La Renarde des Alpes

samedi 9 décembre 2017

Le jardin de Gaston -

DSC00138La jardin de Gaston se compose d'un arboretum, d'un étang alimenté de jets d'eau, de volières et de pelouses rases sur les quelles on peut récolter une multitude de plumes. Il se situe sur la commune de Saint Martin de Crau dans les bouches du Rhône, commune connue pour sa flore de pelouses sèches nomée "coussoul". C'est un village ancien dont les premières traces remontent à la période néolitique.

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L'arboretum n'est pas très grand mais à le mérite de présenter une forte diversité d'espèces à travers un sentier qui tantôt est encadré par de grandes haies formées d'espèces locales, tantôt dans les vertes pelouses. Cet espace vert est un havre de paix pour de nombreux oiseaux qui attisent la convoitise des chats du quartier, attirés par la promesse d'un repas qui les sortiraient un peu de l'ordinaire. Néanmoins ils ne sont pas les seuls prédateurs. Dans les branches des arbres, un épervier d'Europe (Accipiter nisus) guette patiemment.

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Les volières présentent des espèces de basse-cour dites de collection. On y rencontre donc des paons blancs (Pavo albus), des faisans vénérés (Syrmaticus reevesii), des brahma (une très grosse espèce de poule (Galus galus)) ou encore des pigeons paons blancs (Columbina sp.), une très vieille race issue d'Inde et de Chine à l'origine. Ces derniers ont la chance de pouvoir voler librement et de prendre un repos bien mérité dans leur dortoir. De nombreux cygnes ont aussi le loisir de pouvoir se promener dans le parc en toute liberté.

DSC00129Le ragondin (Myocastor coypus) n'a pas toujours très bonne presse. Issu des fermes à fourrures, se gros rongeur nord-américain il s'est échappé pour s'installer peu à peu sur le territoire français. Gourmand, il cause des dégâts dans les cultures en bord de rivière, creuse les berges qui s'érodent, forme par endroit des bassins et est un des vecteurs de la leptospirose. Autant dire qu'il cumule les facteurs entraînant son mésamour. Dans certaines régions tel le marais Poitevin, il reste cependant très apprécié, en particulier en ragoûts.

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C'ets un animal inféodé aux milieux aquatiques, bon nageur, qui cohabite souvent avec d'autres espèces. Beaucoup piégé, il est parfois confondu avec une espèce protégée au comportement proche, le castor d'Europe (Castor fiber) qui dans certains secteurs possède mauvaise réputation. Pour les distinguer on retiendra que la castor à une queue plate et nage en laissant voir que  le bout de son nez alors que le ragondin a une queue fine et nage en laissant apparaître une grande partie de son corps.

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 Des oies et de blancs canards suivent le promeneur tout au long de sa marche. L'eau est fraîche mais limpide, permettant ainsi d'observer le ballet nautique des pattes et des plumes sous l'eau où, de temps à autre, viennent miroiter le reflet de centaines de petites écailles. Bien que peu visible, les poissons sont nombreux dans les bassins. L'occasion de programmer une prochaine sortie dans ce petit coin de paradis.

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lundi 27 novembre 2017

La nature en ville.

DSC02558La nature en ville, c'est un terme nouveau, né pour décrire quelque chose qui a toujours été là, près de nous, mais que nous n'avons pas toujours su voir. Le vivant sauvage, la plante non maîtrisée, l'oiseau qui s'intalle sous la fenêtre et l'animal dit nuisible font partis de cette nature en ville. Elle prend place dans le pied de lierre qui s'infiltre dans les jardins et court sur les murettes à recherche de lumière. C'est là, dans les interstices des pierres, que viennent prendre refuge les lézards de murailles et les chauves souris comme les pipistrelles, coupant court à à nos villes aseptisées.

DSC02567C'est aussi en ville que l'on remarque le plus la présence de belles étrangères, les espèces dites invasives ou EEE (espèces exogènes envahissantes). Les plantes à fleurs invasives égayent nos bords de routes, poussent souvent là où aucunes autres ne peuvent pousser en raison de la pollution et sont parfois des réserves de nourriture pour les animaux. Cependant, dans un même temps, leurs fortes capacités d'adaptation entraînent la disparition de notre faune et de notre flore et d'important dégâts pour notre santé, notre environnement et notre économie.

