La Renarde des Alpes

lundi 31 mai 2021

Fête des mares

pour InstagramToujours dans la même dynamique, je vous proposer de nous retrouver pour faire de belles observations d'oiseaux, d'amphibiens mais aussi d'orchidées et de fougères rares en parlant un peu de ce milieu naturel qu'est la ripisylve. Cette animation est organisée dans le cadre de la fête des mares par le Collectif Mycorhizes, est gratuite et s'adresse plutôt à un public ado-adulte. N'hésitez pas à me contacter si vous voulez participer :)         

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dimanche 16 mai 2021

Me revoilà !

Post instagram personnalisable 2021Cela fait un bail, n'est-ce pas ? Il y a beaucoup de choses qui se sont passées ces derneirs mois pour moi. Un arrêt, un nouveau boulot qui débute, de nouvelles rencontres et la pandémie mondiale ... il a fallu s'adapter. J'ai pris le temps de me tourner vers d'autres loisirs pour me recentrer sur moi : lecture, dessin, musique etc. Petit à petit j'ai repris l'habitude de sortir, et de nouveau j'ai pu faire de belles observations : blabuzar pêcheur, guifette moustac et bien d'autres piafs charmants. Pour la Fête de la Nature, je suis amenée à oragniser et faire une sortie découverte de la biodiversité du parc de Gerland à Lyon, via mon association de mycologie le Collectif Mycorhizes (et dont je vous parle souvent). L'occasion est trop belle pour nous (re)rencontrer. À ceux qui sont intérréssés, n'hésitez pas à me contacter via les coordonnées inscrites ici ou sur le site de l'évènement : https://fetedelanature.com/edition-2021/biodiversite-en-ville-les-secrets-du-parc-de-gerland Pour l'aspect plus pratique, le blog reprendra bientôt du service, et déjà un billet est en attente de publication. Pour le reste, je vous laisse avec quelques photos des quelques espèces que nous aurons peut être la chance de voir ce dimanche 23 mai.

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lundi 25 janvier 2021

Interlude : au lac du Ronzey.

DSCN6233Dernière sortie avant le confinement. Nous sommes le 27 octobre. Nous voilà partis à trois du groupe jeunes LPO Rhône, direction le lac du Ronzey pour faire un peu de mycologie et de botanique, car si le site est plus ou moins connu pour ses oiseaux, il l'est beaucoup moins pour d'autres taxons. Champignons et herbes folles attirent notre attention. Appareils et guides naturalistes en main, nous voilà a observer les Taraxacum et autres Boletaceae. Il est rattaché à la commune d'Yzeron, connue pour porter le même nom que sa rivière, l'Yzeron, qui passait sous nos fenêtres quand nous habitions Oullins. Encore très fréquenté, le village étaient jusque deans les années 50-60 un site très prisé. Jusqu'à 8 hôtels acceuillaient les visiteurs venus le plus souvent de Lyon ou de grandes villes pour profiter du cadre champêtre offert par ce bastion renommé Montagne-les-Bois pendant la révolution.

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Quelques jeunes bolets à chair jaune (Xerocomellus chrysenteron) ont sorti le bout de leur chapeau. Ce dernier n'est pas encore craquelé mais velouté, au contraire de celui des spécimens un peu plus vieux qui se tiennent non loin de là. Piètre comestible, il se reconnaît à ses pores jaunes qui se détachent facilement et a sa chair de la même couleur. Si l'espèce ne prend pas place dans les assiettes, elle s'avère surperbe dans un tapis de mousse.

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Toujours aux pieds des cèdres et des épicéas plantés au bord de l'eau pour profiter aux promeneurs les jorus d'été, nous tombons sur une ribambelle de colybies des arbres (Collybia dryophila) un peu fatiguée. Là aussi il s'agit de piètres comestibles. Commune voire abondante sous les peuplements mixtes, l'espèce n'en reste pas moins intérréssante pour son odeur douce particulièrement perceptible après la pluie ou la rosée du matin.

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Voici une toute nouvelle espèce pour moi que je peux ajouter à mon tableau de chasse "mycologique".

