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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
  • Grande amoureuse de la nature, j’ai pu me rendre compte du besoin urgent de nature dans notre société. Fort de ce constat, je me consacre à mon échelle à faire découvrir les beautés de notre monde.
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5 août 2013

Sortie dans les près 8.

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 Petite promenade dans les champs, en bordure de lisière et parfois en forêt, histoire de récupérer un petit peu de fraîcheur et aussi, quelques piqûres de moustique. L'ombre est salvatrice pour les fleurs qui ont été épargnées des coupes grâce à l'écofauchage ce qui permet l'observation d'une grande variété d'insectes.

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 Les près exposés au soleil ne sont pas très riches en fleurs mais il est tout de même possible d'en observer quelques unes.

1: Le myrtil est une espèce de papillon possédant 5 sous-genres et un dimorphisme sexuelle marqué. En effet alors que le mâle à le dessus des ailes ternes, la femelle aborde des tâches fauves. On le retrouve partout, En Aise, en Europe, au Maghreb, au Moyen Orient et ici, sur un plante d'origan sauvage (origanum vulgare).

2: L'origan commun est aussi appelé marjolaine sauvage et est cultivée dans les jardin. On le reconnaît à ses petitesfleursroses et à ses feuilles parfumées. Il a des propriétés antiseptiques et à ce titre, son huile essentielle est utilisée contre les rhumes, la grippe, les douleurs spasmodiques, la fatique et le stress. Son parfum attire facilement les insectes et notre bon vieux mirtyl s'y est laissé prendre, si bien qu'une araignée crabe en a fait sa proie avec succès (centre de l'image).

3: La reine des près était nommée autrefois ulmaire. Elle sert à aromatiser les plats, les desserts, les dentifrices et les boissons comme la bière ou le vin mais il faut sécher la plante et ses fleurs pendant un an avant de l'employer. En infusion elle a un goût agréable. En médecine populaire, on l'utilise pour ces propriétés anti-inflammatoires, diurétiques, sudorifiques, astringentes, toniques, antispasmodiques, cicatrisantes, antalgiques, digestives, diurétiques fébrifuges, antirhumatismales, vulnéraires et détersives. C'est à partir de cette plante que l'aspirine a été inventée.

4: Les ombellifères sont des plantes résistantes qui ne craignent pas le soleil ni la sécheresse, ce qui explique pourquoi les champs se couvrent de leurs ombrelles blanches.

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 Le millepertuis perforé ou millepertuis commun est la plante anti-déprime. C'est un puissant anti-déprésseur qu'il ne faut pas consommer en même temps qu'un autre traitement. C'est aussi une plante magique qui porte de nombreux noms comme celui de chasse-diable, herbe aux fées, herbeauxmilles vertus, herbe de la Saint Jean, herbe aux brûlures, herbe aux piqûres, herbe de charpentier ...

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 On ne soupçonne jamais assez les ressources de la nature.

1: La verveine officinale ne paye pas de mine comme ça mais avec sa petite taille, ses nombreux brins en touffe et se discrètes fleurs mauves. Pourtant ses effets sont nombreux et sa culture facile. Ce sont les sommités florales qui sont utilisées en tisane à but diurétique, fébrifuge et astringent. En lotion elle est détergente.

2: La renouée persicaire ou fer à cheval est elle aussi une plante discrète qui mérite qu'on s'intérrésse à elle. Riche en tanins, on l'emploie comme plante médicinale pour ses vertus vulnéraires et astringentes.  Comestible,on en manges les fleurs et jeunes feuilles en salade, les plus vieilles cuites comme légumes. En Russie les tubercules sont très appréciés.

3: L'achillée millefeuille ou herbe à coupure pousse dans toutes les régions tempérées de l'hémisphère Nord. On récolte les feuilles et les fleurs. Elle stimule l'apétit, calme les troubles de la digestion et les douleurs menstruelles, traite les infections respiratoires, fait baisser la fièvre et stop les saignement et démangeaisons de la peau. On consomme traditionnellement les feuilles en salade.

4: Le cirse commune pousse en terrain découvert, on le nomme aussi piqueux. Elle a des propriétés mellifères recherchées.

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 La carotte sauvage se reconnaît facilement à sa tâche rouge en son centre. On ne sait pas vraiment à quoi elle sert mais elle lui a donné son nom de "dentelle-de-la-reine-Anne", du fait que la reine de ce nom se serait piquée le doigt pendant son blanc ouvrage, le tâchant en son centre d'une goutte de sang. Son huile essentielle protège la peau, en particulier contre l'eczéma. On peut la consommer entière en vinaigre après macération, les racines crues ou cuites, les fleurs comme farce, les fruits à l'odeur de poire dans des desserts et les graines dans les soupes, le pain ou les ragoûts.

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 Au bords de la lisère, quelques espèces cherchent la fraîcheur.

1 et 2: Les scolopendres sont des fougères qui appartiennent à la famille des aspleniaceaes. Dans l'antiquité, on l'utilisait contre les infections du foie et de la rate. Aujourd'hui on l'emploie pour ses propriétés expectorantes, astringentes et émollientes. On la consomme en sirop allié à de la chicorée.

3: Je n'ai pas réussi à identifier ce beau papillon. Merci à theLJL70 de http://terramorchellarum.com/ qui m' donné le nom, il s'agit de scopula ornata.

4: La coccinelle à sept point est très fréquente chez nous. Le 7 est un chiffre porte bonheur dans la tradition européenne avec le 12. La "bestiole à bon Dieu" peut pondre jusqu'à 400 oeufs sur les plantes infestées de pucerons et dont les larves se régalerons. L'hiver, on peut les trouver serrées les unes contres les autres, parfois par centaines, derrière les volets des fenêtres.

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 La decticelle cendrée est une grosse sauterelle sans ailes qui peut atteindre quelques centimètres chez la femelle. On la rencontre la mi-jui à novembre en fonction des gelées. Elle aime s'abriter dans les buissons en bordure de chemin, de champs ou de lisière. Dans les Alpes elle peut vivre jusqu'à 1400 mètres d'altitude. Elle est omnivore, ce qui implique qu'elle mange aussi bien des feuilles que de petits insectes. Ici il s'agit d'une femelle car elle possède un oviscapte.

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Le temps des fleurs est fini, ce qui rend les identifications beaucoup moins simples.

 1: Il existe de nombreuses espèces d'euphorbes, pas toujours dissociables les unes des autres mais les feuilles de l'euphorbe des bois, semblables à celles de l'amadier, la rendent assez atypique pour la reconnaître au premier coup d'oeil. C'est une plante toxique qui peut provoquer une purge violente chez l'homme et le bétail.

2: Le sceau de Salomon odorant ne donnera pas de fruits cette année, du moins dans ce coin. Les limaces, gourmandes et immunisées contre son poison, ont dévorées les baies naissantes ainsi que de nombreuses feuilles. Heureusement la plante peut vivre plusieurs années et renouveler ses chances d'avoir une descendance.

3: Les derniers chatons, c'est à dire fleurs mâles du châtaignier commun sont tombées. Quand elles commencent à toucher le sol, du moins ici dans ce petit coin d'Isère, c'est que la saison des cèpes commence même s'il ce peut que quelques individus précoces sortent avant. Bien que l'on soit habitué à manger les châtaignes, les fruits, les feuilles sont aussi recherchées pour emballer les fromages mais aussi soigner la coqueluche, les bronchites, les hémorragies, les diarrhées et la toux dans la médecine populaire.

4: L'asplenium trichomanes ou capillaire des murailles est une petite fougère qui pousse à l'ombre entre les interstices des pierres, les fissures de la roches, les trous des murets et les creux des falaises. Très résistante, elle pousse partout et communément en France jusqu'à 1800 mètres d'altitude. Dans le Morvan on l'utilisait comme sirop contre la toux au moyen âge.

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Les palombe ou pigeons ramiers sont les plus grands pigeons européens. Bien que présent dans la région, c'est depuis peu qu'il est aisé d'en rencontré en forêt ou en campagne. Cette année, un couple niche en face de la maison. S'ils ne terminent pas sous les griffes de l'autour, ils reviendront pendant plusieurs au même endroit avant que leurs petits prennent le relais.

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Néanmoins, quelques fleurs aux couleurs chatoyantes s'invitent encore dans la végétation.

1 et 2: Le Buddleai de David ou père David est le célèbre arbre à papillon qui les attirent avec son odeur suave. Il a été importé de Chine et c'est naturalisé dans les bois et lisière. Il a à ce titre le statu de plante invasive car il occupe la niche écologique d'espéces locales rares. Ses racines, ramures et écorces sont utilisées pour la médecine en Asie bien que l'arbuste soit toxique. Plonger les fleurs dans l'eau enivre les poissons et les rend plus dociles à la capture. 

3 et 4: Contrairement à ce qu'indique son nom, le géranium des Pyrénées est présent partout en France sauf en Aquitaine. On le trouve meêm dans les pays du Nord. Quand les fleurs se fannent, les graines formes de longues graines nommées "bec de cygogne". 

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 Le liseron des haies est très courant. Bien qu'il aime s'inviter dans les jardins et sur les bords de chemins, c'est dans les fourrés des lisières et les champs de blé qu'il est le plus courant du moment que le sol est frai ou humide. On le trouve un peut partout, en Amérique du Sud et du Nord, en Eurasie, en Afrique du Nord, en Australie et dans le proche Orient. Dans la médecine populaire on l'emploie contre les quintes de toux, pour soigner le foie, l'insuffisance hépatique et les migraines et constipations qui lui étaient liées.

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1: Le chêne est l'arbre le plus présent en France. Autrefois il était associé à Zeus chez les grecs, à Jupiter chez les romains et à Donar chez les germains car il est rarement touché par la foudre. Le rare gui qui pousse sur son écorce était prisé par les druides car il recueillait l'âme et la puissance de l'arbre hôte. A l'arrivé du christianisme en gaule, les églises furent érigées près des chênes sacrés pour rendre le nouveau culte plus commun.

2: Le viorne obier appartient à la même famille que nos viornes boule-de-neige. C'est un arbuste des bois humides et des marais qui ne pousse pas à plus de de 1600 mètres d'altitude. 

3: Ce myrtil est accompagnée dans sa campagne de butinage d'un tristan, un proche cousin mais qui est le seul en Europe à faire parti du genre aphantopus. Ce papillon est présent sur presque tout le territoire français et on peut le voir voler de début juin à fin août. Néanmoins il est en net recul dans de nombreuses régions bien qu'il ne bénéficie pas de statu de protection.

4: Cette araignée loup s'est cachée sous la fleur d'une carotte sauvage. Au moindre mouvement de la plante, elle bondit sur l'ombrelle florale pour attraper son repas.

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 Quelques pas dans la forêt apportent une chaleur bienvenue. Il a plut cette nuit, juste histoire de mouiller le sol, mais cela a suffit aux moustiques et aux mouches pour mon plus grand malheur.

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Cette pluie, bien que brève, est la bienvenue pour les fougèresquicommençaient à souffrir de la sécheresse.

1, 2 et 4: Le polystichum setiferum est une fougère typique de l'europe méridionale et occidentale. Il aime les pentes abruptes des forêts fraîches. Les fougères sont des plantes magiques, parfois appelée ailes de sorcière. Séchées puis brûlées, elles attirent la pluie et font fuir les animaux rampants et venimeux. En bouquet placé devant la fenêtre, elles chassent les démons et les mauvais sorts. Autrefois on pensait que la fougère fleurissait la nuit de la Saint Jean autour de minuit et que dans l'instant elle donnait une graine sortie de terre, qui portée par l'heureux chanceux qui a su la trouver et la ramasser sans bruit, se voit obtenir le don d'invisibilité.

3: Un peu d'eau et la grande Loch en profite pour sortir le bout de son nez et faire son tour à la recherche de nourriture.
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Pas de chevreuils cette fois-ci derrière la vieille grange, il fait bien trop chaud, mais de nombreuses traces indiquent qu'ils étaient là il y a peu de temps et surtout, qu'ils n'étaient pas seuls.

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1: Un chevreuil est venu grignoter les jeunes herbes qui poussent le long du chemin et a laissé dans la boue la trace de son passage.

2: Le sanglier est lui beaucoup moins délicat. Il n'a pas laissé ici la marque caractéristique de ses deux ergots à l'arrière de sa patte.

3 et 4: Autre surprise, un blaireau de belle taille a aussi emprunté le chemin. Ses longues griffes ont marqué le sol d'une rangée de trous.

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 Un frêne sous l'effet des violents vents du weekend passé, a perdu une grappe de graines. Arrivées à maturité, celles-ci ce détachent de l'arbres et tourbillonnent dans le vent grâce à leur fformed'hélice pour se déposer un peu plus loin et ne pas faire concurrence à son géniteur. Encore vertes, on les utilisent pour faire des colliers éphémères.

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 Deux-trois pas dans les bois, histoire de prendre l'air et de voir où en est l'activité fongique locale.

1 et 2: C'est l'occasion de visiter un potentiel coin à champignons mais le sol est sec et aucuns chapeaux ni aucunes lamelles ne se font voir. Visiblement ce n'est pas endroit propice à la cueillette, bien qu'au printemps, il nous soit arriver de faire de belles récoltes de morilles en contre-bas.

3: Le hêtre commun est l'essence dominante. D'ordinaire les girolles se plaisent bien à son contact mais ici, pas la queue d'une seule ne se fait voir. Ses fruits sont les faînes. Autrefois on menait les porcs sous les frênes pour qu'ils en mangent les fruits mais aussi les glands car ces arbres poussent souvent avec des chênes rouvres. Il est possible de consommer les faînes mais cela nécessite une longue préparation. On les bouillait tel des châtaignes ou elles étaient broyées pour obtenir une sorte de beurre vermifuge et parasticide. On pouvait également les faire décanter dans de l'eau pour les transformer en farine ou les griller comme des chouchous.

4: La photo est un peu floue mais on peut reconnaître dessus la truie, un papillon au drôle de nom. 

 

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 Derrière la grange de pisé, un champs s'ouvre sur la forêt. Fauché depuis peu, il est couvert d'herbe grasse et bien verte,ce qui fait le bonheur des chevreuils mais aussi des sauterelles et des criquets.

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Voici quelques habitants de cette grande étendue verte.

1: La clématite des haies ou clématite vigne-blanche est le bois à fumer que les adolescents s'amusent parfois à fumer mais s'arrêtent bien vite de consommer en raison du goût qui s'en dégage. On la nommait herbe au gueux en raison des irritations que provoquent ses feuilles et qu'utilisaient les mendiants pour provoquer des ulcères et attirer la pitié.

2: Sur une knautie des champs, un drôle d'insecte doré prend un peu de repos.

3 et 4: Voilà une jolie sauterelle qui se différencie des criquets par ses antennes longues et fines. Il pourrait peut être s'agire d'une sous espèce de decticus verrucivorus mais riende sûr. On raconte qu'autrefois on les utilisait pour mordres les verrues et les brûler par le suc quelles dégagent par leurs mandibules. 

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Ici pas de doute, il s'agit de la grende sauterelle verte, que l'on trouve dans toute l'Europe et même la Mongolie. C'est la plus grande sauterelle du territoire. Aujourd'hui sa population est en régression à cause de l'agriculture intensive. 

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1: Sur un prêle un escargot, nommé soucoupe commune, prend du repos. Commun en France, il devient rare dans la région méditerranéenne mais peut se trouver dans les Alpes juqu'à 2000 mètres. C'est une espèce herbivore qui se nourrit des algues et des lichens qui poussent sur les troncs. 

2: Je ne pensais pas revoir la cétoine dorée dans les parages, mais elle est encore bien là. 

3 et 4: Bien qu'attrayant pour les insectes comme on peut le voir sur la photo 3 où trois cétoines dorées butines, le sureau hièble est une plante toxique qu'il ne faut pas consommer ni confondre avec le sureau noir ou rouge. Il peut mesurer 1 à 2 mètres et sent très mauvais. De plus il fleurit de juillet à août ce qui permet de le différencier de ses cousins qui fleurissent jusqu'à juin. Autrefois on l'utilisait comme un puissant purgatif, comme un bon cicatrisant et ses baies seraient diurétiques et sudorifiques. Mais la dangerosité de la plante à stoppé tout emploie de celle-ci.

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Voilà un moment que le compagnon blanc a passé la période de floraison. Aujourd'hui, les fleurs devenues des capsules et qui ont été épargnées par les chenilles gloutonnes, libèrent leurs graines au grès du vent et du frôlement des animaux sauvages. Secouées, elles se transforment en hochet ou en grelot.

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Sur le bords du chemin la végétation ce fait différente du fait que les bords sont rocailleux et pauvres en nutriments.

1: La chicorée elle aussi ne fleurit plus mais les tiges se dressent encore, c'est l'occasion de récupérer la précieuse racine. Il suffit de tirer à la base de la tige pour que la racine suive toute seule.

2: Une punaise pyjama rayée de noir et de rouge se promène sur une fleur de carotte. Cette espèce apprécie les ombellifères sur les quels il se reproduit.

3: Rah pour elle aussi je ne trouve pas d'identification.

4: La vipérine commune c'est installée dans le fossé. Cette plante médicinale est surtout utilisée aujourd'hui pour ses propriétés  anti-toux. Pour cela on utilise les fleurs séchées en infusion.

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Les corbeaux sont moins nombreux qu'à l'automne quand ils se réunissent en groupes immenses à la recherche de nourriture sur les noyers de la maison. On oublie parfois la taille que peuvent prendre ses oiseaux en plein ciel. Il suffit de tenir une plume dans sa main pour s'en rendre compte.

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1 et 2: Deux chenilles du cucullie du bouillon blanc se sont installées sur des scrofulaires noueuses fanées qu'elles ont bien entamé. Cette année elles sont très nombreuses ou du moins plus visibles que l'an dernier.

3: Voilà un joli papillon a qui je n'ai pas réussi à donner un nom.

4: Souvenir de la promenade, un joli bouquet de carottes sauvages qui viendra prôner sur la terrasse de la maison entre deux lanternes qui les soirs d'été, donnent une belle lumière diffuse.

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Et pour finir, une belle rose trémière qui c'est échappée d'un jardin pour attérir en bord de champs, ce qui créé un petit jardin bucolique. Bref une jolie promenade où il suffit de se pencher pour observer les bêbêtes de la nature.

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17 mai 2013

Sortie en montagne 5.

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Petit tour rapide en montagne, les révisions étant prenantes, je n'ai pas eu vraiment le temps de sortir le bout de mon nez dans la nature. Néanmoins, les quelques rayons du soleil m'ont gaiement entraîné dans les près montagnards. C'est d'ailleurs à cette occasion que l'on peut voir les chèvres, les vaches, les agneaux et leurs mères gagner les pâturages.

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L'androsae vitaliana est une primevère propre au sud des Alpes, au Ventoux et aux Pyrénées. Cette petite fleur fleurie de mai à juillet, entre 1500 et 3000 mètres d'altitude.

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Les pâtures sont bien vertes, les marmottes sorties. Il est temps de partir préparer les parcs pour le bétail qui y passera l'été.

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Les premières orchidées sont là, mais il faudra attendre qu'elles soient fleuries pour les identifier. Celle-ci semble porter des fleurs blanches et a de très larges feuilles plutôt fournies. Il faudra retourner sur place pour parfaire l'identification.

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Voilà que la grande gentiane pointe le bout de son nez. Cette plante peut vivre jusqu'à 80 ans et est mature dans sa dixième année. Il ne faut pas la confondre avec les différentes espèces de vératres qui elles sont très toxiques.

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La montagne commence doucement à prendre vie tandis que la plaine est noyée par la pluie. Le bois joli commence lui aussi à fleurir et embaume l'air. Bref, c'est un joli début de printemps.

18 février 2017

Sortie dans les calanques 13.

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 Le nouvel an est passé, 2017 prend doucement la place de 2016. Pour ce premier jour de l'année, nous voilà partis dans le parc des Bruyères, l'une des portes d'entrée vers le Parc National des Calanques. Autrefois couvert de pinèdes, les incendies de 2009 l'ont transformé en landes d'ajoncs de Provence et de bruyères. On peut voir encore ça et là des troncs noircis et des arbrisseaux repousser sur les cendres de la catastrophe.

 

Les bruyères, un parc périurbain.

Un parc périurbain est un parc qui se trouve à proximité immédiate d'une ville de bonne taille. Depuis les Bruyères, on peut voir l'ensemble de la ville de Marseille et, avec le bus n°17, il est possible depuis le stade d'arriver directement dans celui-ci. Moins fréquenté que les autres parcs de la cité, il est entouré d'habitations. 

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 L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

C'est un arbrisseau méditerranéen équipé de grandes épines atteignant parfois 1 cm et qui ne dépasse que rarement les 1 m. Sa floraison s'étale de janvier à avril et couvre la garrigue de jaune. La dispersion des graines, protégées dans une cosse, se fait par les fourmis, on parle alors de dissémination myrmécochore.

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Le monticole bleu (Monticola solitarius).

Il s'agît d'un mâle aux couleurs plus ternes que ceux des autres mâles qui en période de reproduction ont un plumage bleuté. Cet oiseau vit à l'année dans les zones rocheusesensolleillées du bassin méditerranéen, en particulier au nord de celui-ci. Il est rare en France et figure sur les listes rouges. L'abandon de l'agriculture dans les zones de garrigue et la fermeture du milieu contribuent à la disparition de son habitat.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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La flore des Calanques.

Elle se caractérise par sa résistance aux éléments, en particulier aux variations de température, aux embruns, au soleil brûlant, parfois au sel et même aux incendies. Certaines espèces ont besoin des flammes pour que leurs graines puissent germer, on parle alors d'espèces pyrophytes. Certains cistes (Cistus sp.), le chêne liège (Quercus suber) et asphodèles (Asphodelus sp.) font partis de ces plantes aimant le feu. 

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Le mot de la fin.

Il fait frais sur Marseille, mais le temps est beau, on est bien loin des faibles températures lyonnaises ou de celles que l'on trouve en Chartreuse. C'est un plaisir de marcher à travers les plantes aromatiques et la garrigue. Nous avons eu la chance d'observer une perdrix mais hélas l'appareil photo n'a pas été assez rapide sur ce coup. Pour la prochaine sortie, l'étude des escargots (Malacologie), les sujets seront moins rapides. 

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18 septembre 2014

Sortie en forêt 45.

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Enfin une sortie en forêt ! Cela commençait à dater. Et pour tout vous dire la nature nous a fait bel acceuil. Avec ma comparse Poppy, nous voilà partie pour une petite prospection au couers des bois dans l'espoir de faire une belle récolte.

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Des nos premiers pas, nous tombons sur de superbes spécimens de lépiotes.
1 et 2: la lépiote gracile ou lépiote de Ricken (Macrolepiota rickenil) fait partie des grandes lépiotes comestibles.On la trouve couramment dans les bois clairs et les près à la fin de l'été et au début de l'automne.
3 et 4: Deux pettieslépiotes que je n'arrive pas à identifier. La plupart d'entre-elles sont toxiques voir mortelles, la prudence est donc de mise !

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Voilà une belle grenouille agile (Rana dalmatina). C'est une grenouille pisseuse, c'est à dire qu'elle vide pour se défendre son cloaque sur son prédateur ou dans les mains qui la saisissent. Fort heureusement nous ne l'avons pas testé en cette occasion.

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Belles girolles (Cantharellus) que voilà ! C'est un champignon de choix que bien des ramasseurs recherchent. Néanmoins comme la plupart d'entre eux il faut bien le faire cuire au risque de subir de violents maux de ventre. Il existe une grande variété d'espèces de girolles, certaines très distinctes les unes des autres, d'autres casi identiques. Toutes sont comestibles.

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L'amanite tue-mouche (Amanita muscaria) est mon champignon de prélidéction. Toxique et parfois il faut l'avouer mortelle, il est connu depuis des temps immémoriaux dans les régions du Nord pour ses propriétés hallucinogènes. C'est le champignon le plus représenté dans la littérature européenne.

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Le chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) est une plante aux fleurs parfumées et aux baies rouges toxiques. Les infusions de fleurs sèches ont été longtemps utilisées en médecine populaire pour soigner les maux de gorges et les infections des voies respiratoires.

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Découverte d'un monument extraordinaire ! J'avais eu vent de l'existence de cette pierre qui dans les vieux textes que j'ai pu étudier et qui traitent de la régions, est mentionnée comme appartenant à un ensemble de monuments hérigés par les pères chartreux de jadis. Elle n'a pas encore livrée tous ces mystères ...

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Avec les champignons, on peut vite confondre deux espèces diffèrentes ce qui peut parfois et malheureusement avoir de funestes conséquences.
1 et 2: un exemple de confusion possible.... en particulier dans ce cas où je suis dans l'incapacité d'identifier ces deux specimens XD
3: Le lactaire poivrée (Lactatirus piperaus) est un médiocre comestible. Séché il fait office de poivre.
4La russule vert-de-gris (Russula aeruginea) à longtemps était concidérée comme comestible mais on lui impute une dizine de malaises ce qui la rend suspect.

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Une branche soulevée a mis à nue une colonie de fourmis rousses. Paniquées, celles-ci s'mpressent de mettre à l'abris les nymphe qui formeront la prochaine génération d'ouvrières.

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Voilà une autre série où les confusions peuvent être possibles.
1: le lactaire à lait brûlant (Lactarius pyrogalus) a une odeur fruité mais un lait très âcre et serait toxique. 
2: la vachotte ou lactaire à lait abondant (Lactarius volemus) est un comestible médiocre. En Asie il est récolté et venu sur les étales des marchés.
3: plus dur, il s'agît ici du lactaire presque doux (Lactarius subdulcis), un non comestible qui pousse essentiellement sous les hêtres.
4: enfin un tout jeune tricholome rutilan (Tricholomopsis rutilans) qui a été croqué par les limaçons. Piètre comestible il n'en ait pas moins superbe !

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Voilà un champignon plutôt commun, la russule brun-violet (russula brunneoviolacea). C'est un comestible plutôt moyen à la chair blanche et dure. Il peut facilement ce confondre avec d'autres espèces, pas toutes comestibles.

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La vesse-de-loup perlée (Lycoperdon perlatum) fait le bonheur des petits et des grands. Arrivée à maturité, son centre se perce pour libérer un nuage de spores. Il suffit alors d'appuyer sur le champignon pour voir un nuage gris du plus bel effet s'en échapper.

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La calvaire en chou-fleur (Ramaria botrytis) est un bon comestible souvent recherché dont les extrémités sont légèrement laxatives. Attention à ne pas la confondre avec la calvaire élégante (Romaria formosa) tout aussi rose mais toxique.

