mercredi 3 août 2016

Sortie en campagne 7.

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Parfois l'été le ciel se couvre et de gros orages de chaleurs peuvent éclater. J'adore ces moments juste avant la pluie où l'on sent l'atmosphère lourd voire pesant et où l'on peut entendre gronder au loin. C'est un signe annonciateur de pousser de champignons ce qui, vous vous en doutez, me mette carrément en joie.

 

Quelques orchidées.

Cette année j'ai trouvé la période de floraison des orchidées relativement longue ce qui n'est pas allé sans me déplaire bien au contraire (comme vous avez pu le voir sur le blog). Sur la photo de gauche on peut voir un orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) et sur celle de droite un ophrys bourdon (Ophrys fuciflora) un peu fatigué.

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Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

Ce petit faucon est commun en France et s'observe sur les cimes des arbres et des pilonnes électriques. Ici il s'agît d'un mâle car il possède un plumage bleu-grisé sur la tête et la nuque. Nous avons la chance d'avoir actuellement un couple qui s'est installé à quelques mètres de la maison. Quand les petits seront autonomes, le couple se séparera. Les faucons crécerelles sont solitaires et défendent avec vigueur leur territoire.

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L'orchis bouc (Himantoglossum hircinum).

Avec l'orchis géant (Himantoglossum robertianum) il fait parti des deux seules espèces d'himantoglossum présentes en France. C'est la toute première fois que je le vois pleinement fleurit et que je peux respirer sa bonne odeur de ... bouc. Loin de ce qu'on peut lire sur cette orchidée, je trouve son odeur plutôt agréable et sucrée quoi qu'écoeurante. Très grande (elle peut faire parfois un mètre), on la reconnaît facilement à son long labelle tortillé.

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La coronille bigarrée (Coronilla varia).

Elle tient son nom des ses fleurs blanches et roses. On ne la trouve que dans les pelouses et les talus calcaires, souvent en lisière de bois ou de champ dans des sols secs ou légèrement humides. Résistante elle peut supporter des températures bases, jusqu'à - 15°C voire - 20°C si elle se trouve protégée par des arbres.

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Le chataîgnier commun (Castanea sativa).

C'est dans les vieux châtaigniers comme celui-ci que l'on peut voir un grand nombre d'oiseaux et parfois même, quelques chauves-souris quand le tronc est creux. Le tout est de se mettre à l'affût. Les mésanges à longue queue (Aegithalos caudatus) et les mésanges charbonnières (Parus major) s'y observent aisément.

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Les rosiers sauvages (Rosa sp.).

Il existe énormément d'espèces et de sous-espèces de rosiers sauvages et une bonne partie d'entre-elles ont servit à créer nos espèces actuelles de rosiers. Certains servent encore de support aux greffons d'espèces magnifiques mais fragiles. Le plus courant dans nos campagnes reste l'églantier (Rosa canina).

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L'observation des chevreuils.

Nous avons la chance dans notre campagne de pouvoir croiser beaucoup de chevreuils (Capreolus capreolus). C'est l'occasion d'essayer notre nouvelle paire de jumelle. Pour la peine pas besoin d'être à l'affût, les animaux sont peu farouches et il n'est pas rare d'en croiser 5-6 dans le même secteur et en 15 minutes de marche. Ce soir là nous sommes tombés sur trois mâles dont un magnifique brocard et deux femelles plus timides.

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À la tombée de la nuit. 

 À la tombée de la nuit certains animaux sortent et commencent à partir en quête de nourriture. D'autres s'habritent. C'est un moment que j'apprécie pour observer les papillons, ceux-ci sont souvent dans un état semi-léthargique et se laissent approcher sans mal. C'est le cas de ce joli papillon posé sur une fleur fanée de plantain.

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Le mot de la fin.

Sortir le soir quand il fait chaud et que le crépuscule s'intalle est vraiment agréable. On peut se familiariser aisément avec ce que l'on nomme les bruits de la nuit. C'est une habitude familiale qui s'inscrit dans la "ballade digestive d'après repas" et j'avoue avoir désormais du mal à ne plus pouvoir la pratiquer du fait de notre installation en ville mais je profite de bien d'autres choses dont je vous parlerai prochainement.