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Je n'avais encore jamais rencontré ce champignon, et si pendant longtemps j'ai pensé à l'hygrophore russule (Hygrophorus russula), je n'en suis pas encore complètement sûre. Néanmoin le pied fort des jeunes specimens, le chapeau couleur lie de vin, les lamelles cireuses ou encore la chair blanche me confortent dans ce choix. Néanmoins je continu de chercher encore, d'autant que le substrat sur lequel pousse ce champignon me met le doute dans l'identification, l'hygrophore russule étant connaître pour pousser plutôt sous els feuillus.

DSCN6278Sur le terrain de foot non loin de là, un drôle de chapeau pointe le bout de son nez. Il s'agit du coprin chevelu (Coprinus comatus). Comestible, et contrairement à ce que dit la légende, on peut tout à fait le consommer avec de l'alcool, à condition qu'il soit bien jeune, sans encre noire et récolté depuis moins de 4 heures.

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C'est son cousin le coprin noir d'encre (Coprinopsis atramentaria), pour lequel on ne doit pas consommer d'alcool pendant et 72 heures après un plat de ce coprin pour éviter le dangereux effet antabuse. Pour revenir au coprin chevelu, celui-ci a été victime des pluies des derniers jours et se retrouve démunie de ses mèches. On dit alors que son chapeau est munie d'une cuticule méchuleuse, ce qui lui a valu son épithète de "chevelu".

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Les champignons ne sont pas les seuls à avoir pris position du terrain. Un couple de rouge-queue noir (Phoenicurus ochruros) peu farouche semble y trouver son compte. D'ordinaire ces oiseaux sont migrateurs et ne restent pas sous nos lattitudes. Le réchauffement climatique, la modification des habitats et des routes migratoires conduisent à ce phénomène. Bien souvent, les individus restant sur place sont les premiers à occuper les sites de nidifications, mais malnutris, ils doivent la plupart des temps cèder leur place à ceux revenant de migration.

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Retour au bord de l'eau. Sous les arbres, une petite colonnie de champignons identifiés comme appartenant au cortinaire jaune canelle (Cortinarius cinnamomeus) se mêlent à d'autres espèces. Ce cortinaire se caractérise par son odeur de rave et/ou d'herbe ainsi que par la couleur canelle de ses lames. La chair jaune tire au vert-jaune chez les individus un peu plus vieux. Il peut être confondu avec plusieurs espèces très proches.

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Le laccaire laqué (Laccaria laccata) est un petit champignon roux au pied coriace et au chapeau ne dépassant pas 5 centimètres de diamètres. C'est une espèce très polymorphe, peuvent présenter des aspects variés en fonction des températures et de l'humidité de son environnement, sans parler de ses nombreuses sous-espèces. Pionnier et abondant, il est classé dans les comestibles. Bio accumulateur, il faut en limiter la consomation.

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Non loin de là, pousse un groupe de paxilles enroulés (Paxillus involutus), dont le nom vient de sa marge qui s'enroule légérement sur elle même. Ce champignon plutôt commun et massif est toxiue voire mortel, même si dans le passé il a pu être consommé, ce qui est d'ailleurs encore le cas dans certains pays de l'Est. C'est également une espèce bio-accumulatrice, plus particulièrement de métaux lourds.

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Sous les sapins, un rond de sorcière se dessine. Celui-ci se compose de clitocybes odorants (Clitocybe odora), une espèce atypique de couleur bleue et à l'odeur surprenante d'anis. Comestible, il est cependant recommandé de le consommer en petite quantité. Très parfumé, il est souvent incorporé dans les poêlées forestières mais aussi, entre les mains de grands chefs, il prend place dans les sels de champignons et dans les glaces !

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Il n'y a pas beaucoup d'animaux à voir sur le lac d'Yzeron hormis une quarantaine de colverts (Anas platyrhynchos) barbottent joyeusement au milieu de l'eau. La forte fréquentation du site, la proximité des chemins de la rive et le sentier serpentant dans les herbiers laissent peu de zones de défend. La faune sauvage n'ayant pas d'espace dédié à sa tranquillité, elle a le plus souvent tendance à bouder le site hormis l'été pour s'abreuver.

