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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
  • Grande amoureuse de la nature, j’ai pu me rendre compte du besoin urgent de nature dans notre société. Fort de ce constat, je me consacre à mon échelle à faire découvrir les beautés de notre monde.
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5 avril 2016

Animation Nature : l'araignée et les insectes.

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Atelier sur les insectes et les araignées.

Petite atelier sur la découverte des insectes et des araignées avec les enfants de l'école de Velanne. C'est une super occasion de sortir mes insectes pris dans la résine, ma grosse maquette d'araignée, mes plumes et mes dents de requins, de sortir les vieilles émissions de "C'est pas sorcier" sur l'ordinateur ou encore mes fossiles de crottes de dinosaures (véridique !). C'est vraiment dans ce type d'animations que je m'éclate le plus.

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26 mars 2016

Anniversaire.

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wwwAujourd’hui La Renard des Alpes a 4 ans. Vous êtes bientôt 300 000 à être passés par chez moi et ça me fait énormément plaisir. Que de projets depuis 2012, des collaborations, des sorties groupées, des expos, des ateliers … c’est formidable et c’est pas prêt de s’arrêter. Merci à tous, du fond du coeur.

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Depuis l'arrivée de mon nouvelle appareil photo j'ai des dizaines et des dizaines de photos d'animaux et surtout d'oiseaux à vous présenter, j'ai hâte de vous les montrer dans les prochains articles. D'ici là je vous souhaite une bonne journée depuis la plaine du Mont Ventoux où je me trouve pour quelques jours.

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La saison des morilles débute doucement chez nous mais pas de panique, je suis persuadée que dans quelques jours nous trouverons les premières, ce qui ne m'empêche pas d'êntre impatiente. En attendant au programme c'est plâtré de pézize et malgré leur odeur et leur aspect, c'est juste divin !

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1 mars 2016

Le parc de Campagne Pastré.

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 Campagne Pastré est un parc arboré qui s'ouvre en de nombreux chemins sur le Parc Naturel des Calanques. Il est issu d'un don de la Comtesse Pastré, célèbre mécène qui pendant la seconde guerre mondiale s'illustrat en protégeant des artistes juifs dans son château situé aujourd'hui au coeur du parc. Malheureusement le lieu pourrait devenir privé ou être rasé pour accueillir des bâtiments publiques mais rien n'est encore joué.

 

Le mimosa d'Hiver (Acacia dealbata).

 C'est une plante qui nous vient d'Australie et qui a été implantée en Europe à la fin du 18e siècle et qui est très populaire en fleuristerie. Elle pousse dans le sud de la France où elle se montre invasive et dangereuse pour la faune et flore locale. Ele fleurit en hiver chez nous mais en été en Australie car les saisons sont inversées d'un hémisphère à l'autre. Son essence est utilisée en parfumerie en grande quantité même si la fleur s'avère fragile.

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Elle se rencontre partout dans les régions du monde où le climat est de type méditerranéen et où le sol est sec voire aride. Le bombyx du pin (Dendrolimus pini) est l'un des prédateurs naturels de cette plante. Toxique, elle était utilisée autrefois comme plante médicinale. Les jeunes pousses peuvent se consommer.

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Le ciste blanche (Cistus albidus).

Appelé aussi ciste cotonneux, cet arbrisseau pousse dans les sols calcaires. Ses feuilles cotonneuses, blanches et veloutées lui ont donné son nom. Il supporte très bien le feu et est l'un des premiers à reboiser les zones ayant subi des incendies. Il a l'avantge de donner des fleurs roses tous les jours entre le moi de mai et de juin.

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Le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).

Voilà un autre ciste bien présent en Méditerranée sur les sols calcaires et qui fleurit lui aussi de mai à juin en plein soleil et loin des embruns. Ses feuilles sont étroites, fines et semblent gaufrées. Sa floraison blanche est moins abondante. Il est également utilisé pour reboiser et recoloniser les zones arides sinistrées par le feu. Ses graines sont disséminées par les petits animaux comme les rongeurs ou les oiseaux, on parle alors de zoochorie.

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L'iris d'Algérie (Irsis unguicularis).

 Voilà un bel iris que j'ai pris plaisir à regarder. Bien qu'il semble spontané et ne se plaire que dans les fourrés reculés du parc, il n'est pas originaire de chez nous mais de Grèce, de Syrie ou encore de Tunisie. On le reconnaît à ses pétales lisses et ses feuilles étroites. Odorant, il attire les insectes dès le début sa floraison, c'est à dire à la fin de l'hiver et au début du printemps. Aujourd'hui les cultivars de cette plante fleurissent les jardins.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

En ce moment on ne peut pas le louper. Typique des garrigues, il est souvent atteint de galles dû à des pucerons ou des acariens. Celles-ci sont odorantes et ont des formes atypiques. C'est de lui que l'on tire le mastic, une gomme parfumée utilisée dans de nombreuses régions du monde en médecine et en soins du corps.

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La Germandrée tomenteuse (Teucrium polium).

 Il existe énormément de sous espèces de cette germandrée aux feuilles blanches qui semblent parfois argentées et aux fleurs jaunes. Parmi les espèces recherchées voir rares on dénombre la germandrée des dunes (Teucrium polium L. subsp. dunense) et la germandrée pourpre (Teucrium polium subsp. purpurascens). Dès juin elle fleurit, et cela jusqu'à août. On la rencontre dans beaucoup de pays européens, maghrébins et du Moyen-Orient.

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L'écureuil roux (Sciurus vulgaris).

En fonction de son milieu, de la période de l'année voire même de son âge, l'écureuil roux a un pelage qui
varie du fauve au gris foncé. Attention à ne pas le confondre avec l'écureuil gris d'Amérique du Nord (Sciurus carolinensis), un cousin invasive qui fait bien du dégât dans les forêts anglaises et du nord de l'Italie.

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Le château de Campagne Pastré.

 C'était un lieu très prisé sous le second Empire (dès 1860) pour ses fêtes grandioses. Il abritait le musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode. Depuis 2012 n'est plus ouvert. Ses collections doivent être transférées au musée du parc Borely. Il faut savoir que la ville de Marseille fût l'un des hauts lieux de la faïence.

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Les arbres de la garrigue.

La plupart d'entre eux sont très résistants au feu. Ils ont aussi la particularité de pouvoir résister aux vents violents, parfois au sel et surtout aux sécheresses. Parmi ces arbres d'exceptions, les plus célèbres sont le chêne vert (Quercus ilex), le pin d'Alep (Pinus halepensis) et l'érable de Montpellier (Acer monspessulanum).

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La coronille glauque (Coronilla glauca).

Cet arbrisseau aux nombreux noms scientifiques fleurit de la fin de l'hiver jusqu'au milieu du printemps. Ses fleurs d'un beau jaune vif sont très parfumées, abondantes et bénéfiques aux abeilles et aux autres insectes car mellifères. Pour la reconnaître rapidement, il faut regarder le feuillage qui se découpe en 5 ou 7 folioles. 

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La bruyère à nombreuses fleurs (Erica multiflora).

Cette bruyère fleurie pendant cinq mois d'affilés, donnant des fleurs roses petites mais abondantes d'août à décembre, ce qui fait de la garrigue un lieu fleurit toute l'année. On la rencontre dans huit départements français bordant ou étant entourés par la Méditerrané. C'est sur les sols pauvres et pierreux qu'on la trouve le plus.

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L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides).

Un peu surprenant de la rencontrer ici, mais cela vient du fait que les arbres forment par endroit des bosquets de forêt denses, sombres/ombragés au sol humifère et légèrement humide. Elle peut atteindre 90 cm de haut et former de nombreux rameaux. C'est une plante que l'on rencontre sur tout le territoire français.

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La morelle noire (Solanum nigrum).

 C'était une plante très appréciée des amateurs de magie noire, ou du moins, elle était présentée de cette manière dans l'imaginaire collectif du milieu à la fin du Moyen Âge. Elle entrait dans la composition d'onguants. Elle était aussi utilisée comme plante médicinale dans les campagnes malgré sa toxicité importante.

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Voir la mer.

Depuis les hauteurs du parc et le début des circuits qui traversent les Calanques, on peut avoir vue sur la mer. Les différents points de vu permettent d'observer la baie Marseillaise et ses îles dans leur ensemble. On peut ainsi assister au départ des cargos, des bateaux de croisières, des voiliers et des marins pêcheurs.

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Les allées du parc.

Elles sont bordées de pins maritimes (Pinus pinaster). On reconnaît ses arbres à leur port haut, à leur écorce rouge crevassée et à leurs aiguilles regroupées par deux. On rencontre aussi bien d'autres espèces végétales comme des oliviers (Olea europaea), des buis (Buxus sempervirens) ou des chênes (Quercus). On peut également voir beaucoup de canaux avec une faune variée : libellules, poissons, araignées d'eaux et grenouilles.

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La pie bavarde (Pica pica).

Avec les "changements du monde", cet oiseau tend à quitter les campagnes pour s'installer de plus en plus dans les villes. Encore aujourd'hui elle est très piégée et donc tuée malgré le fait qu'il soit établie qu'elle ne fasse pas baisser les populations d'oiseaux qui en seraient victime. Ces piégeages seraient la première cause de régression de cette espèce dans de nombreuses régions. Pourtant elle a un rôle important dans la nature.

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Le mot de la fin.

Voilà le dernier article de cette série sur les parcs marseillais qui bientôt sera complétée par un article sur le Parc de la Tête d'Or. Pour revenir à Campagne Pastré, c'est un endroit agréable qui offre une grande variété de services. Il est ainsi possible de monter à cheval dans le centre équestre qu'il abrite ou de sauter de branche en branche de la parc d'accrobranche qui est installée dans le centre de celui-ci. Bref, c'est un endroit charmant.

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19 février 2016

La flore de la Corniche - Marseille.

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 Certains endroits urbains sont atypiques. La Corniche en fait partie. Cette route longue de 3 km est fixée à la roche et longe la falaise en donnant une superbe vue sur les îles bordant les côtes marseillaises. Son nom complet est la "Corniche du Président John Fitzgerald Kennedy" en mémoire du défunt président américain. Elle relie Marseille au Petit Nice. On peut également y observer une flore riche et foisonnante.

  

La passiflore bleue (Passiflora caerulea).

 Elle n'est pas de chez nous mais originaire du Brésil. Les passiflores sont communes dans les jardins, celle-ci est particulièrement appréciée pour sa rusticité, elle résiste à des -17°C. Ses fruis semblent appétissants mais sont toxiques crus ou verts et bien que comestibles, ils sont peu goûteux et n'ont pas d'intérêts culinaires.

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La jusquiame blanche (Hyoscyamus albus).

 Cette belle solanacée n'est pas aussi commune qu'elle pouvait l'être il y a encore une dizaine d'année. Elle apprécie les friches et les zones abandonnées sur tout le pourtour méditerranéen. C'est une plante extrêmement toxique que l'on utilisait autrefois et (parfois encore aujourd'hui) pour fabriquer le célèbre sérum de vérité.

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Le tabac glauque (nicotiana glauca).

 Celle-ci aussi n'est pas de chez nous. Elle nous vient directement du Mexique. Dans sa région natale il peut atteindre aisément les 8 mètres de haut. D'ordinaire la floraison a lieu entre avril et novembre. Les fleurs sont butinées par les colibris et les papillons ayant une très longue trompe. C'est aussi une solanacée toxique.

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Le phagnalon repoussant (Phagnalon sordidum).

 On le croise ça et là dans les jardinières mais il s'agît bien d'un autochtone. On le trouve dans les départements bordant la mer Méditerranée. Il tient son nom de l'odeur désagréable qu'il dégage et qui le protège des ravageurs. Il faudra attendre mai pour voir les première fleurs discrètes s'ouvrir. La floraison prend fin en juillet.

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La criste marine (Crithmum maritimum).

 C'est une jolie plante de la famille des apiacées. On l'apelle parfois fenouil maritime en raison de son bon goût anisé. Attention toute fois, c'est une plante protégée et sa cueillette est réglementée car la belle se fait de plus en plus rare. On la trouve sur toutes les côtes du littoral français. Elle se plaît sur les roches ensoleillées.

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Cinéraire maritime (Jacobaea maritima) et autres plantes de falaise.

 La cinéraire maritime connu anciennement sous le nom de Senecio maritima fait fureur dans les jardineries. Avec d'autres plantes comme les invasives griffes des sorcières (Carpobrotus acinaciformis) et figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica), elle colonise sans encombre les endroits les plus escarpés des falaises. C'est aussi une plante qui montre la difficulté qu'ont eu les scientifiques à classifier certaines espèces avant l'arrivée du séquençage ADN d'où les très nombreux noms qui lui furent attribués : Othonna maritima ou Cineraria maritima.

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Les pittospores (Pittosporum sp.).

 Ils sont nombreux les pottospores à pousser dans les petits parcs de Marseille. Que ce soit chez les particuliers comme arbre décoratif ou dans les copropriétés comme haie, ils sont de partout. Le plus commun
est le Pittosporum tobira qui ne va pas sans évoquer le nom de notre ancienne Garde des Sceaux.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 C'est une plante qui a été utilisée dans la médecine populaire pour ses propriétés calmantes, en particulier en Italie. Aujourd'hui on l'emploie dans les oliveraies pour protéger les précieuses olives des ravages de la mouche de l'olivier (Bactrocera oleae) qui fait des ravages dans les cultures et met en péril la production d'huile. 

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La carotte sauvages (Daucus carota).

 On la trouve sur tout le territoire français. Elle n'est pas l'ancêtre de notre carotte orange que l'on trouve dans la plupart des cuisines (Daucus carota subsp. sativus) qui elle vient d'Iran. Pour revenir à notre carotte sauvage, c'est une plante précieuse qu'il faut garder chez soi car celle-ci est l'hôte du machaon (Papilio machaon).

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La Psoralée bitumineuse, (Bituminaria bituminosa).

 J'adore cette plante qui dégage une forte odeur de pneus et de goudron, on la croirait faite pour la ville ! Elle peut former des inflorescences denses au sommet de ses longues tiges qui parfois mesurent plus de 50 cm. Ses feuilles fines, trilobées (découpées en 3) et lancéolées (comme un fer de lance) la rendent facilement identifiable.

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Les fonds de la Méditerranée.

Ces derniers temps, des vidéos montrant les fonds de la mer on fait grand bruit, vous pouvez en voir un exemple ICI. Marseille n'est pas en reste. Pourtant les remous des vagues et le fond bleu caraïbéen font rêver mais quand on passe sous la surface, on s'apperçoit bien vite que les détritus sont bien présents et en nombre. C'est une catastrophe pour la faune et la flore mais aussi les baigneurs qui s'empoisonnent à coup d'huile de moteur.

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Les incontournables.

 Il est difficile de les louper dans un milieu qui leur convient aussi bien. Je vous présente à gauche l'héliotrope commun (Heliotropium europaeum) qui une belle plante mais toxique. À droite il s'agit d'un classique qui porte bien mal le surnom de ruine de Rome, il s'agît de la cymbalaire des murs (Cymbalaria muralis).

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 Le mot de la fin.

 J'aime particulièrement cette nouvelle forme d'articles plus ou moins longs ce qui rend la rédaction moins laborieuse pour traiter de mes excursions. De ce fait les publications seront plus fréquentes, enfin je l'espère. Pour ce qui est de cette présentation de la Corniche, il s'agît d'un avant goût de l'article à venir sur le jardin Valmer dont le flore est légèrement différente mais tout aussi riche et intéressante.

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15 février 2016

Sortie en montagne 13.

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N'est-il pas beau, ce sommet enneigé du mont Ventoux ? Été comme hiver il est d'une blancheur immaculée. Quand les rayons du soleil se feront abondants et chauds, la neige laissera rapidement place à de la caillasse tout aussi blanche. On y trouve une flore rare et de nombreuses espèces uniques en France.

 

Le Cynips de la galle ronde du chêne (Andricus kollari).

Ce cynips est un tout petit insecte de la famille des Cynipidae. Il est un lointains cousin des guêpes, des fourmis et des abeilles. Les femelles pondent leurs oeufs sur les rameaux du chêne pédonculé (Quercus robur). L'arbre va produire pour se protéger des tissus qui vont entourer le corps étranger et vont former une "noix de galle". Les larves vont s'en nourrir jusqu'à s'en extirper en perforant la paroi. Ces galles ne sont pas dangereuses pour l'arbre.

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La campanule fausse raiponce (Campanula rapunculoides).

 Cette grande campanule est très présente dans toute la partie Est de la France. On la rencontre dans les friches, les champs, les jardins, les forêts, les bords de route etc. Elle a été pendant un temps utilisée comme légume dans les potagers car ses tubercules et ses jeunes feuilles cuites à l'eau sont comestibles sans pour autant être très bons. C'est désormais dans les jardins qu'elle est cultivée pour sa beauté et ses dimensions.

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Le pavot cornu (Glaucium flavum).

 Ses feuilles sont très reconnaissables mais c'est surtout grâce aux longues cosses de ses fruits que l'on peut avec certitude le reconnaître. Ici sur la commune de Sault elle pousse un peu près à la hauteur maximale qu'on lui connaît : 800m. Elle est très présente dans le midi et le long des côtes françaises. Sa floraison se fait normalement entre février et juillet mais cette année elle est en avance comme pour de nombreuses plantes.

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La famille des trèfles (Trifolium).

 Les trèfles appartiennent aux fabacées. Ils vivent en symbiose avec des bactéries qui fixent l'azote au niveau de leurs racines. On rencontre de nombreuses espèces de trèfles comme le trèfle des prés (Trifolium pratense) présent sur les deux premières photographies ou le trèfle blanc/rampant (Trifolium repens) visible en dessous. Ils sont cultivés pour redynamiser les sols et comme fourrages pour de nombreuses espèces animales.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

 En voilà une autre à la floraison détraquée. D'ordinaire cette scabieuse fleurie de juillet à octobre. Celle-ci début décembre était encore bien ouverte. On la rencontre surtout dans le Sud-Est de la France dans les zones très ensoleillées et plutôt exposées à des températures chaudes, même sur un court laps de temps.

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Le silène enflé (Silene vulgaris).

 Il porte ce nom en raison des calices des fleurs bombés et nervurés. Les enfants les utilisent comme claques doigts en fermant l'extrémité ouverte d'une main et en écrassant de l'autre le ballon ainsi formé. Les jeunes pousses sont parfois récoltées pour être cuisinées crues ou cuites à l'eau pour leur goût de petit pois.

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La centaurée jacée (Centaurea jacea).

 Elle porte aussi le drôle nom de "tête de moineau". On la rencontre un peu partout en France dans les champs, les près et dans les milieux plus ou moins frais. Elle s'étant du Sud de l'Europe au Nord de la Sibérie. Elle est récoltée pour les structures pharmaceutiques pour les propriétés médicinales qu'on lui prête.

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Le Gaillet gratteron (Galium aparine).

 Pour le reconnaître il faut se fier à ses tiges carrées, aux petits fleurs blanches à quatre pétales, aux graines qui s'accrochent aux poils et aux feuilles se terminant par un léger crochet. On l'utilisait enfant comme "balle adhésive" en formant avec les tiges une boule qui s'accroche aux vêtements et aux cheveux. Les pousses sont parfois consommées en salade ou en soupe et parfois, comme traitement pour la peau en médecine populaire.

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L'absinthe (Artemisia absinthium).

 Nommée aussi armoise ou herbe sainte, elle est intimement liée à l'histoire des hommes. C'est une plante médicinale utilisée autrefois pour les maux d'estomac, les règles, les fatigues etc. Elle est surtout connue pour son utilisation dans la célèbre absinthe, alcool du même nom qui en France était très apprécié à l'époque des romantiques. Dans l'emploie médicamenteux comme dans l'alcool, elle s'avère toxique et dangereuse. Certains auteurs comme Charles Baudelaire s'en enivrait et la nommait "la fée verte", lui prêtant les traits d'une muse.

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Les églantiers sauvages (Rosa sp).

 On confond trop souvent l'églantier (Rosa canina) avec les autres espèces de rosiers qui pousse de manière naturelle en France. Bien qu'il soit très courant, il se différencie des autres espèces par la forme de ses feuilles, la couleur des pétales ou la taile des fruits. Néanmoins la distinction est rarement simple à faire.

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Le pin à crochet (Pinus uncinata).

 Très abondant au mont Ventoux, il résiste très bien au froid, à la neige mais aussi aux vents violents et aux fortes chaleurs. Pour certains botanistes il est une espèce à part entière mais pour d'autre il s'agît d'une sous-espèce du pin de montagne (Pinus mugo), ce qui entraîne parfois de vifs débats. On l'emploi pour reboiser les zones déforestées ou pour les industries gourmandes en bois, en particulier dans la construction de charpentes.

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L'étude des lichens : la lichénologie.

 Les lichens sont l'heureux mariage entre un champignon et une micro algue (pour simplifier les choses). La naissance d'un individu viable et fécond se nomme une lichénisation. La lichénologie se penche sur les phénomènes liés à l'apparition des lichens, des espèces découvertes et à découvrir, à leur symbiose, de la manière dont elles s'adaptent à travers le monde et à l'identification des champignons et algues les composants.

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Pelouses sèches de la vallée du Ventoux.

 C'est un milieu bien particulier où l'on rencontre des espèces rares. On parle de pelouse sèche quand on fait face à une zone composée d'herbes rases composées de graminées et de petites herbacées. Ce type de végétation se rencontre de manière ponctuelle au Ventoux en raison des forts vents dépassants parfois les 250km/h, du sol qui est très drainant, pauvre en substrat et en éléments, des pluies faibles et aux fortes variations de chaleurs.

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Les fruits de montagnes.

En montange on rencontre de nombreusesbaies qui peuvent aussi bien nourrir les oiseaux que les hommes. Les fruits d'aubépine (Crataegus sp.) étaient employés dans la confection de farine. Les pines de pin à crochet (Pinus uncinata) peuvent se consommer comme des pignons et les baies du genivrier commun (Juniperus communis) fait le plaisir des amateurs de choucroute. Par contre les frutis du lierre (Hedera helix) nous son toxiques.

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Le village de Sault.

 C'est une commune du Vaucluse qui culmine à 765 m d'altitude. Elle est entouré du haut de son piton rocheux de champs de lavande et de pâtures à moutons qui composent une partie de la vallée du Ventoux. Le climat y est rude : l'été y est sec et chaud, il n'est pas rare de voir des abondantes chutes de neiges l'hiver et le vent qui y souffle décorne un boeuf sans mal. Malgré cela, Sault reste un très beau village où il fait bon s'y promener.

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Cycle d'une plante annuelle.

 Comme leur nom l'indique, il s'agît de plantes qui ne vivent pas plus d'une année. Parmi celles-ci on trouve par exemple le basilic, la bourrache, la marjolaine, le datura ou encore le pourprier. De leur germination à leur mort, pas plus d'un an ne s'est écoulé. Pour favoriser la survie de l'espèce, elles ont une floraison rapide, prolongée et importante pour augmenter leur reproductivité et une production de graines souvent très abondante.

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L'oothèque de la mante religieuse (Mantis religiosa).

 C'est dans l'oothèque que la femelle de la mante religieuse dépose sa ponte, soit entre 200 et 300 oeufs. Elle la produit grâce à ses valves génitales qui donnent une soie résistante durcissant à l'air libre. C'est par la bande blanche que les petites mantes sortent à l'arrivée des beaux jours, c'est à dire vers le mois de mai.

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Le sous-bois des chêneraies.

 Le Ventoux est une terre de vins mais surtout de truffes noires (Tuber melanosporum). De ce fait on croise de nombreuses chênaies plus ou moins anciennes dont certaines abritent le précieux champignon. Sur le sol de celles-ci on trouve une variété de plantes importantes et atypiques car le chêne est un arbre qui laisse filtrer facilement la lumière. Ainsi des plantes peu commnes d'ordinaire dans les bois s'y épanouissent plutôt bien.

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Le mot de la fin.

 Un très bon séjour en perspective où la gastronomie a été à la fête. En effet, au Ventoux il y a de quoi boire et manger bien et bon .... mais les mollets ne sont pas restés inactifs pour autant ! Il a fallu d'autant plus affronter de terribles rafales de vent pour admirer le paysage. Heureusement qu'au centre du village se trouve une boutique de nougat pour motiver et redonner un peu de courage aux marcheurs au nez rougit par ce vilain temps.

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11 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 7.

