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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
  • Grande amoureuse de la nature, j’ai pu me rendre compte du besoin urgent de nature dans notre société. Fort de ce constat, je me consacre à mon échelle à faire découvrir les beautés de notre monde.
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29 décembre 2012

Guirlande en pétales de roses.

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Il fait froid, il pleut, direction l'atelier pour s'occuper un peu les mains et l'esprit.

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 Voilà plusieurs semaines que je fais sécher divers pétales de roses dans ma petite panière. Qu'en faire? une guirlande pardi. Un peu de fil, une aiguille et le tour est joué.

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La délicatesse est de mise, les pétales secs sont fragiles. Après 20 minutes d'ouvrage, voilà une petite guirlande parfumée pour les fêtes.

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Et pour continuer dans les senteurs délicates, quelques peaux d'oranges grillées dans un coin du poêle, histoire de parfumer la maisonnée.

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3 janvier 2013

Madame et monsieur pinsons des arbres.

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Bonne année à tous!

Nous voici en 2013 et l'hiver est toujours là, mais les rayons du soleil se déploie comme si nous étions au printemps. Chaleur et verdure sont de mise, contrairement à l'automne qui nous a donné de belles neiges.

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La cabane à passé sans trop de difficulté es la nouvelle année, elle s'intégre mieux au paysage que je ne le pensais.

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Et pour l'occasion la pie se laisse enfin photographier à travers les branches des noyers et de cerisiers. Mais la pauvre n'est pas restées bien longtemps sur son perchoir.

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En effet, un, puis deux puis toute la bande de grands corbeaux qui aime explorer dans les moindres recoins le champs et le jardin de la maison dans leur quête de nourriture a fait irruption.

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Pauvre pie, au milieu de se tintinmare et de ces grandes envolées, difficile de jacasser pour se faire entendre de ses congénères. Aussitôt elle s'envole.

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Y a pas à dire, le corbeau est bien plus bavard que la pie contrairement à ce que l'on dit.

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Après avoir photographié madame pinson des arbres, voilà que monsieur montre enfin le bout de sont bec! (Pour voir les photos en plus grand il suffit de cliquer dessus). 

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On voit bien la différence entre mâle et femelle: les plus ces ailes sont plus marquées chez se premier au corps rosée et à la tête bleue-grise.

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Madame est beaucoup plus discrète et on la remarque moins dans le de paysage.

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Le teint en est presque fade, aux vues de ses couleurs grisonnantes mais elle a de se fait la certitude d'échapper plus facilement aux prédateurs.

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Et puis comme toujours des champignons. Ceux-ci ont envahi le vieux figuier que nous avons bien cru mort après l'hiver dernier glaciale que nous avons eux mais au milieux de l'été voici que celui-ci reprend vit, donner des branches vertes, des bourgeons et mêmes quelques petits fruits. Malheureusement une partie du bois est morte et la voilà colonisée par  de drôles de champignons comme à gauche avec ces flammules à pied velu qui sont comestibles.

26 décembre 2012

Crème aux pleurotes.

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Découverte de l'hiver, quelques belles pleurotes en forme d'huître. Direction la cuisine.

Pour une délicieuse crème aux pleurotes:

- quelques pleurotes.

- une cuillère à café d'huile d'olive.

- une demie ail.

- 20 cl de crème.

- 1/2 poignée de persil.

- un peu de sel et de poivre.

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Le soucis avec les pleurotes est qu'il faut favoriser les jeunes spécimens, les vieux étant souvent très véreux. De ce fait, je me retrouve avec une poignée de champignons.

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Après les avoir bien lavés sous l'eau (même si c'est déconseillé je préfère, car la boue et les limaçons ne s'enlèvent pas si facilement), on les coupe en fines lamelles.

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Dans une petite casserole, on fait chauffer la cuillère d'huile d'olive sur un feu vif (3°). Pendant ce temps on émince une demie ail très finement.

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Une fois l'huile chaude, on ajoute les pleurotes et l'ail. On remue bien, on sel et on ajoute le persil. Dés que les champignons commence à accroché on baisse le thermostat pour le mettre sur feu doux puis on "déglace" avec un petit peu d'eau. Quand celle-ci s'évapore, on ajoute la crème que l'on laisse mijoter au thermostat 1° pendant une dizaines de minutes.

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Quand celle-ci a bien réduit, il ne reste plus qu'à la servir à table.

6 décembre 2012

La neige des cimes.

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Les cimes sont de nouveaux blanches. Elles quitterons pas complètement leur manteau blanc pas avant avril-mai.

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Les rayons de soleil réfléchis par la neige donne une grande gamme de couleurs. Le matin, dans l'ombre de la montagne, le paysage devient bleu et le soir, masqué par les nuages, il prend un air rétro, tout de blanc et de noir. 

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Mais il n'est pas trop tard pour les plantations! Je vous présente le chat-pot, le chat qui pousse en pot. Après des années de recherches, les scientifiques de nos cimes ont réussi l'exploit de produire cet animal de compagnie à grande échelle avec peut de matière première. 

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La pousse est rapide et en une journée vous pouvez récupérer les fruits de votre plantation. Attention, ce produit n'est pas garantit et reste quelque peu défectueux, à savoir:

- tendance à la paraisse.

- apprécie les pognes et autres gâteaux humains.

- adore couvrir ce qui l'entoure de poils.

Ces petits désagréments mis à part, c'est un délicieux compagnon.

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Bref, l'esprit divague au près du feu. Il y a bien quelques pousses et fleuraisons dans la maison, mais dehors, c'est l'hiver qui arrive et les marmottes sont bien endormies au fond de leur terrier. Chocolats chauds et lectures au près du foyer sont de mise. Pour les autres, c'est skis au pied et descentes endiablées.

27 novembre 2012

La renarde.

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Une des renardes, tirée de mon carnet "les pensées d'une femme renard".

 

Je n'ai toujours pas de tablette numérique, mais je commence mieux à me familliariser avec photoshop bien que je l'ai peu utilisé ces derniers mois. J'hésite toujours entr le style "flou" du corps ou plus "marqué" comme pour la tête et la gorge. 

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3 décembre 2012

Une année de papillons en Isère et en Haute-Alpes (2012).

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Fini la période des papillons, le soleil est parti et nos amis ailés réapparaîtrons à son retour pour annoncer l'arrivée du beau temps. Voici quelques papillons rencontrés cette année.

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Le demi-deuil (Melanargia galathea L.). Celui-ci à les ailes toutes fripées car il vient de sortir de sa chrysalide et les chauffe aux soleil pour permettre à l'hémolymphe, le sang des insectes (qui ne contient pas d'hémoglobine) de les irriguer pour lui permettre de voler.

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Ce papillon pond ses oeufs sur les graminées dont les chenilles se nourrissent. On le trouve dans toute la France, exceptée en Corse. Certains parfums ont des phéromones qui attirent les papillons. Le mien semble particulièrement efficace.

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Mais avant de sortir de sa chrysalide, le papillon n'était qu'une petite larve dans son oeuf. Il en existe de toutes les couleurs, de formes ou de tailles. Les femelles peuvent en pondre quelques uns sur une même surface ou jusqu'à une centaine. Généralement les oeufs sont déposés sur le dessous des feuilles pour les protéger des intempéries et des prédateurs.

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Puis il devient chenille, mue à plusieurs reprises puis prend sa forme adulte. Ici pour l'exemple, la piéride du chou (Pieris brassicae) sur un brin de lavande. Ce papillon est présent sur tout le territoire français depuis le paléolithique. 

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Comme son nom l'indique, les larves de ce papillon sont friandes de choux, dont elles dévorent les feuilles. Néanmoins leur action est freinée par d'autres insectes, comme des mouches ou des guêpes solitaires qui pondent leurs oeufs dans le corps des chenilles pour les transformer en garde-manger pour leurs propres larves.

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L'écaille chinée ou callimorphe (Euplagia quadripunctaria) est un papillon qui vit aussi bien la nuit que le jour dans les forêts et les broussailles. C'est une espèce migratrice. Sa chenille adore les orties, les lamiacées, les épilobes, la sauge des près, les framboisiers, le noisetier ou le chèvre feuille. On le trouve dans toute la France, Corse comprise. Bien que rare, ce papillon n'est pas protégé en France, contrairement à la Belgique. 

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Dans la même famille, l'écaille martre ou écaille hérisson (Arctia caja). Ce papillon de nuit aux motifs de girafe sur ses ailes donne naissance à des chenilles poilues qui apprécient les orties, les saules, les chardons, les pissenlits ou l'oseille. Elles peuvent faire des dégâts dans le potager. Ce papillon présent sur toute la France devient rare. Il peut atteindre 5 à 6 cm d'envergure.

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Il existe en France 27 espèces (sans compter les sous-genre) de zigénidés. Ici il s'agît d'une zygène transalpine, (Zygaena transalpina) sur une petite ombellifère quelconque. Ce papillon est absent du massif Armoricain, de Corse et de la région parisienne. 

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Il existe deux populations différentes, une à l'est, l'autre à l'ouest mais les nombreux mélanges entre celles-ci font qu'il existe une multitude de sous-espèces Les larves raffolent des hippocrepis, des lotus, et parfois des astragalus.

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Autre espèce de la famille des zigénidés, la zygène de la carniole (Zygaena carniolica) possée ici sur une campanule alterne. Il en existe 6 sous-espèces. Ce papillon est absent dans la région de Lille, de la Corse, de la Bretagne et dans tout le bassin atlantique sud. Ses larves adorent les onobrychis et parfois les lotus, les anthyllis et les dorycnium.

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L'argus bleu-nacré (Lysandra coridon poda), ici sur une orchidée fannée, fait parti de la grande famille des Lycaenidae. Il est difficile à différencier avec les individus des autres espèces avec les quels il peut avoir des petits hybridés. Néanmoins, la forme blanche en forme de feuille d'arbre sur ses ailes permet de l'identifier plus facilement.

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Les larves voraces de ce papillon se nourrissent surtout d'hippocrepis. On le trouve partout en France, excepté en Bretagne. La particularité de ses papillons est qu'à l'état de chrysalide, les larves se laissent tomber prés d'une fourmilière et produisent une phéromone qui va attirer les fourmis. Celles-ci vont s'occuper d'elles comme si elles étaient des cocons de la fourmilière et les protéger des prédateurs.

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Néanmoins, une guêpe solitaire utilise la même technique. Elle va rentrer dans la fourmilière, pondre dans la chrysalide sa larve puis ressortir comme si rien n'en était. A l'éclosion, les papillons et les guêpes vont sortir sans embarra de leur abris et sans être inquiétés par les fourmis, pour chauffer leurs ailes au soleil afin de s'envoler. Ce mécanisme est encore très méconnu, on ne sait pas comment la guêpe femelle entre chez les fourmis sans se faire attaquer, reconnaît les cocons des celles-ci de celui des papillons qui sont identiques et comment une fois éclos les insectes ne se font pas attaquer à leur tour. Le mystère demeure.

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(photo de ma petite mère)

Voilà un autre azué, l'azuré des géranium (Pseudoaricia nicias Meig.). Il en existe 4 sous-espèces. On le trouve dans toute la France depuis le paléolithique. Comme son cousin l'argus bleu-nacré, ce sont les fourmis qui s'occupent de la chenille sous forme de chrysalide. Celle-ci se nourrit de géraniums sauvages: le géranium des bois et le géranium des près. En France on le trouve dans les Pyrénées, les Alpes et le Puy de Dômes et vit dans les prairies sub-alpines au-dessus de 900 mètres. Ici on peut différencier la femelle des deux mâles sur cette rare cardabelle: il s'agit du spécimen le plus au fond, avec les ailes plus foncées ayant un plus grand nombre de points noirs cernés de blanc et avec quelques reflets orange sur le bord des ailes.

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L'ethmia pusiella, qui n'a pas de surnom, est un drôle de petit papillon dalmatien. Celui-ci prend la pose tout à tour sue une grande gentiane jaune puis sur le mur de la fenêtre. Il mesure environ 2 cm d'envergure. Ses chenilles aux couleurs jaunes, noires et blanches avec quelques longs poils blancs, se développent sur la pulmonaire, la vipérine et le grémil. Il vit sur les zones défraîchies et sèches. C'est un papillon nocturne qui se fait souvent discret sans être pour autant rare.

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La mélitée du Mélampyre ou le damier Athalie (Melitaea athalia) est un papillon courant dont il existe 8 sous-espèces. Ses chenilles, qui hibernent l'hiver dans leur cocon de soie, sont friandes des mélampyres, des plantains, des digitales, des linaires et des véroniques. 

