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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
  • Grande amoureuse de la nature, j’ai pu me rendre compte du besoin urgent de nature dans notre société. Fort de ce constat, je me consacre à mon échelle à faire découvrir les beautés de notre monde.
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24 septembre 2014

Masque, papiers et plumes.

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Depuis toujours j'aime collecter les merveilles de la nature pour les entasser chez moi: plumes, insectes, champignons, feuilles et fleurs... tout ce petit monde prend vite de la place. Il est grand temps de leur trouver une utiliter... un masque festif ! "Le masque, destiné à dissimuler, représenter ou imiter un visage, assure de nombreuses fonctions, variables selon les lieux et l'époque. Simple objet de divertissement ou associé à un rite, œuvre d'art ou produit normalisé, il se retrouve sur tous les continents. Il est tantôt associé à des festivités, tantôt à une fonction." Source.

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Pour se faire il vous faut un peu de matériel:

- Un masque (acheté 2,50€ dans un boui-boui).
- De multiples papiers fins de toutes les couleurs.
- Des tatouages éphémères de style baroque.
- Des trésors récoltés pendants vos promenades: plumes, aiguilles de pin, insectes, feuilles séchées etc.
- Des ciseaux, de la colle liquide, un pinceau, de la colle forte, du vernis, un rouleau de scotche épais.

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Pour commencer, j'ai scotché sur la face intérieur du masque les plumes (de geai, de buse, de tourterelle, de faisan, de corbeau etc.) avec du scotche épais pour éviter que les calamus de celles-ci ne blessent le visage. Pour former un éventail, je les fixes dans l'ordre : de la plus grande à la plus petite en commençant par le haut en intercallant quelques grandes aiguilles de pin.

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Mais avant cela j'embéllie mon masque.J'ai collé de faux tatouages avec une éponge humide qui ressortirons à la fin del'ouvreage par transparence puis; je déchire de fins morceaux de papiers avec les doigts que je colle avec la colle liquide à l'aide d'un pinceau. On peut choisir un seul papier ou même le peindre. Une fois le tout sec, je colle mes feuilles, mes trouvailles (hannetons ou petits biches séchés). Voilà mon ouvrage terminé.

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21 mai 2014

Quelques signes de vie.

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 Baisse de régime sur le blog depuis quelques semaines maintenant (on ne peut pas être sur tout les feux)... mais me revoilà avec l'article promis et en prime, quelques clichés sur l'éveil des petits habitants du jardin. Pour l'heure, l'aternance de pluie et... de pluie fait le bonheur de la vigne vierge mais aussi des limaces et autres démons du potager et puis n'égagérons rien; les quelques rares rayons permettent de lézarder tranquillement sur la terrasse et de reçevoiravec plaisir les amis.

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Mon nouvel appareil photo est à la hauteur de mes espérances et je prends plaisir à photographier les graines de pissenlits qui viennent s'échouer après leur course folle,portées par le vents, sur mon lainage. C'est elles qui ont inspiré des générations d'inventeurs, en particulier dans l'éllaboration du parachute.

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 L'iris germanique se décline sous de nombreuses couleurs. Il appartient à la famille des iridacées tout comme le crocus. On le rencontre dans de nombreux jardins. Le rhizome de cette jolie fleurs est utilisé en parfumerie. Autrefois, il était disposé dans le linge pour faire fuir la vermine et le parfumer. 

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 Soleil oblige, le mobilier de jardin refait son apparition après avoir séjourné un bon moment dans l'obscurité, à l'abris de l'humidité et des moisissures. Ce banc sera parfait pour les longues siestes digestives de l'été.

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 Les framboisiers sont vivaces ! Tous les ans ils produisent des tiges en grand nombre et tout particulièrement cette année, gage de bonne cueillette. Les feuilles peuvent servir de substitue au thé. Les fleurs discrètes attirent les abeilles des ruches voisines. Cachée dans la verdure, l'epeire concombre tisse sa toile.

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 La raiponse fleurit. Ce ne sont pas ses fleurs que l'on consomme mais ses feuilles au goût subtile de concombre. Toute fois, il est préférable de les récoltées avant l'arrivée des boutons floraux pour ne pas se retrouver avec de la verdure rêche en bouche.

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 Le sureau est en fleur !!! (Attention de ne pas le confondre avec les dangereux sureaux yèbles qui n'en sont pas). Les fleurs peuvent entrer dans la composition de délicieux mets: limonades, liqueurs, vins, infusions mais ce que je préfère reste les fleurs en beignets, couvertes de miel et de sucre poudre. Miam !

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 Le mobilier de jardin est sorti, les chats profitent des épaisses couvertures et des draps fraîchement lessivés pour piquer un petit somme. En moyen, nos félins domestiques dorment 16 heures par jours (soit 2/3 de sa vie), de quoi d'en laisser plus d'un rêveur.

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 Ce repos est l'appanache des prédateurs, les proies, elles, se doivent d'être constement sur le qui-vive mais il existe quelques exceptions comme le paresseu à deux doigts qui peut faire des nuits de 20h. La souris elle ne sommeil pas plus de 4h, ce qui explique en partie d'un point de vu biologique sa courte durée de vie.

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 La pivoine est en bouton. Son nom vient du grec "παιωνἰα - païônia" qui veut dire "plante médicinale". En effet, la pivoine est connu depuis des siècles comme abortif, pour enrichir le sang, nettoyer le foie, diminuer la fièvre et lutter contre les refroidissements. Pour les grecs anciens, la fleur est une personnification du dieu Péon, l'un des plus anciens dieux guérisseurs. 

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Mai, le temps des belles fleurs:

1: Le boule de neige est un arbuste qui produit d'énome grappes de fleurs rondes. C'est un viorne décoratif qui est du plus bel effet dans le jardin.

2: Le houx d'Europe mâle est en fleur. On oublie trop souvent que certaines espèces de végétales (comme la mercuriale ou le palmier) sont définit sexuellement, ce qui implique que les mâles ne portent pas de fruits. Ainsi un seul de nos deux houx donne chaque année de jolies boues rouges.

3: Le pissenlit fleurit presque toute l'année selon le climat mais plus particulièrement au printemps où il est très abondant. Sur le déclin, les fleurs ont donné une myriade de petites graines qui se laissent porter par le vent.

4: Les renoncules boutons d'or ont profité d'un temps plus que clément pour se multiplier. Les champs sont jaunes et on n'y voit plus les bovins qui y paissent tranquillement.

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La scrofulaire noueuse porte un bien étrange nom. Il lui vient de sa forme toute particulière qui évoquerait un scrotum. Autrefois elle était utilisée comme plante médicinale pour soigner les maladies de peau. Aujourd'hui elle est utilisée dans le traitement des articulations douloureuses.

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"En automne, jerécoltai toutes mespeines et les enterrai dans mon jardin. Lorsque avrilrefleurit et que la teere et le printemps célébrèrent leurs noces, mon jardin fut jonché de fleurs splendides et exceptionnelles." Khalili Gibran.

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L'escargot des haies, nommé aussi escargot des bois, est très courant en Europe de l'Ouest. Il apprécie les haies, les jardins et les zones de sous-bois humides. On peut le rencontrer jusqu'à 2200 mètres d'alltitude dans les Pyrénées, 1200 dans les Alpes.

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Bref, me revoilà après quelques semaines de sommeil (enfin plutôt de travail intense). Les noyers ont fini de fleurir et offriront à l'automne de belels noix, les fougères ont survécu au fauchage intensif, et il ne reste plus qu'à s'accorder quelques jours de répit au soleil avant de repartir.

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29 août 2014

Bonheur de l'Ardèche.

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 L'aventure Avignonesque est terminée, il est temps de prendre quelques jours de vacances. Au programme: plages, baignades, dodo dans la voiture, photos et visites. 2100 kilomètre plus tard, récit de ce joli voyage à la roots

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L'Ibie est un cour d'eau superbe aux eaux turquoises et chaudes bordées de plages de galets blancs, et il y est plaisant de s'y baigner aussi bien de nuit que de jour. Merci à mon collègue Loïc de m'avoir fait découvrir ce petit coin de paradis.

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 La rivière de l'Ibie (à ne pas confondre avec la Lybie... bon ok je sors) se trouve dans les gorges de l'Ardèche. Elle parcours 32 km avant de se jeter à hauteur de Vallon-Pont-d'Arc dans l'Ardèche. On parle alors de vallée de l'Ibie (etendue de Villeneuve-de-Berg à Vallon-Pont-d'Arc). Elle se trouve en plein coeur de l'a réserve naturelle et est un sanctuaire pour de nombreuses espèces animales comme par exemple les castors que l'on peut observer en amont de notre campement mais aussi les loutres ou les vautours percnoptères.

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Dans l'eau, des gardons et sur nos pieds les rayons du soleil. Malheureusement nous n'auront pas la chance d'apperçevoir l'un des deux couples d'aigles de Bonelli qui nichent au creux de la falaise. Néanmoins nous avons pu entrevoir de nombreux indices sur la présence des lapins de garenne. Cette espèce est réintroduite dans la zone pour permettre la réinstallation des aigles.

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Peu d'anmaux observés en somme mais de longues heures passées à lézarder au soleil ...

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L'érosion de l'eau a délavé les roches mais aussi a par endroit crée des cuvettes naturelle où l'eau chauffe rapidement... rien de mieux pour optimiser la trempette !

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Pour coller aux habitudes du blog, un peu de botanique:
1: Peut être une linaigrette (Eriphorum) mais je connais très mal le genre et ne m'avençerai pas plus.
2: Le buis (Buxus sempervirens) est courant dans les forêts françaises. Il est prisé pour son bois en ébénisterie mais est surtout connu pour sa longévité et sa résistance.
3: Voilà un plant de crépide (Crepis) mais dur d'en terminer l'espèce... peut être crépide à petite fleur (Crepis micranthas) ou crépide de Nice (crepis nicaeencis).
4: Un des arbre les plus connus, le figuier (Ficus carica L.). Outre pour ses fruits, il était réputé jadis pour son latex blanc à qui on prêtait de nombreuses propriétés. Tantôt médicament, tantôt poison, on trouve désormais cette sève dans certains plats algériens.

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Passage éclaire au bord de la rivière Ardèche qui a donné son nom au département. Elle se jette dans le Rhône à hauteur de Pont-Saint-Esprit. Elle connaît de très violentes crues au printemps et à l'automne ce qui restreins la pratique de sports nautiques pendant ces deux saisons.

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La sarriette vivace (en haut à gauche : satureja montana) embaume l'air et la végétation est proche de celle de la garrigue. La garrigue est connu pour être essentiellement composée d'arbustes et de buissons denses ainsi que de plantes aromatiques adaptés aux sols secs.

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Arrivée au col du Serre de Tourre à 323 mètre. Le belvédère donne une vu imprenable sur les gorges et un des détoures de la rivière. Dans un recoin de la forêt se trouve la grotte de Chauvet, inaccessible au public. Depuis 2014 elle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO.

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C'est dans le centre de Vallon-Pont-d'Arc que l'on trouve le musée de la Grotte de Chauvet. Actuellement une reconstitution de celle-ci est en cours et bientôt sera ouverte au public. On y retrouve la reproduction des plus anciennes peintures humaines connues au monde. Certaines ont 36 000 ans.
Mais bien que plaisante l'Ardèche n'a pas le charme de la mer... nous voilà repartis sur la route.

14 mars 2014

Un printemps bien précoce.

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Cette année, le printemps n'a rien à voir avec celui de l'année 2014 et si officiellement nous sommes encore en Hiver, la belle saison est installée. Néanmoins prudence,nous ne sommes pas à l'abri des giboulées. 
Leschouxdécoratifs ont, mafoie, plutôt bien survécus aux épisdes périodiques de gel et n'en sont que plus beaux.

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Comme à son habitude, le coq en pâte du quartier, sir faisan, vient faire ses vocalises sous les fenêtres de la maison.Lasaison des amours semble débuter, et notre nouveau voisin parade au centre de la pelouse en batant de l'aile, gonlfant le poitraille et en ouvrant un large bec.

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Les jonquilles sont apparues dans les jardins. Jonquilles... pas vraiment ! Certes ici et là on les nomme comme tel mais en réalité elles n'en sont pas. La seule plante qui peut prétendre à ce titre est narcissus jonquilla qui a de petites fleurs jaunes en grappe et qui sont utilisées dans l'industrie du pafum, notament à Grace.

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Il s'agit en réalité ici du narcisse jaune (ou narcisse en trompette, Jeanette jaune, chaudron, Claudinette ou encore Gauglé pour n'en citer que quelques uns), narcissus pseudonarcissus. On le trouve presque partout en France, parfois jusqu'à 2000m d'altitude. Ici enIsèrecomme dans nombreux départements sa cueilette est très réglementée, pas plus de 2poignées par personne sont autorisés dans le Parc de Chartreuse. Son bulbe était utilisécomme un puissant et violent purgatif. Ses fleurs sont antispamodiques étaient employées comme calmant. 

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Les jours s'allongent depuis quelques temps maintenant mais c'est depuis peu que l'on peut en profiter pleinement. La chaleur est douce et ce mois de mars promet d'être l'un des plus chaud de la décennie si ce n'est plus. Les chats semblent apprécier les vielles pierres de la maison qui diffusent leur chaleur après avoir été frappées par les rayons du soleil durant la journée.

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Les perces neiges sont nombreuses encore bien que bon nombre d'entre elles aient fané. Appelées galants des neiges, elles figurent parmi les premières à percer le manteau neigeux pour profiter des rayons du soleil.

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N'oublionspas l'arriver du ficaire. Toxique à haute dose, ces feuilles étaient consommées car riches en vitamine C,ce qui permet de lutter contre le scorbute. Son arrive est bon signe car précéde souvent de 10 à 15 jours celui des morilles mais à mon sens, la sortie des orchis mâles reste le meilleur des indicateurs.

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Je vous ai parlé de champignons la dernière fois, en voici quelques uns. Les oreilles de Judas ont séché sousl'effet du soleil et deschaleurs des derniers jours. Plongées dans l'eau elles reprennent leur forme initiale. Déjà la relève arrive,cachée sousl'écorcedu vieux sureau.

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Voila une fleur incourtounable, la pâquerette. On la trouve unebonnepartie de l'année danslajardin, même l'hiver. Ses feuilles sont réputées, en particulier assaisonnées de vinaigre, dans les salades sauvages.

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Cette année 2014 est propice aux primevères acaules (appelées aussi primevères sans tiges), c'est bien simple on en rencontre de partout! Les fleurs et feuilles peuvent être consommées crues ou cuites. Les fleurs peuvent aussi servir comme instrument de musique.En soufflant délicatement dans leur base, elles peuvent faire office de trompette.

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C'est aussi le temps des violettes aux quelles bientôt, je dédirai un billet. En attendant voici la violette blanche (viola alba). On la rencontre de février à avril. Ses fleurs sont solitaires et hermaphrodites. Elle est protégée en Lorraine.