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Voilà un grand article qui m'a prit bien du temps. La richesse de la faune et de la flore des Calanques et du mont St Cyr est exceptionnelle et il a été bien dur de choisir parmi les 876 photos les quelles garder pour vous faire un petit condensé de cette sortie (sans parler de l'incroyable paysage). Sur de nombreux clichés vous pouvez voir de petits papillons (zygènes). Je les présente un peu plus bas dans l'article. Si j'en parle en introduction c'est que ce jour là, c'est bien simple, il y en avait de partout ... mais vraiment de partout, au point qu'il était difficile parfois de photographier certains végétaux sans les inclurent dans la prise de vue. De ce fait vous allez beaucoup les voir. 

 

Scabieuse colombaire (Scabiosa colombaria).

Pas simple de faire la différence entre les knauties et les scabieuses, d'autant plus que certaines scabieuses sont devenues depuis peu dans la nouvelle classification des knauties. Pour exemple : scabieuse des champs = knautie des champs (Knautia arvensis). Ici il s'agît d'une scabieuse que l'on peut identifier par ses sépales.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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Le lierre grimpant (Hedera helix).

 Voilà une mal aimée. Le lierre grimpant n'est pas comme on le pense une plante qui se nourrit des arbres. Il s'en sert uniquement d'appuie pour capter le soleil. Il offre de nombreux avantages à leur hôte en limitant l'évaporation du tronc, en le solidifiant le bois fragile ou encore en le protégeant de nombreux parasites et prédateurs.

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L'héliotrope d'Europe (Heliotropium europaeum).

 C'est une plante commune que l'on rencontre sur de nombreux continents : en Eurasie et en Afrique. En dehors des éléments de détermination classiques, l'odeur fétide qui se dégage des feuilles froissées est un bon moyen de la reconnaître. Sa floraison est très longue et parfois peut se prolonger jusqu'à la mi-octobre.

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Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria).

 On le trouve un peu partout en méditerranée mais surtout dans les pays du Maghréb. Parfois confondu avec des espèces invasives comme l'ailante (Ailanthus altissima) ou le vinaigrier (Rhus typhina), il est surtout connu pour les épices que l'on en tire. On employait autrefois ses feuilles dans le travail des peaux animales.

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L'euphraise jaune (Odontites luteus).

 On la rencontre dans presque tout l'est de la France et ne fait l'objet de protection que dans le département de l'Alsace. C'est une plante de terrain sec qui se trouve couramment sur les sols pauvres. Ses fleurs jeunes forment dans la garrigue et le maquis de grands parterre dorés qui attirent de nombreux papillons.

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Le buplèvre arbustive (Bupleurum fruticosum).

 Cet Apiaceae est lui aussi typique du pourtour méditerranéen et il est l'une des rares plantes à bien résister aux embruns. Il attire les abeilles qui se délectent de son nectar odorant mais aussi toute sorte d'insectes gourmands. Habitué zones de friche  où le sol est sec et ensoleillé, il a gagné depuis peu sa place dans les jardins.

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La galle du Pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

 J'aime beaucoup cette galle en forme de main qui semble tenir la feuille. Elle est le fruit de toute une colonie de pucerons qui vive dans une déformation des tissus de la feuille. La feuille suite aux piqûres de ces insectes a formé une cavité solide qui produit un jus odorant et sucré dont les pucerons adorent se nourrir.

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La famille des Cicadidae.

 Ce sont nos chères cigales, celles qui ont fait battre le coeur des provençaux devant les films de Pagnol et qui désormais avec la hausse des températures montent peu à peu vers le nord de la France. Ainsi cet été on pouvait en entendre chanter quelques unes, comme depuis 4-5 ans, dans la ville de Grenoble !

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

On ne peut pas parler du Sud sans parler du romarin ! C'est l'épice qui compose en majorité le régime méditerranéen qui était il y a encore peu très en vogue. C'est une plante aux mille vertus qui parfum la garrigue et qui de ses fleurs violines et pâles la colorent. Autrefois les nobles gens le consommait après les repas pour se rafraîchir l'aleine, surtout quand les festivités se terminaient par des promenades faites en charmante compagnie.

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La céphalaire blanche (Cephalaria leucantha).

 On ne le dirait pas comme ça, mais cette jolie fleur blanche appartient à la famille des Caprifoliaceae, tout comme c'est le cas des chèvrefeuilles, des centhrantes, des cardères, des valérianes et de leurs cousines les knauties. Elle peut se rencontrer dans les pelouses sèches, pierreuses, pentues et baignées de soleil.

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Prendre le large.

Parfois, il suffit de faire quelques pas pour être perdu en nature sans vraiment quitter la ville. La randonnée du mont St Cyr permet ce dépaysement, en particulier si on tente de le gravir en passant par le Parc de Bruyères. Facilement accessible par le bus, ce joli espace vert est relativement sauvage et laisse vite place aux calanques.

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 De ce fait en moins d'une heure de marche on se retrouve sur les hauteurs à regarder la ville de haut et à se dire que l'on vient de l'autre bout de celle-ci. Et puis on peut aussi prendre plaisir à dominer la mer qui ce jour là était comme à son habitude calme, à voir au loin le stade Vélodrome et à observe la frénésie de la métropole.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

 Quand on lit son nom scientifique (latanisé), on se dit qu'il est parfois bien plus simple de connaître la nom vernaculaire (commun), du moins pour certaines plantes. C'est à cet arbre que les civilisations grecs et romaines (et bien d'autres) doivent leur gloire passé et le rayonnement culture, économique et militaire qu'elles exercèrent à l'antiquité. En somme il fût un peu ce que le pétrole est à l'heure actuelle pour nos sociétés modernes.

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Son nom vient de l'arabe "saras" : "plante épineuse" qui donna en espagnol "zarzaparrilla" et en portugais "salsaparilla " puis en français "salsepareille". Certains la connaissent grâce au dessin animé les schtroumpfs. Dans celui-ci la plante est leur plat favori et elle a même été le titre de l'un de leurs albums BD.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Pendant fort longtemps elle eu mauvaise réputation et fût malheureusement classée parmi les "mauvaises herbes". Aujourd'hui on redécouvre  son rôle bénéfique, en particulier dans la culture des oliviers qu'elle prémunit d'un grand nombre de parasites, en particulier de la mouche de l'olive (Bactrocera oleae). Cet insecte pond dans les olives ses oeufs qui donneront une larve vorace qui se nourrira du fruit. Cela entraîne la chute du rendement.

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La bruyère multiflore (Erica multiflora).

 Difficile de la louper en cette saison temps sa floraison est abondante et colorée. Cette plante de plein soleil se contente aussi du mi-ombre. On la trouve dans le sud de l'Europe, le nord de l'Afrique et l'ouest de l'Asie. Bien qu'elle est tendance à apprécier les sols neutres voir plutôt basiques, elle s'accomode très bien des sols calcaires des alentours de Marseille, du moment qu'elle est à l'abris du sel marin et des embruns de la mer.

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C'est un bel arbuste qui peut atteindre 80 à 100 centimètres de haut et qui parfois présente des fleurs un peu plus claires (hypochromie) ou au contraire très vives (hyperchromie). Attention à ce qu'elle n'ait pas les pieds dans l'eau, le terrible champignon Phytophthora pourrait parasiter sa racine et la faire rapidement péricliter.

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 C'est une plante nectarifère qui est précieuse pour les apiculteurs car à la période où elle fleurit, il n'y a pas grand chose pour nourrir les abeilles. Le miel de bruyère est assez recherché quoi que peu prisé en France.  L'Allemagne et les Pays de l'Est en font une grosse consommation pour les vertus médicinales qu'il aurait.

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Le ciste cotonneux (Cistus albidus). 

 Ce joli ciste porte bien son nom de cotonneux quand on voit l'aspect de ses feuilles douces et poilues. Elles lui ont aussi donné son surnom de ciste blanc qui est assez trompeur car il laisse penser que ses fleurs sont blanhes, hors elles sont d'un rose éclatant avec des pétales maculés et un coeur jaune vif.

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La punaise verte puante (Nezara virudula).

Pas chouette comme nom pour cette pauvre punaise mais tellement parlant ! Avec son rostre (trompe) elle perfore les végétaux pour se nourrir de leur sève. Elle a la particularité d'être facilement identifiable quand elle est juvénile et à la fâcheuse tendance dès son plus jeune âge a dégager une odeur nauséabonde pour se défendre des prédateurs, en particulier des fourmis qui peuvent représenter un danger pour elle et sa plante hôte.

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La plante des morts.

 L'immortelle commune (Helichrysum stoechas) tient son nom des anciennes coutumes mortuaires. On coiffait les défunts avec des couronnes de cette plante car elle était réputée apporter gloire et reconnaissance. J'aime beaucoup cette petite anecdote. C'est une plante protégée parfois encore ramassée pour les propriétés qu'elle aurait. À savoir, elle serait anti-inflammatoire, cholagogue, antibactérienne, antigfongique, antitussive etc.

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Le crache sang (Timarcha tenebricosa).

 Drôle de nom pour ce petit scarabée. Cela vient de la faculté qu'il a à faire suinter des articulations de ses pattes un liquide orangé tirant parfois sur le rouge qui a très mauvais goût et qui a l'avantage débecter ses prédateurs. Il régresse un peu partout en France de manière alarmante à cause des politiques de fauches abusives.

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Les cytises (Labrunum).

 Ces arbres à la floraison abondante et souvent jaune sont de véritables forteresses. Leurs grande taille et leurs longues épines les protègent de la plupart des herbivores terrestres, mais ils sont aussi très toxiques à cause du taux d'alcaloïde qu'ils contiennent et qui peu augmenter en présence de pollution de l'air et des sols.

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La centaurée rude (Centaurea aspera).

 Cette petite centaurée n'a pas l'air très accueillante aux premiers abords quand on voit son calice. Pourtant, les dents qui se trouvent à l'extrémité des bractées (elles sont au nombre de 3, 4 ou 5) sont inoffensives et bien pratiques pour l'identifier. Les sols pierreux et sableux, bien exposés au Soleil lui plaisent beaucoup.

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La psoralée bitumineuse (Bituminaria bituminosa).

 J'ai déjà eu l'occasion de vous parler ICI de cette drôle qui ne paye pas de mine. Il suffit de frotter ses feuilles et de sentir l'odeur de bitume et de pneu chaud qui s'en dégage pour comprendre l'attrait qu'elle suscite. On lui donne à ce titre les surnoms d'herbe à goudron ou de trèfle bitumeux bien qu'elle n'en soit pas un.

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Le bois Garou(pour attiser l'imaginaire).

 En voilà une belle plante qu'il ne faut peut être pas croiser par une nuit de plaine lune. Le daphné sainbois (Daphne gnidium) est aussi appelé daphné Garou, Sain-bois ou simplement Garou. Présent dans les lieux que l'on peut qualifier d'arrides, ses baies toxiques voire mortelles font le bonheur des petits oiseaux. 

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L'arbousier (Arbutus unedo).

 Il appartient à la famille des Ericaceae comme les bruyères. On le connaît plus souvent dans le sud sous le nom d'arbre aux fraises en raison de l'aspect de son fruit.Comme son nom l'indique il est préférable d'en manger pas plus d'un cru (cuit c'est excellent) si on ne veut pas prendre le risque de subir une vilaine colique.

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La zygène de la bruyère (Zygaena fausta).

 Le voilà ce fameux papillon qui semble avoir prit possession de toute la végétation environnante et qui semble même être un petit peu trop curieux ! Parmi les 27 espèces de zygènes présentes en France, elle est l'une sur la quelle on est le moins documenté. Ils sont très faciles à approcher de part leur vol lent et lourd.

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Leur couleur vive et voyante est un avertissement pour les prédateurs. En effet leur organisme contient toute une série de toxines et de produits virulents comme le cyanure qui les rendent parfaitement inconsommables. De se fait elles peuvent sortir tranquillement à la lumière du jour sans avoir grand chose à craindre.

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 Cette zygène assez commune se rencontre un peu partout en France et dans le sud est de l'Europe. Les chenilles se nourrissent de fagacées comme la cornille ou le gênet (mais aussi d'autres familles) puis se transforment en papillons aux alentours de juin. Elle ne fait pas l'objet de protection particulière en France.

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L'euphorbe characias (Euphorbia characias).

J'ai pendant quelques temps cru qu'il s'agissait d'une plante ornementale échappée en pleine nature car chez nous, elle fleurit de manière artificielle les parcs et les ronds points. Cette euphorbe pousse de manière spontanée et naturelle dans la garrigue. Comme toutes les plantes de cette famille elle est très toxique.

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Le fenouil commun (Foeniculum vulgare).

 Son parfum aromatique et anisé, ses fleurs jaunes et ses feuilles atypique ne trompent pas, il s'agît de ce que nous nommons parfois vulgairement du "fenouil sauvage". Il est l'un des hôtes principaux du machaon (Papilio machaon) dont l'impressionnante chenille en grignote les parties aériennes sans endommager le bulbe.

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L'ibéris à feuillesde lin (Iberis linifolia).

 C'est une très jolie fleur protégée dans toute la région PACA Elle fait d'ailleurs partie de la liste rouge des espèces menacées en France et à le statut de protection de vulnérable (VU). Elle apprécie les zones sèches, les rocailles calcaires et les éboulis. On peut la trouver à proximité de la mer comme en haute montagne.

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Les araignées crabes (Misumena vatia).

 Cette famille d'araignée (Thomisidae) se rencontre aux quatre coins du monde excepté dans les régions arctiques. Les individus qui la compose ont pour nom araignées crabes même si celui-ci est souvent donné à une espèce en particulier : la thomise variable que l'on peut voir si dessous en photo et qu ia une démarche de crabe.

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La Tarente du midi (Tarentola mauritanica).

 On a souvent tendance à croire que de nombreuses espèces réputées pour être exotiques ne sont pas présentes de manière naturelle en métropole. C'est pourtant le cas. On peut trouver ainsi des scorpions, des tarentules mais aussi comme ici des geckos propres à notre pays avec cette jolie espèce plutôt commune mais discrète.

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Le souci (Colias croceus).

 ll n'est pas question d'une fleur mais d'un papillon. Le soucis appartient à la famille des piérides dont de nombreuses espèces sont mal aimées en raison des dégâts que provoquent leurs chenilles dans les potagers. Son vol est très rapide et il est difficile de le saisir en photo. On le trouve partout en France, que ça soit sur les bords de mer jusqu'au dans le Nord en passant par les montagnes, parfois à plus de 2 200 mètres d'altitude !

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Le chêne kermès (Quercus coccifera).

 Ce petit arbuste est typique de la garrigue lui aussi. Contrairement à la plupart des chênes qui sont grands et massifs, celui-ci est raz et forme des buissons denses. S'il est aussi petit c'est pour résister aux vents puissants et aux embruns. Certains spécimens bien abrités peuvent atteindre 3 mètres. Je trouve que c'est une plante assez incroyable quand on sait que certains individus haut de 20 à 30 centimètres peuvent avoir 100 ans si ce n'est plus.

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Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

On reconnaît se criquet (à ne pas confondre avec les sauterelles) a ses ailes bleues bordées de noires qui lorsqu'il saute donne l'impression de voir un papillon prendre son envole. La partie supérieur se colore en fonction de son environnement et peut tirer sur le marron, le jaune, le gris ou l'orangé. Il est graminivore.

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Le dimorphisme végétal.

 D'un point de vu biologique, le dimorphisme chez les plantes (mais aussi chez les autres règnes du vivant) se caractérise soit par la différence marquée d'un ou de plusieurs organes, soit par les différences qui sont propres à un individu et qui le différencient du reste de son espèce. Ici nous sommes dans le premier cas de figure.

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Galle de la laitue des vignes (Lactuca viminea).

 Voici un autre type de galle que l'on peut rencontrer cette fois-ci sur cette laitue sauvage. Elles sont le fruit d'un petit insecte que l'on peut voir en arrière plan sur la photo de droite et qui porte le nom de Timaspis phœnixopodos. Ces galles attirent d'autres insectes qui vont y pondre leurs œufs pour parasiter la larve qui s'y développe. Parmi ceux-ci on compte quelques guêpes prédatrices de la mouche de l’olive (Bactrocera oleae).

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La famille des Sedum.

 C'est celle des orpins dont il existe une multitude d'espèces. Ce sont des plantes grasses, particulièrement bien adaptées aux conditions extrêmes, qui peuvent stocker dans leurs feuilles une grande quantité d'eau. Ici il s'agît de l'orpin de Nice (Sedum sediforme) que l'on reconnaît à ses feuilles tubulaires géométriques.

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Le liseron Biscaye (Convolvulus cantabrica).

 Ce liseron n'est ni une plante grimpante ni une plante rampante ce qui n'est pas commun dans cette famille. À la différence des jeunes pousses, les feuilles et tiges les plus anciennes sont presque entièrement dénudées de pilosité. Les poils ont pour utilité chez les plantes de les protéger des insectes et des gros herbivores, de limiter l'action du froid et du gel ainsi que réduire l'évaporation d'eau et le dessèchement des tissus extérieur. 

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L'aconit napel (Aconitum napellus subsp. napellus).

 C'est l'une des plantes les plus toxiques d'Europe et avec l'ancolie, la plus toxique de France. Il n'existe pas d'antidote connu pour remédier à une consommation de ses alcaloïdes et 2 à 3 gr suffisent à entrainer la mort. Peut être est-ce pour cela qu'au Moyen Âge elle était classée parmi la liste des plantes liées à la magie noire.

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L’urosperme de Daléchamps (Urospermum dalechampii).

 C'est une plante méditerranéenne qui aime les friches et les terrains où la pierre abonde, où le sol est pauvre et où il est exposé en pleine lumière. L'extrémité de ses grandes capitules d'un joli jaune pâle est marquée de fins tracés noirs ce qui permet de rapidement l'identifier d'autant plus que peu de plantes de cette famille possèdent cette couleur. Les feuilles et les tiges sont souvent pubescentes (possèdent des poils fins et espacés).

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Le rosier des chiens (Rosa canina).

 Plus connu sous le nom de rosier des chiens, on pensait autrefois à tort que ses fleurs et fruits avaient la capacité de soigner la rage. Ses fruits peuvent se consommer en confiture quand ils sont égrainés et débarrassés de leurs poils urticants. Ces poils ont longtemps été utilisés pour la fabrication célèbre poil à gratter.

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La diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia).

 Je fais partie de ceux qui préfèrent la nommer "fausse roquette jaune". Cette salade sauvage au goût piquant se plaît presque partout en France. On la trouve aussi bien dans les friches, les bords de chemins, les champs délaissés que dans les grandes villes ou au bord de la mer du moment que le sol est sec et pauvre.

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La verveine sauvage (Verbena officinalis).

 C'est une plante commune des friches qui a été pendant longtemps utilisée pour ses bienfaits astringents, diurétiques et ses propriétés anti-fièvre. Désormais sous le nom de verveine c'est surtout Aloysia citrodora qui est vendue (originaire du Pérou et du Chilli) et qui n'a pas forcément les mêmes propriétés médicinales. 

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L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 Cette grande aster est typique des pelouses sèches (que l'on nomme pelouses xériques). On la trouve en France uniquement dans les régions méditerranéennes.En effet pour c'épanouir la belle à besoin de beaucoup de soleil, d'un climat marin, de fortes températures, d'un sol peu acide, tendance argileuse mais sec et pauvre.

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Les germandrées (Teucrium).

 On compte environs 260 espèces dans ce sous grupe de la famille des liamacées. Ils sont à l'heure actuelle de plus en plus populaire dans les jardins ornementaux. Bien qu'elles ne soient pas inféodés au bassin méditerranéen, c'est là qu'elles sont les plus nombreuses. Certaines d'entres elles sont très rares et protégées.

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Les fougères des Calanques.

 Les fougères ne poussent pas que dans les bois.Voici quelques espèces plus ou moins rares que l'on peut rencontrer dans à Marseille : la doradille (Asplenium ceterach), le polypode austral (Polypodium cambricum), la capillaire de Montpellier (Adianthum capillusveneris) et la rue des murailles (Asplenium rutamuraria).

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 La chicorée amère (Cichorium intybus).

 C'est une plante sauvage à qui nous devons beaucoup de nos légumes et de nos salades. C'est à partir d'elle que sont nées par exemple les endives/chicons, les salades italiennes (Radicchio) et les chicorées à café. Les jeunes feuilles de cette salade sauvage sont recherchées pour leur tendresse, leur couleur et leur amertume.

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Les fourmis méditerranéennes.

 Cette fourmis en mauvaise position avec ce mâle tarente (Tarentola mauritanica) est une fourmis d'Argentine (Linepithema humile). Comme son nom l'indique elle provient d'Amérique du Sud. Cette espèce posséde le record de la plus grande colonie au monde. Sa supercolonie composée d'un nombre incalculable de fourmilières s'étend de l'Italie à l'Espagne. Il y a de fortes chances que cette défunte fourmis en faisait partie.

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Les graines pyrophytes.

 L'adjectif pyrophyte s'emploit pour désigner les plantes ou leurs parties végétales ayant une bonne résistance au feu et même parfois de celui-ci pour se développer ou pour germer. Elles sont un exemple étonnant de l'évolution mais sont aussi parfois responsables de la propagation des feux de forêt de par leurs propriétés pyrophiles.

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L'étage supraméditerrannéen.

Il se définit par la zone de culture de l'olivier (Olea europaea) et la présence de pins sylvestres (Pinus sylvestris) et de chênes pubescents (Quercus coccifera) en abondance. Il se place comme une zone intermédiaire entre l'étage méditerranéen et l'étage montagnard. On peut y rencontre facilement le genêt cendré (Genista cinerea).

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L’épine-vinette (Berberis vulgaris).

 C'est un arbuste qui a énormément souffert du 19e siècle jusqu'à il y a encore peu. Hôte d'un champignon parasite du blé et responsable de grande famine, la rouille noire (Puccinia graminis), il était systématiquement arraché et/ou coupé. Désormais il est un peu mieux considère, en partie grâce à ses fruits.

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L'hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum).

 C'est un petit arbrisseau protégé dans certaines régions de France. Très présente en Méditerranée, elle peut se trouver éloignée de la mer et monter assez hauts dans les pays du Nord et les montagnes bien qu'elle y soit rare. Les hautes altitudes ne lui font pas peur et on peut la croiser jusqu'à 1800 mètres. 

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Paysage incroyable !

 Belle vue n'est-ce pas ? À 610 mètres d'altitude, au sommet du mont, il est possible de voir presque d'un seul coup tout le bassin d'activité Marseillais, mais aussi les cultures de vigne de l'autre côte des Calanques, Aubagne, les bateaux de croisières et les cargos. La rupture entre ville et nature y semble plus que brutale.

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Le fragon faux houx (Ruscus aculeatus).

 C'est un joli arbuste que l'on croit souvent rattaché à la famille du houx en raison de ses baies toxiques rondes et rouges et de ses feuilles légèrement épineuses. En réalité il est plus plus proche de celles des asperges (lafamille des lilliaceae). Il fût utilisé autrefois dans les processions religieux et comme substitut aux objets du quotidien pendant la guerre comme grattoir, comme hérisson de ramonage ou encore comme balais.

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La scille d'automne (Prospero autumnale).

Cette jolie scille fleurit en d'août à octobre et se croise un peu partout en France hormis dans la moitié du Nord-Est. Elle aime les pelouses sèches et au sol pauvres en nutriments, de préférence dans les collines. Elle a besoin également de fortes chaleurs et de beaucoup de soleil. On la distingue par ses deux feuilles opposées.

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Les baies et les plaisirs.

 Dans la garrigues ont trouve quelques appétissantes baies ... du moins à la vue. La plupart des fruits dans les Calanques ne sont pas comestibles ou du moins, pas sans une bonne préparation. Dans le doute mieux vaut les laisser sauf si on et amateur de baies de genévrier commun (Juniperus communis) de la photo de gauche, ainsi que de celles de cet arbuste à droite qui semble être un amelanchier (Amelanchier ovalis).

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Les Calanques et le minéral.

 Les Calanques sont composées en grande partie de roche calcaire mais aussi de granite. Le calcaire est issu de dépôts de sédiments qui sont solubles dans l'eau alors que le granite vient des profondeurs de la terre, là où le magma refroidit lentement. Dur et compacte, il ne craint pas les assauts de la mer ni de la pluie. La rencontre entre ces deux roches si différentes explique le paysage atypique du bord de mer où se mêlent falaises et plages.

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Un paysage façonnée par le temps.

 Les hauts de St Cyr n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui. L'augmentation des incendies et l'accroissement du pastoralisme (aujourd'hui disparu dans la région) ont été les deux principaux éléments qui ont façonné le lieu en détruisant tous les grands arbres typique de cet étage et que l'on pouvait trouver là.

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Le mot de la fin.

 Après 2 jours et une nuit à passer le nez dans mes livres, j'ai enfin réussi à sortir cet article. J'avais très envie de partager avec vous cette superbe sortie qui a été un émerveillement constant pour moi. J'ai rarement pu en une après midi découvrir autant d'espèces animales et végétales qui jusqu'à lors m'étais inconnues. Un vrai régale. Désormais l'objectif est d'y retourner pour y découvrir les rares gagées de Granatelli (Gagea granatelli).