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On le trouve partout en France, excepté en Corse et en Île-de-France où il n'a pas été répertorié depuis plusieurs années. Sa population recule un peu partout sur le territoire. Néanmoins, la réintroduction de castors, qui dégagent les forêts et l'éclaircissent, est bénéfique à la réapparition de ce papillon car les zones dégagées laisse place au mélampyre des bois, plante en recule aussi et qui figure parmi les favorites des mélitée du Mélampyre.

Depuis 1993 cette espèce est protégée en Île-de-France.

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L’Hespérie de la houque ou Bande noire ou Thaumas (Thymelicus sylvestris) a été décrit pour la première fois en 1761. Il en existe deux sous espèces, présente dans toute la France excepté en Corse. Les chenilles raffolent des graminées. On le trouve dans les prairies, les friches et les bords de route. Le mâle à une bande noire à l'intérieur de ses ailes d'où le nom de l'espèce. 

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Le synède de l'osier (Drasteria cailino) est un papillon adepte des pelouses sèches, des rocailles et des steppes. Ses chenilles évoluent sur l'osier blanc (saule des vannier) et l'églantier commun. On ne le trouve que dans le sud-est de la France, dans les Alpes, sur la côte méditerranéenne et la vallée du Rhône jusqu'à la Drôme.

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La frange picotée ou l'acidalie picotée (Geometridae sterrhinae) se trouve partout en France mais reste rare dans le Nord . Il mesure 18 à 26 mm. C'est un papillon de nuit, très présent dans les jardins.

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Ses chenilles se nourrissent de thyms, de sedums, d'achillées, d'armoises, d'origans, de gypsophiles et de stachys. Ses écailles sont duveteuses et évoques la fourrure. 

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Le moiré aveugle ou aveuglé (Erebia pharte) donne des chenilles vivent, grandissent et se nourrissent sur les graminées. On le trouve dans six départements français des Alpes: la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère, la Drôme, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence. Il vit uniquement dans les prairies montagneuses des Alpes.

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Le ptérophore blanc (Ptérophorus pentadactylus (Linné)) tient son nom du latin "Ptero": aile, "Penta": cinq et "Dactylis": doigts, en raison de ses étranges   excroissances sur ces pattes. Il est aussi surnommé petit ange de la nuit en raison de ses ailes qui évoquent les plumes des oiseaux. Sa chenille est verte avec une large bande rose sur le dos. Elle se nourrie de liserons des champs et de liserons des haies. On le trouve dans toute la France, là où il y a des lieux herbeux et broussailleux.

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Alors ceux-ci sont une énigme. Beiges, le bout des ailes très légèrement noirci, les membres ailés repliés comme un grand manteau, les antennes fines et enroulées et surtout, la tête allongée, forment une sorte de bec avec de chaque côté de petits yeux noirs.

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La petite tortue ou Vanesse de l'ortie (Aglais urticae L.) est un très joli papillon orangé aux ailes bordées de taches bleues encadrées de noir sur le bord.  Le nom Aglais est une référence à Aglaé, une des trois Charités, celle de la beauté et de la splendeur. Il en existe deux sous-espèces. La chenille de la petite tortue est en partie noire, avec des excroissances qui évoquent des épines. Elles se ressemblent en groupes sur les grandes orties qu'elles dévorent et y tissent de grandes toiles pour se protéger. Au bout d'un mois elles deviennent jaunes et solitaires.

Ce papillon est en grand déclin dans l'Europe de l'Ouest. On ne sait pas encore à quoi cela est dû. Les pistes de la pollution, de la sécheresse, du réchauffement climatique, des pluies acides et des pesticides sont avancées. On la trouve dans toute la France sauf en Corse. En 2000 l'espèce pendant une année a complètement disparu du territoire. Cette espèce, bien que vulnérable ne bénéficie pas de statu de protection. 

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Pour la série de papillons de nuit, je sèche, ils sont à mon goût les plus difficiles à identifier.

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En effet ils se ressemblent généralement beaucoup les uns et les autres, bien que celui-ci soit particulièrement remarquable.

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Il est toujours agréable les soirs d'été de profiter du bon air et de laisser ouvert portes et fenêtres. Cependant, cela peu créer des tentations dangereuses qui finissent comme pièges mortels pour nos amis papillons. Ceux-ci en savent quelque chose, ils ont cédé à la délicieuse odeur d'un fond de bière.

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Mais la véritable difficulté réside dans le fait qu'il n'y a que peu d'infos disponibles pour les non initiés sur ces papillons, moins populaires que les grands papillons bariolés visibles de jour.

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Cette année, bien d'autres espèces d'insectes on été observé par nos soins, en particulier les libellules qui sont allées jusqu'à s'aventurer dans le potager.

31 octobre 2012

Table d'Halloween.

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C'est le 31 Octobre! Voici le temps d'Halloween!

Et pour l'occasion, la table prend des couleurs d'épouvante. Merci à Poppy qui pour ces 20 ans nous a offert cette jolie table.

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De jolies l'anternes éclairent les convives.

Autresfois on déambulait avec ses lanternes pour indiquer aux morts qu'il fallait rejoindre leur royaume et laisser paisible les vivants.

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Noix et maïs complètent le tableau.

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Il ne manque plus que Mr Jack!

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Sympathiques sourires qu'ont ces courges. Attention  ne pas mettre votre bougie après minuit, sinon votre courge avalera tout cru le premier passant qui se présentera à elle.

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Autre star de l'automne, le hérisson. Autrefois on racontait qu'il se plaçait sous les arbres fruitiers puis attendait que les fruits en tombent pour s'empaler sur ses piques. Ainsi sa réserve pour l'hiver était assurée. Dans les faits il préfère hiberner.

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Et côté cuisine, tout est fait dans le bon et le réconfortant.

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Contre le froid, il n'y a rien de mieux qu'une bonne soupe de courge à la crème. Et que dire du cidre de Poppy, parfumé à la cannelle, au miel, au gingembre, au poivre ainsi qu'avec une multitude d'épices. Ça réveille les papilles et le coeur.

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Et pour le dessert, gâteau de châtaigne et crème anglaise. 

Merci Poppy pour toutes ces bonnes et belles choses et une fois de plus, joyeux 20 ans!

19 novembre 2012

Pont de Beauvoinsin.

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On ne prend pas toujours le temps de regarder et de redécouvrir les lieux de notre quotidien. Ici Pont de Beauvoisin, la cité du meuble, séparée en deux part le Guiers. Ses berges auraient été peuplées vers -3000/-2500 av JC.

Le célèbre brigand Mandrin y aurait séjourné et même partait-il, caché un trésor.

A vos péles!

Ce texte vient du site http://www.histoiresinsolites.com/articles.php?lng=fr&pg=44 où est indiqué l'emplacement de nombreux autres trèsors à découvrir.


"Le bandit Mandrin (1725-1755) s’était attaché à piller systématiquement les biens et le numéraire des Fermes générales. Itinérant, il avait pris l’habitude de cacher ses butins dans des endroits qu’il nommait ‘ses coffres-forts’. Plusieurs d’entre eux ont été localisés.
Ainsi, une cassette serait encore enterrée dans le jardin de sa maison natale à Saint-Etienne-de Saint-Geoirs (Isère). A Verel-de-Montbel (Savoie), il fora une cache dans les hautes roches qui entoure le village et y glissa une bourse remplie de pierres précieuses. Il enterra 25 000 livres en or en pleine forêt du Vercors là où Mandrin aimait à prendre ses quartiers. Lors de sa dernière chevauchée, il fut contrait de dissimuler à une lieue au-dessus d’Ambert (Puy-de-Dôme) le précieux chargement de quatre de ses chevaux qui, exténués, ralentissaient la course. On parle aussi de caches aménagées dans le vieux château de Rochefort (Savoie) où il fut capturé en 1755 avant d’être exécuté."

19 novembre 2012

Pétales de roses pour pot-pourri.

Heureusement qu'il y a les ordinateurs de la FAC. Voici le retour des articles et des photos!

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Avant que le froid ne ferme les fleurs pour le reste de l'hiver, il est bon d'en récolter les pétales odorantes pour réaliser un bien joli pot-pourri et parfumer la maison pendant la période des fêtes.

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Quelques pétales de roses de deux essences différentes, quelques morceaux de peaux d'oranges et de mandarines grillées sur un coin du poêle, un petit peu de cannelle et de la fleur d'oranger et voilà les senteurs de noël en pot.

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22 octobre 2012

Le bouillon blanc.

 

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Le bouillon blanc:

 

 

noms: fleur de grand chandelier, herbe du Saint Fiacre, verbsacul thapsus, verbascum thapsiformme Schra, blanc de mai, molène, oreille de loup, queue de loup, grand chandelier, cierge de Notre-Dame, bouillon jaune, bonhomme, herbe à bonhomme, bouillon ailé.

 

classification: famille des scrofulariaceae, plante herbacée. Il existe une quinzaine d'espèces de molènes, leurs propriétés sont semblables.

 

habitat: originaire d'Europe et d'Asie (puis introduit en Amérique du Nord et en Afrique). Dans les terrains incultes assez secs, les chemins, les cailloux, les talus ensoleillés ou les voies ferrées. On le trouve sur tout le territoire français, en Isère et dans les Hautes-Alpes. Jusqu'à 1400 mètres d'altitude.

 

description: elle peut mesurer 1 à 2 mètres grâce à sa tige épaisse. Ses feuilles sont larges, ovales et crènelées. A son sommet se forme des grappes inflorescences groupées ayant de larges fleurs jaunes (d'où le nom de cierge de Notre-Dame). Les fleurs sont en calices avec 5 divisions de couleur jaune, avec 5 étamines dont 3 très courtes. Le fruit est une capsule avec deux valves ayant de nombreuses graines. Les feuilles et la tige sont velues (poils laineux gris-blancs). C'est une plante bisannuelle (ayant un cycle chevauchant 2 années).

 

récolte: les corolles se détaches facilement et se ramasse dès juin jusqu'à septembre, il faut les faire sécher rapidement dans un lieu sec, aéré et chaud. Il faut ensuite les garder dans un récipient hermétique à l'abri de la lumière.

 

propriétés et utilisations: les fleurs et les feuilles séchées rapidement pour qu'elles ne brunissent pas. Le bouillon blanc est émollient (il relâche, amollit les tissus enflammés), anti-inflammatoire (léger), utile contres les affection tracbéobroncbiques (toux, catarrhes aigus et chroniques, asthme) et il régule le transit intestinal, soigne et calme les entérites, les diarrhées douloureuses, la cystite aiguë. On infuse les fleur à hauteur de 10g/L pendant 15 minutes avant de filtrer sur une étamine pour retirer les poils irritants (important et systématique dans toutes les préparations à base de bouillon blanc) pour soigner les affections rhinopharyngées et pour avoir des effets émollients. En consommer 250 à 500 ml par jours. Pour ce qui est des feuilles, en infuser 20g/L pendant 15 minutes et utiliser l'infusion en lavement pour les irritations de la muqueuse intestinale ou, en cataplasme dans les affections cutanées. Dans le domaine animalier, on l'utilise contre la jaunisse et la perte des poils dû à un grattement prolongé en infusion. Les feuilles cuites dans du lait et disposées sur les hémorroïdes ou les inflammations cutanées calme la douleur. Le lait obtenu est conservé, rendu tiède il soigne les gerçures.

Pour le sommeil: 30g de fleurs de bouillon-blanc, 20g de fleurs de coquelicot, 10g de mauve, 20g de tussilage (on ajoute le pied de chat, la guimauve et la violette pour obtenir l'infusion des 7 grandes). En plus de favoriser le sommeil, cette tisane calme la toux et facilite l'expectoration. En phytothérapie on la consomme sous forme de poudre, et en usage traditionnel on l'employait contre les verrues, les plaies abdominales et la goutte. On le déconseille pendant la grossesse et l'allaitement.

 

culture: dans les rocaille, dans le seul meuble. On sème à la volé les graines au printemps. On arrose les plants jusqu'à ce qu'ils soient robustes.

 

toxicité: il est ichtyotoxique (toxique pour les poissons) avec ses graines, qu'il ne faut pas consommer. Elles sont utilisées pour la pêche frauduleuse.

 

consommation: à certaines époques, les feuilles ont été fumées comme tabac.

4 septembre 2012

L'églantier.

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L'églantier:

noms: églantier, cébreur, églantine, rose des haies, rosier sauvage, rosier des chiens car autrefois la racine de la plante était utilisée pour traiter la rage, rosa canina en latin (canina pour « chien » et rosa pour « flexible » sans que l'on sache à quoi cela réfère). On le nomme aussi gratte-cul car les graines sont utilisées comme poils à gratter.

 

classification: famille des rosacées, sous classe des dicotylédones, genre rosa, super-ordre des rosidés, il est à l'origine de nos rosiers cultivés.