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Qui dit sortie en nature dit botanique !
1: la chanvrine eupatoire (Eupatorium cannabinum) est une ancienne plante médicinale qui était comme son nom l'indique employée pour soigner les problèmes respiratoires.
2: de nombreux insectes se parent des couleurs des abeilles et ds guêpes bien qu'eils soient complètement innofensifs pour se protéger d'éventuels prédateurs .
3: la grande angélique ou angélique officinale (Angelica archangelica) n'en fini pas de fleurir. Cette plante médicinale porte le doux nom latin d'archange en raison des nombreux pouvoir de guérison qui lui sont attribués.
4: Voilà une belle fleur de la famille des Astéracées et anciennement, des Composées.

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Le bousier commun (Scarabaeus laticollis) est le seul représentant du genre sous nos latitudes et dans l'ensemble de l'Europe. Il est le seul des bousiers à possèder des élytres très striées et ponctuées.

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Il n'est pas toujours aisé de reconnaître les champignons. Pour les deux premiers je sèche mais pour celui présenter sous 2 prises de vue différentes, pas de doute, il s'agît du cortinaire des chiens (Cortinarius caninus) qui est toxique et peu commun.

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Quelle joie de revoir les montagnes !!! Au cour de la ballade nous avons pu admirer la Dents du Chat mais aussi le Cirque de Saint Même qui se dessine dans le fond ainsi que la Grande Sûre ou encore le Charmant Som. Vive les Alpes !

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Belle ballade en effet ! Panier plein, fleurs et animaux à profusion, c'est le bonheur ! Elle correspond tout à fait à son premier sens, hérité du langage du Moyen Âge : une promenade tintée de lyrisme à la sauce des romantiques et de poésie... en somme une éloge à la Nature.

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J'oubliais ! Les chanterelles en tube (Cantharellus tubaeformis) sont sorties a profusion. C'est un excellent champignon quoi que petit qui a une saveur fine de noisette et de sous-bois et que j'aime tout particulièrement. Rajoutons à cela quelques lactaires délicieux et le tableau est dressé.

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Même si la forêt est encore verte, l'automne approche. Déjà de nombreuses feuilles mortes jonches le sol et le bruit des canons retentit dans le loin. Ramasseurs et promeneurs,c'est l'occasion de sortir vos vêtements bariolés. Mais attention toute fois à ne pas ramasser n'importe quoi !

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26 mars 2014

Anniversaire du blog!

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Hé voilà, La Renarde des Alpes (anciennement nommé Grimmoires et Carnets) fête ses deux ans !
Que d'aventures et de rencontres riches et émouvantes depuis son lancement !
Entre la sortie au Pays Basque avec le club des cèpes (que j'espère pouvoir renouveller), l'interview dans MadMagz, les petits succès sur Paperblog et j'en passe (sans oublier mon travail dans le quel je me plaît !), je peux dire que je ne suis pas prête d'arrêter. D'ailleurs, de nombreux projets sont sur le gaz (dont le retour de la revue en ligne) !
Et bien sûr, merci aux 52 336 visiteurs avec qui je peux partager mon amour de la Nature !

Petite rétrospective pour l'occasion:

 

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Interview et publication de la Web Revue sur Madmagz.

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Auteur du Jour sur Paperblog, départ en Wwoofing en Gironde.

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Week End au Pays Basque avec le Club Des Cèpes.

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Wwoofing en Giironde, départ pour lesVendanges dans le Beaujolais.

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2 ans de Satistiques du Blog.

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Stage au chaudron Magique de Velanne.

 

Il y a tant encore à faire figurer ici ! Que d'aventures et de souvenirs ! Merci à tous !

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15 juillet 2013

Sortie en forêt 28.

 

Bien qu'il ait fait très beau ces derniers jours, quelques averses sont venues mouiller le sol. L'activité fongique est faible mais commence à se faire voir ce qui est bon signe.

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1: On trouve en France de nombreuses espèces de gaillets qui sont tous plus ou moins comestibles (jeunes poussent). Très présents dans les champs, c'est ici une espèce des sous-bois qui se présente, le gaillet-à-feuilles-rondes (galium rotundifolium).

2La néottie-nid-d'oiseau est une orchidée des bois qui ne possède pas de chlorophylle d'où sa couleur brune. Son nom vient de l'enchévetrement que forment ses racines comme un petit nid.

3: L'école est finie et la forêt, le temps d'un été, devient le lieu de jeu des enfants où les cabanes de branches et de fougères deviennent d'imprenables forteresses.

4: Cette fois et pour de bon, c'est la fin des hanneton. On en rencontre encore quelques uns ici et là sur le sol mais tous on rendu l'âme.

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Par ces temps de fortes chaleurs, rien de mieux que de se prélasser au frais dans les bois. Néanmoins il faut prendre garde au tiques qui sont abondants et peuvent transmettre de nombreuses maladies comme celle de Lyme.

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1 et 2: Ça y est elles sont là, les premières girolles. C'est dans un des coins précoce qu'elles sont apparues. Certes elles ne mesurent pas encore un centimètre et sont au nombre de trois mais c'est bon signe. D'ici quelques jours il faudra partir inspecter les autres stations.

3 et 4: Les premières amanites rougissantes sont dehors. Très en retard pour la saison, elles se sont installées dans le bois à cèpes et indiquent en général, une pousse prochaine de ceux-ci. Croisons les doigts.

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L'air est chaud mais le sol est humide ce qui plaît à la grande loch, cette grosse limace orangée ou brune courante dans les bois et les jardins. Nombreuses, elles ont croqué les rares champignons sortis.

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1 et 2: La russule verdoyante est la meilleur des russules. Elle se distingue de par ses lamelles et son pied de couleur blanche et son chapeau vert qui peut aux différents stades du développement du champignon être plus ou moins bordé de blanc.

3: Mystère, mystère. Les russules proposent parfois au sein d'une même espèce une gamme variée de teintes qui peuvent éloignées les unes des autres. Cela n'aide pas à l'identification.

4:  Le polypore écailleux est un champignon qui pousse une grande partie de l'année, du printemps à l'automne ce qui permet de toujours avoir quelque chose dans le panier. On mange de préférence les jeunes exemplaires en marinade.

 

Bref, il faudra attendre encore un petit peu avant de faire une belle récolte.

24 octobre 2015

Je ne suis pas végétarienne.

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 Je ne suis pas végétarienne, néanmoins dans ma démarche, je m'en approche. Je consomme peu de viande et je reste persuadée qu'il est tout à fait possible de vivre en parfaite santé sans se nourrir d'aucun produit animal. Cependant, je reste quelque peu atterrée par les contres-sens et les fausses idées qui circulent sur la consommation de viande.

Petit encart : je sais, j'ai déjà posté ce billet. Oui mais voilà, j'ai prit le temps de le relire, de l'approfondir et j'ai changé deux-trois points qui s'accordent aujourd'hui avec ma vision des choses. 

Avant tout propos, je tiens à dire que dans cet article je ne mène pas une guerre contre les pratiques véganes, végétariennes et végétaliennes ou contre tout autre régime alimentaire semblable. Je ne veux pas convaincre qui que ce soit qu'il faut absolument manger de la viande et encore moins établir cette idée comme une vérité absolue.
Ce que je veux mettre en lumière ici, c'est ma réflexion personnelle sur cette question qui me passionne et me taraude souvent l'esprit. Donc pour se faire, je citerais quelques éléments qui m'ont permis de me faire un avis. Peut être que celui-ci évoluera un jour ... oui peut être. En tout cas si cela peu paraître confu c'est bien normal, et mieux, ça l'est. J'ai posé ici mon ressenti comme il venait et c'est pour cela que certaines idées ne sont pas développées ou peu. J'y reviendrai à un moment ou un autre, quand j'aurais poussé ma réflexion un peu plus loin.
Emoticon Red Fox engagementCet article n'est pas ouvert aux commentaires car il n'a pas pour but d'ouvrir un débat ou même de créer de l'échange (ce qui je le reconnais est assez maladroit), non, ma seule volonté est d'exposer ma conception de la chose avec le peu de connaissances que j' en ai en m'aidant d'articles scientifiques, ethnologiques et géographiques issus de tous bords. Bien entendu vous trouverez toutes mes sources, tous les documents, forums, sites, blogs etc... qui m'ont aidé à construire mon article à la fin de celui-ci.

Enfin, je sais comme il est sensible de parler de ce sujet car chez bien des personnes, qui mangent ou non de la viande, l'alimentation (souvent inconsciemment) figure parmi les repères identitaires les plus forts. Les remettre en question ou les présenter sous un jour nouveau peu donc être perçu parfois comme une négation de ce qu'elles sont, d'où les attaques qui peuvent être virulentes. Ici il n'en est rien, et je le rappelle, mon approche est personnelle, ce qui ne m'empêche pas de faire appel du mieux que je le peux aux sciences naturelles et humaines mais aussi, à ma conception de la nature et ma propre philosophie de vie. Dans tout les cas je garde à l'esprit dans mon exposé que s'alimenter reste avant tout un fait culturel et social. 

 

"Le mal ne réside pas dans le quoi (l’acte de manger des animaux), mais dans le comment (la manière de les élever et de les consommer). Ceux qui associent "omnivorisme" et élevage intensif opèrent un terrible amalgame."

 

 

À l'affirmation "nous ne sommes pas fait biologiquement pour manger de la viande" je réponds faux !
C'est le bon vieux mythe du végéta*isme originel, qu'il soit religieux ou non. Dans la bible, avant que l'homme et la femme soient poussés à la faute, tous les animaux consommaient des végétaux, le lion comme la vache, l'humain comme la brebis. Dans ce retour à une alimentation composée plus ou moins exclusivement de végétaux, on peut voir de nombreux fantasmes ou désirs, comme celui du retour à l'innocence, la volonté de se purger de certaines fautes propre à soi ou à sa communauté, bref l'idée que nous ne sommes pas foncièrement mauvais et donc complètement responsable du foutoir dans le quel nous nous trouvons vu que nous avons, dans la tradition religieuse, été faits bons et herbivores, la viande ayant pour symbolique la perversion. Pour attester de cette conception, consciente ou non, certains faits scientifiques sont mis en avant.

"Nos lointains ancêtres (quelques millions d'années) étaient chasseurs et cueilleurs et on peut dire que cela ne nous a pas trop mal réussi. La particularité du système digestif des ruminants n'est pas la longueur des intestins mais la régurgitation du bol alimentaire et la fermentation qui en découle." C'est quelques mots sont là pour rappeler que notre système digestif n'est pas celui d'un carnivore car trop long (l’intestin mesure 10 à 12 fois la taille du corps chez l'Homme contre 4 à 5 fois chez les animaux complètements carnivores) mais n'est pas non plus celui d'un herbivore car trop court, en somme nous nous trouvons entre les deux c'est à dire omnivore et que par cela, nous sommes conçus pour manger des végétaux mais aussi de la carne comme nos proches parents les singes avec qui nous partageons notre patrimoine génétique à 98% et des poussières. En effet, gorilles et autres chimpanzés chassent de temps à autre des oiseaux, des reptiles mais surtout d'autres singes pour couvrir tous leurs besoins nutritionnels.

Bien que la dentition humaine, à savoir de petites canines non tranchants sur une mâchoire de force moyen et semblable à celles des primates frugivores (ce qui a poussé Charles Darwin, Georges Cuvier ou Charles Giraud à concevoir le frugivorisme comme régime alimentaire adapté à l'Homme bien que ces bons gars ne surent pas que les grands singes étaient partiellement omnivores), l'estomac lui n'est pas spécifique à la nutrition entièrement végétale ni complètement carné. Nous ne possédons pour ainsi dire ni doubles estomacs, ni penses et notre vésicule biliaire s'épuise voire s’abîme à la digestion des huiles végétales.

Enfin, depuis 2007 il est reconnu que l'appendice iléo-cæcal, que l'on nomme aussi appendice vermiculaire et qui cause la crise d'appendicite quand il se bouche, produit des bactéries spécifiques à la digestion de la viande et que si celui-ci a diminué pour devenir quasi-inexistant, il nous a été fort utile pendant bien longtemps. Cela est dû à l'apprivoisement du feu qui a révolutionné notre façon de nous alimenter et donc, qui nous a façonné biologiquement. Rajoutons que si Cro-magnon, Neandertal et Cie prenaient le risque de courir après le mammouth, ce n'était pas uniquement de l'ordre du culturelle (montrer sa force par exemple) ni de l'utile (construction d'abris avec les os et défenses), les arbres et les ours des cavernes étant là pour remplir le plus souvent ces fonctions.

Il me tient à cœur de citer quels mots de Stéfane Guilbaud qui à travers son article (que vous trouverez dans les sources) met en lumière à mon sens certains faits véridiques:

"La viande désincarnée dans les sociétés occidentales.  
Nous venons tous d’ancêtres ayant été cueilleurs-chasseurs et nous avons encore sur terre au XXIe siècle, grand nombre de peuples dépendants de la protéine animale. Ces peuplades se consacrent à la chasse pour subvenir à leurs besoins. Naturel pour eux alors de chasser et tuer les animaux tout en priant pour remercier un dieu de la forêt ou une divinité concernée. Une fois faits, ils ramènent la pitance pour nourrir leurs familles. À quel moment ces individus ont-ils fauté ? À quel moment pourraient-ils recevoir un quelconque reproche ? C’est bien la question que l’on peut se poser.

Lors d’une conférence, quelqu’un m’a répondu "C’est normal, ils ne sont pas occidentalisés". Drôle de réponse à plusieurs titres. La différence fondamentale entre eux et nous reste la manière et la motivation. Ces peuples tuent directement pour se nourrir et n’ont rien à cacher. À contrario, nous ne tuons pas toujours par nécessité, mais pour des besoins plus ou moins louables. En effet, dans quelle catégorie ranger les animaux tués pour le petit apéro saucisson-chips du collègue ou bien encore pour les menus junk foods toujours plus grands, toujours plus gros ? Une autre différence de taille est la relation visuelle que nous avons avec l’animal. Nous ne le voyons plus, il est désincarné par des industries de la mort qui nous les propose en barquette, sans os, sans forme, sans lien avec le pâturage. Nous ne voyons plus rien et comme dirait Fabrice Nicolino, il est plus facile de rentrer dans une centrale nucléaire que dans un abattoir. Demandons-nous pourquoi ?"

 

Nous pouvons nous passer de viande: Vrai et faux.
En fonction du régime alimentaire choisi, de la condition physique et des maladies de notre organisme, il est aujourd'hui possible grâce au modernisme de se passer de viande. Un régime végétarien sera reconnu comme viable et bon pour l'organisme s'il n'est pas prédisposé à certaines carences ou maladies, les régimes végétaliens et végans eux sont déconseillés par les spécialistes, en particulier par l'INPES car il faut posséder une très bonne connaissance de ses besoins, de celui de ses proches si on choisit de leur faire partager cette alimentation (manger des aliments précis dans des proportions elles aussi précises, bref, il faut se soumettre à de nombreuses contraintes). De plus, il est attesté que ce type de consommation n'est pas adapté à l'organisme humain car il entraîne de nombreuses carences (en particulier en vitamine B12), d'où le recours à l'utilisation de gélules et de compléments synthétisant les molécules animales qui sont essentielles à l'organisme (et qui souvent, sont tirés directement d'animaux tués dans ce but ce qui est quelque peu paradoxal). Néanmoins un régime végétarien varié et proposant une importante quantité de nourriture peut être sain pour l'organisme.

Nous avons de nombreux besoins. On parle souvent des sept éléments essentiels pour son bon fonctionnement. Il y en a bien d'autres tout aussi importants mais dans une moindre mesure. Bref, il lui faut avant tout de l'eau (beaucoup d'eau), de l'énergie mais aussi de quoi se construire et se développer. Pour cela nous devons chaque jours assimiler des lipides, des minéraux, des oligoéléments, des protéines et des acides aminés, des glucides et des vitamines.

 Où trouve-t-on les nutriments nécessaires?

Notre alimentation est riche en bienfaits, il suffit de bien choisir ce que l'on veut trouver dans notre assiette. Certains nutriments comme les glucides se trouvent dans beaucoup de produits comestibles mais certains d'entre eux sont spécialisés et ne se trouvent que dans certains aliments comme la B12 ou la B6. Ainsi les glucides contenu dans une pomme (sucres lents) n'auront pas du tout la même valeur nutritionnelle que ceux contenus dans une confiserie (sucres rapides).

Les lipides se trouvent dans la viande, le poisson (les fameux oméga3), les œufs, les produits laitiers, la charcuterie, les olives, les huiles, les fruits secs et les avocats. Ils représentent 40 % de nos dépenses énergétiques. Tous n'ont pas la même valeur et il faut varié les aliments pour consommer tous les types de lipides essentiels à l'organismes. Ils sont essentiels car ils permettent à nos cellules de structurer leur membrane, aide à la cicatrisation des plaies, à l'assimilation d'autres nutriments comme certaines vitamines et à l'éléboration d'hormones (on suspect parfois les cas "d'hystèries" (quel bien vilain mot) d'être la cause d'un manque de lipides).

Les glucides représente 50 à 55% des nutriments que nous devons consommer pour ne pas manquer d'énergie. On les trouve dans l'huile, les matières grasses en général, le poisson, la viande, les produits sucrées, les crustacés, les œufs, les céréales, l'alcool, la pomme de terre, les légumineuses, les fruits secs, les fruits frais et les légumes.

Les oligoéléments dans un régime alimentaire traditionnel sont entièrement couverts. On les trouve dans les eaux minérales mais à différente teneur en fonction de la provenance de celles-ci. Le fer et le zinc par exemple se trouvent surtout dans la viande (en particulier de cheval et le boudin), l'iode sera dans les algues et les crustacés mais aussi le lait, le cuivre dans le chocolat, la viande, le poisson et les légumes secs.

Les minéraux (dont font partis certains ologoéléments) se trouvent un peu de partout, le calcium sera surtout contenu dans les petits poissons, les laitages et les fruits secs. Le chlorure se trouve dans le sel et les aliments salés, le magnésium dans les céréales complètes, les noix et les légumes verts. Le phosphore réside dans les viandes rouges et de volailles, le poisson, les produits laitiers ou à base de céréales complètes ou de fruits secs. Le sodium se trouvera dans les produits salés, les charcuteries et le fromage. Le chrome lui est dans les épices, le blé, le sucre non raffiné, les huiles végétales, les graisses, la viande , les cacahuètes et les levures. Le cobalt se trouve uniquement dans les produites laitiers, la viande et le poisson. Le fluorure se trouve dans le thé, le poisson et les fruits de mer. Le sélénium lui est dans les produits d'origine animale riche en protéines comme la viande ou les œufs, dans les fruits de mer, en faible quantité dans les céréales et les champignons.

Les précieuses vitamines sont nombreuses, faciles d'accès et contenues dans de nombreux aliments. Ainsi la vitamine A se trouve faiblement dans l'huile de poisson, le foie et les produits laitiers mais de manière plus importante dans le cresson, les épinards et les abricots secs. La vitamine B1 est dans les levures, les céréales, les œufs de poissons; la B2 dans les abats, les légumes, les fruits, les produits laitiers, les champignons et les fruits secs. La B3 réside dans la viande de volaille, le foie, les céréales et les cacahuètes; la B5 est dans tous les aliments mais encore plus dans les orties; la B6 elle se trouve dans la volaille, le foie, les bananes, les choux, les tomates, les épinards et les pommes de terre (bref, des végétaux hormis les choux et les épinards que l'Homme européen n'a connus que très tard et qu'il a mit longuement à cultiver pour les autres, preuve à mon sens qu'une alimentation non carnée n'était pas innée vu qu'elle ne couvrait pas les besoin en B6). La B8 est contenu dans le foie, les œufs, les levures, le saumon, et en petite quantité l'avocat et le porc (à savoir que pour couvrir nos besoins journaliers il faudrait manger entre 5 et 15 avocats ou entre 14 et 196 gr de levure). La B9 se trouve dans le foie et les plantes vertes fraîches. La B12 est essentielle à notre organisme en particulier pour les organes vitaux. Elle est produite en très faible quantité par notre intestin grêle comme chez la plupart des animaux, ce qui explique pourquoi les prédateurs mangent souvent les viscères en premier avec le foie. Bref, la B12 se trouve uniquement dans les animaux (bien qu'à tort on ait cru que la consoude en possédait). Exception faite, une algue microscopique japonaise, la spiruline, en posséderait mais dans des quantités infimes et non inassimilable, tout comme les végétaux fermentés mais si peu qu'il faudrait consommer plusieurs tonnes de ces aliments (au passage il est remarquable de voir les contres-vérités sur la page Wikipédia à ce sujet). Bref, le seul moyen de se fournir de la B12 sans mettre son corps en danger et sans avoir recour à des compléments alimentaires industriels est d'avoir une alimentation faisant appel à des produits animaux. Néanmoins il est possible via des bactéries génétiquement modifiées de produire de la B12. La magie des OGM nous permet de produire ainsi 35 tonnes par an (ce qui est très loin de suffir à couvrir les besoins de la population mondiale si du jour au lendemain elle changeait de mode de vie). Un régime végétalien ou végan est donc forcément composé d'OGM (ce qui est embêtant quand on pratique ce régime pour des motivations sanitaires ou anti-mondialiste/modeniste/consumériste). Cependant, tout est une question de choix, et jamais on ne pourra imputer à une personne faisant appel à ses compléments de ne pas avoir une comportement responsable vis-à-vis de son alimentation.

Les protéines qui contiennent les acides aminés sont ce qui permet à nos cellules de fonctionner. On les trouve dans la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et en plus petite quantité dans le soja et le mélange de légumineuses et de céréales. Il néanmoins courant d'entendre dire qu'il y a plus de protéines dans les végétaux et qu'elles sont plus facilement assimilables, ce qui est faux. Le végétale le plus riche en protéine est le soja a raison de 16,5 gr de protéines pour 100 gr contre 30 à 70 gr de protéines pour 100 gr de viande.

À mon sens, le fait que certains aliments essentiels à notre organisme soient uniquement présents dans des animaux me conforte dans l'idée que biologiquement, nous ne sommes pas faits de sorte à nous nourrir uniquement de végétaux. Après ces constations, j'ajoute volontiers le foie à ma liste de courses quotidienne, c'est bel et bien un aliment précieux. Cependant, les progrès de l'industrie alimentaire et pharmaceutiques nous permet désormais de nous en passer.

"Je pense aussi que les Végétariens se font du mal, sans forcément qu’il le ressentent. D’ailleurs, cela vaut aussi pour les adeptes des morceaux de viandes (moi compris). La vérité sur ce sujet est que notre espèce est Omnivore, notre corps a besoin de végétaux ET de viandes (même si les végétaux font plus de bien que la viande). En tout cas ce qui ai sur, c’est qu’aujourd’hui nous mangeons trop de viande, et peut être pas assez de fruits et de légumes, comme nos ancêtres le faisait. Personnellement, je prévois prochainement de remettre en ordre ma santé alimentaire, mais ne manger que des légumes n’est pas une solution." Malika Loreï.

 Les techniques modernes pour vivre sans :

Comme il est dit plus haut, il existe aujourd'hui de nombreuses techniques qui permettent de se passer de viande pour couvrir tout nos besoins mais à quel prix ? Les grands laboratoires se battent pour développer leurs gammes de produits pour végéta*iens et végans, usant du marketing et des techniques ordinairement réservées aux médicaments, on peut alors se demander s'ils n'ont pas pour but de créer une demande pour vendre leurs produits comme c'est le cas avec de nombreux médicaments et s'il ne risque pas d'avoir les mêmes scandales: vaccins contre le papillomavirus, médiator, Di-antalvic ou Cérivastine pour ne citer que quelques uns. À mon sens cela à déjà débuté avec l'utilisation d'OGM pour couvrir les besoins en en B12, la production à partir de produits chimiques de cobalt (procédé qui coute moins cher), la vente de compléments alimentaires fabriqués à partir d'animaux réformés (anciens animaux de laboratoire, de course ou de spectacle) et présentés comme synthétiques ou encore de nutriments présentés comme indispensables à l'organisme dans le cadre d'un régime sans viande alors que ce n'est absolument pas le cas.

 Les contraintes à ce type de mode de vie :

Elles sont nombreuses: absence de plats adaptés dans la restauration ou le commerce, prix élevés des compléments alimentaires et des céréales exotiques mais nécessaires comme la quinoa, difficultés à trouver des produits tels qu'ils soient non issus de matières animales (ne parlons pas du prix) à cause de l'utilisation de dérivés à base d'animaux dans des produits végétalisés (gélatine, épaississants, colorants …), manque de temps pour préparer sa propre alimentation surtout quand on a toute une famille à nourrir en travaillant.

Des membres et associations du mouvement sans viande comme la PETA, Ingrid Newkirk (présidente de la Peta), Peter Singer, Bruce Friedrich appellent à la flexibilité dans ce mode de vie et à l'appliquer au cas par cas. Ainsi des sportifs de hauts niveaux comme l'homme le plus fort du monde ou le coureur Scott Jurek s'accommoderons très bien d'un régime sans viande (et même dans ces cas végan) aidés par de nombreux spécialistes (médecins, nutritionnistes et diététiciens personnels par exemple) mais ce n'est pas le cas de tout le monde.

 Les dérives.

Il ne faut pas le nier, il existe des dérives dans la pratique de ces régimes alimentaires sans viande mais comme de partout. Certaines personnes vont encore plus loin que le régime végétarien, végétalien ou végan ce qui provoque souvent de graves problèmes de santé.

-Fruitarisme: on ne consomme que des fruits, des noix, des graines et des matières végétales qui peuvent être consommées sans que la plante ne soit blessée ou tuée (anthropomorphisme végétale). On peut manger des légumes ou des fruits mais pas de feuilles (épinards) ou de tubercules (ognons, ails, pommes de terre) car cela mettrait en péril la plante.

-Crudivorisme: on ne consomme que des fruits et légumes crus, des noix et de la pâte de noix, des germes de céréales et de légumineuse, des graines, des huiles végétales pressées à froid, des herbes et des jus frais. La nourriture ne doit jamais être chauffée à plus de 48°C et le moins longtemps possible.

Ces régimes alimentaires comme le régime végétarien, végétalien, végan ou uniquement carnés (et je ne parle pas de la malbouffe) s'ils sont mal maitrisés peuvent entrainer des carences dangereuses pour l'organisme. La plus connue et la plus courante est celle en vitamine B12. Une étude de 2004 sur des populations indiennes ayant un régime lacto-végétarien montrait que seulement 10% de personnes examinées n'étaient pas carencées et que 52% étaient en grave insuffisance de B12. L'approfondissement des recherches à montré que ces carences étaient dues non pas à des prédispositions génétiques mais au régime alimentaire. L'absence de cette vitamine entraîne chez l'enfant à naître des retards physiques et mentaux, elle peut entraîner chez les adultes des problèmes neurologiques (dépression ou démence), gastro-intestinaux et hématologiques qui chez les personnes âgées ou faibles peuvent être fatals. Les problèmes neurologiques au bout d'un an dans 45% des cas sont irréversibles. Ainsi le manque de B12 entraîne des démences, des dépressions, des confusions, des pertes de mémoire, des psychoses, des maladies vasculaires cérébrales, des dégénérescences de la moelle, des ataxies, des pertes du sens vibratoire, des spasticités, des démarches anormales, des paresthésie, des engourdissements, des faiblesses, des signes de Lhermitte, des incontinences urinaires et fécales, des glossites, des stomatites, de l'anorexie, des diarrhées, des constipations, des anémies, des leucopénies et la déclaration de la thrombocytopénie.