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lundi 25 juillet 2016

Sortie en campagne 6.

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Pour cette sortie en campagne nous nous sommes transformés en féroces chasseurs ... d'orchidées. Les talus sont propices pour nos recherches et nous n'avons pas été déçus. Le temps gris et maussade a été un plus et bien que quelques gouttes de pluies se soient invitées, nous avons profité pleinement de notre week-end.

 

L'épiaire des bois (Stachys sylvatica).

Cette jolie plante des lisières de bois est plus discrète que ne le laisse voir les photos et passe souvent inaperçue. Bien qu'elle n'en soit pas une, elle est surnommée ortie puante en raison des poils non-urticants de ses feuilles et de la mauvaise odeur qui s'en dégage. Ses boutons floraux ont un suprenant goût de champignon.

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La centaurée jacée (Centaurea jacea).

C'est une vivace qui pousse abondamment l'été dans les prés de fauches au sol plutôt pauvres en nutriments. Elle aurait des vertus digestives comme la plupart des plantes possèdant des tanins et des composés amers. On la reconnaît à ses pétales violets et à son involucre couverte de grosses écailles brunes.

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Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

Il existe trois espèces de sceau de Salomon dont deux qui peuvent facilement se confondre : le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum) et le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum), dont les fleurs sont moins nombreuses et la tige plus anguleuse. On pensait autrefois à tort qu'en raison de la forme de leur tubercule les sceaux de Salomon pouvaient soigner les fractures osseuses de tout type.

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Le hanneton commun (Melolontha melolontha).

C'est un gros insecte dont la vie sous la forme adulte (imago) est éphémère, pas plus d'un mois alors que la larve peut vivre 2 à 5 ans sous le sol en se nourrissant de racines. Il sert de nourriture à de nombreux animaux comme les taupes, les chauves-souris ou encore les hérissons. Ses populations sont depuis 50 ans en déclin.

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La thomise variable (Misumena vatia).

J'aime beaucoup le surnom d'araigné crabe qu'on lui donne souvent. Celle-ci se fond parfaitement avec cette fleur de scabieuse sur la quelle elle attend en embuscade. Certaines femelles sont capables de changer de couleur en fonction de la fleur où elles chassent, non pas pour se cacher aux yeux de leurs proies qui ont une perception différente des couleurs de nous mais pour passer inaperçues auprès des prédateurs, à savoir les oiseaux.

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L'ophrys bourdon (Oprys fuciflora).

Nommée aussi ophrys frelon, cette orchidée massive se reconnaît à son large labelle et à son éperon dressé. Elle n'est pas toujours simple a identifier car il existe énormément de sous-espèces de cet ophrys et a la particularité de s'hybrider facilement avec des espèces plus ou moins proches. Comme la plupart des ophrys, l'ohrys bourdon apprécie les sols calcaires et pousse le plus souvent sur les coteaux d'herbe rase.

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Une histoire d'hybridation.

Voilà un exemple d'hybridation comme cité un peu plus haut. Ici il s'agît de l'hybridation de l'ophrys bourdon et de l'ophrys apifera ce qui donne l'ophrys x albertiana. Scientifiquement on rédige son nom de la sorte : Ophrys apifera x fuciflora = Ophrys x albertiana. Le X ici désigne que la plante a pour spécificité d'être un hybride.

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L'ophrys abeille (Ophrys apifera).

Voilà le portrait de l'ophrys apifera. Pour cet ophrys il existe aussi de nombreuses sous-espèces qui ne sont pas toujours simples à identifier. Pour le différencier rapidement de l'ophrys bourdon, l'éperon du labelle est dirigé vers l'arrière et n'est pas toujours visible. Sa pollinisation se fait par des abeilles solitaires mâles qui prennent les fleurs pour une partenaire potentielle allant jusqu'à tenter de s'accoupler avec, prenant au passage le pollen.

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L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

Cette année on a pu en voir de partout, il semblerait que les conditions aient été très favorables à cette belle orchidée. On la reconnaît à la masse importante de fleurs roses disposées en pyramide au sommet de la tige. N'ayant pas de nectar, elle attire les papillons qui la pollinise par sa forme, sa couleur et son parfum.

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Le mot de la fin.