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26 février 2016

Le Parc Valmer.

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Cette semaine nous continuons notre tour d'horizon des parcs marseillais avec celui de la Grande Corniche : le parc Valmer. Son nom actuel est une contraction de l'ancien et poétique nom qu'il portait : Vague à la mer. En son centre trône une imposante villa. Tout comme le parc, elle appartenait au richissime Charles Gonelle, un négociant qui fît affaire dans les années 1800 autour de Marseille après avoir débarqué de Sologne.  

 

L'asperge ornementale (Asparagus densiflorus Sprengeri).

 Ce sont des plantes un peu frileuses que l'on rencontre depuis les années 80 dans les jardins au Sud, dans les maisons au Nord. Ses tiges couvertes d'un semblant de feuilles et parfois de fleurs blanches ou rosées peuvent atteindre 90 cm à 1 mètre 80. Elle est originaire d'Afrique du Sud ce qui explique qu'elle soit gourmande en eau. La sève, les fruits et la palnte dans son ensemble sont toxiques et même irritants voire dangereux pour la peau.

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Le cotonéastre laiteux (cotoneaster lacteus).

 Ce cotoneaster nous vient des provinces escarpées du sud-ouest de la Chine. Il est peu difficile et s'accomode très bien de tout les types de sols au point de s'être naturalisé dans de nombreux pays d'Amérique et d'Europe et d'être aujourd'hui inscrit par endroit sur la liste noire des exotiques envahissantes (nommées autrefois invasives).

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Cette  espèce méditerranéenne regroupe un grand nombre incalculable de sous-espèces. C'est par le "papa" des schtroumpfs, Pierre Culliford, qu'elle a été popularisée. En effet, elle est la nourriture principale de ces peut être bleues. Dans les faits, elle est toxique et irritante pour nous simples humains mais reste également en médecine populaire une plante médicinale à utiliser avec précaution et a qui on prête de très nombreuses vertus. 

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À la découverte du parc.

 À la belle saison, il est très prisé des couples fraîchement mariés ce qui encombre quelques peu les voies de la Corniche (pour en savoir plus sur celle-ci petit rappel ICI). Il se dessine sur plusieurs plans et permet à la fois d'avoir une vue superbe sur la mer mais aussi, de se trouver par moments dans un cocon de verdure qui isole du bruit et des odeurs de la vilel ce qui est fort agréable. Les palmiers achèvent de lui donner un côté exotique.

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Le chêne vert (Quercus ilex).

 Il est parfois confondu avec le houx car le bord de ses feuilles est denté. Il est typique de la région et donne aux forêts et aux garrigues un aspect dense de par son feuille abondant et persistant. On l'utilise pour reboiser les zones incendiées ou à risque d'incendie car il résiste très bien au feu. Il est aussi l'ami du truficulteur qui l'emploi pour faire pousser la truffe noire (Tuber mealosporum). C'est de ses glands que les porcs Corses se nourrissent.

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La famille des palmiers (Arecaceae) et les monocotylédones.

 Les palmiers sont des herbes géantes et non des arbres comme on le pense souvent. Avec les orchidées, les graminées ou encore les joncs ils partagent  autre un point commun : ils sont monocotylédones, c'est à dire que la toute première pousse qu'ils développent en sortant de terre n'a qu'une seule feuille. À à la liste des monocotylédones on peut ajouter les bananiers, les aulx, les narcisses, les agaves ou encore les jacinthes.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

 C'est un petit arbuste du maquis méditerranéen. Sous Pline l'Ancien il était utilisé de mille et unes façons et bien que dans certains cas ses vertus soient reconnues, d'en d'autres il était complètement inefficace contre le mal, notamment pour soigner la dysenterie et les problèmes de couches. Il était apprécié par exemple pour les bains de bouche mais aussi pour fiare tenir les faux cils ou encore pour soigner le rhume et les maux de ventre.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

C'est l'olivier cultivé, issu de l'olivier sauvage (Olea europaee). On ne compte plus le nombre d'oliviers cultivés issus de l'espèce sauvage et qui aujourd'hui ornent les jardins ou sont disposés en longues rangés dans les champs. On trouve néanmoins encore des arbres sauvages dans la garrigue. Leurs fruits et leur tronc sont plus petits et leurs feuilles plus larges. En moyenne, 104 kilos d'olives sont collectées dans le monde par secondes.

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Les chênes (Quercus).

 On les rencontre dans l'Hémisphère Nord jusqu'à de très hautes latitudes, aussi bien en Asie, en Amérique qu'en Europe. Chez nous, les forêts de chênes sont assez jeunes. En effet les glaciations qu'a connue cette région du monde au cours des derniers millénaires a entraîné des vagues successives de ces arbres du sud vers le nord et inversement. C'est grâce aux pollens fossilisés qu'il est possible de retracer leur parcours sur le territoire.

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Le figuier (Ficus carica).

 C'est le seul figuier européen. Depuis l'antiquité et même bien avant il est cultivé en Méditerranée et en Asie. Il a fait la richesse et la grandeur de nombreuses cités. En effet autrefois ses fruits étaient prisés au même titre que les dattes. Ceux ci se conservent longtemps séchés, sont riches en sucre et en énergie et peuvent se récolter toute l'année. Le figuier a aussi pour avantage de pousser un peu partout et de nécissité que peu de soins.

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L'aristoloche clématite (Aristolochia clematitis).

 Il était courant dans rencontrer dans les jardins de curés. Elle était utilisée pour soigner ce que l'on appel parfois les maux de la vieillesse et bien d'autres troubles encore. Néanmoins c'est une plante très toxique qui entraîne des avortements, des hémorragies, des vomissements, des diarrhées et dans le pire des cas, le coma. Voila traitement qui pouvait se montrer en bien des occasions pire que le mal dont étaient atteints les malades.

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Un cadre idyllique ?

À première vue l'endroit semble splendide, et il l'est. Végétation luxoriante, sentiers calmes, roulis de la mer et chants d'oiseaux ... difficile de demander mieux. Pourtant quand on se penche sur les belles plantes qui y poussent il y a de quoi faire grise mine. Une grande partie de celles-ci sont des invavises appelées également "exotiques envahissantes". Elles mettent en péril les espèces indigènes et contribuent à leur disparition.

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Filaire ? Nerprun ? Mystère.

 J'ai encore du mal avec certaines espèces méditerranéennes, rares ou ornementales. Ici je suis un peu perdue, la plante tient plus de la filaire mais s'en différencie également. Peut être avons nous à faire à une plante venue d'un autre continent comme bien d'autres présentes dans le parc. Attendons la floraison pour savoir.

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La marguerite de Paris (Argyranthemum frutescen).

 Elle porte bien mal son nom car elle nous vient directement des Îles Canaries ! Elles peuvent être jaunes, roses, blanches ou même rouges. Elles résistent très mal aux gelées même si elles supportent un petit -3°C de temps à autre. Elles se plaisent dans les zones proches de la mer, ensoleillées et chaudes. Elle sont peu exigeantes si explique l'explosion de leur vente dans les jardineries et leur abondance dans les espaces publiques.

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L'Anse de la Fausse Monnaie.

L'endroit tient son nom non pas des faux monnayeurs qui y cachaient leur butin mais de son nom latin poétique fausso-mounedo qui signifie "vallon du vent'. C'est qu'autrefois les bateaux marchands mais aussi ceux des pêcheurs venaient s'abriter du vent en cas de fortes tempêtes pour ne pas s'échouer sur les rochers.

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Deux incontournables !

Difficile de se promener en ville sans les croiser. À gauche il s'agît de la très mellifère lobulaire maritime (Lobularia maritima) qui possède un doux parfum sucré de propolis. À on peut voir une délicate morelle noire (Solanum nigrum). Toxique, la belle est dans certaines pays cuisinée. Elle aime les bords de chemins, les éboulis et ne craint pas les zones polluées ou bétonnées. C'est une cousine des pommes de terre et de la belladone. 

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Le mot de la fin.

 J'espère vous avoir donné l'envie de visiter ce parc qui ma foi, est très sympa. Il a l'avantage de présenter de nombreux végétaux typiques de la région, un bel architecture mais aussi d'avoir une aire de jeux pour enfants, ce qui permet à toute la famille de profiter de son cadre dépaysant. La promenade peut par la suite se prolonger par le Corniche Kennedy pour profiter de la mer, des fleurs qui poussent à même la roche et du départ des bateaux. 

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28 décembre 2015

Sortir à Marseille.

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 Marseille est une ville connue pour son urbanisme, son attachement à la Bonne-Mère et sa population cosmopolite. Son port est le premier de France et le cinquième d'Europe ce qui permet à la ville d'interagir avec l'ensemble du monde méditerranéen. De ces échanges est née une culture mêlant l'architecture, les plantes, les saveurs, les musique et les langues venues du Moyen Orient, d'Afrique et d'Europe pour un résultat coloré.

 

Le parc du 26e centenaire.

 J'ai déjà pu à l'occasion vous parler de ce très beau parc dans cet article (ICI) ou dans cette rubrique (). Construit pour les 2600 ans de la ville, il est hérigé sous l'ancienne gare de transport de déchets. De ce fait certaines plantes et certains arbres périclitent très vite en raison des sols qui restent assez pollués. Cela ne semble pas déranger les palmiers du jardin oriental dans le quel on pourrait se croire dans un véritable riad.

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La myrte de Tarente (Myrtus communis subsp. tarentina).

 On la rencontre de marnière naturelle sur presque tout le pourtour méditerranéen. En Italie et en France elle est très présente dans la végétation locale que l'on nomme le maquis. Avant de devenir d'un bleu profond, ses fruits sont verts puis rouges. Ils sont comestibles bien murent mais crus n'ont pas très bon goût.

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Le romain (Rosmarinus officinalis).

 Tout comme la myrte il pousse sur le pourtour méditerranéen et se plaît dans la garrigue. Depuis plusieurs millénaires l'Homme l'utilise en médecine populaire, dans le rites religieux, en parfumerie et en cuisine pour ses vertus et son goût. Il est typique de la cuisine méditerranéenne et s'invite dans de très nombreux plats.

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Le pourpier maraîcher (Portulaca oleracea).

 Il fait bien hurler des jardiniers en envahissant les potagers mais aussi les jardins, les parcs, es quais de gares ou encore les trottoirs. Pourtant c'est un excellent comestible, présent partout en France et pouvant être cuisiné de mille manières aussi bien cru que cuit. Nous n'avons pas pu résister à l'envie d'en planter quelques brins. 

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La tueuse de papillons.

Difficile de sensibiliser les gens sur le danger des plantes invasives. Souvent belles, on ne voit toujours les dangers qu'elles représentent pour nos plantes et nos animaux sauvages. De ce fait ceux qui entreprennent de les éradiquer sont souvent traités tel des personnes n'aimant pas la nature alors que c'est tout l'inverse. Ici il s'agît de l'araujia porte-soie (Araujia sericifera), une plante d'Amérique du Sud qui piège et tue les papillons.

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Le Sylvain azuré (Limenitis reducta).

 En parlant de papillons, en voici un très beau. Ce Sylvain est présent un peu partout en France hormisdansquelques départements. Sa chenille se nourrit des chèvrefeuilles (lonicera) et fait son cocon d'hibernation à partir des rameux et des feuilles de sa plante haute. On nome se type d'abris un hibernaculum.

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Le peuplier noir (Populus nigra).

C'est un arbre qui aime les zones humides et marécageuses, les bords de berge et le long des petits affluents. Il est très fragile face à la modification de son environnement, ses graines étant peu adaptées pour survivre longtemps dans un sol qui ne leur est pas propice. Ses bourgeons dégagent une délicieuse odeur.

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Le platane occidental (Platanus occidentalis).

 Cet arbre nous vient d'Amérique du Nord. Il est arrivé au 17e siècle en Europe comme arbre ornemental. Depuis les hommes lui ont également trouvés une utilité en ébénisterie. Aujourd'hui ces grand arbres qui peuplent nos villes et nos campagnes semblent condamnés. Abattus car accusés d'aggraver les accidents de la route, le chancre coloré (maladie américaine des platanes) tue à petit feu les derniers individus qui n'ont pas encore été coupés.

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Les véroniques arbustives (Hebe).

Ces petits arbustes de couleurs variées sont originaire de l'hémisphère Sud, en particulier d'Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Amérique du Sud. La véronique arbustive se plaît sur Marseille en raison du sol calcaire, de sa résistance aux embruns et des températures ne descendant jamais en dessous de -7°C (ce qui leur est fatal).  

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Les eucalyptus (Eucalpytus).

 On connaît bien ces arbres via les bouquets des fleuristes, les huiles essentielles pour parfumer mais aussi les médicaments. Ce que l'on sait moins c'est que ce sont des arbres qui fûrent plantés en Méditerranée pour la production de papier. Résultat des courses ils sont devenus à bien des endroits invasifs. De plus ils augmentent le risque d'incendie, diminuent les réserves d'eau et détruisent les d'insectes présentes là où ils se trouvent.

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Le jardin japonais.

 Le jardin japonais du parc n'est pas bien grand mais très agréable. On y retrouve les grands codes : haies de bambous, le tsukubai utilisé pour le rituel du thé, une végétation maîtrisée mais qui paraît naturelle, une marre où on peut entendre le roulis de l'eau et des fleurs parfumées qui se déclinent dans un camaïeu de rose.

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La thubaghie violacée (Thubaghia violacea).

 Elle appartient à la famille des allium qui regroupe les poireaux, lais oignons et les aulx. Elle est originaire du sud de l'Afrique. C'est une bonne comestible qui à le goût de l'ail tout comme les fleurs en ont l'odeur mais je pense qu'il est bien plus intéressant de l'avoir dans son jardin que dans son assiette.

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L'ailante glanduleux (Ailanthus altissima).

 Voilà une autre plante invasive bien problématique pour nos fragiles écosystèmes. Cet ailante porte le sufixe de "glanduleux" en raison du renflement qui se trouve à la base du pétiole des feuilles. Que ce soit en Australie, aux États-Unis ou chez nous en France, le constat est le même : là où pousse l'ailante peu de plantes indigènes (sauvages) trouvent leur place. La belle invasive émet des substances dans le sol qui détruisent ses concurrentes.

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 La tourterelles turque (Streptopelia decaocto).

 Voilà un oiseau que j'aime énormément. Tout comme le pigeon biset caporal (Columba livia) que l'on croise énormément en ville, elle n'a pas très bonne réputation. Pourtant c'est un très bel oiseau fidèle et grégaire qui s'habitue vite aux humains du coin de jardin qu'elle fréquente au point de devenir parfois semi-domestique.

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Le faux-poivrier odorant (Schinus molle).

Il vient des Indes où il fût pendant longtemps un arbre très apprécié pour ces nombreuses vertus. Aujourd'hui il est encore utilisé en médecine mais aussi comme combustible, pour fabriquer des haies et des barrière ou comme soutient aux murets. Les rois des Andes étaient embaumés avec sa résine odorante. De nos jours il est employé dans les mélanges de poivres aux 5 baies bien qu'il soit de la famille des Anacardiacées et non des Piper.

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Le charme d'Adam c'est d'être à poil !

 Pour différencier les hêtres des charmes, il suffit de regarder le bord des feuilles. Si celui-ci présente de petites dentures il s'agît d'un charme, si à contrario il est lisse avec quelques poil c'est un être. La phrase "le charme (l'arbre) d'Adam c'est d'être (hêtre) à poil" est un bon moyen mnémotechnique de s'en rappeler.

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Plaisir des goûts : la fête du miel.

 C'est un moyen ludique et plutôt agréable de découvrir le marché de Marseille. Présent tous les jours sur le Prado, il propose une multitude de produits. C'est à cette occasion que l'on peut acheter les produits des producteurs locaux de la régions mais aussi profiter des nombreuses manifestations qui sont organisées.

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La douceur du miel.

 J'adore le miel, j'en suis littéralement folle. Néanmoins j'en consomme peu ou du moins avec parcimonie, d'une part parce que c'est un aliment onéreux mais surtout parce qu'il ne doit pas ce consommer comme un simple morceau de sucre. Le nombre de miels existant est incroyable, mais j'ai une préférence toute particulière pour le miel de montagne, le miel de thym et le miel de sapin qui ont un goût et une saveur inégalables et bien marqués.

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Au contact du public.

 C'est tout ce que j'aime. La passion ne peut être transmise et partagée que lorsqu'elle est accessible au public et plus globalement, à tous les types de publics. Les démonstrations, les explications, les sorties ... c'est tout ce qui me fait rêver et dont j'aimerai d'ici quelques temps faire mon métier, pour rendre la nature plus accessible.

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Découvrir le bon mangé local.

 Du fait de son histoire, Marseille est une ville riche en spécialités culinaires que l'on ne trouve nul part ailleurs. C'est le moment de goutter la bouillabaisse (la vraie de vraie), les navettes, les pieds-paquets, la bourride, la soupe au pistou, la tapenade, la sauce au pastis, le pain à l'ail, la fougas, le caviar d'aubergine ...

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 Découvrir le port et ses navires. 

 Les terrasses du port, c'est un peu le lieu incontournable pour les touristes qui font escale à Marseille dans les énormes bateaux de croisière. Il s'agit d'un grand centre commerciale plutôt orienté sur le luxe (mais pas que) où l'on peut depuis les grandes terrasses qu'il comporte à ses étages admirer les géants des mers.

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La Méditerranée aux portes de Marseille.

 Ellen'a pas fière allure, la Méditerranée qui s'étend aux pieds de la ville de la Madone. Certes son eau est bien bleue et le vent y est chaud, mais sous la surface c'est une toute autre histoire. L'ONG Sea Shepherd a publié il y a 4-5 mois de cela une série de vidéos faisant état du fond marin bordant la ville, il y a de quoi désespérer.

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Les yeux rivés sur le ciel.

Dans le ciel marseillais il y pas mal de choses à voir. Là aussi quelques géants de métal peuvent être observés, ils se dirigent ou partent du grand aéroport qui se trouve à Marignagne. Et puis il y a les goélands leucophées (Larus michahellis) avec leur plumage varié qui permet d'identifier facilement les jeunes individus.

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Le mot de la fin.

 Il y a bien des choses encore à voir sur Marseille (vous devez en avoir une petite idée si vous suivez mon blog). La ville regorge de parc, d'événements et on peut y trouver quelques musées sympasmême s'ilssont trop peu nombreux à mon goût. Le tout est de se laisser aller au rythme de la ville entre tradition et urbanisme.

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15 décembre 2015

Sortie en forêt 61.

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Voici un article de fin d'automne. Pour l'occasion j'ai réalisé un "pot pourri" des 6 dernières sorties que j'ai pu faire ne forêt (accompagnée bien souvent) et que je n'ai pas eu le temps de mettre en ligne. L'article couvre ainsi le mois de septembre, d'octobre et de novembre et même, aurait pu inclure celui de décembre si vieille voiture n'était pas tombée en panne (j'ai ouïe dire qu'il était encore possible de ramasser des trompettes en Isère pas loin d'ici).

 

 La girolle améthyste (Cantharellus amethysteus).

C'est pratiquement la seule espèce de girolle que je croise dans mes coins à champignons à la fin de l'automne en particulier dans les forêts de hêtres. Elle aime les sols peu ou non calcaires ce qui indiquerait la nature des forêts que je parcours ainsi que la présence de bruyère commune (Calluna vulgaris) en importance.

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 Cette girolle (que l'on peut aussi bien écrire girole que girolle) diffère très peu de la girolle commune (Cantharellus cibarius). Elle est juste plus pâle bien que parfois elle tire sur le jaune vif avec un chapeau plus ou moins teinté de prune et parsemé d'écailles. Sa chair est plus ferme est son odeur fruitée est moins marquée. 

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 Enfin comme la quasi totalité des girolles c'est un excellent champignon qui est assez prisé sur les tables et dans les restaurants. Il peut être accommodé de mille manières mais c'est surtout avec la viande de boeuf et les coquillages que le mariage est le plus réussit pour moi. Sa saveur douce et délicate se révèle bien avec la crème.

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La biologie d'un champignon.

 La plupart des champignons que nous connaissons et ramassons se présentent sous la même forme que celui-ci. Pourtant ce ne sont pas les plus courants, tout au plus les plus visibles. La plupart, pour ne pas dire la majorité des champignons, sont microscopiques et n'ont pas de chapeaux, pas de lamelles et pas de pieds.

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Les champignons bons ou mortels ?

 Si la liste des champignons comestibles peut sembler longue, celle de ceux qui sont toxiques et mortels l'est encore plus. De nombreux trucs et astuces sont proposés pour déterminer la dangerosité d'un champignon, mais ceux-ci ne marchent pas ! Ainsi un champignon rouge n'est pas forcément toxique, un champignon mangé par une limace ou un animal peut l'être et un champignon qui noircis au contact de l'argent n'est pas mauvais pour autant.

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Le mouton est dans le prés.

 Parfois pour passer de bois en bois, il faut traverser les prés qui les séparent et ceux-ci sont rarement inhabités en raison de l'herbe verte et grasse qui les couvrent. C'est comme cela que l'on en vient à faire de jolies rencontres. Veaux bondissants, chèvres capricieuses, vaches aux pies lourds ... en campagne il y a toujours des animaux à voir. Ici ce ne sont pas de grands inconnus puis qu'il s'agît des moutons de mon cousin bien aimé.

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La famille des russules.

Les russules appartiennent à la famille des Russulaceae et ont pour cousins les lactaires. On les distingues de ceux-ci par la chair cassante comme de la craie de leur pied et l'abscence de lait quand on les casse. La plupart des espèces ont une chair blanche mais diffèrent dans l'incroyable variété de couleurs de leur chapeau.

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Le coprin disséminé (Corpinus disseminatus).

 Ce champignon pousse en grosse touffe sur les souches de bois morts ou au pied des arbres en formant ainsi une colonies dense avec de très nombreux individus. Il est courant de le rencontrer pendant le printemps et l'automne quand l'humidité est suffisante et les températures sont ni trop hautes, ni trop basses.

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Hypholome à couleur de brique (Hypholoma sublaterium).

Ce petit champignon aime lui aussi pousser de manière former des colonies importantes. On le reconnaît à la couleur rouge brique de son chapeau d'où il tire son nom. On le rencontre sur le bois mort voire pourrissant toute l'année, en particulier sur les vieilles souches. Sans être toxique il est trop amer pour être mangé.

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Tous les cèpes sont des bolets mais tous les bolets ne sont pas des cèpes !

 Comme l'expression "tous les carrés sont des rectangles mais tous les rectangles ne sont pas des carrés". Par exemple ici le cèpe de Bordeaux (1 : Boletus edulis) est le seul parmis c'est quatre bolets à pouvoir ravir le titre de cèpe (avec le cèpe d'été, le cèpe des pins et le cèpe de montagne), et tampis pour le bolet royal (2 : Boletus regius), le bolet des charmes (3 : Leccinum griseum) et le bolet à chair jaune (4 : Xerocomus chrysenteron).

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Le laccaire améthyste (Laccaria amethystina).

Ce petit champignon ne paye pas de mine. Sa couleur et sa petite taille pour dissuader de le consommer, c'est pourtant un très bon comestible dont on ne mange quele chapeau. J'ai véritablement découvert gustativement ce champignon cette année et je ne le regrette pas. De plus il met de la couleur dans les plats.

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La clavaire variable (Clavaria fennica).

Appelée aussi ramaire nordique, elle peut prendre plusieurs teintes passant du gris au violacé (ici il pourrait s'agir de la variété fumigata). Elle est inféodée aux pins et aux sapins et pousse aussi bien sur les aiguilles que sur le sol. C'est un champignon assez rare qui pousse de manière isolée et qui se croise en été et à l'automne.

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Ma petite préférée.

 L'amanite tue-mouche (Amanita muscaria) est un champignon que j'affectionne tout particulièrement. Dans toutes les sociétés de l'hémisphère nord elle a joué un rôle très important et continue d'influencer de nombreuses cultures dont la notre même si non n'en avons pas conscience. Demandez à un enfant de dessiner un champignon, plus de 8 fois sur 10 ça sera une amanite tue-mouche avec son chapeau rouge qui sera représentée.

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L'amanite  tue-mouche ne tuent pas les mouches contrairement à ce qu'indique son nom, elle les endort. Autrefois il était courant de déposer des morceaux de celle-ci dans du lait sucré pour attirer les mouches. Ces dernières après un bon repas et sous l'effet des toxines devenaient lentes et somnolantes et faciles à tuer.

