La Renarde des Alpes

dimanche 28 janvier 2018

En Chantier au Pilat

DSC04347Le début d'année fut bien chargé ! C'est le lancement de la grande ligne pour les fins d'études et la charge de travail c'est considérablement alourdie. Loin de l'image que l'on a parfois des BAC +2, le BTS GPN n'est pas une formation au rabais comme aime le dire certains. Elle demande un véritable travail sur la durée et beaucoup d'investissement. Le niveau n'est peut être plus celui de la formation d'il y a 10 ans, mais reste à mon sens relativement complète, hormis si l'on souhaite s'orienter dans des disciplines scientifiques tellse que celles d'écologue ou d'ingénieur des milieux ruraux.

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Parmi nos épreuves formatives (nommées CCF), celle de la conduite d'un chantier. Passant mon examen l'après midi, j'ai pu prendre le temps de découvrir les abords du site le matin même et de revenir sur nos anciens chantiers pour découvrir l'évolution de ceux-ci. Récents, l'observation de nos actions n'est pas encore visible. En environnement, il faut bien souvent se montrer patient avant que les interventions portent leurs fruits.

DSC04097Le paysage est un peu gris, les fougères présentent une grande gamme de couleurs et les feuilles commencent à quitter leurs branches. Néanmoins il faudra attendre cet hiver pour voir les boulots, les chênes et les cerisiers complètement nus, chose qui pourrait se précipiter avec les pluies abondantes et les vents forts.

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Dans la mousse, sous les rondins de bois, dans les taillis ... ce sont tout autant de micro-habitats propices aux champignons. Nombre d'entre-eux sont inféodés aux chênes, essence qui présente en Europe l'un des plus grand cortège de mycorhizes. C'est une bonne occasion de partir en prospection et de ramener de quoi se faire plaisir.

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Les amanites tue-mouches (Amanita muscaria) partagent le même biotope que les cèpes de Bordeau, cela laisse songeur. Hélas nous n'en verrons pas la queue d'un, tout au plus celles d'une bonne dizaine de bolets baies (Imleria badia) avec les quels j'ai pu me régaler le soir venu.

DSC04142En farfouillant dans les fougères je suis tombée sur une friche dense, relique d'une ancienne cédraie dont les arbres ont été abattus semble-t-il y a 4 ou 5 ans. Le milieu est idéal pour observer les espèces pionnières, c'est à dire celles qui s'approprient espace mit à nu les premières. C'est aussi un site parfait pour observer les champignons lignicoles qui se nourrissent des restent de racines des cèdres abattus.

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Parmi les espèces que l'on retrouve, on peut citer le polypore marginé (Fomitopsis pinicola). Inféodé aux conifères, il se reconnaît aisément de par sa marge rouge-orangée. Il contribue à la dégradation du bois mort et à l'enrichissement du sol. Il est aussi un refuge pour certaines espèces d'insectes qui ne vivent que dans celui-ci.

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Retour au chantier. Les tronçonneuses sont prêtes. L'objectif est de réouvrir un milieu qui s'est refermé suite à l'abandon des patures et à la plantation d'essences forestières comme le châtaignier, le sapin blanc et le chêne d'Amérique. Un troupeau de chèvres a pour mission de de garder le pet du loup en l'état.

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La tramète rougissante (Daedaleopsis confragosa) se plaît à la lisière du bois. Elle apprécie tout particulièrement les arbres mourants tels le saule et le boulot, ce dernier étant abondant. Cette espèce a besoin d'humidité pour se développer d'où sa présence sous les couverts humides et les bords de rivière.

DSC04238Le polypore du bouleau (Piptoporus betulinus) ne pousse que sur les arbres du même nom. Bien que non comestible, il fut très utilisé. Employé pour affûter les lames des rasoirs des barbiers, il sert de vermifuge en médecine populaire, en particulier pour le bétail. C'est pour soigner sa trichinose, une maladie due à la présence d'un ver parasite dans les muscles, qu'Ötzi la célèbre momie alpine en portait autour du cou.