Il est temps de se mettre le nez dans les tableaux d'hybridations chez les ophrys et les autres orchidées indigènes. Ce n'est pas toujours simple mais on peut trouver sur le site de la société d'orchidophilie de bons outils pour se lancer dans leur détermination, d'autant plus que la recherche d'hybrides rares constituent pour les passionnés un véritable Graal. Certains n'ont été vu pas plus 'une dizaine de fois sur tout le territoire français.

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jeudi 21 juillet 2016

Un printemps au jardin.

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Il n'est jamais trop tard pour faire le bilan de ce qui s'est passé dans le jardin au printemps pour cette année 2016. Elle a été assez riche et nous avons pu bien remplir nos paniers de fleurs et de champignons. Avril et mai ont été particulièrement riches en fleurs et en plantes sauvages et nous avons pu faire quelques belles découvertes.

 

Les tulipes (Tulipa).

On en trouve quelques espèces rares et à protéger en France métropolitaine mais celles qui nous viennent de l'horticulture sont principalement issues de croisements issues d'espèces originaires du Moyen-Orient. Cultivée dès le 16e / 17e en Hollande, les bulbes les plus rares pouvaient égaler 15 fois le salaire d'un paysan.

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Le tricholome de la St Jean Georges (Calocybe gambosa).

Nous avons eu la chance de les découvrir dans notre jardin, ce qui a fait je dois l'aouver, quelques envieux.  Savoureux il n'est pas apprécié de tous en raison de son goût plutôt marqué. Personnellement je l'apprécie beaucoup. Néanmoins il faut prendre garde à ne pas le confondre avec d'autres champignons fort semblables comme certains cloticybes ou clitopiles qui peuvent s'avérer dangereux voire même mortels.

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Les oiseaux de mon oncle.

Une petite digression pour vous montrer quelques uns des oiseaux de mon oncle adoré qui partage sa passion avec un ami éleveur. Perruches, tourterelles, inséparables, mandarins, canaris ... la liste est longue. 

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Les champignons de printemps.

Voilà deux champignons du printemps qui sont des cousins et qui appartiennent à l'ordre des pezizales. On trouve ainsi les pézizes veinées (Disciotis venosa) et les morilles (Morchella sp.) dont on distingue chez nous 5 à 6 espèces. Les pézizes veinées sont moins recherchées que les morilles, cependant elles sont de très bons champignons dont l'odeur de javel peu appétissante disparaît à la cuisson pour céder la place à d'autres arômes.

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Bricolage nature.

Quelques brins d'herbes, une poignée de fleurs des champs, quelques feuilles séchées et voilà de quoi animer un après-midi avec les petites cousines. Me destinant à des études en BTS GPN (Protection et Gestion de la Nature), le printemps a été un bon moyen pour moi de me faire la main à travers diverses activités.

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Le pic vert (Picus viridis).

Contrairement aux autres pics comme le pic épeiche (Dendrocopos major) ou le pic noir (Dryocopus martius), il se nourrit principalement au sol. Amateur d'insectes et surtout de fourmis, il perce des trous dans les fourmilières où il introduit sa langue gluante sur la quelle les ouvrières viennent se piéger. Il laisse ainsi derrière lui des traces bien reconnaissables. Ici il s'agît ici d'une femelle car sur sa "moustache" noir ne figure pas de tâche rouge. 

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L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

Cette année on a pu en voir de partout, il semblerait que les conditions aient été très favorables à cette belle orchidée. On la reconnaît à la masse importante de fleurs roses disposées en pyramide au sommet de la tige. N'ayant pas de nectar, elle attire les papillons qui la pollinise par sa forme, sa couleur et son parfum.

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Dans le poulailler du voisin.

Les cocottes y ont la vie belle. Il n'y a pas meilleur outil de recyclage que les poules quand il s'agît de se débarrasser des déchets verts et/ou ménagers. Elles mangent pratiquement tout et sont bien souvent gâtées avec les restes de salade. Pour la petite info, le nom scientifique de la poule est Galus galus domesticus.

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Les vanités.