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 Les principales toxines de cette amanite sont la muscarine, le muscimole et l'acide iboténique. Sans rentrer dans les détails, ils provoquent des hallucinations, des paralysies de l'appareil neuronal, des vomissements, des maux d'intestincts et de ventre, des pertes d'équilibres et des délires. Néanmoins le champignon est rarement mortel et sa prise demandera dans la plupart des cas un bon lavement d'estomac et quelques jours de repos.

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 Ses pour ses effets psychotropes que l'amanite tue-mouche est devenue dans la base de certaines religions. Que ça soit chez les peuples sibériens ou chez les ariens d'Inde avec le somma, elle prend à chaque fois un caractère sacré et divin. Pour en savoir plus je vous propose de lire mon article ICI ou "Le Champignon divin de l'immortalité" suivi de "Qu'était le Sommades Aryens" de Robert Gordon Wasson des éditions L'Esprit frappeur.

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 Enfin pour finir, voici la liste de quelques jeux, films, contes et dessins animés où on peut rencontrer ce champignon de manière plus ou moins fugace : Les Schtrumpfs, Mario et ses dérivés, Alice au Pays des Merveilles, Tintin et en particulier "Tintin et l'étoile mystérieuse", Spirou avec le comte de Champignac etc.  

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La vesse-de-loup perlée (Lycoperdon perlatum).

 Voici une vesse-de-loup perlée à plusieurs stades. Dans les premiers jours de sa vie (3 et 4) la vesse est blanche, avec une chair ferme (qui peut être consommée même si sans goût) et elle est élancée. Puis elle va s'affesser, se brunir et sa chair devient marron (2). Enfin, elle se perce et laisse s'échapper du trou formé une multitude de spores en nuages noirs (1) qui chez certaines personnes peuvent provoquer des crises d'asthme.

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Les lamelles des champignons, explications.

 Parfois, la détermination d'une espèce de champignon se fait uniquement sur la forme et la consistance des lamelles. Il en existe de toute forme. Elles peuvent être sinuées, adnées, échancrées ou encore décurrentes par exemple mais aussi bifurquées, lamellulées, anastomosées, ou ramifiées etc. Ici notre champignon semble avoir une implantation de lamelles ramifiées et échancrées. Pour l'espèce mystère, peut être s'agît-il d'un tricholome.

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Bizarrerie de la Nature.

Je verrasi bien cette photo sur Facebook pour remplacer le célèbre pouce bleu. Plus sérieusement, il arrive parfois que que certains champignons nous offrent au court d'une sortie de drôles de surprises. Ce type de phénomène est souvent dû à un dérèglement génétique, à une forte poussée ou tout simplement au hasard. 

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L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea).

 Nommée aussi souchette, ce champignon porte é débat. Très apprécié autrefois et encore aujourd'hui, il est peu à peu délaissé en raison des nombreuses intoxications provoquées par sa consommation. Une personne sur trois ne le supporterait pas. Il se consomme que lorsqu'il est jeune car vieux il provoque des troubles intestinaux.

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La trompette de la mort (Craterellus cornucopioides).

Difficile de la confondre avec un autre champignon tant son aspect est particulier. Sa chair fine et noire, sa forme et son nom peu attrayant pourrait laisser croire qu'elle n'est pas comestible. Pourtant c'est un excellent champignon au goût parfumé qui est très recherché. Au 8 décembre de cette année mon cousin en ramassait encore de belle taille (parfois 20 cm) en Isère dans les forêts calcaires de châtaigniers qu'elle affectionne.

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 En effet la trompette de la mort nommée aussi corne d'abondance aime les forêt de vieux châtaigniers, arbres avec les quelles elle est en symbiose mais on la trouve parfois mais plus rarement sous les hêtres, les chênes, les noisetiers et même les conifères. Il existe des sous espèces tirant sur le jaune et le violet. 

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L'amanite citrine (Amanita ctrina).

 Elle a longtemps était considérée comme un champignon toxique voire mortel en raison du fait qu'il était associé à l'amanite phalloïde (Amanita phalloides). Néanmoins elle est assez médiocre et sa saveur est désagréable. On la rencontre le plus souvent à l'automne mais aussi au printemps dans les sols acides.

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La chanterelle en tube (Craterellus tubaeformis).

 C'est une espèce très abondante qui forme de larges tapis. Les plus belles récoltes que j'ai pu faire se sont effectuées en Gironde et en Dordogne où le sol des sous-bois peuvent devenir aussi jaune que ce petit champignon. C'est un excellent comestible que l'on trouve sur l'étale des marchés jusqu'à la mi-décembre.

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On la rencontre à la fin de l'été jusqu'au début de l'hiver sous les feuillus ou dans les forêts mixtes sous le bois mort et les fougères, dans la mousse et les aiguilles de pin, sur les racines d'abres pourrissantes et sur les souches de bois mort. Ce sont les premières gelées qui mettent fins à la pousse de ce petit champignon.

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 Poussant dans les zones humides mais à l'abris (souvent l'ombre des conifères), la chanterelle en tube appelée aussi chanterelle d'automne subit peules assauts du froid ou du moins lui résiste longtemps. À la mi-janvier en 2014 j'ai pu mettre la mais sur une poignée de chanterelles sous une souche moussue.

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La coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata).

 Dernier bain de soleil pour cette coccinelle. Bientôt elle ira s'amasser sous l'écorce des arbres ou les volets des maisons avec ses congénères en de grandes colonies pour résister au froid. Les pucerons et les cochenilles se font rares et pour se nourrir avant de tomber en léthargie pendant l'hiver, elle se rabat sur les acariens et les spores de champignons ainsi que les végétaux en décomposition pour prendre le maximum de force. 

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Un mort annoncée.

 Chez beaucoup d'espèces d'insectes les imagos (insectes adultes) ont une durée de vie limitée qui dépasse rarement quelques mois. Chez les guêpes (Vespula) seule la reine survit (à la différence des abeille). Celle-ci va se cacher sous une écorce ou dans dans une cavité pour hiverner. Au printemps elle part à la recherche d'un lieu propice à la construction d'un nouveau nid. Dans un premier temps c'est elle qui nourrie les larves.

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La lépiote crêtée (Lepiota cristata).

 Ce champignon serait toxique voire mortel et porte le doux nom de "petite columelle puante". Cette lépiote pousse un peu partout, aussi bien dans les champs, les bois ou les jardins et n'estpas regardante sur son environnement. On la reconnaît son parfum repoussant, les écailles de son chapeau et sa petite taille.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

 C'est un excellent comestible dont la grande taille permet de remplir le panier rapidement. On la reconnaît à son large chapeau, à la chair fibreuse de son pied qui brunie à la coupe, aux écailles et stries de celui-ci et surtout, à son anneau qui est coulissant. Elle a l'odeur et le goût de la noisette ce qui plaît beaucoup.

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 Fermée et en boule, on la nome "baguette de tambour" et se mange farcie au four (son pied ne se consomme pas). Quand le chapeau est ouvert on peut le consommer comme un beignet, passé au four avec du fromage, poêlée comme une pièce de viande ou en morceaux avec de la crème, dans un gratin ou avec un rôti.

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La vie d'une feuille chez l'arbre caduque.

 Le cycle des feuilles en particulier chez les arbres caduques (qui lperdent leur ramure) est assez simple. Au printemps les arbres sortent de leur torpeur, la sève monte dans le tronc et les branches ce qui a pour effet de réveiller les bourgeons en dormance. Ceux-ci sont composés de cellules que l'on peut grossièrement comparer à nos cellules souches. Elles vont se spécialiser pour former les différents éléments qui formeront les feuilles.

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 L'été arrive et feuilles captent toute la lumière dont les arbres ont besoin pour faire leur photosynthèse (ce qui donne la couleur verte des feuilles). Cela dure jusqu'à l'arrivée de l'automne. La lumière se fait  alors plus faible et le rendement du feuillage n'est plu sassez important (il n'y a plus de photosynthèse donc plus de couleur verte). L'arbre commence à entrer en dormance et se débarrasse de ses feuilles qui lui font perdre son eau.

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Pratique des anciens.

 Cette pratique est parfois encore utilisée. Pour éviter que la souche d'un arbre abattue donne des rejets qui sont encore plus compliqués à couper, on perce dans celle-ci une multitude de trous dans les quels on met du sucre, du sirop, des gousses d'ail, de la soude ou encore de l'eau javel (aïe aïe pour les sols !) puis on rebouche avec de la colle ou des bouchons de liège. Personnellement je ne suis pas du tout convaincue par ce type de techniques.

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Les ganodermes (Ganoderma).

Cette famille de champignons se caractérise par les nombreuses espèces qui la composent. Bon nombre d'entre elles se nourrissent des arbres (mais aussi de bois mort) et les fragilisent ce qui fini tôt ou tard par causer leur chute. Quand elles sont installées, il est très rare de pouvoir sauver l'arbre à cause du réseau mycélien du champignon qui en couvre presque toute la surface et se mêle aux couches du bois en formant des réseaux. 

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Le pied de mouton (Hydnum repandum).

 C'est un bon comestible massif à la chair ferme qui peut s'avérer légèrement amère quand il est un peu vieux. Le manipuler et le couper peu rendre le bout des doigts rouges. Il se reconnaît à son chapeau roux et ses aiguillons blancs atypiques. C'est eux qui sont responsables  de l'amertume sur les vieux exemplaires.

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 Il y a une multitude de recettes permettant de cuisiner le pied de mouton. Personnellement je le préfère simplement poêlé avec des girolles. Certains le cuisinent à la crème, d'autres en gratin avec des pommes de terre mais aussi avec du miel et des échalotes, en omelette ou encore avec des moules, des épices et du safran.

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 Enfin, on peut confondre (bien que difficilement) cet hydne avec d'autres champignons à aiguillons. Ainsi l'hydne roux (Hydnum rufescens) et l'hydne ombiliqué (Hydnum umbilicatum) qui sont des sous espèces du pied de mouton peuvent être confondus, ce n'est pas un soucis car ce sont d'excellents comestibles.

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La vie de la forêt.

 La forêt est souvent associée à un organisme vivant unique. C'est un peu schématique mais cela reflète bien son fonctionnement. On peut associé les arbres aux poumons, le sol aux intestins, la micro faune et les champignons à l'estomac, les racines des végétaux et les mycéliums souterrains aux veines... foirax l'explication.

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Le châtaignier (Casranea sativa).

 Le châtaignier est un arbre issue d'Asie et qui depuis un ou deux millénaire à conquit l'Europe. Comme en Ardèche, il a été salutaire pour notre département pour les populations touchées de plein fouet par les grandes famines garce à son fruit, la châtaigne. Sa farine riche en calorie servait de substitut au blé.

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La pézize orangée (Peziza aurantia).

 C'est un champignon qu'il est difficile de louper par sa couleur et par sa pousse abondante où les individus sont souvent collés les uns aux autres. Cette pézize est comestible et fait partie des rares champignons que l'on peut manger crus mais elle est insipide. Néanmoins dans un plat de par sa couleur elle st du plus belle effet.

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La fougère mâle (Dryopteris filix-mas).

 La fougère mâle tient son nom du fait qu'au Moyen âge on pensait qu'il existait des fougères mâles et des fougères femelles que l'on ne pouvait voir fleurir qu'un soir de pleine lune à minuit (selon les régions la légende diffère). Celui qui s'empare d'une fameuse fleur de fougère acquière le pouvoir de devenir invisible et riche.

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La mycorhize.

C'est un terme souvent présenté dans les nouvelles méthodes liées à l'agriculture (permaculture, bio etc.) mais qui est rarement définie. La mycorhize est le terme utilisé pour parler de l'association entre la partie souterraine du champignon, le mycélium et les autres organismes vivants du sol pour former une symbiose souvent bénéfique.

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Quelques liens.

 Pour identifier les champignons rien n'est mieux quelques bon livres. Néanmoins certains liens et sites internet sont précieux pour bien reconnaître les espèces les plus communes ou du moins, celles que l'on est amené à souvent rencontrer dans son coin de forêt ou son petit bout de jarin. Faire un petit tour sur Mycorance, Haute Savie Photo, Les Champignons ou encore l'Atlas des Champignons pour ainsi être très enrichissant et instructif.

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En famille et entre amis.

 Je suis souvent seule dans mes excursions en nature mais pas toujours. Les amis, la famille, mon bien-aimé ... passionnés ou non de nature, de plantes ou/et de champignons, une promenade à travers champ ou en forêt est toujours un plaisir quand elle est partagée. Les découvertes n'en sont que plus belles et plus appréciées.

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Les lactaires (Lactarius).

Il existe de très nombreuses espèces de lactaires que l'on identifie aisément à la présence de lait quand on en brise un morceau. Le lactaire couleur de suie 1 (Lactarius lignyotus) est un champignon souvent considère comme piètre comestible pourtant et selon certains certains cercles mycologues il serait excellent.

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Une couleur pour un message.

 Comme chez les insectes, les poissons et bien d'autres animaux, les couleurs chez les champignons sont un message.Vives elles indiquent la présence de molécules potentiellement mortelles ou au contraire, sont une invitation à la dégustation du champignon pour permettre de répendre les spores dans les excréments.

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Les inconnus.

Comme à chaque sorties, quelques ... de nombreux inconnus sont venus pointer le bout de leur nez. En effet avec les milliersd'espèces de champignons présentes en Europe dont plusieurs dizaines découvertes en France chaque année il n'est pas évident de reconnaître tout le monde et de donner un nom vernaculaire.

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Les paniers ... une fois remplis.

 Le panier avec le couteau est l'outil essentiel dans les bois aussi bien pour les champignons que pour les autres trouvailles que l'on peut faire (os, fruits, plantes, roches, feuilles mortes etc.). Jamais au grand jamais de sac plastique sauf si on a pas le choix. Le plastique fait fermenter les champignons qui s'écrassent les uns les autres ce qui peut les rendre très toxiques bien que l'espèce soit classée comme bon comestible dans les guide.

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 Le mieux est de prendre un solide panier d'osier, de noisetier, de châtaignier ... enfin un truc en "er" ... ou pas car le saule et le grillage de fer font tout aussi bien l'affaire. Le tout est d'avoir un bon réceptacle.On peut couvrir le font de mousses, de feuilles, de fougères ou de lichens pour protéger les champignons des chocs.

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Le mot de la fin.

J'avoue avoir un peu triché en condensant ces sorties en une seule. Mais je trouvais les images de saison voire un poil nostalgique (automne indien tu me manques !) et je dois avouer que j'aimerai rattraper le retards que j'ai pris et partager avec vous quelques nouveaux projets et quelques nouvelles aventures qui, sans enlever le charme aux autres,sont plus d'actualité et dans un format qui me plaît un peu plus. Bref, tout cela est pour bientôt.

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28 septembre 2015

Sortie en montagne 9.

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 Virée au Cirque de St Même. Cette année nous nous sommes prit d'affection pour la Savoie et nous y avons réalisés de nombreuses randonnées. Voici l'une d'elle ... enfin presque ... en effet le Cirque est à la fois en Savoie et en Isère. En son coeur se trouve la source du Guiers Vif qui départage les deux départements.

Une hêtraie enchantée.

Pour parvenir à la source, il faut grimper. Une des spécificité du cite est que rapidement, on passe d'un étage montagnard à l'autre et que l'on peut voir la flore changer, en particulier les arbres. En effet les nombreux hêtres (Fagus sylvatica) cèdent vite la place aux conifères qui s'accomodent mieux du relief escarpé.

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La saxifrage des ruisseaux (Saxifraga aizoides).

C'est une plante assez rare qui fleurit de de juin à septembre entre 600 et 3100 mètres d'altitude. Elle pousse en touffe dans les zones pierreuses et les éboulis, toujours à proximité de l'eau : sources, courts d'eau ou suintements à fleur de roche. Elle a de très nombreux noms comme celui de saxifrage faux aizon.  

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Les fruits des conifères.

 Tiens en parlant de conifères, savez-vous faire la différence entre tous leurs fruits ? Les cônes du sapin blanc (Abies alba) par exemple pointent vers le ciel alors que ceux de l'épicéa commun (Picea abies) pendent vers le bas. Pour s'en souvenir on dira que "ceux du sapin pinent (montent), ceux de l'épicéa pissent (descendent)".

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À défaut de faire le tour du monde, n'en faisons que la moitié.

La raiponce hémisphérique (Phyteuma hemisphaericum) aime les milieux montagnards riches en silice. On la trouve dans les prés comme dans les moraines entre 1300 et 3000 mètres d'altitude.  Sa racine comme celle de la plupart des raiponces serait comestible et aurait un goût mêlant les saveurs de la châtaigne et du panais.

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 La grande astrance (Astrantia major).

 C'est une espèce qui dans certaines régions est protégée. Elle est typique des montagnes et aime se trouver dans les forêt de hêtres et de sapins humides et fraîches. Très rustique elle peut résister à des températures descendant au dessous de - 25°C. De grande taille elle fait parfois plus d'un mètre de haut.

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Les vampires des bois.

 Enfin presque, il s'agît plutôt de mélampyres, des plantes à fleurs semi-parasites qui se nourrissent en partie d'autres plantes dans un premier temps puis de leurs congènéres, d'où leur nom sympahtique. Au Cirque de St Même on peut rencontrer le mélampyre des forêts (Melampyrum sylvaticum) qui est à gauche de la photo  (tout de jaune vêtu) et le mélapyre des bois (Melampyrum nemorosum) qui lui est sur la photo de droite (en jaune et violet).

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Le maître des haies.

Il est plus fréquent de croiser le troène commun (Ligustrum vulgare) dans les villes et les parcs qu'en pleine nature. Pourtant c'est une plante indigène de notre territoire qui s'est retrouvé dans nos jardins pour sa rusticité. Voilà plusieurs siècle que l'Homme cultive cet arbrisseau qu'il nomme parfois bois puant ou frésillon.

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 L'étrange monotrope sucepin (Monotropa hypopitys).

Voilà une bien étrange plante. Le monotrope sucepin est cousin des bruyères et tire sa nourriture des échanges qu'il entretient avec des champignons dans le sol. Comme il ne fait pas de photosynthèse il n'a pas besoin de chlorophylle et est donc de couleur blanche et non verte. Il peut vivre dans les zones de faible lumière.

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 Le bal des orchidées.

 Voici petite série d'orchidées encore en fleurs au moment de la sortie (juillet). Ce n'est pas courant pour certaines de ces espèces mais cela arrive quand elles sont dans des milieux protégés de la chaleur comme c'est le cas. Ici il s'agît de l'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea) qui peut dépasser 80 centimètres.

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 L'helléborine rouge (Epipactis atrorubens).

 Cette orchidée est commune sur les sols et éboulis calcaires et ses fleurs sentent bon la vanille. C'est la plus identifiable des épipactis en raison de sa couleur rouge-pourpre. Elle est protégée dans de nombreuses régions. De toute manière quand on est face à une orchidée, le plus sage est de ne pas la ramasser.

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Un nid sans oeufs ni oisillons.

La néottie nid d'oiseau (Neottia nidus-avis) est une orchidée qui fonctionne comme le sucepin (mychorization) ce qui fait qu'elle a besoin de très peu de ressources. Elle a la particularité d'avoir un réseau racinaire très dense et qui s'enroule sur lui même, formant ainsi une sorte de nid avec un creux douillet en son centre. 

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L'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

 Cette orchidée fait partie de la famille des dactylorhizas qui sont assez difficiles à différencier les unes des autres (c'est même parfois un gros casse-tête même pour les plus agairis). Pour la différencier de de la Dactylorhiza maculata il faut regarder le biotope (plus forestier pour fuchsii) et le label (moins découpé chez maculata).

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Y a pas à dire, ça gère la fougère !

Les fougères comptent parmi les plus vieux végétaux de notre monde. Leur "famille" se nomme Flicophyta. Elles n'ont pas de fleurs et produisent pour se reproduire des spores ou se divisent. Certains au Moyen Âge partaient à la recherche de fleurs de fougère, en posséder une rendrait son propriétaire invisible.    

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Le lis martagon (Lilium martagon).

 Ce très beau lis atteint un mètre de haut. Il est dans de nombreux endroits le symbole de la culture montagnarde, en particulier dans les Alpes. Protégé il est possible néanmoins de le récolter sous certaines conditions spécifiques aux territoires sur le quel il se trouve. Il aime les endroits frais, ombragés et humides.

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 La vulnéraire des Chartreux (Hypericum nummularium)

 Son vrai nom est millepertuis à sous. Chez nous c'estune plante de grande importance, on en tire une liqueur typique d'ici, la Vulnéraire. Elle est endémique des Alpes et des Pyrénées, entre 500 et 2600 mètres d'altitude, souvent dans des endroits pas simple d'accés. Protégée, sa récolte est aussi très réglementée.

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La dryade à huit pétales (Dryas octopetala).

 J'aime le surnom de chênette qu'on lui prête parfois, cela vient de son  nom de dryade. Les dryades dans la mythologie grecs sont des nymphes mortelles associées en particulier aux chênes et plus généralement aux arbres et à la forêt. Timides, certaines protégeaient les pommes d'or du jardin des Hespérides. 

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 Les sentiers de montagne.

 Les sentiers de montagne ne sont pas à confondre avec ceux des campagnes ou des forêts de basse et de moyenne attitude. Ils sont serpentueux, raides et escarpés, parfois instables et/où à fleur de falaise (j'en parlerai dans un prochain épisode) ... bref ils sont redoutables. Il faut un bon équipement pour les aborder.

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Des plantes carnivores dans les Alpes.

 La grassette des Alpes (Pinguicula alpina L.) est une petit plante carnivore à fleurs blanches. On la trouve dans les montagnes eurasiennes en haute altitude, jusqu'à 2600 mètres. Ses feuilles sont couvertes de poils gluants. Quand les insectes s'y posent, ils s'engluent et les feuilles se referment sur eux puis les digèrent.

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Une terrible vénéneuse.

 L'ancolie commune (Aquilegia vulgaris) est considérée comme la plante la plus toxique d'Europe. Cela n'a pas empêché qu'elle soit très appréciée dans les jardins et dans les filtres d'amours, ce qui fut fatal à certains amants et maîtresses. Plante magique, les femmes mâchouillaient ses graines pour se rendre plus attirantes. 

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La délicieuse mauve musquée (Malva moschata, L.).

Ses feuilles sont caractéristiques de l'espèce. On la rencontre partout en France et elle n'est pas difficile dans le choix de son emplacement. Souvent cultivée, elle s'échappe facilement des jardins pour retourner dans la nature. Les fleurs de mauves sont encore utilisées pour traiter et soigner les problèmes de gorge.

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Plantes à découvrir.

 Il reste bien des plantes à découvrir au Cirque de Saint Même comme la parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) à droite et qui est aussi nommée raisin du renard. L'endroit à l'avantage de regorger de vie et de trésors botaniques jusqu'à tard dans la saison avant que la neige et le gel ne s'invitent pour quelques mois.

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 La magie de l'eau.

 Le Cirque de Saint Même est assez fabuleux pour les nombreuses cascades et cours d'eau entourés par des falaises de calacaire de plus de 500 mètres de haut. Issus d'un source, ils deviendront le Guiers Vif et plus généralement le Guiers. On compte quatre cascades principales, ici celle nommée la Pisse du Guiers.

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La Cascade des Sources.

 Bon ce n'est pas elle en photo ici (Grande cascade) mais on presque la deviner. Elle sort d'une grotte creusée par l'eaud ans la roche, grotte dont on peut s'approcher de très prés d'ailleurs. L'endroit est assez sympathique car sur les rochers les moins érodées se sont installés de nombreux végétaux formant des îles.

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 La Grande Cascade.

 Elle porte bien son nom même si elle n'est pas la plus grande. Elle est très impressionnante surtout quand on regarde la taille du personnage de la photo en bas à droite. Il est possible de mettre les pieds dans l'eau glacée et d'aller sous la chute. Là aussi se trouve une riche végétation à la quelle on ne s'attendrait pas.

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 En parlant de mettre les pieds dans l'eau ...

Voici un aperçu de notre équipement pendant que nous nous glacions joyeusement les oreilles dans l'eau à la recherche de petites bêtes. Depuis j'ai écouté la voix de la raison (celle de mon bien-aimé) et je me suis achetée des chaussures de randonnées, surtout après les quelques frayeurs que j'ai pu avoir au Mont Granier.

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Petits monstres.

 Les voilà les bêtes. Elles ne sont pas méchantes et font le bonheur du cingle plongeur  (Cinclus cinclus) qui sont faciles à observer. Cet oiseau unique en son genre plonge sous l'eau pour trouver sa nourriture. Son plumage l'isole du froid, de l'eau et lui donne une réserve d'air pendant qu'il se trouve dans les torrents pour respirer.

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 Démonstration de témérité.