 

habitat: dans les buissons et les haies, les bois, les bords de chemins, les jachères, les prairies de montagnes, les talus, les zones rocheuses. On le trouve dans la plupart des milieux (sauf froid ou chaleurs extrêmes) en Europe, en Afrique du nord, en Amerique et en Asie. Il pousse jusqu'à 1600 m d'altitude et est commun à tout les départements de la France métropolitaine.

 

description: ses grandes fleurs à 5 pétales roses, rouges ou blanches sont très fragiles et odorantes. Il fleurit une fois par an d'avril à juillet. Elles mesurent 2 à 8 cm. Elles possèdes comme toutes les roses un réceptacle creux qui se transformera en fruit rouge et charnu. Il contient de nombreuses carpelles (graines) jaunes avec une bourre à poils raides. Les tiges de l'arbrisseau sont plus ou moins couvertes d'aiguillons. Les feuilles sont alternes, composées de 5 à 7 limbes ovales, dentées et pointues. Il peut atteindre plusieurs mètres de haut selon la variété. Il existe plus de 500 espèces d'églantiers dans le monde, dont 20 en France et qui ne sont identifiables, la plupart du temps, qu'avec l'aide d'un microscope ou d'une bonne paire d'yeux. Il est résistant aux maladies et peut vivre une trentaine d'années.

 

culture: pour faire pousser un rosier sauvage dans son jardin, il faut partir chercher l'hiver des poussent de l'arbuste qui se trouvent prés des pieds âgés. Ils faut les déraciner avec le plus de racines possibles, et on les replante le plus vite possible, dans les trous d'une haie, sur une pelouse, au pied d'un mur, toujours bien exposées. En générale il aime tous les types de sols et tous les climats. C'est avant tout un porte greffe de tout nos rosiers cultivés. Il s'hybride difficilement mais serait à l'origine de la rose alba Linné cultivée pendant l'Antiquité et de la rose d'York.

 

pratiques: en Charente, la galle du rosier sauvage étaient utilisée jusque dans les années 70 pour se débarrasser des verrues, cette excroissance de la plante représentants les excroissances cutanées. On introduisait dans une fente faite sur une branche d'églantier une mèche de cheveux coupée à l'Ascension. Au fur et à mesure que la branche dépéri, les verrues disparaissent. Dans le langage des fleurs, l'églantier est symbole d'amour et de poésie.

 

propriétés médicinales et utilisation: tous les églantiers ont les mêmes propriétés, le plus commun d'entre eux étant le rosier des chiens. On utilise en particulier les cynorrhodons (kynorrhodon en grec, devenu cynorrhodon en français, ce qui désigne les baies rouges du rosier), que l'on cueille après les premières gelées car ce n'est qu'à ce moment que les fruits deviennent sucrés, les semences, les pétales frais et le bédégar (ou bédéguar, nom d'origine arabe), une touffe étrange qui est en réalité une galle dû à un hyménoptère, c'est à dire une petite guêpe solitaire (diplolepis rosae), qui pond son œuf dans la plante. Ce dernier fait dégénérer la plante qui produit de manière excessive du tissu végétale. Quand la larve éclot, elle n'a plus qu'à se nourrir de la plante qui a formé un cocon protecteur autour d'elle. Une fois adulte, elle perce un petit trou à travers et s'envole à la recherche d'une ou d'une partenaire.

 

Les cynorrhodons, très populaires en Europe de l'Est, sont reconnus comme diurétiques, riches en vitamines A, B1, B2, et en vitamines C: de 0,5 à 1,7g pour 100g de fruits secs, ce qui les rends antiscorbutiques, antiseptiques et antigrippaux. Toniques et astringents, ils s'emploient contre la diarrhée et pour faciliter la digestion. Pour cela on infuse 60g de fruits pilés dans un litre d'eau bouillante pendant une demie heure puis on filtre ou, on prépare un sirop en faisant cuire à feu doux pendant une demie heure les baies juste couvertes d'eau. Récupérer le liquide, ajouter à poids égale le sucre et laisser de nouveau mijoter jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse. Ce sirop à bon goût et se conserve longtemps.

Les fruits séchés sont utilisés pour une décoction diurétique et rafraîchissante, efficace contre les maladies fébriles et qui donnée aux personnes âgées active l'élimination et renforce les défenses naturelles. Pour cela il faut 30 à 50g de fruits concassés pour un litre d'eau, faire bouillir 5 min à petit feu, infuser 15 mn, filtrer le tout et consommer sans modération.

La chaleur détruit la vitamine C en grande partie. Pour cette raison, les préparations antiscorbutiques sont faites à froid. On utilisera de préférence des fruits frais ou des conserves des fruits, fendus en deux et dont on a retiré les pépins avec une cuillère, que l'on broie avec leur poids en sucre. Pour la grippe et d'autres maladies infectieuses, les convalescences, cette mixture augmente la résistance de l'organisme (100 à 200g par jour).

 

Les pétales des fleurs en bouton, broyés avec 3 fois leur poids en sucre et avec un peu de sirop pour obtenir une substance légèrement pâteuse, donne une préparation faiblement laxative, très prisée en Europe méditerranéenne. Il faut prendre 50 à 60g et longtemps après les repas.

 

Les semences (que l'on met de côté quand on fabrique des conserves), sont sédatives et recommandées pour la nervosité, l'anxiété et les palpitations. On les infuse à hauteur de 1 à3% dans de l'eau. Rajouter de la pulpe donne un goût acidulée à l'infusion.

 

Le bédégar a certains des bénéfices du fruit. Redécouvert par la phytothérapie, d'anciens médecins en font son apologie comme Sernnet, Ragus ou Simon Pauli et cela, depuis le XVIe siècle. C'est un bon somnifère. Une fois séché, puis pulvérisé et enfin infusé pendant toute une journée dans du vin, il était prescrit contre la dysenterie. On l'utilisait aussi en gargarisme pour les maux de gorge par l'intermédiaire d'une décoction à 5%, que l'on sucre avec du sirop de cynorrhodon ou de mûre. Le Dr Leclerc a mit en avant les biens faits cicatrisants de cette galle car elle est riche en tanin. On l'utilise donc en tant que décoction concentrée ou de teinture dosée à 1/5éme sur les plaies et les brûlures ulcérées.

 

cuisine: les cynrrhodons sont réputées dans la confection de confitures. Pour cela il faut fendre les fruits en deux et retirer les graines urticantes (comme pour une préparation antiscorbutique). On peut également en faire des gelées pour les gâteaux. Au siècle dernier, dans les hautes Alpes de Haute-Provence, les fruits étaient séchés puis débarrassés de leurs graines par un minutieux battage au fléau puis moulus. On obtenait une farine que l'on utilisait soit nature soit que l'on mélangeait, pour la fabrication de biscuits et de gâteaux.

 

8 août 2012

Terre de légendes, Miribel-les-Echelles.

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J'en parlais dans cet article, ici, et nous l'avons fait, cette grande balade de Miribel-les-Echelles de 3h qui c'est un peu éternisée avec nous, la faute aux découvertes et détours que nous avons pu observer et mener.
Les textes entres guillemets sont ceux de la promenade. 

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1.L'église.

 "L'ancienne église menaçant de s'écrouler fut démolie au printemps 1876. À cette date débuta la construction du mur de soutènement de la nouvelle église. Le 1er février 1880, ce bel édifice en pierre de taille blanche (calcaire urgonien) soutenu par un immense mur de la même pierre de taille fût achevé. En façade ouest, l'église possède un portail* dont le tympan* est sculpté d'une scène représentant St Bruno agenouillé dans le désert. Sous le porche de l'église se trouve une grande plaque de marbre artistiquement sculptée représentant une femme à genoux au pied d'une croix; il s'agit d'une plaque commémorative avec le nom des 54 morts de la guerre 1914-1918 inscrits en lettres dorées. C'est en 1922 que fut édifié le monument aux morts prés de l'église. On peut s'étonner de la forme inachevée du clocher, il lui faudrait une haute flèche pour lui donner l'élégance qui lui manque. D'ailleurs si l'on observe le grand vitrail derrière le maître-autel, on peut voir St Maurice et St Bruno présentant l'église de Miribel avec une haute flèche.
*Portail: composition comportant une ou plusieurs portes.
*Tympan: paroi qui clôt l'arc du portail."

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(À gauche une peinture murale représentant un lys martagon, emblème des Alpes. À droite les balcons)

 2.La rue des Balcons.

"Cette rue fait partie du quartier des Balcons qui était autrefois le coeur du village. On y trouvait de nombreux commerces."  L'agencement des habitations est très particulier et donne beaucoup de charme à l'endroit.

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Le village a gardé de nombreuses traces du passé, comme à gauche avec cette plaque indicatrice des communes voisines ou à droite, avec cet emblème des pères chartreux, très présent dans la région.

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3.L'alumant.

"En 1887, les Pères Frédéric Reynaud et Vincent Chaine accompagnés de 8 jeunes élèves quitte Notre Dames des Trois Châteaux en Haute-Savoie pour venir à Miribel et y fonder l'Alumnat. Ces pères étaient membres des Augustins de l'Assomption. On les appelait les Assomptionnistes. En France, on dénombrait 7 Alumnats. Cette congrégation avait pour mission de créer des Alumnats, séminaires destinés à accueillir des enfants pauvres qui souhaitaient devenir prêtres. La construction de l'Alumnat de Miribel date de la fin XIXéme - début XXème. Les Assomptionnistes ont également bâti en parallèle une crypte sur laquelle fut érigée une chapelle dédiée à Saint Antoine de Padoue. Cette chapelle est dotée d'une nef principale avec 2 nefs parallèles, 3 autels dont le central qui contient le gisant de Saint Florent dans lequel sont incrustées ses reliques. Elle dispose d'un orgue. Sur l'un des vitraux de la chapelle, Saint Antoine est représenté au-dessus de l'Alumnat de Miribel. Ce séminaire a existé jusqu'en 1969."

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"En 1887, les "Augustins de l'Assomption" ou Assomptionnistes viennent s'établir à Miribel-les-Echelles. Cette congrégation fondée en 1845 par l'abbé Emmanuel D'Alzon avait pour vocation de donner gratuitement la formation aux jeunes d'origine modeste désirant devenir prêtres. La chapelle de l'Alumnat de Miribel, réplique de la basilique Fourvière est construite sur le théâtre en crypte. Elle est dédiée à Saint Antoine de Padoue et à Notre Dame du Rosaire."

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C'est un vieux village typique de notre région.

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Les maisons y ont souvent les volets bleus.

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4.La croix de la poste.

"Les croix: Elles sont nombreuses et disséminées sur toute la commune. On en compte 32. Ces croix, symboles de leur foi et de leur piété, les Miribelains les ont érigées monumentales et belles. Trois seulement ne sont pas en pierre de taille. Le fût en est très élevé, de forme ronde quelquefois carrée, le croisillon pas très large. Le pied est un entablement pour recevoir les fleurs. Toutes ces croix fesaient l'objet une fois par an de processions. Elles étaient pour l'occasion ornées de couronnes de mousse, drapées d'étoffes rouges ou blanches parsemées de guirlandes, ou de roses, de lilas et de primevères. L'entablement était chargé de vases de fleurs, de tableaux de familles montrant les images des saintes et des saints proteceurs. À tout cela s'ajoutaient les cierges. Ces rogations permettaient au prêtre d'écarter les fléaux, les orages et par sa bénédiction de demander à la terre les récoltes attendues."

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5.La croix de la Combette.

Elle se trouve derrière l'alumnat et fait partie de du circuit de la ballade
des croix mirabelaines. Il n'y a pas plus d'informations sur ce monument.

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Surprise au détour d'un chemin dans le coeur du village, voici un polypore soufré !

Prisé par nos compatriotes américains et canadiens qui lui attribuent un goût de poulet, d'où son surnom de "poulet des bois", il est considéré chez nous comme un piètre commestible, qui se consomme jeune, avec bon nombre d'épice pour masquer son goût. À laisser de côté. Les spécimens ici sont jeunes et bien frais, ils abordent une éclatante couleur qu'ils ne perdent pas à la cuisson.

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La grande mauve c'est invitée dans les champs avoisinant, ces fleurs et ses feuilles sont de bons comestibles.

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La carotte sauvage, bien que très parfumée, n'a de commun avec notre carotte commune que le nom. On l'appel aussi carotte de la reine Anne car lorsque celle-ci se mit à l'ouvrage pour réaliser une dentelle, elle se piquât le doigt et laissa tomber une goutte de sang à son centre, ce qui ne va pas sans rappeler la fleur de la carotte sauvage qui est d'un blanc pur où en son centre se trouve une fleur rouge pourpre. La science ne connait pas encore le rôle de celle-ci, le mystère resste donc entier. C'est aussi une plante médicinale.