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Les hellébores fétides sont en pleine floraison. Leur nom comme leur parfum ne sont pas très attirants ce qui n'empéche pas que ces plantes à fleurs figurent parmi mes préférées. Extrémement toxique, on les employait autrefois pour de nombreux usages, notamment pour faire des purges gastriques sur le bétail.

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Premières pézizes !7 pour commencer. Elles sont sorties depuis belle lurette et j'ai enfin l'occasiond'en ramasser 2 ou 3. Ces cousines des morilles peuvent laisser sceptique de par leur aspect mais il ne faut pas s'y tromper, elles restent d'excellents champignons.

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Quand aux pommiers du voisin qui ont bien été utiles pour les décoration de Noël, malgré les nombreuses pertes les rescapés se portent bien mais l'imposante ramure que leurs font les touffes de gui pourront tôt ou tard avoir raison d'eux.

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Quelques coucou (primevères officinales) ont fait leur apparition. Bientôt leurs fleurs remplirons les paniers pour composer les tisanes du soir, les limonades digestives et pourquoi pas, les liqueurs de longue vie.

 

1 février 2014

Angleterre 2009.

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(Ce billet inogure une nouvelle catégorie: voyages.)

L'été 2009 fût marqué par mon premier voyage en Angleterre. Destination Bristol et ses mystères pour 10 jours mais pas que! 

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Bath:
Les amateurs de rugby reconnaîtront cette ville à coup sûr. Située à 180 km de Londres et 25 km de Bristole, elle est connue pour son parc érigé par Elizabeth Ier mais surtout pour avoir été fondée par les Gallo-romains en - 43 J.C. qu'ils nommèrent Aquae Sulis en raison de ses bains thermaux qui étaient considérés comme un lieu saint par les Celtes. Depuis 1987 la ville est classée au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO. Quand Guillaume II d'Angleterre céda la ville à Jean de Tours, son médecin royal, il en devient l'abbé et entreprit la construction d'une église bien plus grande que celle de son ancien prieuré. 

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Sur la façade de celle-ci, on peut voir une multitude d'anges escalader les marches qui mènent au Paradis. Dans les soubassements des bains que l'on peut visiter, de nombreux vestiges ont été mis à jour. Des pièces de monnaie, des parures, des bijoux, des statues, des mosaïques ou encore des gravures constituent un inestimable trésor. Lac chaud, lac froid, lac de soin... autant de termes utilisés pour définir les bains. (A droite fresque de la Gorgogne).

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L' eau de la source sacrée ci-dessus et du grand bain à droite a un teinte verte. Les responsables ne sont pas des algues mais les plaques de cuivre qui couvrent le fond des bassins et qui au fil des siècles ont prit cette teinte. Ce sont les sources les plus chaudes de Grande Bretagne et elles ont attiré pendant l'âge victorien toute la petite bourgeoisie. Oisive, elle avait un mode de vie très particulier: les notables se levaient aux alentours de 11h, mangeaient frugalement, partaient aux bains, en ressortaient vers 17h, s'apprétaient pour sortir festoyer puis danser, rentraient au petit matin puis reprenaient ce cycle. Cette particularité a inspiré bon nombre de poètes et de conteurs.

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 Bref, c'est une charmante ville un peu vieillotte certes, mais avec un passé riche. Dans la légende c'est Bladud, roi de Bretagne en 1135 et décédant de Brutus, petit fils d'Ennée qui fonde Bath nommée alors Kaerbadum et qui est placée, en raison des bains, sous la protection de déesse Sulis, équivalence de la Minerve romaine (dont on peut admirer exposer dans le sous sol la tête tout en or). Magicien, philosophe et enchanteur, il meurt en essayant de couquérir les airs avec une machine de son invention. 

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Le village:
Pendant notre séjour, nous avons été logé à proximité de Bristol, à quelques pas du "Bristol Channel" dont nous avons pu voir à plusieurs occasions les vagues et sentir les embruns salés. 
IMGP0338Dans le petit village où nous étions logés, une petite église/cathédrale (je n'ai jamais vraiment su) se dresse dans la campagne verdoyante. Pas de montagnes à l'Horizon, le dépaysement est total. Nous avons de la chance, le grand père de l'amie chez qui nous logeons est sonneur de cloche! Nous voilà partis à escalader 

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les quelques deux cents marches de l'édifice pour profiter de la vue. Au sommet, des gargouilles nous regardent de leur mauvais oeil mais ce qui nous ébahît se trouve au sol. Le toit de l'église est couvert de marques et de gravures: joueurs de jazz, trompettistes, habitants du coin... depuis de nombreuses années (pour ne pas dire depuis l'existance du bâtiment), il est permit d'apposer sa signature dans ce lieux magique.

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Le temps fait son oeuvre, certaines inscriptions finissent par disparaître. Après cette escapade nous redécendons de quelques marches pour nous faire sonner les cloches et quelles cloches! Des vieilles dames pour certaines dépassants la tonne. Cinq sonneurs actionnent énergiquement les cordes reliées à ces monstres de fonte pour nous frodonner leurs plus douces mélodies.

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Dans le village et parfois, en surplomb des maisons, un superbe aqueduc romain serpente dans la campagne. Il desservait Bristol en eau à l'époque gallo-romaine en enjambant les collines et les vallons. Les premiers aqueducs seraient hébraïques et dateraient du 7e siècle av J.C. Celui-ci est semblable à celui de Mezzavia à Ajacciodans le cadre de l'ouvrage ducanalde Gravona.

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Le pays de Galle:
Je ne sais pas si ce que j'ai vu du Pays de Galle est emblématique de ce coin de Grande Bretagne (hormis la pluie) mais là aussi j'ai vu voir du beau, et plus précisément du vieux, enfin presque. Nous voilà partis dans un drôle de village, composé de demeures de toutes les époques typiques de la régions, de celtes à aujourd'hui.

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Il s'agit de Saint Fagans, l'ecomusée nationnal du pays de Galle. Tannerie, hutte, moulin, forgrie, épicerie, école ou refectoire, c'est une véritable ville témoin. Un parc, quelques bassins, deux trois canards et une roseraie complètent le tableau.

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IMGP0416 V'là un beau voyage. L'article est court, non par manque de photos ou de souvenir mais voilà, 2009, ça commence à dater un petit peu, et j'avais à coeur de mettre ce qui m'a le plus marqué, histoire de faire pour une fois quelque chose d'un peu plus dense et concis.

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Le départ arrive et depuis l'avion, de bien beaux paysages s'offrent à nous: les côtes atlantiques et les grands champs, la vilel de Paris avec les avenues menant à l'Arc de Triomphe (il suffit de cliquer pour mieux voir)! Ainsi se termine mon premier voyage d'outre-manche.

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IMGP0011Souvenirs, Souvenirs...

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26 octobre 2013

Ma petite amanite.

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Vous vous souvenez surement de cet article: "L'amanite tue-mouche, berceau de nos religions européennes" (ICI), où inspirée par les travaux de Robert-Gordon Wasson, j'avais tenté de présentée la théorie selon la quelle la plupart de nos religions eurasiennes sont nées de l'amanite tue-mouche et de ses effets hallucinogènes.

Il y a quelques jours je suis tombée sur cette image, une oeuvre de Séraphine Louis datant de 1928 et intitulée "L'arbre de vie". Que voit-on sur ce fameux arbre de vie qui, dans le folklore de nombreuses religions et cultures soutient le monde? Des amanites tue-mouche, signe une fois de plus que notre culture n'a pas oublié ce vieux champignon mais l'a incorporée dans son inconscient.

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 Voici un autre exemple à travers cette carte de tarot. Tirée de ce site web (ici), elle représente le renne. Au pied des animaux, des amanite tue-mouche. L'association n'est pas anodine, elle nous rappel que cette animal friand du champignon a fait découvrir les puissants effets de celui-ci, à travers son ingestion mais aussi la consommation d'urine de l'individu qui subit ses effets.

30 novembre 2013

L'odeur de la Terre: Le petrichor et la géosmine.

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Quel plaisir après une averse fraîche un soir d'été ou dans une chaude matinée automnale, de sentir cette odeur si particulière caractéristique de la terre mouillée par la pluie. Ce phénomène se nomme petrichor. Derrière ce nom barbare, se cache une réaction simple.

Défini pour la première fois en 1964 par deux scientifiques et géologues australiens (Bear et Thomas), le petrichor illustre la réaction du sol provoquée par une pluie froide sur la terre chaude. Le choc thermique engendré va faire se libérer des racines et des rhizomes des végétaux un liquide apparenté à une forme d'huile qui sera absorbée par les éléments qui les environnent : roches, terres, bois morts mais aussi air ambiant. On retrouve également ce liquide huileux sur les enveloppes des graines qui s'apprêtent à germer. Celui-ci leur permet de supporter la sécheresse.

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Mai il n'est pas le seul composant de ce que l'on nomme "l'odeur de la Terre". Au contact de l'eau, la géosmine produite par des bactéries, les actinomycètes (en particulier celles qui interviennent dans la fabrication de l'hummus) quand celles-ci se multiplient à l'aide de spores, va libérer une odeur très particulière qui se mélange à celle du petrichor et qui volatile, reste peu de temps dans l'atmosphère mais que les nez bien avertis reconnaissent sans mal. On peut retrouver des traces légères de cette odeur quand on retourne la terre du jardin.

D'un point de vue anthropologique (selon les travaux de l'anthropologue Diana Young), cette odeur nous est plaisante car elle correspond souvent aux notions d'élevage et d'agriculture. Le fait que celle-ci apparaisse suite à de fortes pluies après une période de sécheresse correspond dans l'imaginaire collectif chez de nombreuses ethnies, peuples ou cultures à l'arrivée des récoltes, au début de la pousse, à la fin de la famine ou le retour de l'eau pour abreuver le bétail. Mais elle permet aussi de manière instinctive de reconnaître une source d'eau potable d'une autre qui ne l'est pas. Cela explique pourquoi nous "y sommes sensibles à 10 partie par billion (20 à 60 ng/l), soit une goutte dans une piscine de taille olympique" (cf: ici).

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Aujourd'hui la molécule de géosmine (identitifiée par le chimiste américain NancyN. Geber en 1965) est employée dans de nombreux secteurs comme dans celui de la parfumerie pour son odeur naturelle, dans celui la gastronomie pour l'éllaboration des vins et la dégustation des poissons mais aussi dans celui de la recherche comme moyen de détection des points d'eau insalubres et des cultures polluées.

Le terme petrichor vient du grec -petros: pierre et -ichor: sang des dieux. Quand au nom de géosmine, il vient de -gê: terre et -osmê: odeur. De cette odeur, on dit qu'elle possède des arômes de betteraves, de champignons, de feuilles mortes, d'humus, de moisissures, d'herbe fraîche ou de décomposition. N'oublions pas non plus le rôle de l'ozone qui, à l'arrivée des molécules de petrichor et de géosmine dans l'atmosphère modifie en interagissant avec celles-ci leur composition et donc leur structure olfactive. 

 

Sources:

http://www.maxisciences.com/pluie/qu-039-est-ce-qui-donne-a-la-pluie-une-odeur-si-agreable_art29121.html

http://www.gurumed.org/2012/12/02/gosmine-lodeur-de-la-terre-quand-il-se-met-pleuvoir/

http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/07/21/le-parfum-d-apres-la-pluie-decrypte

http://www.lapetiteencyclopedie.fr/origine-de-lodeur-de-la-pluie/

1 octobre 2013

L'amanite tue-mouche, berceau de nos religions européennes.

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Avant-propos: par cet article je ne motive absolument pas la consommation de champignons hallucinogènes, l'utilisation de cette amanite comme drogue ou comme moyen de communication avec lesesprits, non, j'ai pour désir de montrer quelques aspects cachés et parfois tabous de la culture européenne et de son lien avec l'amanite tue mouche. En aucun cas il faut s'amuser à la consommer car les problèmes de santé qu'elle peut engendrer sont bien réels.

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(Oui je dois avouer que je viens de découvrir comment insérer les gifs au risque d'en abuser.)

Pour tout avouer, je suis une passionnée d'ethnobotanique et de mycologie (ce qui donne l'ethnomycologie, une science toute récente), alors quand j'ai commencé à lire "Le champignon divin de l'immortalité suivi de Qu'était le Somma des aryens?" de Robert-Gordon Wasson, j'ai eu une révélation. Notre belle amanite tue mouche, décriée et même considérée dans certains ouvrages mycologiques comme mortelle est en réalité l'un des piliers de nos cultures indo-européennes et pré-chrétiennes. Un champignon comme base de l'Europe? Oui oui mais pas n'importe le quel, l'amanite tue mouche, le lait des Dieux mais avant tout, petite présentation:

L'amanite tue mouche est un basidiomycète de la familles des amanitacea. On la trouve dans tout l'hémisphére Nord et depuis peu dans le Sud avec l'importation de plants de sapins américains. Elle est facilement identifiable: le chapeau est rouge, parsemé du blanc de la volve protectrice qui protége le champignon à sa sortie de terre et qui forme l'anneau. Elle reste visible à la base de celui-ci. Le pied est blanc, les lamelles et la chair également. Arrivée à maturité elle mesure généralement entre 8 et 20 centimètres de haut voir parfois beaucoup plus (jusqu'à 40 centimètres). On la trouve aussi bien sous les résineux (pins de préférence) que les feuillus (hêtres, châtaigniers) mais surtout, sous les bouleaux, arbre magique par excellence mais nous y reviendrons. Enfin, en fonction des régions du monde, on peut trouver de nombreuses sous-espèces d'amanites tue-mouche aux couleurs diverses: jaunes, oranges et mêmes blanches.

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L'amanite tue mouche, berceau de nos religions européennes.

Au commence il y a un champignon, l'amanite tue mouche. Puis il y a des hommes avec leur curiosité et leur appétit. Quand les molécules de la première rencontre l'imagination des seconds, ça donne des chocapics les prémices des premières religions européennes et mêmes, indo-européennes.

 Un nom bien trouvé

Son nom vient du latin fungus muscarum qui veut littéralement dire champignons des mouches" en raison des propriétés insecticides qu'on lui prêtes, en particulier en France mais aussi en Allemagne, en Suède et dans les autres pays de culture slave. Ne dit-on pas aux enfants pour les éloigner du dangereux champignon qui mêlé à du lait tue les mouches et autres insectes? (en réalité il les endort). Mais l'emploi du terme mouche pourrait aussi être lié à l'expréssion médiévale qui désignait l'état de démence par la présence de mouches dans la tête du malade.

 Une histoire de molécules

On a longtemps cru que la muscarine de cette amanite (découverte en 1869) était l'origine des effets psychédéliques du champignons de par son effet excitant en agissant sur les synapses mais cette molécule est bien trop peu présente dans l'amanite tue mouche pour expliquer ses propriétés. Il faut chercher du côté de la muscimole et de l'acide iboténique (majoritairement concentrés dans le chapeau, en particulier la cuticule rouge) pour trouver les causes des hallucinations mais aussi des vomissements, des somnolences, d'une certaine euphorie, des délires, des confusions, des états de prostration, des troubles de l'équilibre, de l'hypervantilation, une sudation accrue et/ou des troubles gastriques. 