Enfin, on pourra citer les drames récents liés aux régimes alimentaires. Je garde bien à l'esprit que comme partout ce genre de faits n'est pas représentatif du végéta*isme et de tout ce qui s'y rapporte, que des décès alimentaires à causes de la mal bouffe ça existe aussi et largement plus, mais je ne crois pas pour autant qu'il faut les passer sous silence, sans non plus tomber dans l'excès comme ce fût le cas il y a peu avec cette décision de justice de retirer son enfant à un couple de végataliens. Elle a peut être été motivée par le décés d'enfants dont les parents maîtrisaient mal le régime alimentaire végéta*ien. Alors oui ,ce sont des cas extrêmes mais cela nous rappel que l'on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'alimentation et que ce mode de vie doit faire l'objet d'un suivit médical, du moins pour les enfants.

 

Les personnes végétariennes, végétaliennes et végans vivent plus longtemps et sont beaucoup moins malades: Vrai et faux.

Il est courant de dire que les végétaliens vivent plus longtemps que ceux qui ont une alimentation carnée, ce qui est vrai mais la non consommation de viande est elle la véritable raison ? Non, du moins pour moi.

Des pratiques qui diminues les risques

Le végéta*isme et le véganisme sont des régimes alimentaires pratiqués pour des raisons spirituelles, philosophiques mais aussi sanitaires. Les personnes qui les pratiquent le font en partie dans l'optique de prendre soin de leur santé. De ce fait ils vont le plus souvent éviter les conduites à risques traditionnelles comme la consommation de cigarettes, de drogues et/ou d'alcool. Le facteur viande n'est donc pas le seul à prendre en compte pour expliquer cette longévité. De là on ne peut ni infirmer, ni affirmer que ce type d'alimentation permettaient de vivre plus longtemps. Néanmoins une étude américaine de l'université de Loma Linda en Californie montraient que les hommes végétariens vivaient 83,3 ans alors que les non végétariens vivaient 73,8 ans et que les femmes végétariennes vivaient 85,7 ans contre 79,6 ans pour celles qui ne l'étaient pas. John Robbins dans « The Food Revolution » met en lumière que le doyen de l'humanité entre 1994 et 1998 était végétarien, ce qui à mon sens n'est pas un argument vu qu'il fut le seul ... il oublie de dire que la doyenne de l'humanité qui vécue encore plus longtemps (la française Jeanne Calment : 122 ans) ne l'était pas.

Une réalité médicale

Ce que l'on ne peut pas nier c'est l'impacte bénéfique de ces comportements alimentaires sur de nombreuses maladies comme la goute, les pathologies cardio-vasculaires, certains cancers, l'asthme, arthrite, le diabète et l'obésité. Mais ils en entraînent d'autres comme une augmentation des cancers de l'anus et de l'intestin, des cas d'ostéoporoses (alors que pendant longtemps on les a présentés comme facteurs diminuant cette maladie) et des anémies par exemple.

Présenté comme remède contre les maladies cardiaques, on c'est rendu compte que le régime végétarien s'il n'est pas accompagné d'un traitement anti-stress et de nombreux médicaments n'avaient aucuns effets sur celles-ci.

Autre fait avéré, la surconsommation de viande aurait un rôle à jouer dans la maladie d'Alzheimer mais en aucun la consommation normale et quotidienne de produit animaux. Les recherches de l'American Society for nutrition tendent à montrer cette correspondance (en comparant les populations asiatiques qui mangent beaucoup de viande et celle qui n'en mangent pas) mais mettent aussi en lumière que le rôle de la méthionine (acide aminé) provenant de la viande est essentielle à l'organisme. Pour conclusion il est dit comme pour toute chose qu' il ne faut ni trop, ni pas assez consommer de carne mais trouver un équilibre

La qualité de la dentition en fonction du régime alimentaire.

Récemment, il a été mit en lumière que les végéta*iens et végans connaissaient beaucoup plus de problèmes de dentitions que ceux qui ne l'étaient pas : déchaussements de dents, caries, ulcères des régions buccales ... ce fait n'a été mit en lumière il y a peu et la recherche sur ce sujet continue. Un des facteurs pourrait être que ce sont des populations pauvres qui pratiquent le végétarisme (et cie) et qui n'ont pas accès aux soins dentaires. Un autre serait que certains éléments essentielles à la bonne santé dentaire ne se trouveraient que dans l'alimentation animale.


Ce type de régime alimentaire est l'unique solution contre la surproduction animale : Faux!
C'est un fait, depuis plus de 60 ans la consommation de viande a explosé, en particulier dans les pays industrialisés mais aussi émergents et il paraît évident que celle-ci doit être diminuée ne serait-ce que pour son impacte environnementale et les conditions de vie des animaux, mais de là à dire que sa non consommation est une obligation il y a un gouffre.

Les dégâts de la surproduction animale

Une des motivations d'une alimentation sans viande est les dégâts provoqués par l'élevage. L'exemple emblématique de la France reste le porc breton qui avec l'industrialisation de sa production a en vingts ans, ravagé le sol et les nappes phréatiques rendant l'eau du robinet impropre à la consommation. Aux États Unis l'élevage bovins (on a en tête ces immenses étendues de terre battues aux sont parqués les animaux) produit 20% des émanations de méthane à l'échelle planétaire. Si celui-ci était diminué de 10%, l'agriculture céréalière qui est destinée à ce bétail pourrait nourrir 60 millions de personnes en plus (mais quand on sait que l'on produit de quoi nourrir 12,5 milliards d'être humains mais qu'un milliard subit quotidiennement la famine, je doute que les efforts menés contre la faim doivent en premier lieu être ciblés sur cette production mais plutôt sur la notion de gaspillage). Au Brésil, le soja cultivé pour l'alimentation animale (mais pas que, l'alimentation humaine à sa part de responsabilité) détruit les sols mais aussi 38% de la forêt amazonienne brésilienne ce qui entraîne la disparition d'environ 100 espèces par jours même si ce chiffre diminue peu à peu. La forêt de Madagascar à cause des plantations et de l'élevage aurait diminuée de 90%. Autre réalité, 78% des terres cultivables sont employés pour l'élevage. Ainsi on estime qu'un hectare consacré au bétail nourrit 2 à 6 personnes alors que dans la même proportion le maraichage et les plantation peuvent nourrir 8 à 30 personnes (mais ici on ne tient compte que de la quantité et non des divers besoins nutritionnels de l'organisme). De plus il faut 7 à 10 kg de protéines végétales pour produire 1 kg de protéines carnées (en élevage intensif), ce qui implique une production végétale accrue non destinée à la consommation humaine, une utilisation importante d'eau (asséchement des nappes phréatiques et rivières), d'engrais chimiques et une pollution augmentée car l'emploie d'engins agricoles et de transports est multiplié. De plus la production de protéines animales est gourmande en énergies fossiles, 8 fois plus que les protéines végétales. Cela réside essentiellement dans le transport et la production de la matière animale mais aussi au parcoure de la viande. Sur la même idée, l'énergie déployée pour fabriquer un kilo de viande serait 100 fois moindre dans la fabrication d'un kilo de céréales. Le journaliste Fabrice Nicolino déclarait que selon la FAO, l'agence agricole de l'ONU, l'élevage mondial dégagerait plus de pollution que tous les transports existants à hauteur de 18% sur l'ensemble des émanations produites par l'humain.

Autre méfait de la surproduction animal, l'emploie de terres et de cultures destinées à l'alimentation animale au détriment de celle des hommes. En 1985 l'Éthiopie est ravagée par une terrible famine mais les céréale produites par les pays continuent d'être commercialisées vers la Grande Bretagne (ici et à mon sens, les responsables sont avant tout les politiques qui ont refusé de nourrir la population avec cette production à cause des dessous de table qu'ils recevaient).

Ces faits alarmants et même catastrophiques pour notre bonne vieille Terre nous obligent à changer nos comportements, mais le végéta*isme n'est pas l'unique solution, du moins à mon sens. Une alternative parmi d'autres serait la dénatalisation (je ne peux pas m'empêcher de penser à toi, chère Poppy !).

De plus, les dégâts de la surproduction végétale dans un but alimentaire comme celle du quinoa entraîne elle aussi des désastres. Les populations locales se trouvent sans ressources car elles doivent vendre leurs biens alimentaires, les locaux tombent malades, les épidémies réapparaissent, bref, les habitants des Andes et des Hauts-Plateaux vivent une crise sanitaire sans précédant pour nous nourrir nous, occidentaux. L'assèchement de la mer morte est un notre exemple de cette production abusive.



La plupart des êtres humains sont végétariens: Vrai et faux.

V'là trois petits points qui vont à l'encontre de cette idée à travers l'exemple de l'Inde:

  • un végétalisme forcé (famine, condition climatique ou religion) : l'Inde figure comme exemple ici. La population cultive son végétarisme en opposition aux musulmans avec qui les tensions sont fortes. Ainsi dans les grandes villes être surpris à manger de la viande, comme les musulmans le font, entraîne de nombreux désagréments.

  • On peut parler ainsi une construction identitaire au-delà de la pratique : manger de la viande est une raison suffisante pour vous interdire de louer ou d'acheter un appartement ou une maison, d'utiliser les transports comme le taxis (là je me demande comment ils font pour appliquer la loi), d'accéder à certains emplois ou certaines instituions (notamment dans le domaine de la santé ce qui est embêtant dans un pays des pays le plus touché par les maladies infectieuses).

  • On cite souvent l'Hindouisme comme religion du végétarisme avec plus de 800 millions de pratiquant mais on oublie souvent de dire que 88% des hindous sont non végétariens et se définissent comme tel pour marquer leur appartenance à leur culture. (un peu comme chez certains pour qui saucisson = français ...).
    Emoticon Zorritos Fox Ups!, La honte!

Tout ça pour dire que non la majorité des hommes et femmes en Inde et plus gobalement dans le monde ne sont pas végéta*iens et que quand bien même ils le seraient, serait-ce un argument valable ? (à mon sens pas vraiment, on a souvent vu que le plus grand nombre n'était pas toujours gage de raison).
Une trentaine de pays sont officiellement touchés par la famine, les populations se retrouvent à vivre de l'aide humanitaire (merci le maïs OGM des Etats Unis) et n'ont pas les moyens et la possibilité de ce nourrir d'autre chose que de végétaux, peut-on parler dans ce cas de végéta*isme ? Je doute qu'un somalien refuse une entre-côte ou qu'un irakien tourne de l'oeil à la vu d'une escalope de dinde.

 

Le végéta(*)isme est une prise de conscience récente: Vrai et faux.

L'ouvrage européen le plus ancien sur la non consommation d'animaux date de 1910. Nommé « No animal food », il est le fruit de la réflexion de Rupert Wheldon. Ce livre est très recherché et il existe de nombreux commentaires de celui-ci mais pour ce qui est de l'auteur, aucunes données sur lui sérieuses ne circulent. Était-ce un naturaliste, un scientifique? Quel légitimité de l'auteur sur le fonctionnement de l'organisme? Quel niveau de connaissance? Mystère.

Selon l'Union Végétarienne Internationale, la définition et la popularisation du végétarisme européen daterait du 19éme siècle.

 Le tabou de la viande rouge en Occident, en particulier USA et UE occidentale (chrétienneté):

Le monde occidental est contraint par de nombreux tabous alimentaires. Certains sont évidents comme la non consommation de certains animaux (chats, chiens, rongeurs), d'autres beaucoup moins. La viande à travers la chrétienneté a été perçue bien souvent de manière péjorative. Si elle était le reflet de la bonne santé du royaume quand le monarque en abusait, elle était le plus souvent présentée comme une forme de luxure, ce qui explique pourquoi il était mal vu chez les nobles et les religieux d'en consommer en certaines quantités et qu'il était rare, contrairement à l'image que l'on s'en fait, d'en trouver dans l'assiette des chevaliers qui par contre étaient de gros consommateurs de poissons (un des symboles les plus important de cette religion est le poisson). Toutefois, ces notions ne s'appliquaient pas au peuple. La viande était consommée sous forme de plats bouillis ou de charcuteries séchées car contrairement à ce que l'on pense, pendant le Moyen Âge la viande étaient très couramment consommée (mais nos préjugés sur cette période souvent vue comme une période noire où les maladies, les famines et la pauvreté étaient constantes sont tenaces). Dans "Histoire des peurs alimentaires" Madelaine Ferrières met en lumière la relation du peuple à la viande. Longtemps, ce sont les animaux âgés, après une longue vie de labeurs, qui étaient consommés pour maximiser leur utilisation. Puis peu à peu les viandes jeunes et tendres, les viandes dites de lait (animaux en bas âge) ont été favorisées. Idéologiquement les viandes jeunes sont considérées comme pures car uniquement nourrit du lait maternel, leur blancheur atteste de leur pureté. Un aliment blanc donc, une viande blanche, sont des aliments purs qui consommés agissent en ce sens sur l'organisme (ce concept a donné naissance à notre pain blanc actuelle nommé autrefois pain à la reine). Les étales de viandes sont nombreuses et déclinées en plusieurs catégories en fonction de la qualité du produit. Le porc est très surveillé car on pensait à tord que sa chair pouvait rendre lépreux (on confondait les "grains" formés par le ténia avec les kystes des malades), le bouc et la chèvre étaient peu consommés car leur chair avait la réputation de rendre les consommateurs d'humeur bestiale et charnelle. Ce qui entraînera une diminution de la consommation de viande, c'est la grande peur entraînée par les zoonoses : les maladies épidémiques transmises par les animaux aux hommes. La peste n'y serait pas pour rien.

La consommation de viande de façon abondante devient alors gage de richesse et de pouvoir, phénomène que l'on peut voir actuellement dans bon nombre de pays du tiers monde où en quelques années sa production et sa vente ont explosé. Dans le sud de la France, le végétarisme c'est installé avec le catharisme (toujours pour exprimer une forme de pureté) avant d'être abolit au temps des Croisades.

Aujourd'hui la viande est encore associée à la luxure mais désormais aussi aux notions de maladie (risques cardio-vasculaires par exemple). Apparaît alors un végétarisme sanitaire qui considère la viande comme toxique pour l'organisme, à tort ou à raison, motivé par deux théories principales: soit celle selon laquelle notre organisme ne la digère pas, soit celel selon la quelle les animaux sont bourrés d'OGM, d'hormones, de toxines et de médicaments mauvais pour notre organiseme. Tout porte à croire que là réside l'origine de notre végéta*isme européen. En effet le terme premier végétarisme/végétarien évoque cette idée de santé. Il vient du latin vegetus: sain, frai, vivant.

 Une pratique liée aux scandales sanitaires et aux épidémies :

Actuellement la non consommation de viande est liée à plusieurs facteurs mais plus particulièrement aux scandales sanitaires récents. Vache folle, H1N1, viande chevaline dans les plats de Findus, poissons impropres à l'usage de la table ... les exemples sont nombreux. C'est un végétarisme sanitaire qui apparaît alors, mettant en avant la maxime « un esprit sain dans un corps sain » et qui s'inscrit dans la ligné du végétarisme contestataire qui lutte contre une société consumériste. 

Le néo-paganisme des années 80-90 :

Les mouvements des années 80 et 90 sont l'expression des frustrations face aux 30 piteuses, à la mondialisation et à la métamorphose profonde de la société. C'est à cette époque que le néo-paganisme apparaît, héritage des yéyés. C'est un mélange de traditions et de mythes païens, orientaux et ésotériques. Devant un capitalisme galopant, la notion d'exploitation, empruntée en particulier à Marx apparaît dans les discours. Celle-ci est apposée à l'Homme mais aussi à la condition animale, présenté comme esclave de l'espèce humaine (on remarquera alors que cette période est l'apogée de la pensée anthropomorphique). Le végéta*isme et le véganisme apparaissent alors pour certains comme la solution à ce qui est une injustice sociale mais plus globalement, contre des pratiques qui vont à l'encontre de la Nature. En effet, dans les nouvelles religions paganiques, l'Homme possède le même statut que les animaux, il ne leur ait plus supérieur comme dans la conception chrétienne, de ce fait manger un animal est apparenté à du cannibalisme ou du barbarisme car c'est un semblable qui est consommé. C'est aussi dans ces années que l'écologie comme nous la connaissons prend son essor. Face à l'élévage des animaux destinés à la consommation humaine, des mouvements végétariens, végétaliens puis végans se sont montés.

Rajoutons à cela l'arrivée et la pratique en France de philosophies orientales et de l'idéalisation de l'Asie, en particulier de l'Inde, vue comme végétarienne alors qu'il n'en ait rien. Même constat avec le Tibet.

 Un phénomène de mode : contester dans l'assiette pour se donner une identité.

Refuser la consommation d'animaux est devenu un moyen de contestation, c'est une hypercritique de la société comme le fait remarquer la sociologue Marianne Celka, en rejetant une alimentation considérée à tort ou à raison comme polluante et/ou non morale. Mais comme tout phénomène de contestation en vers la société (on parle alors de contre culture), il finit tôt ou tard par être reprit par la société elle même est à être intégré dans celle-ci (c'est l'institutionnalisation). Les exemples les plus communs sont la mouvance punk que l'on trouve aujourd'hui sur les podiums des plus grands stylistes, le tatouage qui n'est plus le bien des prisonniers et des marins ou encore le graffiti que l'on appel désormais art de rue et dont certaines œuvres se vendent pour plusieurs milliers d'euros dans des galeries d'art. Le végétarisme et les pratiques qui lui sont affiliées n'y échappent pas, ils deviennent alors un moyen de s'identifier à une communauté, de créer une appartenance et une identité propre qui se veut contestataire tout en restant incorporé dans la société (évitant ainsi l'exclusion et la marginalisation). À l'heure actuelle, c'est le domaine de la mode et de l'image qui reprend le mieux cette culture du végétarisme, ce qui ne va pas sasn me déplâire, car si le fond idéologique n'est pas là, la démarche à le mérite d'exister.

Cependant on peut également parler de mode dans le fait que la notion de végéta*isme aujourd'hui prend divers visages et que souvent, la pratique n'a de végétarienne ou végétalienne que le nom. Prenons l'exemple des Etats Unis où 60% végétariens reconnaissent manger régulièrement de la viande par choix. Ainsi, et un peu comme pour les styles vestimentaires, différents régimes pseudos végétariens sont apparus. Rappelons qu'en Europe le régime végétarien est ovo-lacto-végétarien : consommation de lait, d'œufs en plus de végétaux et de champignons alors qu'en Asie il est surtout lacto-végétarien : uniquement consommation de lait, de végétaux et de champignons mais pas d'œufs. Enfin, rappelons que le végétarisme s'inscrit dans une non consommation animale, tel qu'il soit. Ainsi, les régimes détaillés ci-dessous ne le sont pas.

-Pesco-végétarisme: pas de consommation de viande hormis celle de poissons (qui sont pourtant des animaux mais comme ils ne crient pas, ça choc moins de les tuer pour les consommer).

-Volaillo-végétarisme: pas de consommation de viande hormis celle de volatiles comme le poulet ou le canard.

-Fructo-végétarisme: pas de consommation de viande hormis celle de fruits mer : coquillages, oursins, moules ou huîtres (eux non plus ne crient pas).

-Flextarisme: consommation de viande deux à trois fois par semaine, soit comme la plupart des habitants de la planète.

-Néo-végétarisme: consommation limité mais quotidien (plus de trois fois par semaine) de viande.

Bref, dans les faits le végétarisme pur et dur reste plus réduit que les chiffres ne l'annoncent. On peut aussi voir l'expression d'un nouveau spécisme (les différents types de régimes végétariens) ce qui conduit à une classification des animaux, chose contre le végéta*isme est censé lutter.

Avec ma consommation de viande (une fois par semaine) et de produits laitiers très réduite (du fromage une à deux fois par semaine), je peine à me placer dans ces nouvelels catégories à la mode.

 

C'est la manifestation de la volonté de respecter l'animal: Vrai et faux.
C'est est indéniable, le végéta*isme occidentale est motivé en grande partie par la non souffrance animale ce qui le différencie du végétarisme orientale qui est lui motivé par les religions, en particulier par la crainte d'avoir une mauvaise vie future si l'on tue un animal qui peut être la réincarnation d'un proche mais également, par la pression sociale des communautarismes locaux. Rappelons que le végétarisme Hindou a été instauré initialement pour régler les problèmes liés à la diminution des troupeaux bovins et donc la raréfaction de viande, interdite alors aux plus pauvres. La sacralisation de la vache n'est arrivée que plus tard.Cependant, je reste extrêmement admirative de ceux qui par cette pratique, tentent de sauver les animaux domestiques qui subissent dans les systèmes industrialisés des souffrances terribles.

 Une pratique liée à la condition animale

C'est avec l'industrialisation de l'élevage que la condition animale c'est dégradée, ce qui a conduit à une réification de l'animal pour permettre une meilleur productivité afin de nourrir la population qui croît sans cesse (putains d'humains! Mouha mouha! Hé oui, le médecin est passé avant l'agronome). Il y a deux approches de l'animal et de son traitement par l'homme. La première concerne l'action elle même, le fait que faire du mal à quel organisme que ce soit est mauvaise par principe et non parce que celui-ci dans les faits souffre. Cette philosophie est développée dans le monde végan par Gary Francione est se nomme les « notions naturels ». La seconde approche considère que les souffrances subies par un animal sont équivalentes à celle que pourrait subir n'importe qu'elle autre bête et de par se fait, les appliquer reviendraient à pratiquer les mêmes sur un être humain.

Ainsi le végéta*isme et le végnisme veulent par leur application lutter contre l'ensauvagement et l'agressivité des animaux domestiques (mais n'est-ce pas ce qui produirait si ces animaux étaient rendus à leur état de nature comme certains le proposent ?), contre les maltraitances animales et les actes cruels qu'ils subissent (ce qui est légitime et tout à fait normale comme volonté), contre les actes de barbarie comme l'enfermement dans des espaces clos, l'ablations de certaines parties du corps pour des raisons pratiques (ablation des oreilles des porcs, castration sur des porcelets éveillés, ablation du bec des poules pondeuses …), contre l'aliénation animale dû à une souffrance et à un stress important, contre la consanguinité et appauvrissement génétique des animaux.

Dans ce sens je suis entièrement d'accords, rien à redire mais il s'agit là d'un type de production bien particulier dit industriel et non traditionnel. Malheureusement les deux sont associés souvent associés dans l'imaginaire collectif.

Une méconnaissance de la condition animale et des différents types d'élevages:

Car oui, des porcs et des vaches qui courts librement ça existe encore et bien plus souvent qu'on ne le pense. On comptait en 2000 environ 500 000 exploitations agricoles dont 130 000 de petites tailles. Sur ces 500 000 plus de 30% continues la pratique d'une agriculture traditionnelle, respectueuse de la nature et de la condition animale, ce qui les conduit souvent à la faillite.

Quand je parle de méconnaissance, j'évoque le combat mené contre la production de lait. Dans l'imaginaire végétalien et végan (en particulier), la traite est associé à un vol commit en vers la vache, c'est une mère que l'on dépossède de son lait. Dans les faits c'est un peu plus compliqué. Les espèces bovines utilisées pour la production laitières ont été sélectionnées par l'Homme pendant des siècles voire si on regarde l'Histoire qui lie les deux espèces, des millénaires (sélection qui ces 30 dernières années, il faut le reconnaître, a produit des monstres comme les charolaises : elles sont si dodues qu'une mise bas sur trois se fait par péridurale et pour les blancs-bleus, de manière quasi-systématique). Néanmoins, de nombreuses races ne sont pas victimes de ce genre d’excès et se portent bien, hormis que la traite leur est devenue nécessaire. Je m'explique. Les vaches laitières ont été sélectionnées pour leur lait, lait si abondant que s'il n'est pas "récolté" de la main de l'Homme, crée de terribles problèmes de santé aux animaux: engourdissements, douleurs, mammites, infections... la solution serait alors de croiser ces vaches avec des espèces à viande qui ne subissent pas ce genre de tourment ou alors de laisser s'éteindre l’espèce mais je viens à me poser ces questions : 
- pourquoi certaines espèces auraient le droit de vivre et d'autres non, bien que crées par l'Homme ?
- le patrimoine génétique de ces animaux n'est-il pas une trace de notre Histoire ? Ne devons nous pas la conserver ?
- les bovins préhistoriques ont disparu, remplacés par leurs cousins modernes. La disparition de ces derniers entraînerait un changement important de notre environnement (l'herbe ne serait plus broutée, des espèces végétales ne pourraient plus subvenir alors à leurs besoins car concurrencées par d'autres végétaux  et de par cela, les animaux qui les consomment ne pourraient plus se nourrir ce qui toucherait les grands prédateurs et ainsi de suite, la chaîne alimentaire quoi). Sommes nous prêts à perdre notre biodiversité telle que nous la connaissont ? Je ne pense pas. Avons nous les moyens d'entretenir des troupeaux sans en tirer quelques revenus que ce soit (attention je parle toujours dans le cadre d'une agriculture non industrielle) ? Non plus. Alors que faire ? 
- ne plus avoir d'élévage signifit ne plus avoir de fumier, essentiel pour certaines espèces végétales que nous consommons à grande échelle et que dont nous ne pouvons nous passer. De ce fait, on doit reccourir à l'utilisation intensive des sols et des engrais chimiques. Sommes nous prêts aux impactes engendrés par cela ? Personnelement, non.
 

Quelques autres exemples de méconnaissance sur les animaux qui m'ont fait par moment, quand on me les a affirmé haut et fort, fait sortir de mes gonds:
- les moutons souffrent quand on les tond: ils souffrent quand on ne les tond pas (l'absence totale de tonte conduit au décès de l'animal) et si la tonte peut générer du stress chez l'animal, elle leur évite de nombreuses maladies comme la galle, la teigne ou de s'empiéger dans les fourrés. Sous la pluie froide tondus ils ne risquent pas de mourir d'hypotermie.
- les animaux de ferme laissés en pâturage sont mal traités car couverts de boue, dorment sous la pluie, doivent escalader des zones pentues ou chercher leur nourriture : bref, tous les animaux sauvages sans exception sont alors maltraités.
- les truies dans les fermes sont tenues par des armatures en fer pour ne pas toucher leurs petits : les truies dans les fermes sont tenues par des armatures le temps de l'allaitement pour ne pas écraser leurs petits. Cependant, ce procédé reste monstrueux, ces animaux vivants toutes leurs vivent dans des boxes exigus, inséminés de force et ne voyant jamais la lumière du soleil.
- les chevaux sont plus beaux que les hommes alors il ne faut pas les manger : Freud à encore frappé!