Fin de l'après-midi, et dernière sortie avant le confinement puis les couvres-feu. À ce moment là nous n'en savons rien mais nous nous en doutons fortement. C'est cependant l'esprit léger que nous partons après avoir gravi la coline boisée qui surplombe le lac. De là, le panorama sur la vallée, l'agglomération lyonnaisse et les pré-Alpes est à couper le souffle. Nous trouverons mêmes quelques lépiotes dans la forêt.

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jeudi 7 janvier 2021

Sortie dans les marais 23 : l'île du Beurre.

DSCN6109Ce matin le ciel est incroyable. Il est encore tôt et nous sommes débout et déterminés à sortir. Nous avons des envies de nature. Ni une, ni deux, nous voilà en route pour l'Île du Beurre. Le site est classé depuis 1987. Situé tout au sud du département, il se compose des rives du Rhône, d'une lône et d'une île. Il n'est pas possible de se rendre sur celle-ci. Néanmoins, on peut l'observer les depuis les berges à travers les nombreux observatoires donnant vue sur une héronnière et des mangeoires, entre autre. Le cheminement se fait par la Via-Rhôna, ce qui demande aux piétons et aux cyclistes de concilier leurs usages. La maison d'acceuil abrite les salariés de l'association mais aussi un aquarium avec des poissons d'eau douce locaux, une exposition permanente sur le castor, une boutique et un espace jeu. Pour l'heure je n'ai eu l'occasion de m'y trouver qu'à deux reprises pour participer à des suivis chevêches.

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À notre arrivée, nous tombons sur une fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla). Il s'agit d'un mâle car sa calotte est noire, alors que celle de la femelle est brune. Insectivore, cette fauvette deviient granivore à l'automne avant de migrer afin de faire le maximum de réserves. Cependant, elle semble être décidée à passer l'hiver en France comme c'est de plus en plus le cas pour les oiseaux de son espèce, signe d'un changement de comportement.

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Elle se régale d'un kaki, fruit du plaqueminier du Japon (Diospyros kaki). Appelé aussi pomme d'or, on en compte plus de 1000 variétés, développée en Chine, lieu de sa domestication, et au Japon où il fût importé au 8e siècle. Sur les étales des marchées et dans les jardins on trouve deux cultivars : le kaki rond à la chair fondante et le kaki pomme à la chair ferme. C'est ce deuxième que je préfère et pour leque le me suis prise de passion.

DSCN6167Nous sommes alors fin octobre. Pas encore confinés mais déjà en surcis pour les sorties, nous profitons à fond de celle-ci. La ripisylve est encore verte, de nombreux arbres sont restés en feuilles comme les cornouillers sanguins (Cornus sanguinea) et les noisetiers sauvages (Corylus avellana). Le lierre et les ronces finissent de compléter le tableau. C'est dans ces buissons denses de lianes et d'arbrisseaux que les passereaux migrateurs font leurs dernières provisions. On peut aussi y trouver quelques espèces sédentaires qui profitent des dernières baies pour faire leurs réserves de graisse. D'ici quelques semaines, ce seront les baies de lierre grimpant (Hedera helix) et d'églantines (Rosa canina) qui prendront le relai pour nourrir les oiseaux. Au printemps, la grande majorité d'entre-eux prendra un régime d'insectivore, en particulier pour nourrir les oisillons qui ont besoin de beaucoup de protéines pour grandir vite.

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Sur la rive à laquelle nous sommes opposées, une troupe de pouillots véloces (Phylloscopus collybita) est en vadrouille. S'il n'est pas toujours aisé de les différencier à l'oeil d'autres pouillots, comme le pouillot fitis (Phylloscopus trochilus), le chant de cette espèce mais aussi, le fait d'être la seule non migratrice de cette famille dans ce secteur sont quelques éléments aidant facilement à le reconnaître, surtout à cette saison.