 Un emploi lié à l'observation de la Nature

La découverte des propriétés de l'amanite tue mouche pourrait venir des peuples du Nord, en particulier des éleveurs de rennes. Je m'explique. Pour éliminer la muscimole et l'acide iboténique , l'organisme digère rapidement ces composés vers les urines (20 à 90 minutes après ingestion). Or chez les rennes, il est courant de voir ces animaux consommer de l'amanite tue mouche (pour atteindre un état proche de l'ivresse si l'on peut comparer la "défonce" animale et à celle de l'Homme) ou boire l'urine de leurs congénères qui en ont ingurgité pour resentir les effets psychédéliques. De là, l'Homme a force d'observation a intégré cette pratique à son mode de vie, ce qui explique l'emploi de l'urine dans des rites anciens mais aussi actuels, le précieux liquide étant un moyen de se transmettre les effets hallucinogènes des molécules.

Voici un extrait de l'ouvrage de Robert Gordon Wasson où il cite un passage du Rig-Véda qui met en lumière ce fait:

"Comme le Cerf, viens boire ici!

Boire le Soma, autant que tu le désires.

Pissant généreusement jour après jour, ô puissant,

Tu atteins le zénith de ta force."

 

Dans un autre extrait il cite le Zed Avesta:

 

"Quand finirez-vous avec l'urine dont se servent les prêtres pour enivrer le peuple et le tromper?"

 Le Soma, lait des Dieux

Chez les aryens, un peuple indien (indiens d'Asie et non amérindiens), les écrits religieux ancestraux font part du Soma, le lait des Dieux qui permet d'atteindre la connaissance et la sagesse de ceux-ci. Il s'agirait d'une potion à base d'une "plante" miraculeuse. On trouve ce Soma dans de nombreuses religions asiatiques aujourd'hui encore mais la recette de celui-ci a depuis longtemps disparu. Linguistes et botanistes face à la description de la mystérieuse plante sacrée restèrent sans réponses et allèrent jusqu'à affirmer qu'il ne s'agissait que d'une allégorie, d'une chimère ou encore d'une croyance. Mais c'était sans compter sur Robert-Gordon Wasson et son épouse qui non seulement rendirent public l'existence du Soma mais résolevèrent l'égnime. La plante est décrite comme un dôme aussi rouge que le cuir d'un taureau sur le quel les gouttes du lait d'une vache se seraient posées (on retrouve la sacralité indienne des bovins ici). Il n'en fallait pas plus au couple pour faire le lien: le Soma est une potion hallucinogène à base d'amanites tue-mouche. Ainsi son utilisation remonterait à 4000 ans avant notre ère mais les premiers écrits du Rig Veda (le livre sacré) parlant du champignon datent de 10.000 av J-C, renforçant la théorie du Soma comme fruit d'un champignon et comme symbole de la connaissance et de la laitance divine (aussi bien le lait maternel que la semence des Dieux car Soma se traduit par "semence du Père").

L'amanite chez les vikings

Chez les peuples vikings, les amanites étaient ingérés crues et en grand nombre par les guerriers partant au combat. L'état d'euphorie dans le quel ils entraient leur faisait perdre toute peur face au danger et qu'ils devenaient les légendaires "Beserks" (d'où la dangerosité liée à son emploi). Néanmoins cette théorie fait débat, en particulier en Scandivanie où les "pour" et les "contres" s'affrontent sur cette théorie depuis 200 ans. 

La pratique chamanique sibérienne

Parmi les symboles forts du chamanisme, le bouleau fait figure d'arbre totem. On pourrait penser que c'est pour les soins qu'apporte sa sève, les multiples usages quotidiens et médicaux que donnent son écorce, les arcs que fournissent les jeunes branches et j'en passe. Mais c'est aussi pour son lien étroit qu'il entretien avec l'amanite. En effet, il est l'un des meilleurs arbres hôte de celle-ci et il n'est pas rare de voir de véritables ronds de sorcière se former autour de lui. En somme, il doit en partie sa sacralité à l'amanite. Suite au travaux des époux Wasson (des précurseurs qui ouvrirons la voie à de nombreux chercheurs), on connaît quelques facettes des liens étroits qui unissent les hommes et leurs pratique à ce champignons. Les peuples d'origine ouralienne et sibérienne connaissent tous les propriétés de l'amanite (mais il semblerait que les peuplades turques aient elles aussi été initiées). Elle étaient employée (dans la pratique religieuse) par les chamanes qui aidés des chants, des tapements de mains du public et de la musique entraient en transe puis dans le monde des esprits pour communiquer ou lutter contre ceux-ci et découvrir le mal qui touchait une personne ou la communauté. Son utilisation se faisait aussi à des fins récréatives. Dans la région du fleuve Pegtymel, des gravures anthropomorphiques d'hommes à tête d'amanites ont été découvertes. Elles auraient 4000 ans, indiquant l'emploi ancien et ancestral du champignon.

Et en Europe occidentale?

Les traces sont maigres, cependant dans les relevés des inquisiteurs et les grimoires de "sorcières" parvenus jusqu'à nous, l'amanite tue-mouche serait mentionnée à plusieurs reprises comme un moyen de communiquer avec les esprits pour les uns, de forniquer avec le Démon pour les autres. Néanmoins, dans les Alpes Maritimes et plus précisément dans ce que l'on nomme "la Vallée merveilleuse" sur le Mont Bego, se trouve de nombreuses gravures rupestres. L'une d'elle, située sur une grande pierre que l'on nomme "Autel" sans connaître pour autant son emploi, représente un homme consommant des champignon au large chapeau. Il pourrait s'agir d'un ancien culte alpin mais peut être plus largement propre à l'enssemble du territoire orienté sur le champignon et donc l'amanite tue-mouche (seul champignon pouvant correspondre à la gravure tout en ayant des propriétés psycotropes) qui aurait perduré jusuq'à l'arrivé romaine. On peut retrouve des représentations semblables en Italien, en particulier sur le site de Valcamonica même si elles restent rares. En Espagne dans la région Catalane, l'emploi de l'amanite tue-mouche est encore de rigueur de manière traditionnelle (mais cela reste confidentiel). Selon les rares écrits, cette pratique remontrait à l'âge de bronze.

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(Icône Russe représentant la Trinité et datant de 1811, source: http://lucid-state.org/forum/archive/index.php/t-15755.html)

Son rejet par la culture chrétienne 

(Je tiens à prévenir qu'ici en au aucun cas je fais un procès de la Chrétienneté)

La christianisation de l'Europe a été progressive et est marquée symboliquement en Gaule par l'arrivée de Jules César. De là les champignons vont être ingérés dans la nouvelle religion pendant un temps (fait qui perdure dans certaines formes d'orhtodoxies, notamment en Russie) puis rejetés pour pouvoir tourner les populations vers la religion chrétienne tout en excluant les anciennes pratiques et les praticiens des anciens rites et traditions. Ainsi les champignons vont être associés à l'image du phallus (de par leur forme) et donc de la luxure mais aussi de la mort (de par leur toxicité) et surtout, ils vont être associé au roi des Démons. Certains noms sont évocateurs de ce phénomène: le bolet Satan, la trompette de la mort ou le phallus du chien n'en sont que quelques exemples. On trouve encore les traces de ce tabous dans une grande partie des pays chrétiens, en particulier Occidentaux. L'Angleterre et les pays de tradition anglicane font partis des meilleurs exemples. Là bas les pratiques mycologies sont restreintes voir inexistantes et parler de champignons est encore parfois mal vu. 

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(source: http://imageshack.us/f/834/chapelledeplaincourault.jpg/)

Ainsi l'amanite tue-mouche devient le fruit défendu. En effet elle ouvre des horizons de connaissance et de claire-voyance interdits aux simples mortels qui doivent avoir foi dans le destin que Dieu a tracé pour eux, au risque de le décevoir et de s'exposer à sa colère divine. Ainsi, peut être qu'à l'origine la pomme (ou la poire selon les écrits) que se partagent Adam et Eve pourrait être une amanite tue-mouche comme on peut le voir ici avec la représentation sur un des mûrs de la chapelle Plaincourault (Indre) du péché originel. 

Voici un autre exemple de la représentation du champignon comme fruit défendu dans la liturgie chrétienne:

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(source: http://imageshack.us/f/823/imagesdupsautierdeparis.jpg/)

De là est née la thèse selon la quelle le christianisme romain serait née d'un ancien culte des plaisirs (sexuels et psychédéliques) liés au champignon rouge à point blanc (à travers Dinoysos qui peu à peu a été rattaché au vin), thèse développée par John Marco Allegro dans son ouvrage le "Champignon sacré et la Croix : une Étude de la Nature et des Origines de la Théologie romaine à partir du Culte de la Fertilité dans le Proche-Orient antique". Dans son ouvrage "Les Champignons Magiques dans la Religion et l'Alchimie", Clark Heinrich développe l'idée que l'amanite est à l'origne de nombreuses religions comme l'Hindouïsme, le Judaïsme et le Christianisme.

(source http://lucid-state.org/forum/archive/index.php/t-15755.html)

Quelques exemples actuels

Dans de nombreuses régions du monde, l'amanite tue-mouche est consommé pendant les mariages. En Russie dans les zones rurales pour ces grandes occasions on la mélange à de la vodka. Les lituaniens vendaient (aujourd'hui encore mais à moindre mesure) les amanites aux Lapons qui l'emploient dans leurs pratiques chamaniques. En générale dans l'Est de l'Europe, on la consomme à titre récréatif avec plus ou moins de tolérance. Mais en dehors de son aspect ludique ou magique, elle peut être consommée comme c'est le cas dans certaines parties de l'Europe (Suède) après un long processus où le champignon coupé en lamelles puis bouilli longuement dans plusieurs eaux perd sa toxicité. Enfin l'amanite tue-mouche, son utilisation et sa mythologie sont encore vivace en Amérique du Nord et au Mexique chez les amérindiens. Aujourd'hui, l'artiste Carsten Höller qui partage son temps entre Grenoble, Paris et Berlin met en lumière cet héritage passé à travers des compositions et des expériences psychédéliques que l'on peut retrouver dans cet article des Inrocks (ICI).

Que dit la loi?

Le regain d'inerêt pour ce champignon à pousser les divers gouvernements à se pencher sur celui-ci. Ainsi en France il est classé comme stupéfiant (en consommer ou en vendre est illégal), en Belgique le gouvernement est en voie de l'interdir, aux Pays-Bas il est interdit de le vendre et de le consommer mais en Angleterre on peut se le procurer en magasin.

En conclusion 

Libre à chacun de se faire son opinion sur la question de l'influence de l'amanite tue-mouche dans notre culture et dans le passé de notre civilisation. Néanmoins il continu d'animer notre folklore et nos croyances. A l'approche d'Halloween, ne le voit-on pas surgir ici et là, dans les publicités de déguisements de sorcières et de vampires? N'est-il pas courant dans les décorations de jardin et des bûches de Noël, dans nos jeux vidéos (Mario Gif videos mario bros, ses amis jeux videos mario bros mario 11 gif, ses fameux champignons Gif videos mario bros et ses plantes magiques ) et non compte ("Alice aux pays des merveilles" est le meilleurs exemple), dans les représentations de l'Automne, du monde des fées et des lutins (ne sont-ils pas les maisons des farfadets?), de la Toussaint et des morts? On peut voir ici que la célèbre amanite, archétype du champignon toxique dans les filmes, les  livres illustrés (Tintin) et les dessins animés n'a pas vu ses liens avec le monde de l'invisible disparaître complètement.

(Merci à Humusanctus pour les images et les informations).

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(Je sais, je suis chiante avec mes gifs mais c'est tout un nouvel univer qui s'ouvre à moi!)

 

22 septembre 2013

La théorie des Signatures.

 

 

La théorie des signatures

(Cet article paraitra bientôt dans le numéro 3 de "La Renarde des Alpes).

 

5Avvocadoes-Womb

(photo issue de: http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/01/la-theorie-des-signatures.html)

La théorie des signatures est une médecine qui date du Moyen Age mais qui prend racine à l'antiquité avec Pline l'Ancien notamment puis, qui se démocratise à la Renaissance avec l'alchimie mais il se pourrait qu'elle soit bien plus ancienne.

En effetOtzie, conservé pendant 5300 dans la glace, portait un collier de champignon pour soigner sa trichinose et des documents datant des babyloniens parlent de plantes associées pour leur forme à des maladies spécifiques de certaines parties du corps humain.

Elle se fonde sur la ressemblance entre certaines plantes ou animaux et parties du corps humain ou, avec des capacités de celles-ci qui sont proches ou opposées aux troubles qui les animent. Néanmoins, certaines des plantes utilisées dans cette conception médicale sont employées depuis bien plus longtemps pour soigner les maux, la conception de signature leur ayant été apposées pour expliquer leur action bénéfique.

On peut caractériser cette pratique ainsi: Smilia similibus curantur, les semblables soignent les semblables (Marc Lachèvre).

De la théorie des signatures découle aujourd'hui quelques unes des conceptions de l'homéopathie, de la naturopathie et de l'utilisation des fleurs de Bach.

 

1Kidney-Beans

(photo issue de: http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/01/la-theorie-des-signatures.html)

Les principaux enseignants de cette doctrine sont:

Théophrase-Otto Brunfels-Pline l'Ancien-Cameriarus-Paracelse-Leonhart Fuchs-Henri Mondeville-Giambattista della Porta-Jean-Baptiste Porta-Nicholas Culpeper-Taton-Foucault-Jacob Böhme-Bellon-Crollius.

Il faut toujours être prudent dans l'emploie des plantes car elles peuvent se montrer toxiques ou du moins fortement allergisantes. Elles ne se révèlent pas toujours être des remèdes appropriés et souvent, leurs emplois appartient plus au domaine de la croyance que de la science. Certaines d'entre-elles semblent pire que le mal.

De plus de nombreuses espèces citées sont protégées, mieux vaut les laisser dans leur milieu.

 

2Walnut-Brain

(photo issue de: http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/01/la-theorie-des-signatures.html)

Avocat: il évoque le ventre maternelle bien bombé de part sa forme mais aussi par son temps de maturation (9 mois). On l'utilise pour stimuler le col de l'utérus, pour régler le cycle hormonale, pour perdre du poids après un accouchement ou prévenir le cancer de l'utérus.

Café: les graines ressemblent aux deux lobes d'un cerveau. On l'emploie pour accentuer la résistance physique et l'acquittée mentale.

Capillaire de Montpellier: elle évoque des cheveux et accélérerait leur pousse.

Carotte: sa couleur orange et son eau de cuisson jaune évoque les jaunissements qu'elle est censé combattre. Coupée en deux elle évoque un œil (pupille, iris …) et était consommée pour accroître la vue.

Céleri: semblable au cartilage des os, il est utilisé pour solidifié ceux-ci. Riche en sodium, leur effet serait en effet bénéfique pour le squelette.