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Fini de flâner, c'est à mon tour de passer. Le temps de l'examen je me suis transformée en chef d'équipe et pour ceux qui me connaissent, ils peuvent sans mal s'imaginer à quelle point j'ai pris plaisir à répondre à la tâche (ce n'est pas pour rien que mes frangins me nommait "la reine-mère"). Depuis les résultats sont tombés, et je 'ne suis pas peu fière. J'ai tranquillement repris le chemin de la salle de cours, en attendant les prochaines épreuves.

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dimanche 31 décembre 2017

Fin d'automne au pied du Ventoux.

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DSC02620Voilà une fin d'automne qui se fait fraîche. La brume monte de la vallée du Ventoux, les cimes en sont toutes humides et nous, nous tremblons dans nos manteaux, la goutte au nez. Parmi les grandes cèdres de l'Atlas et les volutes des clématites des haies (Clematis vitalba), les oiseaux se font discrets. D'ordinaire bavards après la pluie, l'atmosphère portant alors loin leurs chants, ils se sont tus. L'ambiance dans la forêt en devient pour lourde et plus mystérieuse, le silence n'étant troublé que par nos pas maladroits sur la mousse gorgée d'eau et la résistance de nos semelles au contact de la terre lourde et collante des sentiers forestiers. Nous ne feront qu'un rapide détour par le bois, le champ de course et les champs de lavande. Le temps est à la fête, aux retravailles en famille et au partage. Repas gargantuesques et gâteaux sucrés sont à l'honneur.

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Plus de champignons, pas même la queue d'un bolet baie (Imleria badia), qui à la fin de l'année ont fait notre bonheur dans l'assiette. Peu voire non ramassé, ce dernier est délicieux. Débarrassé de son pied puis émincé, il est revenu dans un peu de beurre puis de crème avec une fricassée de persil et d'oignon. Un véritable régale.

DSC02679En arrivant aux pieds du village de Sault, nous assistons à un drôle de spectacle. Des dizaines et des dizaines d'escargots sont réunis au pied d'un des murs de l'entrée. Sans doutes sont-ils venus se délecter de la chaux et des débris de calcaire, riches en minéraux essentiels à la constitution de leur coquille. Parmi ceux-ci ont rencontre l'escargot de Person (Zonites algirus), une grande espèce méditerranéenne qui se nourrit de déjections et d'animaux morts, d'où sa présence régulière sur les bords de routes et le long des trottoirs des villes.

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L'escargot turc (Helix lucorum) est une espèce originaire des Balkans et de Turquie. De très grande taille, sa progression sur le territoire français est importante. On le rencontre dans les cédraies, le long des murets, dans les haies champêtres et parfois sur les berges peu inondées. On peut le consommer comme l'escargot de Bourgogne dont il est un proche cousin. Il est friand des feuilles de mûrier blanc et supporte l'élevage intensif.

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Le village est calme, pas un chat ne le traverse. Fort animé l'été, il devient plus paisible aux premiers froids. Les petits restaurants du coin ferment, reste alors quelques boutiques traditionnelles pour se fournir en épiceries, en journaux et pour profiter des douceurs de la fabrique locale de nougat. On n'y trouve alors plus un brin de lavande.

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Tout est prêt pour passer à table, les gâteaux attendent dans la remise, les salades et les tranches fumantes de gigots se dressent dans les assiettes. Je vous souhaite à tous une très bonne fin d'année, on se retrouve en 2018 avec un peu plus de régularité et avec de nouvelles surprises et de gros projets que j'ai hâte de vous dévoiler.

dimanche 17 décembre 2017

Un blog à découvrir ! Être GPN : la nature au quotidien.