 Les pieds dans l'eau ... j'avoue nous n'y sommes pas restés longtemps, moi en particulier (maximum une dizaine de minutes). Il faut savoir que cette eau sort du ventre de la terre et est restée très longtemps loin du soleil et de ses rayons chauds. De ce fait elle dépasse rarement les 5° degrés ce qui fait peu pour se baigner.

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 La Cascade Isolée.

 Pour le coup j'aurais pu me passer de titre. Cette cascade a formé au court des années et même des siècles si ce n'estd'un ou deux millénaire une cuvette où ça et là se trouvent d'imposants blocs de roches qui ont survécu à la furie des eaux. Il est possible d'admirer le spectacle depuis leur sommet après une rapide escalade. 

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Courageux ?

 Les photos ne le montrent pas vraiment mais l'endroit est très beau car entouré de forêt et de roches qui sont à nues. Un énorme hêtre surmonte le tout et couvre de ses feuillages la petite étendue d'eau limpide et peu profonde visitée par les oiseaux. Reste la question du froid, qui osera s'y plonger ? Le Chat s'y est risqué les pattes.

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 Le mot de la fin.

 Voici un aperçu de la "collections de randonnées de l'été". Il y a fort à parier que nous seront bientôt de retour au Cirque, et si ce n'est pas cet automne ça sera alors au printemps. Néanmoins je me vois mal résister à l'envie d'aller voir les feuilles dorées tomber et être emportées par les eaux turbulentes du Guiers Vifs.

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14 novembre 2015

Sortie en montagne 12.

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Week-end en montagne en Savoie, quelque part entre Albertville et Bourg St Maurice, plus précisément sur la commune de Bellentre. Nous avons eu la chance de profiter d'un temps féerique fait de brume et de nuages dans un petit chalet de montagne, pas loin du téléphérique de la Vanoise (qui à l'heure actuelle est le plus grand téléphérique avec ses 1824m de long). À plus de 1500 mètres d'altitude, nous avons une belle vue sur la vallée.

 

Le sureau rouge (Sambucus racemosa).

Nommé aussi sureau des montagnes, on peut utiliser ses baies mélangées à moitié avec des fruits rouges pour confectionner des confitures ou des gelées. Il faut prendre le soin de passer les préparations au chinois pour enlever les graines car celles-ci ont toxiques. Les grappes baies de rouges attirent de nombreux oiseaux.

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Le pin des Alpes (Pinus cembra).

On le connaît plus sous le nom de pin cembro. Typique des étages montagnards, on le croise entre 1600 et 2800m d'altitude. Très résistant au froid et aux hivers rigoureux, c'est en Savoie que l'on trouve la plus grande forêt de cet arbre. Il a pendant longtemps été utilisé en montagne pour confectionner des objets de la vie quotidienne et dans l'alientation grâce à ses pignons riches en calories, chose non négligeable dans ce milieu.

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Danger dans le brouillard.

Sortir en montagne dans le brouillard est toujours dangereux, même l'été, car le terrain est escarpé, les ravins sont nombreux et les moyens pour trouver quelqu'un de perdu pas toujours efficaces face à l'imencité des forêts. Mieux vos partir avec un bon équipement, des vêtements colorés et surtout un téléphone chargé.

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Grande Cuscute (Cuscuta europaea).

C'est la toute première fois que je rencontre cette plante. Sa classification fait débat, selon les dernières publications elle appartiendrait à la même famille que les liserons : les Convovulacées. Parasite, elle se nourrie d'autres plantes comme la luzerne, la betterave, les pois ou l'ortie dioïque comme sur cette photo. 

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Le chénopoe blanc (Chenopodium album).

Cet épinard sauvage est moins connu que son cousin, le chénopode bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus), pourtant il est tout aussi bon et pousse de partout, en particulier dans les friches. Dans l'antiquité elle était très appréciée pour les hommes et les bêtes. Ses graines peuvent rester en dormance plus de 100 ans !

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L'épeire carrée (Araneus quadratus).

Cette petite araignée se reconnaît aux quatre points présents bien marqués sur son abdomen. Polymorphe, elle peut présenter une grande diversité de motifs et de couleurs. C'est une véritable tueuse qui peut attraper jusqu'à 500 insectes en une journée, débarrassant les maisons des moustiques, des taons et des mouches.

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Le Renard Futé.

Il n'en fallait pas plus pour faire chavirer mon coeur de Renarde. Le Renard Futé est un bel itinéraire de randonnée proposé par la station de ski sur la quelle nous nous trouvons et nommée Mont Chavin - Les Coches. Pendant les 2 H de promenade 7 panneaux explicatifs viennent apporter quelques explications sur la faune et la flore.

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La grenouille rousse (Rana temporaria).

D'ordinaire il ne faut pas manipuler les batraciens avec les mains, surtout quand elles ne sont pas humides, le contact produit sur leur peau est semblable à du papier de verre, mais celle-ci s'est invitée d'elle même. Les grenouilles rousses sont les batraciens s'invitant le plus haut dans nos montagnes. Dans les Alpes on peut la rencontre jusqu'à 2800 mètres d'altitude. Mâles et femelles ne partagent pas les mêmes milieux pour hiberner.

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Plantes royales et médicinales.

Voici deux plantes médicinales de montagne. À gauche une euphraise de Rostkov (Euphrasia officinalis subsp. pratensis) anciennement utilisée pour soigner la vue d'où son nom de casse-lunette. À droite une ortie royale (Galeopsis tetrahit) qui n'est pas une ortie. Elle serait utilisée pour les problèmes et les infections respiratoires et pour la reminéralisation. Elle est invasive en dehors de l'Europe, en particulier en Amérique du Nord.

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Forêt fantôme.

Ces photos de résineux dans la brume m'évoquent une forêt fantôme. L'apparition de spectres et de lieux mystérieux à toujours fasciné l'esprit collectif, que ce soit dans nos films d'horreurs, dans les romans des romantiques au 18e siècle, dans les légendes arthuriennes ou dans les récits de la nobilitas romaine.

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La montagne l'été.

L'été la montagne a un tout autre visage. La patinoire est fermée, la réserve d'eau pour les canons à neige ressemble à une mare aux canards et les télésièges font pâle figure, balancés au grès du vent au dessus du vide. Néanmoins on trouve des touristes venus comme nous profiter de la nature et des sommets.

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Les graminées changent de nom.

Désormais on ne parle plus de Graminae mais de Poaceae pour parler de cette famille qui contient de nombreuses espèces qui ne sont pas toujours facile à identifier. Parmi les 12 000 espèces classées dans familles, on trouve nos céréales dont les ancêtres nourrissaient au Crétacé certains dinosaures.

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Le chardon bleu des Alpes (Eryngium alpinum).

Ce panicault est extrémement rare, il ne se renconte que dans un sol riche en humus, très calcaire et frais. Depuis 1982 il est interdit dans son milieu naturel de la cueillir, de l'arracher, de le vendre et de le déplacer. La culture et la vente se font par des professionnels qui doivent fournir un certificat de production.

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La célébre edelweiss (Leontopodium nivale subsp. alpinum).

C'est LA plante des Alpes. Très protégée, des scientifiques ont depuis peu trouvé comment la cultiver. On peut désormais s'offrir un godet pour son jardin ou une bonne bouteille de cette belle fleur adaptée aux grands froids. Elle est utilisée aussi en cosmétique mais surtout comme symbole du savoir faire alpin.

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Un savoir faire qui se diversifie.

Fini la peinture sur bidon de lait et la vente de chapeau de paille, l'artisanat de montagne se diversifie. La mode des plantes et des soins naturels est en plein boum, le bio aussi. Les sols montagnards sont parfaits pour ce type de culture car encore assez vierges des pesticides, du délavement et de la culture intensive.

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Foire agricole à Bourg Saint Maurice.

C'est l'occasion de voir du bestiaux ! Tarines décorées, chèvres colorées, canards indiens, cochons gras ... il y a une grande variété d'animaux présentés. On peut caresser des lapins en semi-liberté et assister à des démonstrations de traites et de tontes. Un bon moyen de se rapproche du monde agricole. 

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Les valeurs sûres.

Le miel et la charcuterie, voilà deux produits typiques des campagnes et de la montagne et qui, sur le marcher, sont sûrs de trouver leur public, bien loin des psychoses sanitaires et alimentaires qui alimentent régulièrement les magasines et les émissions télévisuelles au risque de voir nos assiettes se vider.

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Une poule qui a du chien.

C'est le nouvel animal de compagnie à la mode. Qu'elle soit naine ou de soie, la poule et en particulier de race ancienne est à nouveau à la mode. Elle a même prit place dans les appartements, dans les jardins partagés de ville et dans les jardins des passionnées où elle est désormais collectionnée et non plus cuisinée.

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Traditionalisme.

Souvent vu comme désuètes ou démodées, les vieilles traditions tiennent encore bon, que ce soit dans la rue, dans les chorales ou dans l'assiette. Un bon exemple de tradition vivace, celle des crozets, petites pâtes savoyardes de forme carré au sarrasin qui sont cuites à l'eau puis mélangées à du beaufort.

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En parlant du Beaufort.

C'est le fromage local. Il existerait depuis plus de 2000 ans et est cité dans les textes romains. Pendant longtemps il est l'une des principales marchandises échangées dans les vallées. Sa production a été possible par la liberté qu'ont toujours possédé les paysans des Alpes vis-à-vis des pâturages alpins.

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Le mot de la fin.

Je pensais finir cet article avec une note joyeuse, puis les événements du vendredi 13 sont passés par là. Pas trop le coeur à m'étendre là dessus, j'ai mal à ma France, le morale dans les baskets et dans l'idée que nous sommes à un moment charnière de notre histoire, pour autant je garde foi dans le vivre ensemble.

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9 novembre 2015

Sortie en forêt 60.

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 Voici un article 100% champignons ! L'automne est leur saison, au jardin, en forêt, dans les prés ... ils sont de partout. Bons et moins bons se croisent parfois dans le panier. La prudence alors est de mise d'autant plus que la confusion entre différentes espèces, excellentes comme mortelles peut être fatale même aux connaisseurs.  

 

Le pied de mouton roussissant (Hydnum rufescens).

 Cet hydne est plus petit et moins robuste que l'hydne commun appelé le pied de mouton (Hydnum repandum). Frêle il préfère pousser surtout dans les sous-bois assez denses où les résineux abondent. Dans le panier il faut prendre soin de le disposer au sommet ou sur des fougères pour qu'il ne se brise en morceaux.

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Princesses des bois.

 L'amanite-tue mouche (Amanita muscaria) est un champignon qui est solidement encrée dans l'imaginaire européen. De nombreuses civilisations, des mayas aux vikings en passant par les lapons et les ariens (peuple indien), ont utilisé ce champignon pour ses propriétés psychotropes dans des rituels religieux.

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La clique des lépiotes.

Il existe de nombreuses espèces de lépiotes de la famille des lépiotacées que l'on classe dans trois ordres différents : lepiota, macrolepiota et chlorophyllum. Par mis la cinquantaine d'espèces connues en Europe, une petite dizaine d'espèces sont toxiques, quelques unes mortelles, cinq ou six sont excellentes.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

Appelée aussi coulemelle, c'est un grand champignon qui à maturité développe un chapeau large qui peut être préparer en beignet ou frie. Quand le chapeau est fermé ont le nomme baguette de tambour et on peut le farcir et le passer au four. Il ne faut ramasser que les individus dépassant 15cm pour éviter les confusions.

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Amanite phalloïde (Amanita phalloides).

 C'est le champignon le plus dangereux d'Europe, 90 à 95% des cas d'empoisonnements et de décès sont dûs à cette amanite qui porte aussi le nom d'oronge verte à cause de sa saveur. Elle fût fatale à l'empreur Claude, servit dans un plat d'onronges par les soins d'Aggripine pour donner le pouvoir à son fils Néron.

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Fête dans la cuisine !

Le cépe de Bordeaux (Boletus edulis) est l'un des quatre cèpes que l'on trouve en France. C'est le plus recherche de tous et sa réputation en gastronomie n'est plus à faire. L'amanite-tue mouche (Amanita muscaria) et le meunier (Clitopilus prunulus) sont les deux espèces qui indiquent sa présence potentiel dans un spot.

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L'effet d'un trop plein d'humidité.

 Quand tous les facteurs pour la pousse sont réunis, on assiste parfois à des réactions spectaculaires chez les champignons. Sous l'effet de la croissance rapide, les tissus ne résistent pas la pression exercée par les cellules qui se multiplient à une folle vitesse et cèdent. On obtient de ce fait des chapeaux étoilés.

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Naissance des cortinaires.

 Les cortinaires sont des champignons présentant un important voile. Ils appartiennent à la famille des cortinariacées. Il existe un très grand nombre d'espèce,s peu sont comestibles, beaucoup sont toxiques et certaines sont carrément mortelles comme le cortinaire couleur de roucou (Cortinarius orellanus).

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L'hypholome à lames enfumées (Hypholoma capnoides).

 Cet hypholome est peu commun, nous avons la chance de souvent le croiser dans nos coins préférés. Il pousse comme la plupart des espèces de ce genre sur le bois mort et en particulier celui les vieilles souches mais uniquement de conifères et en particulier des pins et des épicéas. On ne le rencontre qu'à l'automne. 

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La fleur de Tan (Fuligo septica).

C'est un myxomycète, c'est à dire un organisme pluricellulaire proche des champignons mais n'appartenant pas au même règne. Il se déplace très lentement à la recherche des nutriments et des bactéries dont il se nourrit. On peut l'observer de manière courante dans les forêts quand le sol riche en humus devient humide. 

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Faux hydne gélatineux (Pseudohydnum gelatinosum).

Nommé aussi tramélodon gélatineux, ce champignon aime les aiguilles de pin et la mousse. De petite taille il est gélatineux et blanc, parfois teinté de brun. Bien que théoriquement comestible mais il est de très mauvaise qualité (texture et goût). On le trouve sur du bois pourri. Malgré ses aiguillons il est de la famille des tremellacées.

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La vesse-de-loup-perlée (Lycoperdon perlatum).

 Cette petite vesse fonctionne comme la plupart des champignons de cette famille. La chair blanche avec le temps devient de plus en plus molle, perd sa couleur pour devenir verdâtre et non comestible. L'enveloppe extérieur se perfore alors pour libérer les spores dans un nuage épais qui peut provoquer des crises d'asthme. 

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La chanterelle d'automne (Craterellus tubaeformis).

Voici un excellent champignon qui en cuisine permet d'apporter aux plats un goût fruité et boisé qu'il ne perd pas même séché. On peut le trouver  jusqu'à la fin de l'automne et parfois, dans les régions du sud de la France, jusqu'au début du mois de janvier si ce n'est plus. Il pousse abondamment dans les forêts mixtes.

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Magie de la forêt.

 C'est la fin de la saison des champignon, c'est aussi le moment où la forêt est la plus belle. Les animaux préparent l'arrivée de l'hiver et recherche activement de quoi se faire des réservent de graisse. La végétation se fait moins dense, il est plus facile de voir des animaux et de les pister parmi les arbres et les fougères.

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Le mot de la fin.

 La récolte n'est pas très abondante mais tout à fait suffisante à nos préparations et surtout à nos aspirations. Risotto de cèpes, cèpes poêlées, frites de lactaires délicieux, sautées de chanterelles à la crème et au persil, lépiotes élevées pannées, pieds de moutons grillés. C'est un vaste programme qui nous attend ! 

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21 décembre 2015

Un Noël nature.

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Un programme chargé pour les fêtes.

 Noël s'annonce en effet chargé, il y a mille et une choses à préparer pour que tout ce passe bien et surtout, il ne faut rien n'oublier, en particulier les cadeaux des invités. La neige se fait attendre et de nombreuses plantes se pense déjà être au printemps. Patience, le froid mettra vite fin à cette surprenante douceur.

 Vue de L'Aiguille du Midi, Chamonix, France.
Merci à Christophe…

Décorer son intérieur.

 On peut miser cette année sur la déco naturelle et de saison. Les éléments naturels encore verts voire fleuris sont assez nombreux et si on est nostalgique de la neige qui tarde à arriver, on peut opter pour le blanc des graines de clématite. Rien de mieux q'une couronne pour célébrer Noël et égailler son chez soi.

Atelier couronne 1 - Atelier couronne 2

Atelier couronne 3 - Autour de gui et du nouvel An

 Préparer sa table.

Une table décorée c'est un peu plus festif qu'une simple nappe blanche et cela invite
à la convivialité, d'autant plus si les mets présentés sont de saison et de fête.

Décorer sa table

Verrines de saumon fumé

Salade d'orange à la vanille

Gâteaux de Noël au chocolat

Madeleines à la fleur d'oranger

Table de fin d'hiver

Crème aux pleurotes

Crème pâtissière à la framboise

 Feu de cheminée animé

Penchons nous sur nos traditions.

Fêter Noël, que ce soit de manière profane ou non, c'est plutôt chouette et ça l'est encore un peu plus quand
on se penche sur son histoire. Nos traditions liées aux cadeaux et au sapin de Noël sont pleines de surprises.

La tradition des cadeaux

Noël, une fête profane

Les illuminations

Le plus court jours de l'année

Paroles de nature

Isole Eolie 2, 2015

Sortir pour profiter de la nature.

Qu'il ait neigé ou non, sortir en forêt et en campagne à cette saison est étonnamment agréable. Cette il peut faire froid et hormis quelques hellébores et primevère s en avance il n'y a pas beaucoup de fleurs à voir. Néanmoins il est facile d'observer les chevreuils et les faisans ainsi que de très nombreux oiseaux qui ne sont plus dissimulés par les feuilles.

Sortie en forêt 51

Chronique d'un jardin sous la neige

Découvrir les lichens

Les dernières neiges

La douceur d'un début d'hiver

De part ma fenêtre

Les oiseaux du jardin

  

Voilà, j'espère que ces quelques liens vous inspiront bien pour les fêtes
qui ne sauraient tarder d'ici quelques jours.

Particles
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27 avril 2015

Sortie en forêt 56.

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Sortie aux morilles dans les forêts de vieux sapins pectinés (arbres hôtes des morilles coniques) du Parc de Chartreuse. Avec moi Nathan du forum Tachenon et grâce à qui nous avons pu bien remplir notre panier ! Mille mercis à lui pour son courage face à mes bavardages incessants !  Belle récolte malgré le sol sec.

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Voilà 22 beles morilles coniques (Morchella conica). De petites tailles (maximum une douzaine centimètres), elles figurent parmi les espèces les plus courues par les ramasseurs ! Cette ballade est l'occasion de faire un court reportage photo sur le milieu dans le quel nous ramassons les précieux champignons.

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Petit rappel avant toute chose, les morilles quequ'elles soient méritent une longue cuisson. De plus rares, es morilles coniques subissent le contre coût de leur succès. Même si cela peut sembler bête, laisser quelques individus, âgés de préférences, permet à l'espèce de repeupler les bois et de faire de futurs belles cueillettes.

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Alors quel biotope ? Pour faire simple : un sol calcaire et humide, un bois en pente, de la mousses, quelques hêtres, des vieux sapins pectinés, du lierre grimpant... bref tout un éco-système. Et comme indice ? des crottes de chevreuils ou de blaireaux. Cela semble surprenant mais il semblerait que les morilles poussent dans les zones visités par les animaux, en particulier le bords de chemins que leurs passages forment dans la végétation.

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Un peu plus haut en montagne on peut croiser un autre bon comestible qui parfois mais plus rarement partage les mêmes emplacements que les morilles coniques. C'est l'hygrophore de Mars (Hygrophorus marzuolus), champignons goutteux qui aime les forêts mixtes au sol moussu, couvert de pierres et de préférence calcaire. 

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Voilà quatre plantes qui se croisent très régulièrement dan es bois abritant Morchella conica.
1 : L'Euphorbe des bois ou Euphorbe à feuilles d'Amandier (Euphorbia amygdaloides). Toxique.
2 : La listère à feuilles ovales (Neottia ovata ancienement Listera ovata). Orchidée.
3 : La Violette blanche (Viola alba) différente de La Violette blanche (Viola alba) Viola odorata.
4 : Ma plante adorée, l'héllébore fétide (Helleborus foetidus L.). Toxique.

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Après une longue migration, les coucous gris (Cuculus canorus) sont de retour en Europe. Comment le savoir ? Aux cris atypiques qui résonnent dans la campagne mais aussi aux oeufs (ici merle noir : Turdus merula) tombés aux sols que ces oiseaux ont remplacés par les leurs. Après la ponte ils repartent en Afrique.

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Après les plantes indicatrices, voici les champignons indicateurs hormis pour le n°4.
1 : Pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea) à différencier de la pézize d'Autriche. Comestible.
2 : Pézize veinée ou oreille de cochon (Disciotis venosa). Comestible.
3 : Strobilurus esculentus présent dans les spots à morilles coniques (Merci François !).
4 : Daldinia concentrique (Daldinia concentrica) réputée pour attirer l'argent.

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En somme une belle sortie avec des températures honorables voire élevées pour la saison et un soleil toujours plus brillant. Heureusement la fin avril connaît de fortes pluies du moins chez nous ce qui pour les champignons et les plantes est salvateur. Les prochaines sorties s'annoncent plus fraîches, tant mieux !

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28 août 2015

BTSA GPN.

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Hé bien ! Le blog fête son 200 000e visiteur, si c'est pas chouette ça ! Je dois avouer qu'il a bien chnagé depuis ses débuts en 2012 ce qui ne va pas sans me plaire. Néanmoins je me refuse encore à supprimer les vieux articles à la mise en page ratée, aux photos un peu (beaucoup) loupées et aux informations peu précises voire parfois douteuses (je suis assez nostalgique de la période pendant la quelle ils ont été réalisés).

Bref, c'est peut être là l'occasion de parler un petit peu de mes projets. À partir de la rentrée 2016 j'espère débuter un BSTA GPN pour deux ans (Brevet de technicien supérieur agricole en gestion et protection de la nature). Pour se faire j'ai besoin d'un maître d'apprentissage et d'une structure. Association, Communauté de Commune, entreprise privée, structures d'Etat ... tout se qui ce rapporte à la Nature et aux interactions entre les acteurs de l'environnement m'intéréssé. Cette reprise d'études vient compléter ma licence de socio-anhropologie mais surtout, me permettre d'accéder aux métiers liés à ma passion : la nature, la découvrir, la faire découvrir, la protéger et transmettre au public cette passion que j'ai pour elle. Autre nouvelle, cette année je compte bien m'inscrire à la super association de botanique et de mycologie de Voiron, la SHNVC, et vous en faire profiter via le blog.

Alors voilà, si à tout hasard vous connaissez une structure en Rhône-Alpes qui pour 2016-2017 et 2017-2018 est susceptible d'acceuillir une petite jeune de 23 ans comme moi, n'hésitez pas à me faire signe. Merci à tous pour les échanges et les rencontres faites ici depuis 2012, elles sont toujours riches en émotions.

La Renarde.

Emoticon Red Fox espionnage avec des jumelles

13 avril 2015

La fritillaire pintade (Fritillaria meleagris).

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 Découverte des fritillaires pintades (Fritillaria meleagris) en Isère, à proximité de la commune de Morestel grâce à Sébastien et Guy, deux messieurs orchidées du forum Ophrys que je remercie énormément ! À notre arrivée nous constatons qu'il reste peu de fleurs ouvertes et que la saison est bientôt terminée et qu'une bonne paire de bottes n'est pas de trop. En effet la plante s'épanouie dans les prairies humides, les bas-marais et les fossés.

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La fritillaire pintade (Fritillaria meleagris) appartient à la famille des liliacées comme le colchique d'automne, l'ail des ours, le perce neige ou la jonquille. Rare et endémique de l'Europe, on la trouve en France que dans une partie des départements dont l'Isère et fait l'ojbet d'une protection à l'échelle nationale et dans nombreux cas régionales. En Belgique elle a disparut hormis dans de rares stations, dans les autres pays elle est en régression.

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 On la reconnaît aisément aux motifs en damiers de ses 6 pétales pétales même s'il est courant de rencontrer des individus rosées, claires ou entièrement blancs.Cette vivace mesure 20 à 30 cm de haut. La fleur pendante mesure entre 3 et 4 cm. Souvent solitaire elle peut parfois être double. Les feuilles sont fines, étroites et allongées, le bulbe est petit, les fruits sont contenus dans une capsule papyracée (qui ressemble à celle du pavot).

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 En dehors de son nom latin Fritillaria meleagris, la fritillaire pintade est aussi nommée Oeuf de pintade, Gogane, Pintadine et Perrot. On peut la confondre avec deux proches cousines, la fritillaire de Burnat (Fritillaria burnatii) et la fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis), deux plantes typiques des Alpes. En France on rencontre aussi la fritillaire à involucre (Fritillaria involucrata) et la fritillaire noire (Fritillaria nigra) qui sont rares.