Cervidés: ses bois sont gages de puissance et de virilité car un mâle avec de grandes ramures aura l'assurance de posséder un harem. On les consomme en poudre afin de se rendre plus viril.

Champignon de Paris (ou rosé des prés): coupé en deux, il ressemble à une oreille. On le consomme pour rétablir une mauvaise audition. La présence de vitamine D pourrait justifier cette utilisation.

Chélidoine: le latex jaune qui s'échappe de la plante est utilisé contre les jaunissements mais aussi pour le foie car il évoque la bile.

Toxique.

Chou: de par son odeur, il est associé à l'état d'ivresse. Son suc chasserait l'état d'ivresse.

Concombre de mer: sa forme et couleur évoque selon les cultures les selles et est employé pour le transite, soit la forme phallique et sera alors utilisé pour le désir amoureux. Sa capacité de se vider entièrement pour se reconstituer lui confère un fort pouvoir « magique ».

Corydale bulbeuse: ressemblant à la rate, elle en soignerait tout les troubles.

Toxique.

Dentaire: elle tire son nom de ses racines qui ressemble à des dents. Elle en soignerait les maux.

Digitales: celles poussant en altitude sont liées au soin des cœurs défaillants par manque d'oxygène en montagne car elles s'y épanouissent sans difficulté. Depuis on a découvert que ces plantes, en particulier la digitale rouge, ont des propriétés cardio-toniques mais leur grande toxicité à fait stopper tout emploie de celles-ci.

Toxique.

Euphraise: son motif centrale évoque un œil. Elle est employée pour solutionner les troubles et les inflammations liés à la vue.

Férule: elle évoque des cheveux et accélérerait leur pousse

Toxique.

Ficaire: la forme de ses rhizomes évoque les hémorroïdes. Elle était conseillée de se fait pour s'en défaire.

Toxique.

Figue: en générale se fruit pend deux par deux comme des testicules et contient de nombreuses graines associées au spermatozoïdes. On le mangeait dans le but d'accroitre le nombre de cellules reproductrices et de pallier au manque de virilité.

Gingembre: Sa couleur et parfois, sa forme,évoque un estomac. On l'utilise pour aider la digestion et lutter contre la nausée.

Ginseng: la forme phallique de la racine est associé à la force virile. On la consomme pour s'assurer une descendance nombreuse.

Haricot rouge: sa couleur et sa forme évoque un rein (il existe une variété du nom de rognon). On l'employait pour les problèmes rénaux,.

Hépatite à trois lobes: sa ressemblance avec un foie à raison du dessous rouge de sa feuilles trilobée explique son utilisation comme remède lorsque les troubles de cet organe se présente.

Hermodacte: nommé doigt de Mercure, la ressemblance de sa racine avec ce membre a popularisé son emploie pour soigner celui-ci puis plus généralement, les articulations et leurs troubles comme la goutte.

Toxique.

Jujube: comme pour le pruneau, cuit sa consistance et sa couleur évoque les selles. On l'emploit contre la constipation.

Lichen du chêne: elle évoque des cheveux et accélérerait leur pousse

Limace: sa production de bave va de paire avec l'excès de muqueuses dans l'organisme. On l'emploiera contre la toux grave et le rhume. Aujourd'hui sa composante que l'on retrouve aussi chez l'escargot, l'hélix, est utilisée dans les sirops contre la toux.

Mandragore: sa grosse racine qui ressemble à un corps humain (forme 4 membres) est très recherchée quand elle présente un analogie femelle (fente), mâle (excroissance) ou qu'elle est dédoublée (image du couple). Elle est utilisée pour avoir des relations sexuelles harmonieuses, connaitre l'amour ou souhaiter la mort. En sorcellerie on raconte qu'il faut faire déraciner la plante par un chien attaché à celle-ci car, à sa sortie elle pousserait un cri qui serait fatal. Dans les faits la plante a un effet thérapeutique semblable à celui de la jusquiame, de la belladone ou de la datura et a pu servir d'anesthésique préopératoire.

Toxique.

Noix: ressemblance de l'amande avec un cerveau. Elle est employée pour les troubles de la mémoire et de l'attention. La science a mit à jour la présence de sérotonine essentielle pour le cerveau.

Olive: de par sa rondeur et sa petite taille, elle évoque les ovaires et les ovules. On l'emploie pour permettre au cycle menstruel d'être plus efficace.

Orange: coupée elle ressemble à la glaire mammaire. Elle serait bonne pour la lymphe du sein.

Orchidées: en particulier chez les orchis mâles et l'orchis bouc, présentes deux bulbes ressemblants à des testicules humains. On les consommait pour résoudre les problèmes de virilité, et aujourd'hui encore, sous la forme d'une poudre sucrée ou braisés.

Patate douce: sa forme proche du pancréas (enfin presque) permet de régler l'index glycémique, notamment de manière concrète chez les diabétiques.

Pimprenelle: la couleur rouge flamboyant de la fleur était associée à la capacité d'absorber le sang. On l'employait pour les hémorragies.

Polytric: il évoque des cheveux et accélérerait leur pousse

Prêle: la tige ressemble à une colonne vertébrale. On l'utilise contre les maux de dos.

Toxique.

Pruneau: cuit, il évoque les selles. Il est employé pour avoir un bon transite et lutter contre la constipation, chose avérée.

Pulmonaire officinale: les tâches des feuilles évoquent les tumeurs et les tâches dû à la pneumonie. Utilisée pour les troubles des voies pulmonaires, les voies engorgées et la toux.

Raisin: en grappe, il évoque les alvéoles pulmonaires. On le consomme pour soigner les infections pulmonaire. Scientifiquement, il réduirait les risques de cancer du poumon et ses pépins réduiraient les crises d'asthme.

Reine des près: comme pour le saule blanc, elle vit les pieds dans l'eau et est donc employée contre la fièvre. C'est partir de la composition moléculaire de celle-ci que l'aspirine fût crée.

Rhinocéros: comme les bois de cervidés, sa corne permet aux mâles de s'accoupler avec les meilleures femelles. De se fait elle sera associée à la virilité et consommée dans ce but.

Sagittaire: les feuilles de la plante sont lancéolées, c'est à dire en forme de flèches. Elles servaient à soigner les blessures de ces dernières.

Toxique.

Sanguinaire du Canada: la couleur rouge vif du bulbe l'associe au sang dont elle soignerait tout les maux.

Toxique. 

Saule blanc: le fait qu'il ait les racines dans l'eau rappel la pratique de placer les pieds d'un malade dans une bassine d'eau pour faire baisser sa température. De ce fait il soignerait la fièvre et permettrait de réguler la température corporelle surtout quand elle est élevée. Depuis, on a découvert que l'écorce de cet arbre contiendrait des extraits proches de l'aspirine.

Chez les amérindiens, la souplesse des branches du saule permettrait de combattre l'arthrite qui se caractérise par une grande raideur.

Sceau de Salomon: racine proche d'une articulation. Soignerait l'arthrose, l'arthrite et les blessures/douleurs articulaires.

Toxique.

Sève: sa capacité à refermer les plaies des arbres est associée à l'action des plaquettes. On l'ingère pour permettre la bonne cicatrisation.

Toxique selon les essences.

Tomate: ces quatre compartiments, sa couleur rouge et son jus abondant évoque le cœur. Elle est ingérée pour réduire les troubles cardiaques.

Vipérine: les fleurs ressembles à la gueule d'un serpent, le pistil à une langue fourchue et les graines sont en V comme pour vipère ou venin. On employait la plante contre les morsures de reptiles.

Vigne: elle serrait vive et posséderait de par son odeur, les mêmes propriétés que le chou, à savoir qu'elle chasserait l'ivresse qui se caractérise souvent par un état de torpeur.

 

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(photo issue de: http://ettolrubi.meabilis.fr/naturopathie/theorie-des-signatures.html)

Plus généralement, les plantes à latex étaient utilisées pour la lactation, celles pubescentes pour remédier à la calvitie.

D'autres sont utilisées pour leur signature olfactive, une senteur forte pouvant être utilisée pour un mal coriace par exemple.

Pour les viandes, on conseillait aux femmes de manger de la viande d'animaux femelles et pour les hommes, de la viande d'animaux mâles pour que les deux sexes acquièrent des capacités et spécificités propres à leur genre.

Il existe également une signature entre le symbolisme entre la partie du corps et la plante qui sera marqué par un des quatre éléments ou un astre par exemple. Ainsi le feu est associé à la digestion, à la sexualité, au métabolisme et à la joie de vivre. De ce fait une plante aux couleurs chaudes, à la texture et au goût piquants ou chaud (présence de poils par exemple) comme l'ortie ou le millepertuis, sera utilisée. L'élément terre se caractérise dans les os par leur aspect de structure. On consommera alors des plantes aux fruits et tiges ligneux, rigides, en cloches au goût âpre et amer comme l'épinard, la bette, la bryone et la belladone (deux plantes très toxiques!). L'eau se matérialise dans les humeurs, la lymphe, le sang. Les plantes aux couleurs pastelles, vertes, argents, qui sont rondes, fraîches et humides au goût fade ou acidulé seront employées ce qui comprend le sureau, l'aulne ou encore le saule. L'air quand à lui réside dans la respiration et dans les cellules. Les plantes associées possèdent des fleurs délicates aux couleurs variées mais douces, les feuilles évoques des plumes, leur parfum est agréable et léger comme l'achillée ou la mauve.

Il en va de même pour les astres. Le système uro-génital sera associé chez l'homme à la Lune qui a pour plante l'oignon et l'ail. De ce fait on emploiera celle-ci a des fins thérapeutique sur cette partie du corps.

 

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(photo issue de: http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/01/la-theorie-des-signatures.html)

Sources:

- divers sites internet.

- "LA THÉORIE DE LA SIGNATURE DES PLANTES ET SES IMPLICATIONSpar Michel DENIZOT, ACADEMIE DES SCIENCES ET LETTRES DE MONTPELLIER Séance du 11/12/2006 Conf. n°3952, Bull. 37, pp. 205-216 (2007).

- "Bioactive", Marc Lachèvre 2010.

- "L'héritage oublié des signes de la nature", de Danielle Ball-Simon et Piotr Daszkiewicz, éd. Les Deux Océans, 1999.

- "L’esprit des plantes ou la théorie des signatures" par Catherine-Katell GUT.

15 septembre 2013

Le fraisier sauvage

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Le fraisier sauvage:



noms: fraisier des bois, fraise des bois, fragaria vesca, caperonnier, capron.

 

classification: de la famille des rosacées.

 

habitat: il est originaire d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Aise tropicale. Il pousse dans les sous bois, les zones claires, broussailleuses, les bords de chemins et les talus des champs. Il pousse jusqu'à 2000m d'altitude. Il est plus rare dans les basses régions méditerranéennes.

 

description: c'est une plante pérenne (elle dure toute l'année) et rampante qui mesure aux alentours de 20 cm. Ses fruits d'un beau rouge sont de « faux » fruits, ce sont des réceptacles pour les graines/akènes qui les parsèmes mais le plant de fraisier se reproduit aussi par la multiplication .Ils donnent à l'urine une couleur rouge. Ses fleurs blanches ont cinq pétales blancs ovales et un cœur composé d'étamines jaunes. Elles fleurissent de mai à juin. Ses stolons sont longs, ses feuilles vertes, striées et brillantes. Le fraiser des bois est légèrement velu.

 

confusion: possible avec la potentille faux fraisier appelée fraiserat mais qui donne des fruits amers et secs et a ses pétales en cœurs.

 

récolte: les jeunes feuilles sont ramassées à la main puis séchées pour les usages de la phytothérapie. On ramasse les fruits pour la cuisine de mai à septembre. Le rhizome se déterre au printemps.

 

propriétés et utilisations: les feuilles infusées, riches en huile essentielle citronnée, en vitamine C et en tanins sont prescrites aux patients anémiés (manque de globules rouges), atteins de troubles intestinaux comme les diarrhées et les gastrites. Cette infusion serait également bénéfique pour les affections des voies urinaires et des reins comme les calculs rénaux, les ulcères ou la goutte par exemple. Les feuilles fermentées servent de substitue au thé (à la manière de celles du framboisier) et sont apéritives (ouvrent et stimulent l'appétit). Bouillies, ont les appliques en compresses sur les plaies infectées. Enfin un gargarisme de leur décoction préserve de la mauvaise haleine. La plante est aussi riche en protéines, en sodium, en phosphore, en glucides, en flavones, en fragarine d'où une utilisation fréquente des fruits. Ainsi il est aussi décongestionnant, astringent, reconstituant, reminéralisant, stimule les fonctions hépatiques, les systèmes glandulaires et nerveux. Il est aussi dépuratif, diurétique et calmant. Il peut soigner les angines, les leucorrhées et les inflammations de la bouche.



16 juin 2013

Sortie en montagne 7.

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 Cette Année la nature est une peu en retard, particulièrement en montagne, ce qui donne l'occasion de voir des espèces et des essences florales qui devraient être fanées depuis belle lurette et qui d'ailleurs le sont sur les plateaux de basse altitude. Petit topo.

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 Certaines plantes  se fondent dans le décors, d'autres rayonnent au soleil, ce qui rend leur capture photographique compliquée.

1: Le séneçon doronic est souvent confondu avec l'arnica officinale à cause de sa grosse fleur jaune. L'ensemble de la plante est toxique, elle ne sert donc que comme plante ornementale. Cependant elle surprend par ses tiges et feuilles pruineuses, c'est à dire pareilles à du duvet.

2: Le mélinet est une plante appartenant à la famille des Boraginaceae que l'on rencontre dans les alpages et les bords de chemin. Cultivée comme plante décorative, elle a été utilisée fort longtemps comme plante mellifère, astringente, rafraîchissante, vulnéraire mais aussi bénéfique pour les inflammations oculaires.

3 et 4: Il est toujours un peu compliqué d'identifier les euphorbes car leur familles est grandes et bon nombre d'entre-elles sont semblables. Ici il s'agit de l'euphorbe verruqueuse, à qui le roi de Mauritanie Juba aurait donnée le nom de son médecin prénommé Euphorbe. Le terme de verruqueux vient de l'aspect de ses capsules arrivées à l'âge mature. Ayant le statu de "fortement présent" dans les Hautes- Alpes, en voilà la confirmation.

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 L'adonis d'été est aussi appelée "goutte de sang" ou "oeil de faisan". C'est une plante très toxique qui peut entraîner la mort par épuisement suite à des coliques et des diarrhées résistant à toute forme de traitement. C'est une espèce en net recule car poussant dans les cultures, l'emploit de pesticides et de traitements l'on amoindrit. De ce fait l'adonis d'été a disparu en Wallonie et est protégée en Alsace.

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Les fleurs sont sorties, les insectes aussi! Cliquer sur la photo n°2 et affichez la en gros plan. Trouverez vous le nous de ces trois acolytes? La réponse ici: réponse.