5Encore un blog oui mais pas n'importe lequel ! Je suis heureuse de vous présenter le blog des sorties que nous nous octroyons entre camarades GPN d'Agrotec mais pas que : GEMEAU, Terminales et 1er STAV, bts Paysagisme d'Ecully ... nous sommes désormais toute une bande à partir à la découverte du territoire.

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Vous y trouverez nos sorties nature, les conférences auxquelles nous participons, des fiches espèces sur les organismes qui nous passionnent, des reportages sur les forums et les manifestations où nous sommes présents et bien d'autres choses encore. Que vous soyez un amoureu de la nature, intéressé par le BTS GPN ou une formation similaire ou tout simplement, que vous voulez vous joindre à nous, n'hésitez pas à nous suivre et à nous contacter.

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Nous cherchons continuellement des ateliers à proposer, des chantiers et des actions à réaliser (récoltes de déchets, comptages et identifications d'espèces, détermination de milieux, organisation d'évenements ...). Bref, avec notre équipe de rédacteurs, de correcteurs mais aussi d'ornithologues, de botanistes, de gestionnaires et d'namateurs en devenir, on vous attend sur Être GPN : la nature au quotidien.

mercredi 13 décembre 2017

Montagnes et champignons.

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Retour pour le deuxième et dernier stage GPN, dans le cadre des études, toujours au sein du centre de Terre Vivante. Octobre s'y est montré doux, voire chaud et la fonge a littéralement séchée sur pied. Qu'à cela tienne ! Certaines espèces ont prit refuge dans les tapis de mousse, dans les ravines et au pied des bassins. Ci-dessous, la serre d'expérimentation et ses troncs mycorhizés, dans un charmant cadre forestier avant la chute des feuilles.

Le cadre de vie

Pour faire suite au premier article publié sur Terre Vivante et que vous pouvez retrouver en cliquant ICI, j'ai a coeur de vous présenter mon quotidien. Entre bons petits plats et forêt idélique, les yeux et le ventre voyagent.

DSC03325Ramassés quelques jours auparavant en Chartreuse, chez mes parents, ces cèpes de Bordeaux (Boletus edulis) ont terminé en omelette. Dégustée face aux montagne devant la maison bleue, ils se sont révélés savoureux. Ces moments de repas partagés figurent parmi ceux que je préfère. C'est que nous n'avons pas chômé ! Avec mon camarade Sébastien, également en stage avec moi, nous avons pu nous initier au manger de nos montagnes. Creuziflète, burgers montagnards maisons, raclettes, Mont D'or au four ... le fromage a véritablement siégé avec nous à table

Une petite goutte de génépi local aide sans mal à faire passer tout ça, ce qui ne va pas s'en s'accompagner de l'augmentation de tout ce qui se situe au dessus des hanches. C'est aussi l'occasion de parler de la Fabrique du Trièves. Située à Mens, elle concentre la production des créateurs et producteurs locaux. Sirops d'aronia, bières locales (la Belette et la Tourniole), vêtements cousus mains, chocolats parfumés ... la liste est longue !

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Et puis il y a le paysage. De grandes montagnes vertes qui commencent à se couvrir de neige et dont, au fil des semaines, les arbres se sont brunis, passant du vert au brun avec toute une gamme de couleurs chatoyantes : jaune d'or, roux flamboyant et brun caramel pour finir couvert de temps à autre de blanc. Voici, ci-dessous, la compilation de cinq photos des montagnes Triévoises. Vous reconnaîtrez-peut être au passage le Grand Ferrad.

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DSC03543Ces clichés ont été en grande partie photographiés depuis chez l'ami Gérôme (avec un G et non un J). Habitant de Lalley, sa maison typique des habitations d'estives a été notre refuge. Devant le feu de bois ou dans le jardin aux milles oiseaux, nous avons pu profiter de la douceur du climat et de la nature environnante.