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Arrivés au second observatoire, nous avons une de nos plus belles surprises de l'année. Une femelle Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis) vient se poser à quelques mètres de la fenêtre pour rester plusieurs minutes sur une branche de saule. L'instant est magique, nous en prenons plein les yeux. On reconnaît le sexe à la couleur du bec : entièrement noir pour le mâle, noir dessus et jaune dessous pour la femelle.

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Piscivore, il se rencontre sur les rivières d'Europe, d'Asie, d'Océanie et d'Afrique du sud où se trouvent d'autres espèces de Martin assez similaires. Néanmoins, le Martin-pêcheur d'Europe est le seul à présenter un dos et un croupion bleu clair irisé, une gorge blanche et une jour orange à la fois. Le Martin-pêcheur huppé (Corythornis cristatus) présent dans les deux tiers sud de l'Afrique,le Martin-pêcheur vintsi (Corythornis vintsioides) présent à Madgascar, le Martin-pêcheur méninting (Alcedo meninting) ainsi que le Martin-pêcheur de Blyth (Alcedo hercules), tous deux présents en Asie du Sud, sont les quartre espèces avec lesquelles il peut être confondu.

DSCN6187Coup d'oeil depuis la digue. L'émetteur du Pilat est dans une lumière douce. Cumulant à 1361 mètres d'altitude, c'est le deuxième émetteur le plus puissant de France et c'est par lui que la télé et la radio arrivent de bien des foyers. C'est aussi un relai téléphonique pour 3 des 4 plus importants opérateurs français. En fonction depuis 1955, il est le point de départ de nombreuses randonnées à pied et en raquettes. Il est accessible par la montée au Crêt de l'Œillon, un circuit qui passe par l'un des sommets du Pilat du même nom, culminant à 1 364 mètres et situé juste à côté de l'émetteur. De là, il est possible de voir une bonne partie des Alpes mais aussi la Loire et au loin, le bassin lyonnais. Pour en revenir au Pilat, le massif est à cheval sur 4 départements : l'Isère, le Rhône, l'Ardèche, la Haute Loire et est accolé à la Loire. L'intérêt du massif réside dans sa grande diversité de milieux et de climats, ce qui permet sur un espace limité de rencontrer une grande diversité d'espèces, le pied pour les naturalistes en herbe que nous sommes.

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Les grands cormorans (Phalacrocorax carbo) rejoignent leur dortoir. Dans le feuillage jaune or des peupliers, on devinne sans mal leur plumage noir. Le dernier comptage date du 16 décembre 2020 - pas moins de 208 oiseaux ont pu être dénombrés. En janvier 2020 ils étaient entre 230 et 250 et en janvier 2019 environs 240. Reste à voir si l'effectif restera constant ou s'effondra avec l'augmentation des tirs en 2019 et 2020, au risque de voir à nouveau les populations de ce bel animal mal aimé retombé très bas comme ce fût il y a encore peu le cas.

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Toujours depuis la digue, nous continuons notre exploration de la végétation à la longue vue et aux jumelles. Nous tombons sur quelques hérons cendrés (Adea cinerea). L'espèce est commune sur tous les continents, à l'exception de l'Amérique Centrale où il est absent, de l'Amérique du Sud où il ne se trouve qu'au Brésil et de l'Océanie où il est absent au sud (Australie et ses îles). Au Groneland et au Svalbard il se fait assez rare.

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C'est un des plus grand échassier de France avec une taille d'un mètre et une envergure de deux mètres maximum. L'espèce se porte plutôt bien depuis sa protection totale même s'il continue d'être braconnée de manière épisodique, car accusé à tort d'avoir un fort impact sur la piscifaune. La destruction des sites de reproduction, les héronnières, est la principale menace qui plane sur l'espèce. La raréfaction des milieux humides est également un facteur pouvant mener dans certains secteurs à sa raréfaction, faute de proies.

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Nous jettons un dernier coup d'oeil. La nuit tombant, il est temps de rentrer chez nous. Une bergeronette grise (Motacilla alba) sautille sur les paliers de pierre polis par le fleuve. Opportuniste, elle cherche des insectes, des larves et des petits crustacés pris dans les infractuosités de la roche. Très commune, elle a réussie à s'adapter aux infrastructures humaines pour en faire son terrain de chasse et de nidification.