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Le long du rempart qui mène à la carrière, poussent des petites campanules sauvage (à gauche)
et de la petite centaurée (à droite) qui elles aussi sont médicinales.

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La  germandrée petit-chêne (Teucrium chamaedrys) est une plante de la famille des liamacées
qui pousse au printemps et en été mais aussi en automne s'il y fait doux.

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6.La carrière.

"Origine : La molasse est une roche qui s'est formée avec les sédiments provenant de l'érosion des chaînes de montagnes préalpines, qui se sont entassées dans des "bassins molassiques". Des pressions exercées sur ces sédiments ont permis la formation d'une nouvelle roche. Ici le terme "molasse" désigne un grès tendre et sableux de couleur beige et verdâtre.
Utilisation : La molasse était extraite pour la construction locale, en encadrements de fenêtre, en chaînages d'angle : linteaux et pierres d'angle que l'on peut retrouver sur les maisons anciennes de Miribel. C'est de cette carrière qu'ont été extraites les pierres qui ont servi à la construction de l'intérieur des églises des environs notamment Miribel et Saint-Laurent-du-Pont. Cette pierre avait l'avantage d'être facile à extraire mais elle résistait mal à l'érosion. La molasse a été utilisée pour faire des meules afin d'affûter les outils et pour la construction de fours à pain. Cette carrière n'est plus exploitée depuis 1952."

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On peut observer des anneaux contre les parois qui servaient à attacher les bêtes de somme qui transportaient les pierres. "Principe d'extration : pour extraire les "moellons" de la molasse on utilisait des coins de bois bien sec. On les glissait dans des fentes de la roche, on arrosait. L'eau faisait gonfler le bois, la pierre se fendait. On utilisait également des coins de fer. Les pierres étaient ensuite acheminées par des boeufs."

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La vipérine commune est une plante médicinale qui aime les endroits secs et dégagés. 

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7.Notre dame du Château.

"Au X ème siècle, Humbert, duc de Savoie, fait venir en ces lieux des moines bénédictins, et une famille seigneuriale originaire de Vienne qui prend le nom de Miribel. Il construisent sur une colline dominant la vallée du Guiers, à 660 m d'altitude, une première fortification de type castral et une chapelle. Une construction en pierre la remplacera vers le XI ème siècle. Si ces deux constructions ne nous sont guère connues, une carte, conservée aux Archives départementales et datant de 1777, donne une idée du château à cette époque. Dans l'enceinte du château trois tours crénelées dont une à deux étages avec fenêtres, sans doute le donjon ou la poterne d'entrée. Un autre document montre un bourg en ruines au pied nord du château tandis que sur le flanc sud-ouest, s'étend un hameau, au lieu-dit de l'actuel Villard. 

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On y voit une halle, une prison et le lieu où le seigneur faisait proclamer ses bans.

Le château, situé aux frontières du Dauphiné et de la Savoie, fut convoité et pris au coeur des guerres qui déchirèrent ces deux principautés. En 1355. le Traité de Paris fixa le Guiers pour frontière et Miribel devient définitivement terre du Dauphiné. De nouveau fortifié, au moment des guerres de religions, il fut assiégé et pris par le Duc de Savoie, puis libéré par Lesdiguières en 1595 au cours d'une bataille qui dura quelques jours. Le Traité de Lyon en 1601 imposa la destruction du château dont les ruines subsitèrent jusqu'au 18ème siècle. En 1865, le Curé et les Miribelains décidèrent d'édifier une tour de 15 m couronnée d'une satute de la Vierge sur l'emplacement du château. La chapelle fut construite en 1899.

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De nos jours, on peut toujours distinguer la motte castrale*, la basse cour où s'étendait le bourg initial occupé par le champ, et les ruines du rempart qui la protégeait. En façade de quelques constructions villageoises on peut remarquer de belles pierres qui proviennent du château.

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*La motte castrale est un ouvrage de défense médiévale composé d'un rehaussement important de terre rapportée et tassée, de forme circulaire. Au sommet de la motte est édifiée une tour de bois ayant fonction de donjon. Elle est considérée comme le précurseur du château-fort.

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Un peu d'histoire.

François de Bonne de Lesdiguières, connétable de France, militaire et pair de Fance. Traité de Paris (5 janvier 1355): il met fin au conflit entre le comte de Sacoie, Amédée VI, le roi de France Jean le Bon et son fils Charles, Dauphin de France. Traité de Lyon (20 janvier 1601) signé par Charles Emmanuel Ier, duc de Savoie et Henri VI, roi de France: il met fin à 9 ans de guerre et redessine le royaume avec l'annexion de Bresse, du Bugey et du pays de Gex."

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Du sommet, on a une vue imprenable sur tout les alentours, on peut même voir la Sûre,
le petit Som et bien d'autres montagnes de la Chartreuse.

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Après de nombreuses marches, on arrive au sommet et on surplombe la motte castrale de 15 m.

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Une pierre panoramique a été installée pour identifier les montagnes et
les communes proches. Dommage que les gravures ne soient pas bien lisibles.

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(à gauche photo de R.L.)

Ces deux herbes aromatiques sauvages aux bienfaits reconnues sont fort semblables en gros plant. Il s'agit du serpolait (à gauche) qui est un thym sauvage et de l'origan sauvage (à droite), un proche cousin de la marjolaine. Si en photo la différenciation n'est pas aisée, elle est bien plus simple dans la nature, l'origan étant plus grand, avec une tige large et des feuilles plus grandes que celle du thym qui est une plante rampante.

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8.La croix du Villar ou croix St Maurice.

Pas d'informations sur la croix du villar, elle a dû être hérigée par les habitant du lieu dit. À droite,
une niche dans le mur d'une maison faite avec des pierres du château, ce qui est commun dans le village.

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(à droite photo de R.L.)

Les jardins regorgent de fleurs colorées et parfumées.

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9.Le bassin duVillard.

"Bassin en pierre de taille calcaire monolite. Il porte sur une face un cartouche en relief gravé
d'un blason sans armoiries. Celui-ci très abîmé, laisse pourtant apparaître une date: 1573."

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La chélidoine est une plante à fleurs jaunes, produisant un suc jaune-orange piquant si on
le pose sur la langue. Il sert dans le traitement des verrues d'où son nom "d'herbe à verrues".

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(à droite photo de R.L.)

Sur le chemin nous rencontrons un joli Euplagia quadripunctaria Poda, plus connu sous le nom d'écaille chinée. Ce papillon est protégé dans toute l'Europe, il ne faut pas le déranger.
Le spécimen que nous avons trouvé était mort, ce qui nous a permis de le regarder sous tous les angles.

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Fleurs et girouettes décorent le paysage.

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10.La croix du Froue.

"Vue sur la croix du cimetière."

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Le parcours continu à travers la forêt.

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La fougère est une plante très ancienne. Elle est utilisée dans de nombreux rituels magiques.

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Le mélampyre des bois est une très belle fleur qui forme des tapis dans le bois. Il fait
partie des plantes parasites car il se nourrit en suçant la sève des arbres. Il a sa rubrique ici: 
http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html

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( photo de R.L.)

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Les chevreuils et les sangliers laissent facilement des traces de leur passage.

11.Dolmen de Pierre-Aigüe.

Pas de photo pour cette étape-ci, nous sommes passés devant le panneau mais pensant que le circuit repassait devant le dolmen, nous avons à tort continué notre route, tampi. "Il s'agit en fait d'un bloc erratique amené par les glaciers. Il repose sur trois pierres beaucoup plus petites. Le petit sentier pour y accéder s'appelait autrefois le chemin des Fourmis (passage emprunté par de nombreuses colonies). D'après la légende, le soir de Noël à minuit cette pierre tourne trois fois sur elle-même."

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Les fourmilières sont nombreuses. Si elles sont si impressionnantes c'est que le sol riche en pierres empêche les fourmis d'y creuser leur galeries (en moyenne, une fourmilière est aussi profonde qu'elle est haute), elles doivent donc l'agrandir par le haut pour accueillir toute la colonie.

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Sur le sentier nous avons trouvé un nid de grives musiciennes tombé au sol. Les petits y demeurent 2 semaines avant de se poser maladroitement sur les branches qui les avoisinent, où leurs parents continuent de les nourrir pendant 2 à 3 semaines. Le nid est ensuite abandonné et les parents en reconstruiront un l'année d'après.

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L'intérieur du nid est semblable à une poterie. Les oiseaux pour obtenir ce résultat
mélangent de la boue avec leur salive pour former un mortier naturel.

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Le polypore hispide est un drôle de champignon qui produit des gouttes. Il colonise les arbres et les fait périr. Autrefois on en tirait des colorants naturels qui servaient dans la teinte du bois et des vêtements.

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12.La pierre à sacrifice.

"Aucune information n'a été trouvée sur l'histoire de cette pierre proche de le pierre de Lentillière. Le creux formant l'empreinte d'un pied d'enfant ne serait qu'une cavité formée par l'érosion naturelle de la roche. Les anciens habitants proches de ce lieu la nommaient pierre druidique ou ancienne pierre à sacrifice par la présence d'une rigole supposant l'écoulement de sang lors de rituels."

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13.Dolmen de Lentillière ou l'Antillière.

Il est souvent confondu avec la pierre à Mata. "Il ne s'agit pas d'un bloc erratique mais bien d'une roche calcaire d'une épaisseur de 1.80m vestige karstique en place sur le petit chaînon de Miribel. Sa surface tabulaire de 3m sur 2 porte sur ses bords deux cavités longtemps assimilées à des cupules. Celles-ci, remarquables par leur taille, seraient dues à des phénomènes naturels d'érosion. On a souvent évoqué le fait que cette pierre ait été l'objet d'un culte : rien n'est moins sûr !.."

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Les collybies du chêne, comme ceux-ci qui forment de jolies colonies. Sa couleur varie
souvent et il n'est pas facile de le reconnaître. C'est un comestible médiocre.

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14.La croix de Tempétaz.

La croix de Tempétaz fait partie du circuit des croix, elle est, à chaque fois que j'y passe, décorée
de fleurs. Il semble que certains croyants ou simples promeneurs ne restent pas insensible face à elle.

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Les orchidées ont fini de fleurir, les voilà en graines, comme
ces néotties nid-d'oiseau à gauche ou cette épipactis à droite.

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De nombreuses croix et chiffres gravés sont visibles en forêt.

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Une jolie pierre en forme de coeur.

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La paxille à pied noir est comme toutes les paxilles non comestilbe, il est fortement conseillé de le rejeter.

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Autre champignons, le calocère visqueux à gauche qui est non comestible et le collybie en entonnoir à droite.

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Le bolet à chair jaune est un piètre comestible. On ne peut consommer que son chapeau, un fois celui-ci privé de sa mousse. De plus il noircit à la cuisson. Lorsque sa chair est séctionnée, elle devient bleue . À gauche le chapau vient juste d'être coupé et on peut voir, à droite, le résultat quelques secondes après.

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L'humidité et la fraîcheur de la forêt sont un vrai délice.

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15.L'oratoire de la Séverine.

"Lors de la démolition de l'ancienne église on confia à la "Mena" deux statues de bois. Cette vieille fille dévouée les déposa contre un rocher dans une parcelle boisée qu'elle possédait aux Grangettes. Elle aménagea ensuite une petite construction avec toiture de bois. Après sa mort, Séverine Viviver, une fille qu'elle avait élevée devint l'héritière de ses biens. Elle continua d'entretenir le mieux possible ce petit oratoire que tous les Miribelains connaissaient sous le nom de "la chapelle de la Séverineé. A sa mort, elle légua le bois auc Pères Assomptionnistes qui restaurèrent le site. Suite à l'abandon de l'Alumnat par les religieux, l'oratoire continua s'être entretenu. Il a été rebâti récemment par une équipé de bénévoles sur son lieu initial contre le rocher et ue statue de plâtre a remplacé celles d'origine."