Terre Vivante et l'avancée du laboratoire

Plus d'orchidées sur le domaine, la saison étant trop avancée pour elles, même les dernières épipactis ont rendu l'âme. Cependant, il y a bien des nouveautés à voir, et pas des moindres. La maison d'édition s'est parée de ces couleurs d'automne, la salle du restaurant s'est vu équipée d'un grand puit de lumière et la marquarium est bientôt prête. Autant vous dire que la joyeuse équipe que forment Josselin et Maxime n'a pas chômée.

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Les premiers troncs mychoryzés sont apparus devant la serre de culture. Inoculés avec du mycélium, emmaillotés dans de la fibre végétale puis arrosés régulièrement, ils se couvriront dans quelques mois d'une multitude de champignons. Comestibles, médicinaux, esthétiques ou riches en propriétés techniques, leur culture n'est pas nouvelle. Réduite en Europe, elle est extrêmement courante en Asie. En France, c'est l'image de la culture de champignons de Paris dans les anciennes mines et carrières d'extraction qui domaine l'imaginaire populaire.

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Une des espèces les plus couramment cultivée en Europe est la pleurote en forme d'huître (Pleurotus ostreatus). Cette espèce est connue comme bon comestible et est souvent commercialisée à ces fins. Néanmoins, elle n'est pas qu'un met gastronomique. Ayant des propriétés techniques remarquables, son mycélium est utilisée dans la recherche pour développer les matériaux de demain. Chaussure, contre-plaqué, isolation, réseaux d'information, médecine, plastic, dépollution des sols ... le champ des possibles reste vaste. À savoir, ce champignon peut aussi se cultiver sur paille, sur marc de café ou sur coupeaux de bois.

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Et le centre alors ? Il suit son court avec une série de grands travaux et d'aménagements pour répondre aux besoins du public. Les visites se sont réduites mais les stagiaires et les scolaires sont encore nombreux.

DSC03618Nous avons même pu suivre tout une après-midi un groupe d'apprentis compteurs de talent. Interludes musicaux pour nous accompagner, déambulation dans les allées, arrêts devant les mares ... le temps s'arrête.

Commence alors celui des légendes et des histoires où tour à tour on s'évade dans un poulailler, on suit les aventure d'un petit pois, d'une vieille qui rencontre l'esrpit de la forêt ou encore, d'un bûcheron qui prend pitié d'un arbre et l'épargne, allant jusqu'à jeter sa hache dans la rivière toute proche. Retour après cet interlude poétique à la maison bleue. Nous croiserons une dernière fois nos conteurs autour d'un grand feu, tard le soir, pour une veillée aux portes de la forêt.

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Les jardins se sont couverts de fleurs mauves et blanches. Les asters tel l'aster amelle (Aster amellu) figurent par les espèces les plus communes dans les massifs de fin de saison. On la nomme également marguerite de Saint-Michel bien qu'elle n'en soit pas une. Elle se plaît dans les étages collinéens et montagnards.

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L'automne est bien là. Les récoltes s'accumule. Les courges s'accumulent dans les cagettes et les oignons viennent en guirlandes orner les murs de la cabane des jardiniers. Il est temps de passer aux cultures d'hiver et de printemps, de semer le couvert végétal, de laisser la terre au repos et de débuter les conserves au sucre.

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Au petit matin, la brume et les rayons timides du soleil accentuent la tranquillité du lieu. Paisibles, les oiseaux peu dérangés ces derniers temps ne se montrent pas farouches et vaquent à leurs occupations. Mésanges, rouges-gorges, grimpereaux et merles se promènent dans les chemins à al recherche de nourriture.

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Il y a un petit air de Québec qui se dégage du lieu. Bois lustrés et feuilles mortes font toujours bon ménage et ne vont pas sans évoquer les cabanes canadiennes. S'il y a bein eu quelques jours de fortes chaleurs, les gelées sont rapidements arrivées. Actuellement, Terre Vivante est couvert d'un énorme manteau de neige. Tritons, sonneurs à ventre jaune, grenouilles rousses et autres couleuvres sont sagement partient en hibernation.