Je ne dis pas que toute la sphère végé a ce genre de pensées, ça serait faire des raccourcis, mais j'ai rencontré assez souvent ce discours pour m'intérroger sur le gouffre qu'il y a entre la réalité du terrain et la perception qui est faite de la condition animale.

 

C'est la volonté de vivre en harmonie avec la Nature: Vrai et faux.

Deux-trois réflexions :
Dans les pays à culture végétariste, c'est avant tout une pratique familiale ou traditionnelle, un héritage culturel qui n'est pas réfléchit forcément autour du monde naturel mais plutôt de la notion d'identité culturelle. 

Dans le végétarisme à l'européenne, c'est la notion de contestation et d'empathie qui sont manifestées pour faire face à un monde de plus en plus individualiste. On peut y voir alors une nouvelle dérive: l'anthropomorphisme où l'animal persçu comme identique à l'homme, et cela, au détriment de ses besoins (apparition de croquettes végétariennes et végétaliennes pour les chiens et les chats ce qui est très dangereux pour nos animaux de compagnie, on ne compte plus le nombre d'e compagnons à 4 pattes déformés, malades ou morts à cause de ces aliments) mais aussi l'utilisation de termes sentimentalismes comme un vocabulaire lié à la putréfaction, au cadavre, bref à la mort (comme les écrits sur les chevaux contre hypophagie) qui n'appel pas à la réflexion mais à l'affect (donc pas de vision objective). C'est aussi le mythe des peuples premiersEn occident on associe les créatures proches de la nature, elfes ou fées par exemples comme des être végétariens car en harmonie avec les autres êtres vivants. Pourtant la notion de bonne fée est récente et dans les contes elles aiment manger les enfants. C'est aussi un refus de la mort (qui appartient pourtant au cycle naturel) et parfois une négation des liens ancestraux entre hommes et animaux (l'élevage est presque aussi vieux que l'agriculture et plus encore que l'écriture, peut on vraiment nier une pratique humaine de plusieurs millénaires ?).

Autre réflexion : dans notre société, la production de viande a été industrialisée, ce que nous mangeons n'a plus rien à voir avec l'animal. Pas de sang, pas de poils, pas de plume, rarement des os ou de la peau. C'est l'impérialisme de steak haché, du nuggest et du poisson pané. Face à cette dépersonnalisation à l'extrême de l'animal, n'est il pas normal de voir des réactions toutes aussi poussées ?

 

L'Homme est aujourd'hui en dehors du cycle naturel : FAUX.
Aujourd'hui il est courant d'entendre dire que l'Homme s'est exclu du cycle naturel (on est bien loin de la volonté de vivre en harmonie avec la Nature) et que par cela, il peut moduler sa pratique alimentaire.

 L'Homme un animal pas comme les autres :

À mon sens il y a une forme de suffisance dans ce propos. C'est présenter la prédation et la chaîne alimentaire comme uniques facteurs du cycle naturel, ce qui faux. Celui-ci exprime l'idée de la mise en mouvement de la nature par les relations inter-espèces ou leur rôle dans l'éco-système. De par cela on ne peut pas dire que l'Homme est en dehors de la Nature vue que c'est à l'heure actuel un des animaux pour ne pas dire l'animal qui influe et interagit le plus avec son environnement.

Mais il ne faut pas se leurrer, la plupart du temps l'idée que l'Homme est en dehors du cycle naturel nous vient des philosophies rousseauistes qui opposent le monde naturel au monde dit « civilisé ». C'est le mythe du bon sauvage, comme dans « L'Ingénu » de Rousseau, où l'humain est foncièrement bon et que c'est la société qui le perverti. De par cela, l'homme devenu animal social en se sédentarisant quitte la sphère naturelle, il n'entre plus dans des logiques dites naturelles (besoins primaires) mais dans des désirs de consommation (désirs naturels et surtout non naturels). 
C'est aussi l'idée de se rapprocher des peuples premiers qui sont en accords avec la nature mais que constatons nous ? Que ces peuples dits « premiers » et qui sont en symbiose avec leur environnement sont omnivores. Ils chassent, pêchent, cueillent et parfois jardinent tout en respectant leur milieu de vie, les plantes et les animaux qui le compose mais aussi les montagnes, les rivières et le sol. On est bien loin du mode de vie occidental, qu'il soit végéta*ien ou non. À cela on peut rajouter la conception d'un raisonnement créationniste issu du monothéisme.

L'argument du savant végétarien : un mythe.

Il y a de nombreuses citations que l'on prête à tort ou à raison aux savants pour justifier du végéta*isme. On pourrait en faire tout autant avec de grands hommes et de grandes femmes qui consommaient ou consomment de la viande. Cet argument à pour but de créer une relation directe entre la non consommation de viande et le savoir/l'intelligence/la sagesse sans tenir compte de facteurs autres. C'est un sophisme, une forme d'argumentation grecque. Elle revient à présenter une donnée comme une généralité. Par exemple : la baleine est un mammifère qui vit sous l'eau et le chat est un mammifère, donc le chat peut vivre sous l'eau. Appliquée à la maxime végéta*ienne, on peut rencontrer dans le discours ce type de sophisme: Léonard Vinci est un savant végétarien qui fait preuve de grande intelligence donc les hommes savants et intelligents sont végétariens et/ou les végétariens sont intelligents / être végétarien, c'est faire preuve d'intelligence.

Pour illustrer mon propos voici quelques phrases tirés de divers sites et livres et qui illustre cette idée (attention, je ne dis pas que leurs auteurs ont tord, loin de la, je veux juste montrer que la manière dont les dires sont présentés ne fait pas appel à la raison ni à la logique).

- « Il y a déjà quelques siècles, Lénonard de Vinci disait: J'ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance, et le temps viendra ou les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme il regardent maintenant le meurtre de leurs semblables. » (N'oublions pas qu'à l'époque la peine de mort était courante et que les exécutions publiques étaient perçues comme un divertissement …)

- « Les véganes sont surtout des activistes face à la société moderne de surconsomamation. Gandhi disait: la grandeur d'une nation et son avancement moral peuvent être appréciés par la façon dont elle traite les animaux ».

Un refus de la mort.

Un des leitmotives du végétarisme est la lutte de la mise à mort des animaux. Parmi les arguments cités on peut dénombrer ceux-ci:
- l'animal est légale de l'Homme, tuer un animal c'est tuer un être humain.
- pendant la période d'élevage et/ou la mise à mort l'animal souffre, souffrance égale à celle que pourrait subir un être humain.
- tuer un animal c'est tuer un être vivant pourvu d'une âme et/ou d'une conscience, c'est supprimer un individu et donc c'est un crime qui doit être puni par la loi. Ê
tre de nature divine? Par compassion pour les animaux? Mais est-ce les aider que de les considérer comme des êtres humains avec des besoins et des ressentis humains?


Au fond, ce refus de la mort n'est-il pas le refus de sa propre mort, des violences et des dangers au quel nous humains devons un jour ou l'autre faire face?

Emoticon Red Fox Ninja, fumée et disparaît

 

Un recherche de sens : la quête initiatique.

À la lecture du livre "Initiation, rites, sociétés secrètes" de Mircea Eliade je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre les paragraphes traitant de la perte de rituels et d'initiation dans nos sociétés occidentales et l'initiation au végétarisme, végétalisme et véganisme. C'est une vision purement personnelle que j'ai monté sur la lecture de cet ouvrage mais aussi d'autres (comme ceux de Jeanne Favret-Saada avec sa série de livres sur la Sorcellerie dans le Bocage).

Une recherche de sens :

On peut voir à mon sens dans l'adoption du régime végétarien une forme de recherche d'initiaion. Dans nos sociétés il n'exite plus de rituels ou de passages marquant l'arrivée des jeunes dans le monde adulte. Le BAC est l'un des rares faits de sociétés que l'on peut rattacher au rituel de passage à l'âge adulte mais il est constamment remit en question. Les études ne sont plus non plus le signe d'un passage à l'âge adulte, encore moins le mariage qui arrive de plus en plus tards, quand il arrive, et qui marquait l'installation du couple dans son propre chez lui (aujourd'hui on vit seul ou sans être marié). Les céromonies religieuses comme la profession de foi, la première et deuxième communions et la confirmation ne rythment plus les temps de vie des adolescents. L'arrivée de la majorité ne signifie plus rien car bien des jeunes restent, passé cet âge, chez leurs parents sans obtenir beaucoup plus d'autonomie. On se retrouve avec des générations en quête de sens, qui cherche un moyen de marquer fermement qu'elles passent d'un état à l'autre : du monde de l'enfance à celui des adultes. 

Un initiation : 

Dans le végétarisme en particulier celui qui survient à l'adolescence on peut voire tout un cheminement initiatique.
- Dans un premier temps l'inidividu subit un choc ou une prise de conscience (c'est l'élément déclencheur), souvent par une vidéo, une émission ou un livre sur la condition animale, on peut voir une forme de révélation, il devient initié, il sait et ne peut plus pratiquer son mode de vie comme avant.
- Dans un deuxième temps il va devoir subir des épreuves pour faire preuve de sa détermination. Cela se manifeste par un changement de ses habitudes qui souvent va à l'encontre de son entourage et du regard des autres, il va devoir passer cet obstacle et coûte que coûte mener son nouveau style de vie, il va aussi devoir résister à l'envie de manger à nouveau carné, renoncer à ses habitus (pratiques encrées profondément en lui au point de lui sembler naturelles et innées) et à certaines convictions. Il va devoir s'affanchir de certines normes de la société mais sans tomber dans l'extrême qui le conduirait à la marginalisation.
- Dans un troisième temps commence son initiation, il va se tourner vers les lectures et les documents spécialisés (documentaires, films, interviews de "spécilaistes" etc.), il va se pencher sur les cultures extra-occidentales et surtout il va rechercher des semblables pour échanger avec eux, en particulier sur les forums. Il va s'initier auprès de végétariens plus expérimentés qui souvent se présentent comme experts  ou comme leaders d'opignon, soit par leur ancienneté sur les forums/réseaux par exemple , soit par l'anciennetée de leur pratique (10 à 15 ans ou plus) ou/et, soit par leur engagement pour la cause (sur le terrain ou dans les écrits). C'est avec ces éléments que l'inidivdu va pouvoir former peu à peu sa conception du végétarisme, donner des raisons et des buts à sa pratique.
- Dans un quatrième temps l'initié devient végétarien, il se définie même s'il n'en maîtrise pas tous les codes et toutes les pratiques. À son tour il peut diffuser le discours sur le végétarisme en reprenant les éléments et les grandes lignes du mouvements avec les exemples clés que l'on retrouve dans ce discours : danger de la viande pour l'organisme, non adaptabilité à ce régime part l'homme, souffrance animal etc.

Cependant, ce mécanisme existe pour énormément de domaines ! Que ça soit par la découverte soudaine et dévorante pour une passion hors norme ou par la pratiques alros inconnuées et peu tolérées dans le girond familliale. Néanmoins, cette forme d 'éveille s'observe souvent, à mon humble avis, dans les communautés végé.

Que cela dit-il de l'individu ?

Cette recherche de sens et cette quête sont un moyen de se différencier, de se mettre au dessus (pas dans le sens péjoratif du terme mais dnas le sens "à l'écart") du reste de la population pour se démarquer, pour atteindre un statut d'éveil et donc d'initié. L'individu détient une vérité cachée qu'il a obtenu par son initiation, à lui de garder ensuite ce savoir ou de le diffuser.

 

Quelques chiffres.

Quelques chiffres pour  completer l'article :

Aux Etats-Unis: Une enquête commandée par « The Vegetarian ressource Group » estime à 1% le nombre d'Américains véganes. On évoque 25 millions de végétariens.

En Grande-Bretagne: Une enquête en 2007 indiquait que 2% des britanniques étaient végans, une autre de « The Times » en 2005 en dénombrait 250 000 et en 2006 « The Independent » donnait le chiffre de 600 000.

Aux Pays-Bas: « The Netherlands Associations for Veganism » compte en son sein 16000 membres et estime à 0,1% leur nombre dans le pays.

En France: Environ un million de français se définiraient comme végétariens soit un peu plus de 2% (les sondages ne tiennent pas compte des moins de 18 ans).

En Allemagne: Environ 8 millions d'allemands seraient végétariens.

En Italie: On compterait 6 millions de végétariens.

En Israël: 8,6% des israélites seraient végétariens.

En Inde: 40% de la population (soit 450 à 500 millions d'habitants) serait végétarienne mais 88% des personnes qui la compose se définiraient comme tel mais ne le serait pas. De ce fait il y aurait que 60 000 000 "vrais" végéta*iens, ce qui est pas mal mais peu pour un pays qui dépasse désormais le milliard d'habitant (soit 4,85%).

"A quoi s'engage-t-on quand on décide de devenir végétarien aujourd'hui ? D'abord à un nouveau vocabulaire. Il faut s'habituer à diviser le monde en "Carniste" (mangeur de viande), "Omni" (omnivore) et "Veggie" (végétariens). Et à quelques difficultés de communication avec sa famille ou ses collègues. Il existe bien sûr un réseau dédié aux végétariens depuis un an, le réseau social Végédia, qui permet de s'informer des codes, du vocabulaire et aussi des bonnes adresses des adeptes du mode de vie sans viande.  Depuis deux ans, une explosion de blogs "veggie" a lieu. A ceux très classiques qui publient des recettes s'ajoutent maintenant les blogs sur l'expérience végétarienne au quotidien. Sweetie Veggie raconte sa prise de conscience et sa décision d'abandonner toute viande, provoquée, comme pour beaucoup d'autres nouveaux végétariens, par des témoignages et vidéos sur les conditions d'élevage des animaux de boucherie. La vie de débutante "veggie" n'est pas toujours simple et les culpabilités autour de quatre oeufs montre aussi le visage presque religieux de l'initiation végétarienne pour certains." Louise Hoffman

 

En conclusion.

Mais pourquoi faire alors un article sur ce sujet ? Et énoncer certaines réflexions brutes de chez pomme ? Tout simplement pour dire que chacun est libre de mettre ce qu'il veut dans son assiette, du moment qu'il n'applique pas de démagogie en voyant celle de son voisin. La liberté s'applique à tous, aussi bien aux viandars qu'aux végétariens. Libre à chacun de prendre soin de sa santé par les moyens qui lui semble les meilleurs temps que ça ne nuie à personne. Dans tout les cas, la perception de ce mode de vie ne peut être tout blanc ou tout noir et à mon sens, il faut sortir du débat manichéen qui porte préjudice aux différents acteurs de cette réflexion.

Légitimer son comportement alimentaire par une réflexion personnelle, spirituelle et scientifique est de ce qu'il y a de plus normal cependant, tomber dans l'excès et la négation pour l'appuyer et la prôner est quelque chose qui m'horripile au plus haut point.

 

Pour terminer, cette citation qui reflète toute ma pensée:


" L’antispecisme, comme le veganisme, est une culture urbaine. Ce n’est pas un hasard si l’un comme l’autre sont venus des Etats-Unis et d’Angleterre, sous la double influence d’un zest de puritanisme protestant et de l’urbanisation precoce dont ces deux pays ont été les champions. La majorité des populations occidentales, depuis plusieurs generations, n’entretiennent plus avec la campagne qu’un rapport mythique, touristique et nostalgique et ont perdu tout contact réel avec l’origine de leur nourriture (carnée comme végétale). Ils ne savent ni comment ça pousse, ni comment ça vit, ni la forme que ça a, ni comment ça se tue. Alors que la vie rurale et paysanne melait intimement les humains et une partie du monde animal , le développement urbain a façonné des comportements apparemment opposés, mais qui se cotoient de maniere schizophrenique, vis-à-vis de l’animal. D’un coté, la production d’un bestiaire désincarné et idéalisé : l’univers Disney, les ours en peluche, les animaux de compagnie, toutes les formes anthropomorphiques de la cité idéale harmonieuse ; de l’autre, des zombis pour qui la viande c’est le hamburger et la croquette de poisson, sans rapport avec l’animal qui n’est plus que « de compagnie » et ne se mange pas. En fait, ces comportements sont le même produit de l’éloignement progressif du monde animal "

 

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ganisme

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/biologie-acide-amine-8/

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/biologie-proteine-237/

http://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/nutrition-nutriments/glucides/quest-ce-que-cest

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/medecine-vitamine-285/

http://www.creapharma.ch/mineraux.htm

http://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/nutrition-nutriments/lipides/quest-ce-que-cest

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/biologie-oligoelement-8559/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Watson

http://www.teteamodeler.com/sante/nutrition/aliment4-2.asp

http://www.bioweight.com/glucides.html

http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2001/mag0413/nu_3811_oligo_cache.htm

http://www.eufic.org/article/fr/expid/mineraux/

http://www.libertalia.org/sante/nutrition/vitamines/ou-trouver-les-vitamines.xhtml

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitamine_B

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=pouvoir-proteines-dans-quels-aliments-trouver-des-proteines-

http://www.medisite.fr/medicaments-et-risques-sante-les-plus-gros-scandales.47449.70.html

http://www.vegmundo.com/divers/coups-de-gueule/a-tous-ces-faux-vegetariens.html

http://www.fmoq.org/Lists/FMOQDocumentLibrary/fr/Le%20M%C3%A9decin%20du%20Qu%C3%A9bec/Archives/2010%20-%202019/2011/MQ-02-2011/079-083DOC1010.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A9tarisme

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/un-couple-vegetalien-juge-apres-la-mort-de-leur-bebe_977308.html

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/232616-parents-vegetaliens-pourquoi-font-ils-peur.html

http://www1.montpellier.inra.fr/petitesfermes/docs/primeur191_pt_exploit_importance_humaine.pd

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T13F172

http://www.courrierinternational.com/article/2005/06/23/sus-a-la-dictature-des-vegetariens?page=all

http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20131220003750AA2fbGt

http://www.femininbio.com/cuisine-recettes/conseils-astuces/liberte-d-etre-vegetarien-pas-72610

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/978104-je-suis-vegetarien-depuis-1994-je-reve-d-un-monde-ou-les-animaux-seraient-respectes.html

http://civilisation2.org/le-mythe-vegetarien-ou-pourquoi-le-vegetarisme-ne-sauvera-pas-le-monde/

http://www.psychologies.com/Nutrition/Equilibre/Bio-et-autres/Articles-et-Dossiers/Etre-ou-ne-pas-etre-vegetarien/Etre-vegetarien-temoignages

http://davidlatapie.blogspot.fr/2013/07/comment-je-ne-suis-pas-devenu-vegetarien.html

http://eeleesible.eklablog.com/je-ne-suis-pas-vegetarienne-a105520870

https://vegeweb.org/pourquoi-je-ne-suis-pas-vegetarienne-completement-t12739.html

http://www.atlantico.fr/rdv/revue-blogs/pourquoi-nouveaux-vegetariens-ne-sont-plus-doux-dingues-ou-sinistres-ennemis-plaisirs-chair-qu-on-imagine-louise-hoffmann-952732.html

http://motherboard.vice.com/fr/read/la-nature-est-violente?trk_source=recommended

20 septembre 2013

Une année de papillons en Isère et en Haute-Alpes (2013).

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Fini la période des papillons, le soleil commence à partir et nos amis ailés réapparaîtrons à son retour pour annoncer l'arrivée du beau temps. Voici quelques papillons rencontrés cette année.

L'écaille chinée ou callimorphe (Euplagia quadripunctaria) est un papillon qui vit aussi bien la nuit que le jour dans les forêts et les broussailles. C'est une espèce migratrice. Sa chenille adore les orties, les lamiacées, les épilobes, la sauge des près, les framboisiers, le noisetier ou le chèvre feuille. On le trouve dans toute la France, Corse comprise. Bien que rare, ce papillon n'est pas protégé en France, contrairement à la Belgique. 

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Voici la chenille de cucullie du bouillon blanc appelé aussi brèche (Cucullia verbasci). Bien qu'on la trouve souvent sur le bouillon blanc, elle est aussi gourmande des plantes du genre scrophularia comme avec cette scrofulaire noueuse. L'imago, l'adulte arrivé à maturité, vole d'avril à juin. La chenille peut atteindre des dimensions impressionnantes.

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Voici un premier inconnu de la série que j'aimerai beaucoup pouvoir identifier.

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La Zérène du groseillier ou la Phalène mouchetée (Abraxas grossulariata). Il apparaît en mai est disparaît avec les premiers froids.

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Le mélitée du Mélampyr est aussi nommé damier Athalie (Mellicta athalia). Il est en voie de régression dans la plupart des zones où il vit. On le trouve de la mi-mai à la fin octobre dans toute l'Euopre, au Japon et les zones tempérées d'Asie jusqu'à 1600 mètres. C'est un papillon des lisières et des bords fleuris. 

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La chenille de la piéride du chou (Pieris brassicae), un petit papillon blanc, est venu pondre dans les jeunes choux. Si la plupart des feuilles étaient couvertes d'oeufs, certaines étaient déjà parcourues par les chenilles qui ont commencées à faire de gros dégâts. La méthode c'est donc voulu radicale pour pallier à cette attaque, malheureusement, mais avons nous bien le choix si nous voulons profiter des potées cet hiver? Jeté au composte, tout ce petit monde ferrât le bonheur des oiseaux.

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La boarmie commune (Ectropis crepuscularia) est un papillon de nuit présent partout sur le territoire français. Sa petit chenille brune apprécie le vigne, le lierre, l'aubépine, le bouleau, le troène, le lilas, le chèvrefeuille, le frêne, et le chêne.

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Le myrtil (Maniola jurtina). Il vole de fin mai à septembre. La chenille se nourrie des plantes de la famille des poacées.

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La sylvaine ou hespérie sylvaine (Ochlodes sylvanus) est un joli et petit papillon à la chenille verte-bleutée longue de 28 mm. On peut le voir voler de juin à août dans de nombreux milieux, aussi bien secs qu'humides.

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La chenille du lasiocamp quercus, c'est à dire le bombyx du chêne.

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Le Phalène ornée (scopula ornata). Il est commun et aime vivre dans les friches. 

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Il existe une multitude de zygènes, 7 espèces sans compter les sous-genre. Pour reconnaître ces papillons, le meilleur indicateur reste les tâches des ailes. Ici il s'agit de la zygène des vesces (Zygaena viciae) dont les chenilles sont amatrices de fabacées.

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Le demi-deuil (Melanargia galathea L.). Ce papillon pond ses oeufs sur les graminées dont les chenilles se nourrissent. On le trouve dans toute la France, exceptée en Corse.

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La zygène des bois (Zygaena lonicerae). On le trouve dans les Pyrénées et dans tout l'est français ainsi que dans une partie du centre.

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 La brocatelle dorée (Camptogramma bilineata) est très présente dans notre coin d'Isère. Il s'agît à nouveau d'un mâle qui se reconnaît à l'abscence d'une bande marron sur le bas des ailes.

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1: Le gamma, autographa gamma, est un papillon commun en France. Sa chenille fait de nombreux dégâts sur la plupartsdes plantes cultivées: tomates, pomme de terre, lin, betteraves, céréales... la liste est longue.

2: Ce myrtil est accompagnée dans sa campagne de butinage d'un tristan (Aphantopus hyperantus), un proche cousin mais qui est le seul en Europe à faire parti du genre aphantopus. Ce papillon est présent sur presque tout le territoire français et on peut le voir voler de début juin à fin août. Néanmoins il est en net recul dans de nombreuses régions bien qu'il ne bénéficie pas de statu de protection.

 

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Cette chenille, avant d'être délogée par mes soins (la pauvre), se nourrissait d'une cosse de silène. Le papillon, un spécimen de nuit sans doute, à pondue un oeuf dans les ovaires de la plantes qui au fil du temps ont grossit pour contenir les graines tout en se faisant grignoter de l'intérieur par la larve. une fois la plante vide, elle cherche une autre gousse pour se nourrir à nouveau puis muer en papillon.

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Et comme toujours, voici le lot des inconnus. Cliquer sur les miniatures pour les voir de plus près et peut être, leur attribuer un nom ou du moins une famille.

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Voilà un beau papillon inconnu qui, à l'instar de l'écaille marte, rappel sur ces ailes les motifs du pelage des girafes africaines.

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Et celui là?

 

5 août 2013

Zone naturelle de la Ladrière.

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Aujourd'hui, petite promenade dans la zone naturelle de la Ladrière à proximité de Bourgoin-Jallieu, certes pas bien grande mais riche en faune et en flore et cela, à quelques pas d'un parking bétonné et de magasins. Le dépaysement est total. Libellules et papillons sont nombreux et la fraîcheur de l'eau la bienvenue.

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La cardère sauvage, cardère des oiseaux ou cabaret des oiseaux est une plante bisannuelle pouvant atteindre 1 mètre 50. Ses nombreuses fleurs sont roses lilas. L'ilunine de la racine a des propriétés apéritives et, trempée dans la vodka, soignerait la maladie de lyme. Une des espèces cultivée à l'antiquité étaient utilisée dans l'industrie de la laine pour la confection de draps. Et sur cette belle plante se promène une cétoine au doux nom de aethiessa bagdadensis.

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Dans cette environnement semi-sauvage, de nombreuses espèces de fleurs et de plantes s'épanouissent.

1: La guimauve officinale est aussi appelée mauve blanche. C'est une plante médicinale cultivée depuis longtemps pour ses propriétés émollientes et dans le passé, comme plante potagère pour ses racines avec les quelles on fabrique une sucrerie très prisée du même nom. Bouillies, elles sont données aux enfants pour faire leurs dents. Les feuilles peuvent être consommées comme des épinards ou jeunes, en salade.

2: La renouée du Japon est une plante envahissante venue d'Asie où elle est cultivée pour ses propriétés médicinales et pour la cuisine. C'est par la route de la soie qu'elle a été introduite en Europe, au moyen âge, comme plante fourragère, mais en France elle apparaît pour la première fois en 1939. Les pousses se mangent crues ou cuites, les rhizomes séchées aident à le digestion, les tiges sont bouillies, les feuilles malaxées aident à la cicatrisation et calment la douleur quand elles sont appliquées sur les plaies. En Europe elle sert de filtre naturel pour dépolluer l'eau et les sols.

3 et 4: La sylvaine ou hespérie sylvaine est un joli et petit papillon à la chenille verte-bleutée longue de 28 mm. On peut le voir voler de juin à août dans de nombreux milieux, aussi bien secs qu'humides.

