dimanche 12 février 2017

Sortie en montagne 15.

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 Au début de l'hiver nous avons eu la chance de partir tout un après midi visiter un bout du Jura en passant par la Savoie. Ce jour là le froid était plutôt mordant et une large mer de nuage couvrait une partie des collines alentours. Et pourtant, la journée fût radieuse. Les forêts de conifères contrastaient étonnement bien avec les quelques boulots blancs perdu dans le boisement. Depuis, une épaisse couche de neige a recouvert les arbres.

 

Boisement et végétation des couloirs de coupe.

Les coupes en montagne laissent parfois de vilaines traces dans la forêt. Le sol à nu s'érrode facilement et il n'est pas rare d'y observer des glissements de terrain importants. Depuis quelques années, les zones défrichées sont replantées avec de jeunes arbres ou ensemencées avec  des graminées (Poacées) qui ont la capacité de retenir la terre. Certaines espèces peuvent retenir entre 0,5 et 1,5 m³ avec leur système racinaire.

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Les molènes (Verbascum).

Il existe une multitude d'espèces de molènes qui ont tous la capacité de se développer très vite. On les appel souvent bouillon blanc, ce qui est un tort car seul Verbascum thapsus peut prétendre à ce titre. Les molènes formes des fleurs colorées sur de grandes hampes florales. Ils peuvent produire plusieurs milliers de graines.

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L'héllébore fétide (Helleborus foetidus).

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui, ayant trop consommés d'herbe à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut leur être mortel. On attachait alors un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on tirait la corde pour éviter l'intoxication.

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Bonne surprise ! En week-end dans la maison familiale, nous avons pu voir depuis mon ancienne chambre de petite fille quatre chevreuils brouter tranquillement dans la brume. Nous avons toujours beaucoup de chance de voir au cour de l'hiver et de l'été plusieurs de ces cervidés s'aventurer dans le jardin. 

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

Toujours dans le jardin de famille, nous avons pu aussi observer ce pic épeiche affairé à chercher des larves dans les fruitiers vieillissants de l'ancien verger et dans les piquets fatigués de la clôture du voisin. La présence d'un carré rouge à la base du crâne indique qu'il s'agît du mal, la femelle ayant une calotte toute noire.

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La Cascade du Grenand.

En passant par la Savoie nous faisons un petit détour par la Cascade du Grenand, sur la commune de La Bridoire. Ce torrent fait un lacé de 6 kilomètres de long avant de se jeter dans le Guier. C'est un cour d'eau que j'ai eu la chance, il y a quelques années, de découvrir à travers le canyonisme et ses nombreuses chutes d'eau.

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Le plafond nuageux.

 En général en montagne on définit comme plafond un couche épaisse de nuage qui couvre entièrement le ciel et qui donne l'impression d'être extrêmement basse. Une fois que l'on s'éléve un peu, en montant par les petites routes du Jura par exemple, on peut l'observer de par le dessus et voir jusqu'où elle s'étend.

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Le mot de la fin.

 La neige n'est pas encore là mais l'atmosphère est hivernale. Le brouillard et le froid matinal, additionnés à quelques gelées, donnent un charme tout particulier aux montagnes et aux grands pins pectinés qui dégivrent dès qu'un rayon de soleil fait son apparition. Nous ne reviendrons pas de si tôt dans le Jura, les examens approchants, néanmoins nous aurons l'occasion de passer encore quelques jours du côté de la Chartreuse.

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dimanche 24 août 2014

Au pays Velannois.

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Voyage dans le jardin de ma grand-mère, entre les vieux pommiers, les herbes presque folles et les fleurs parfumées et au combien colorées. Une invitation à la contemplation.

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 Le bouillon-blanc (molène thapsus : Verbascum thapsus) est l'une de mes plantes adorées. Son ampe florale était utilisée au moyen âge pour servir detorche d'où son nom: cierge-de-notre-dame. J'ai déjà eu l'occasion de l'évoque ICI.