"Après la démolition de l'ancienne église de Miribel-Les-Echelles en 1876, on confia à la "Ména" qui habitait le village deux statues de dimensions bien différentes: l'une de la vierge et l'enfant, l'autre de Ste Anne. Cette dévouée vieille fille les transporta d'abord contre un rocher dans une parcelle boisée qu'elle possédait aux "Grangettes". Elle aménagea ensuite en bordure de  ce lieu une petite construction avec sol nivelé, toiture en bois et grillage. Après sa mort, Séverine Vivier une fille qu'elle avait élevée devint l'héritière de ses biens. Séverine, enfant naturelle originaire du Mas, continua d'ntretenir du mieux possible ce petit oratoire... Séverine gardait les enfants dont les parents travaillaient ou les enfants seuls. Elle se rendait souvent avec eux sur ce lieu de prière pour déposer des fleurs. Les Miribelains s'y arrêtaient et dans tout le pays on connaissait cet endroit sous le nom de "chapelle de la Séverine". Elle légua à sa mort le bois aux pères Assomptionnistes de l'Alumnat de Miribel qui restaurèrent l'oratoire: les statues furent repeintes, la toiture et le grillage remplacés. Après l'abandon de l'Alumnat par les religieux, le bois devint la propriété de Monsieur Guy Cayez-Barrioz. L'oratoire continua d'être bien entretenu. Des années plus tard un violent orage détruisit cette construction. Une statue fut emportée par le vent, la deuxième fut récupérée, réparée mais trop abîmée on l'entreposa dans l'église où elle se trouve encore aujourd'hui. Récemment ce petit édifice a été rebâti par une équipe de bénévoles sur son lieu d'origine contre le rocher et une statue de plâtre a remplacé celles d'origines... Il est à souhaiter que cet endroit soit encore longtemps visité car c'est un peu l'hisoire de Miribel."

 L'oratoire en 1965, panneau explicatif du circuit.

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16.Le caveau inachevé.

"Ce début de construction en pierres taillées dont l'historique est incertaine, serait le travail d'un tailleur de pierres qui vivait dans une petite maison juste au dessus (actuellement en ruines). Il s'agit d'un caveau édifié avec les pierres utilisées lors de la construction de la nouvelle église en 1876 à laquelle cet artisan aurait participé. Il serait mort avant de terminer son ouvrage. Ce petit monument a toujours produit un fort effet onirique sur les enfants qui ont souvent imaginé qu'un trésor y était caché."

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Retour par le haut du village. Les maisons sont très atypiques, comme cette pienture sur le mûr de l'hôtel-restaurant "les trois biches" à gauche ou cette maison à droite, qui en son centre possède une alcôve au se tient une statue de la vierge marie. En somme une très belle promenade, qui fatigue un peu les mollets.

9 juillet 2012

Sortie en forêt (4).

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Promenade dans les bois ce matin.

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La récolte des champignons doit être maîtrisée, il est facile de confondre deux spécimens comme ça peut être le cas ici. En haut à gauche et ci-dessous un champignon qui m'est inconnu, en haut à droite une chanterelle. Le pied, le chapeau, les plis, le type d'habitat ... tout doit être connu pour être sûr d'éviter les empoisonnements.

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Quelques jolies calocères visqueuses sont apparues dans la forêt.

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De belles sclérodermes vulgaires. Bien que toxiques,
certains fabriquants de l'agro-alimentaire l'utilisent pour imiter la truffe dans leurs plats conditionnés.

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Ces champignons sont des lycogalas epidendrums.
Ils servaient de teinture au moyen âge (merci de l'info Poppy!).

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Encore une bonne poussée de chanterelles nous attendait.

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Les incontournables, la néottie nid-d'oiseau et les lactaires poivrés.

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L'amanite épaisse de ces derniers jours s'est bien épanouie.

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Les astrées hygrométriques sont des champignons atypiques, en effet quand il se met à pleuvoir,
leurs bras se referment sur leur coeur, le protégeant de la pluie, d'où le nom d'hygrométrique.

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Un étrange champignon naissant, on distingue le chapeau jaunâtre,
recouvert par une épaisse gelée. Il s'agît d'un phallus impudique.

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Les amanites rougissantes connaissent une nouvelle poussée elles aussi.
Russules, lactaires, amanites, cèpes ... la liste est longue.

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 Ces collybies à pied en fuseau sont de bons comestibles jeunes et sans leurs pied. Néanmoins les vieux spécimens provoquent des malaises et des problèmes intestinaux. De plus, pendant les périodes de sécheresse, ils se dessèchent complètement mais reprennent leur forme initiale à la première pluie. Ce changement d'état les rend très toxiques. Sans oublier qu'il est facile de les confondre avec le faux-cortinaire bulbeux ou l'inocybe de patouillard, tout deux très toxiques. 

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Au menu, sautées de chanterelles et cèpes.

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3 juin 2013

Premières truffes d'été pour l'année 2013.

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La voilà, la toute première truffe d'été de l'année. Pas bien grosse et assez en retard par rapport aux deux autres saisons, c'est un plaisir de commencer la récolte.

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Mais voilà, la pluie et la boue ne rendent pas les recherches faciles, la confusion se fait facilement entre les morceaux de bois et d'écorces noircis par la neige et effleurant le sol.

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Il faudra se faire un petit brin de toilette avant de passer sous les coups de fourchette. Un filet d'eau claire, un bout de sopalin ou une brosse à dent feront l'affaire.

 

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Voilà une toute petite cueillette qui ne demande qu'à faire mieux la prochaine fois.

31 mai 2021

Fête des mares

pour InstagramToujours dans la même dynamique, je vous proposer de nous retrouver pour faire de belles observations d'oiseaux, d'amphibiens mais aussi d'orchidées et de fougères rares en parlant un peu de ce milieu naturel qu'est la ripisylve. Cette animation est organisée dans le cadre de la fête des mares par le Collectif Mycorhizes, est gratuite et s'adresse plutôt à un public ado-adulte. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez participer :)         

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7 décembre 2019

3e édition du forum Mycélium : des champignons et de l'agriculture.

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Troisième édition du forum Mycélium pour moi. Cette année, je suis là sur presque l'intégralité de l'évènement, un vrai bonheur. Nous avons eu des moments forts, une superbe équipe qui a fait une installation de fou et surtout, de très belles rencontre. Pour ma part je suis intervenue en conférence sur la thématique "Les étranges amours entre animaux et champignons'' pour évoquer le lien entre monde fongique et monde animal.

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L'ami Joseph est là, avec ces magnifiques photos en macro qu'il aime partager sur les réseaux et qu'il a pour l'occasion édité en format papier. Pas besoin pour lui de longues

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marches, il sait avec l'aide de ses chiens débusquer les merveilles de la nature qui sont là, à quelques pieds de nous le long des chemins. Recréant en intérieur avec brio des paysages forestiers et lilliputiens où évoluent lichens, insectes, fleurs et autres champignons, il fait découvrir à qui le veut son studio photo qui bien souvent, tient sur la même surface que celle d'une feuille A4. Traînant ses savates entre le Rhône et la Loire, il dresse fidèlement un portrait de la fonge et de la flore des forêts locales composées bien souvent de feuillus. Joseph n'est pas seul à exposer, on retrouve aussi Héléna avec ses ateliers mycorhizés et Gérald avec son incroyable collection de cristaux qu'il extrait lui même des entrailles du sol ardéchois, faisant apparaître des merveilles dans la mousse de l'exposition de champignons de 300 espèces.

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Pour ma part, j'anime un petit atelier enfants. Mémory, jeux de société, manipulations d'objets sur le lien oiseaux-champignons, construction de cabanes et de vrais-faux nids en lichens, ballades dans le bout de campagne ... il y a de quoi faire sans compter les nombreux jeux créer par divers membres de notre association, le Mycorium Sauvage que vous pouvez retouver sur internet ICI  mais aussi sur les réseaux sociaux juste .

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2 heures du matin, nous terminons la mise en place de l'exposition. Les amanites sont reines. Sous une amanite tue-mouche géante trônant dans le fond de la salle, vestige du char de cet été dédié aux champignons, une multitude d'Amanita ont fleurie dans un tapis de mousse. Vous vous doutez bien, Amanita muscaria est au coeur de mes compositions, celle-ci attirant par son incroyable chapeau rouge et blanc tous les regards.

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Nous n'en avons pas encore trouvé beaucoup. Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) déchaîne les passiosn et comme l'indique son autre nom de cèpe du Périgord, il est revendiqué comme emblématique de nombreux territoires, bien que ce soit dans le sud-ouets qu'il soit le plus commun.

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Recherché, ce bolet fait parti du club très fermé des quatre cèpes qu'il compose avec le cèpe des pins (Boletus pinophilus), le cèpe bronzé (Boletus aereus) et le cèpe d'été (Boletus aestivalis). Comme en mathématique avec la fameuse maxime "tous les carrés sont des rectangles sont des rectangles mais tous les rectangles ne sont pas des carrés", tous les cèpes sont des bolets mais tous les bolets ne sont pas des cèpes. Pour revenir au cèpe de Bordeaux, on le reconnaît à son chapeau brun, parfois chamois, à son pied blanc faiblement veiné et par le parfum délicat de sa chair. Excellent comestible, on peut le cuisiner braisé, en carpaccio cru, à la crème, en ragoût, grillé ou en papillote dans un feu de bois.

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On voilà deux que je découvre pour la première fois, et bien que leur nom vernaculaire soit le même, ils ne sont pas placés sur la même branche dans la classification phylogénétique. À gauche, un tricholome âpre (Tricholoma acerbum), champignon rare et très médiocre comestible en raison de son goût appartenant aux Tricholomataceae. À droite, le tricholome aggrégé (Lyophyllum decastes), un comestible de la famille des Lyophyllaceae.

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La collybie visqueuse (Oudemansiella mucida) est magnifique. Blanche voire même translucide, elle semble constamment couverte de rosée. Elle apprécie les troncs de hêtres affaiblis ou morts sur lesquels elle se développe pendant l'été et l'automne. Piètre comestible, il vaut mieux la laisser dans la nature, son goût étant piètre tout comme son pied certes grêle mais coriace et sa chair à la consistance molle.

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Pose dans le week-end. 37 milans royaux (Milvus milvus) nous survolent, un instant magique. Il y a fort à parier qu'ils partent tous dans la même direction, le Massif Central. Là bas, il n'est pas rare de voir un millier d'oiseaux réunis en un grand dortoir, une partie d'entre-eux utilisant le site pour se reposer avant de partir en Afrique, l'autre y séjournant tout l'hiver avant de repartir dans le nord quand le printemps arrive.

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Les journées sont riches et bien occupées, les nuits aussi, et donc pas ou du moins, peu de reportage photo pour cette année. Cependant vous pouvez retrouver l'intégralité de l'événement en ligne sur le site et encore mieux, pour une adhésion à l'association du Mycorium Sauvage, vous pourrez bientôt retrouver les vidéos de l'édition 2018 et 2019 de tous les intervenants traitant des liens entre champignons, animaux, culture, agriculture etc.

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2 octobre 2019

À la découverte du Loiret.

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Escapade en amoureux, encore. Direction le Loiret, pour découvrir les arbres à travers l'arboretum des Barres mais aussi la faune locale en explorant les milieux humides locaux. Si la route n'est pas si longue, 3 à 4 heures tout au plus, elle est difficile. De grands champs de monoculture à perte de vue, des lignes électriques et des terres nues composent une grande partie du paysage que nous avons pu croiser, rompu que trop rarement par des bosquets éparses d'arbres solitaires. Un vol de hérons garde-boeufs (Bubulcus ibis), quelques chevreuils (Capreolus capreolus) et le passage de buses variables (Buteo buteo) maintiennent notre attention. Arrivés dans un hôtel formidable qui ne paye pas de mine, nous profitons de la vue pour voir le ballet des oiseaux. Le lever est joyeux, nous nous précipitons à l'arboretum des Barres que nous quittons bien vite, l'ayant vu en long et en large les années précédentes, mais rassurés qu'il ne soit pas complètement fermé au public. Cependant le manque de financements publics se fait ressentir, le robinet à subventions ayant été cruellement tourné, et ce parc magnifique, plus grand arboretum d'Europe, dépérit rapidement mettant dangereusement en péril ce patrimoine.

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Pour une fois, il n'est pas question de plantes ou d'animaux mais d'architecture. Nous avons été séduis par ces murs de terre sèches, ces petits églises et ces hameaux tordus.

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Les briques et le bois remplacent les pierres, car gardons en tête que chaque terroir à son bâti, mais ici il est tout particulier. On y trouve notamment des longères, longues et étroites maisons de plein-pied de petits paysans et artisants ruraux, réalisées avec les matériaux disponibles d'où la diversité de formes et de couleurs de ces habitats typiques devenus rares suite à la mécanisation des campagnes et l'évolution des pratiques agricoles. Le plus souvent, elle se divise en plusieurs modules : l'habitation composée d'une chambre et d'une pièce commune, la grange et l'étable qui collée à la pièce de vie. Cette dernière apporte une chaleur bienvenue grâce au bétail quand le froid arrive et ici, il peut s'avérer mordant très tôt dans la saison. 

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L'été est là, les jeunes oiseaux prennent leur envol. Les rougequeues noirs (Phoenicurus ochruros) sont en vadrouille, sous l'oeil attentif de leurs parents. Migrateurs, ils ne tarderont pas à partir en direction de l'Afrique.