DSC02572Dans la formation de gestionnaire environnemental (via le BTS GPN), la nature en ville est une question de plus en plus présente. Comment favoriser la nature dans la ville ? Comment la faire connaître ? Comment concilier celle-ci avec notre mode de vie et nos infrastructures ? Comment la préserver ? Quelle gestion et quelles mesures pour les EEE ? C'est là que se trouve une partie des grands enjeux auxquels les gestionnaires sont amenés à trouver des solutions, d'autant plus que la demande de naturalité dans nos ville se fait de plus en plus grande.

lundi 20 novembre 2017

Le jardin botanique de l'université de Grenoble.

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J'adore Grenoble, ne serait-ce pour les souvenirs d'enfance de quand nous allions chez ma tante mais aussi, pour les souvenirs liés à ma vie d'étudiante. J'ai eu la chance d'y mener ma licence de socio-anthropologie, dans un cadre idyllique, entre commodités de la ville et montagne, malgré le nuage de pollution constant sur la ville.

DSC03169L'arboretum de l'université de Grenoble est rattaché à l'université des sciences Joseph Fournier qui, entre autre, est liée aux études scientifiques menées au jardin botanique du col du Lautaret. On retrouve la touche universitaire par la présence d'une représentation de notre système solaire avec notre soleil et ses planètes. Jupiter y fait figure de géante.

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L'air est frais mais le soleil est au rendez-vous. Rénové depuis peu, il est animé par un grand projet qui vise de le rendre didactique et de faire découvrir la phylogénétique, c'est à dire de permettre de comprendre l'évolution de végétaux.

Qui dit arboretum dit arbres. On compte dans celui de Grenoble 213 espèces, sous espèces et variétés. Certains sont courants, d'autres rares voire très rares ce qui est un plaisir de les découvrir pour la première fois.

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L'alangium à feuilles de platane (Alangium platanifolium) est originaire de Chine. Il se reconnaît à ses feuilles vert tendre et ses petites fleurs blanches aux pétales recourbés et qui sont délicieusement parfumées. À l'arrivé de l'automne, cet arbuste de taille modeste, un peu moins de 15 mètres, produit des fruits semblables à de petites pommes vertes non comestibles. Caduque mais résistant, il peut supporter des températures frôlant les -15°C.

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Le pin Weymouth (Pinus strobus) est un arbre imposant originaire d'Amérique du Nord. Arrivée en Europe il y a environs 300 ans, on en trouve de beaux spécimens dans les parcs français. Certains individus sauvages peuvent atteindre l'âge vénérable de 400 ans. Il s'illustre également par ces cônes imposants. C'est une des espèces fondamentales dans la culture iroquoise, en particulier dans la confection de canoës et dans leurs rites religieux.

DSC03204Le parc comprend de nombreux écureuils roux (Sciurus vulgaris), pas timides pour un sous. Et puis il y a le paysage enchanteur qui donne directement sur les montagnes. Bref, un vrai moment de détente si vous êtes étudiant ou de passage sur Grenoble et que vous cherchez un peu de calme tout en restant dans la ville. Desservit par le métro C et B et de nombreux bus, la cité universitaire est facilement accessible à tous.

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mercredi 15 novembre 2017

Le Jardin Botanique de Nice

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DSC00003Nous continuons notre chemin le long de la côte en direction de Nice. Cet été a été fabuleux, entre mer et ciel, nous avons pu visiter de nombreux parcs et jardins. Parmi ceux-ci figure le jardin botanique de Nice. Niché sur les hauteurs, il est une ode aux plantes de climat méditerranéen. De petite dimension, il a le mérite de présenter une collection composée de plus de 3000 espèces végétales tout en offrant une vue superbe sur la baie des anges. Le jardin possède plusieurs missions : conserver les espèces, les faire découvrir au public, pratiquer des échanges et acclimater de nouvelles essences. Les cinq grandes régions du globe y sont représentées, auxquelles s'ajoutent un espace dédié aux collections classiques et un autre à l'ethnobotanique, une de mes passions. De l'Afrique à l'Australie en passant par l'Asie nous avons de quoi faire.