Propriétés et utilisations: 

"les fleurs et les feuilles séchées rapidement pour qu'elles ne brunissent pas. Le bouillon blanc est émollient (il relâche, amollit les tissus enflammés), anti-inflammatoire (léger), utile contres les affection tracbéobroncbiques (toux, catarrhes aigus et chroniques, asthme) et il régule le transit intestinal, soigne et calme les entérites, les diarrhées douloureuses, la cystite aiguë. On infuse les fleur à hauteur de 10g/L pendant 15 minutes avant de filtrer sur une étamine pour retirer les poils irritants (important et systématique dans toutes les préparations à base de bouillon blanc) pour soigner les affections rhinopharyngées et pour avoir des effets émollients. En consommer 250 à 500 ml par jours. Pour ce qui est des feuilles, en infuser 20g/L pendant 15 minutes et utiliser l'infusion en lavement pour les irritations de la muqueuse intestinale ou, en cataplasme dans les affections cutanées. Dans le domaine animalier, on l'utilise contre la jaunisse et la perte des poils dû à un grattement prolongé en infusion. Les feuilles cuites dans du lait et disposées sur les hémorroïdes ou les inflammations cutanées calme la douleur. Le lait obtenu est conservé, rendu tiède il soigne les gerçures."

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 Le cassis est la baie du groseillier noir appelé plus communément cassissier (Ribes nigrum). Réputée pour être un anti-inflammatoire, le cassis soulagerai de l'arthrose et de la goutte, diminuerait les risques de rétrécissement des vaisseaux sanguins et apaiserai les irritations en particulier d'estomac. Dans ce dernier cas c'est la gelée de cassis qui est recommandée. 

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 Les rosiers anciens m'ont toujours fascinés. Loin des formes exubérantes et criardes que l'on peut parfois rencontrer dans nos jardin, leurs tons pastels et leurs délicats parfums sont souvent associés à la renaissance, âge d'or des roseraies. L'association Roses Ancienne de France contribue à la préservation de se patrimoine parfois oublié au travers de nombreuses actions.

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 Une petite mare c'est formée dans un creux du jardin, une touffe extraordinaire d'iris des marais, Iris pseudacorus. Surnommé flambe d'eau, on le croise en Europe, au Moyen Orient et Afrique du nord dans les marais, les zones humides, aux abords des ruisseaux et des étangs. On l'employait autrefois pour le tannage.

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Trilogie d'escargots typique de nos massifs : Escargots des haies, des jardins, des forêts (Cepaea nemoralis, Cepaea hortensis, Cepaea sylvatica).
A retenir que: 
- Escargot des haies: Aspect lisse, parfois brillant. Périphérie interne de l'ouverture noire.
- Escargot des jardins et escargot des forêts: Aspect lisse, parfois brillant. Périphérie interne de l'ouverture blanche.
Source: NOE

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La grande ortie "Urtica dioica L." est la plante aux milles vertus présente dans le monde entier, bien qu'elle soit à l'origine propre à l'Eurasie. Dans l'assiette, elle se révéle tout aussi superbe !
"Lavez les ortie soigneusement afin d'en retirer le pouvoir urticant. Dans une cocote, versez 3 cuillères d'une bonne huile et faites revenir l'oignon émincé, ajoutez les pommes de terre taillées en petits cubes, puis les feuilles d'orties sans les tiges. Couvrez d'eau salez, poivrez à votre goût portez à ébullition puis laissez cuire le temps qu'il faut. Mixez, réchauffez en ajoutant la crème fraîche. Servez sans attendre."

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 Un chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) c'est installé sur la clôture attenante au pré des brebis. Ses fleurs (recherchées en médecine populaire) exaltent un parfum très prononcé, en particulier la nuit. On le rencontre dans tout l'Ouest de l'Europe (mais rarement aux abords de la méditerranée), dans les forêt fraîches et humides, les haies et les bosquets de montagne. Les baies sont toxiques mais font le bonheur des oiseaux. 