Départ pour Irigny. Nous reviendrons, si la situation le permet, pendant l'hiver pour observer les verdiers, les pinsons du nord, les mésanges aux mangeoires et avec un peu de change, le bouvreuil pivoine que nous cherchons tant. La liste des oiseaux du secteur est impressionnante et comporte de nombreuses raretés, il nous tarde d'ajouter quelques nouvelles espèces à notre carnet pour l'année 2021 en sillonnant les berges.

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vendredi 25 décembre 2020

Dans les coulisses du Forum Mycorium.

DSCN5864_MomentDébut octobre a été une période d'une rare intensité pour moi. Mes restrictions médicales de sortie ont été levées. L'occasion de filler 4 jours pour m'établir avec quelques copains entre l'Ardèche et la Haute Loire. Ma venue n'est pas touristique. Elle est surtout motivée par la toute première édition du Forum Mycorium à laquelle je prends part, et qui est tenue par le Collectif Mycorhizes, association nouvellement crée et dont je suis membre. Covid-19 oblige, cette année nous n'avons pas pu inviter de public à participer aux sorties, ni mettre en place notre exposition mycologique ou d'atelier. Qu'à cela ne tienne, nous avons numérisé notre événement à 100% pour partager notre programmation au plus grand monde.

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Un pari réussi et soutenu par notre partenaire Ver de Terre Production, grace à qui vous pouvez retrouver les conférences et reportages du forum ICI. À l'heure actuelle, la diffusion de l'événement cumule 46 000 visionnages et je tends à penser que cela ne fait que commencer avec la série de vidéos à venir !

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Jeudi après-midi j'arrive à Saint Bonnet le Froid, dans la Haute Loire. Une très belle colonie d'hirondelles des rochers (Ptyonoprogne rupestris) est posée sur le clocher. J'en suis surprise, l'espèce se rencontre le plus souvent à proximité de grandes étendues d'eau ou de falaises. J'avoue être restée une petite demi-heure à les observer. Sur la première photo, on distingue bien la différence entre l'adulte dont le ventre est blanc, le dos gris et la gorge lègérement colorée; et le juvénile entièrement teinté de gris et dont des touffes de duvet restent visibles.

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Chaussures de rando aux pieds, panier à la main et couteau en poche, je pars voir ce qu'il y a dans le coin. Deçéption, les sous-bois comme les champs sont en grande partie vides. Les promeneurs sont nombreux mais les bons coins aussi. Il faut plutôt se tourner vers les conditions météos. Du vent, peu de pluie, des températuresélevées ... rien de typique pour un début octobre ni de propices à la pousse des champignons. Penaude je regagne le village en me disant que camarades, plus expérimentés, seront moins bredouilles.

DSCN575616 heures, c'est le moment de l'installation. L'équipe Marcon nous met à disposition dans un des hôtel une des salles de réunion. C'est ici que nous établissons notre QG pour les 3 jours à venir. Mon poste se situe essentiellement à être derrière un écran d'ordinaeur, à monter et à transfèrer les vidéos pour les jours suivant afin d'alimenter la diffusion en directe du forum. Nous avons connu quelques déboires avec le réseau internet (insérer blague sur la campagne de votre choix ici) mais dans l'ensemble et pour une première, nous avons de quoi être contents et fiers. La plupart de nos intervenants mènent leurs conférences depuis chez eux, néanmoins certains viendront prendre par aux échanges depuis cette salle. Pour autant pas de grandes déco pour cette année même si nous adorons ça, c'est la technique qui nous prendra tout notre temps et notre attention. Formés directement sur le terrain, une chose est sûre, nous sommes plus que parrée pour proposer le même service l'an prochain.

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Installation terminée. Nous voilà repartis, cette fois à deux, pour aller explorer le secteur. Nous arrivons devant un grand près couvert de fenouil des montagnes (Meum athamanticum). Cetet herbe est un trésor local. Récoltée puis conditionnée, elle est revendue pour la consommation humaine, le plus souvent aurpès des restaurateurs et autres tables étoilées. Son goût anisé ne laisse personne indiférent. C'est dans ce tapis parfumé qu'une famille d'amanites tue-mouche (Amanita muscaria), complétent parfaitement ce tableau d'automne.