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L'hélice des bois est un escargot des forêts qui aime les zones humides. Il peut être claire ou sombre avec souvent une bande brune qui traverse sa coquille.

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Quelques plantes médicinales et utiles aux hommes aux formes variées.

1: Le jonc massette ou Quenouille (par sa ressemblance avec l'instrument à tisser du même nom avec lequel Cendrillon se pique le doigt), peut se manger cru, son coeur aurait un goût de concombre et ses rhizomes celui du topinambour. Tressé, il sert à faire des paniers et entre dans la composition des toits de chaume. De plus sa massue peut servir de torche ou de combustible. Mais là où son utilisation est la plus remarquable c'est que c'est un formidable filtre pour nettoyer l'eau des nitrates et autres pollutions. Au néolithique et jusqu'au moyen-âge, on en formait de grosses bottes pour fabriquer des embarcations.

2: Le mélilot blanc appartient à la famille des pois (Fabacées). Il peut atteindre 1 mètre 20 et fleurit de la fin juin à août. Possédant de la couramine, il dégage une légère odeur de vanille tout comme le mélilot jaune ce qui attire de nombreux insectes. C'est à ce titre une bonne plante mellifère. En entreposer quelques brins dans un sachet dans une armoire parfum le linge et le protège des mites. Ses nombreux tanins le rendent anti-spasmodique, antiseptique au nivaux de l'appareil urinaire, diurétique et il serait même sédatif. Il est aussi employé pour faciliter le flux sanguin et réparer la fragilité capillaire. De plus on peut le consommer en salade (jeunes feuilles crues), comme aromate (une fois séché) dans les desserts ou comme épices (graines) dans les fromages.

3: La campanule agglomérée fût décrite au 19èmesiècle. Elle fleurit de juin à août et se rencontre dans les bords de chemins, de forêts et les pâturages secs et peut atteindre 80 cm. Cette famille de fleurs regroupes 300 espèces présentes majoritairement dans le centre de l'Europe mais pouvant aussi pousser jusqu'en Finlande. On la cultive pour ses jolies fleurs comme plante ornementale.

4: La grande consoude ou consoude officinale peut être jaune ou violette. C'est une plante qui aime les zones plus ou moins humides. On peut consommer les feuilles pannées dans de la pattes à beignet ce qui leur donne un goût de sole. Elle est utile au jardinier car elle récupère les nutriments du sols non-exploités et donne un très bon purin. Sa richesse en potassium, en calcium, en vitamine B12, et fer et en scile la rende efficace comme cataplasme cicatrisant.Elle s'est démocratisée dans de nombreuses parties du monde avec les pèlerins qui en emportait toujours avec eux.

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L'oxalis des fontaines pousse dans les cultures, les lisières de forêts et dans les bords de chemins. Commune dans le nord elle est rare voir absente dans le sud pourtant ici nous en croisons plus ou moins régulièrement.

 

Bref, une courte mais belle promenade au frais, ce qui est bienvenu en ce moment, et cela, à quelques pas de la route et des magasins.

13 juillet 2012

Sortie en montagne (2).

Aujourd'hui, grimpette au sommet du petit Charmant Som (prononcer "son"), facile à grimper même avec de jeunes enfants et qui offre une très belle vue sur les vallées et les montagnes alentours.

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Le joli petit sommet culmine à 1500m.

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Les chardons commencent à fleurir. Sur les côtés des chardons à queue nue, au centre un inconnu qui ne va pas tarder à offrir ses fleurs. 

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La belle aster des Alpes.

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Les orchidées sont très nombreuses dans ces alpages. De gauche à droite, l'orchis globuleux, l'orchis vanille et l'orchis moucheron. On peut les retrouve sur cet article: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/26/24581697.html

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L'arnica des montagnes est une fleur protégée dans le parc de la chartreuse. Elle est réputée pour ses vertus médicinales qui sont nombreuses. Il est même possible de fumer ses feuilles pour calmer la toux. On la trouve ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/09/24221645.html

Attention! les fleurs peuvent provoquer des malaises et les feuilles sont mortelles si on en ingère ne serait-ce qu'une petite poignée!

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Le lis martagon est rare. C'est le symbole des Alpes.

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Il aborde de très belles fleurs roses mouchetées de rouge pourpre. Ses étamines oranges colores les doigts si on ose les toucher.

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Il pousse dans les prairies et les rocailles de haute montagne.

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C'est une plante protégée, il est donc strictement interdit de les cueillir, de les abîmer ou de les piétiner, car ce lis pousse aux abords des chemins de randonnée.

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Il fleurit de juin à août.

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A gauche, le rhinanthe crête-de-coq que l'on peut rencontrer ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html. A droite la renonculée, qui peut provoquer des vomissement si ingestion.

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A gauche le lamier jaune et à droite le leucanthème des Alpes.

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L'orobanche sanglante, est une plante sans chlorophylle qui se nourrit de la sève d'autres plantes comme celle des légumineuses par exemple. On peut aussi la voir ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html.

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A gauche une belle raiponce hémisphérique et à droite une fleur d'eglantier.

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A gauche une scabieuse colombaire et à droite une fleur d'une géranium sauvage de montagne.

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Les gentianes bleues ont fini de fleurir, elles sont désormais fanées et vont donner une multitude de graines.

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Les gentianes jaunes, un des ingrédients de la chartreuse, sont en pleines épanouissement. On peut les retrouver ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/11/24235553.html

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De droite à gauche: le serpolais, la sarliette des Alpes et la siliène d'Italie.

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Les pends du petit Charmant Som sont couverts de framboisiers sauvages, sur les quels les sauterelles semblent prendre du bon temps.

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Nous avons pû observer deux types de centaurées, avec à droite le bleuet vivace et à droite la centaurée jacée.

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Les choucas sont des oiseaux ayant un chant très mélodieux.

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Il ne faut pas les confondre avec les corbeaux qui sont eux entièrement noirs. Les choucas sont noirs avec un bec jaune, des pattes oranges et des griffes noires.

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A gauche, une belle et fragile aconit tue-loup et à droite une gesse jaune.

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L'ail de cerf est proche de l'ail des ours, à la différence qu'il pousse en altitude et que sa tête est beaucoup plus fournie en fleurs.

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Il reste encore beaucoup de belles inconnues à identifier. Au cnetre, après recherche, il semblerait que les fleurs en formes de pompons bleus soient des globulaires à feuilles en forme de coeur.

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Bref une bien belle promenade au coeur de la montagne.

Tout à gauche, (numéro 1), la pulsatille des Alpes. Son drôle de plumeau contient les graines. Sa fleur est blanche mais il existe une sous espèce jaune.

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11 août 2021

Carnet de bord : nature et confinement saison 2.

Revoilà le confinement pour l'automne. Nous n'en sommes pas vraiment étonné. La situation est cependant toute différente pour moi. Je me trouve déormais au coeur d'une vilel dont le centre ville a des airs de village. Je suis à moins d'un kilomètre du Rhône, des champs et un j'ai un belvèdère à 30 mètres de chez moi qui surplombe un bois privé et donne sur le Mont blanc quand il fait beau. Chauqe jour, j'ai pu prendre comme au printemps une photo de chez moi ou des alentours pour documenter cette période si particulère.

Et pour comparer avec la première édition c'est par là (CLIC).

 

DSCN6320Jour 1 : Perdu dans la brume.

La brume se lève en contre-bas sur le Rhône, cachant les montagnes, les forêts du fleuve et une grande partie de la raffinerie dont seule la cheminée est visible. Je susi au fond de mon lit. J'ai l'impression que mon quotidien ne change pas, hormis les quelques rares sorties qui commençait à me faire sortir le bout de mon nez. J'aime toujours autant la nature, même plus que jamais, mais il me faut encore du temps pour me reconcillier avec le dehors et avec les gens. 6h00, un thé, un regard à la fenêtre avec ce paysage post apocalyptique et je me plonge dans mon monde virtuel.

 

DSCN6353 (2)Jour 2 : Soirée chat noir.

C'est Halloween, pas de bonbons en vue mais une soirée ordinateur en compagnie de notre chat noir, Elder, un félin au caractère bien trempé qui partage notre appartement depuis un peu plus d'un mois. Cela fait des mois, si ce n'est des années, que nous hésitons à prendre un chat. Nous souhaitions un animal avec peu de chance à l'adoption (vieux et/ou noir, et/ou hanidcapé etc.) et qui n'est pas besoin du dehors pour ne pas porter préjudice à la faune. Alors Elder.

 

DSCN6370Jour 3 : La fête aux morts.

Aujourd'hui c'est la Toussaint, pour la dernière fois avant quelques temps l'église qui fait face à notre chez nous raisonne des chants des croyants. Cela n'est pas du goût de la gendarmerie qui attend à la sortie de la messe. Nous ne nous attardons pas pour en voir les suites car nous avons bein d'autres projets : tester le périmètre d'un kilomètre et l'heure de sortie et ... remarquer que nous pouvions atteindre le Rhône ! Mais nous ne pouvons y rester plus de 20 minutes. Pas de panique, à 30 mètre de là, on belvédère nous offre une belle vue le sommet des arbres d'un parc.

 

4Jour 4 : Vue sur église.

La longue vue est postée à la fenêtre, non pas pour épier les voisins, mais pour suivre la migration dont celles des grues cendrées (Grus grus) qui commencent à passer par là. Nous nous prenons à rêver de la venue du discret tichodrome échelette (Tichodroma muraria), l'oiseau papillon, sur les murs de vieilles pierres qui nous font face. Cependant nous nous finirons par nous faire une raison, cet oiseau si rare et que nous cherchons nous ne le verrons pas de si tôt, surtout quand on sait qu'un individu adulte a été percuté il y a peu dans le département hélas.

 

5Jour 5 : Le rougequeue noir.

Une femelle de rougequeue noire (Phoenicurus ochruros) se promène sur le toi de l'église qui nous fait face. L'espèce est d'ordinaire migratrice mais tend à se sédentariser. Hélas, les individus qui font ce choix peines à trouver de quoi se nourrir pendant l'hiver car strictement insectivores. Au printemps, ils ont bien mal à faire face à leurs congènérent revenant d'Afrique, qui bien de fatigués par le long trajet qu'ils viennent de faire, se portent tout de même bien mieux et peuvent s'en mal conquérir les sites de reproduction. Ce phénomène s'applique également à d'autres espèces.

 

6Jour 6 : Traînailler à la maison.

Journée tranquille à la maison avec une sortie express hors de l'appartement, cela me laisse le temps d'admirer la belle fresque de notre tout petit immeuble. Nous avons la chance de vivre dans le village de naissance de l'Abbé Pierre et de ce fait, d'avoir ici et là des hommage à ce personnage illustre. C'est le cas avec cette peinture murale qui le met en avant dans un environnement idélique de campagne et de village rural. C'est peut être oublier un peu vite les usines en contre-bas et l'urbanisme galopant qui ne colle pas vraiment à cette image de carte postale.

 

7Jour 7 : Un aperçu de sous-bois.

J'enfile mes chaussures de randonnée et mes jumelles pour partir explorer le quartier. Objectif : 1 heure, 1 kilomètre. Dans un parc privé une belle colonie d'armillaires couleur de miel (Armillaria mellea) s'épanouisse au pied de l'arbre qu'ils parasitent. Autrefois concidérée comme comestible, l'espèce ne peut plus aujourd'hui porter cet épitète. Trop d'accidents avec des spécimens vieux ou abîmés, trop d'intollérances et d'allergies, trop de risques sur la durée ... la science nous aide à voir les dangers que certains champignons peuvent présenter.

 

8Jour 8 : Un plaisir retrouvé.

Hop, il fait beau, j'ai une heure pour aller jusqu’au champ qui se trouvent à 1 kilomètre de là et en revenir. Bingo, voilà mes poches pleines de mousserons, de délicieux champignons appelés aussi marasme des Oréades (Marasmius oreades). Hélas, trois fois hélas, le sac papier prévu à cet effet est passé par la case machie-à-laver. Pas grave, me voilà à la maison, une poêle à la main, une boîte d'oeuf dans l'autre. On se régale et je prends plaisir à me dire que si en 2020 j'ai loupé la saison des champignons, j'ai pu en profiter un petit peu à diverses occasions comme celle-ci.

 

9Jour 9 : Des oiseaux à la fenêtre.

Les passereaux se rapprochent doucement de la fenêtre qui donne sur les pins du parking de l'église. Quel plaisir de pouvoir observer depuis chez soi la mésange charbonnière (Parus major), j'avoue que cela me mets du au coeur. Roitelets, rougegorges, bergeronettes ... je suis aux aguets, appareil photo en main derrière la vitre pour les prendres dans leurs instants de vie. Je meanque encore de rapidité et il me faudra je pense quelques jours d'entrainement supplémentaires. L'inastallation d'une mangeoire devrai m'être d'une grande aide.

 

10Jour 10 : Elections américaines.

Ce n'est ni Trump ni Biden qui nous rend visite, mais la punaise américaine du pin (Leptoglossus occidentalis). Depuis quelques jours les insectes essayent de rentrer chez nous. C'est le cas de cette punaise tout droit venue des USA via la commerce internationnal et qui, collée à la fenêtre, prend la chaleur. Cette espèce exotique se nourrissant des cônes de conifères et de leurs graines en lsuçant la sève et les autres éléments qui s'y trouvent grace à son rostre. Innofensive, elle dégage une odeur de résineux. Son impact écologique n'est pas encore connu.

Et puis .... et puis cette fois-ci je ne suis pas allée plus loin que le jour 10. Je suis même restée assez longtemps sans écrire. Peut être suis-je lassée de vivre ce deuxième confinement, peut être est-ce mes nouveaux projets ou les tracas de la vraie vie qui m'ont fait quitter le clavier. Dans tous les cas j'ai retrouvé l'envie  de partager mon quotifien, notament depuis que je peux à nouveau sortir de ce 1 kilomètre si contraignant. Depuis nous avons connu le couvre-feu à 18 heures, puis à 20 heures, le chat est mort, je suis toujours en arrêt, et nous sommes sur le point de connaître un 3e confinement mais de nombreux et beaux projets se profilent, de quoi relativiser !

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De la fenêtre, c'est la nature ordinaire qui se présente à nous. Les tourterelles turques (Streptopelia decaocto) aiment se poser sur les antennes des voisins. Les corneilles noires (Corvus corone) et le choucas des tours (Coloeus monedula) aussi qui passent de temps à autres. Quand le Rhône est embrumé, ils passent le matin et le soir au dessus de l'apaprtement pour quitter ou rejoindre leur dortoir. Nous avons pu en un seul passage en compter plus de 3000 oiseaux au dessus de notre tête en une heure ! Ce spectacle était incroyable.

DSCN6395Nous avons découvert que nous pouvions en une heure et un kilomètre, en passant par l'Île Tabard, atteindre les rives du Rhône en pressant un peu le pas. Il ne s'agit pas vraiment d'une île mais d'anciens casiers de rétention des sédiements.

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Avec le temps, le fleuve et son débit ont fini par les combler et le niveau de l'eau a baissé. Le vieux Rhône n'est plus utilisé pour la navigation, et cela au profit du canal creusé de l'autre côté de l'Île de la Table Ronde. Il s'est depuis un peu ensauvagé mais l'augmentation de la fréquentation, le débit faible l'été en raison des températures et du barage en amont ainsi que la qualité des eaux ne premettent pas à la faune et à la flore de s'installer de façon pérenne. Néanmoins, il est toujours possible de voir quelques oiseaux migrateurs rares passer par là pour passer la nuit.

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Surprise, sur un vieux peuplier noir (Populus nigra) qui a cédé face aux éléments, un jeune amadouvier (Fomes fomentarius) prend doucement ses aises. Champignon allume feu, il est bien connu des survivalistes car il permet aussi de garder une braise en vie plusieurs heures et de la transporter aisément. C'est à partir de cette espèce qu'il est possible de développer du cuire végétal pour faire des sacs ou des semelles, mais aussi des serviettes hygièniques réutilisables. Jusqu'à peu, il était aussi utilisé comme pensement contre les saignements.

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Ma mycologie est rouillée. Voilà un inconnu que je n'ai pas reconnu, et pour qui je dois avouer ne pas en avoir pris assez le temps. Odeur de farine, chapeau rouille, base bulbeuse, absence de cortine, tâches ocres sur le pied et les lamelles ... je continue de chercher qui est ce bel inconnu poussant au pied des arbres.

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Le renouée du Japon (Reynoutria japonica) a prit possession d'une partie des rives. Contrairement à ce que certains auteurs amateurs peuvent écrire, elle ne pousse pas spécifiquement sur les secteurs pollués mais aussi dans les milieux humides et/ou perturbés par la force de l'eau. Sous ses feuilles et sont ombre, rien ne pousse et peut d'animaux trouvent de quoi s'abriter et encore moins de se nourrir. Classée espèce exotique envahissante, elle pose problème vis-à-vis de la biodiversité mais aussi du bon état des rives et des sols.

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En remontant pour rejoindre notre appartement dans le centre-ville, nous tombons sur un joli peuplement de cyclamens de Naples (Cyclamen hederifolium). Ils sont aussi appellés cyclamens à feuilles de lierre en raison de la forme de leurs feuilles. Très adaptable, l'espèce se rencontre un peu partout en France dans une grande variabilité de milieux, aussi bien forestiers que rocailleux ou montagnards.

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Toujours sur le bas-côté, d'une bordure ensauvagée qui commence à se boiser, nous trouvons aussi un pied de laurier des bois (Daphne laureola). En raison de sa petite taille ains ique de sa floraison précoce et verte, il passe souvent innaperçu. Il est aussi parfois confondu avec les hellébores et les euphorbes, de familles botaniques éloignées mais ayant également des fleurs vertes et comportant des espèces forestières.

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Même les murs sont colonisés par la végétation. La glycine (Wisteria) et la ruine de Rome (Cymbalaria muralis) aux jolies fleurs violettes ont pris place sur une façade décrépie. À elles seules, elles composent de micro-écosystèmes qui comportent à leur échelle leurs prédateurs, leurs herbivores et leurs parasites.

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Quelques jours plus tard, je prends la direction du vieux lavoir qui se trouve ne contrebas du village. Pour se faire, j'emprunte un chemin un peu secret, qui serpente entre les murs de grandes et vieilles propriétés qui jadis étaient des fermes alimentant la ville de Lyon. Si les cultures ne sont plus, il reste encore bien du végétal à explorer ici, l où les sapins, les pins et les pariétaires prennent place parmi les pierres et les vestiges du temps.

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Au pied des divers érables (Acer sp.), une grande troupe d'armillaires couleur de miel (Armillaria mellea) s'épanouie. Parasite, le champignon est connu aussi sous le nom de pourriture blanche des arbres. Comestible, il est recommandé de ne consommer que les très jeunes exemplaires bien cuits voire de préférence blanchies. Il ne convient pas à tous les estomacs et les personnes ayant des soucis rénaux sont invités à l'éviter.

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Nous voilà au bassin. Au milieu de l'hiver nous espérons y voir quelques tritons. Pour l'heure, seule une grenouille verte (Pelophylax sp.) a élu domicile dans la vase. En arrière plan, le château de la série de Louis la Brocante. C'est là que toutes les scènes en extérieur ont été filmées. Désormais, il n'est plus qu'un lieu de vie pour de nombreuses familles au pied du quel pousse de la grande chélidoine (Chelidonium majus).

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 Et puis, et puis je n'ai pas continué à écrire - et cela pendant longtemps. Je ne m'en cache pas, j'ai vécu ces derniers mois des évènements et une période relativement difficile, mais ça va beaucoup mieux. J'ai quitté mon emploi à la LPO, je bosse tout l'été au bords de l'eau et j'attaque un CDI en septembre. Mon aventure au sein du Collectif Mycorhizes est passionnante et j'ai énormément de projets à vous présenter ! Bref tout s'annonce au beau fixe, je manque juste de temps pour me remettre à l'écriture - on se retrouve très vite !

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27 mai 2017

Semaine agricole : tous à la ferme.

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 Deuxième épisode de cette sortie agricole au sein de la formation BTS GPN d'Agrotec. Il ne fait pas bien chaud mais ce n'est pas grave, car nous sommes là pour écouter et parler d'une mesure d'agronomie nouvelle qui petit à petit fait son chemin dans les moeurs agricoles, les MAEC : Mesures Agro-Envrionementales et Climatiques .

 

 La chenille de l'écaille Martre (Arctia caja).

 L'écaille martre est un drôle papillon de nuit dont les ailes abordent des motifs semblables à ceux du pelage des girafes. Sa chenille est tout aussi excentrique. Elle présente une manteau de poils longs roux et noirs ponctués par endroits de points blancs. C'est une gourmande qui est peu regardante sur son alimentation et qui est capable de manger presque de tout, aussi bien plantes sauvages que cultivées. Ici elle se régale de plantain.

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La chenille de la mélitée du plantain (Melitaea cinxia).

 Contrairement à ce que son nom laisse entendre, la chenille de cette mélitée ne se nourrie pas exclusivement de plantain, elle se plaît aussi sur les feuilles de certaines véroniques et centaurées des champs. On la retrouve dans les prairies fleuries d'Europe et d'Afrique du Sud, jusqu'à plus de 2500 mètres d'altittude.

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Le trèfle rampant (Trifolium repens).

 C'est une très bonne plante fourragère que l'on trouve dans les prairies de fauches et de pâture. On l'utilise parfois comme engrais vert bien qu'on lui préfère souvent le trèfle incarnat (Trifolium incarnatum). Ce trèfle se plaît dans les zones difficiles et se caractérise par sa grande rusticité, en particulier face au froid et au gel.

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Le tircis (Pararge aegeria).

C'est un papillon à la reproduction rapide. En une année, 2 à 3 générations peuvent voir le jour. Sa chenille se développe en se nourrissant de différentes poacées (graminées) ce qui explique qu'on le voit souvent de février à décembre voler à proximité des prairies herbeuses. Au stade imago il se trouve plutôt dans les zones arborées.

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Biodiversité et monde agricole.

De plus en plus d'études se centrent sur le dynamisme des parcelles agricoles et des espèces qu'elles peuvent accueillir. Pour se faire plusieurs outils sont employés tel que l'indice de diversité de Shannon qui permet de se représenter la diversité des espèces d'un territoire. C'est ce même indice qui a été utilisé lors de la pose de pièges Barber pour l'annalyse d'une parcelle de blé dans l'épisode précédant que vous pouvez retrouver ICI.

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 La petite tortue (Aglais urticae).

Ce papillon est connu des amoureux des orties car sa chenille se nourrie presque exclusivement d'orties et plus particulièrement la grande ortie (Urtica dioica). La disparition de cette plante chassée des jardins, des prés et des fossés conduit à la diminution de cette espèce qui ne trouve plus de quoi pondre et se nourrir.

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 Le petit étang.

Il foisonne de vie. Grenouilles, carpes en plein frais, ragondins ... il est possible d'y observer une multitude d'espèces. L'objetif du jour ? étudier les composants de son eau pour voir l'impact de l'étang sur le cours d'eau en contre-bas et dans le quel son trop plein se déverse. Le ruisseau abrite des écrevisses à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), une espèce qui tend à disparaître et qui est très sensible à la qualité de son habitat.

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Le mot de la fin.

 Deuxième épisode de cette semaine agricole. L'occasion de se confronter au terrain, de découvrir les démarches et protocoles agricoles mais aussi les attentes et les objectifs des divers acteurs locaux que sont les agriculteurs, les instituions comme les communautés de communes ou encore, le rôle des associations.

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7 juin 2017

Sortie amphibiens.

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 Je n'ai pas beaucoup de photos à vous partager de cette équipée nocturne, mon petit appareil n'étant pas adapté pour photographier de nuit. Heureusement, il l'est bien plus pour filmer dans l'obscurité ce qui m'a permit de produire un film documentaire d'une minute sur les actions menées ce soir là, à savoir, compter et identifier les batraciens d'une zone humide aménagée pour le public. Les travaux sont récents mais déjà il y a fort à voir.

 Parmi les espèces observées, on peut citer les grenouilles vertes (Pelophylax sp.), les larves de salamandres tachetées (Salamandra salamandra), les tritons palmés (Lissotriton helveticus) mais aussi des loches (Cobitis sp.) qui sont des poissons filiformes présents dans les eaux d'un grand nombres de régions du monde.

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17 mars 2015

Sortie dans la campagne 1.

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Nouvelle année, nouvelle terre, nouvelles découvertes, nouveau titre ! Désormais plus de " Sorties dans les prés X" mais dans la campagne. Ce petit changement me permettra de pouvoir intégrer plus facilement mes sujets comme celui-ci. Topo sur la campagne aux alentours du beau village de Sault (et de sa boutique de nougat).

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Aux premiers abords on se dit que la saison n'est pas encore aux fleurs. Il fait froid (il a même neigé peu avant mon arrivé), nous sommes encore en hiver et le paysage semble morne. Néanmoins la nature est pleine de surprise et les premiers signes des beaux jours sont là. Les jeunes poussent et les tiges vertes en attestent.

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Cadeau de mon chéri : une belle pomme-de-pin trouvée dans Marseille même. Fermée comme une huître, elle s'ouvre peu à peu sous les rayons du soleil. En de nombreux endroits, en particulier en montagne, les cônes ont été utilisés pour prévoir le temps, un peu comme les carlines sèches clouées sur les portes.

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Qu'elles sont belles mes rosettes d'orchis bouc (Himantoglossum hircinum). Ici en Isère la plante se rencontre rarement, mais là bas bien moins ! J'ai âte de pouvoir croiser les grandes hampes florales de cette orchidée à l'odeur marquée. Il faudra attendre mai pour voir les toutes premières fleurs. La floraison s'étale jusqu'en juillet.

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Encore des chenilles processionnaires (larves du papillon Thaumetopoea pityocampa), décidément elles sont de partout ! Un imago peut pondre 100 à 300 oeufs. Ceux-ci mettent six semaines à atteindre leur maturité. Dangereuses chenilles car allergisantes, les rameaux comportant des nids sont systématiquement détruis. 

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Le lierre grimpant (Hedera helix) fait parti des quelques lianes indigènes que l'on trouve en France. Autrefois utilisé comme purgatif (attention aux contre-indications, il est toxique), il serait dépolluant mais il doit encore faire ses preuves. Mellifère, ses jeunes feuilles sont broutées par les chevreuils et les sangliers.

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Le vieil if (Taxus baccata) est tombé. Son bois a été tronçonné. Tout l'arbre est toxique mais on peut l'utiliser sans risque comme bois de chauffage. On peut aussi en faire des objets d'art, des manches à couteaux ou des arcs grâce à son bois solide. Cela est dû à sa croissance lente qui lui fait atteindre des âges canoniques.