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La reine des bois ou barbe de bouc, Aruncus dioicus, possède de petites fleurs ivoires et peut atteindre un mètre de haut. C'est une plante de montagne répandue dans les Alpes, qui pousse d'ordinaire dans les lisières et les forêts humides jusqu'à 1700 mètres d'altittude. 

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Voilà deux classiques des jardins:
1 et 2: La calla, Zantedeschia aethiiopica, est appelée faux arum ou à tord, arum blanc ou géant. Il ne faut pas non plus le confondre avec le "vraie calla". Il s'épanoui dans les sols humides. 
3 et 4: La capucine (genreTropaeolum) a donné son nom à bien des choses: couleur, ordre religieux, prénom, muses et artistes, véhicules... on en dénombre pas moins de 85 espèces. Elle originaire d'Amérique du Sud. Ici il s'agit de "Tropaeolum majus". La fleur est comestibles: les pétales n'ont pas de goût particulier, la base florale elle est acidulée et piquante.

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 La centranthe rouge (Centranthus ruber appelée lilas d'Espagne ou valériane rouge) est commune dans les parcs comme ornement. Certains spécimens peuvent dépasser 1,30 mètres. Elle fait le bonheur des polinisateurs comme les sphinx. Médicalement parlant c'est un substitue de la valériane.

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  •  Dans le vieux verger, les pommes, les poires et les pèches de vigne en devenir sont abondantes. En réalité il s'agit d'un pré-verger: " À la différence des vergers commerciaux ou le nombre d'arbres sur porte-greffes nains peut atteindre 3000/hectare, la densité des prés-vergers est généralement inférieure à 100 arbres/hectare. Pour éviter de polluer l'alimentation du bétail, on n'y utilise souvent aucun pesticide , ce qui rend ce modèle idéal pour les adeptes de l'agriculture biologique. L'inconvénient du pré-verger est qu'il n'est pas très rentable à court terme, car les arbres de haute-tige sont longs à fructifier (10 ans) et la récolte des fruits y est plus fastidieuse que sur les vergers « industriels » basse-tige conçus pour une production intensive. Très répandu au XIXe Siècle, le pré-verger s'est peu à peu raréfié." Source: ICI.

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 La sauge officinale "Salvia officinalis" est un sous-arbrisseau connu pour ses vertus médicinales. Le terme latin Salvia signifie "sauver". Facile à cultiver, elle se repend facilement et chasse les parasitent ce qui est un véritable atout quand elle est plantée dans le potager.

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 Les plantes grasses figurent aussi parmis mes plantes amies. Je ne serai identifier celles du bas mais lsur es deux premiers clichets on peut reconnaître la joubarbe des toits, Sempervivum tectorum. Elle est originaire d'Europe méridionale et centrale mais c'est rependue en Afrique du Nord, en Asie occidentale et en Europe du nord. Elle aime les sols secs et sablonneux. Elle fleurit aussi sur les murs, les rochers et les toits (d'où son nom)jusqu'à 2800 m d'altitude. On la trouve dans presque toute la France.

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 De temps à autre un lapin (ici de garenne = Oryctolagus cuniculus) s'échappe des clapiers voisins. Il est l'origine des espèces domestiques élevées à travers le monde. L'espèce sauvage se rencontre en Europe et depuis le XIXe siècle en Australie où il fait de graves dégâts en particulier sur la faune et le flore locale et endémique.

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 La belle Nigelle de Damas (Nigella damascena) est une fleur lumineuse aux graines toxiques. Sont feuillage fin luivaut le nom de "Cheveux de Vénus". Résistante, elle ne caint que les limaces et autres escargots.

 

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lundi 22 octobre 2012

Le bouillon blanc.