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Peu farouches, la meilleure technique pour les aborder est de ne pas leur apporter d'attention. Souvent victimes des chats errants, une des principales cause de la disparition de la faune, les juvéniles peuvent être recherchés par leur mère pendant plusieurs jours, donnant un autre regard sur les oiseaux, souvent perçus comme peu affectés par la perte d'un petit. Anthropophile, il niche dans les cavités des maisons, que cela soit dans un mur ou sous une gouttière. À l'origine, cette espèce était montagnarde et couvait essentiellement dans les cavités des falaises et les éboulis. Bien que facilement observable, on le repère facilement à ses cris brefs et aigus, se terminant par une note évoquant le déchirement d'une feuille de papier. Les mâles chantent mais les deux sexes réalises des vocalises.

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Nous sommes à Orléand, à la tombée du jour sur les bords de la Loire. Nous croisons notre premier serpent de l'année et nous reconnaissons à l'oreille un râle d'eau (Rallus aquaticus), signe que nos entrainements à la reconnaissance des chants d'oiseaux payent enfin. Au milieu de la rivière, des aigrettes garzettes (Egretta garzetta) et des grands cormorans (Phalacrocorax carbo) attendent avant de rejoindre peu à peu leur dortoire.

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Les sternes sont là, il s'agit ici de la sterne Pierregarrin (Sterna hirundo), mais ce ne sont pas celles-ci que nous cherchons à voir. Nous sommes là pour observer aux jumelles en aval du fleuve, une réserve composée de bancs de sables et de gravières où niche la rare sterne naine (Sterna albifrons) au bec jaune qui la différencie, outre sa petite taille, des autres sternes aux becs oranges et noirs. Ce soir là nous ne la croiserons pas.

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Certes communs, les canards colverts (Anas platyrhynchos) font partis du paysage, aussi bien campagnard qu'urbain, au point d'être parfois mis de côté et pourtant, ils sont fascinants. Outre la fabuleuse tête verte qu'abordent les mâles à la période de reproduction, ce sont aussi parmi les seuls oiseaux à posséder un pénis avec les cygnes, chose assez rare. Élevés, on trouve de plus en plus d'hybrides échappés dans la nature.

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Cachée dans un champ de blé fraîchement fauché, une faisane de Colchide (Phasianus colchicus). Je ne donne pas cher de sa peau. Introduit très tôt au Moyen Âge, c'est un oiseau originaire d'Asie qui ne se maintient pas en France, pays dont il n'est pas originaire hormis dans trois ou quatre régions du pays. Depuis peu, un autre faisan est introduit, le faisan doré (Chrysolophus pictus), pas bien gros mais très coloré et prisé comme trophé.

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Moment fabuleux. Dans le porche d'une église devant laquelle nous nous arrêtons pour prendre notre petit-déjeuner, pas moins de 17 nids d'hirondelles des fenêtres (Delichon urbicum)accueillent une trentaine de petits. Le départ pour l'Afrique ne serait tarder mais pour l'heure, les parents assurent le gîte et le couvert. Sa courte queue et son plumage noir et blanc permettent de la différencier sans mal des autres hirondelles.

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Arrivée à proximité de la réserve, les oiseaux sont là mais pas que. Pour lutter contre les nombreuses plantes invasives, un troupeau de chèvres arpente les berges. Ici c'est la jussie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora) qui pose problème au même titre que la jussie rampante (Ludwigia peploides). Originaire d'Amérique du Sud, c'est sa floraison jaune qui a vallu son introduction en Europe dans les jardins et qui a conduit à sa dispersion dans nos milieux naturels. Outre son action allélopahtique (actions biochimiques dans le sol qui fait dépérir les autres espèces végétales), elle est également un frein aux actions humaines en fragilisant les berges, les retenues protégeant des inondations et en bouchant les voies de navigation. En expérimentation ici, ces chèvres du Rouvre, très rustiques, portent l'espoir de restaurer les rives abîmées par cette végétation exotique.

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Un vanneau huppé (Vanellus vanellus) se promène juste en-dessous de nous. Ce bel oiseau au ventre blanc et au dos vert-doré peut paraître noir de loin, au même titre que le plumage des étourneaux. Une longue plume noire orne sa tête, ce qui lui donne une allure toute particulière. Nous le croisons de temps à autre dans le Rhône, le plus souvent de nuit et à travers ses cris si particulier, rappelant une mélodie trafiquée numériquement.

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Enfin, le joyau est là, nous n'y attendions pas. Un balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), fait son apparition. Cette grande envergure, ce masque blanc, ce plumage brun, on ne peut se tromper. L'émotion est très vive, et sur le moment j'en ai les larmes aux yeux. Piscivore, il s'est adonné à plusieurs reprises sous nos yeux à sa pêche, restant toujours bredouille mais en nous donnant une place privilégiée dans ce spectacle.

Il est temps de partir, à contre-coeur, par la longue et morne autoroute des vacances. Malgré une pause au Cheval Blanc, l'heure se rappelle fatalement à nous, les bouchons et les pots d'échappement aussi. Nous n'avons pas fini de découvrir cette région pleine de promesse si ce n'est botaniquement, du moins ornothologiquement.

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9 mai 2019

La petite Camargue, un autre visage de l'Alsace.

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En passant par la petite Camargue :

 

Quand on évoque l'Alsace, on pense immédiatement à la choucroute, à l'accent et au Baeckeoffe pour resté encré dans le cliché. On oublie souvent trop vite la faune et à la flore incroyable de cette région et en particulier, ses oiseaux.

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Le lieu est calme, les oiseaux nombreux. Sur une des étendues d'eau, à la tombée de la nuit, nous observons quelques dizaines d'oies cendrées sauvages (Anser anser), nos premières de l'année. Elles trouvent ici dans la réserve de Port Saint Louis, à la limite de la Suisse, un refuge bien mérité. Malmenées par les hommes et leurs loisirs douteux, elles peuvent vaquer en toute quiétude à leurs occupation sous le regard des familles, des promeneurs et des amoureux de nature. Le pacte est conclu, nous reviendrons le lendemain pour découvrir les merveilles de ce site semble-t-il, unique.

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Les voilà, les belles oies sauvages, celles qui font couler l'encre et déchaîner les passions. Certains voudraient les tirer pendant leur retour de migration, là où les oiseaux sont fragiles et faciles d'atteinte, sans tenir compte des dégâts que cela pourrait occasionner aux autres espèces. Cette année encore il aura fallu batailler contre des envies et des décisions à visées électoralistes, fort éloignées des attentes de la population sur la question de l'environnement. De nouveau les tirs ont été interdits pour février mais qu'en sera-t-il pour 2020 ?

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Deux canards chipeaux (Mareca strepera) prennent un peu de repos à l'écart du brouhaha ambiant qui se dégage des étangs. Ternes au premiers abords, ils sont avérés plein de surprise en nous dévoilant un très joli miroir blanc quand ceux-ci se sont affères à leur toilette. Si les effectifs des migrateurs de passage en France augmentent, bouleversement climatique oblige, ceux des nicheurs locaux semblent d'éffondrer à vitesse grand V.

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Reliquats d'un nid tombé du creux d'un arbre. Sa forme ronde pourrait presque faire croire qu'il s'agit de celui de mésanges à longue queue. L'édifice est d'ordinaire rond, souvent couvert de lichens ce qui le rend imperceptible. Le temps à fait son oeuvre, et le nid n'est plus.

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En parlant de mésange à longue queue (Aegithalos caudatus), la voici. Son plumage noir, blanc et rose et ses longues rémiges qui composent les plumes de la queue ne laissent que peu de doute. Bien que nommée mésange, elle n'en est plus une ou du moins, la classification la range désormais dans une autre branche, lui préférant le nom d'orite à longue queue. C'est un petit passereau aux moeurs grégaires, se déplaçant souvent en bande pour chercher sa nourriture. On peut l'observer aussi bien en milieu boisé que dans les parcs et jardins pour peu qu'il y ait suffisament d'arbres et de nourriture.

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Parmi les premiers oiseaux que nous observons, nous pouvons compter les ouettes d'Egypte (Alopochen aegyptiaca). Tout comme leur nom l'indique, ces oiseaux sont originaires de contrées situées beaucoup plus au sud. Naturalisés dans le nord de la France, nous avons pu les voir barbotant dans l'eau ou posés sur les hautes branches des arbres morts qui composent une partie du marais. C'est la seule espèce d'Alopochen non éteinte.

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Le grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) nous fais également honneur de sa présence et de sont chant. Discret, on le différencie de son cousin des forêts (Certhia familiaris) par ses mélodies. Explorant inlassablement les troncs à la recherche d'insectes et de larves, cette petite boule de plumes ne se laisse pas approcher facilement.

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Une autre très belle rencontre a marqué notre périple, celle d'un puis de plusieurs couples de bièvres harles (Mergus merganser). C'est un des rares canards à consommer du poisson, le plus souvent des individus de 5 à 10 centimètres. Il complète souvent son régime alimentaire d'invertèbrés. Cette particularité explique les crans de son bec et le bout légèrement croche de celui-ci. La distinction entre les deux sexes est aisée, le mâle ayant la tête d'un vert métallique alors que la femelle abordera livrée rousse. Il faut 90 à 100 jours aux adultes pour mener à bien la couvaison des oeufs et l'élevage des petits pour en faire des adultes capables de se débrouiller seuls.

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Deux espèces communes se régalent des pommiers d'ornements longeant le site. À gauche on trouve la magnifique grive litorne (Turdus pilaris) et à droite, son cousin le merle noir (Turdus merula) car les deux espèces appartiennent à la même famille, celle des Turdidés. Alors que chez cette grive les sexes sont indissociables au premier coup d'oeil, chez le merle il en est tout autre chose, le mâle ayant un plumage noir et un bec jaune, la femelle des plumes roussâtres et un bec grisâtre, chose observée également chez les jeunes mâles.

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Parmi les hérons cendrés, les buses variables, les geais des chênes, les mésanges bleues et les grands cormorans, il y a un toujours un oiseau qui détonne et attire mon oeil. La grande aigrette (Ardea alba) figure parmi ceux-ci et est l'un des plus beaux et majestueux animaux que je connaisse. Cet échassier gracile figure parmi les grands volatiles de France avec une taille d'un mètre pour 170 centimètres d'envergure. Tout chez elle respire l'élégance : son plumage immaculé, son bec flamboyant vert et jaune et ses longues pattes délicates. 

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Voilà un article pour conclure les actions de l'hiver. Vous l'aurez sans doute remarquez, ici c'est le calme plat. Ma vie professionnelle et associative est plus intense que jamais et je coure après le temps pour boucler tous mes projets. Les mails non lus s'accumulent, tout comme les kilomètres, les nouvelles amitiés et les envies d'articles qui ne peuvent voir le jour. Patience, la mi-juin devrait apporter un peu de répit pour rédiger à loisir.

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21 juin 2018

Le jardin des mille fleurs, édition 2018.

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Début juin se tenait les rendez-vous au jardin, événement européen dédié aux amoureux du paysagisme et de l'horticulture. En France, ce sont des centaines de jardins publics mais aussi privés qui se sont ouverts aux visiteurs curieux. Parmi ceux-ci, on en compte un tout particulier, celui des Milles et Unes Fleurs, situé en Isère à Saint Jean de Bournay. Sur 4000 m² s'épanouissent pas moins d'un millier d'espèces à fleurs. En pleine terre ou en pots, elles créent une jungle luxuriante où il fait bon prendre le frais. Autre spécificité de ce jardin extraordinaire à la Charles Trenet, le créateur et jardinier de celui-ci n'est autre que mon professeur de mathématique qui a pu m'a accompagné au cours de mes deux en de BTS GPN et il lui a fallu bien du courage, mon amour pour les maths, hélas pour lui, ayant certaines limites.

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Parmi les pollinisateurs présents, on trouve le moro-sphinx (Macroglossum stellatarum), un papillon commun que certains nomment colibri des jardin. C'est un gros mais rapide lépidoptère (plus de 50 km/h !) attiré par les fleurs violines ou blanches et dont la longue trompe en fait l'un des seuls papillons capable de polliniser les éperons profonds de bon nombre d'espèces. C'est un migrateur qui quitte les Alpes pour passer l'hiver en Espagne.

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Ce jardin jungle abrite une multitude d'Hydrangea dont pas moins 7 des 9 familles qui composent cette célèbre famille auquel le genre des hortensias appartient. Rampants, ras, à feuilles de chêne, des marais ou encore à feuillage rouge, ils ont tous la particularité d'aimer les sols calcaires typiques des plateaux isérois.