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 Côté comestibilité on y pense pas ! Le bulbe de celle que l'on nomme aussi tulipe des marais est toxique, et il est fortement déconseillé de consommer une partie ou la plante entière. Pour la voir en pleine nature il faut chercher les lieux très humides en pleine lumière, où le sol est argileux et humide mais rarement froid ou du moins peu. Elle aime généralement les climats marins ou océaniques ce qui explique sa rareté, en particulier en Isère.

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 En sommes voilà une belle découverte qui vaut le détour car ce n'est pas tous les jours que l'on peut tomber sur cette plante. Certaines années les lieux qu'elle affectionne se couvrent de tapis rouges des fleurs aux pétales en damier marquées. Désormais il faudra attendre 2016 pour remettre les bottes.

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29 mars 2014

Un temps capricieux.

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Quel drôle de temps! En une semaine nous sommes passés du beau à la pluie, puis par la grêle et enfin par la neige avant que les rayons chauds du soleil ne reviennent ! Capricieux, pas toujours des plus agréable, la météo a donné à la Nature une multitude de visages.

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Dernières neiges ? Les giboulées de mars ont encore frappé. Ces averses soudaines et rapides ont l'art de prendre au dépourvu. Deux-trois jours de gel intense s'en sont suivis avant un retour brusque d'une température élevée pour la saison. Tout cela ne devrait pas déplaire à la demoiselle morille.

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L'éveil de la nature est là et le jardin déploit toute une gamme de couleurs diverses et variées. Les jeunes pousses humides sentent bon la pluie et les fleurs attirent un grand nombre d'insectes.

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Comme chaque hiver, il y a des gagnants et des perdants. Cet escargot des haies ne verra pas la floraison des fleurs printanières mais aura peut être aidé un oiseau ou a un de ses prédateurs à voir la belle saison arriver.

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La saison des amours débute pour de nombreux animaux dont les mésanges bleues (Cyanistes caeruleus). Toute ce tintamarre a attiré les chats de a maison. Les mâles aiment se percher à la cime des arbres pour entamer leur parade nuptiale avant d'offrir de la nourriture à leurs belles.

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Visiteurs discrets et noctures, les chevreuils recommencent à pointer le bout de leur museau dansle jardin. Il y a fort à parier que l'abondance de jeunes pousses tendres et juteuses n'y sont pas pour rien.

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Voilà une herbe aux milles vertus présente dans la pharmacopée française depuis le XIIe siècle! Le géranium-petit-Robert ou herbe-à-Robert (Geranium Robertianum) est une plante sauvage présente sur le continent européen qui aime les vieux murs, les haies et talus, les éboulis, les pelouses et les sous-bois, en particulier les forêts de conifères. On le reconnaît à ses feuilles dentées qui passent avec l'âge, tout comme les tiges, du vert au rouge mais aussi à l'odeur puissante et âcre quand on le froisse dans sa main. Parmi ses biens faits, on peut citer sa capacité à chasser les moustiques, celle de sa souche à assouplir le cuir (en raison de sa teneur en tanin), celle de ses parties aériennes qui une fois préparées en décoction (en usage interne ou externe) sont hémostatiques et soignent les néphrites, les lithiases rénales, les oliguries, le diabète, les diarrhées, les angines, les aphtes, les dartres, les plaies et les amygdalites.

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On pourrait croire à une fleur de fraisier des bois mais il n'en est rien. Il s'agit ici de la potentille stérile appelée aussi potentille faux-fraisier. Peut difficile, elle s'acclimate assez facilement aux zones de mi-ombre. Ses fruits sans être toxiques ne sont pas comestibles.

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Drôle de champignon n'est-ce pas. La pézizes veinée appartient à la famille des morilles... qui l'aurait crua vec sa face applatit et ses veines? Pourtant elle serait la forme archaïque de celle-ci. Toxique cru, son parfum fort disparait à la cuisson. 

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 C'est un bon comestible, souvent abondant au printemps, et qui est le bienvenue dans l'assiette en particulier au début de la saison des morilles, quand elles sont encore trop peu nombreuses pour ravir les papilles.

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Au printemps, le jardin regorge d'une grande variété de fleurs: jonquilles (ou pluôt narcisses-fausses-jonquilles) et pruniers se donnent la réplique dans lesgammes pastelles. Les abeilles et les autres bourdons en sont plus que ravis.

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Les feuilles commencent à faire leur apparition, ce qui laisse encore quelques jours apercevoir les oiseaux en pleine parade avant que les épais feuillages ne les cachent complètement.

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Tous les classiques du printemps sont là! Ces plantes médicinales sont connus depuis des temps immémoriaux, serrez-vous les identifier? 

1: La ficaire fausse-renoncule (lutte contre le scorbut (vitamine C) et les hémorroïdes, soignent certains troubles sanguins, lesplaies gingivales, les enflures articulaires, la gale et les verrues).

2:  Le pissenlit (désintoxiquant sanguin, draineur, cholagogue et dépuratif, il élimine les toxines, empêche la rétention d'eau, aide au fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire, est une précieuse aide dans l'alimentation des diabétiques, améliore la vision nocture (comme chez les super-héros!), tonnifit la peau, diminu le taux d'acide urique et le cholestérol, aide les intestincts paresseux et les douleurs liées aux rhumatismes).

3: Le lierre terrestre (béchique et tonique, on l'emploi contre les plaies externes et internes, parfois contre la folie, et certaines infections respiratoires comme pour soigner la catarrhe chronique des bronches, la broncborrée, l'asthme humide et la toux. 

4: La véronique Perse (sudorifique, diurétique, astringente et tonique).

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De belles jacinthes bleues sont apparues sous les fenêtres. On compte trois espèces de jacinthes véritables dont la jacinthe orientale qui aux fils des siècles a prit diverses formes. Son nom viendrait de la mythologie grecque: le héros Hyacinte aurait été tué par erreur par le dieu Apollon qui, pour réparer sa faute, n'aurait rien trouvé de mieux que de transformer les gouttes de sang du malheureux en fleurs.

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1 et 2: La pervenche est souvent appelée à tort "violette du Diable". Dans les sous-bois, elle indique les parcelles autrefois cultivée ou baties, ce qui est pratique pour détecter les zones propices à des fouilles archéologiques ou pour la recherche de trésors !

3 et 4: Le jasmind'hiver n'est pas un véritable jasmin, il appartient à la famille des Oléacées. Venu de Chin, il a été introduit en Europe pour décorer les jardin pendant la saison froide.

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La joubarbe des toits est appelée "Barbe de Jupitaire" est était associée au dieu du même nom. Le romains pensaient que l'installer sur la toiture protégait de la foudre. 

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Pour terminer ce tour du jardin, quelques classiques au combien précieux !

1: Le terme vigne-vierge désigne de nombreuses plantes grimpantes. Elles ne sont pas stériles mais produisent des fleurs discrètes qui laissent penser qu'elles n'en nont pas. Il s'agit ici de "lierre du Japon" qui prend une teinte rouge à l'automne. Récemment, il a été montré que cette plante avait une activité antimalariale aussi puissante que la chloroquine, une drogue utilisée contre le paludisme.

2: Dans la famille des renoncules, on trouve le bouton d'or, fleur "au beurre" qui commence doucement à aparaître ici et là. Comme toutes les plantes du genre, il est toxique.

3: La cardamine des prés est réputée pour être anti-scorbutique et soigner les affections d'origine nerveuse mais aussi certaines maladies du pancréas. Les feuilles se consomment en salade, les graines comme huile, les fleurs en gaspacho.

4: La primevère acaule peut se consommer comme la primevère officinale. Les fleurs (calmantes et adoucissantes) peuvent agrémenter les salades et les feuilles (anti-ecchymotiques) crues ou cuites font offices de bons légumes. La plante dans son ensemble (racines comprises) est anti-spasmodique, anlgésique, diurétique et expectorante.

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Le tapis de moscatellines sous les vieux noisetiers est envahi par toute une faune en éveille. Cette araignée (crabe ?) y a établit son gîte dans l'attente d'une proie potentielle.

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Bref, voilà un petit tour su propriétaire bien sympathique.

 

16 mars 2014

Sortie en forêt 41

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Petite sortie en forêt et il faut bien le dire, les morilles rondes et communes ne sont pas encore d'actualité, ne serait-ce sur mes pits. Qaunt aux morilles coniques... cela ne serait tarder. En tout cas aucuns champignons, du moins comestibles, n'ont dédaigné se montrer ce matin: pas une pézize, pas une oreille de judas à se mettre sous la dent. Tampi, il y avait bien d'autres choses à voir !

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Il est commun de rencontrer par ici des perces-neiges et des primevères acaules dans les jardin mais, on oubli trop souvent que ces fleurs sont sauvages et aiment pousser dans le bois. Dans certaines régions de France comme la Lorraine, elles sont protégées.

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Le grand bombyle est parfois confondu avec les abeilles. Il s'agit en réalité d'une mouche inoffensive qui se nourrit de pollen et qui est essentielle à la reproduction des plantes à fleurs. On le rencontre de mars à juin sur une grande partie de l'hémisphère Nord. 

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Il existe de nombreuses espèces de violettes, aussi nombreuses que les couleurs et les parfums propres à chaque espèces. 
1: La violette blanche (viola alba) est ffacilement reconnaissable à sa couleur et à son faible parfum.
2: Il arrive parfois que des espèces proches génétiquement et géographiquement donnent naissances à des hybrides comme ici. Est-ce un croisement entre la violette blanche et la violette odorante ou un simple décolorement d'une fleur de violette?Mystère.
3 et 4: La violette des bois se reconnais à sa tige lisse et ses feuilles élevées. On peut la confondre avec la violette rivinus. On la rencontre généralement d'avril à juin. Cette année, elles sont un peut plus précoces.

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Les scolopendres (ici il s'agit de Asplenium scolopendrium var. scolopendrium) sont un groupe de fougères qui doivent leur drôle de nom à leurs sores qui leurs dessinent de longues rangés de pattes. Les sores sont des amas de sporanges propres aux fougères qui contiennent les spores de ses végétaux. Ils sont généralement jaunes,orangés ou bruns.

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Les orchis mâles n'ont pas encore fleuris. Ces orchidées, avec le débourage des frênes et les  sclérotinies tubéreuses sont mes principales indicateurs pour savoir quand le temps des morilles approche. Dommage pour moi, et pour d'autres, aucun des 3 ne sont là. Cette année sera, je l'espère une année à orchidée et déjà les stations d'orchis sont saturées en pieds, ce qui promets un printemsp des plus flamboyant !

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C'est le grand ménage de printemps. Les vieux nids sont balancés par dessus bords et les restes de victuailles comme ces escargots retrouvent le plancher des vaches, la nidification approche. Il eestcourant de retrouver les coquilles d'escargots trouées. Cela est rarement dû à un choc mais plutôt aux dents des souris et autres rongeurs qui en les grignotant (au même titre que les bois des cervidés ou des os) trouvent tous les nutriments qui leurs manquent dans leur alimentation.

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Bientôt les bois seront tapis de fleurs mauves. Patience ! En attendant il reste quelques les éternels classiques comme les narcisses jaunes.

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1 et 2: appelés à tord jonquilles, les narcisses jaunes, qu'ils soient des jardins (1) ou des campagnes (2), illuminent le paysage à l'arrivée du printemps. Attention, il est interdit d'encueillir plus de 15 brins par personne !
3 et 4: La primevère hybride acaule-officinale (3) a les mêmes vertus que ces dernières (4) qui figurent elles aussi parmi les fleurs annonciatrices du printemps.

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Que le dit une certaine chanteuse "tout à une fin, même les forts les plus grands"... les grands en effet comme ces noyers, vieux messieurs dans la force de l'âge qui soufflés par le vent sont tombés comme des châteaux de carte. En attendant d'être débités puis transformés en bois de chauffe, ils abritent une multitude d'insectes et d'animaux qui bientôt devront trouver un autre logis.

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Tout le monde est de sortie, c'est la foire aux bêtes ! Ânes, vaches, chevaux et moutons regagnent le près où une herbe bien tendre les attend. Les insectes prennent leur envole, pour eux le moment est venu de procréer!

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Buse, busard, épervier, chouette? 

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Je suis fan de l'hellébore fétide, c'est ma plante (je sais, c'est pompeux) ! Alors oui, elle pu mais son histoire avec l'Homme est riche ! Je ne peux résister à l'envie de copier ici ce petit texte rédigé l'an dernier à son sujet: 

"L'Hellébore fétide, helleborus feotidus, est une plante de la famille des renonculacées. Son nom vient de l'odeur fétide qui se dégage de ses feuilles tiges et fleurs. 

Description:

C'est une plante vivace qui mesure 45 à 70 cm aux feuilles principales caulinaires d'un vert très foncé avec 12 segments disposés en palme. La tige comme les fleurs sont d'un vert très clair à la différence que celles-ci sont bordées à maturité d'une ligne pourpre à leur extrémité. Ces mêmes fleurs sont composées de 5 pétales légèrement boutonneux. Elles se présentent sous forme de clochettes tombantes. Elles donnent de nombreuses graines. La plante perdure en moyenne 3 à 4 ans, et fleurit de février à mai. Elle pousse partout sauf en Bretagne, dans le Nord et sur la côté méditerranéenne et jusqu'à 1800 mètre d'altitude.

Histoire et pratiques:

Le nom ellébore fétide vient du grec aireo: je tue et de bora: nourriture pour désigner la plante comme vénéneuse. C'est de son nom que vient le mot latin hélibar: remède contre la folie.

On la nomme aussi pied-de-griffon ou patte-d'ours en raison de la forme de ses feuilles mais également rose de serpent en raison de sa toxicité, herbe de printemps car elle est une des premières à fleurir ou favalau en patois.

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui ayant trop consommés d'herbe verte à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut être mortel pour eux. Dans ce cas on attachait un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on retirait la corde pour éviter l'intoxication.

On s'en servait également sur le bétail dont on ignorait la cause du mal. On pratiquait une incision dans la queue où on introduisait un bout de tige de la plante emmaillotée dans de la laine, dont on laissait un bout dépasser de l'abscé formé. Cela avait pour but d'activiter les protections imnuinitaires de l'animal et de lui permettre de lutter contre le mal inconnu.

La plante a également des propriétés cardio-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour soigner les troubles du cerveau mais sa grande dangerosité a fait arrêter tout emploie de celle-ci. En effet, non seulement le rhizome au contact de la peau la fait rougir, mais les fleurs, tiges et feuilles contiennent un très violent poison qui provoque des vertiges, des vomissements spasmodiques et parfois la mort."

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(Visiblement, je ne suis pas au goût du mâle dominant !)

Qui dit sortie en nature dit animaux. Pendant que j'étais affairée à suivre la piste toute fraîche d'un renad, voilà que de l'autre côté de la ravine un aboiment ce fait entendre. C'est un chevreuil dans la force de l'âge qui m'a prit pour une menace et qui me fait signe de son mécontentement, mais voilà qu'un autre mâle lui répond. Il semble lorgner sur les deux femelles qui lui tienne compagnie. L'échange ne sera que verbale et au bout de longues minutes, le dominant à raison de son adversaire qui disparait dans le sous-bois. Petit aprçu pour clôturer cette jolie balade.

19 janvier 2014

Sortie dans les bois 39.

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En ce moment il fait bon, et sans dire non plus beau, relativement doux. Quelques gouttes de pluie ont ponctué le début de cette promenade mais ce sont vite arrêtées. Petite montée donc au col des mille martyrs, histoire de voir à quoi peuvent ressembler les coins à champignons pendant la saison creuse. Sur cette photos, on peut voir que les hautes fougères qui abritaient bon nombre de cèpes (jusqu'à 32 lors d'une sortie) n'ont pas encore repoussées. Les genets sont nus et les bruyères n'ont plus de fleurs depuis belle lurette.

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Beaucoup de pins sont tombés sans toujours être en mauvaise santé. Les vents violents, la tempête de neige et même les orages que nous avons eu ces derniers temps ont eu raison d'eux. Si certains seront coupés pour dégager les chemins ou fournir du bois de chauffe, d'autres seront laissés en l'état pour fournir à toute une myriade d'insectes, d'oiseaux et de petits mammifères le gîte et le couvert.

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Ce n'est certes pas très ragoûtant, en particulier en gros plan, mais les excréments en nature sont de bons indicateurs de présence animale ou non. Je n'ai pas vu grand chose aujourd'hui, quelques mésanges, des corbeaux et quelques tourterelles, la faute peut être aux nombreux promeneurs accompagnés de leurs chiens mais on ne peut leur en vouloir, la forêt est à tout le monde. Pour revenir à nos crottes, il s'agiti ici de celles du chevreuil. Combinées aux nombreuses traces laissées dans le sol boueux, on peut en déduire que ce petit coin de verdure est un endroit q'uil apprécie lui et ses congénères.

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 La végétation n'est peut être pas aussi luxuriante que pendant les autres saisons mais il y a tout de même fort à voir. Les mousses (1 et 2) sont gorgées d'eau, certaines finissent mêmes de libérer leurs gamètes. Les fougères comme ce polypode (3 et 4) se reproduisent de la même manière avec de petits sacs, les sporanges qui contiennent leurs gamètes.

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Le lichen d'ordinaire haut perché sur les branches jonche le sol. Ce drôle de mariage entre une algue et un champignon permet aux herbivores comme les cerfs et les chevreuils de se nourrir pendant les périodes froides. Il est aussi riche en de nombreux nutriments. Ainsi certaines espèces sont employées dans la médecine pour fabriquer certains médicaments ou dans l'industrie agro-alimentaire comme émulsifiant.

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 Ce n'est peut être qu'une petite poignée mais c'est une belle surprise en ce début d'année. Alors oui bon nombre d'entres-vous me diront "des chanterelles grises en cette période c'est certes rare, mais pas exceptionnel non plus..." oui mais voilà, ici nous sommes dans les Alpes, à presque 900 mètres d'altitudes dans une forêt où en ce moment il fait jusqu'à -5°C, température relativement douce quand on sait que l'an dernier au même endroit on trouvait plus d'un mètre de neige gelée.

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Bref je suis contente et je dois avouer que ces quelques belles chanterelles ont vite fini dans une casserole. Mais elles n'étaient pas les seules à pousser dans la forêt.

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Divers champignons, bien que peu nombreux sont en effet apparus. Petits et ternes, ils se fondent dans le décor. Pas d'identification pour eux du moins pour le moment. Il y a même quelques vesses sont sorties mais ont pourri dès les premiers froids.

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Certaines zones sont accessibles, débarrassées par la neige et le gel des broussailles, des ronces et des hautes herbes qui aux premiers rayons de soleil pointeront le bout de leur nez. Les jeunes pousses font le régale des animaux mais aussi des promeneurs.

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Parmi les sommets enneigés visibles depuis le haut du col, la Dent du chat figure dans la liste des plus jolis mais aussi dans celel des plus rudes à escalader.

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 De jolis polypores marignés ont prit place sur les vieux poteaux de délimitation. Leur croissance a été rapide, tant et si bien qu'ils ont fini par engloutir le lierre.

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Il fait peut être beau mais il ne faut pas non plus se leurrer, nous sommes en Hiver et bien que pour le moment la neige n'a pas fait trop souvent son apparition (n'oublions pas néanmoins le mois de Novembre), il est évident que la végétation somnole et que les premières fleurs se ferront comme toujours attendre bien que par endroit les primevères accaules offrent leurs beaux pétals jaunes.

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Je termine ma promenade par la visite d'une petite marre située près du sommet. J'aurai aimé avoir des photos de qualité pour vous présenter ma découverte qui me remplit de joie. Au fond de l'eau, dans un brouillard de vase, des dizaines et des dizaines, peut être même plus d'une centaine de batraciens se mêlent à la boue. Crapauds et grenouilles de toutes tailles et de toutes couleurs, variant de l'orangé au vert en passant par les teintes de gris et parfois de jaune sont en hibernation. A ma grande surprise tout ce petit monde s'agite à la recherche de la meilleure position de sommeil, peut être que la douceur de ses jours n'y ait pas pour rien mais d'ici demain il faudra compter sur le retour de la neige et du froid. En tout cas je suis ravie de ce spectacle et dans les entres-mêlât de pâtes, de ventres claires et de dos alongés je parviens à distinguer de nombreuses grenouilles rousses et vertes, quelques crapauds communs et me^me un ventre jaune tacheté de noir. Un crapaud sonneur? c'est trop beau pour être vrai.
C'est sur cette jolie note que se termine cette ballade.

 

24 octobre 2013

Champignons et jardin.

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SAM_4883Je suis ravie de voir que Canalblog a adopté une toute nouvelle gamme d'outils et de mises en page bien que ceux-ci restent difficiles à maitriser. De par cela et pendant quelques temps, les publications risquent d'être chamboulées mais seront plus proche de la revue par leur apaprence. Néanmoins, le correcteur intégré devrait en partie régler le problème des fautes d'orthographes bien que je ne promets pas de miracles de ce côté là.

Bref,entrons dans le vif du sujet. L'automne est bien installé depuis quelques jours et c'est avec bonheur que l'on peut voir une multitude de champignons, comme cette dangereuse et mortelle lépiote brun-lilas à gauche,  pousser dans le jardin. C'est aussi avec grande joie que j'ai vu, à mon retour, la jolie couronne de maïs, survivante des intempéries de ces derniers temps. Il est vrai que la région a été gâtée en pluie, ne serait-ce qu'avant-hier. Mais le retour du soleil est de bonne augure et il sera bientôt temps de parcourir une dernière fois les bois à la recherche des champignons avant que ceux-ci ne se fassent absents.        

La lépiote brun-lilas se rencontre périodiquement pendant la fin de l'été et l'automne. Toxique, elle peut même s'avérer mortelle dans certains cas. Elle appartient à la famille des lépiotes brunes dont bon nombre d'espèces ne peuvent être différencier des unes et des autres que par l'utilisation d'un microscope.

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La maison a prit son habit d'automne. Mousses, herbes rases et lierres donnent les dernières touches de vert car déjà les feuilles des arbres brunissent. Les rouges, ocres, jaunes, oranges, dorées, marrons et pourpres s'en donnent à cœur joie et font la beauté de la saison.

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Pour le moment, c'est ambiance vieilles pierres mais rassurez-vous, la maison ne s'apparente ni à une caverne, ni à une ruine oubliée. Autour de celle-ci pousse quelques plantes biens connues et qu'il est temps de conditionner avant qu'elles ne dépérissent sous le coup du gel.

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Parmi les plantes à récolter, la menthe (1). Pour la conserver efficacement, on la pend en gros bouquets, la tête en bas dans un endroit sec, aéré et si possible à l'abris de la lumière, sinon on l'enroule dans des feuilles de journal car la lumière détruit les principes actifs des plantes. On peut également profiter de végétaux plus communs que l'on ne prend pas toujours le temps d'observer. L'oxalis corniculée (3) peut être consommée (uniquement les feuilles) en salade ou dans de l'eau sucrée pour faire de la limonade. Il ne faut trop en consommer car elle contient de l'acide oxalique. Au Japon, on l'utilise pour se protéger des démons et en Inde, elle est utilisé comme anti-inflammatoire, digestif, diurétique, antiseptique, contre la diarrhée et les maladies de peau. Enfin, le géranium petit Robert (4) dont on utilise les parties aériennes est employé pour les néphrites, les lithiases rénales, les oliguries, les diabètes et les diarrhées. On le prend en décoction à hauteur de 38gr pour 1L d'eau pour les gargarismes, les compresses, les angines, les aphtes, les dartres, les plaies et les amygdalites.

SAM_5257C'est le retour de l'été indien, il fait à nouveau chaud et beau et les tee-shirts rangés un peu trop tôt dans les vieilles armoires ressortent.

Dans les champs, pas de rosées, plus de marasmes mais encore quelques rares coprins chevelus qui ici et là pointent le bout de leur nez.

Les grands tilleuls sont dégarnis. Pendant longtemps et encore aujourd'hui cet arbre mellifère a été utilisée en infusion (feuilles) pour ses propriétés calmantes et apaisantes.

 

Néanmoins le temps est propice aux sorties et aux découvertes, reste cependant la boue qui colle aux pieds et crotte le bas des pantalons.

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1 et 2: La maison devient peu à peu rouge-orangée. La vigne vierge est une liane ornementale que l'on retrouve sur bon nombre de maisons. Ses fleurs minuscules ont la particularité "d'éclater" pour laisser à jour le pistil et ainsi le précieux nectar qui attire les insectes.