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Le site est également un refuge pour la faune. Bien souvent enclavée dans la ville, elle doit sa survie aux jardins de ville et des particuliers, formant parfois de véritables corridors.

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Les nombreux points d'eau sont salvateurs pour les libellules méditérranéennes. Elles y trouvent de quoi pondre mais aussi de chasser. Terribles prédatrices, elles se nourrissent d'insectes volants et se font un plaisir de chasser les abeilles, les mouches, les moustiques et les papillons. Bien que l'hiver soit doux dans le sud, les adultes meurent aux premiers froid (excepté chez une espèce), laissant place à la saison suivante à la nouvelle génération.

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Attention à la où l'on met ses doigts ! Les figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica) et autres aloès épineux peuvent se relever être redoutables. Dans les milieux hostiles où poussent ces plantes, il faut être ultra adapté. Les ressources étant rares, elles se sont équipées pour résister aux assauts des grands herbivores.

DSC09981L'eucalyptus à odeur de citron (Eucalyptus maculata var. citriodora) se rencontre aussi sous les noms de Corymbia citriodora et d'eucalyptus citron (pas simple). C'est du feuillage que l'odeur citronnée très marquée se dégage.

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C'est des feuilles que l'on tire une huile essentielle aux nombreuses vertus, utilisée dans l'industrie pharmaceutique. On l'emploie entre autre pour ses propriétés antivirales, anti-inflammatoires, calmantes et fongicides. C'est une espèce que l'on rencontre de préférence en Australie, son lieu d'origine, mais depuis peu dans le sud de la France, en Chine, en Amérique du Sud ou encore,  au Maghreb. C'est un arbre qui vit particulièrement vieux, plus de 500 ans. Il séduit les jardiniers et les pépinéristes de par son tronc élancé qui porte des couronnes de branches harmonieuses à plus de 30 mètres au dessus du sol et, de par son écorce est remaquable par son aspect lisse et doux.

DSC00037Le pin colonnaire (Araucaria columnaris) est, comme son nom ne l'indique pas, un araucaria à l'instar du désespoir des singes (Araucaria araucana). Endémique de Nouvelle-Calédonie, son port colonnaire et sa grande taille (pas moins de 50 mètres), il est renommé pour sa particularité à pencher fortement en direction de l'équateur, en particulier quand il en est très éloigné. l'origine de ce phénomène n'est pour l'heure pas connue.

DSC00036Le pin faux-Weymouth (Pinus pseudostrobus) est un conifère d'Amérique centrale aux aiguilles fines et extremement longues (jusqu'à 25 centimètres de long) disposées le plus courament en groupe par 5.

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Les cônes femelles ne sont pas en reste avec des dimensions respectables, pouvant atteindre pas moins de 16 centimètres pour les plus grands. Chacun d'entre eux relâche 50 à 100 graines. Celles-ci tombent à maturité du sommet de l'arbre, soit 25 à 50 mètres pour les plus grands spécimens. Il se plaît sur les sols dépourvus de calcaire et dans les zones où les pluies sont abondantes. Peu résistant au froid, il faudra s'il on souhaite en posséder un chez soi, au mieux vivre dans le Sud, au pire s'équiper d'un bon voile d'hiverbnage épais, en veillant à  ce que l'arbre ne dépasse pas une trop grandes hauteur au niveau du houppier.

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Voici deux herbacées typiques des côtes méditerranéennes françaises. Elles se caractérisent par leur indifférence à la sécheresse, leur capacité à pousser dans des zones rocheuses voire presque désertiques et leur résistance.

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Des agaves d'Amérique (Agave americana) aux floraisons impressionnantes, des ipomées (Ipomea sp.) chatoyantes, une vue sur la mer et un cadre dépaysant, il n'en faut pas bien plus pour se croire ailleurs.