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Pavot coccinelle, lys exotique, clématite bicolore, seringat ... le choix est large est varié. Pour revenir à ce beau pavot nommé par les anglo-saxons pavot Lady-bird (Papaver commutatum), est originaire du Nord du Caucase et de Turquie. Le fait qu'il ne soit pas un cultivar à l'avantage de permettre la production de semis viables.

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Les fushias (Fushias sp.) ne sont pas de nos l'attitudes mais originaires de Nouvelle Zélande, du Mexique et d'Amérique du Sud. Certains peuvent se présenter sous la forme d'arbustes de plusieurs mètres de hauteurs. Chez nous, ils sont beaucoup plus modestes et peines à dépasser plus d'un mètre en raison du climat plus tempérés. En serre, ils peuvent perdurer toute l'année pour un temps soit peu qu'on les maintiennent au chaud. C'est sous Loui XIVe qu'ils sont découverts par les occidentaux et nommés du nom d'un célébre botaniste allemend du nom de Leonhart Fuchs, à l'instar de l'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

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Autre famille bien présente, celle des roses. Orient express, Richard, De Sévillier ... elles sont plusieurs centaines à s'éppanouirent. L'art des roses et toout particulièrement de faire naître des roses est ancien. Que cela soit au parc de la Tête d'Or ou dans la cour des châteaux, ils sont nombreux à avoir donné vie à nos roses modernes.

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Il y a encore bien des choses à voir, des massifs à l'anglaise, des potagers débordants de groseilles, de choux, d'oignons horticoles et de dahlias en devenir, une serre, un vieux verger, trois fontaine, un jardin des simples et un autre au carré. Bref, c'est à voir et revoir.

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5 mai 2015

Rencontre.

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 Rencontre en Savoie entre passionnés et amoureux de la Nature au petit Nice, charmant camping que je recommande chaudement. Installé sur la commune de Saint-Martin-la-Chambre (voilà un nom qui ne s'invente pas), il offre un panorama exceptionnel sur les montagnes enneigées et un cadre de vie reposant et bucolique.

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 Nous voilà une petite dizaine réunis tous ensemble pour partager, élaborer et définir notre projet. Une belle balade ponctue le week-end. Parfaite pour mieux se connaître, elle a été riche en découverte. Pour ma part elle a aussi ravivé les souvenirs que je peux avoir de la montagne et surtout de la haute montagne.

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 La primevère élevée ou primevère des bois (Primula elatior) aime les bois calcaires. Les jeunes feuilles et les fleurs se dégustent en salade. Douces, elles sont en tisane adoucissantes et calmantes en particulier dans les cas de toux grasse. La plante entière (feuilles, tiges, racines etc.) est diurétique.

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 Adorable hellébore fétide (Helleborus foetidus). Plante toxique, elle fût utilisée autrefois pour soigner la folie et les intoxications du bétail. Elle porte les noms poétiques de pattes de griffon, rose de serpent, griffe de lion ou de mord au Diable. Plante de sorcellerie, elle entrait dans la composition d'elexirs et de poisons. 

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Voici une pousse de grande gentiane ou gentiane jaune (Gentiana lutea). Plante de montagne très robuste, elle peut vivre plus de 70 ans et ne fleurit qu'aubout de 10 à 12 ans. Très utilisée pour réaliser des eaux de vie et des liqueurs comme la Chartreuse, sa récolte est réglementée car la plante ce fait rare. 

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1 : Plante encore non identifiée.
2 : Orchidée, peut être orchis mâle (Orchis mascula).
3 et 4 La renouée bistorte (Bistorta officinalis) est une plante qui a longtemps été utilisée comme légume en temps de disette. Le bulbe est comestible cuit ou cru mais très amer sauf si cuisiné et préparé dans plusieurs eaux et les jeunes poussent sont comestibles en salade. Son usage en médecine populaire est ancien.

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 Le  crocus printanier (Crocus vernus subsp. albiflorus) est une plante à fleurs de montagne qui apparaît à la fonte des neiges sur les prairies alpines. On en trouve une grande variété dans les jardins qui sont issue de l'horticulture et sont parfois bien différents des espèces dites sauvages. Ilne faut pas le confondre avec le safran.

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Le leptopore brulé (Bjerkandera adusta) est un champignon parasite qui s'installe le plus souvent sur les feuillus, parfois sur les conifères mais toujours sur les arbres vivants. Il est très commun et se rencontre aussi bien sous sa forme traditionnelle ou morte et pourrissant comme c'est le cas ici.Ildevient plus dur à déterminer.

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Le polypore d'Hiver (Polyporus brumalis), est un petit champignon qui se développe de manière isolée sur les branches mortes des feuillus. On le rencontre en général en Automne et parfois en Hiver si le gel ne fait son oeuvre. Comme nous somme en haute montagne, il est possible de le rencontrer plus tardivement.

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 Les cours d'eau de montagne sont connus pour leur débit irrégulier et la force incroyable dont ils peuvent faire preuve. Cela vient du fait qu'ils sont engrandepartie alimentée par la fonte des neiges qui en fonction du temps peuvent être importantes et imprévisibles. La faune et la flore qui y vivent sont définies comme torrenticole.

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 Mais qu'est ce donc ? Un vieux chew gum ? Un ver gras et dodu ?Rien de ça, il s'agît ici d'un fuligo rose (Fuligo septica var. rosea) naissant. Ce n'est en réalité ni un animal, ni un champignon et encore moins un végétal ... ce qui laisse sa classification en suspend. On le trouve le plus souvent sur le vieilles souches. Il est rare.

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 Plaisir d'enfance, la neige ! Arrivés au lac du Loup nous pouvons mettre les mains dans celle-ci et en faire quelques boules. Dieu comme c'est agréable et le paysage en vaut le détour ! Des cimes blanches à perte de vue s'offrent à nous et la pelouse est tapie de crocus, on ne peut pas réver mieux pour une première rencontre.

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L'hydne cure oreille (Auriscalpium vulgare) est une petit champignon assez commun en montagne en automne et au printemps qui pousse sur les cônes des pins. Il appartient à la même famille que le pied de mouton. Sa petite taille, sa couleur, son lieu de pousse et le fait qu'il puisse se couvrir d'algues et de mousses le rendent discret.  

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 Le Crapaud commun (Bufalo bufalo) est en pleine saison des amours dans ce lac de montagne. L'alltitude et les températures ont retardé la période de reproduction. C'est le plus grand crapaud de France, 12 cm pour la femelle et 18 cm pour le mâle. Ils peuvent vivre plus de 35anshormis s'ils servent de repas à un prédateur.

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 Voià un lycoperdum non identifié. Cette famille de champignons se reconnaît aisément. Ils forment des sacs remplis de spores qui à maturité éclatent pour libérer la précieuse semence. Les enfants et les plus grands se plaisent à les écraser en forêt. Acte ludique, certaines espèces possèdent des spores toxiques. Prudence.

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 Voilà un court article qui en quelques clichets résume ce beau weekend.
A refaire de toute urgence.

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14 avril 2015

19ème fête des plantes et graines rares - édition 2015

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C'est le 4 et 5 avril qu'eu cette année lieu à Réaumont (Isère) la "19ème fête des plantes et graines rares", organisée par l'association "La maison de l'Arbre". Malgré la pluie la manifestation fût des plus réussie § Fleurs, ouvrages de collection et autres trésors ont fait briller les yeux du Chat et de la Renarde en ce début avril.

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Les fritillaires (voir ici) sont des plantes superbes qui peuvent avoir sur leurs pétales de nombreux motifs. Elles figurent parmi les nombreuses plantes qui sont vendues place du village, là où trône fièrement le vieux tilleul de la commune multi-centenaire. Planté en 1390, l'honnorable vétéran fait face à l'église en pierres.

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C'est le temps des plantations et de la cuisine ! L' oignon, l'ail et l'échaotte ont une place de choix dans la gastronomie française. Connus depuis l'antiquité, ils proviendraient d'Asie. À force de croisements et de sélections, les espèces que nous connaissons aujourd'hui ont prit leur forme définitive puis se sont démocratisés.

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Les narcisses et les muscaris en plus de leurs belles couleurs qui tapent à l'oeil embaument l'air. Les espèces proposées à la vente pour le jardin sont un bon exemple des plantes sauvages qui, avec ou sans "transformations" finissent dans nos propriétés pour leur beauté, comme le perce-neige ou la fritillaire pintade.

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Ce type d'expositions permet de dénicher des végétaux rares mais aussi de faire de belles découvertes sur notre terroir. Ici on peut voir toute une flopée de pommes typiques du Dauphiné et que l'on ne trouve pas dans le commerce. L'occasion est toute trouvée pour tester de nouvelles saveurs et pourquoi pas planter un pommier.

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Quelques catées et plantes grasses viennent compléter le tableau (avec les légumes, les aromatiques et les arbustes). Résistantes à la pluie mais aussi et plus souvent qu'on le pense à l'humidité. Ces plantes s'installent facilement sur les terrasses et les bords de fenêtres, aussi bien en intérieur et qu'en extérieur.

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Je me dois de faire la part belle à cette librairie itinérante où nous avons passés des heures (et ce n'est pas une expression). "Nature à lire" fait parti de ces petites librairies que l'on aimerait rencontrer à chaque coin de rue. Jeux éducatifs ludiques et beaux, livres rares, guides pratiques, ouvrages de cuisine... c'est le paradis et le top du top ?  Les vendeurs sont drôles, de bon conseil et surtout passionnés ! Alors on file sur leur site en vitesse !

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Autre stand que j'aimerai mettre en lumière, celui des orchidées ! Il y en a pour toutes les goût ! On trouve même des orchidées bleues colorées par pigmentation de l'eau ou des orchidées à planter dans son jardin et qui se plaît sous nos latitudes européennes. Bref, c'est le paradis des orchidophiles passionnés !

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Une euphorbe dans son jardin équivaut à une explosion de couleurs ! Souvent persistante (tout dépend de l'espéce), son feuillage claire donne un côté printanier surtout quand elle accompagne des plantes à fleurs comme des rosiers. Il lui faut un sol bien drainé et humide hormis pour les espèces originaires du Sud.

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Clou du spectacle, initiation à la greffe avec l'association "Les croqueurs de Pommes"des greffeurs mais
aussi de passionnés qui sauvegardent nos espèces de fruits locales comme la poire, la pomme ou la noix.

Bref une belle manifestation à laquelle nous manqueront pas de retourner l'an prochain, même sous la pluie.

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6 avril 2015

Pour fêter le 150 000 visiteur.

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Voilà la barre des 150 000 visiteurs atteinte, merci à tous. Pour fêter ça voici un avant goût du prochain
article à venir.Au programme ? Les morilles noires ! Et oui, enfin les précieuses nigra se sont
dévoilées à nous. Malheureusement pour moi, ce n'est pas mon flaire de Renarde qui a pu les
débusquer mais l'oeil de lynx de Sir Chat !

Bonne cueillette à tous ! Voilà donc les premières morilles 2015 !
La Renarde et le Chat.

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1 février 2015

Janvier au jardin.

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Janvier, le mois s'annonçait semblable à décembre : pas de neige, un temps détraqué, des températures exceptionnellement élevées, de l'herbe verte et des oiseaux qui gazouillent dans tous les sens. Puis sur la fin du mois, l'hiver s'est installé pour de bon. Les températures sont passées de manières régulières sous le 0°C, un épais manteau neigeux a prit place depuis dix jours sur la végétation et semble ne plus vouloir partir, alimenté de manière régulière par de gros flocons. 
Pour se réconforter, il y a la cheminée, les fleurs que mon homme m'offre (et il n'y va pas de main morte hé hé hé) et puis nos tous nouveaux voisins à plumes. Le jardin leur offrent le gîte et le couvert et même sous la neige, les baies gelées des framboisiers et des houx, les restes des fruits tombées comme les pommes, les noix et les noisettes reste un festin de choix.

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Plutôt discrets, ses grands oiseaux d'origine asiatiques font le bonheur des chasseurs. Ici il semblerait qu'il s'agisse non pas d'animaux sauvages mais d'animaux élevés pour la chasse : élevés en volière et arrivés à maturité, ils sont relâchés dans la nature... j'ai un peu de mal avec ce type de procédés. Depuis quelques jours les volatiles ce sont fait à notre présence, il même possible de les approcher à moins d'un mètre.

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 Ce bel oiseau c'est le faisan de Colchide (Phasianus colchicus). On le nomme également faisan de chasse ou faisan à collier. Présent en Europe depuis le Moyen âge, il est devenu commun dans nos contrées. Proches des poules, les faisans peuvent s'hybrider avec elles mais les individus obtenus sont stériles.