3 et 4: Il y a quelques bons et beaux lactaires délicieux qui sont venus s'installer dans la mousse de la pelouse, sous l'un des sapins du jardin. Confondus avec les lactaires sanguins (qui donnent eux un sang rouge et non orange), on les cuisines comme des câpres, fris dans l'huile puis cuits au vinaigre et mis en bocaux.

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On le croirait proche de la famille des lactaires avec les quels il partage le m^me biotope mais il n'en est rien. Il s'agit ici d'une russule, la russule de Sardoine, reconnaissable à son chapeau violine, ses lamelles blanches et son pied rosé. Elle n'est pas comestible mais à l'approche d'Halloween propose un tableau joliment coloré.

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Les armillaires sans anneaux ont poussé ça et là de manière spontanée dans la pelouse, se nourrissants des racines pourrissantes du vieux prunier malade qui a été abattu il y a quelques années de cela. C'est sont de bons comestibles à l'état juvénile, vieux ils peuvent rendre relativement malade. On les confond parfois avec les armillaires couleur de miel mais qui eux possèdent un anneau à la différence des premiers d'où leur nom.

On peut le croiser en cascades sur les vieilles souches, en particulier des chênes et des châtaigniers mais aussi des tilleuls, de la fin de l'été à celle de l'automne en particulier quand la saison se fait chaude comme cette année. Il libère un parfum prononcé de champignons. 

Autrefois reconnu comme appartenant aux tricholomataceae, le genre armillaires a été rattaché à la famille des physalacriaceae. On les retrouve un peu partout dans le monde: Amérique du Nord, Canada, Japon et même Afrique du Nord (introduis au 17éme par les colons hollandais).  Si certains armillaires se nourrissent de bois mort, d'autres attaques les arbres en vie et les font dépérir, ce qui les classes comme nuisibles pour nos forêts.

 

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C'est temps de ramasser les noix avec certes beaucoup de retard, mais les plus belles de toutes, les noix de Grenoble. L'instrument que voici est à lui seul une petite merveille. On le roule sur le sol et hop, les noix sont emprisonnées. Plus besoin de se casser le dos et de se salir les doigts, il suffit d’écarter deux barreaux pour les récupérer et les mettre à sécher sur les grands étendoirs.

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 Ce n'est pas le Val sans Retour où la fée Viviane emprisonne les chevaliers infidèles quoi que ce l'eu pu, mais le verger de la maison. Autrefois il contenait de nombreux fruitiers et même des vignes mais le temps n'est pas toujours propices aux végétaux qui ne sont éternels.

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Le nid de guêpe semble désert, seule une ou deux gardiennes tournent encore autour. Bientôt on pourra le décrocher et regarder avec attention sa composition car contrairement aux abeilles, les guêpes ne restent pas au nid pendant la période froide. Généralement les ouvrières meurent et la reine par se réfugier sous une écorce ou la manche d'un vieux manteau oublié dans la grange. Au retour des chaleurs elle entreprend la reconstruction de son royaume perdu. Ce qui m'étonne c'est leur disparition alors que les températures, malgré l'épisode pluvieux, sont aux beau fixe. Peut être que leur reine c'est éteinte ou a entreprit son sommeil hivernal plutôt.

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C'est aussi le temps des châtaignes. Passée la douloureuse étape qu'est le ramassage si on n'a pas de gants, c'est un vrai régale. Posées sur un coin du poêle (et préalablement encochées), il ne reste plus qu'à attendre qu'elles soient bien cuites pour en profiter avec un bon verre de lait.

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Belle rencontre dans la maison avec cet inconnu, une punaise certainement, au dessin digne d'un masque Dogon et qui aurait pu figurer dans la rubrique "Magie et émerveillement" tant sa beauté m'a laissé sans voix. Il est vrai qu'il est peu commun de rencontrer un insecte avec un telle morphologie.

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 Bref chacun profite de ce charmant été indien à sa façon, et la bronzette reste une bonne option. Demain les 24°C sont annoncés ce qui pourra peut être donner l'occasion de réaliser une sortie en forêt à la rencontre des différentes familles mycologiques, même si je ne crois plus à la possibilité de rencontre Mr Cèpe et Mme Oronge. Heureusement, les girolles, chanterelles en tubes et pieds de mouton sont là pour rattraper le vide du panier. Dans le potager, il reste bien quelques légumes et douceurs mais il n'est guère utile de s'y attarder car si les chenilles cette année n'ont pas fait de dégâts, les limaces s'en sont données à cœur joie. Quand à la nouvelle mise en page de Canalblog et des outils mis à disposition, c'est une réussite même si la mise à la mise en ligne l'article ne ressemble pas toujours à l'original (saut de ligne défaillant, photos mal alignées...) mais c'est un détail. Le chargement des photos est beaucoup plus rapide (victoire) mais il est aussi plus long d'agencer tout ce petit monde et pour le moment ça ne marche pas, d'où les photos qui se ballade comme-ci comme ça. Je pense rester à ma présentation classique en y incluant de temps à autres quelques fantaisies comme ici. 

Allez je vous laisse, je retourne au soleil!

(Entre parenthèse, j'ai trouvé la solution au moyen de photoshop de faire une mise en page correcte mais cela me prend un temps fou, il y aura donc peu d'articles à venir.)

 

 

20 septembre 2013

Sortie dans les prés 9.

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Demain c'est l'automne! Pourtant la nature c'est déjà mise aux couleurs de cette belle saison. La pluie et la brune viennent mettre en valeur les teintes de jaune, de rouge et d'orangé des arbres et des hautes herbes.

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Il fait frais dans le verger mais les pommes sont bien rouges, malgrès les nombreux plants de buis qui poussent sur les branches des vieux pommiers et qui en sucent la sève. Coupés puis pendus la tête en bas, ils sont venus décorer la maison. Ces pommes bien que belles ne viendront pas dans l'assiette mais dans le verre sous forme de jus ou de cidre.

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Voici un grillon mâle juvénile, c'est à dire qui n'a pas encore assez mué pour atteindre sa maturité sexuelle d'où son absence d'ailes. Il est assez rare d'en croiser à se stade à cette période de l'année. C'est un herbivore qui à l'occasion peut dévorer un ver de terre ou le cadavre d'un rival car cet insecte est très territorial (de ce fait en Asie les combats de grillons sont très prisés). Il vit dans un terrier qu'il creuse avec ses pattes avants adaptées à cet usage.

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Présentations de quelques lépiotes. Attention, ne jamais ramasser les lépiotes que l'on connaît pas et qui mesure moins de 10-12 cm car elles peuvent être mortelles à raison de leur ressemblances entre proches parentes mais aussi avec certaines amanites.

1 et 2: La lépiote excoriée est une lépiote comestible qui juvénile aura un chapeau crème puis peu à peu deviendra blanche tout en conservant un mamelon brun. C'est un champignon comestible (mais facile à confondre) à la chair blanche. Elle pousse dans les prairies et les clairières.

3 et 4: La lépiote mamelonnée est elle aussi un bon comestible, proche d'aspect de la lépiote élevée (mais facile à confondre elle aussi). On la trouve dans les bois mais parfois dans les prés, en particulier ceux des lisières de bois ou de bosquets.

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Le scarabée funeste est un joli scarabée que j'ai souvent l'occasion de croiser. La dernière fois j'avais été peu attentive et j'avais reçu son jet défensif d'acide en pleine figure (on ne rit pas!). La leçon a été retenue et désormais c'est tête face contre tête que je l'observe. Néanmoins cela ne l'a pas empêcher de vaporiser son acide sur la végétation alentour, libérant ainsi une odeur très désagréable.

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Il fait gris mais il est possible d'observer de nombreuses créatures.

1: Voici Bombus agrorum Fabricius, un des bourdons les plus communs. Il vit en petit groupe et aime butiner les fleurs comme ce crise champêtre.

2: Dans le coeur d'une fleur de carotte sauvage fanée et humide, un long scarabée noir a trouvé refuge.

3: Un escargot des haies fait des acrobaties sur une longue tige sèche.

4: Dans une souche pourrie au milieu du champ,une grosse larve de cétoine tente de se dissimuler. Il lui faudra 3 ans pour devenir adulte et ne connaître que pendant une courte période, un mois, la joie du vol et des grands espaces. Mais en attendant elle se nourrit de bois pourrie et de terreau. Pas très ragoûtant tout ça.

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Les deux cerisiers du grand champ n'ont plus de cerises depuis longtemps mais l'un deux cache un petit trèsor à la couleur de l'or caché dans un écrin de bois.

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Avec sa belle couleur il est difficile de ne pas le remarquer. Le polypore soufré est appelée poulet de bois. Il est très prisé en Amérique du Nord et au Canada mais est méconnu chez nous. Délicieux champignon, il faut prendre garde à ne cuisiner que les partie jeunes et tendres. On peut retrouver une des façons de l'accomoder ici. D'ailleur, une grande Loche a commencé à le croquer.

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Bref ces jours-ci il ne fait pas très beau mais la pluie a reverdi les champs et il semblerait qu'au vues du temps qui est annoncé, que l'on se dirige doucement vers un été indien.

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1 et 2: J'ai enfin pu identifier cette fleur avec le site FloreAlpes. Il s'agit du galéopsis tetrahit nommé ortie royale bien qu'elle n'est rien à voir avec celui-ci. C'est une invasive qui aime les bords de bois mais aussi les prairies humides.

3 et 4: Les arbres aux troncs creux sont prisés par les fourmis qui voient dans ceux-ci un abrit parfait pour leur colonnie. Quand on place la main au dessus du trou, on peut sentir de la chaleur monter à travers l'arbe. Celle-ci provient de l'activité de la fourmillière qui se trouve à la base de l'arbre.

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Qui dit champs dit vaches. Celles-ci s'accomodent comme elles peuvent de l'humidité ambiante et de l'arrivée du brouillard sur leur pâturage.

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Il a là de quoi remplir un petit peu le panier.

1: J'ai cru qu'il s'agissait d'un petit rosé des prés. Il n'en est rien. Voilà une vesse de loup qui peu dans les meilleurs conditions prendre la taille d'un ballon de foot. Coupée en tranche quand elle est fraîche puis pannée, c'est un comestible passable.

2: Voilà le premier rosé de l'année trouvé. Il est identifiable à la blancheur de sa chair, de son chapeau, de son pied et à la teinte rosée de ses lamelles.

3: Quand il vieillit le chapeau noircit et les lamelles deviennent noires et tâchantes. Dans ce cas il est impropre à la consommation.

4: Cebon comestible peut s'accomoder de bien des manière. L'an dernier j'ai eu l'occasion de l'expérimenter ici et .

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Attention danger! Il y a de nombreuses amanites blanches dans les champs. Facile à confondre avec les différents champignons bons comestibles, il faut être très précautionneux.

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Les feuilles rougisses et les fruits de l'églantier seront bientôt à maturité. Riches en vitamines et en principes actifs, leur récolte débutera après les premières gélées. Pour mieux le connaître c'est par .

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Bref, demain c'est l'automne est déjà la nature a prit son manteau de couleurs.

 

22 septembre 2013

Aujourd'hui c'est l'automne, c'est Mabon!

 

MABON

L'an dernier à l'occasion de l'equinoxe automnal, j'ai fait un petit article sur Mabon, cette jolie fête de la nouvelle pratique religieuse. Celle-ci m'intérrésse tout particulièrement dans le sens où j'adore l'automne. Or l'entrée dans la belle saison correspond à cette célébration, alors voici une petite présentation de cette dernière.

(Cet article paraitra bientôt dans le numéro 3 de "La Renarde des Alpes).

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Les traditions de l'équinoxe d'automne

 

 Le temps des moissons s'achève, voici celui des fruits, des graines, des baies, de l'abondance et des premières gelées. Voilà le moment où le brume se lève, enveloppe de sa bienveillance les huttes et les chaumières endormies. Enfin la nature se part de ses couleurs d'automne, l'herbe reverdie pour la toute dernière fois et la terre se fait humide. C'est là, dans le brouillard, que les âmes oubliées et les premiers hommes se mettent à errer agars. C'est là que l'âtre faire tinter ses premiers crépitement et que le vent chaud venu du sud rassure les cœurs. 

Le terme équinoxe vient du latin « aequinoctium », dérivé de « aequus » qui signifie égal et de « nox » (noctis), la nuit. C'est la période de l'année où le jour et la nuit sont de durée égale sur l'ensemble de la planète car le soleil passe par l'équateur. Il en existe deux: celui de printemps et celui d'automne. Leurs dates peuvent être variables (en générale entre le 20 et le 24 mars pour celui de printemps, septembre pour celui d'automne) car le cycle de la Terre a une durée de rotation légèrement différente de celle que nous connaissons à travers notre calendrier.

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Une fête à travers les cultures européennes:

C'est un mythe nouveau, apporté par la vague néo-paganique des années 70-80 en partie par Aidan Kelly. Dans les cultures européennes, on trouve peu de traces de cultes célébrés à l'équinoxe. La plupart sont des fêtes agraires aux dates variables en fonction du climat et des récoltes amassées et non du calendrier lunaire. Néanmoins quelques mythes y sont rattachés comme celui selon le quel les œufs ne tiendraient debout que ce jour là. Cependant, le terme Tiocoberxtio revient dans certaines cultures celtes et galloises indiquerait la possibilité de l'existence passée d'une célébration semblable. Ce serait la dénomination d'une fête célébrée à la mi-septembre une année sur deux, une nuit de pleine lune. On ne peut s'empêcher de faire le lien avec les célébrations anglo-saxonnes qui ont lieu chaque année à la première pleine lune qui suit l'équinoxe. De plus, les fouilles archéologiques auraient mit à jour des cites pré-chrétiens où les constructions ou dispositions d'éléments (tel que des pierres) interagiraient par l'alignement avec les derniers rayons de soleil de ce jour si particulier.

Dans les cultures asiatiques, l'équinoxe d'automne symbolise le yin et le yang, c'est le temps où comme le jour et la nuit, le masculin et le féminin s'équilibrent. C'est le symbole de androgénie mais aussi l'entrée dans le signe de la balance.

En cette période on fête Mabon qui symboliserait la naissance du Dieu du même nom est le temps de l'introspection sur soi-même, du renouveau et du changement. Mais aussi Alban Elfred qui est un temps de mystère, permet d'accéder facilement aux autres mondes. Ce sont des sabbats préparatoires de Samhain. C'est aussi, pour les pratiquant wiccans, le troisième mois de la grosses de la Déesse, celui où on ramasse les fruits de son labeur (symbolique du 9e mois de l'année associé au cycle de la procréation).

Ces deux fêtes ont de nombreux points communs. Elles marquet la deuxième récolte qui se succède à Lughnasadh. Pour les pratiquants modernes, c'est la fin du cycle de la nature, c'est le temps de finir les actions commencées, de méditer et d'entamer son introspection. C'est la journée pour les consécrations et les rituels de dédication. Le festival se veut sobre pour les praticiens des rites gallo-romains, on accompagne la déesse jusqu'à son lieu de repos. Pour les adaptes du dieu gallois, les réjouissances seront gaies et placées sous le signe de l'abondance. C'est le moment de stocker les récoltes et de sacrifier le bétail qui servira de réserves pour l'hiver. On offre du cidre et des herbes magiques aux divinités symbolisant la vieillesse et la sagesse. On fait du vin, on rassemble et on fait sécher les herbes et les graines, on offre des libations aux arbres et on décore les tombes avec des feuilles, des glands et des fruits.

L'autel peut être décoré avec des cônes, des banches de pin, des feuilles mortes, des feuillages colorés, des cornes d'abondance, des légumes et des fruits de saison comme des pommes, des carottes, du raisin ou des courges, des graines, des noix et des baies, du vin, des gerbes de blé, du maïs, du lierre, des tresses d'ails et des écorces.

On peut associer de nombreux symboles à ces célébrations. Pour les encens on favorisera le lotus, le cyprès, l'œillet, la sauge, la myrrhe, le benjoin et le santal. Les plantes de cette saison sont le pommier, le chrysanthème, le gland, la fougère, le chèvrefeuille, le soucis, la passiflore, la rose, la sauge, la vigne, le lierre, le cèdre, le noisetier, le tabac, le chêne et l'œillet. Les tons sont chauds et les couleurs sont le jaune, l'orange, le rouge, le brun-roux, le bordeaux, l'or et le marron. Les pierres associées son l'agate jaune, la cornaline, le saphir, lapis-lazuli, la topaze jaune, le saphir, les galets des cours d'eau et la citrine. La planète qui s'associe est Mercure, en particulier pour le culte romain.

La nourriture rituel se composera de pain, de fruits secs, de noix, de pommes (qui prendront un statu sacré), de fèves, de courges, de haricots, de racines et de légumes de terre comme les pommes de terre, de carottes et d'oignons mais aussi les venaisons et la viande car c'est le temps de la chasse. L'élément Terre est déterminant en cette période.

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(Photo issue de: http://www.ilsentierodialchimilla.com/demo/index.php?option=com_content&view=article&id=861:mabon-il-figlio-della-grande-dea&catid=106:le-feste-della-ruota-dellanno&Itemid=58)

 

Quelques divinités à invoquer:

On peut faire appel aux divinités du vin (Dionysos, Bacchus), de la sagesse (Ea, Odin), de la mort (Hadès), de la nature (Gaïa, Adonis, Pan), de la chasse (Mabon, Diane), du temps (Chronos), des récoltes (Perséphone, Déméter, Ceres) et de l'abondance.

Dans la pratique, Mabon n'est pas forcément un temps à célébrer avec entrain, c'est avant tout le moment de se rapprocher de la nature et si besoin, de célébrer avec des gestes simples le cycle des saisons.

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 (photo issue de: http://philomela997.wordpress.com/tag/mabon/)

 

- chez les gallois:

Mabon est le nom gallois du dieu de l'agriculture, de la virilité, de la jeunesse, de la mort, de l'amour, de la fertilité masculine et représente le soleil captif de la Terre. Il a pour frère jumeau Gwynn mab Nudd. Ce nom qui signifie fils était aussi employé dans le langage quotidien et est aujourd'hui un nom de famille commun en Bretagne. Il fait écho à l'ancien dieu celte Maponus qui représente la musique et la poésie et d'où son nom est tiré. Il serait l'alter égaux de la Perséphone romaine mais la romanisation lui prête tout d'abords des affiliations avec les dieux du vin Dionysos (Bacchus) puis à Apollon pour ses traits de guérisseur et de lumière qui veille dans les ténèbres.

Il possède plusieurs noms: Maponos en celtique, Mabon ap Modron (« le grand fils de la Grande Mère », la déesse Modron, terme d'origine saxonne « Modr », qui personnifie la Terre et la mère pluriel) en gallois, Diancecht chez les peuples irlandais nommé également Angus Og, Mac Oc ou fils de Dagda.

Cette origine saxonne de la mère, fille d'Afallach et de Mellt, la présence au Pays de Galle de ce dieu dans des temps pré-chrétiens et la méconnaissance de celui-ci, laisse penser qu'il s'agît d'un dieu vieux, si vieux qu'il est issu de la terre elle même. Historiquement il serait peut être le fruit de la rencontres entre les cultures galloises et saxonnes pendant les grandes invasions de ces derniers.

Il y a plusieurs prononciations possibles en fonction des lieux de cultes: may bun, may bone, mah boon ou encore mah bawn.

Dans la légende, Mabon selon les versions à l'âge de 3 jours ou de 3 ans est enlevé à sa mère et est fait emprisonné dans l'Annwn. Modron, désespérée se met à le pleurer. Mais voilà que le dieu, devenu jeune adulte, est sauvé par Arthuret Culhwch car il est le seul à pouvoir commander Drudwyn mais aussi par le savoir qu'il tire de la sagesse des animaux primordiaux: le cerf, l'aigle, le hibou, le merle et le saumon, Llyn Llin, le seul à connaître son lieu de captivité.

Mabon doit par la suite,aider Culhwch car celui-ci, refusant d'épouser sa belle-soeur, se voit maudit par sa belle-mère. Il peut désormais se marier, mais uniquement avec la belle Olwen, fille du terrible et cruel géant Ysbaddaden qui, s'il se retrouve séparé de celle-ci décéderait dans l'instant. Pour obtenir la main de la belle, Culhwch doit offrir les instruments que la truie légendaire Twrch Trwyth porte entre ces deux oreillese. Mabon, le seul à pouvoir maîtriser le chien Drudwyn capable de terrasser le sanglier géant, réussit l'exploit. Les amants sont réunis, le géant abattu.

Restitué à sa mère, le dieu Mabon est éduqué dans les Entrailles de Modron, le gouffre du monde magique qui symbolise l'utérus maternel et qui représente la consolidation et le défi. C'est de là qu'il renaît en symbolisant la figure de la lumière retrouvée.

Dans la littérature galloise (moyen-gallois, langue employée entre le 12e et le 16e siècle), il existe quatre textes sacrés, les Mabinogion ou Quatre Branche du Mabinogi qui font référence à la mythologie celte antique. Le terme Mabinogion s'avère être le pluriel de Mabinogi qui viendrait de Mabon. Ces quatre récits portent les noms de « Pwyll, prince de Dyved », « Le Mabinogi de Branwen », « Manawydan fils de Llyr » et « Math fils de Mathonwy ».

Ils ont été fondé sur la base de deux manuscrits plus anciens, « Le livre blanc de Rhydderch » rédigé entre 1380 et 1410 et « Le livre rouge de Hergest » qui date de 1350. Bien que véridiques, certains concepts chrétiens récents pour l'époque y sont intégrés. La rédaction tardive des ces contes et légendes atteste d'une longue tradition orale.

On retrouve également Mabon accompagné de Modron dans les légendes arthuriennes.

Dans le néo-paganisme l'invoquer permet de sortir d'une mauvaise passe, d'une situation difficiles dans ce qui concerne les domaines de l'amour, du travail ou du financier.

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(photo issue de: http://mystery-and-magic.deviantart.com/gallery/26898492)

 

- chez les celtes:

Cette célébration est elle aussi relativement récente. Elle a été matérialisée par Edward William à la fin du 18e siècle, un brillant faussaire connu sous son nom de Barde de Lolo Morganwg (Lolo est le diminutif de Lorwerth), un des fondateurs du néo-druidisme. Né en 1747 et décédé en 1826, il se passionne pour le druidisme après une brève expérience dans la franc-maçonnerie. Il est à l'origine de la première Gorsedd (une association culturelle et littéraire druidique). Il avait pour thèse que les pratiques druidiques galloises malgré les différentes invasions saxonnes, romaines et la christianisation, étaient restées dans leur forme première. Ainsi ses travaux se fondent sur les vestiges de cette culture avec des emprunts aux concepts arthuriens et à la culture galloise. Aujourd'hui sa crédibilité est remise en cause du fait qu'il est l'auteur de nombreux textes comme « Cyfrinach Beirdd Ynys Prydain » qu'il a attribué aux bardes anciens pour valider ses propres concepts. La supercherie n'a été détectée qu'en 1970.

La célébration se nomme comme le dieu, Alban Elfed et porte de nombreux noms comme le festin d'Avallon, la récolte des vins, le jour des récoltes, l'Ungathering ou la nuit des chasses. C'est une célébration relativement récente associée à la lune descendante orientée sur l'arrivée de l'hiver. C'est le mois de la vigne et du lierre en raison des pampres qui vrillent et symbolisent la spirale de la vie sans fin, du cycle de la nature.

Alban Elfed est le dieu de l'agriculture, de la fertilité, de la jeunesse, de la mort et de la résurrection. Il marque la fin des récoltes et est célébré quand la dernière gerbe est sectionnée. Celle-ci était façonné comme une poupée et nommée Cailleac (ce qui signifie vielle femme en gaélique) et qui symbolise la mère du blé ou la reine des récoltes. Le fermier ayant eu la plus petite récolte se la voyait offrir pour que la chance le guide jusqu'au printemps.

C'est aussi une fête dédiée à la forêt, au chêne, aux esprits de la Terre mais surtout au Dieu-Cerf, parfois représenté sous les traits de Cernunnos dont les bois symbolisent le lien entre le sol et le ciel, les hommes et l'immatériel.

Dans la nouvelle tradition paganique, les druides fêtent la fin de l'été, quand les derniers fruits de la Terre tombent. On célèbre la nuit, les tempêtes qui apportent un cycle nouveau et commencent à ouvrir les portes vers le monde des morts.

On arpente les champs, les forêts à la recherche de graines, de plantes et de fruits secs pour orner la maison et préparer les vivres. C'est le temps où la Vieille (parfois représentée par la Dame Noire) passe pour chercher ce qui doit mourir pour y mettre dans son chaudron et en faire sa nourriture. Ici on symbolise le lâché prise, il est temps de faire le vide, de préparer l'hiver et de jeter ce qui doit l'être.