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Voilà une après-midi bien remplit avec Pol, dentiste équin d'origine belge tombé amoureux de la région.Le thème du jour : intervention sur deux ânes qui présentent des dents à problèmes. Une des ânesse présente une dentition "perroquet" et l'empêche de se nourrir correctement. Un coût de fraise et le problème est réglé.

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Le mont Ventoux est sous la neige. Celui-ci porte bien son nom, pour cela il suffit de voir la tête des pins au premier plan. Celui culmine à 1 991 mètres d'altitude et présente un sommet relativement aride. Sa composition calcaire est parfaite pour la culture de la truffe et de la vigne dont les pans sont couverts à perte de vue.

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On néglige trop souvent les plantes rases des sols. Celles-ci sont de bonnes indicatrices sur la nature de ceux-ci mais jouent aussi un rôle précieux pour les plantes et les champignons : elles préservent l'humidité du sol ce qui permet à la flore et aux micro-organismes de ne pas manquer d'eau, même en cas de sécheresse.

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Les chardons appartiennent à l'ordre des astéracées (comme les pâquerettes et les marguerites). C'est aussi le nom de gourmandises typiques de la région. Les chardons du Ventoux (et les Papalines d'Avignons) sont des douceurs à la liqueur d'origan. A cela on ajoute une soixantaine de plantes qui poussent au pied du Ventoux.

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Voilà un résineux à identifier. Personnellement je n'ai aucune idée de qui il est. A savoir : les photos ont été prises le 1 mars 2015, le sol est calcaire, l'arbre se trouve dans un sous bois, mesure 4-5 mètres, les aiguilles en bout des rameaux ne dépassent pas 5-6 cm et on trouve beaucoup de résine sur l'ensemble de l'arbre.

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Le genévrier commun (Juniperus communis) que l'on rencontre souvent en France. On enbrûlait des rameaux autrefois quand des épidémies se déclaraient pour assainir l'air. La fumée de l'arbuste est aussi réputée pour chasser les démons et les sorcières. Ses fruits sont un des ingrédient essentiels de la choucroute. 

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Et puis il y a la belle des belles, ma plante adorée, l'hellébore fétide (Helleborus foetidus L.). Nommée rose du serpent ou pied de griffon, cette plante toxique se reconnaît à son liseré pourpre et à sa floraison précoce. Autrefois on l'employait pour les soins vétérinaires ou pour soigner la démence. 

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Mais il faut bien un moment ou l'autre rentrer ! Le train est devenu mon quotidien, là aussi on y découvre une flore et une faune atypique, parfois discrète et mystérieuses, d'autrefois bruyantes et agressive. Ainsi va l'espèce humaine et ses humeurs... cela ne m'empêche pas d'adorer les gens, bien au contraire.

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11 mars 2015

Embauchez-moi !

Ce soir on joue la carte du mélodrame à fond !

Voilà un cri du coeur ! Oui embauchez-moi ! ... Ce titre n'a pas grand chose à voir avec le blog je dois l'avouer mais voilà depuis plusieurs mois j'alterne les petits boulots, les expériences, le bénévolat et surtout la galère. Alors ce soir, je vide ce que j'ai sur le coeur.

Je ne suis pas à plaindre, j'ai une voiture (qui aime beaucoup mon garagiste), un toit, une chambre, un amoureux intentionné, une famille formidable, des frangins vraiment sympa, une maman et un papa dévoués pour subvenir à ma pitance. Malgré cela, je me laisse de plus en plus aller à la déprime (je n'ai même plus envie de sortir en Nature).

Dur de garder le moral quand on a l'impression que personne ne veut de vous. J'envois moult CV et lettres de motivations, je les corrige, je les reformule pour être sûre que le soucis ne viens pas de là. Je me bats avec Pôpole (Pôle Emploi dans le jargon familiale) pour avoir, si ce n'est quelques sous, une formation, je prends rendez-vous à la maison de l'emploi, au relais emploi, au service emploi... J'écoute l'émission "Emploi" de Radio ISA, je parcours les sites internet (Pôle emploi, Beeing emploi, Beemploi, Le Bon Coin), tiens en parlant du Bon Coin j'y ai même passé mon annonce (qui paraîtra d'ici peu et qui est un peu folklorique je dois le reconnaître), je suis sur Viadeo. Presque toutes les semaines je fais les agences d'intérim de mon département (Isère) et même de celui d'à côté (Savoie)... non rien, rien de lui là haut !

Mais bordel (à prononcer avec l'accent SVP) qu'ont les autres que je n'ai pas ? (Une bonne orthographe peut être). La motivation, la rage d'y arriver, l'envie, la détermination, la passion ... j'ai tout ça (je suis même prête àpartir à l'autre bout du pays ou du monde) mais il semblerait que ça ne soit pas suffisant. Zut, me voilà à me morfondre, je me suis connue meilleure. Non pas que je sois impatiente (enfin si un peu tout de même) mais j'ai l'impression de mettre trompée, que les études ce n'était peut être pas une bonne idée et que le meilleur aurait été de travailler tout de suite ou du moins d'essayer ... et pourtant ... pendant 3 ans je me suis éclatée, hébergée à Grenoble chez une de mes tantes (envers qui je ne serai jamais assez reconnaissante), j'ai pu comprendre les mécanismes de la société, casser mes préjugés (bon y encore du boulot) et appréhender le monde grâce à la sociologie et à l'anthropologie.

Alors non, au final je ne regrette pas ou alors bien peu mais cela reste dur.

Alors toi, oui toi là, toi qui cherche un élément motivé, ponctuel et qui en veut, sache que je suis là ! Prends donc quelques minutes à admirer mon superbe CV dans CE LIEN (n'ayont pas peur des mots !) ou ICI et à te dire : cette nana, c'est l'employée qu'il me faut !

PS: n'hésiter pas à me contacter au besoin via le blog !

25 août 2014

Festival Off d'Avignon, nous voilà ! (été 2014, 68e édition).

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Comem je l'ai annoncé sur le blog, l'été 2014 fût et reste très chargé. Le festival d'Avignon a été une sacrée aventure. Celle-ci a été vécu avec des gens formidable qui l'ont rendu que plus belle: Loïc et Héloîse de l'association Instinct'taf, l'artiste Yohann Métay de "La tragédie du DOSSARD 512", Mitch, Séverine, Violette et Marius qui nous ont hébergé sous Le Platane, Yao l'artiste et poète des "Irrévencieux" sans oublier tous les amis et soutiens qui sont passés nous voir et/ou qui nous ont donné de sacrés coup de main. A tous je leur dit un grand merci.

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 Départ de Corbel au petit matin du 30 juin. Il fait frais, le brouillard est accroché aux cimes des arbres mais le soleil est là... c'est une des dernières fois qu'on le voit du moins en Chartreuse. Depuis il se fait discret. Les voitures sont équipées, la caravane et la moto harnachées, nous voilà partis en direction du Sud.

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 3 juillet: après avoir préparé la comm' papier avec toute l'équipe, l'heure est venue d'en parer la ville et ce que l'on peut en dire, c'est que ce n'est pas une mince affaire. Souvent acrobatique, la pose d'affiche peut se révélée être périlleuse.

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 Entre la préparation des affiches, celle des flyers et leur distribution, la billetterie, les interviews et les représentation pour l'artiste, les prises de rendez-vous, les échanges téléphoniques et le travail sur ordinateur, il reste peut de temps pour profiter du cadre idyllique.

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 Petit coin de paradis, le MasThibaud. C'est sous un chêne multicentenaire que nous avons été acceullis par nos hôte:Mitch, Delphine, Violette et Marius ainsi que leurs amis à quatre pattes. Un grand merci à eux pour avoir partagé le temps d'un été leur chez-eux.

Emoticon Zorritos Fox amour et du coeur

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 Mitch est un jardinier hors paire, le jardin et les abords de la maison débordent de plantes en tout genre pour créer une petite oasis de verdure au milieu des champs moissonnés au sol aride et craquelé. Quelques belles statues agrémentes l'ensemble.

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 Quel bonheur d'entrendre les premières cigales (Cicadidae pour le genre, ici il s'agît de la cigale commune, Lyristes plebejus) sur notre route à hauteur de Valence et quel concert arrivé à Castillon du Gard bien que celles-ci soient peu nombreuses cette année. Peut-être est-ce dû au froid de l'hiver 2012-2013 qui semble-t-il, a tué de nombreuses larves mal abritées du froid.

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 L’hibiscus fait partie de la famille des Malvacée, on en connaît plus de 30 000 espèces. Les fleurs sont comestibles (comme les jeunes pousses de certaines espèces) et sont préparées en salades, à la vapeur, en coulis, en confiture ou encore en bissap, sirop sucré très répandu en Afrique en particulier au Sénégale et qui a la particulier au contact de l'eau de colorer les bouts des doigts en violet.  

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 Le terrible sureau hièble (Sambucus ebulus) est en fleur et même pour certains en fruits. Il ne faut pas le confondre avec les variétés comestibles de sureau, les baies de celui-ci sont toxiques voir mortelles ! Pour être sûr de ne pas se tromper, il suffit de les écrasser, si elles dégagent une odeur fétide, pas de doute c'est dusureau hièble.

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 Ipomea leari, autrement dit une jolie Ipomée (plante originaire d'Amérique latine). On en compte entre 500 et 700 espèces dont certaines possèdent des graines vertus employées comme psycotropes par les chamans des régions précolombiennes lors de rites tel que celui de l'olioliuqui,. 

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 La huppe fasciée (Upupa epops) aime venir se poser sur la pelouse à la recherche de proies. Avec la huppe africaine et la huppe de Madagascare elle figure parmi les 3 oiseaux qui compose le genre des Upipadae. Sous nos l'attitude on ne la rencontre généralement que pendant la période de nidification.
Dans l'égypte ancienne, le hiéroglyphe de la huppe G22 désigne le verbe bloquer. Dans la culture Arabe, elle protège du mauvais oeil. C'est aussi l'un des symboles d'Israël.

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 En quatre clichés, un petit résumé de notre séjour sous le platane. Il y fait bon s'y reposer malgré la venue impromptue de quelques orages mais l'heure n'est pas à la flânerie, au programme: boulot, boulot, boulot. Et croyez-moi, cela aussi a du bon.

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 Et la mycologie dans tout ça? Pas vraiment le temps de m'y consacrer et le terrain offre peut de spécimens à étudier. Il est vrai que la nature des forêts et des champs de la régions est bien différente de ce que l'on peut trouver chez nous. Pour les orchidées, n'en parlons même pas !

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 LE SUD

C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane
A l'Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c'est joli

On dirait le Sud
Le temps dure longtemps
Et la vie sûrement
Plus d'un million d'années
Et toujours en été

Y'a plein d'enfants qui se roulent sur la pelouse
Y'a plein de chiens
Y'a même un chat, une tortue, des poissons rouges
Il ne manque rien

On dirait le Sud...

Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la guerre
On le sait bien
On n’aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire
On dit c’est le destin

Tant pis pour le Sud
C’était pourtant bien
On aurait pu vivre
Plus d’un million d’années
Et toujours en été

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Nino FERRER

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 "Tous les chats sont mortels, Socrate est mortel, donc Socrate est un chat."
Eugène Lonesco, "Rhinocéros".

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 Dimanche midi, rituel des huîtres. Quel beau cadeau au bon goût de noisette que voilà, l'un de mes péchés mignons. Les huîtres se trouvent dans toutes les mers et océans à condition que la salinité ne dépasse pas 30 à 32 grammes de sel par litre. La conchyliculture est l'art d'élever et de récolter les huîtres. En France c'est en particulier l'huître creuse, appelée huître du japon que l'on retrouve dans les élevages. Elle appartient à la famille des Crassostrea et comporte une vingtaine de sous-espèces.

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 Le lézard des murailles (Podarcis muralis) est un petit reptile européen introduit depuis peu en Amérique du Nord. Insectivore, il mange également une quantité astronomique des limaces ce qui en fait un allier des jardiniers. Autre rencontre dont je n'ai pas les images, celle avec une tarente (Tarentola mauritanica), c'est à dire un gecko typique du pourtour méditerranéen. En France il est protégé.

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 De nombreuses autres petites bêtes sont présentes dans le jardin.
1: Le "Drap mortuaire" ou plus joliment la cétoine grise ou encore la cétoine noire à points blancs (Oxythyrea funesta) est un coléoptère qui se nourrit du pollen mais aussi des fleurs elles même.
2: L'écailel chinée (Euplagia quadripunctaria) est un papillon des bois clairs et des broussailles que l'on peut croiser de jour comme de nuit. Il se reconnaît facilement à sa taille et à ses ailes zébrées mais peut néanmoins être confondu avec l'écaille Martre.
3 et 4: Qui ne connaît pas la mante religieuse (Mantis religiosa)? J'ai toujours peiné à en voir par chez nous, mais dès que l'on descend dans le sud (que ça soit ici ou ans le Beaujolais voir même à côté de Bordeaux), il semble plus facile d'en croiser. Elle tient nom de la manière dont elle tient repliée ses pâtes avant. Malheureusement pour celle-ci, il semblerait que nécrosées, elles soient tombées.

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 Le citronnier (Citrus ×limon) est un petit arbre aux nombreuses vertus médicinales et gustatives. Tout chez lui est bon à l'usage: fleurs, feuilles, fruits, écorces, racines etc. Originaire des régions tropicales, il est beaucoup cultivé tout autour de la méditerranée car en dessous de -3° il se met en repos et passé -11°, les parties aériennes meurent.

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 "En été, que l’on soit en congé, en vacances forcées ou au travail, l’ambiance est différente. Il fait chaud (pas toujours !), les journées s’allongent, le temps s’étire, les rues des villes se vident, les lieux présentent un autre visage et si l’on prend soin de s’éloigner de la cohue des stations balnéaires, la période est propice à des revendications décalées. Laissons-nous porter..." (source: ici)

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 Magie du potager: des tomates rustiques, aux couleurs et aux saveurs oubliées poussent en grand nombre. Quelle découverte pour les papilles ! Et par dessus le marcher ça sent bon le basilic, le vinaigre et l'huile d'olive. On en redemande.

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La maison près de la fontaine

 La maison près de la fontaine
Couverte de vigne vierge et de toiles d'araignée
Sentait la confiture et le désordre et l'obscurité
L'automne
L'enfance
L'éternité...

Autour il y avait le silence
Les guêpes et les nids des oiseaux
On allait à la pêche aux écrevisses
Avec Monsieur le curé
On se baignait tout nus, tout noirs
Avec les petites filles et les canards...
...

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Nino FERRER

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 Pour certains, la cuisine est devenue un immense terrain de jeu où il fait bon faire des bêtises. Mais il y a un temps pour tout et celui de la sieste semble bien précieux.

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 Qui dit jardinier hors paire (Mitch) dit jardin extraordinaire ! Les fleurs exaltent un doux parfum ainsi que les plus belles couleurs qui soient. Un festival pour les yeux et les narines.

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 Marius a un bel élevage de phasmes (famille des Phasmatodea), vous savez ces insectes que l'on pourrait confondre facilement avec une feuille ou une branche... et bien pour tout vous dire, c'est pas méchant pour un sous. Paisibles herbivores, ils peuvent pratiquer la parthénogenèse thélytoque: en somme les femelles peuvent s'auto-féconder... alors c'est qui le sexe fort maintenant? hé hé.

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Une petite parenthèse sur le statu des intermittents... Grand débat que voilà et souvent bien mal compris des non-initiés. A savoir que de nombreux préjugés circulent. Alors plutôt que d'expliquer maladroitementt en quoi il consiste, je vous invite à CONSULTER CE LIEN. La culture est une chance, ne la gâchons pas. A savoir que la culture (une fois que sont retirées les aides et les subventions) rapporte plus que le secteur du luxe, de l'automobile ou de la télécommunication et est le 5e secteur économique du pays.

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 Trompette, fidèle au poste. Un bain de soleil, une roulade dans l'herbe... la vie de chien fait souvent des envieux.

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 Déjà le festival ce clos, débuté le samedi 4 Juillet 2014; il se clôture le dimanche 27 du même moi. Quelle aventure, quelle épopée et surtout, quels souvenirs ! Mais pas de panique, il nous reste encore 2 jours pour profiter du lieu et surtout, pour laisser retomber la pression.

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 Dernier jours dans le Gard... direction le Gardon (appelé aussi Gard) pour faire trempette. Ce joli court d'eau est connu pour passer sous le Pont du Gard. Après 127 km et être sorti du coeur des Hautes Cévennes, il se jette dans le Rhône.

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 Le cadre est idyllique, l'eau bien que clair voir transparente est chaude, ce qui et peu courant pour nous petits montagnards. Chez nous les rivières sont translucides, bouillonnantes et surtout très fraîches, même au mois de juillet et il n'y est pas courant de s'y baigner, hormis pour les plus courageux.

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 De nombreux et petits escargots blancs sont amassés sur la végétation desséchée des rives. On en compte facilement une centaine au mètre carré ce qui là encore, constitue une découverte.

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 De jolis pavots cornus (Glaucium flavum) ont prit place sur les galets. Attention cependant aux cueilleurs du dimanche, le latex que contiennent les tiges est réputé pour être toxique. La plante se protège ainsi des prédateurs.

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 Aigrette grazette (Egretta garzetta) apprécie ce type de milieu où elle peut facilement attraper les petits poissons, les insectes et batraciens qui ont bien du mal à se cacher (le totu sous l'oeil des hérons et des guêpiers d'Europe qui nous surplombent). Autrefois ses plumes faisait le bonheur des chapeliers.

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 Pas de sable pour s'étendre sur la plage ombragée mais de quoi faire de longs ricochets ou entamer une collection de galets, ce qui bien souvent fait le bonheur des parents au grand damne de leurs parents. Pour ma part, voilà deux souvenirs qui feront bien l'affaire.

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 C'est la grande mode des soins par les poissons. Tremper les pieds dans un bocal en centre spécialisé peut coûter jusqu'à 42 euros les 30 minutes. J'ai opté personnellement pour une version tout aussi efficace et bien plus économique.

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 Silènes, fleurs, champignons... je ne suis pas habituée à la faune et flore locale et bon nombre de mes identifications ce sont avérées erronées... mais je persiste !

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 Tout à une fin, avec la baignade sonne le glas de ces quelques jours passés dans le Sud, il est temps de rentrer mais avant, direction pour une dernière fois le Mas Thibaud pour déguster une des spécialités du chez Olivier: les gambas !

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Le temps est gris à notre retour, que ça soit au dessus des avions de la ville d'Orange, les vignes et les clochés des rives du Rhône ou les grotte de Thaïs à Saint Nazaire les Eymes. Mais nous nous en plaignons pas, il est si bon de rentrer chez soi !
Voilà en quelques mots et images ce petit périple... mais ce n'est pas le dernier de l'été, affaire à suivre.

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5 avril 2014

Sortie mycologique avec la SHNVC

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Petite sortie ce dimanche matin avec l'association de mycologie et de botanique de Voiron, la SHNVC. Merci à tous pour ce beau moment de partage et pour tous les infos transmises, relatives aux découvertes sur le terrain. Pour en savoir plus sur les activités proposées, c'est par là: http://shnvc.monsite-orange.fr/

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On commence avec du lourd ! Mes tous premiers hygrophores de Mars, hygrophorus marzuolos ! Les fameux Marzus. Pas simple de les dénicher, cacher dans la mousse. Atypique, ce champignon apparaît très tôt. Son goût prononcé et parfumé attire bons nombres de chercheurs mais les coins sont rares et prisés.

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Depuis quelques jours les chevêches d'Athéna s'égosillent dans le jardin. En forêt il en est de même, et bien que les cris soient plus discrets, les pelotes de rejetions sont nombreuses, en particulier autour d'un vieux châtaignier creusé... affaire à suivre.

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Encore et toujours des héllébores fétides. Cette plante ne quitte pas nos paysages semi-alpins et forts calcaires mais on peut la rencontrer dans tous les types de milieux, jusqu'à 1800 mètres. Appelées roses du serpent, elles peuvent atteindre 80 à 100 cm. 

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Je vous présente Urnula Craterium (non comestible), un champignon relativement rare de la famille des Sarcosomataceae de l'ordre des pézizes. Aux Etats Unis on la nomme urne du Diable et se rencontre dans les rocheuses à la saison des morilles. 

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Voici quelques lignicoles qui se croisent à toutes les saisons et qui ont la faculté d'éguailler la forêt. Eux non plus ne se croquent pas.

1: La tramète tricolore, daedaleopsis tricolor, se reconnaît à sa couleur rouge vif qui tranche dans la grisaille de ses derniers jours sur les écorces mornes des arbres morts.

2: La tramète bossue, trametes gibbosa, se reconnaît elle a sa forme caractéristique ainsi qu'aux algues vertes qui la colonise ce qu'il rend invisible quand elle pousse sur des souches moussues.

3: Le polypore marginé, fomitopsis pinicola, tient son nom de sa marge orangée qui se trouve sous sa face. Chaque pli correspond à une année et il n'est pas rare de trouver des spécimens qui en présentent plus d'une vingtaine !

4: La tramète versicolore, Coriolus versicolor, est un champignon linicole qui est actuellement testé dans le traitement du cancer de la prostate et qui semble être à la hauteur des espérances.

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 Si je ne me trompe pas, il s'agit ici de l'entolome à pied hérissé (Entoloma hirtipes). Toxique, il a une odeur de concombre et de farine bien marquée, en particulier quand on frotte ses fragiles lames.

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La zone est très fréquentée par les animaux à plumes mais surtout, à poils. Les laissés (nom des excréments), les os, les poils, les plumes, les traces des pattes, les écorces rongées et grattées, les écailles de pommes de pin émiettées sur le sol.... voilà quelques indices de la présence des habitants de ces bois: chouettes, lapins, chevreuils ou encore sangliers.

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Avant tout propos petit rappel: bon nombre de lichens et de mousses sont protégées et il n'est permis d'en récolter que quelques brins.
Il s'agit ici de l'usnée barbue, Usnea barbata, appelé aussi "Barbe de Jupiter", un lichen aux nombreuses propriétés médicinales. Il renforce le systéme immunitaire, est un con antibiotique et est encore utilisé aujourd'hui dans les soins contre les infections en particulier respiratoires et urinaires (dû aux streptocoques et aux staphylocoques), les sinusites, les bronchites, les pneumonies, les rhumes, les grippes, les inflammations des voies urinaires, des reins et de la vessie. 

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On pourrait croire avoir à faire à la même espèce sur ces photos mais il n'en est rien. Petite démonstration, histoire de rappel que l'on est jamais à l'abrit d'un empoisonnement quand il s'agit de champignons.

1 et 2: L'hypholome à lames enfumées (hypholoma capnoides) se différencie de son cousin l'hypholome en touffe de par la couleur de ses lames grises. Plutôt rare, il aime pousser en nombre sur les vieilles souches. Piètre comestible à la saveur douce, on évitera de le consommer, en particulier à cause des risques de confusion.

3: L'hypholome en touffe (hypoloma fasciculare) se reconnaît lui à ses lamelles jaunes. Il est suspecté d'être toxique mais son goût amer et son odeur désagréable dissuadent souvent de le consommer.

4: Quelles sont précoces les pholiotes changeantes (kuehneromyces mutabilis) de cette année 2014 ! On les nomme aussi agaric à soupe ou souchettes. Excellents comestibles, on les cultivait autrefois sur les souches des hêtres, des saules, des bouleaux, des aulnes et de chênes de manière artisanale. Attention de ne pas les confondre avec la galère marginée (galerina marginata), qui est très toxique voir mortelle en raison des amatoxines qu'elle possède et qui sont les mêmes que celles de l'amanite phalloïde !

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Ce vieux pin est devenu le terrain de jeu d'un pic. En France, on en compte 9 espèces:
-le pic à dos blanc que l'on retrouve partout en Europe jusqu'en Corée.
- le pic cendré que l'on retrouve à l'ouest de la Bretagne et plus rarement dans le Nord du pays.
- le pic épeiche que l'on trouve de la Taïga aux régions méditerranéennes + une grande partie de l'Asie du Sud-Est.
- le pic épeichette qui couvre les mêmes aires que le pic épeiche hormis en Asie du Sud-Est.
- le pic mar que l'on retrouve en Europe Centrale.
- le pic noir se retrouve lui aussi sur les mêmes aires de répartition que le pic épeichette.
- le pic tridactyle (espèce menacée) que l'on observe très rarement en France est qui vit généralement dans le Nord de l'Eurasie à la limite boréale.
- le pic vert dit pivert, que l'on trouve dans toute l'Europe excepté dans la péninsule Ibérique et jusqu'au Turkménistan.
- le torcol fourmilier qui est le seul pic migrateur et qui nidifie sur les mêmes aires que le pic épeichette mais passe la saison d'hiver en Afrique équatoriale ou en Asie du Sud (particulièrement en Inde ou en Chine).

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Certes la neige n'est partie que depuis peu,ce qui n'empêche pas à de nombreuses espèces végétales de s'épanouir: 

1: l'anémone Sylvie ou anémone des bois (Anemone nemorosa) que l'on retrouve dans tous les sous-bois d'Europe et qui y fleurit de mars à avril. Ses fleurs variant du blanc au blanc-rose apparaissent avant les premières feuilles des arbres et suivent la course du soleil pour capter au mieux les UV et attirer ainsi les insectes pollinisateurs mais dès que la pluie se fait sentir, elles referment leur calice pour protéger le précieux pollen. Cette plante est toxique et rubéfiante, on l'utilise pour les rhumatisme en usage externe. Comme toutes les Rannunculcaea, elle contient de l'anémonine qui à hauteur de 200mg peut tuer un animal ou un enfant de 10 ans.

2: La mercuriale vivace (Mercurialis perennis) est aussi appelée chou de chien ou encore cynocrambe. C'est une plante du sous-bois atypique car bisexuée, comme l'est par exemple le houx d'Europe ou le palmier et qui appartient à la famille des euphorbes ce qui la rend toxique pour les animaux. Les plants mâles se reconnaissent à leurs discrètes fleurs d'un blanc-verdâtre, les plants femelles à leurs fleurs dont on ne distingue que le pistil. Le terme mercuriale vient du dieu Mercure à qui on attribut la découverte des propriétés purgatives et énergisantes de la mercuriale vivace et de la mercuriale annuelle.

3 et 4: Il existe un grand nombre de fougères nommées capillaires. Ici il s'agit de Asplenium Trichomanes, appelée fausse-capillaire, capillaire des murailles ou doradille chevelue. Selon la théorie des signatures, la plante était employée pour soigner lacalvicie et plus globalement les problèmes liés aux cheveux.

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En somme c'est une bonne récolte que voilà, qu'il ne reste plus qu'à agrémenter avecles quelques pézizes véinées qui ont prit place dans le jardin.