1 et 2: La raiponce globuleuse est une petite plante de la famille des campanules qui tient son nom de ses inflorescences qui ont des formes arrondies. Elle pousse dans les prairies calcaires de 0 à 2600 mètres d'altitude de juillet à septembre. Depuis 1993 elle est protégée en Alsace.

3 et 4: La dame d'onze-heure est une fleur souvent confondue avec sa cousine, l'ornithogale à feuilles étroites. Elle tient son nom du fait que ces pétales s'ouvrent en plein soleil et ne se referment qu'à la tombée de la nuit mais aussi que l'on peut préparer un bouillon mortelle (plante toxique) avec celle-ci nommé bouillon de onze heure. Plus poétique, on l'appelle aussi étoile de Bethléem. Elle a inspiré bien des auteurs comme Jacques Bens et Jean Devaivre. En phitothérapie elle soigne les traumatismes et les douleurs.

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Surprise! Les coucous ici sont nombreux et très fleuris. Passés depuis un bon moment en Isère où il ne reste d'eux qu'un bocal d'infusion, c'est une bonne surprise d'en rencontrer, un peu comme si nous assistions à un deuxième printemps 2013. Ses nombreuses vertus, en particulier contre la toux et la bronchite en font une plante médicinale de choix.

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 Tout au long du chemin et parfois dans la maison, de petites bêtes se sont invitées. Il  s'emblerait que les papillons sont de nouveaux là.

1: On pourrait croire qu'il s'agit d'un papillon de nuit, mais ses antennes ne trompent pas, fines et dépourvues de poils, il s'agit ici d'un papillon de diurne au camouflage parfait. Tellement parfait que je ne suis pas parvenue à l'identifier.

2: Pas de cétoine dorée cette fois mais une cétoine cuivrée. Bien que relativement présente en France, elle se fait discrète. Comme toutes les cétoines c'est une espèce saproxylophage, c'est à dire qui à besoin de bois mort (donc n'abîme pas l'arbre) pour se développer (larves). Elle est de ce fait bénéfique à la forêt car de par son action elle enrichie le sol et l'humus, ce qui est bon pour nos chers champignons.

3: Voilà une toute jeune chenille de la livrée des près. On peut voir le papillon virevolter dans le soleil jusqu' à 1800 mètres d'altitude de juillet à septembre. On peut voir parfois de longues processions de cette petite chenille suivant à la queue leu-leu ses congénères.

4: Sur un brin d'herbe, une cantharide commune reprend son souffle après une étreinte enflammée avec son partenaire. La larve est une terrible prédatrice d'escargots qu'elle tue et consomme au moyen d'une morsure empoisonnée. On le nome ver-des-neiges car à l'arrivé des beaux jours les nymphes sortent toutes d'un coup de leur abris où elles ont hibernés et parfois se retrouvent se tortillant sur la neige.

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 Voilà l'escargot des forêts typiquement reconnaissable à sa carapace. Il s'apparente aux escargots des haies et aux escargots des jardins qui sont tous des sous-genres de la même espèce et qui peuvent facilement être confondus du fait de leur grande variété de couleurs.

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 La centaurée de Trionfetti est une espèce courante dans ce coin des Hautes-Alpes. Proche de la centaurée des montagnes, elle s'en différencie par sa taille et ses feuilles bien moins découpées.

1: En formation, les bougeons de cette centaurée peuvent tromper le promeneur car ils ressemblent fortement à des cocons de soie de chenilles ou d'araignées.

2: Sur le point de fleurir, les têtes florales sont souvent attaquées par les pucerons qui percent la fine membrane qui contient la sève de la plante. Pour pallier à cela, une myriade de coccinelles se sont emparées de la prairie pour festoyer. Ici il s'agit d'une coccinelle à sept points.

3: Une centaurée de Trionfetti fleurit. On la reconnaît à sa couleur, à la forme de ses pétales/fleurs et des dentelures sur les sépales.

4: Parfois une petite chenille se confectionne un nid dans les feuilles de la plante en rabattant les unes et les autres entre-elles avec ses soies, soit pour se protéger, soit pour muer.

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Me voilà de nouveau avec ma belle inconnue. Une chose est sûre, c'est un membre de la famille des lamiacées (sauges, lamiers, menthes ...) du fait de la fleur semblable à une gueule béante (le nom de cette famille vient du mot grec "lèvres".

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 L'orchis guerrier est une belle et grande orchidée qui s'épanouie d'avril à juin dans les zones claires, calcaires et non cultivées jusqu'à 200 mètres d'altitude. Elle a le statu de préoccupation mineure à l'échelle de l'Europe et est protégée en Belgique, en Suisse, en Auvergne, dans le centre et en Basse-Normandie. Elle s'hybride facilement ce qui rend parfois difficile l'identification des sous-genres engendrés. Elle est aussi appelée orchis casque en raison des pétales et sépales qui se rejoignent en formant une sorte de chapeau. Un seul plan peut vivre 15 ans mais n'est mature qu'à partir de 8 ans.

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 La primevère farineuse est une primevère de montagne plutôt rare qui peut mesurer 5 à 20 cm de haut et qui se plaît dans les marais et les alpages humides. Elle fleurit de mai à juillet et se distingue des autres genre du fait que sa racine contient des saponines. Elle tiens son nom de la poudre qui se trouve sur le revers de ses feuilles.

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   Voilà une superbe fleur qui semble plutôt s'être sauvée d'un jardin qu'appartenir véritablement à la montagne. Pourtant il s'agît bien d'une plante sauvage qui depuis a colonisé nos espaces de vie, charmés que nous sommes par son esthétique. Il s'agît donc ici de la pulsatille des Alpes (pulsatilla alpina) qui est une plante toxique. Présente dans toute l'Euope, elle pousse entre 1000 et 2750 mètres d'altitude. Elle appartient à la famille des renoncules au même titre que notre traditionnel bouton-d'or mis s'en différencie de part ses grands pétals blancs, son coeur fournit et sa taille: 15 à 35 cm. A savoir que la tige se développe complètement qu'après la floraison.

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 La joubarbe des toits commence à pousser doucement, le soleil la réchauffant (c'est une plante thermophile). Appelée barbe-de-Jupiter par les romains, la planter sur les toits protégerai la maisonnée de la foudre. Elle est associée à la magie blanche mais c'et avant tout une plante médicinale (regarder dans la rubrique "le grimoire des plantes").

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 Magie de la montagne, voilà que s'étendent à perte de vu des champs de narcisses et ce n'est pas un euphémisme, les pâturages en deviennent blancs et odorants.
Protégé, le narcisse des poètes est une fleur dont la cueillette est très réglementée, pas plus d'une poignée par personnes. Il aime les prairies humides et pousse jusqu'à 2300 mètres d'altitude en plein soleil et fleurit d'avril à juin. Utilisé en parfumerie, il a aussi été utilisé comme plante médicinale; Pline l'ancien le dépeignait comme une plante qui rend idiot. La liste des noms qui lui sont donnés est longue, on peut la consulter ici. En voici quelques exemples: clodinette, coqueton, vachette, olive blanche ou jannette. Il ne craint pas les incisives des rongeurs qu'il tendance à faire fuir.

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 Les prairies et les pâturages de montagnes sont verts et l'herbe commence à se faire haute. Pissenlits en graines, myosotis et mélinets les composent en grande partie mais bientôt, c'est la grande gentiane jaune qui se ferra remarquer par sa taille et son abondance.

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 Il faut parfois baisser les yeux bien bas pour pouvoir apercevoir les fleurs colorées qui se cachent sous les herbes hautes.

1: La grassette commune fleurit. C'est une plante carnivore qui se nourrit d'insectes en les piégeant dans ses feuilles aux poils collants. Elle pousse dans les zones humides et les bords des ruisseaux de montagne. L'unique fleur de la plante apparaît entre juin et juillet. La pollinisation se fait par les abeilles et les bourdons.

2: La pensée des Alpes est une espèce endémique au massif montagneux du même nom entre 1300 et 3000 mètres d'altitude. Elle peut être violette, jaune ou bigarrée. On la nomme aussi pensée éperonnée en raison de son long éperon que seul les papillons peuvent butiner. 

3 et 4: La gentiane printanière quand à elle est bientôt passé, il ne subsiste que ça et là quelques touffes bleues. On est bien loin des bleues tapis que l'on peut voir à la mi-mai. On peut rencontrer cette plante jusqu'à 2600 mètres d'altitude dans des prairies calcaires. On raconte que placer une fleur de gentiane printanière dans une maison attirerait le malheur et surtout la foudre.

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La pâquerette annuelle est commune en France mais peut présente dans le département des Hautes-Alpes. Elle se reconnaît à sa haute taille et à ses longues feuilles. Les fleurs se ferment la nuit mais aussi peu avant les averses ce qui en fait un bon indicateur du temps à venir.

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 Les pissenlits sont en graines mais bien d'autres fleurs viennent donner une couleur ambrée aux champs et prairies.

1 et 2: Le trolle d'Europe n'est pas une créature difforme et sanguinaire vivant dans les cavernes de montagnes, non non, c'est une très belle est précieuse fleur de nos contrées. Appelé aussi trolle des montagnes, il aime les prairies humides et les bois clairs et peut pousser jusqu'à 2800 mètres d'altitude pour une taille d'un mètre et des jolies fleurs qui s'épanouissent de mai à juillet. Ces mêmes fleurs ne s'ouvrent jamais et forment des boules de pétales jaunes que seule une petite mouche (six espèces en tout) est capable de traverser et de polliniser.

3: La petite rhinanthe est très présente et se trouve en pleine floraison. Elle se nourrie en partie d'autres plantes (des graminées) et e fait donc parasite. Sèche, elle libère des graines qui sont toxiques.

4: Une petite renoncule (même famille que le trolle d'Europe) se présente en bords de chemin. Communément appelées bouton-d'or, ce genre de fleurs regroupe en réalité 27 espèces et sous-espèces qu'il est bien difficile d'identifier.

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 Regard sur les monts et pics qui entourent les pâturages du lac du Pontet. On peut distinguer de nombreuses montagnes comme "les Agneaux" ou une partie du "Bec de l'Homme", noms qui ont été donnés aux restaurants et brasseries du villages pour n'en citer que quelques uns.

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 De grandes hampes florales roses s'élévent des feuilles de plantain. En France on trouve de nombreuses espèces de plantains, les trois plus importantes sont le grand plantain (plante médicinale), le plantain médicinale et le plantain lancéolé (plante comestible).

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La vie prend son envole. La chaleur montante et l'abondance d'eau sont propices aux larves et à leurs prédateurs.

1: L'araigné Loup est un terme commun pour désigner tout une famille d'araignées, les lycosidae. On les rencontre partout dans le monde. Les femelles se reconnaissent au cocon d'oeufs qu'elles transportent sous leur ventre. Exception faite, les araignées-Loup chassent à l'affût en bondissant sur leur proie et en les tuants avec leurs morsures.

2: Les têtards sont les larves de batraciens (tritons, grenouilles, crapauds, salamandres ...) qui vivent dans l'eau et respirent à l'aide de branchies. Ils sont essentiels au biotope car ils nettoient les fonds de flaques, d'étangs et des zones humides où ils vivent. De plus leurs mouvements de va et vient oxygène l'eau et font remonter à la surface les nutriments. Devenus adultes ils sont de féroces insectivores qui détruisent de nombreux nuisibles.

3 et 4: Les prairies alpines sont un biotope propre au massif, définit par la WWF. C'est un biome, c'est à dire une région atypique de par son climat et le composition de son sol qui abrite des espèces endémiques. Ici on parle de toundra alpine, elle s'étend de la fin de la présence des arbres jusqu'aux dernières touffes d'herbe.

 Bref, notre coin de montage est un endroit riche et précieux qui regorge de découvertes, de créatures et de plantes atypiques et incroyables.

22 septembre 2014

Orchidées et champignons.

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 Nous revoilà partis pour une sortie aux orchidées. Nous ? Oui nous,c'est à dire ma petite personne de Renarde mais aussi mon guide Sébastien que je remercie encore (ainsi qu'aux membres du forum Ophrys qui n'y sont pas pour rien dans cette journée de découvertes). Et une sortie aux orchidées en août ? Je dis encore oui car on ne le sais que trop peu mais, les orchidées se rencontre jusqu'à la fin de l'été même s'il faut reconnaître que la saison touche à sa fin... il faudra désormais attendre le printemps.

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 Voilà un trésor de la forêt, l'épipogon sans feuilles (Epipogium aphyllum) qui est une orchidée extrêmement rare, du moins en France. Pratiquement dépourvue de chlorophylle (c'est une plante mycohétérophe), elle est l'unique orchidée de chartreuse à avoir la tête en bas. En effet, la fleur est inversée ce qui l'a rend unique.

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La Carline acaule (Carlina acaulis L. subsp. caulescens) est aussi nommée cardabelle ou gardabelle. C'est une plante de montagne qui une fois séchée, est accrochée de manière traditionnelle aux portes des chalets pour porter bonheur (elle représente l'étoile du berger).

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 L'épipactis à larges feuilles (Epipactis helleborine subsp. helleborine) est très courante en forêt de chartreuse. C'est une belle orchidée qui mesure entre 40 et 100 cm qui pousse entre 0 et 2000 mètres d'altittude. Elle est pollinisée par de nombreux insectes dont les fourmis.

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 Les monotropes sucepins (Monotropa hypopitys subsp. hypopitys) ont finis de fleurir et donnerons bientôt de nombreuses graines. C'est une plante rare qui est parfois confondus avec l'épipogon sans feuilles.

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Autre trésor, autre orchidée. Voici l'épipactis violacé (Epipactis purpurata) appelée aussi épipactis pourpre. Ici le pied présente une fleur avec un superbe lusus (en bas à gauche). Un lusus est une anomalie des fleurs. Dans ce cas il s'agît d'un dédoublement des organes reproductrices.

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 Toutes ces belles fleurs se rencontres sous les conifères. Chez nous ont les principales espèces qui composes les sapinières et les pineraies sont les pins noirs (Pinus mugo), le sapin de Nordmann (Abies nordmanniana), l'épicée commun (Picea abies), le sapin blanc (Abies alba Mill.) et de manière plus ponctué le méléze d'Europe (Larix decidua) et le pin sylvestre (Pinus sylvestris).

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 1: En cette fin août c'est la fête au champignons. Ils sont nombreux à pointer le bout de leur chapeau !
2: Le lactaire poivrée (lactarius piperatus) n'est pas comestible en raison de son âcreté. Autrefois on le séchait puis on le réduisait en poudre pour le consommer comme épice.
3 et 4: La russule du fiel (Russula fellea) n'est pas comestible car trop amère. Elle exalte une odeur proche de compote pomme ou de la rhubarbe.

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 La ronce commune (Rubus fruticosus) ne doit pas être confondu avec le mûrier même s'ils sont très proche l'unde l'autre. Souvent décrié, elle possède nombreuses vertus médicinales : elles seraient digestives et astringentes. La ronce est essentiel à l'écologie des forêts car elle est l'hôte de nombreux animaux.