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DSC03448Il est loin le temps des tee-shirts et débardeurs, désormais l'air frais nous fait sortir les pulls du placard.

Les champignons

Comment les oublier ? Pendant cette période, ils ont une place fondamentale dans notre travail. Création de formations sur le monde fongique, cueillette, expérimentations, cuisine, culture ... ils se sont exposés sous toutes leurs coutures. Reste alors le plus plaisant : les trouver, les ranger dans le panier et les identifier.

DSC02919Sanguins, lactaires saumons, lactaires délicieux, lactaires demi-sanguins, pinins, lactaires ... bien des noms qui désignent plusieurs espèces en fonction des régions. Dans le sud, le lactaire sanguin, c'est Lactarius sanguifluus alors qu'une Chartreuse, c'est le Lactarius deliciosus qui possède cette appellation réservée normalement au lactaire délicieux ... dur de s'y retrouver non ? Dans les grandes lignes, il faut retenir ces quelques principes pour les différencier : le sanguin pousse sous les pins, est rougeoyant et possède un lait rouge à la coupe. Le lactaire délicieux possède le même biotope mais est orange et son lait orange rougit au bout d'un moment. Alors dans mon panier ? qui est qui ? N'oubliosn pas aussi Lactarius salmonicolor, Lactarius semisanguifluus et Lactarius deterrimus très proches mais au goût et à la digestibilité variables.

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En vadrouille dans le bois, nous sommes tombés sur ces très beaux polypores du pin (Heterobasidion annosum). Ce champignon est un lignicole qui se nourrit de conifères et qui dans de nombreuses forêts de l'hémisphère nord de la planète, cause de lourdes pertes économiques à l'industrie forestière. Néanmoins, c'est un champignon est une formidable espèce qui commence à être étudié. Les exsudas de son carporphore visibles sur ces photos sont riches en antibiotiques et fongicides. Il semblerait que les abeilles sauvages viennent récolter ces substances pour soigner leurs colonies des épidémies et des ravageurs qui peuvent les toucher.

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Dans le coin aux amoureux, un énorme ama de pholiotes écailleuses (Pholiota squarrosa) ont prit place sur une vieille souche. Ce très piètre comestible, vu par certains par comme non comestible, aime les bois de feuillus, en particulier de fruitiers, manque de chance pour le verger tout proche. Son nom vient des méches brunes qui garnissent le chapeau aux teintes de miel et, qui peuvent plus ou moins disparaître avec l'âge.

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Voilà un champignon peu commun voire très rare. En essaie de culture au laboratoire, il pousse librement sur le domaine forestier. Il s'agît de l'hydne hérisson (Hericium erinaceus). Cette espèce est très employée en médecine populaire en Chine pour soigner divers troubles. Actuellement, la médecine moderne occidentale se penche sur ce champignon pour ses propriétés qui permettrait une grande avancée dans le soin et la lutte de certains cancers, pour la réparation osseuse et le traitement de certains types de troubles digestifs et reproducteurs. Il pousse sur les vieux troncs de feuillus, en particulier sur celui des chênes. Pour finir sur ce volet, trois petites photos de champignons que nous avons croisés quotidiennement.

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Sur ce dernier cliché il s'agit du clitocybe anisé (Clitocybe odora) à l'odeur d'anis comme l'indique son nom.

Nos voisins les champignons

Pendant ce stage nous n'étions pas seuls ! Un joyeux troupeau de moutons est venu nous tenir compagnie. Il a pour mission de tenir les milieux ouverts en l'état pour que ceux-ci ne se referment pas et gardent leur biodiversité.