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12 octobre 2014

Un weekend à Marseille: fleurs et dorures.

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Nouvel article, nouvelle rubrique ! Celle-ci sera alimentée par mes expéditions en bords de mer qui, je l'espère, seront nombreuses. La Renarde des Alpes prend le large et pour cette première sortie, je vous propose quelques uns des plus beaux lieux de Marseille pour les amoureux de botanique ou tout simplement de jolies fleurs.

 

Le parc de ville Borély

 Fondé en 1860, le parc Borély est l'un des parcs de ville de Marseille. Il fait face aux plages du Prado et à l'ancien champs de courses reconverti en golf et de nombreuses statues l'agrémentent. En son centre se dresse le château Borély qui depuis 2013 est devenu le musée des "Arts Décoratifs et de la Mode". Vaste de 17 hectares (54 hectares à l'origine), il se compose d'un jardin anglais, d'un jardin français, d'une roseraie et du jardin botanique. Dans le culture populaire, on peut retrouver le parc dans les romans de Marcel Pagnol mais aussi dans de nombreux épisodes de la série télé "Plus Belle la Vie". 

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La roseraie

La roseraie (qui je dois l'avouer a tout de même triste mine) propose une large variété de roses et a été primée en 2013. Cette collection botanique fût créée en 1923. C'est une roseraie classique, qui aborde des formes géométriques et des parterres dits brodés, des arches et des buis taillés.
Le but est de mettre en valeurs les différentes espèces.

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 D'autres espèces de végétaux sont aussi présentes.
1 et 2 : Le raisin d'Amérique (Phytolacca americana) est une plante originaire du nouveau monde. On pense qu'elle est arrivée en France pour la comestibilité supposé des ses jeunes feuilles cuites (certains pays d'Europe la cultive comme plante légume), pour agrémenter les jardins, pour ses vertus tinctoriales et médicinales. Néanmoins il faut être prudent, cette belle invasive peut être hautement toxique.
3 et 4 : L'abricotier d'argent (Ginkgo Biloba) est un arbre fossile appartenant à un famille ancienne, celles des ginkgophyta apparue il y a 270 millions d'années, c'est à dire avant les dinosaures. Issu de l'espèce sauvage originaire de Chine et presque disparue, le ginkgo biloba est robuste et possède de nombreuses propriétés médicinales : riche en vitamines C et N, en anti-oxydants et en bêta-carotène, il prémuni du vieillissement et pourrait être d'une aide salutaire pour soigner la maladie d'Alzheimer.

 

Le jardin botanique

Reconstitué en 1880 car détruit en 1856 par l'aménagement de la voir ferrée, le jardin botanique de Marseille présente une grande diversité de tableaux. On compte ainsi le jardin des plantes médicinales, la jardin méditerranéen, le jardin japonais, le jardin chinois (offert par Shengaï avec la quelle la ville est jumelée), de nombreuses serres (dont la serre tropicale fermée au publique) et de nombreuses allées boisées.

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 Étendu sur 1200m², le jardin des plantes propose plus de 3500 espèces. Spécialisé au début du XXe siècle dans l'étude des végétaux d'acclimatation, il mesurait à l'origine 14000m². L'exposition et l'étude des espèces exotiques étaient alors de mise. Désormais, il sert de lieu d'exposition aux artistes mais aussi de rencontre et de découverte. Pour connaître toutes les sorties proposées c'est ICI. Quand au laboratoire botanique, il est devenu un restaurant. (En photo le coeur d'un Cycas revoluta).

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 L'anémone du Japon (Anemona hupehensis) est une très belle fleur ornementale que l'on retrouve de plus en plus dans nos jardins européens. Préférant les sols humide, les lisières de bois et les zones d'ombres, elle s'adapte également à une exposition en plein soleil. Elle fleurit d'août à octobre et est facile d'entretient. Attention cependant, elle peut vite devenir envahissante. De plus, elle est toxique.

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 Rencontre avec cette grappe de belles fleurs dans le jardin chinois. Il pourrait s'agir d'une espèce particulière de seringat (Philadelphus) mais sans grande conviction. Les seringats sont connus pour le parfum de leurs fleurs, leur floraison abondante et prolongée, leur culture facile et leur acclimatation aisée aux différents milieux qui varient du mi-ombre au plein soleil.  

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 L'arbuste à bonbons (callicarpa japonica) est un buisson qui donne de belles baies violacées qui, délaissées par les oiseaux restent longtemps sur la plante et égayent ainsi le jardin. Résistant, il peut facilement subir des températures descendants à -15°C. Un sous espèce de callicarpa a été nommée Murasaki Shikibu au japon en l'honneur de la femme de lettres du même nom.

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 L'aloès (Aloe) est une plante exotique que l'on trouve en Afrique et à Madagascar et à moindre mesure, en Arabie et en Inde. Le genre comprend environs 516 espèces dont la plus connue est l'aloe verra, riche en propriétés médicinales. En effet il serait laxatif, cicatrisant, cholagogue,apaisant et apéritif. Cependant il faut être prudent, certaines parties de la plante étant toxiques.

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En parlant de plantes exotiques ...
1 et 2: Le palmier de Chine (Trachycarpus fortunei) est aussi appelé palmier à chanvre. Robuste il pousse jusqu'à 2400 mètres d'altitude, supporte bien le froid mais craint le manque d'eau et la chaleur. Les fruits sont olivâtres à maturité. Comestibles, ils sont peu recherchés contrairement aux fleurs cuisinées comme légumes.  
3 et 4: Le grenadier commun (Punica granatum) est un joli arbre qui produit de belles fleurs rouges mais surtout des fruits précieux et appréciés pour leurs qualités depusi l'antiquité: les grenades. Utilisées comme offrandes funéraires dans les sépultures de pharaons, elles sont riches en vitamines et en nutriments. Elles aideraient à combattre le cancer, l'arthitre et les maladies cardiovasculaires. 

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La Scabiosa cretica est proche de notre scabieuse des champs. Discrète, elle fleurit de la fin du printemps au début de l'automne et attire de nombreux papillons et parfois, quelques chenilles. Ayant une durée de vie assez courte, elle a l'avantage de se ressemer d'elle même et de supporter le froid jusqu'à -15°C.

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 Il y a de nombreuses espèces que j'ai bien du mal à identifier (hormis le Clerodendrum trichotomum en bas à droite). Il s'agit de cultivars. Un cultivar est une variété de plante obtenue par séléction humaine à partir de plantes sauvages. Fragiles de par les techniques employées pour les reproduire (clonages, auto-fécondation etc.), ils nécessitent plus de soins.

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L'aristoloche élevée (Aristolochia sempervirens) se rencontre en France uniquement dans le Var et dans les Alpes Maritimes. C'est une plante grimpante aux feuilles persistantes qui se rencontre dans les haies ombragées et les lisières de forêt. On la trouve dans tout le bassin méditerranéen, de la Sicile au nord de l'Algèrie.

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 Une grande diversité de plantes peuvent être observées. Cela va des hauts palmiers aux plus petites fougères en passant par une grande diversité de fleurs colorées. Les yeux se régalent, les narines hument avec plaisir les doux parfums, les doigts parcours les différentes textures des troncs ou de la mousse, les oreilles se délectent du chant des oiseaux et du roulis de l'eau et les plus téméraires peuvent se risquer à goûter les feuilles de menthe poivrée.

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 Dans la petite mare qui borde le pavillon chinois, on peut admirer de nombreuses carpes Koï. Ces poissons ornementaux sont apparus il y a environs mille ans en Asie dans les cours des empereurs après de nombreux croisements. Prisés, certains poissons peuvent se vendre plusieurs millions d'euros ! Dociles, les carpes Koï peuvent vivre 20 ans et si l'habitude leur a été donnée, venir manger dans la main de leur éleveur. En fonction de leurs robes, les poissons sont nommés. Ainsi dans le bassin on peut apercevoir des Yamabuki Ogon, des Sanke, des Ochiba, des Hikari ou encore des Kohaku.

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Du côté du jardin méditerranéen on rencontre de jolies fleurs qui depuis quelques années sont de plus en plus communes dans notre petit coin des Alpes.
1: De part son nom, l'arbre aux gentianes (Solanum rantonetii) a justement un petit côté alpin. Pourtant il n'appartient pas à la famille des Gentianaceae. C'est un arbuste originaire d'Amrique du Sud délicat qu'il faut protéger du froid. Il fleurit à partir de début juin jusqu'aux premiers gelées. Il s'agit ici de la variété "Purple Robe".
2: En cour d'identification.
3: L'agave d'Amérique (Agave americana var. Americana) est un titan dont certaines feuilles peuvent atteindre 3,7 mètres de longs et monter à plus de 2 mètres de haut. La hampe florale mesure 5 à 10 mètres de haut et porte des fleurs jaunes et vertes mesurant 5 à 10 centimètres. La floraison se produit 10 à 15 après que la plante soit apparu. Quand vient la fenaison, elle meurt... oui je sais, c'est pas très jojo dit comme ça.
4: En vacance face à l'étang de Berre à Istre, j'avais déjà rencontré cette belle plante. Je peux désormais lui donner un nom. Le buplèvre en arbre (Bupleurum fruticosum) est un arbuste méditerranéen originaire d'Algérie naturalisé dans le sud de la France. Mellifère, il fleurit en été. Utilisé sous forme d'huile essentielle, il soigne les douleurs musculaires.

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 Et comme dans tous les jardins ayant un ou plusieurs point d'eau, il y a des grenouilles vertes (Pelophylax kl. esculentus), hybride issu de la grenouille rieuse et de la grenouille de Lessona. On la nomme aussi grenouille comestible (mais uniquement en France, allez savoir pourquoi ...). Elle commencera bientôt son hibernation (pendant 4 mois) avant de sortir de nouveau pour se nourrir d'insectes et de leurs larves.

 

Le jardin du MuCEM

 Construit à l'occasion du sacre de la ville de Marseille comme capital européenne de la culture en 2013, le MuCEM est un musée consacré aux civilisations de l'Europe et de la méditerranée mais accueille aussi des expositions temporaires de nombreux artistes. Il est relié au Fort Saint-Jean par une longe passerelle. Ce dernier est devenu le lieu d'expositions permanentes mais abrite aussi un superbe jardin de plantes aromérapeuthiques et anciennes. Ancien complexe militaire de la commanderie de Saint Jean de Jérusalem, il est depuis 1964 classé comme monument historique.

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Le jardin des migrations a pour but de mettre en valeur l'architecture du lieu mais aussi de mettre en avant les collections. On peut alors parler de jardin ethnobotanique car celui-ci traite de l'histoire à travers les relations que les hommes ont pu avoir avec les plantes. Il s'inscrit également dans une démarche écologique: pas de pesticides, pas d'engrais chimiques. 

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 Quinzes tableaux sont aménagés en tenant compte du lieu mais aussi des voyages à travers le monde et le temps qu'on connu les diverses végétaux. S'adaptant aux saisons, il s'agit avant tout de plantes communes que l'on trouve encore aujourd'hui dans nos jardins et pafois dans nos assiettes.

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 "Dans un contexte de jardin sec, cette collection botanique unique de plantes méditerranéennes s’offrira au visiteur tout au long de l’année, indépendamment des périodes de floraison. Trésors écologiques d’Europe et de Méditerranée, les plantes et les pratiques qui y seront associées constituent des supports de mémoire informelle de savoirs et de savoir-faire, en écho à la mission du MuCEM." Source.

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 Employé pendant la seconde guerre mondiale en 1944 pour stocker des munitions, le fort manque d'exploser accidentellement mais se retrouve très endommagé. Désormais on peut en ce lieu assister à des projections qui retracent son histoire, de Louis XIV à nos jours. De manière périodique des concerts y sont proposés.

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 Ainsi, c'est avec les parfums de myrte et de sel marin que l'on peut gratuitement se promener à travers les allées arborées découvrir l'édifice. 850m² de celui-ci sont consacrés à l'exposition permanente "Le temps des Loisirs". Parmi les sujets abordés on retrouve celui de leur apparition, de leur dimension structurante pour l'individu et la société et de leur évolution (tout pour plaire à mon âme de socio-anthropologue). 

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 Le J4 possède 15 500m² dédiés aux expositions et aux visiteurs. Équipé d'un terrasse panoramique, il est construit sur l'ancien môle portuaire. Constituée de béton, la façade extérieur dissimule un parfait rectangle de 72 mètres par 52 mètres entièrement fait de baies vitrées. Son aspect moderne a pour volonté de mettre en avant l'aspect minérale et fragile dans le quel il se trouve.

 

La Bonne Mère

 Qui ne connaît pas la Bonne Mère? Patronne de la ville de Marseille, elle est la gardienne de la Basilique Notre-Dame de la Garde et est devenue l'un des expressions les plus courante des marseillais. S'élevant sur un colline qui culmine à 149 mètres d'altiude, le site est classé depuis 1917 ce qui ne l'empéchera pas de subir les aléa de la guerre 39-40. Consacrée en 1864, elle est l'oeuvre de l'architecte Henri Espérandieu.

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 Dressée sur une tour de 12,5 mètres de haut, la statue de la Bonne Mère qui n'est d'autre que Marie, mère du Christ dans la Bible surveille la ville depuis ses 11,2 mètres. Il s'agit d'une vierge à l'enfant, c'est à dire une Madone (Marie représentée avec l'enfant Jésus). C'est l'une des représentations liturgiques des plus communes entre le XIe siècle et le XIVe siècle.

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 Pendant la période révolutionnaire en 1790, la basilique est employée comme fort et plus particulièrement comme prison. Le culte religieux y cesse, la Madone est ceinte d'une écharpe tricolore, l'enfnat Jésus est coiffé d'un bonnet phrygien. C'est là quand avril 1793 que le duc d'Orléans et une partie de sa famille furent emprisonnés en attente de leur transfère au Fort Saint-Jean.

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 Ré-ouverte en 1807 aux paroissiens, la chapelle de Notre Dame de la Garde se voit doté d'une nouvelle vierge à l'enfant entièrement en argent, celle d'origine ayant été fondu à la révolution. Réalisée par  l'orfèvre Jean-Baptiste Chanuel, elle nécessita plus de 5 ans de travail. Le 11 septembre 1853 est posée la première pierre de ce qui sera la basilique actuelle. En 1866 l'édifice est terminé par la construction d'un piédestal à son sommet qui en 1870 accueille une nouvelle Madone fait de cuivre et dorée avec 500 grammes de feuilles d'or.

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 Pendant la seconde guerre mondiale, l'édifice n'est pas épargné et on peut encore voir sur ses murs blancs extérieurs d'importantes traces de tirs, chose troublante dans un lieu aussi quiet. L'interieur de l'église supérieur est finement ouvragé pour offrir une mosaïque de divers marbres. C'est ici que sont consacrés les bateaux du port de Marseille. En remerciement les marins offrent une plaque au nom du navire et parfois une maquette de celui-ci. Suspendues de part et d'autres des parois, on peut même apercevoir celle d'un hydravion ou d'un sous-marin.

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 Les façades extérieures sont composées de calcaire blanc de Calissane et de Golfalina, une pierre florentine vert sombre. Le contraste ainsi obtenu permet à Notre Dame de la Garde de se détacher du bloc de granite sur le quel elle fût hérigée. Autre contraste, celui de la crypte d'un sytle épuré qui tranche avec l'opulance de la nef.

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 Et comme toujours, un petit peu de botanique !
1: Cette scabieuse colombaire (Scabiosa columbaria) est un peu défraîchie. C'est un plantes mellifère courante.
2: Voilà une belle plante que j'ai déjà eu l'occasion de rencontrer du côté du Libournais. Il s'agît du concombre sauvage (Echinocystis lobata) qui appartient à la famille des cucurbitacées.
3 et 4: L'azurtie (Echinops ritro) est une très jolie fleur bleue du Sud qui fleurit entre juillet et septembre. On la rencontre dans les zones calcaires, sur le pourtour méditerranéen en particulier dans la garrigue. Son nom vient du grec ekhinos: hérisson et opsis: ressemblant à.

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 Il y a bien d'autres petits plaisirs à découvrir dans la ville de Marseille. A la sortie du parc sur l'Escalade Borély on peut faire un tour dans la grande roue qui mesure plus de 40 mètres de haut et qui donne une vue incroyable sur le parc Borély mais aussi sur la mer et la calanques. 70 000 visiteurs ont déjà pu avoir le plaisir d'y monter.

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 Le goéland leucophée (Larus michahellis, ici un juvénile) a bien faillit disparaître du paysage français au début du XXe siècle. Depuis quelques décennies il fait un retour spectaculaire au risque d'être un peu envahissant. C'est un opportuniste qui se nourrit de poissons, de charognes, d'oissilions mais aussi quand il le peut de pigeons ou de rongeurs. Il niche en de vastes colonies à même le sol.

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  Le port de plaisance de Marseille appelé le Vieux-Port est le plus ancien de la ville. Centre culturel et historique, il est le centre économique de la ville jusqu'au milieu du XIXe siècle. On date sa création aux alentours de -600 av J.C. qui a conduit à l'asséchement progressif des marais l'avoisinant. C'est sous celui-ci que fût aménagé un long tunnel qui permet aux véhicules de tourisme de joindre les deux rives. 

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 Depuis le MuCEM il est possible d'avoir vu sur Notre Dame de la Garde, l'église Saint Laurent et sur la cathédrale de la Major. Cette dernière fut érigée entre 1852 et 1893sur les fondation d'une ancienne cathédrale datant du XIIe siècle, la "Vieille Majo", elle même établie sur un édifice datant du Ve siècle qui serait l'un des plus grand baptistaire de Gaule connu.  

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La Nouvelle Major est un mélange de style roman et gothique dont l'architecture ou du moins le visuel ne va pas sans rappeler Notre Dame de la Garde de la quelle elle est inspirée (on y retrouve notamment l'emploie de la pierre verte de Florence et de marbre blanc).

Ainsi s'achève ce petit week-end marseillais en compagnie de mon tendre et cher. Il reste encore beaucoup à voir mais j'ai un très bon guide qui à coup sûr sera me mener dans les plus beaux endroits de la ville, endroits que je ne manquerai pas de partager ici. En attendant je vous invite à faire un tour sur son site ICI.

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30 mai 2014

Sortie dans les prés 12.

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Sortie sous l'orage dans la campagne valdainoise. Quelques grands classiques sont au rendez-vous. Petit tour en image.
1 et 2: Le caille-lait blanc (Galium mollugo) était utilisé de la fin de la préhistoire au début du moyen-âge pour faire cailler le lait lors de la préparation des fromages. De sa racine, on peut extraire un colorant rouge.
3 et 4: Attention toute fois de ne pas le confondre avec la grande cigüe (Conium maculatum) qui est une plante dangereuse car très toxique.

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Pour l'instant je n'ai pas de nom à donner à ce petit papillon, une chose est sûre, il s'agit d'un papillon de nuit. Antennes fines sans forme de massue, ailes duveteuses et ternes... je n'ai pas encore pu le rattacher à un genre bien définit.

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La knautie des champs (Knautia arvensis) appartient à la famille des scabieuse à la quelle elle ressemble énormément. Les jeunes feuilles qui poussent en rosettes peuvent être consommées au printemps comme légumes après avoir été bouillies. Sur les différents plants de knauties ou du moins à leurs alentours, des diptères (les quels, allez savoir), batifolent et butinent gaiement.

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L'aubépine (Crataegus) est encore en fleurs, miracle! Les jeunes feuilles se mangent crues en salade, en tisane tout comme les baies et les fleurs. Le sirop de fruits d'aupébine est un efficace médicament pour réguler la circulation du sang qui fait maison est réputé pour ses vertus relaxantes.

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La grande berce (Heraclum sphondylium) est un bon comestible qui cependant ne plaît pas à tout les palais en raison des essences aromatiques qu'elle renferme. Elle est recherchée pour ses propriétés médicinales proches de celles du ginseng. En Russie, les tiges séchées sont mises à fermenter pour fabrique une bière nommée "Raka".

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Prédateur courant dans nos campagnes, la buse variable (Bueto bueto) est un oiseaude proie que l'on retrouve partout en Eurasie mais aussi en Afrique à de rares exceptions (Côte d'Ivoire, Centre Afrique etc. par exemple). Elle chasse en particulier les micro mammifères mais se nourrit aussi d'oiseaux et de serpents.

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On ne présente plus l'orchis guerrier appelé aussiorchis militaire (Orchis militaris). Haute de 20 à 50 cm, cette orchidée fleurit à foison en Chartreuse d'avril à juin. Plante de pleine lumière, on l'a rencontre jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Cetet espèce estclassée LC: préocupation mineur.

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L'orobanche à odeur de girofle (Orobanche caryophyllacea) elle n'ont plus se présente plus. Habituée du coin, elle séduit les insectes avec son parfum puissant qui se rapproche de l'oeillet ou du clou de girofle en fonction des nez qui viennent la sentir.

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Voici quelques éternels classiques des champs et prairies.
1: Le gaillet croisette (Cruciata laevipes) peut se consommer en salade. Pour cela il suffit d'en récolter les sommités non fleuries.
2: Les larves des cercopes, petits insectes sauteurs, se protèges dans une mousse dense qu'ils produisent en rejetant l'excédents de sèves des plantes dont ils se nourrissent par leur anus.
3: Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata L.) est une plante médicinale et comestible employée dans de nombreux usages. Les sommités fleuries servent aux enfants à passer le temps en les transformant en mini-catapultes.
4: De nombreuses plantes sont déjà en graines pour le plus grand bonheur des fourmis.

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On sous-estime trop souvent l'agilité dont peuvent faire preuvent les vaches. Certaines vont jusqu'à concurencer la jente équine (si, si je vous jure, regarder plutôt PAR LÀ !!!)

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1: Le laiteron des champs (Hypochoeris glabra) est souvent considéré comme une mauvaise herbe. Sa floraison débute à la fin du printemps et dure jusqu'au début de l'hiver.
2: Le lotier corniculé ou pied-de-poule (Lotus corniculatus) est encore couramment cultivé comme plante fourragère.Autrefois il était utilisé comme clamant ou somnifère.
3: L'euphorbe réveil matin est aussi nommée petite éclaire (Euphorbia helioscopia). Toxique, son mon vient de son ombrelle qui se déploit aux premières lueurs du soleil en sa direction. 
4: Le lamier jaune (Lamium galeobdolon) est une formidable plante médicinale qui comporte de nombreuses sous-espèces parfois utilisées comme plantes ornementales.

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La véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys L.) est fréquente dans les prés et les sous-bois clairs. Cicatrisante et astringente, son emploi n'est plus qu'occasionnel car provoque des diarrhées.

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1: Le trèfles des prés (Trifolium pratense L) est à l'origine des variétés fourragères cultivées un peu partout en France. C'est un bon engrais vert employé pour l'amélioration des sols mais aussi comme plante médicinale en particulier pour la ménopause.
2: Le géranium à feuilles molles (Geranium molle) est courants dans les bords de chemins et les talus. 
3: Le géranium petit Robert (Robert geranium) est une plante médicinale très aromatique employée dans les troubles du sang et pour le soin de nombreuses maladies comme le diabète.
4: Le saxifrage granulé (Saxifraga granulata) est l'une des rares plantes du genre que l'on peut rencontrer en plaine. Elle pousse jusqu'à 1000 mètres d'alltitude.

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Voilà une petite sortie bcolique sous la pluie comme je les aime avec en prime, une jolie sue sur le village de Saint Geoire en Valdaine et de ses châteaux.

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15 mai 2014

60 000 et des poussières...

60 000 et des poussières... voilà que me fait bien plaisir. Avec un peu plus de 90 000 pages vues, vous êtes toujours plus nombreux à passer par là. Ces derniers temps je reçois pas mal de messages privés, de questions et de propositions de projets ... continuez j'adore ça ;)
De ce fait, je vous réserve dans les semaines à venir, du moins je l'espère, quelques beaux billets collaboratifs.

Bref, je suis ravie et j'espère que l'aventure Canalblog n'est s'arrêtera pas de si tôt. À venir, un petit billet sur le jardin et ses alentours dans la rubrique "Jardin Secret".

La Renarde.

Red Fox très heureux

23 août 2013

Sortie forêt 32.

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Petite sortie aux girolles cet après-midi. Il fait beau et chaud mais la présence d'une source au coeur de la forêt nous laisse l'espoir de trouver à proximité de celle-ci quelques beaux spécimens.

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Entrons tout de suite dans le vif du sujet:

1: Elles étaient bien au rendez-vous, cachées sous le houx et les ronces, dans une côte pentue surmontée de grands frênes.

2: Après la récolte du premier beau panier, direction une petite sapinière qui d'oridinaire est plutôt fréquente. Ça ne rate pas, là encore nous remplissons notre panier. Il n'y a pas à dire, c'est une journée prolixe que nous avons eu.

3 et 4: On pourrait penser que le jaune éclatant des girolles les rend facilement repérable mais il n'en est rien. Entre les feuilles mortes et les fanes des hêtres, il est bien difficile de les voir.

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En tout cas cela fait une belle gamelle de champignons et encore, toute la récolte n'y rentre pas!

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Il a donc dans les bois quelques beaux champignons, mais il ne faut pas pour autant oublier les plantes et fleurs qui les peuplent.

1: La verge d'or du Canada est une plante invasive que l'on retrouve aussi dans le jardin et qui possède de nombreuses vertus médicinales.

2: C'est cette même plante semble beaucoup plaire à la lepture tachetée. On retrouve sa larve dans le bois des feuillus et des conifères.

3: L'épilobe hérissé ou épilobe à grandes fleurs aime pousser dans les zones humides. 

4: Les grandes fougères aigles couvrent toute la côte qui précède l'entrée dans la forêt. Séchées elles serviront d'insecticide.

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Parfois, quelques champignons aux teintes proche des girolles, cachés sous la mousse, nous donnent de faux espoirs. Ce n'est qu'en s'en approchant que l'on comprend où est l'erreur.

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1 et 2: Le temps des moissons est passé, il ne reste que dans le paysage les champs de tournesols et de maïs. Le blé, l'orge, l'avoine et le foin ont été ramassés.

3: Le frêne est l'ami des girolles, même si il n'est pas systématiquement associé à ce champignon, c'est un bon indicateur.

4: Les têtes de nègres, un autre cèpe délicieux que nous n'avons pas trouvé depuis fort longtemps pousse parfois dans l'herbe, sous de grands châtaigniers. Cette année encore nous ne les avons pas encore croisés.

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L'unique cèpe trouvé lors de cette sortie familiale, un cèpe d'été, affiche une belle taille mais aussi un grand âge ce qui le rend impropre à la consommation. Espérons que pour l'an prochain, il assure une descendance nombreuse.