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 Le massif de Chartreuse est un massif subalpin encré dans les pré-Alpes aux trois quarts en Isère. Son point culminant est Chamechaude (2082 mètres d'alttitude). De type calcaire, le massif est taillé par endroit par de larges gorges dessinées par le Guiers Vif et le Guiers Mort.

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 Le barbitiste des bois (Barbitistes serricauda) se rencontre partout en Europe. De nature crépusculaire et nocturne, on le rencontre parfois dans les bois denses et sombres. Il s'agît ici d'un mâle que l'on peut reconnaître à ses teintes brunes.

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En nous promenant j'ai le plaisir de découvrir de nouveaux coins pour la cueillette des champignons.
1 et 2: La chanterelle en tube (Craterellus tubaeformis) se rencontre dans nos forêts jusqu'à tard dans l'année, parfois même en décembre. Excellent champignon, elle pousse en groupe parfois étendus sur la mousse et/ou sur le bois mort.
3: Le pied de mouton (Hydnum repandum) est un autre bon comestible. Champignon atypique avec ses aiguillons caractéristiques, il est recherché pour sa chair ferme.
4: La lactaire délicieux (Lactarius delicious) est comestible jeune. Il peut être confondu avec des espèces au goût médiocre comme le lactaire saumon ou le lactaire de l'épicéa.

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 Le calvaire jaune (Romaria flava) est considère comme comestible même s'il faut s'en méfier. En effet il est aisé de le confondre avec d'autres champignons qui peuvent être toxiques comme avec le calocère visqueuse.

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 La goodyère rampante (Goodyera repens) est une orchidée qui appartient à la famille des spiranthes. Elle aime les vieilles sapinières sombres. C'est l'une des rares orchidées posséder des poils sur tout son ensemble. Elle est concidérée comme rare en France pourtant la Chartreuse en regorge.

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 L'achillée millefeuille (Achillea millefolium L.) est une plante aux nombreuses vertus. Depuis la préhistoire elle est utilisée en pharmacopée, on en a même retrouvé dans des tombes néandertaliennes en Irak. Odorante, elle est antispasmodique, emménagogue, cicatrisant, tonique et peptique (c'est à dire qui aide à la digestion et à l'absobption des nutrimentsdasn l'intestin).

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Déjà la sortie s'achève. Le panier est plein, les yeux sont emplis de belles images. Attention, il faut toujours être prudent dans la cueillette des champignons, chaque année on compte de nombreux accidents domestiques dont certains mortelles imputés aux champignons. En cas de doute il faut s'orienter vers un spécialiste et non comme il est indiqué vers son pharmacien qui en général, n'a aucune connaissance en mycologie.

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9 mai 2014

Un site à voir !

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Voilà un site à visiter de toute urgence !

http://www.voiron.net/

Je vous invite à visiter Voiron.net aoù vous pourrez trouver toutes les infos des environs: événements culturels ou sportifs, animations, sorties, politiques de territoire... c'est le site à avoir dans son agenda pour se tenir informer des dernières nouvelles da la ville mais plus largement du Pays Voironnais.

Vivre à Voiron

Bienvenue sur le site N°1 de la ville de Voiron...découvrez cette commune autrement ! Nous vous proposerons toutes les actus, les événements, les vidéos, les faits divers et les sorties du voironnais. Voiron est la capitale de la Chartreuse, située en Isère (38), Rhônes-Alpes. Cette ville bourgeoise de + de 20.000 habitants est connue grâce au savoir faire de nombreuses entreprises telles Chartreuse (digestif) dont voici une vidéo avec Quentin Tarantino qui en vend les mérites dans le film "Boulevard de la mort".

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20 mars 2014

C'est le printemps !

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Certes, comme titre c'est peu original mais les faits sont là, nous sommes le 20 mars de notre année bissextile et de par cela, le premier jour du printemps !
Qu'importe alors la pluie et la neige annoncées pour ce weekend, l'essentiel est de ce dire que la belle saison est là !

Voilà deux petits articles (qui s'ouvrent d'elles mêmes dans un nouvel onglet) que j'ai écrit en lien avec le printemps et qui on leur petit succés. Je vous invite, si le coeur vous en dit, à les visionner:

Quand viendra le printemps !
Aperçu mythologique des déesses liées au printemps et à sa symbolique.

Aujourd'hui c'est le printemps, c'est Ostara !
Ostara: au delà du printemps, une fête païenne.

Bientôt les orchis mâles seront les fleurs, déja les premières morilles sortent et les premiers vols d'hirondelles se font voir.

Qu'ajouter ?Peut être une citation de de Ninon de Lenclos: Plaingons les tourterelles qui ne baisent qu'au printemps !

Parce que oui, le printemps, c'est chaud !

 

15 septembre 2013

Fin du carnet (et ce n'est pas une blague).

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[p 145 à p 170]

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Voilà enfin et avec beaucoup de retard, la fin de ce tome 5 sur les plantes médicinales. Je vais pouvoir noter mes récoltes, mes découvertes, mes observations en ayant toujours sous la main les infos concernant mes plantes préférées (ou d'une moins une partie d'entre-elles).

J'avertis le lecteur qu'il y a pu se glisser dans mes écrits des erreurs et qu'il ne faut pas hésiter à me corriger et à être précautionneux avec les indications données et surtout, ne jamais utiliser les plantes si on les connaît pas ou peut et laisser tranquilles les plantes toxiques ou protégées.

 

Pour avoir tous les artcile et toute la série, c'est ici.

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8 avril 2019

Entre noire forêt et forêt noire.

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Entre Alsace et Allemagne

Le temps est glacial et pour cause, nous nous trouvons au nord du pays, quelques part entre la frontière allemande et française. C'est l'occasion de découvrir cette région que je foule pour la première fois et que je ne connais qu'à travers mon écran et les nombreux livres que comporte notre bibliothèque. Peut être aurai-je bientôt l'occasion de vous parler d'eux. En attendant, retour sur l'Alsace et ses charmes.

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À Münster, nous nous arrêtons sur le marché, histoire de prendre quelques pots de miel de sapin. Dans des troncs d'arbres fraîchement débités, se consument des braises qui ont le mérite de réconforter nos doigts givrés. De temps à autre, des branches de sapin bien vertes sont ajoutées au foyer. Un douce odeur de forêt et un nuage de fumée s'élèvent alors du feu. La forêt, parlons en justement. Nous avons pu prendre plaisir à découvrir de grands boisements péri-urbains où la faune où les corneilles noires, les écureuils et l'épervier se croisent dans la brume.

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Petite excursion en Allemagne, aux portes de la Forêt Noire. Tout est givré. Ce massif montagneux, nommé Schwarzwald en allemand, connu plusieurs noms comme celui d'Abnoba mons à l'antiquité (Abnoba étant une divinité celte protectrice de la faune). Peu élevé, le plus haut sommet culmine à 1415 mètres d'alittude. Il est néanmoins plus froid que nos petits massifs du fait de sa latitude, ce qui permet d'observer une flore toute nouvelle pour moi, enfin, pour les rares tiges et feuilles qui ne sont pas prises par le gel.

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Rien n'a été épargné, pas même le houx d'Europe (Ilex Aquifolium) ou le sapin pectiné (Abies alba) aux aiguilles pétrifiées. Pouvant pousser sur les sols acides jusqu'à 1500 mètres, le houx se plaît bien ici au milieu des roches granitiques, d'autant plus que l'on retrouve tout le cortège habituel : myrtilles, sapins et épicéas, airelles, germandrées scroïdoines et j'en passe. D'ailleurs, nos Voges ne sont pas différentes et ne se distinguent de la Forêt Noire que de part le fossé qui les séparent. Celui-ci s'est formé il y a 65 millions d'années. Bordé de forêts alluviales, il est devenu aujourd'hui le lit du Rhin et une aire capitale pour l'agriculture.

Cependant, le massif ne peut être réduit à son domaine forestier. On y trouve des tourbières d'altitude comportant une grande diversité d'espèces, pour certaines rares, ce qui a valu au site de prendre le statut de réserve de biosphère, lui permettant de faire face par des mesures de protection à l'urbanisation galopante.

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Nous quittons le brouillard et les routes enneigées pour redescendre en plaine et observer nos premières cigognes blanches (Ciconia ciconia) de l'année. Si la plupart d'entre elles migrent vers l'Afrique, il n'est pas rare d'en croiser quelqu'unes restées en Europe pour passer l'hiver. Bien souvent il s'agit d'oiseaux trop faibles pour voyager, ou bien acclimatés à la région, soit par l'abondance de nourriture ou par les soins qui leur sont prodigués.

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Passage par Colmar, appelée localement et affectueusement la "Petite Venise Alsacienne" en raison de ses canaux navigables à barque entourés de maisons à colombage. Mentionnée dès le 9e siècle, les demeures anciennes, les hauts remparts et les monuments imposants qui composent la ville attestent de son ancienneté, sans parler des vestiges antiques régulièrement mis à jour et qui font le bonheur des archéologues.

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Les bois de Mulhouse se font avares en plantes remarquables ou remarquées. L'hiver est passé par là, il faut s'y faire.Champignons rougis et feuilles de ronces naissantes sont tout autant de flashs colorés qui attirent notre regard au rythme de nos pas dans le sous bois, cassant pour quelques instants la morne grisaille qui règne ici et qui pendant ce séjour, ne nous quittat pas une seule fois, hormis à notre départ pour d'autres contrées.

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Avant de regagner notre petit appartement, nous faisons un crochet par le vert Jura, montagne que nous connaissons peu mais que nous rêvons de parcourir et, pourquoi pas, d'atteindre le sommet. L'occasion était trop belle pour ne pas poser un ou deux pieds dans les grandes forêts de conifères qui en sont caractéristiques et qui abritent de nombreux animaux comme le lynx, le tétras ou la gélinotte des bois, des animaux rares.

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Un panneau interpella notre regard, au fond d'un cirque, se cache une immense cascade entourée de tufières. Cela ne va pas me rappeler les paysages de ma verte Chartreuse.

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Peut être est-ce pour cela que nous sommes tant attirés par ce massif. Sur le chemin, nous sommes interpellés par les vestiges de vieux moulins à grain et à papier, profitant de la force de l'eau pour moudre le blé et la fibre de bois. Aujourd'hui il n'en reste que quelques pierres, de vagues souvenirs et des dessins au fusain sur une toile. Il me tarde de quitter ce grand froid pour vous parler des fleurs de printemps, des oiseaux nichant au nid, des actions du groupe jeunes LPO Rhône, de mon travail, des suivis d'amphibiens et de rapaces nocturnes mais avant cela, un détour par la Petite Camargue nous attends, à la frontière Suisse, vers les vertes étendues de Port Saint Louis. Il faudra néanmoins attendre le prochain article pour découvrir cette zone humide d'exception, qui fait le bonheur des limicoles, des oies, des harles bièvres et des canards sauvages.

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31 août 2016

Dernier séminaire de l'Institut de l'Engagement.

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 Voilà, le dernier séminaire de l'Institut de l'Engagement a eu lieu et je fais désormais partie, avec mes camarades de la promo Phoenix (2015), des anciens. Ce fût une expérience riche et passionnante qui m'a permit d'échanger un grand nombre de personnes, de vivre des aventures uniques et de  créer des amitiés solides et heureuses. Nous avons même pu rencontrer Plantu et suivre une de ses conférences passionnantes. 

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Je quitte Autrans et mes amis avec nostalgie mais ce n'est pas une fin en soit. L'institut m'a énormément apporté au court de cette année, il m'a amené à me bouger, à reprendre mes études et m'a surtout donné beaucoup plus confiance en moi. À tous les jeunes en service civique, bénévoles ou qui se sont illustrés pour leur implication dans la vie du pays, je ne peux que vous conseiller de candidater pour être lauréat 2017 de l'Institut.

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20 mai 2015

Le jardin en Avril.

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 Les premières tontes riment avec le mois d'avril. De fortes chaleurs, des pluies régulières et du soleil à gogo ont donné au gazon des envies de grandeur. Voilà de quoi abriter de nombreux insectes et rongeurs qui serviront de gueuletons aux oiseaux et aux chats de la maison. La végétation est verte et pleine de vie.

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 Qui dit soleil dit retour des lézards en tout genre. Lézards de murailles, lézards verts et ... lézards à poils ! Nos thermomètres sur pattes sont forts efficaces, un nuage qui arrivent, les gouttes qui s'annoncent au loin, un coup de vent et hop ! Tout le monde rentre au bercail bien au chaud ! De vraies feignasses !

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 Quelle petite année à morilles ! 2014 fût sombre pour le précieux champignon, 2015 tout autant bien que je fût plus chanceuse que l'an dernier. Pas le temps de les sécher vu le nombre, pour toutes la sentence fût fatale : à la crème ! Parfois en compagnie de pézizes veinées, un champignon souvent délaissé et pourtant bon.

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C'est la période où les jeunes merles noirs prennent leur envol. Il ne faut jamais, au grand jamais prendre un jeune oiseau qui semble être tombé au sol, surtout chez cette espèce. Cela fait parti de l'apprentissage qui son nourrit au sol par leurs parents. Ici le bestiaux néanmoins a été prit en main pour être sauvé du chat.

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 C'est donc un cas d'urgence qui permet de voir ce jeune sous toutes ses coutures. Le plumage des jeunes est semblable à celui des femelles adultes ce qui ne permet pas de dire si c'est un mâle ou non. Le bec est gris mais deviendra soit jaune, soit noire avec le temps. Sur le haut de la tête on peu voir des restes de duvet.

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 Voilà un bref article qui ne résume pas très bien je dois l'avouer l'activité foisonnante qu'il règne dans le jardin. Cela résulte du prochain article à venir, plus de 250 à 300 photos programmé et pas mal d'explications à la clé pour mieux aborder le monde végétale. Et puis comme toujours la mer viendra s'inviter sur le blog. 

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24 février 2015

Sortie en foret 51.

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Nous voilà en piste (avec mon Chat) pour découvrir les joies de l'hiver. Les chutes de neiges ont été importantes au col des Mille Martyrs, plus d'un mètre par endroits ce qui fait le bonheur des amateurs de luge et de ski de fond. Pas de bruits dans le sous-bois,juste celui des flocons qui tombent.

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Beaucoup d'arbres ont perdu leur verdure, seule une partie des conifères (pin pectiné, sapin blanc par exemple) et quelques rares feuillus (houx) abordent des rameaux d'aiguilles ou de feuilles vertes. Le hêtre lui a encore ses feuilles mais celles-ci sont brunes, sèches et se recroquevillent sur elles. Elles ne tarderont pas à chuter.

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Ne reste alors que les branches nues. Les écorces abordent des teintes de marron, de noir, de blanc et de gris. Parfois elles se font absentes, grignotées par les chevreuils qui en font pendant les périodes froide une de leur nourriture principale avec les jeunes branches, les lichens et les rares brindilles qui percent le manteau neigeux.