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Quelques agneaux têtus appels leurs mères, ils ont faim ! Ils sont surveillés par un gros et beau molosse qui monte la garde. Dissipé, celui-ci a fait tout le tour du centre et est même parti un midi avec le repas des menuisiers, donnant de quoi rire de l'infortuné. Néanmoins il s'est assagi et a pris sa place auprès des bêlants. C'est sur cette présentation que l'article s'achève. Ci-dessous vous trouverez quelques photos des animaux. Au risque de me répéter, ce fût une superbe expérience ! Milel mercis à Helena et à tous ceux que j'ai pu croiser et qu'il me tarde de retrouver à nouveau autour d'une bonne bière. Vous retrouverez d'ici janvier quelques unes de nos photos dans le hors série du magasine "Les 4 saisons du jardin bio" édité par Terre Vivante et pour tout avouer, je n'en suis pas peu fière. D'ici là, à bientôt, je vous laisse avec les moutons, au coeur de la forêt Trièvoise, de ses montagnes, des sees prairies à milinie bleue et de ses champignons.

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samedi 9 décembre 2017

Le jardin de Gaston -

DSC00138La jardin de Gaston se compose d'un arboretum, d'un étang alimenté de jets d'eau, de volières et de pelouses rases sur les quelles on peut récolter une multitude de plumes. Il se situe sur la commune de Saint Martin de Crau dans les bouches du Rhône, commune connue pour sa flore de pelouses sèches nomée "coussoul". C'est un village ancien dont les premières traces remontent à la période néolitique.

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L'arboretum n'est pas très grand mais à le mérite de présenter une forte diversité d'espèces à travers un sentier qui tantôt est encadré par de grandes haies formées d'espèces locales, tantôt dans les vertes pelouses. Cet espace vert est un havre de paix pour de nombreux oiseaux qui attisent la convoitise des chats du quartier, attirés par la promesse d'un repas qui les sortiraient un peu de l'ordinaire. Néanmoins ils ne sont pas les seuls prédateurs. Dans les branches des arbres, un épervier d'Europe (Accipiter nisus) guette patiemment.

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Les volières présentent des espèces de basse-cour dites de collection. On y rencontre donc des paons blancs (Pavo albus), des faisans vénérés (Syrmaticus reevesii), des brahma (une très grosse espèce de poule (Galus galus)) ou encore des pigeons paons blancs (Columbina sp.), une très vieille race issue d'Inde et de Chine à l'origine. Ces derniers ont la chance de pouvoir voler librement et de prendre un repos bien mérité dans leur dortoir. De nombreux cygnes ont aussi le loisir de pouvoir se promener dans le parc en toute liberté.

DSC00129Le ragondin (Myocastor coypus) n'a pas toujours très bonne presse. Issu des fermes à fourrures, se gros rongeur nord-américain il s'est échappé pour s'installer peu à peu sur le territoire français. Gourmand, il cause des dégâts dans les cultures en bord de rivière, creuse les berges qui s'érodent, forme par endroit des bassins et est un des vecteurs de la leptospirose. Autant dire qu'il cumule les facteurs entraînant son mésamour. Dans certaines régions tel le marais Poitevin, il reste cependant très apprécié, en particulier en ragoûts.

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C'ets un animal inféodé aux milieux aquatiques, bon nageur, qui cohabite souvent avec d'autres espèces. Beaucoup piégé, il est parfois confondu avec une espèce protégée au comportement proche, le castor d'Europe (Castor fiber) qui dans certains secteurs possède mauvaise réputation. Pour les distinguer on retiendra que la castor à une queue plate et nage en laissant voir que  le bout de son nez alors que le ragondin a une queue fine et nage en laissant apparaître une grande partie de son corps.

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 Des oies et de blancs canards suivent le promeneur tout au long de sa marche. L'eau est fraîche mais limpide, permettant ainsi d'observer le ballet nautique des pattes et des plumes sous l'eau où, de temps à autre, viennent miroiter le reflet de centaines de petites écailles. Bien que peu visible, les poissons sont nombreux dans les bassins. L'occasion de programmer une prochaine sortie dans ce petit coin de paradis.

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