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Quelques autres jolies trouvailles:

1: Cette astrée hygrométrique. Elle est connue pour sa faculté à se replier sur elle même quand il pleut.

2: Voilà un drôle de champignon non identifié.

3: Un geai c'est fait plumé, sur place il ne reste plus q'un gros tas de plumes ternes mais aussi quelques unes avec un bleu étincellent qui finirons dans ma collection.

4: N'oublions pas la star des bois q'uici nous rencontrons de partout, l'amanite rougissante ou golmote.

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Et pour finir, une russule comestible qui a été sauvagement attaquée par les limaces et autres cloportes.

 

18 juillet 2013

Explosion florale.

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Qu'il est bon de profiter de l'été dans le jardin, à la fraîcheur des arbres et de la vigne vierge qui s'est emparée de la maison familiale. C'est le temps des limonades et des siestes.

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La cétoine dorée continue de s'inviter régulièrement devant les fenêtres et les portes à la recherche de fraîcheur. On la reconnaît à son vol bruyant et à ses couleurs chatoyantes. Il est courant de trouver la larve de ce coléoptère dans les bacs à composte contenants du bois en état de décomposition avancée.

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L'hémérocalle fauve est aussi nommé lys roux ou tiger lily appartient à la famille des liliacées. Il fleurit pendant le printemps et l'été et offre de jolies fleurs rouge-orangées qui à l'instar des bourgeons et des racines sont comestibles. A ce titre, cette plante est très utilisée dans la gastronomie chinoise et japonaise. Tout come l'onagre, c'est une plante importée en Europe à des fins décorative mais qui dans sa région d'origine sert dans l'alimentation. Il existe environ 60 000 cultivars, c'est à dire variétés de jardin de cette espèce originaire d'Asie. Son nom grec signifie beauté du jour.

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Le pic-épeiche ne se montre que très peu en ce moment mais laisse souvent derrière lui quelques traces de son passage. C'est absence peu indiquer que la période de nidification est bien entamée. En général, le couple pond à la mi-juin puis couve pendant 2 semaine avant de s'occuper des petits qui seront autonoment 3 semaines après leur sortie de l'oeuf. Ainsi d'ici peu nous auront peut être la chance d'observer des juvéniles dans le jardin.

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L'été est aussi la saison des fleurs, des bruyères et des roses. Voilà une bonne occasion de concocter de jolis bouquets agrémentés de pivoines. Et à propos de bouquets, celui porté par la mariée le jour du mariage est un héritage des croisées qui rapportèrent cette pratique de leurs expéditions. Initialement il était composé de fleurs d'orangés pour symboliser la pureté.

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Il existe une vingtaine d'espèces d'arums comme l'arum titan aux mensurations étonnante, l'arum maculatum qui est une espèce sauvage de nos forêt ou comme ici, l'arum blanc qui est le plus connu. Seulement voilà, l'arum blanc contrairement à la pensée populaire n'en est pas un! Il s'agit du Zantedeschia aethiopica, appelé calla des fleuristes et originaire d'Afrique. Bien que très ressemblant, il n'appartient pas à la famille des arums. C'est une plante toxique qui peut créer des inflammations si elle est au contact des muqueuses ou ingérée.a

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L'humidité du sol et la forte chaleur sont propices au dévellopement des insectes, ce qui fait le bonheur des insectivors et en particulier des musaraignes. En france on en dénombre 6 espèces: la musaraigne carrelet (sorex areneus), la musaraigne couronnée (sorex coronatus), la musaraigne musette (crosidura russula), la musaraigne bicolore (crocidula leucodon), la musaraigne pygmée (sorex minutus) et la musaraigne étrusque (suncus etruscus). Le terme musaraigne signifie "souris araignée" du fait de sa ressemblance avec la première et de son régime alimentaire commun avec la seconde mais aussi parce que pendant longtemps on a cru que les musaraignes possédaient du poison et des crochets venimeux dans leur gueule. Véritables piles éléctriques, leur coeur bat entre 1400 et 2000 pulsation minute. Mais un tel rythme cardiaque ne suffit pas à échapper aux griffes du chat qui d'ailleurs, une fois a attrapé sa proie, la laisse de côté en raison des ses glandes musquées à l'odeur puissante et désagréable.

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Faire un jardin ne consite pas à planter ça et là quelques jolies fleurs, il y a quelques règles à suivre en fonctions de différents styles. Il en existe de très nombreux styles, en voici quelques un:

- le jardin à la française, qui aborde un style classique et qui consiste à former des parterres géométriques et optiques avec des fleurs et des arbustes, souvent du buis, taillés de façon à former des formes définies. Il aborde différents degrés en terrasses, des fontaines, des statues représentants des scènes mythologiques et une certaine forme de théâtralité.

- le jardin à l'anglaise est tout à l'opposé, il a pour but de reproduire la nature tout en étant entièrement le fruit du travail et de l'imagination de l'Homme. Chaque brin d'herbe est placé s'imment. Son but est d'inviter à la rêverie, à inspirer le peintre, à refuser la régularité et les limites (c'est pour cela que ces jardins ne sont jamais clos). Pour cela, on va jusqu'à fabriquer les rochers et les points d'eau.

- le jardin de cheminot qui est un héritage du temps où les travailleurs des voix ferrées avait un parcelle de terre attribuée en même temps que leur fonction. Ils se caractérisent par leurs abondances et leurs rangées de rosiers.

- le jardin de curé, qui à l'origine est un petit lopin de terre clos qui était réservé à l'homme de foi et à sa bonne pour subvenir à leurs besoins, fabriquer le vin de messe mais aussi pour cultiver les plantes médicinales pour les soins et parfois, pour lutter contre les esprits malins. Ainsi basiliques, menthes, persils, sauges et lavandes protégeaient le lieu.

- le jardin ouvrier, apparut à la fin du 19e quand les municaplités mirent à dispositions des ouvriers venus en ville et issus de l'éxode rural pour améliorer leurs conditions de vie et aider à l'intégration sociale. Ce sont majoritairement des potagers agrémentés de quelques fleurs. Ahujourd'hui ils perdurent comme activité de loisir ou collégiale et sont inscris au patrimoine français.

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Parfois la limite entre plantes sauvages et plantes ornementales est mince. Ici, toutes sont issues de la montagne et se sont invitées ou ont été ajoutées dans le jardin.

1: La saponaire de Mompellier ou saponaire à feuilles de basilic comme toutes les saponaires produit de la mousse et peut servir de savon naturel. Les fleurs poussant en montagnes sont plus foncées et possèdent des pétales plus arrondies.

2: Ici une crassulacée non identifiée de la famille des orpins. Les crassulacées appartiennent à une famille très large, souvent à feuilles grasses aux fleurs semblables mais très colorées.

3: L'orpin âcre est aussi appelé poivre des murailles. Ce nom vient du suc de ses feuilles qui est très amer et peut être irritant sur la peau.

4: La jourbarbe des toits est une plante du folklore européen. Autrefois on la plantait sur les toits pour éviter que Zeus ne frappe de sa foudre les maisons. C'est une plante associée à la magie blanche. 

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Ça y est, les hannetons s'en sont en allés pour de bon, il faudra attendre l'an prochain pour voir de nouveau. Les oeufs pondus cette année donneront dans trois ans une nouvelle génération d'adultes.

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C'est au petit matin, après la rosée qu'il est le plus facile d'observer les insectes. Endormis par la fraîcheur matinale, ils sont beaucoup moins craintifs ou du moins, beaucoup moins réactifs.

1 et 2: La trichie fasciée est un drôle de scarabée poilu aux couleurs vivent. Ces larves se nourrissent de bois pourris tandis que les adultes "broutent" les fleurs. Ils se promènent dans les jardins et les prairies de mai à août. Pour les différencier de leurs cousines les trichies zonées, il suffit de regarder la de regarder la "dent" formée à la moitié du tibia. Si elle est pratiquement absente, il s'agit d'une fasciée.

3 et 4: Il existe une multitude de zygènes, 7 espèces sans compter les sous-genre. Pour reconnaître ces papillons, le meilleur indicateur reste les tâches des ailes. Ici il s'agit de la zygène des vesces dont les chenilles sont amatrices de fabacées.

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Les jeunes araignées crabes femelles ont la capacité de prendre la couleur des fleurs sur les quelles elles font de la prédation. Celle-ci c'est fondue dans le décor en prenant la couleur de ctte achillée mille-feuille dont les feuilles sont comestibles en salade et ouvrent l'appétit et soulage les troubles digestifs et menstruelles, les spasmes intestinaux, les inflammations, les saignements et les infections respiratoires.

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Il existe des milliers, pour ne pas dire plus, d'espèces de plantes. Les botanistes ne sont pas en reste pour parfois leur trouver des noms surprenants voir folkloriques.

1 et 2: L'oreille d'ours, l'oreille de lapin, l'épaire laineuse ou stachys byzantina, derrière tous ces noms ce cache la même plante, l'épiaire de Bizance.  Cette plante sauvage originaire des régions iraniennes se retrouve dans bon nombre de jardins. Facile d'entretient elle peut devenir envahissante.

3 et 4: Le lys royal fleurit de juillet à août. C'est un lys vigoureux, à l'odeur suave et qui entre dans la composition de nombreux bouquets malgré qu'il soit toxique et même mortel pour les chats. Avec l'agile, le lion et la croix, il est le symbole de la royauté mais il semblerait que ça soit l'iris dans un premier temps qui ait inspiré ce symbole. 

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La punaise arlequin se nome également punaise pyjama. En cette période on la trouve sur les ombellifères en grand nombre pour se reproduire. Pour attirer leur partenaires, les punaises fond vibrer la plante.

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L'oeillet du poète (oeillet barbu) peuvent aborder un grand nombre de motifs et de couleurs. Son nom latin, dianthus signifie "fleur de Dieu". Facile de culture, il se plaît dans bon nombre de milieux et à l'avantage de se ressemer seul.

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La vergerette annuelle est une plante médicinale qui peut être consommée comme tempuras. On récolte les feuilles et les jeunes pousses avril à juin et les fleurs de juin à septembre. C'est un antinflammatoire qui est également astringent, diurétique et antidiarréhique.

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Retour des truffes d'été dans le jardin, le sol sec les avait pour un temps mit en repos. Appelées aussi truffes de la Saint Jean, elles entrent de la composition et l'aromatisation des produits alimentaires labélisés "à la truffe". Cette année semble prometteuse, deux nouveaux coins, toujours dans le jardin, ont été identifier ce qui promet une très belle récolte.

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Le demi-deuil ou échiquier est une espèce de papillon regroupant 5 sous-espèces. Le femelle pond ses oeufs sur les graminées dont se nourrit ses chenilles. Il vole de juin à juillet. Il est facile à observer par le fait que le mâle ne se contente pas d'attendre sur un perchoir les femelles mais qu'il les cherche activement.

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Des fleurs, des fleurs, encore des fleurs que cela soit dans les parterres du jardin ou la prairie attenant à la maison.

1 et 2: Les pivoines sont toujours là bien que quelques unes d'entre elles aient perdu leurs pétales suite aux fortes pluies ou au passage malheureux de la tondeuse. Séchées, elles serviront à la composition de pots-pourris.

3 et 4: Après avoir fait de trois pas dans les hautes herbes de bon matin, rien de mieux qu'un petit bouquet de fleurs pour rammener les parfums des champs chez soi. Compagnons blancs, sauges des près, achillée mille-feuille, centaurées scabieuses, knautie ... le choix est large pour composer.

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La grande loch profite de quelques gouttes de pluie pour filer en direction du potager et des jeunes salades. Pas simple de se débarrasser d'elle, le plus simple est d'opter pour le piège à bière ou les ciseaux: à la tombée de la nuit quand dame limace sort, il suffit de se munir d'une bonne paire de ciseaux et de sectionner en deux la malheureuse imprudente un peu trop gourmande.

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L'abondance de fleurs que l'on peut voir en ce moment donne l'occasion de partir en cueillette pour élaborer quelques couronnes de fleurs. Simples et rapides, elles permettent d'éguailler un après-midi ainsi que les jolies têtes blondes des enfants du quartier.

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La nigelle de Damas est une jolie plante à la fleur bleue dont on tire une huile, la damascenine. Néanmoins elle possède des graines toxiques dont il faut se méfier. Elle est originaire du pourtour méditerranéen et est facile d'entretient.

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Le jardin grouille de vie. Invertébrés de tout poil s'y épanouissent, s'y nourrissent et s'y reproduisent.

1: Une araignée loup a formé un domne d'herbes et de toile pour abriter son cocon du quel sont sortis ses petits. Elle restera quelques temps pour les protéger puis partira. Les araignées contrairement à ce que l'on pense sont souvent de bonnes mères. Certaines se laissent même dévorer par leur progéniture.

2: Les escargots sous nos latitudes varient en taille. Ce que l'on prend souvent pour des petits sont en réalité des adultes bien formés qui ne seront jamais plus gros que celui-ci. Ici il s'agit d'une hélicelle qui ne dépasse pas 3-19 x 5-25 mm.

3: L'ancistrocerus nigricornis est une guêpe maçonne solitaire qui construit à l'aide de bout et de salive un petit tunnel de terre sur les parois rocheuses ou les murs dans le quel elle place une proie (mouche, papillon ...) puis pond dans celle-ci et referme le conduit. La larve va se développer dans la malheureuse victime jusqu'à devenir un insecte adulte.

4: Parfois il faut prendre le temps de regarder les feuilles des fleurs que l'on s'apprête à cueillir au risque de ramasser quelques oeufs d'insectes (souvent de papillons) dans le bouquet.

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Qui dit été dit fruits juteux et sucrés. Les framboises murissent, c'est l'ocasion de passer en cuisine mais aussi de prendre le temps de les déguster tel quel au soleil.

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Quelques jolies compagnes sont venues pointer leur nez parmis les feuilles de la haies. Chacune à leur tour ont changé de peau.

1: Il resemble à une coccinelle mais n'en n'ai pas une, voici le clytre lustré (clytre du saule). La femelle après avoir pondue, entour ses oeufs d'excréments et les laissent à proximité d'une fourmillière. Les fourmis les utilisent comme élément de construction, ce qui les protége des potentiels prédateurs.

2: Quand les larves de coccinelles muent, elles se fixent solidement avec leurs mandibules à une feuille puis solidifient leur enveloppe extérieur et se transforme à l'interieur de ce qui était leur corps.

3 et 4: J'avais rencontré la chenille du lasiocamp quercus à l'occassion d'une promenade en campagne, la voilà à proximitée de la maison. Trop à l'étroit dans son ancienne peau la voilà qui mue. Cette opération arriveplusieurs fois dans le cycle d'une chenille et varie en fonct

23 juin 2013

Sortie en forêt 27.

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 Quelques gouttes de pluies dans la nuit nous ont données l'envie de parcourir les bois à la rencontre des premières girolles et des premiers cèpes mais malheureusement pour nous, rien de ce genre là dans les bois ce qui ne nous a pas empêché de faire de belles rencontres.

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 La route reste un endroit dangereux pour de nombreuses espèces.

En partant n direction du bois, nous croisons sur la route un serpent malheureusement écrasé par une voiture. Il s'agit d'une couleuvre verte et jaune parfois surnommée cinglard (Hierophis viridiflavus) qui mesure communément entre 1m10 et 1m30 mais qui peut parfois atteindre 1m50. Ici elle est d'un taille respectable (cf voir le serpent comparé à la voiture). Agile, cette couleuvre est aussi à l'aise dans l'eau que sur terre ou dans les arbres ce qui en fait un redoutable prédateur, en particulier pour les souris et els lézards. La ponte à lieu entre la mi-juin et la mi-juillet. Batailleuse, elle n'hésite pas à morde son assaillant ce qui n'est pas bien dangereux, du moins pour les humains, sa morsure étant inoffensive. On la trouve partout en France sauf dans le Nord. Comme tous les serpents elle est protégée.

C'est l'occasion de montrer les différences entre les couleuvres et les vipères.

Vipère / Couleuvre

Forme de la tête: triangulaire et plante / ovale

Forme des pupilles: fendue / ronde

Écailles de la tête: petites et nombreuses / 2 ou 3 grosses écailles

Taille adulte: moins de 70 cm / plus de 70 cm.

Corps: court et trapu / mince et effilé

Queue: pointue et visible / peu distincte

Caractère: peureuse / agressive

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 Le plutée de Curtis est un piètre comestible qui aime pousser sur le bois pourris des feuillus, en particulier des hêtres. C'est un champignon assez rare qu'il est préférable de laisser sur place que de déposer dans le panier. Il pousse du début de l'été à la fin de l'automne.

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 On pourrait croire que le sol de la forêt est humide mais il suffit de gratter sous les feuilles pour voir que la terre et la couche d'humide sont encore très secs. Mais après le printemps humide que nous avons eu, la pluie n'est pas la bienvenue ici.

1 et 2: Il y a toujours quelques inconnus dans les bois comme ces champignons blancs que j'ai bien du mal à rattacher à une espèce ou à un genre.

3: Anoplotrupes stercorosus, autrement dit nos bons vieux bousiers ont tournés de l'oeil. Ils se nourrissent d'excréments ou de champignons. Ils tiennent leur nom du fait qu'ils confectionnent avec les déjections animales (souvent des bouses d'où bousiers) des boules dix fois plus grosses qu'eux qu'ils promènent à travers les campagnes et les forêts avant de les enterrer et de pondre un oeuf à l'interieur. C'est de cette boule que la larve naissante se nourrira et qu'un adulte formé sortira.

4: On aurait pu croire que les hannetons n'étaient plus de sortie mais on peut encore trouver quelques individus quoi que faibles. Ceux observés présentent tous des tubes de pontes ce qui indique qu'il s'agit de femelles sur le point de pondre. Mais on ne s'y trompe pas, si on regarde au sol, on peut apercevoir une multitude d'hannetons morts, une vraie hécatombe qui va nourrir un bon nombre d'habitants de ces lieux.

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 L'escargot des jardins se confond facilement avec son cousin des bois. Il s'endifférencie par le renforcement clair du bords de sa coquille. Il peut avoir des formes, des motifs et des couleurs très variés ce qui rend son identification peu aisée.

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 Les jardins et les près ne sont pas les seuls à fleu en ce is de juin, les plantes du sous-bois ne sont pas en reste.

1, 2, 3 et 4: Du bleu, du jaune, du blanc, du violet ... mais pas de noms. Il doit s'agir dans le premier cas d'une bugle ou d'une plante de la famille des lamiacées s'en approchant, dans le deuxième, d'une proche cousine de la verveine que l'on peut reconnaître à des feuilles. La troisième plante pourrait être une proche parente du lysimaque des bois et dans le dernier cas, une proche parente de la valériane. Mais pour le moment je n'ai pas plus d'indicies pour leur identification. Il me reste beaucoup de chemin à parcourir dans l'approche et la reconnaissance des plantes et des fleurs de la forêt.

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 La grande Loche (Arion rufus) est une grosse limace qui peut passer selon les individus varié du orange vif au noir en passant par toutes les gammes de marron. On la nomme également loche rouge, grande limace rouge, arion rouge. Elle mesure 10 à 12 cm et se nourrie de plantes et de charognes de tout genre quand l'occasion se présente.

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 En bordure de route, peu avant le sommet du col des mille Martyrs, nous voilà face à une station d'orchidées magnifiques. Sur 150 mètres de long et 2 mètres de large, au pied des hauts sapins, c'est une explosion de couleurs.

1: L'éco fauchage très pratiqué ici en Isère est salutaire pour les orchidées de tout poil. En effet cette pratique leur est bénéfique ce qui permet de voir des pends entiers de ces précieuses fleurs. Bientôt, la station d'orchis pyramidales en bas de la maison sera à son tour tout en fleurs.

2 et 3: Il s'agit ici de l'orchidée dactylorhiza maculata subsp. ericetorum, que l'on nomme communément dactylorhiza ericetorum, dactylorhiza macukata subsp. schurii, orchis des bruyères ou healt spotted-orchid. C'est une sous-espèce de l'ochis tachetée qui se reconnaît à sa blancheur partielle ou complète.

4: L'orchis tachetée est très commune en France. Ses feuilles mouchetées de noir sont proches de celles de l'orchis mâle mais les deux plantes diffèrent sur leur période de floraison et par la nature de leurs fleurs. Elle pousse au même endroit que l'orchidée des bruyères comme ici ce qui peut créer de nombreuses hybridations et donc une grande gamme de couleurs.

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Drôles d'ochidées que celles-ci, tâchetées mais ayant une centaines de fleurs casquées sur leur grande tige, il semblerait bien qu'il s'agisse d'un hybride d'orchidée entre dactylorhiza fuchsii et gymnadenia conopsea: dactylodenia St Quintinii.

7 juin 2013

Sortie dans les près 6.

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Soleil et prairies, quoi de mieux? Bien que quelques orages et ondées fraîches viennent nous arroser, on profite de pouvoir sortir et de parcourir la campagne à la recherche de ses habitants et des jolies fleurs des champs. En tête, la scabieuse des champs avec sa corolle d'infloréscences violettes.

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 Le coquelicot (à gauche) est revenu dans les près, l'utilisation des pesticides ayant beaucoup diminuée dans la région, de nombreuses plantes sont de nouveau visibles. A droite une fleur d'orobanche à odeur d'oeuillet qui distille un délicat parfum.

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 On a beau connaître son chez soi, certaines plantes nous sont tellement communes qu'on fini par ne plus les voir et même en oublier le nom. A gauche un crepis dont le sous genre m'échappe. A droite et plus connu, le genet à balai qui dans le passé a épousé bien des maisonnées.

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 Scrofulaire noueuse. Cette plante peut mesurer jusqu'à mètre cinquante de haut et fleurit de juin à septembre. Malgré sa mauvaise odeur et son goût désagréable, elle est employée comme plante médicinale.

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 On utilise les rhizomes, les sommités fleuries et les feuilles fraîchement cueillies pour leurs propriétés dépuratives, diurétiques, vulnéraires, cholérétiques, hypoglycémiantes et cicatrisantes. Elles s'appliquent dans les cas de diabètes, de dartres, d'hémorroïdes, de furoncles et de gales. Néanmoins il faut être précautionneux, une trop grande dose ingérée peut provoquer des diarrhées et des vomissements.

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 Tout au long de leur histoire, les fougères ce sont vu attribuer différentes propriétés, plus ou moins avérées. La fougère mâle était utilisée comme vermifuge mais aussi pour attirer la pluie.

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 Les pousses de tamier commun font parties des lianes comestibles mais la cueillette doit se faire avant que les épis ne soient ouverts, passé ce délai les tiges deviennent trop amères et ne sont plus adaptées à la cuisine.

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 De même après la récoltes, ces "asperges" sauvages doivent être cuisinées dans les plus brefs délais, au risque de voir la plante devenir acre et amère. Pour gommer cette amertume en cuisine, il suffit de la faire cuire rapidement dans plusieurs eaux différentes.

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 La mélisse des bois est une plante très fréquente qui comme sa cuisine des jardins, à ses feuilles qui distillent une bonne odeur de citron d'où son surnom de citronnelle. L'infusion de celles-ci calme les maux de ventre et facilite la digestion.

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 L'orchis ou platanthère à deux feuilles tient son nom, hé bien de ses deux feuilles. C'est une espèce héliophile, c'est à dire qui peut se satisfaire du demi-ombre. Cette orchidée est classée comme préoccupation mineur sur la liste des espèces menacées en Europe.

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 Rare dans la région méditerranéenne, elle est commune dans le reste de la France et peut pousser jusqu'à 2200 mètres d'altitude sur les étages colinéens mais aussi subalpins.

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Le belle et toxique ancolie commune  se rencontre dans les lieux boisés mais aussi sur les bords de chemins. Elle fait partie des cinq espèces d'ancolies françaises, toutes faisant preuve de jolies teintes de bleu.

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 Retour sur l'orobanche à odeur d'oeillet, un classique mais aussi sur le gaillet mou qui l'entour (fleurs blanches). Les sommitées florales non éclosent de ce dernier sont comestibles crues.

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 Voici la chenille du lasiocamp quercus, c'est à dire du bombyx du chêne qui se nourrie de bruyères, d'arbres fruitiers et d'arbustes (feuillages). Le mâle et la femelle se différencient par leur couleur, ce premier étant brun foncé et cette dernière étant presque beige.

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 La pie-grièche écorcheur est passée par là. Ce petit passereau, pas plus gros qu'un moineau, empale ses proies quand elle est repue pour s'en constituer des réserves. Ainsi scarabées, araignées, sauterelles ou comme dans ce cas, hannetons, finissent sur les épines ou les bouts pointues des branches et parfois les barbelées.

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 La grande listère est un orchidée difficile à voir en raison de ses fleurs vertes qui se fondent dans le paysage. Cette orchidée appelée aussi listère à feuilles ovales fleurit de mai à juillet dans les zones de mi-ombre. Elle est classée comme préoccupation mineur.

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 Le sceau de salomon odorant est sur la fin de sa floraison, déjà de nombreuses fleurs se referment et se désséchent. Utilisé en usage externe, le rizhome est antiecchymotique.

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Bref voilà une jolie promenade à travers champs et parfois en bords de forêt qui donne l'occasion de voir les petits trésors de la nature.

29 avril 2013

Sortie éclaire dans le jardin.

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Vous ne rêvez pas, il neige, encore et encore. Après les neiges du 20 avril 2013 voilà celles du 27 avril 2013. Six mois, jour pour jour, qu'elle tombe par intermittence, ça venue s'étant fait pour la première le 27 octobre 2013.

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Alors voilà, quelques clichés prit rapide avant que le froid ne s'installe. Mais pas de panique, ces jolies pervenches ne sont restées que peu de temps sous le manteau blanc, en effet celui à fondu dans la mâtiné de dimanche mais nous à bien chagriné.

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Le feu a été rallumé dans la cheminé et les grosses couettes sont restées dans le fond des lits. Dehors, quelques plantes sauvages comme l'arum à droite se sont invités sous les noisetiers, et de-ci et de-là, quelques pézizes veinées ont prit le temps de vieillir, assurant ainsi la pérennité de l'espèce pour l'an prochain.

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Et soudain dans les arbres, le terrible tigre apparaît. Enfin, terrible c'est vite dit, bien qu'il soit aisé pour ce fauve de descendre par lui même du tronc, il est bien plus agréable de regagner le sol à dos d'homme. Saleté de chat, mais si adorable!

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Et les plats-de-bandes du jardin sont toujours aussi belles. Les jonquilles et les narcisses sont variés et très colorés. Depuis peu ils sont rejoins dans leur floraison par les tulipes et quelques timides légumes de saison.

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Bref les repas dans la pelouse sous le soleil ne sont pas pour tout de suite. Début mai s'annonce fort pluvieux mais dès le 14-15 mai le soleil vient en force avec des températures au dessus de la moyenne. Youpi!

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