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L'hiver est une bonne période pour pister les animaux, les traces laissées dans la neige et sur les arbres permettent de savoir qui est passé par là, quand et même pourquoi. Sur le CE SITE (SVT Barcelo) vous trouverez toutes les informations nécessaire pour jouer au détective. Ici je dirais trace de lapin et de renard.

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Le lac de Saint Sixte a gelé. Une épaisse couche de neige a recouvert la glace et donne à l'étendue d'eau une dangereuse apparence de près enneigé. Les poissons règlent leur température sur celle de l'eau, puis s'enlisent dans la vase ou les algues pour hiverner. Grenouilles, salamandres et autres tritons suivent le même schéma.

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Bref, pour moi l'hiver c'est jamais très jojo.Il a tout de même beaucoup à voir si on sait prendre le temps d'observer et d'écouter, des couchés de soleil superbes à photographier et de nombreuses activités ludiques à réaliser. Mais il n'y a pas à dire, c'est bien le temps des fleurs et des champignons de je préfère.

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30 mars 2015

Sortie en forêt 52.

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 Des morilles ? Toujours pas ! Mais l'occasion est trouvée pour aller faire un état des lieux. Voilà une semaine que je suis sortie, et depuis je pense ou du moins, je l'espère, la Nature est moins endormie. À noter que les pézizes sont sorties ce qui est très bon signe, si ce n'est la pluie et le gel qui viennent de refaire apparition.

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 Les mousses (Bryophyta) sont classées en 8 sous familles. Résistantes ont les trouvent un peu partout mais plus particulièrement dans les endroits humides. La forte résistance à la désydratation de certaines espèces est étudiée pour la conception de matériaux dits "du futur". Elles servent de nourriture à certains papillons. 

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 La présence sur un sol de nombreuses coquilles d'escargots permet d'obtenir des informations sur l'environnement du lieu. La plupart du temps cela veut dire que le sol est calcaire (parfait pour les morilles), qu'il y a un oiseau de proie dans le coin et que si elles sont grignotées, qu'un rongeur vie à proximité.

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 Voila des trametes rougissantes (Daedaleopsis confragosa) bien délavées, signe que la fructification du mycélium est sur la fin. D'ordinaire rouges sang, même quand on les brise en deux, les ont prit sous l'effet des nombreuses pluies et du ruisseau tout proche des teintes pastelles. Elles peuvent présenter des formes variées.

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 Le petite pervenche (Vinca minor L.) fût autrefois utilisée comme plante médicinale en raison de ses propriétés dépuratives et diurétiques.  Rampante, elle aime les lieux boisés ou les parcs et murets en zone de mi-ombre. En forêt, la rencontrer en grand nombre peut indiquer la présence de vestiges humains (bâtiments).

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 Le nivéole de printemps (Leucojum vernum) est appelé à tord perce-neige. C'ets la première fois que je le rencontre vers chez moi, du moins en fleurs car l'an dernier j'avais pu en observer les grandes feuilles vertes. Il n'est pas rare de voir dans les jardins des espèces proches cultivées qui présentent des formes variées.

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L'hellebore fétide (Helleborus foetidus L.) est ma plante adorée. Nommée pied-de-griffon ou rose de serpent, cette belle toxique met 4 à 7 ans à fleurit et meurrent à la 2ème floraison. Méllifère, on la reconnaît à ses fleurs vertes aux pétales bordés d'un liseret pourpre. Quand la plante est fécondée les étamines tombent.

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 Le voilà le véritable perce-neige (Galanthus nivalis). On le différencie facilement du nivéole avec ses pétales qui forme un rendu très particulier : 3 pétales soudés bordés de vert, 3 pétales libres longs, ovoïdes et d'un blanc immaculé. C'est une plante protégée en Isère et bien que cela soit tentant, il est interdit de le cueillir.

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 Le nom pissenlit ou dent-de-lion est attribué à plusieurs espèces. Il s'applique à la famille des Taraxacum, et plus particulièrement aux espèces dites "communes" et "officinales" (on compte plus de 1200 espèces et sous-espèces de "pissenlits"). Des boutons on fait des préparations vinaigrés et des feuilles des salades.

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Les orchidées sont en rosettes ! Hormis les deux dernières où on peut suspecter être en présence d'orchis mâles (Orchis mascula), est bien je sèche. J'ai remarqué que dans mon coin la floraison des orchidées va de paire avec la sortie des morilles... je suis donc d'autant plus attentive à la sortie des fleurs.

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 Mon ami le blaireau (Meles meles) a perdu quelques poils lors de sa dernière promenade nocturne. C'est le plus gros mustélidés d'Europe. Sa population est stable et pourrait augmenter pour retrouver sa démographie originelle si sa chasse est interdite comme il l'est demandé par les diverses associations de protection de la nature.

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 Le pic épeiche (Dendrocopos major) est un oiseau discret que l'on reconnaît au vol atypique mais surtout au son que produit son bec quand il percute le bois mort pour le trouer et attraper les vers qui y vivent. Une série de trous de pic dans un tronc est signe que l'arbre est mourant ou mort et qu'il est dévoré par la vermine.

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 Trop tard pour ramasser ces oreilles de Judas (Auricularia auricula-judae) qui sont toutes rabougries. Mais la ballade reste belle et faute de trouver quelques morilles je me console avec ces primevères acaules (Primula vulgaris) qui figurent parmi les premières plantes à fleurir dans l'année et qui évoque le printemps.

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25 mars 2015

Sortie dans la campagne 2.

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 Il fait beau, il fait chaud c'est le printemps. Raah quel plaisir de prendre le soleil et d'admrier les fleurs ! Les morilles ne vont pas tarder (je n'en peux plus de les attendre), les primevères officinales sont là, les violettes aussi ce qui annonce de belles cueillettes de fleurs qui avec un peu de chance finiront préparées dans la cuisine.

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 Le perce-neige (Galanthus nivalis) est courant dans nos campagnes, notre jardin en est même complètement tapis. Nommé aussi Clochette d'Hiver (c'est moi !) ou Galanthe des nieges, il tient son nom du latin qui signifie fleur de lait. En Isère elle est rare et protégée ... sur le coup je suis surprise ... et me sens privilégiée !

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 Ici on la trouve dans les prairies humides mais aussi dans les bois dont les sols sont riches en azote (ce qui en fait une plante bio indicatrice). Toxique et vomitive, on la trouve néanmoins sous forme hybride et/ou de cultivars dans les jardins. Ces espèces demandant quelques soins, elles se naturalisent que rarement en milieu naturel.

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 Grosse fatigue pour ces tramètes versicolors (Coriolus versicolor). Ces champignons sont lignicoles (qui vivent et se nourrissent de bois).Une équipe universitaire du Queensland étudie depuis de nombreuses années. En 2011 elle publie ses premiers résultats, le champignon serait efficace dans le traitement du cancer de la prostate.

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 L'oranger du Mexique (Choisya ternata) est reconnaissable non pas à son feuillage ou ses fleurs (enfin si en partie) mais en grande partie à l'odeur d'orange que dégagent ses feuilles quand on les froisse. Ici il s'agit de la variété 'Sundance', identifiable par ses feuilles qui se teintent de doré à la belle saison. 

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 Plus de neige sur le lac de Saint Sixte, juste une épaisse couche de glace sur une partie de l'étendue d'eau. Elle ne tardera pas à fondre avec l'arrivée du printemps. Les poissons qui jusqu'à présent évoluaient eu ralenti sortent de leur torpeur, les premières grenouilles s'accouplent et bientôt les libellules sortiront de l'eau.

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 Prises dans la glace, les feuilles d'aulnes sont figées n'ont pu se déposer au fond de l'eau. L'aulne noir ou aulne glutineux (Alnus glutinosa) est un arbre présent un peu partout en Europe. Il est indigène à la région. Plantés au bords des cours d'eau et des lacs il est planté pour solidifier les berges grâce à son réseau racinaire important.

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 Il y a moins d'un mois de différence entre les deux photos du panneau. Impressionnant non ? Ce matin quelques flocons sont tombés et du col, des voitures fortement enneigées sont passées devant la maison... il a fort à parier que le paysage d'hiver ce soit installé pour quelques heures sur le lac et ses alentours. 

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  Les crépiodes opportunistes (Crepidotus versutus) sont de drôles des champignons de bois blancs et duveteux. Non comestibles, on les rencontre de temps à autres mais toujours de manière occasionnelle si ce n'est rare. D'ordinaire on les rencontre de l'été à la fn de l'automne mais le gel les a conservé en l'état.

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 Un peu plus haut, après avoir suivit la route à travers la forêt, on tombe sur l'étang des Chartreux. Creusé et géré autrefois par les pères Chartreux (ce qui font la célèbre Chartreuse), il leur servait de vivier pour ainsi s'approvisionner en poisson. Désormais réservé aux pêcheurs, il accueillait jusqu'à peu des moules d'eau douce.

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 De l'étang à la forêt, une piste dans la neige a été formé. Traces de renards, de fouines, de chevreuils ou de blaireaux, le lieu semble attirer de nombreux animaux bien que l'eau soit toujours gelée depuis plusieurs mois.

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Ah les beaux ânes. depuis que je susi toute petite les voisins en ont toujours eu et les ont toujours traités avec beaucoup de soins. Le vieille âne de Porvence, Coco, n'est plus mais reste la vieille ânesse Coquette ainsi que quelques nouveaux venus comme Coquin... oui niveau noms nous ne sommes pas très créatifs hé hé !

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 Sur une bruyère de jardin, une abeille domestique (Apis mellifera) butine. Les voilà donc sorties ! Les abeilles sont fascinantes,mais aujourd'hui, elles sont décimées. Sans elles plus de miel oui mais aussi, plus de fruits ou de légumes car plus de fécondations de fleurs. Un monde sans abeilles c'est un monde de famine !

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 Bon on fini quand même avec un note plus festive ! Crocus et autres fleurs viennent parfumer les jardins. Les coucous chantent et les lésanges s'ébattent gayement. Les couleurs reviennent avec les beaux jours !

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P3080336Oui les beaux jours sont là, le chat fuit la maison, pressé de se dorer la pilule au soleil. Quelques gouttes de pluies, et c'est la débandade, son altesse rendre en toute hâte... l'adorable saleté !

Parmi le vert
et la floraison
de toutes les plantes les plus belles
je flâne.
Je délibère ici
Je rêve par là.
L’heure s’arrête
ou plutôt s’étend pleinement,
se déplier et s’amplifier.
Ces tournoiements et ondulations soudaines
de brises d’été,
envoient tous les parfums
dans l’air chaud.
Contempler une feuille
ou le motif sur le mur
créés par des branches les plus prés.
Chloe Douglas, 1995

 

8 janvier 2015

Sortie en forêt 50.

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 Les joies de la fin de l'automne. L'air se fait frais, la lumière est incroyable, les promeneurs se font rares et les jours deviennent beaucoup plus court, l'hiver arrive à grand pas. Les animaux prennent des forcesavant d'affronter le froid et la neige qui heureusement se font actuellement rares.

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 Il ne gèle pas encore mais les rosées sont importantes. Elles jouent un rôle important dans l'équilibre naturelle. Elle apparaît le matin, quand la nuit a été froide et que les rayons du soleil pointent le bout de leur nez; alors une fine pellicule d'eau se condense sur la végétation. La croyance populaire lui prête de nombreuses vertus.

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 Les lézards prennent encore un peu le soleil avant de se mettre en hibernation, ce qui ne tardera pas (souvent fin octobre). Ils ne réapparaîtrons qu'à la belle saison, c'est à dire en Avril quand le temps se fait meilleur. 

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On rencontre quelques belles fleurs, soit sur le déclin, soit en devenir. Hormis la dernière, qui est toxique, toutes sont connues pour leurs propriétés médicinales. Citons ainsi la primevère acaule (Primula vulgaris) 1, la vipèrine commune (Echium vulgare L.) 2, le géranium des prés (Geranium pratense) 3 ainsi que l'hellébore fétide (Helleborus foetidus) 4.

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Les châtaignes sont de saison. Appelées marrons quand elles sont proposées dans la rue, elles peuvent être bouillies, grillées ou même glacées. En farine elles servent à préparer l'emblêmatique gâteau de châtaigne.

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Il y a encore quelques champignons, parmi ceux-ci ont peut citer, au milieu de sympathique mais non comestibles hébélomes (?) le strophaire vert-de-gris (Stropharia aeruginosa). Assez courant il se trouve dans les pâturages, sous les feuillus et/ou sous les conifères.

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 Les feuilles de ce pommier sont presque toutes tombées et pourtant il semble vert. Son secret ? De nombreux pieds de guis (European mistletoe). Toxique à haute dose, il est connu depuis l'antiquité pour ses vertus purgatives et diurétiques. Il serait un formidable anti-cancéreux.

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 Autre plante que j'affectionne, le fusain d'Europe (Euonymus europaeus). Le charbon de ce bois a été longtemps utilisé pour réaliser de jolies esquisses. Hautement toxique, on employait ses baies et cosses en décoction pour teindre les cheveux en blond.

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 Une grosse russule, peut être vert-de-girs (Russula aeruginea) gît tristement au sol. Bien que toxique pour les humains, elle fait le bonheur des limaces, des larves de mouches et des sangliers.

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 La forêt est jeune et pour cause, d'important glissements de terrain survenus pendant les inondations de 2002 qui ont touchées la région ont emporté les plus gros arbres. Laissant place aux plus petits, ils sont précieux pour la biodiversités : mousses, champignons, insectes et rongeurs y trouvent refuge.

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 Les aulnes perdent leurs feuilles. Larges, elles changent la composition du sol ce qui convient à très peu de champignons comestibles. Exit donc les cèpes, chanterelles, girolles et trompettes, place aux pleurotes et aux pholiotes du peuplier.

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Au milieu des russules (2) et des non identifiés (4) on peut croiser le dangereux cortinaire couleur de roucou (Cortinarius orellanus) 1 et 3. Assez rare, il pousse dans tout type de milieu, d'août à décembre. Mortel, la mort peut survenir entre 24 heures et trois semaines et il est parfois difficile de l'identifier comme cause du décès.

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 Dans ce coin ici, la forêt se compose de noisetiers, de frênes, d'aulnes et de châtaigniers. Ee est bien peu semblable à celles dans les quelles se trouvent mes coins à champignons.

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 L'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare) est l'un des champignons le plus courant d'Europe. Il se nourrit sur le bois mort et produit de vastes colonies. Toxique, il partage ses toxines avec l'amanite phalloïde.

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 Les éboulis et glissements de terrain créent de larges ouvertures dans la forêt. On peut aisément observer et photographier la cime des arbres mais attention, un pas de trop et c'estla chute dans le cour d'eau glacé 50 mètres plus bas.

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 Larussule dorée (Russula aurata) est un excellente russule que l'on peut facilement confondre avec la russule hémétique qui cause de sévéres troubles de l'appareil digestif. Mieuxvaut la laisser aux expérts.

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 Il est bien triste mon panier qui, avec son lit de fougère, attend une récolte qui ne viendra pas. Nous ne sommes hélas pas en Corrèze où la poussé des cèpes est extraordinaire !