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Nous finissons bien par rammasser quelques champignons et à nous en faire un petit panier pour les présentations des jours à venir, ouf ! J'ai même pu trouver mes tous premiers bolets à pied rouges (Neoboletus luridiformis) non sans émotions. Le jour commence à tomber, il fait sombre et nous mettrons un petit moment pour retourner à notre véhicule. L'occasion de poursuivre le chemin avec plaisir en ramassant quelques girolles (Cantharellus cibarius) et russules diverses malgré la nuit tombée. Soirée terminée, il est temsp de rentrer.

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Vendredi matin, nous nous levons tôt et quittons le gîte avec les premières brumes. La journée s'annonce chargée. Nous avons jsute le temsp de passer par le QG pour y déposer le matériel. Depuis la fenêtre, les moineaux domestiques (Passer domesticus) prennent le soleil sur le toit de l'église. Plus surprenant, quelques bergeronettes grises (Motacilla alba) en font de même. Je suis plus habituée à les voir dans les prés humides.

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Je n'ai pas le temps d'en prendre plus pour regarder les oiseaux, il est l'heure de passer aux choses sérieuses. Nous voilà au restaurant de Régis Marcon. Entre temps les copains sont arrivés dans la nuit de Gironde avec une belle cargaison de champignons dont ils ont pu lui faire don. Je salive devant les paniers et les cagettes pleines. Les préparatifs s'entâment. Il faut trouver le bois où filmer, faire chauffer les caméras et se mettre en route.

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J'ai totu juste le temps de lever les yeux au ciel pour voir passer au-dessus de nos tête un milan royale (Milvus milvus). Si la majorité d'entre-eux migre, une petite population reste active l'hiver, en particulier dans le massif centrale. C'est la deuxième plus grande connue d'Europe après celle des hivernants allemands. Queue en V, tête gris argentée, dessins blancs et noirs sous les ailes, plumage brun-roux ... l'identification en est vite aisé quand il passe si prêt. Essentiellement nécropage, il a pour habitutde de se nourrir des restent de poissons. Ici il se contente essentiellement des petits mammifères succombant au froid et des rares caracasses de gros animaux.

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Nous voilà d'attaque. Il est 9 heures et nous sommes 6 à parcourir les bois, dont deux à filmer et trois à discutailler. Pour ma part je me tiens derrière l'appareil photo. Ce matin, l'aggronome Jean Rondet, le chef trois étoiles Régis Marcon et le cueilleur professionnel Jérôme Legros sont réunis. L'objectif ? Discuter des questions de gestion forestière, de respect des ressources et du statut de ceuilleur pro. Il fait un peu froid mais l'ambiance est délicieuse. Dans les arbres les orites à longue queue, les mésanges noires et huppées ainsi que les becs croisés des sapins s'en donnent à coeur joie. Il m'est alors très difficile de ne pas lever les yeux pour les observer.

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Mise en situation, cueillette filmée, présentation des espèces et de leurs goûts ... nous ne voyons pas le temps passer et nous arrivons très vite à réunir nos 40 minutes de film et de mise en situation. C'est le moment de faire une pause et de débriefer autour d'un peu de bidoche. Ces quelques photos ne seraient retracer le récit, l'ambiance et surtout le contenu au combien passionnant des échanges de cette matinée. De ce fait, vous pouvez le retrouver à travers 8 courtes vidéos qui détaillent cette rencontre et dont j'ai pris grand plaisir à faire le montage.

Pour faire les choses bien, le Collectif Mycorhizes c'est doté d'une chaîne Youtube afin de diffuser en partie les vidéos de ses actions, conférences, sortie et de son forum. C'est l'occasion pour moi de faire un peu de montage même si cela reste très amateur. Ça me fait le plus grand bien car je me plonge dans un autre domaine, même si celui-ci reste plus ou moins lié à ma passion pour l'environnement et pour la vulgarisation.

