive.

- du sel.

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Émincer l'oignon, la tomate, laver les chanterelles et les couper grossièrement en deux ou quatre selon la taille. Cuire les champignons dans de l'huile d'olive sur feu doux, jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau. Cela permet d'enlever l'âcreté des champignons. Remettre à cuire avec à nouveau un petit peu d'huile d'olive, ajouter l'oignon, la tomate, les herbes, le sel et laiser cuire 10 minutes toujours sur feu doux. Servir.

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26 mars 2012

Tome 2

J'ai une passion, celle de réaliser mes propres livres. Je me suis imposée un thème pour celui-ci, "les pratiques, cultes et croyances de ma région"... j'ai un peu triché, quelques autres mythes ou rites viennent d'ailleurs mais bon, ils me plaisent bien. Pas simple de trouver de la doc mais j'en suis presque venue à bout. Et puis cette fois j'ai bien plus sortie mes crayons de couleurs et mes ciseaux histoire de faire quelques chose de plus travaillé. Le prochain sera je pense dédié aux "créatures mythologies, imaginaires ou bien réelles de nos mers".

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 L'automne

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 Le plantin

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 L'amanite tue mouche

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 La pierre à Mata ou dolmen de la Thérése

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La chenille 

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 Champignons de mars et cycle du champignon

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 Cernunos

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 Le chataignier

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Consécration des fleurs et leur anatomie 

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 Déméter

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Le faune

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 Le chèvre feuille

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 Le héron

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 L'eau de voyance

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L'aubépine 

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 L'amanite phalloïde

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 La méditation

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 Le phénix

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 La fougère

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 Les syphles

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Le sirop de limace et les différentes espéces 

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 La main de gloire

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 La mandragore

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 La digitale pourpre

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 Signification des plumes des oiseaux et constitution d'une aile

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 Rituel de protection de la maison

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 Le pavot

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 Les potions

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 La sauge divinarum

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 La coriandre

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 La magie des doigts

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 La salamandre

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 Les épices

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 La menthe poivrée

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 Le pentagramme

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 Les saisons

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Le basilic 

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 L'amanite verna

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 La pierre percée de la Motte d'Avalon

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 La magie draconique

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 Le gui

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 Les cycles lunaires

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 Les elfes

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 Le sphinx à tête de mort

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 Le houblon

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 L'oracle de la triade

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 La verveine

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 Le cycle des plantes

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 Les démons

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 La cascade aux fées

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 Le tilleul

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 Champignons d'avril et fourmis zombies

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 Le lierre

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 Les chats

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 L'arbre de vie

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 le buis

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 Le noistier

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Le sourcier et ses baguettes

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 Les mandalas

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 Le bain magique

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 L'ortie

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 La rose des vents

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 La femme pieuvre

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Chasseur de vipères et vipérine 

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 La violette

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Bouquet de la saint Jean 

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Runes celtes 

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 Runes celtes et dolmens

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 Rituel de consécration du grimmoire

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 Les dragons

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Index 

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 Fin

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Une partie de mon trésor.

 

Index

Plantes:

ail 65, amanite tue mouche 5 et 6, amanite printanière 75 et 76, amanite phalloïde 31 et 32, aubépine 29 et 30, basilic 73 et 74, buis 113 et 114, cannelle 65, châtaignier 15 et 16, chèvre feuille 23 et 24, clous de girofle 65, coriandre 59 et 60, digitale pourpre 47 et 48, fougères 37 et 38, graines de moutarde 66, gui 81 et 82, houblon 89 et 90, laurier 65, mandragore 45 et 46, menthe poivrée 67 et 68, myrrhe 66, noisetier 115 et 116, oignon 66, ortie 123 et 124, pavot 53 et 54, plantin 3 et 4, poivre 66, sauge 57 et 58, tilleul 101 et 102, verveine 93 et 94, violette 129 et 130

Rites, consécrations, calendriers et symbolisme:

arbre de vie 111 et 112, automne 1 et 2, bain magique 121 et 122, bouquet de la St Jean 131 et 132, calendrier cueillette 95 et 96, chasseurs de vipères 105 et 106, consécration des plantes 17 et 18, consécration du grimoire 137 et 138, cueillette en avril 103, cueillette en mars 11 et 12, cycle lunaire 83 et 84, dolmens 136, fluide condensateur des sorcières 27 et 28, magie draconienne 79 et 80, main de gloire 43 et 44, mandalas 119 et 120, méditation 33 et 34, pentagramme 69 et 70, potions 55 et 56, protection de la maison 51 et 52, rose des vents 125 et 126, runes, 133, 134 et 135, saisons 71 et 72, sirop de limace 41 et 42, sourciers 117 et 118, symbolisme des doigts 61 et 62, triade 91 et 92

Divinités et créatures:

cernunnos 13 et 14, déméter 19 et 20, dragons 139 et 140, elfes 85 et 86, faune 21 et 22, femme pieuvre 127 et 128, phénix 35 et 36, succubes et incubes 97et 98, sylphes 39 et 40

Animaux:

aile d'oiseau 49 et 50, chat 109 et 110, chenille 9 et 10, fourmi zombie 104, héron 25 et 26, salamandre 63 et 64, sphinx à tête de mort 87 et 88

Lieux magiques et légendaires:

cascade aux fées 99 et 100, pierre à mata 7 et 8, pierre percée 77 et 78

 

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