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 Il faut se consoler avec la beauté du torrent de montagne qui n'est accessible qu'apèrs une petit demie heure de marche. Les eaux froides et turbulentes ont, au fils des années, transformé cette forêt de feuillus à tendance mixte en une sorte de forêt luxuriante où fougères et autres mousses évoquent les tropiques.

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 Le grand tilleul dispense toujours sa large ombre qui n'est plus nécessaire. Bientôt, il sera aussi nu qu'un ver et le lichen coloré de son ecroce donnera un contraste saisissant avec la neige immaculée.

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La succise des prés (Succisa pratensis) est sur la fin de sa floraison. Il fait un superbe sujet de photographie. Appartenant à la famille de la campanule, on la nome aussi mors du Diable. On peut la croiser jusqu'à 2400 m d'altittude.

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 Elle est l'hôte de la chenilledu Damier de la succise, un très beau papillon qui temps à disparaître et qui fait l'objet de statu de protection (l'espèce est classée comme vulnérable). La destruction de son habitat serait en cause.

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 Ce milieu est idéal pour rencontrer des chevreuils ce qui arrive fort souvent. Des bois denses et ombragés pour évoluer en toute discrétion, des pâturages à l'herbe grasse, la présence de sources nombreuses, des taillis épais pour mettre bas et dormir... que demander de plus ? Voilà de quoi faire une belel sortie même si le fond de l'air devient de plus en plus frais.

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12 janvier 2015

La roseraie de l'Abbaye de Valsainte.

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C'est l'été indien dans le sud : les champs de lavandins sont fauchés, le soleil cogne fort et les nuits se font fraîches... c'est un petit bout de vacance après l'heure et dont nous comptons bien profiter. L'occasion est toute trouvée pour visiter les jardins et plus particulièrement celui de la Roseraie de l'Abbaye de Valsainte dans le Luberon. Pour les curieux, vous pouvez en retrouver toutes les informations en cliquant ICI.

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Conférence pleine de bon conseils sur le composte avec le chroniquer radio Jean-Yves Meignen (qui est aussi le jardinier paysagiste et formateur de l'abbaye). Alors oui dit comme ça, ça fait pas très glamour, voire un peu cracra et pourtant ! Le compostage est un moyen simple de limiter les éménations, de diminuer la consommation d'eau, de recycler et d'enrichir pour le moindre coup le potager et les massifs fleuris.

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L'argousier commun (Arbutus unedo) est un arbre méditerranéen qui produit des fruits comestibles. Plante pyrophile (qui résiste au feu), ses feuilles, fruits, racines, écorces etc. sont utilisées pour leurs propriétés médicinales. L'argousier serait anti-inflammatoire, diurétique, instringeant, anti-diarrhéique et efficace contre les rhumatismes. Une plante miracle sur laquelle on peut récolter toute l'année de quoi se soigner.

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 Le jardin de l'abbaye a une histoire particulière. Situé sur un site religieux datant du paléolithique, il fût le lieu de culte de nombreuses religions (plus ou moins surprenantes). Dragons, vierges et divinités de la nature étaient associés aux étranges rochers qui l'entourent, sans oublier les chênes multicentenaires où il y a fort à parier que certains pouvaient y voir la figure de dryades et de nymphes espiègles.

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Le Mont de l'Olivier est ici non pas un hommage a cet arbre emblématique du Sud, mais au Mont des Oliviers, colline qui se situe à l'est de Jérusalem. C'est là, dans le région chrétienne, qu'aurait eu lieu l'Ascension du Christ et se trouverait le tombeau de la Vierge Marie. De nombreux monuments religieux des trois religions monothéistes majeurs y ont été érigés tels que des cimetières, des églises et des mosquées.

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Un superbe chêne blanc (Quercus pubescens), vieux de plus de 300 ans et classé arbre remarquable depuis 2011 surplombe le jardin de l'Occitan. Il pousse sur un immense rocher que les anciens du pays avaient nommé le dragon et auquel ils prêtaient de nombreux pouvoirs magiques. C'est à son ombre que les promeneurs et les lecteurs du dimanche viennent se poser quelques instants.

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Le chêne blanc (Quercus alba) tient son nom aux poils fins qui couvrent ses feuilles et ses jeunes écorces, ce qui leur donne un aspect blanchâtre. Peu exigeant, il se plaît en de nombreux endroits et fait parti des chênes truffiers mais auss des espèces résitanstes au feu. Originaire d'Amérique du Nord, il s'est très bine acclimaté au températures locales dans les jardins et les parcs de ville.

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Le jardin est auto-suffisant en eau et nécessite peu d'entretien. Le paillage et le compostage se font à partir des tiges de lavandes et de lavandins des champs alentours. Ceux-ci sont utilisés pour l'industrie de la parfumerie. Le déchet qui en résulte est utilisé également pour amender les cultures et alimenter parfois certains systèmes de chauffage. Voilà un autre moyen d'économiser tout en mettant à profit les ressources locales.

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Paradis des oiseaux, le jardin est labélisé Regufe LPO (ligue de protection des oiseaux), un label qui assure que le site n'est pas soumis à la chasse, ni à l'utilisation de phytosanitaires et qu'il permet aux piafs et autres animaux de s'y épanouire. On peut y apercevoir par exemple le circaète Jean le Blanc, la mésange bleue, la fauvette à tête noire, le verdier ou encore le chardonneret élégant qui porte bien son nom. 

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Je profite de cette occasion pour vous présenter quelques roses que l'on peut rencontrer dans le jardin comme le Sourire d'Orchidée qui est un rosier grimpant créer à partir d'espèces anciennes, ce qui explique la finesse de ses fleurs et son parfum marqué. Il fleurit de mars à novembre et présente des pétales blanc-rosés. Il se trouve non loin du Centenaire de Lourdes qui est un grand rosier lumineux aux fleurs roses massives.

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Pullman Orient Express (1 et 2) est un rosier aux fleurs incroyables présentant un coeur jaune ourlé d'un rose profond. Il figure parmi mes rosiers préférés ne serait-ce que pour sa forme et son nom u iest une véritable invitation au voyage. Marie Laforêt (3 et 4) est un rosier beaucoup plus discret et délicat aux couleurs pastelles qui n'est pas rare de rencontrer dans la cour des chateaux de la Loire.

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Vent d'Eté est parfait pour enjoliver les haies même si je lui préfère pour cela les rosiers sauvages comme l'églantine (Rosa canina). Sa floraison prolongée et son dense feuillage vert habillent facilement les bosquets à l'abandon. Il tire sa rusticité des espèces sauvages de rosiers, les églantiers. Il peut être aussi utilisé dans les vignes et vergers pour avertir de l'arriver de certaines maladies comme le feu bactérien.

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The Fairy est un petit rosier aux nombreuses fleurs délicates. Il s'inscrit dans la tradition des rosiers à l'ancienne et il aime les zones de mi-ombre, les sols riches en humus et légèrement calcaire. Il ne craint pas l'hiver à condition qu'il soit doux. Pour cela, on peut le planter à flanc de mur, en évitant de la placer au nord. Son nom de Fairy, "La Fée" en anglais, convient parfaitement au lieu.

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Une bien belle sortie lors de ses portes ouvertes qui nous ont permis de découvrir le charme de la région. Fleurs, arbres remarquables, fruits sucrés et magie des vieilles pierres ne manquent pas de donner un charme tout particulier au lieu et à sa dimension sacrée. À savoir, à chaque equinoxe, un rayon de soleil travers la chapelle et vient se figer sur l'autel. C'est un spectacle surprenant qui attire toujours de nombreux sepctateurs.

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30 mai 2014

Le jardin des Coloquintes.

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 Visite du jardin partagé "Les Coloquintes" le 17 mai, animée par l'équipe de l'association "Les Concerné(e)s" situé à Saint Pierre d'Entremont. Au programme :
"Le Jardin Partagé des Coloquintes, situé aux Bandet à côté de l'ancienne école, vous propose une journée de visite animée du jardin suivi d'un troc de graines et d'une projection de documentaires sur les semences. Vous êtes tous les bienvenus adultes comme enfants. "

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 Atelier déco du jardin avec Nathalie Aretz puiséchange de graines à l'Abreuvoir... jolie perspective. Quand au jardin, il offre une très belle vue sur le Cirque de Saint Même. Situé à l'extrimité Est du massif de Chartreuse à cheval sur l'Isère et la Savoie, il culmine à 900 mètres d'altitude.

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 Descente avec les enfants jusqu'à l'Abreuvoir. Le sentier est balisé de nombreuses égnimes et devinettes.
Serez-vous répondre à celle-ci?
"J'ai une tige carré, des fleurs jaunes et poilues, ma fleur forme une jolie "gueule" jaune. Qui suis-je?"

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Voilà un bel exemple d'hybridation entre orchidées. L'orchis guerrier (Orchis militaris) 1 se croise facilement avec l'orchis pourpre (Orchis purpurea) 2. L'hybride ainsi formé (que l'on note Orchis purpurea x Orchis militaris) se nome Orchis hybrida 3 & 4. Relativement abondante, elle tient son nom du fait qu'elle fût le tout premier hybride a être déterminé comme tel.

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 La néottie nid d'oiseau (Neottia nidus-avis) est une orchidée discrète qui se fond dans le décor. Dépourvue de chlorophylle, elle tire ses nutriments de la symbiose qu'elle entretient avec un champignon microscopique. Économe, elle est peu gourmande en eau et en azote.

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 On connu avec les orchidées. Celles-ci sont plus communes chez nous mais n'en reste pas moins belles.
1 et 2: La céphalanthère à feuille en épée ou nomé aussi à feuilles étroite (Cephalanthera longifolia) fleurit entre mai et juillet. Elle aime les zones de mi-ombre et on la rencontre le plus fréquement dans les hêtraies. Au niveau nationale elle a le statu LC: préoccupation mineur.
3 et 4: La double-feuille ou listère à feuilles ovales (Listera ovata) qui fleurit également de mai à juillet qui se plaît dans tous les types de milieux, allant des pelouses sèches aux zones de mi-ombre boisées. Elle aussi possède le statu LC.

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Grand classique alpin, l'orchis mâle (orchis masculata) qui fleurit encore dans les Entremonts alors que la saison est terminée depuis belle lurette en Valdaine. Peu exigeante, cette orchidée est courante et se trouve dans toute l'Europe sauf dans l'extrême nord.

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Quel plaisir de tomber sur 3 de mais 10 plantes préférées... les Entremonts sont une vraie mine d'or végétale! À l'exception de la maïanthème à deux feuilles, toutes ses plantes sont très toxiques.
1: La parisette à quatre feuilles ou raisin du Renard (Paris quadrifolia) été utilisée autrefois pour éliminer les renards et les loups en empoisonnants les appâts. Aujourd'hui elle sert d'indicateur pour déterminer quelles sont les forêts qui ont été peu ou pas anthropophisées.
2: La maïanthème à deux feuilles ou petit muguet (Maianthemum bifolium) appartient, selon les derniers travaux, à la famille des Asparagacées. Elle aime les sols calcaires, les chaînerais et les hêtraies et pousse jusqu'aà 1900 mètres d'altitude.
3: Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum) se distngue de ses proches cousins par la formation en grappes de 2 ou 3 fleurs.
4: L'hélobore fétide, rose du serpent ou pied de griffon (Helleborus foetidus L.) est ma plante favorite. La floraison est terminée depuis longtemps et les graines se forment à l'intérireur des gousses vertes claires d'où elles s'échapperont pour être ressemées par les fourmis. La plante fleurît deux fois, en générale la première fois à 5 ans puis la seconde à 9 ans avant de finir par mourir.

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Petite dernière pour la route, l'ophrys mouche (Ophrys insectifera). Cette orchidée fleurit d'avril à juillet et se plaît aussi bien dans les zones de pleine lumière comme dans celles de mi-ombre. Comme de nombreuses consoeurs, elle a le statu LC et est protégée en Auvergne et dans le Nord-Pas-de-Calais.

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Fin de la promenade, il est temps de se rafraîchir au centre du village côté Isère, dans le bar l'Abreuvoir qui porte son nom. Échanges de plantes et de graines, blabla autour des plantes et projection de films documentaires viendront clore cette journée.

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2 septembre 2013

Le muséum d'art et d'archéologie de Vienne.

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Etrange musée que voilà, non pas par sa petite taille mais la gamme d'objets variés qu'il propose. Tableaux de maître, chat momifié, pot en porcelaine d'officine, il y a fort à voir. Une belle initiative qui permet de rendre accessibe certains domaines vers les quels on ne se sentirait pas focément attiré.

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L'emplacement de la ville est depuis plusieurs siècles, pour ne pas dire millénaires, occupé par les hommes. De néandértale à aujourd'hui, chaque époque a laissé des vestiges. On retrouve ainsi des dauphins en alliage cuivre qui datent du I-IIe siècle (1 et 2), des urnes cinéraires qui sont des urnes funéraires (3) et de très nombreuses poteries (4).

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Voici un squelette datant du néolithique retrouvé sur les berges de Vienne. Il aurait subi une trépanation signe que les pratiques chirugircales ou les rites par le sang se pratiquaient à cette époque.

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Parmi les objes exposés, des reliques d'un autre temps et plutôt lointaines. Sur une des vitrines, des sarcophages, des dents de fauves, et même une tête de momie (1), des mains (2) et un chat momifié pour offrande (3). Plus proche de nous, cette immense défense de mammouth européen (4).

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Bon nombre de bijoux sont exposés, certains avec des couleurs chatoyant proche de ceux que nous portons aujourd'hui et qui font la mode. Plus classique, voici un collier d'or en perles de jade.

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Dans la nécropole Viennoise, des fouilles ont mis à jour cette sépulture du IVe siècle. De nombreux autres corps ont été découverts, souvent accompagnés d'offrandes.

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Passons à une autre époque, celle des chevaliers et autres arbalétriers du Moyen Âge.

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Dans cette salle-ci, on change d'époque, le Moyen Âge et la Renaissance se mêlent. De grandes vitrines (1) donnent à voir de nombreuses pièces d'époques, de fibules, de lampes à huile et autres objets quotidien. Derrière les vitres de vers, mousquets, fleurets et casques de conquistadores (2) se font face. Trouvé à proximité de la cathédrale, cette tête (3) s"avère être un coffre. Enfin sur une plaque disposée dans les ruines d'une des chapelles de la ville, le signe des premiers chrétiens (4) qui date de la fin de l'Antiquité est exposé.

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Dans l'autre pent de la piéce, ce sont deux murs qui sont dédiés à l'art de la porcelaine.

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Ainsi on retrouve des pots d'officines (1) mais aussi des plats, des assiettes et des gobelets (2) que nos grands mères gardent aujourd'hui sagement rangés dans les placards. Dans la dernières salle, place aux tableaux (4) mais aussi aux mobilier d'époque comme cette chaise de porteurs (3).

Bref, voilà un musée bien étrange qui mêlent des nombreux genres pour un résultat étonnant.

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