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Changement de décor. Nous quittons la forêt pour entrer par la petite porte du restaurant étoilé. J'ai les yeux qui brillent, l'expérience est unique. Nous voilà plongés dans un univers que j'ai pu connaître il y a 10 ans, mais cette fois-ci à un niveau d'excellence dont je ne pouvais être spectatrice jsuqu'à lors que depuis mon écran d'ordinateur. Les gestes, les odeurs, les couleurs, les bruits ... tous mes sens sont en ébullition.

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J'ai même pu découvrir 4 grands plats. Nous venions alors juste de sortie du self du restaurant où nous avons pu manger avec les équipes. Cependant mon estomac semblait aussi léger qu'un plume au moment d'acceuillir ce filet d'anguille, le dôme de champignons, la poire au caramel de morille ou la poëlée de lactaires et pieds de moutons. Cependant la plume s'est envolée à mon retour devant l'ordinateur pour travailler toute ces images. Quel ravissement pour les papilles, je me sens chanceuse d'avoir pu vivre cette expérience.

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Le ballet des petties mains s'anime. Les plats sont fumés au génvirer puis mis sous cloche. Dans les casseroles les sauces crépites et les colverts dorent sur le coffre. Une flamme monte ça et là pour lécher une poële fumante. Sous le passe, c'est un travail d'orfèvre qui s'oppère. hauqe élément doit être à sa place. Les tuilles de légume subliment les pièces roties et les navets confis prennent place comme supports aux tranches de cèpes.

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Que de travail entre ces deux résultats. Les champignons arrivent dans l'arrière cuisine. Triés et nettoyés par les mêmes mains depuis des années, ils arrivent alors en cuisine. Chaque plat est accomodé selon l'arrivage car la ressource est parfois rare, d'autres absente car soumise aux caprices du temps et de l'environnement. Reste à accomoder les textures, les parfums et les couleurs. Le pied de mouton sera apprécié pour sa texture, la chanterelle pour son gout de sous-bois, la girolle pour son parfum d'abricot, le cèpe de châtaignier pour ses effluves de noisette et certains clitocybes pour leurs notes anisées ou de farine.

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L'initiation aux champignons n'est pas que dans le goût et dans l'assiette. Cette éducation passe aussi par les yeux et les oreilles. Un plateau de découverte est présenté à chaque table du restaurant. Il change au grès des saisons. L'automne on y trouve les champignons, au printemps les herbes sauvages et à l'été, les légumes rares de saison. De quoi piquer au vif la curiosité des convives et donner l'envie d'explorer les sous-bois.

121460891_1227299417651493_5297114796144947931_nAvant de continuer, il me faut vous dire quelques mots sur les Maisons Marcon. Tout commence avec un projet un peu fou : renouveller le bistrot familliale en lui donnant une patte locale : celles des champignons. Le projet grandi, tient bon et voilà qu'aujourd'hui la commune peut s'enorgueillir de son restaurant 3 étoiles, le Clos des Cimes mais aussi de son bistrot gastro la Coulemelle, de sa boulangerie la Chanterelle ou encore de ses hôtels et de ses gîtes.

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Les Maisons Marcon, c'est aussi une histoire entre un père, Régis, et un fils, Jacques. Ensemble ils mènent les cuisines et les projets. Entre France, Europe et Asie, ils recherchent et partagent ce savoir autour des champignons. C'est uen entreprise familliale qui a donné un souffle nouveau au plateau. C'est aussi un renoument avec une tradition très encrée. Le plateau du Vivarais a été plus ou moins toujours connu des lyonnais pour ses champignons et même dès le début du 20e siècle si ce n'est plus tôt. Le dimanche, il était de tradition pour la bourgeoisie de monter et de faire le repas dominicale autour d'un plat de champignons.

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Changement d'ambiance et de décor, nous sommes à nouveau avec Jean Rondet et Régis Marcon, mais cette fois-ci dans l'école de cuisine Marcon. Au programme : découverte de la lactofermentation des champignons afin de garder au mieux une récolte, et cuisine de deux plats emblématiques : la poëlée et la coulemelle en cordon bleu. De quoi avoir de nouveau l'eau à la bouche. Cette journée fleurte avec l'overdose culinaire.