 

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(photo issue de: http://pagan-depot.tumblr.com/post/1099701933/mabon-autumn-equinox-2nd-harvest-september)

 

- chez les gallo-romains:

Dans la mythologie gallo-romaine, les derniers jours de l'été correspondent à la descente aux Enfers de Perséphone. Celle-ci cueillait des fleurs des champs quand Hadès, sorti du royaume des morts l'aperçu. Séduit par la déesse, il s'en éprit et l'enleva pour en faire sa femme et régner avec elle sur son domaine de l'éternel. Mais quand Déméter, mère de celle-ci et déesse des récoltes, eu connaissance de sa disparition, son chagrin et son désespoir furent si grands que toutes les plantes se mirent à dépérir. Alarmés par le déclin de la nature, les dieux de l'Olympe firent passer un accords entre les deux divinités. Ainsi Perséphone demeurera 6 mois au royaume d'Hadés, 6 autres auprès de sa mère. Mais Déméter blessée, en guise de représailles et depuis ce temps, fait porter son deuil à la nature jusqu'au retour de sa fille qui se symbolise par l'arrivée du printemps.

 

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(photo issue de: http://www.interregnum.amberhorizon.com/tales/?p=975)

Les sources:

Sites internet divers-Dana Corby-H.r. Ellis-Davidson-Guyonvarc'h-Gilles Lenglet.

 

15 septembre 2013

Sortie en forêt 34.

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Qu'il fait beau. On profite de la nature et des sorties en sauvage avant que la pluie ne vienne nous chagriner. La nature connait un regain d'activité et il plaisant de l'observer.

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1 et 2: Le mélitée du Mélampyr est aussi nommé damier Athalie. Il est en voie de régression dans la plupart des zones où il vit. On le trouve de la mi-mai à la fin octobre dans toute l'Euopre, au Japon et les zones tempérées d'Asie jusqu'à 1600 mètres. C'est un papillon des lisières et des bords fleuris. 

3: Dans le coeur d'une fleur de carotte en fenaison, une araignée  a formée son nid. Il se voit ainsi abrité des ses ennemis naturels mais aussi des intempéries.

4: L'épeire fasciée ou agriope frelon est une araignée de belle taille. Celle-ci déguste une sauterelle qui s'est laissée prendre dans sa toile. Depuis le 19e elle est en expansion en Europe. Ses rayures agissent comme un leur en vers ses proies ce qui la rend également vulnérable à ses prédateurs. En cas de danger elle fait vibrer violemment sa toile avant de se laisser tomber dans la végétation.P1060064

Il fait plutôt beau voir même chaud (pas comme les jours à venir) et la fraîcheur d'un petit chemin forestier est la bienvenue. Les feuilles commencent à tomber et rapellent il ne reste plus qu'une semaine avant l'automne.

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Dans le bois velanois, rencontre avec la Tour O'Mahony. Cette très vieille tour qui se trouve dans la forêt, au bout d'un chemin forestier et à proximité d'un champ, fût érigée au 19e siècle comme pavillon de chasse puis servit sous la première guerre mondiale de détachement pour les soldats. Elle appartenait à la famille du même nom, une seigneurie Irlandaise immigrée en France et dont il existe une large généalogie que l'on êut retrouver .

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Si on regarde à proximité de la tour, on peut trouver dans les taupinières qui l'entour des vestiges de l'activité humaine passée comme ce morceau de verre ou un autre de faïence.

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1 et 2: Le bolet pomme de pin est champignon étonnant qui me surprend toujours quand je le rencontre. Son apparence atypique avec ses écailles noires évoquent en effet une pomme de pin. En vieillissant il devient complètement noir et passe souvent inaperçu. C'est un piètre comestible plutôt rare qu'il est bien plus agréable de contempler que de manger.

3 et 4: Le scléroderme vulgaire nommé aussi orange, citron ou commun. On le trouve à la fin de l'été jusqu'à a mi-automne. Il n'est pas commestible et serait même toxique. Certains vendeurs peut scrupuleux peuvent l'incorporer dans des préparations dites à base de truffes pour faire croire que c'est effectivement le cas car la chaire de se champignon est noire.

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La collybie radicante se développe généralement de manière solitaire. C'est un comestible sans grande saveur qu'il faut prendre garde à ne pas confondre avec d'autres espèces. Il aime le bois mort, en particulier les vieilles souches de hêtre.

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1: Le lactaire poivré est un champignon non comestible en raison de son goût très prononcé de poivre. Séché puis réduit en poudre, il servait autrefois d'épice.

2: Le russule émétique est lui aussi non comestible et peut donner des mots de ventre. Celui-ci a été grignoté par les limaces et est utilisé comme abri par un petit grillon.

3 et 4: La russule verte est la meilleur du genre mais peut aussi être confondue avec des espèces plus dangereuses voir mortelles comme l'amanite phalloïdes! Attention donc.

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Ce n'est pas encore temps mais bientôt on pourra récolter les premières châtaignes! Miam, mais pour le moment c'est les fruits du sureau qui finissent dans le panier.

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Surprise, rencontre avec... un pin maritime! En pleine forêt il a prit ses aises et a été épargné par la tronçonneuse du bûcheron. Ses pommes de pins seront fort utiles pour les ateliers à venir. En attendant, si on regarde d'un peu plus près ce conifère, on s'apperçoit que c'est une plante aux nombreuses vertus: hormis sont utilisation pour l'industrie du bois, les composantes de son écorce soigneraient l'hyper-activité. Au Portugal on récolte sa sève.

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Au même endroit on peut avoir une très belle vue sur une partie du pays Velanois.

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Le sceau de Salomon odorant se porte plutôt bien, celui-ci propose des fruits mûres et de jolies feuilles délavées. Pour connapitre tout les bienfaits de cette plante qui, il ne faut pas l'oublier, toxique, rendez-vous dans la rubrique du tome 5 ou ici.

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Sur un plant de ronce, cachée derrière une feuille, une jeune sauterelle verte joue à la timide. Vorace, cette carnassière est à l'affût d'une proie.

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Autre monumment de Velanne, le Sacré-coeur. Haut de plusieurs mètres, un escalier permet de monter jusqu'aux pieds de la statu pour contempler le paysage et faire des offrandres dans une petite loge dans la pierre réalisée à cette effet. Si on s'en référe à Wikipédia, (article complet ici) le sacré coeur se définit aisni: Le Sacré-Cœur est une dévotion au Cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l'amour divin par lequel le fils de Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes. Cette dévotion est particulièrement présente au sein de l'Eglise catholique romaine.

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Et puis comme toujours les stars du panier, les girolles qui ont eu un peu du mal à le remplir cette fois-ci mais qui se sont révélées fort délicieuses le soir venu.

20 août 2013

Jardin et reptiles.

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Il fait beau et un peu moins chaud, c'est l'occasion de faire le tour du propriétaire pour répertorier les plantes et les créatures qui s'y sont installées pour l'été. C'est aussi l'occasion de décorer la terrasse et de cueillir les quelques fleurs des champs qui ne sont pas fanées.

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Les arbustes et plats de bandes donne une grande gamme de couleurs avec des odeurs et des parfums exquis.

1: Le rosier est très prolixe cette année, c'est sa deuxième floraison et certaines de ses branches ploient sous le poids des fleurs.

2: La petite impatiente del'Hymalia continue de fleurir mais certains de ses fruits sont arrivés à point. A peine touchée, la cosse qui contient les graines explose les libérant dans les airs.

3 et 4: L'hibiscus syriacus est un arbuste commun dans nos jardin qui fait partie de la famille des mauves, guimauves et autres malvacées. C'est la fleur nationale de la Corée du Sud. Ses propriétés émollientes et la comestibilité de ses fleurs font de lui une plante médicinale pour soigner les maux de gorge, la toux et les angines. 

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Tombée du grand saule pleureur sur la terrasse, cette petite chenille a eu de la chance et a vite retrouvé le chemin du tronc de l'arbre.

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Tondu et net, le jardin est bien loin de ce que l'on a pu connaître à la fin du printemps avec les dernières neiges.

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Dans celui-ci, deux belles plantes à fleurs aux nombreuses vertus.

1 et 2: L'invasive verge d'or du Canada déploie de superbe grappes fleuries. Dans notre vieille Europe, on l'emploi comme stimulante, sudorifique, tonique, carminative, apéritive et pectorale. Elle est bonne pour les rhumes, les affections pulmonaires, les nausées et les ballonnements. C'est une des meilleurs alliées pour fortifier le système rénal et en combattre les infections de celui-ci.  Riche en vitamines P, on la prend contre les varices. Elle pourrait même soigner certains cancers. Les amérindiens en mastiquaient les fleurs et en avalaient le jus obtenue.

Pour la tisanne, verser un litre d'eau froide sur 1 ou 2 c. à soupe de plante séchée, faire bouillir deux minutes et laisser infuser une dizaine de minutes.

3 et 4: La reine des près est une plante bien de chez nous qui aime les coins humides comme la verge d'or. C'est d'elel que l'on tire l'asprine, du moins de sa composition moléculaire. Elle en a donc les mêmes effets. Elle est anti-inflamatoire, antipyrétique, antalgique, diurétique, anti-oedemateuse, antiacide et protecteurice envers les muqueuses stomacales et intestinales. On l'emploi aujourd'hui pour les rhumatismes, l'arthrose et l'arthrite.

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Dernière truffe trouvée en date, qui contrairement les apparences n'est pas très ragoutante. En effet en son sein une bonne quantité de verres se sont installés pour la grignoter. Vermine!

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Ne sont-elles pas belles avec leurs 8 longues pattes?

1 et 2: Merci Poppy qui m'a permis d'identifier cette belle araignée. Il s'agit de l'épeire carrée, l'araneux quadratus. 

3 et 4: L'argiope bruennichi, c'est à dire l'argioê frelon est aussi appelée argiope rayée, argiope fasciée ou épeire fasciée. Ses drôles de rayures ne sont pas là pour la protéger d'un éventuel ennemi mais pour agir comme un leurre pour les insectes qui ne voient pas le piège. C'est une grosse mangeuse qui se nourrit essentiellement de sauterelles, d'abeilles et de mouches. Pendant l'acouplement, le mâle dans 80% des cas laisse dans la femelle son appareil reproducteur pour ne pas se faire croquer, ni voir sa belle se faire féconder par un autre prétendant.

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Petites gourmandises du jardin, les framboisiers donnent de beaux et bons fruits, mais ce sont ces feuilles qui ont le plus de vertus, en particulier en tisanes.

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Dans le potager il y a beaucoup de choses à ramasser.

1: Le laurier sauce ou laurier noble ou encore laurier vrai est originaire du bassin méditerranéen. Connu en cuisine, ces feuilles en infusions soignent les maux d'estomac. Les feuilles fraîches dans certains pays d'Afrique du Nord sont attachées dans les cheveux pour chasser les mouches. C'est l'arbuste d'Apollon.

2: L'ortie dioïque n'est pas une si mauvaise herbe. Séchée puis réduit en poudre, c'est un substitue au sel car elle est riche en sels minéraux. En magie elle détourne les mauvais sorts pour les renvoyer à l'envoyeur. Elle est aussireminéralisante, hémostatique, et dépurative.

3: Les tomates arrivent  à point. En salades ou sautées, c'est un régal.

4: Au milieu d'un massif de fleur, un oignon a poussé puis fleurit spontanément. Il est donc trop tard pour en faire la cueillette.

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Les hortensias sont des fleurs magnifiques. Roses, bleues, vertes ou blanches, il y en a pour tout les goûts. Il serait un nouveau substitu à la mode pour remplacer le canabis: toutes les infos ici.

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Le noyer est un arbre très important dans la culture européenne. Ce n'est pas pour rien que de nombreuses communes françaises portent son nom. Son bois est très recherché pour l'ébinésterie. Les noix sont utilisées dans les salades, las pâtisseries ou pour confectionner une huile riche et nutritive. Les jeunes noix dans leur cosses entre dans la composition du vin de noix. Cette même cosse, le brou, est utilisé en ébénisterie pour teinter les bois. Les feuilles entre dans la composition de nombreux remèdes et peuvent servir de teinture naturelle. Bouillies, les donnent une "peinture" jaune.

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L'onagre est une fleur importée del'Orient à des fins décoratives mais qui se reléve être une délicieuse comestible. Dans celle-ci, une petite abeille a trouvé refuge.

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Il ne faut pas oublier par ce beau temps de récolter les aromates.

1: La lavande est parfaite pour parfumer le linge, une pièce ou tout simplement l'eau du bain. De plus ces nombreuses vertus en particulier parce qu'elle antiseptique, désinfectante et calmante. C'est aussi l'une des huiles essentielles la plus utilisée.

2: La menthe poivrée est une plante médicinale a utilisé avec parcimonie car elle est très puissante. On l'évitera en cas de troubles digestifs majeurs mais sera utiles pour ceux qui sont mineurs ainsi que pour les insuffisances biliaires, les nausées, les douleurs gastriques, la toux, le rhume et les inflammations des voix respiratoires,.

3: La mélisse officinale s'emploie pour les troubles digestifs, pour apaiser les nerfs mais aussi pour lutter contre les infections virales.

4: La marjolaine officinaleappelée aussi origan des jardins s'emploie en cuisine comme le laurier sauce mais également comme antiseptique et anaphrodisiaque.

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Le soucis macéré dans une huile neutre longuement donne un remède populaire contre les piqûres de moustiques.

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Les petites reines du jardin ont investi la terrasse et les nombreux cousins et couvertures moelleux qui s'y trouve. Y a pas le dire, une vie de chat vaut bien mieux qu'une vie de chien.

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On profite aussi du beau temps pour faire l'inventaire de ce qui se trouve dans les placards pour voir ce qu'il manque.

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Deux trois insectes ce sont aussi invités.

1 et 2: Depuis quelques soirs, des libellules en pleine chasse se retrouve à voler dans la maison, attirée par les insectes qui tournoient autour des lampes du salon. L'une d'elel s'est laissée prendre et c'est retrouvée enfermée dans une boite d'observation, juste le temps de la voir de plus près avant de lui redonner sa liberté.

3 et 4: On ne présente plus la sauterelle verte qui vient de temps à autre se promener dans la maison. Celle-ci sera vite expédiée dehors.

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La petite-biche est un coléoptère qui vit en forêt, dans les lisières, les prairies et les vergers. Sa larve raffole des souches pourris. Les adultes comme les vers se nourrissent de bois mort et contribuent au renouvellement de l'humus et de la minéralisation du sol.

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1 et 2: La clématite des haies est une liane des zones tempérées. Les enfants jouent parfois à la fumée mais elle surtout connue comme herbe aux gueux. Au moyen âge les gueux se frottaient le corps avec ses feuilles pour provoquer de vilaines marques et brûlures pour implorer la pitié.

3 et 4: Il existe de nombreux ombellifères et il n'est pas toujours facile d'en reconnaître l'espéce. Il n'est pas rare de rencontrer sur leurs ombrelles des insectes parasites comme les pucerons et leurs féroces gardiennes, les fourmis.

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L'écialle chinée est un très beau papillon qui le temps d'un après midi c'est plus à virevolter autour de la maison.

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Il est temps de faire les récoltes!

1 et 2: Les pommes de pin ramassées en forêt sèche sur la pierredu jardin. Elle viendront décorer les tables du banquet de la fête médiévale du village qu iapproche à grands pas.

3 et 4: sur la table de la terrasse, c'es tatelir séchage: reine des près, fleurs de carottes, millespertuis, aigremoine, origan, serpolet ... il y a de quoi faire.

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La fougère aigle suit le même chelin et termine de sècher tranquillement sur le salon de jardin.

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A propos de papillons, revenons y:

1: Le gamma, autographa gamma, est un papillon commun en France. Sa chenille fait de nombreux dégats sur la plupartsdes plantes cultivées: tomates, pomme de terre, lin, béterraves, céréales... la liste est longue.

2: Voilà un nouvel individu à ajouter à la liste des inconnus.

3 et 4: Ce myrtil change un peu des individus au quel on est habitué, il présente de jolis motifs oranges.

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Voilà une jeune sauterelle femelle qui n'est pas encore arrivée  à l'age adulte, d'où l'absence d'ailes ou du moins, d'élitres marquées.

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Peut être fuyait t'elle cette coronelle lisse, une petite couleuvre qui ne dépasse pas les 70 cm. Celle-ci en mesure 35, ce qui indique qu'elle a encore du chemin à faire pour croquer les gros lézards de la propriété et dois pour le moment se contenter des araignées et des sauterelles voir parfois, d'autres serpents. Cette espèce à une petite gueule, ce qui l'oblige à avaler son repas en plus de 30 minutes. Comme toutes les serpents, elle est protégée.

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Pour différencier les couleuvres des vipères un indice ne trompe pas, les premières ont la pupille ronde, les secondes l'ont fendue, comme celle d'un chat.

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Voilà un autre reptile bien sympathique, l'orvet commun. Ce lézard sans pattes revient, comme les salamandres et les tritons alpestres, dans le quartier ce qui bon signe. Il faut être délicat avec notre ami qui est bien vif car, comme de nombreux lézards, il casse sa queue pour fuir l'ennemi. Sa grande ressemblance avec les serpents a fait qu'il a systématiquement été chassé. Pourtant c'est un précieux allié du jardinier car il se régale de limaces et d'escagrots. Ici l'absence de marques et de tracés noirs montre qu'il s'agit d'un mâle adulte.

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Parfois il suffit de se prommener autours de chez soi pour faire de belles rencontres.

 

24 juillet 2013

Sortie en forêt 29.

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Sortie en forêt fructueuse où le panier a été bien remplit. Il fait encore chaud mais les bois apportent une fraîcheur bienvenue et avec elle quelques visiteurs indésirables: tiques et moustiques. Mais ces désagréments passés, la forêt est délicieuse et il y a beaucoup à voir.

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L'activité fongique est enfin en expansion et les nombreuses russules sont au rendez-vous.

1 et 2: La russule tardif est une russule qui apparaît au milieu de l'été et disparaît à la fin de l'automne. Non comestible, il se remarque de part sa jolie couleur violine qui décline sur des teintes de marron et de jaune.

3: La russule émétique des bois est classée parmi les champignons classés comme toxique. Très amère, elle est assez rare et se développe en groupe de quelques individus.

4: La russule olivacée est considérée comme un comestible moyen. On la trouve en été et en automne. Sa chair est douce et ferme mais le chapeau peut être légèrement craquant par temps sec.

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Les premières vachottes (lactaires à lait abondant) sont sorties. Il peut se consommer cru mais sa saveur douce n'est pas toujours très agréable le classe dans la catégorie des comestibles médiocres.

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Les oiseaux ne sont pas en reste, les feuillages sont épais ce qui les rend plus difficile à apercevoir mais si on se penche sur le sol, quelques indices indiquent leur présence.

1: La buse variable est un des rapaces les plus communs en Europe qui peut vivre dans un grand nombre d'habitats. Son régime alimentaire est vaste mais elle se nourrie majoritairement de petits mammifères.

2: La tourterelle turque est originaire d'Inde et a migré à partir du XIX-XXeme en Europe. Elle vit de préférence dans les milieux urbains mais aussi en campagne, prés des réservent à grains.

3: Ces plumes bleues n'y trompent pas, un geai des chênes est passé par là. On le trouve dans toute l'Eurasie et aussi en Afrique du nord. En Europe, la France est un des seul pays à ne pas le classer comme espèce protégée mais à le désigner comme nuisible en raison de son apparentée avec les corbeaux et les pies.

4: La grive musicienne nidifie de mars à la mi-juillet dans des nids en forme de vasques composés de pailles et de boue dans les quels les femelles pondes entre 4 et 5 oeufs bleus tachetés grossièrement de noir.

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 Dans les bois quelques têtes bien connues mais aussi quelques petits nouveaux.

1: La russule noire et blanche apparaît au milieu de l'été et disparaît à la fin de l'automne. Elle est considérée comme non comestible voir même toxique si on s'en réfère aux dernières études scientifiques.

2: Le lactaire poivrée est un lactaire qui peut prendre de belles proportions. Il n'est pas comestible, hormis si on le sèche puis le moud et utilise comme épice d'où son nom qui est semblable à son goût. En cette période il fait tellement chaud qu'il ne produit presque plus de lait.

3 et 4: Voilà un bel inconnu. N'ayant pas mon ouvrage de mycologie sous la main et internet restant mué à son sujet, je ne peux pas pour l'instant l'identifier.

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 Un couple de bousier a repéré une crotte. Ni une, ni deux, les voilà à l'oeuvre pour la transformer en douillet logis pour leur larve, enterré 60 cm sous la surface. Petits mais efficaces.

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 Ils étaient là, au rendez-vous, les premiers cèpes d'été du coin. Peu nombreux (6 en tout), ils se sont avérés très véreux même les jeunes exemplaires. Les meilleurs pousses ont lieu en générale au lendemain d'orages qui ont été précédés de fortes chaleurs ou, quand les températures ne sont pas excessives et les nuits fraîches. C'est un excellent comestible qui peut parfois, avoir un petit goût sucré selon les régions et le type de sol. Il peut être mangé cru mais il est bien meilleur cuit.

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 L'ochidée néottie-nid d'oiseau a fini de fleurir et commence à former des graines dans des capsules qui peuvent faire office de hochet. Il faut savoir que pour que l'orchidée survive, elle doit s'allier avec un petit champignon avec le quel elle vit en osmose en échangeant des nutriments et de l'eau. De ce fait, le champignon se trouve dans les cellules des graines pour permettre aux nouveaux plants de se développer.

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Là encore quelques figures connues mais aussi, un vilain piégeur qui a bien faillit nous avoir.

1 et 2: Jeune (et même parfois à maturité), le bolet amer ou bolet du fiel est très proche d'aspect du cèpe d'été. Il s'en différencie par sa mousse rose et son goût très amer qui le rend inconsommable. Un seul morceau cuisiné avec le reste de la cueillette la rend non pas toxique mais inconsommable. Le mieux pour être sûr est de mettre un petit morceau du champignon sur la langue. S'il s'avère amer, mieux vaut le recracher et laisse le spécimen sur place. Néanmoins sa rareté fait qu'il y a peu de confusions.

3 et 4: Enfin les amanites rougissantes ont pris possession des bois. Nombreuses et de formes diverses, elles sont plus ou moins réputées comme bon comestible mais renommés dans certaines régions. Elles sont généralement préparées en tarte salée, en ragoût ou revenues à la poêle. Elle tient son nom de rougissantes en raison de sa chair qui sectionnée rougie.

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  Les monotropes sucepin fonctionnent comme l'orchidée néottie-nid d'oiseau, c'est à dire qu'ils ne produisent pas de chlorophylle mais se nourrissent par l'échange qu'ils entretiennent avec un petit champignon. Ce sont des plantes rares, classées comme espèce menacée dans de nombreuses régions où la déforestation a supprimé les bois qu'ils affectionnent.

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 1 et 2: Les premières petites girolles pointes le bout de leur nez. Savoureuses mais encore rares, elles viendront parfumer le traditionnel repas du dimanche midi.

3: La mouche scorpion porte son drôle de nom en raison de l'abdomen qui chez le mâle se termine en queue de scorpion. Pas de crainte celui-ci ne lui sert pas à piquer mais à se reproduire.

4: Le lierre est une plante magique qui dans la tradition était utilisé pour s'apporter les bonnes grâces des dieux et des fées des bois et des forêts.

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La mousse fructifie. Avec les prêles et les algues, c'est l'une des plus anciennes plantes apparues sur terre. Présente avant les dinosaures, elles ne se reproduit pas à l'aide de fleurs mais de spores qui sont contenus dans de petites capsules.

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Les bois sont un terrain de jeu parfois pour les bambins les après-midi d'été ensoleillés.

1 et 2: Cabanes et refuges sont apparus dans le sous-bois. Éphémères, ces abris ne vivent que le temps d'une saison mais renferment en eux des trésors et des souvenirs impérissables.

3 et 4: Un après-midi en forêt,c'est aussi l'occasion de s'imaginer parcourir un vaste monde, encore vierge et inexploré, peuplé de monstres et de créatures enchantées, de chevaliers et de licornes.

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 Et voilà au final un panier bien remplit. D'ici quelques jours et quelques pluies, on pourra espérer faire une récolte encore plus prolifique.

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Les champignons, les oiseaux et les insectes se sont fait remarquer mais ils ne sont pas les seuls.

1 et 2: Les parcs à bestiaux longent parfois les bois. Chevaux, vaches, veaux et poulains accompagnent alors les promeneurs le temps d'un chemin.

3 et 4: Les chevreuils et les sangliers se font plus discrets mais laissent quelques marques. Des traces de pattes, des écorces rongées et des souches éventrées sont signes de leur passage.

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Bref, la récolte une fois préparer s'avère mince mais délicieuse. Les prochaines seront sûrement plus prolifiques.

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