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 C'est un oiseau qui a besoin de beaucoup de calcium et qui affectionne les terrains calcaires d'où sa forte présence chez nous. Il y a un fort dimorphisme de couleurs mais aussi de taille chez les deux sexes. Les mâles sont bariolés et mesurent 90 cm, les femelles ont des teintes plus discrètes et atteignent 50 cm. Parfois on rencontre un faisan noir (aussi bien mâle que femelle). Il s'agit d'une sous espèce dont les individus on un plumage sombre, un meilleur vol et un gabarit plus petit que ceux de l'espèce type.

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 Les faisans de Colchide ont un régime alimentaire varié. Ils mangent des graines, des insectes, des vers, des mollusques, des fruits et parfois même de petits batraciens si l'occasion se présente. On peut le rencontrer dans les broussailles, les friches, les lisières et les zones agricoles et la nuit dans les arbres où il dort.

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 C'est un peu prés tout pour janvier je crois. Peu voir pas de sorties. En effet, l'hiver n'est pas ma saison ou du moins si. Pas de longues ballades en forêt ou dans le jardin. Le temps est à la lecture, au tri photo, à l'analyse. Mes dernières acquisitions que je recommande chaudement : "Arbres et arbustes" de Vaclav Vetvicka et de Vlasta Matousova, "Les mots, la mort, les sorts" de Jeanne Favret-Saada, "350 abres et arbustes" de Marget et Roland Spohn, "400 arbres et arbustes" de Bruno P. Kremer et surtout, le meilleur du meilleur, "A la rencontre des Orchidées sauvages de Rhône-Alpes" ducollectifde la société Françaised'Orchidophilie Rhône-Alpe.

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21 janvier 2015

Le jardin en Novembre.

PB130109Comme l'indique le titre, j'ai un peu de retard... mais je suis sur la bonne voie pour me mettre à jour, voilà déjà la fin de novembre qui pointe le bout de son nez. La saison a été vraiment belle, plus fraîche qu'octobre ce qui est bien normal, mais aussi bien plus chaude que les autres années. Certains arbres bourgeonnes, de nombreuses plantes sont vertes voire fleuries... la nature est folle ! C'est le bon moment pour récolter les herbes du jardin, avant que les premières gelées ne les abîmes pour de bon. Les pieds laissés nus seront paillés puis abriter du froid et des animaux gourmands comme les chevreuils pour donner l'an prochain d'aussi belles pousses, du moins je l'espère.

Il reste quelques champignons aux douces senteurs qui viennent nous rappeler le temps des cèpes, des girolles et des paniers pleins mais aussi des châtaignes.

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 Ho les belles plantes ! Le gel arrive, il faut vite récolter les aromatiques du jardin au risque de voir leurs feuilles être abîmées par le froid et ne plus être bonnes pour la confection d'infusion.
1 : La menthe verte (Mentha spicata L.) en tisane est tonique et bénéfique pour l'ensemble du système digestif. Elle donne bonne haleine, rafraîchie et est riche en antioxydants.
2 : La mélisse officinale (Melissa officinalis) est à utiliser avec beaucoup de parcimonie. En effet son goût très prononcé peut vite devenir désagréable. Dommage car elle est apaisante, digestive et même antivirale.
3 et 4 : La verveine citronnée (Aloysia citrodora) est aussi nommée verveine du Pérou ou verveine odorante. De saveur douce, elle est utilisée pour ses propriétés sédatives, antifongiques et antispomodiques.

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 Dans un bon panier en châtaignier destiné d'ordinaire aux champignons (que l'on ne trouvent plus en cette saison), les bouquets ont été disposés pour sécher. Ils seront utilisés tout au long de l'hiver.

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Le jardin est presque vide mais on trouve encore de quoi se mettre sous la dent. Choux (1) et oseilles (2) sont légion. Quant aux framboisiers (4), ils font office de refuge pour les chats et les oiseaux. Pour ce qui est de la belle et toxique euphrobe réveille matin (Euphorbia helioscopia (3)), elle a prit possession du reste du potager.

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 La lépiote brun-lilas (Lepiota brunneolilacea) est un champignon toxique voire mortel que l'on rencontre de la fin de l'été à la fin de l'automne, dans les pelouses et les lisières de forêt jusqu'ne moyenne montagne.

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 L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea) que l'on rencontre dans tout l'émisphère Nord et parfois dans les zones du Sud où il a été introduit involontairement par l'Homme. Il en existe 9 sous espèces. Comestible jeune, c'est à partir de lui que dans les années 90 a été synthétisé un nouvel antibiotique.

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 Le noisetier (Corylus) est parfois utilisé pour la confection de baguettes de sourciers, à l'aide d'une fine branche fourchue. Mais le plus souvent c'est dans la fabrication de vannerie qu'on l'emploi, en particulier pour les paniers.

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 1 et 2 : Les coprins chevelus (Coprinus comatus) sortent toujours au même emplacement années après années. Comestible crus ou cuits, il faut très rapidement les consommer au risque de les voir devenir indigestes.
3 et 4 : Voilà un bel inconnu quine va pas sans évoquer le Saint George, champignon prisé. Il est fort à parier qu'il appartient à la famille de ce dernier : les tricholomes.

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 La curiosité des chats est sans limite, que se soit pour découvrir une nouvelle cache pour dormir (Sic le dessus de la chaîne hifi), ou une nouvelle bêtise (faire s'effondre la bibliothèque de la chambre)...

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 Il ne faut pas oublier non plus que ce sont de formidables chasseurs qui régulent les populations de rongeurs dont l'appétit féroce font des ravages dans les gardes-manger et les greniers, en particulier quand ils sont bien remplis.

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 Les mésanges charbonnières (Parus major) sont des oiseaux territoriaux. Ayant un comportement grégaire, elles se réunissent pour se nourrir. Graines, insectes, de baies ou encore de fruits font partis de leur régime alimentaire. De la mésange, on ne dit pasqu'elle chante mais qu'elle zinzinule.

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 Les plantes sont à sécher, les chats "rangés" et presque sages. Le soleil tape fort sur les carreaux... il n'y a rien d'aussi bon je crois. Ces quelques jours de beau temps remplacent aisément dans les mémoires la grisaille et les grosses pluies qui cet été, ont fait tomber bien des sourires.

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13 janvier 2015

Un weekend à Sault.

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Petit tour par le Vaucluse et par la commune de Sault. Située à 763 mètres d'altitudes, le village donne accès aux nombreuses randonnées situées sur le mont Ventoux. Entourée de forêts, son sol calcaire est parfait pour la culture de la truffe noire, de la lavande et du lavandin.

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Que dire sur Sault ? Que la ville apparaît pour la première fois dans les textes en 859 sous le nom de Saltus, ce qui désigne une terre sauvage et boisée. A la renaissance le bourg devient un comté dirigé par une famille ici de chez, le Dauphiné, les biens nommés Morard... oui tout de suite avec un tel nom, ba ça en jette moins.

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Spécialité locale, la réalisation de colombages en torchis pour les plafonds. Les maisons sont typique du sud, toutes de pierres et en hauteur. La plupart d'entre elles datent du XVIe siècle. Elles sont adaptées pour que bêtes et hommes cohabitent mais aussi pour que les récoltes de fruits et de céréales sèchent à l'abris des rongeurs sur des terrassent nommées trihard.

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La culture de la lavande fait partie intégrante du paysage local avec l'élevage ovin. Connue depuis l'antiquité pour ses nombreuses propriétés médicinales, elle appartient à la famille des liamacées au même titre que le menthe et la verveine. Mellifère, elle se porte particulièrement sur les terres calcaires très ensoleillés.

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Le lieu fait le bonheur des spéléologues avec de nombreuses cavernes à explorer, parfois au pied même du village. Les vestiges qui y ont été découvert sont exposé dans le musée de la municipalité qui présente une collection très éclectique mêlant fossiles, armes blanches anciennes ou même momie !

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Pourquoi aimer Sault ? Pour son nougat ! La nougaterie Boyer se trouve dans le centre du village et est réputée pour ses petites douceurs. Fondée en 1887, le nougat est composé de produits locaux : miel de lavande et amandes provençales. Oeufs en neige et sirop de sucre viennent s'ajouter.

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N'oublions pas les macarons, les galettes d'épautre, les calissons, les amandes enrobées, les fruits confits et les guimauves à l'ancienne ! Un vrai paradis pour tous les gourmands et les amoureux de terroir. Le nougat deSault a même sa propre page sur Wikipédia ! 

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Depuis 1515, tous les mercredis se tient le marché sur la place du village. Légumes, savons, saucissons, fromages et autres produits locaux sont proposés. Le 15 août c'est sur la place de de l'Hippodrome que se fête la lavande à Sault. Folklore et épices font bon ménage.

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Retour à l'ermitage, entre les allées des grands platanes pour profiter des derniers rayons du soleil. Les températures sont exceptionnelles pour la saison cequi donne l'occasion de voir de nombreuses plantes en fleurs.

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Vielles pierres et magies des grands arbres, les habitations locales ne manquent pas de charme. Y passer une nuit nous replongent dans des oeuvres emblématiques tel que "Le château de ma mère".

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Ineffables parfums de rouges fruits confits,
Délicates saveurs âpres de raisins mûrs.
L’ivresse est profonde et la narcose embellit
L’instant si fugace au potron-jacquet azur.

Ah ! Le long des chemins hasardeux de Provence,
Je respire la saponaire et la lavande
Aussi ces infinies bacchanales fragrances
Que le Sombre et le Libeccio austral répandent.

Didier Sicchia

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Fleurs, baies, nid et sève montante... c'est non pas un été indien mais un printemps avant l'heure qui s'annonce ici. Papillons et guêpes parcours les airs, les oiseaux chantent... décidément dame nature perd la tête.

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L'ancien verger est une véritable mine d'or pour la biodiversité. Les écorces des vieux arbres servent d'abris aux insectes pour s'abriter des froids à venir et de garde-manger pour les oiseaux tel la sittelle troche-pot

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Incroyable, rencontre avec mes touts premiers et véritables sanguins (Lactarius sanguifluus), délices du sud très prisés. Une orchidée aux larges feuilles fait une sortie remarquée au milieu des pommes de pins et des feuilles dorées de l'érable champêtre (Acer campestre) tombées au sol.

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L'if commun (Taxus baccata) est un arbre avec une incroyable duré de vie. Réuni en bosquet, on parle d'ivaies qui sont souvent des bois sacrés. C'est un arbre extrêmement toxique et même mortel, don seule la chair des baies (et non les graines qu'elles contiennent) et comestible. Chaque année il entraîne de nombreux décès.

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Aperçu des différentes baies de la campagne environnante :
1 : le gui blanc (Viscum album) est une plante parasite qui tir son énergie en partie de la sève des arbres sur les quelques il se nourrit. Ses feuilles se consomment en infusion. Il peut être toxique.
2 : Le prunellier (Prunus spinosa) produit des prunelles, riches en vitamines C et en tanins.
3 : Le rosier des chiens (Rosa canina) donne quand à lui les célèbres cynorhodons appelés aussi grattes-culs en raison de leur utilisation comme poil à gratté. Ils peuvent être récoltés et consommés après les premières gelées.
4 : Le fusain d'Europe (Euonymus europaeus) présente les plus belles des baies : oranges dorées dans une cosse rose pétant. Très toxiques, elles ne sont là que pour le plaisir des yeux.

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Avec l'aubépine (Crataegus) et quelques vieux chênes pédonculés (Quercus robur L.), ces divers arbustes composes des haies épaisses qui servent à parquer le bétail et à protéger les cultures du vent et des sangliers.

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Nouvelles terres, nouveaux champignons, il faut se familiariser avec de nouvelles espèces. Parmi celles-ci de grands classique comme la russule du fiel (Russula fellea) ou l'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea) mais pour les autres, mystère.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera), délicieux champignon au goût de noisette semble se plaire sous ces latitudes. Au four ou à la poêle, elle se cuisine facilement. Sa grande taille permet de vite remplir un panier. Attention toute fois à na pas confondre avec d'autres espèces de lépiotes comme la lépiote brun-incarna qui peuvent être mortelles.

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Qui dit chêne et sol calcaire dit truffes. Il n'est pas rare de rencontrer des chênaies très surveillées. En effet le recel de ce précieux et rare champignon est un fléau qui met souvent les producteurs sur la paille. La saison de production a débuté en douceur cette année.

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Voilà un sympathique rond de sorcièredans la forêt. Un rond de sorcière, appelé aussi cercle de fée est la manifestation d'un mycélium qui s'étend. Dans les croyances populaire on y voyait surtout la manifestation de pratiques magiques, bonnes comme mauvaises.

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Il fallait bien qu'il se pointe celui-là, l'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare). A lui seul il représente presque 50% des espèces de champignons rencontrées en Europe. Malheureusement il n'est pas comestible. Peut être que ceci explique cela. En tout cas un chouette weekend qui sans bon la Provence.

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