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La cuisine en direct, c'est toujours surprenant et impresionnant. Les bocaux se remplissent et se vident à mesure des explications. C'est une expérimentation qui se déroule sous nos yeux, une première pour le chef guidé par les conseils de l'agronome. D'ordinaire ce sont ds vianaigres de girolles, des pickels de pied de moutons, des sels de champignons ou des huiles et des beurres de cèpes qui prennent place sur les fournneaux.

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Le décor nous plonge dans les recettes qui se déroulent sous nos yeux. Les épices sur les étagères, les livres en présentoir, les sucreries dans de jolis pots de verre ... j'aurai pu rester des heures dans cette cuisine à observer les casseroles accrochées aux murs. Régulièrement elle accueille en stage les passionnés pour s'initier à la cuisine des champignons. Qui sait, peut être qu'un jour j'enfillerai un tablier pour me mettre à ce plan de travail !

Si je n'ai pas détaillé la partie cuisine, c'est parce que nos deux spécialistes le font bien mieux que moi. Vous pourrez retrouver toutes les astuces et tous les conseils de la lactofermentation et de la préparation de la coulemelle en croque monsieur avec ces 4 épisodes,  disponibles sur la chaîne Youtube du Collectif Mycorhizes. Un moyen simple de comprendre toutes les grandes étapes de cette préparation pas à pas.

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Le terrain, c'est fini. Mon samedi et mon dimanche seront consacrés à monter, corriger et transmettre les vidéos du forum. Je trouverai aussi entre deux visio un peu de temps pour regarder ce qui compose le forum ou prendre un petit peu l'air. Si je n'ai pas pu profiter du dehors, j'ai pu m'éclater en régis à jouer les supports techniques, chose que j'adore. J'ai pu aussi à loisir revoir l'intégralité de ces 3 jours autour des champignons une fois le forum terminé. C'est le cas pour cette passionnante sortie en forêt animée par le biologiste Marc André Selosse.

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Différence en vraies et fausses girolles, lichens à parfums, polypores tueurs, couper ou arracher, champignons mangeurs de ... champignons, il y a de quoi être surpris. Un vrai régal pour ma part, qui me donne fortement envie d'être en 2021 pour prendre part aux festivités du prochain forum. Revenons dans la sapinière, contrairement à ce que je pouvais penser à mon arriver, la forêt recèle de champignons, parfois bien cachés, parfois très présents. Il suffit alros de lever les yeux vers les cimes pour s'en rendre compte.

Et comme toutes les sorties et ateliers présentés ici, vous pouvez retrouver l'intervention de Marc André Selosse à travers 1 heure de reportage sur Ver de Terre Production mais également sur notre chaîne Youtube à travers 23 mini épisodes de 2 à 4 minutes. Cette série à vocation de mettre en avant les apport théorique à travers un format court mais également, à servir de support en répose aux nombreuses questions qui peuvent se poser sur les forums et les groupes facebook autour de la mycologie au sens large. Parmi les autres reportages à découvrir, une conférence passionnante et passionnée du mycologue et maître de conférence Pierre Arthur Moreau sur les morilles et bien d'autres surprises que vous pourrez découvrir sur notre site internet !

Et oui ! Nous avons désormais tous les outils nécessaire à communiquer sur nos actions ! Un site internet que vous pourvez retrouver ICI, un groupe Facebook que vous pouvez retrouver , et enfin la fameuse chaîne vidéo qui figure juste . Pour réccupérer toutes les infos, voici la liste des liens utiles pour nous découvrir :

LE SITE : https://collectif-mycorhizes.wixsite.com/association

LE FACEBOOK : https://www.facebook.com/groups/MycofloreDeLaManche

LA CHAÎNE VIDÉO : https://www.youtube.com/channel/UCuscd44p3sfvx_wGwmLgoaw

Episode 1             Vignette Forum Mycorium - Ep 2


 
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