DSC09984 Koelreuteria integrifolia ne porte pas de nom commun à ma conaissance (on parle de nom vernaculaire). On le trouve parfois sous autre nom scientifique, celui de Koelreuteria bipinnata var integrifolia, c'est à dire comme un cultivar peu commun du savonnier de Chine (Koelreuteria bipinnata).

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Les savonniers sont des arbres résistants aux éléments, en particulier au soleil (mais peu résistant au vent) et qui peuvent croître en très haute altitude, plus de 1800 mètres pour certaines espèces. Ils sont connus pour leurs capsules, c'est à  dire un ensemble de membranes qui protègent le fruit et qui sont semblables à des lanternes chinoises.

DSC00002 Quelques délicates et discrètes cigales (peut être bien grises et nommées Cicada orni), accompagnent nos pas sur les sentiers du parc qui montent et descendent inlassablement, donnant un aperçu de la flore de pas moins de 75 pays. Nous partons donc, la tête pleine d'images et d'idées, en direction de la vallée du Rhône.

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dimanche 12 novembre 2017

Sortie dans les calanques 15.

DSC00286Nous sommes en automne et pourtant, par moment les rayons du soleil ont un petit relent d'été. Mer bleue, maillots de bain et voiles blanches, il n'y a pas à dire, la belle saison ne semble pas vouloir rendre les armes et la Méditerranée semble bien décidée à l'aider. Le peid dans l'eau, nous profitons des embruns avant de nous replonger dans les examens et autres raports de stage de fin d'année.

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Les bateaux de croisières emmènent les plaisanciers vers des mers plus chaudes, où ils pourront prendre plaisir à barboter dans les 5 piscines du toit, du plus grand toboggan sur mer, de la dizaine de casinos ou encore, des buffets gargantuesques. Pour notre part, nous préférons de loin rester sur le plancher des vaches, à écouter le bruissement des vagues, le cris des mouettes et sentir l'air iodé depuis la rive. Il en faut pour tous les goûts, certes, mais je préfère de loin l'intimité d'un petit bateau à celle des navires usines et de la foule, où l'on se mêle sans jamais vraiment se rencontrer ni se connaître.

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Le petit port de Callelongue est bien sage et peu nombreux sont les bateaux à le quitter. Il se trouve que le temps de notre venue, la calanque est fermée aux promeneurs et touristes. Les incendies ravages la région et les fortes chaleurs de ces jours doublés d'une absence de pluie font monter le risque de départ de feu en flèche.

DSC00195Ce charmant petit bout du monde se caractérise par ses cabanons de pêcheurs hauts perchés, son petit restaurant et ses nombreux chemins de randonnés. On peut également en découvrir les fonds qui regorgent de vie, pas si loin du temps où une usine pétrochimique employant du soufre, du pétrole et de la soude.

DSC00222Hop hop ! Les pieds dans l'eau, où les poissons nous font la manucure et où les vagues viennent nous tremper le bout des fesses. Gageons que les gambettes soient bien bronzées.

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Sur les plages, on trouve parfois quelques magnifiques algues rouges. Arrachées par les éléments à leur support de roche, elles viennent s'échouer sur le bord de mer sur nos pieds gelés. Regroupées le plus souvent dans le taxon que composent les rhodophytes, leur teinte rouge les caractérise face aux autres types d'algues. De certaines espèces on tire du carraghénane, un additif alimentaire nommé E407. Monté en chaleur, il produit mélangé à un liquide, un gel épaississant. Néanmoins il ne serait pas dénudé de toxicité, en particulier sur les organes liés à la digestion, ce qui explique pourquoi certains praticiens déconseillent voire interdissent la consommation de produits en contenant à leurs patients. Pour les végéta*iens et les vegans, cet additif reste (avec la pectine de pépins de pommes) une alternative aux gélifiants tirés de produits animaux.