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Le bouillon blanc:

 

 

noms: fleur de grand chandelier, herbe du Saint Fiacre, verbsacul thapsus, verbascum thapsiformme Schra, blanc de mai, molène, oreille de loup, queue de loup, grand chandelier, cierge de Notre-Dame, bouillon jaune, bonhomme, herbe à bonhomme, bouillon ailé.

 

classification: famille des scrofulariaceae, plante herbacée. Il existe une quinzaine d'espèces de molènes, leurs propriétés sont semblables.

 

habitat: originaire d'Europe et d'Asie (puis introduit en Amérique du Nord et en Afrique). Dans les terrains incultes assez secs, les chemins, les cailloux, les talus ensoleillés ou les voies ferrées. On le trouve sur tout le territoire français, en Isère et dans les Hautes-Alpes. Jusqu'à 1400 mètres d'altitude.

 

description: elle peut mesurer 1 à 2 mètres grâce à sa tige épaisse. Ses feuilles sont larges, ovales et crènelées. A son sommet se forme des grappes inflorescences groupées ayant de larges fleurs jaunes (d'où le nom de cierge de Notre-Dame). Les fleurs sont en calices avec 5 divisions de couleur jaune, avec 5 étamines dont 3 très courtes. Le fruit est une capsule avec deux valves ayant de nombreuses graines. Les feuilles et la tige sont velues (poils laineux gris-blancs). C'est une plante bisannuelle (ayant un cycle chevauchant 2 années).

 

récolte: les corolles se détaches facilement et se ramasse dès juin jusqu'à septembre, il faut les faire sécher rapidement dans un lieu sec, aéré et chaud. Il faut ensuite les garder dans un récipient hermétique à l'abri de la lumière.

 

propriétés et utilisations: les fleurs et les feuilles séchées rapidement pour qu'elles ne brunissent pas. Le bouillon blanc est émollient (il relâche, amollit les tissus enflammés), anti-inflammatoire (léger), utile contres les affection tracbéobroncbiques (toux, catarrhes aigus et chroniques, asthme) et il régule le transit intestinal, soigne et calme les entérites, les diarrhées douloureuses, la cystite aiguë. On infuse les fleur à hauteur de 10g/L pendant 15 minutes avant de filtrer sur une étamine pour retirer les poils irritants (important et systématique dans toutes les préparations à base de bouillon blanc) pour soigner les affections rhinopharyngées et pour avoir des effets émollients. En consommer 250 à 500 ml par jours. Pour ce qui est des feuilles, en infuser 20g/L pendant 15 minutes et utiliser l'infusion en lavement pour les irritations de la muqueuse intestinale ou, en cataplasme dans les affections cutanées. Dans le domaine animalier, on l'utilise contre la jaunisse et la perte des poils dû à un grattement prolongé en infusion. Les feuilles cuites dans du lait et disposées sur les hémorroïdes ou les inflammations cutanées calme la douleur. Le lait obtenu est conservé, rendu tiède il soigne les gerçures.

Pour le sommeil: 30g de fleurs de bouillon-blanc, 20g de fleurs de coquelicot, 10g de mauve, 20g de tussilage (on ajoute le pied de chat, la guimauve et la violette pour obtenir l'infusion des 7 grandes). En plus de favoriser le sommeil, cette tisane calme la toux et facilite l'expectoration. En phytothérapie on la consomme sous forme de poudre, et en usage traditionnel on l'employait contre les verrues, les plaies abdominales et la goutte. On le déconseille pendant la grossesse et l'allaitement.

 

culture: dans les rocaille, dans le seul meuble. On sème à la volé les graines au printemps. On arrose les plants jusqu'à ce qu'ils soient robustes.

 

toxicité: il est ichtyotoxique (toxique pour les poissons) avec ses graines, qu'il ne faut pas consommer. Elles sont utilisées pour la pêche frauduleuse.

 

consommation: à certaines époques, les feuilles ont été fumées comme tabac.