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La calanque de Callelongue est la première du massif. Sa proximité avec la ville de Marseille ne l'empêche pas de regroger de vie. Dans le fond de l'eau, des oursins, des concombres de mer et des crabes. Les patelles (Patella sp.), sont des gastéropodes à coques qui vivent sur les rochers où elels broutent les algues. Il s'agît ici de patelles communes (Patella vulgata), un coquillage qui, il y a encore peu, était très consommé en Europe.

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Sous les arches rocheuses, on rencontre de nombreuses espèces végétales typiques du bord de mer. Avec leur belle floraison jaune, la cinéraire (Jacobaea maritima) ne passe pas inaperçue. On la trouve désormais dans les jardineries. S'en suit la lavande de mer (Limonium vulgare) nommée aussi Saladelle et une des soudes locales.

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La jusquiame blanche (Hyoscyamus albus), se reconnaît en partie à ses fleurs ... jaunes pâles. C'est une méditerranéenne qui se plaît dans le sud de la France hormis dans les départements pyrénéens. De la famille des solanacées comme les morelles, les pommes de terre et les tomates, elle est connue pour sa toxicité.

DSC00354La criste marine (Crithmum maritimum) est une plante du littoral que l'on retrouve sur toutes les côtes françaises.

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Souvent présentée comme une plante sauvage comestible à redécouvrir, elle n'en reste pas moins une espèce protégée dont la cueillette est soumise à réglementation. L'intérêt retrouvé pour certains plantes est fantastique, permettant de découvrir à la fois de nouvelles saveurs et de s'initier doucement à la botanique et plus globalement au naturalisme. Cependant, cette nouvelle tendance n'est pas sans risques. Le retour "à la nature" doit s'accompagner de l'acquisition de bases solides, afin de protéger des espèces qui sont en nette régression avec l'urbanisation mais aussi, face à des pratiques de récoltes abusive. Cette démarche est aussi essentielle pour limiter les risques de confusion et d'empoisonnement qui ces dernières années ont plus que triplés, laissant place parfois à des drames qui auraient pu être évitez si les bases avaient été respectées un minimum. Cet automne, le nombre de cas d'empoisonnements par la récolte de champignons (redevenue à la mode) à été multiplié par 10 dans certains départements. La prudence est de mise !

DSC00388En longeant les rochers, là où viennent s'échouer les algues et les buveurs de bières à la nuit tombée, une drôle d'infrastructure se présente à nous. Nous venons de tomber, tout à fait par hasard, sur le Téléscaphe.

DSC00393Il ne reste que de ce projet ambitieux que le mécanisme tractant les longs câbles métaliques. Le Téléscaphe était un téléphérique sous-marin unique en son genre qui permettait de relier Marseille et Callelongue par les fonds marins.

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Les badauds parcouraient, contre finances, un peu plus de 500 mètres dans des petites cabines où pendant dix minutes, ils pouvaient contempler la faune et la flore marine à travers de grands panneaux de verre. Né de l'imagination fertile de deux ingénieurs au début des années 60, il prend forme en 1966, est inauguré en 1967 et est mit hors circuit en 1968. Une sacrée histoire plus qu'ephémère pour une installation qui se voulait unique en son genre. Malgré les quelques 30 000 visiteurs (et plus), les frais d'entretiens de la machinerie sont exorbitants et le soutien des forces politique est complètement absent. Le Téléscaphe ferme alors ses portes mais n'est pas entièrement démantelé.

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Le temps à fait son oeuvre, l'eau de mer à rongé le métal, les rayons des grandes roues se sont creusés, se remplissant peu à peu de cristaux de sel formés par les nombreuses tempêtes et les forts rayons du soleil. Après être resté sans entretient pendant plus de 50 ans, tout en faisant face aux éléments, il ne reste plus grand chose de ce rêve Marseillais. Seuls quelques blocs de bétons éparses semblent faire de la résistance.

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Bref, c'est une belle fin de saison où la mer nous chatouillait les pieds et où de véritables trésors s'offraient à nous. Désormais, il fait gris et froid, mais se rappeler les joies de la mer et du soleil donne un délicieux goût de nostalgie aux heures passées devant le feu, livre de révision sur les genoux, mug de thé chaud à la main.

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