Drôle de fatalité, un papillon vient de finir ses jours sur un crâne de chevreuil trouvé en forêt, voilà de quoi peindre une vanité. À savoir, les vanités sont des natures mortes représentant l'éphémérité de la vie humaine. Divers thèmes philosophiques comme la mort, l'argent, le pouvoir ou la fragilité y sont représentés métaphoriquement.

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Un nouveau venu dans la tribue.

Je n'ai pas prit le temps de vous la présenter mais cela viendra bien vite ... une nouvelle boule  de poil est apparue parmi les chats de la maisonnée et devrait très bientôt nous rejoindre pour partager notre vie. Pas capricieux pour un sous, malicieux et très joueur, il semblerait qu'il ait trouvé le meilleur des mentors ...

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Le mot de la fin.

Voilà un printemps qui a prit des airs d'été. Fini le temps béni des morilles, désormais c'est celui des champs de blés dorés par le soleil. Néanmoins le mois de juin et le début de celui de juillet ont été en Chartreuse bien pluvieux au point que le feu dans la cheminée ne prit fin que le 18 juin, désormais on profite de la chaleur. 

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mardi 19 juillet 2016

Sortie en forêt 66.

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Enfin un nouvel article ! Avec le déménagement il y a fort à faire et ma confection internet ne me permet plus de publier et de me connecter comme je l'aimerai. Rajoutons à ça la sortie du soleil et la montée des températures qui me font déserter le salon et on se trouve avec un blog un peu à l'abandon mais c'est décidé, me voilà de nouveau d'attaque. Pour la peine petit retour en arrière fin mai lors d'un rallye pédestre en forêt plein de charme.

 

Le radis ravenelle (Raphanus raphanistrum).

Ce radis sauvage se rencontre souvent sur les bords ou même dans les champs ce qui cause des soucis aux cultures et lui vaut son statut de plante adventice. On le rencontre de mai à juillet sur la plupart des continents, à savoir une partie de l'Asie et de l'Amérique, l'Europe et l'Afrique. Parfois les fleurs sont blanches ou violines.

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La mélitte à feuilles de mélisse (Melittis melissophyllum).

C'est une des stars sur les forums et groupes d'identification végétale. Ses grandes fleurs (4,5 cm) et son port hérrigé peuvent parfois la faire passer pour une plante ornementale échappée mais il n'en est rien. C'est une fleur de lisière et de sous-bois indicatrice des zones plutôts basiques, c'est à dire au pH plutôt élevé. 

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Le sainfoin cultivé (Onobrychis viciifolia).

Il était anciennement très cultivé, en particulier en montagne, pour nourrir les bêtes qu'il engraissait vite. Il était aussi très employé pour aider les animaux et les femmes à allaiter. C'est dans les sols calcaires qu'il se plaît le plus et peu amendés, en effet il supporte mal le travail de la terre. C'est pour cela qu'on lui préfère la luzerne.

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Le lentin coquillage (Lentinus conchatus).

C'est un champignon peu commun à la chair coriace mais pour la plupart des auteurs, comestible à piètre comestible. Il possède une jolie couleur rosée qui tire parfois sur le crème. On le trouve d'ordinaire du début de l'été à la fin de l'automne. C'est sur les vieilles souches de feuillus qu'on a le plus de chance de le croiser.

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Le muguet de mai (Convallaria majalis).

De nombreuses plantes portent le nom de muguet mais seule celle-ci peut revendiquer ce titre. Très populaire, par tradition on dit qu'il porte chance. Son parfum est recherché en parfumerie et dans les produits cosmétiques. Dans l'antiquité il était rattaché à de nombreuses divinités comme celle des fleurs ou les nymphes.

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Les orchidées de nos contrées.

On trouve bien plus d'orchidées sauvages en France métropolitaine qu'on peut l'imagine soit environ 150 espèces dont  60 à 70 en Chartreuse. En voici cinq présentées de gauche à droite et de haut en bas : l'orchis de l'homme pendu (Orchis anthropophora), l'orchis bouc (Himantoglossum hircinum) encore en rosette, la céphalanthère à feuillesétroutes (Cephalanthera longifolia), l'orchis mâle (Orchis mascula) et l'orchis bouffon (Anacamptis morio).

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Le pois élevé (Pisum sativum subsp. biflorum).

Ce pois est parfois semé et cultivé avec les blés et les orges pour l'azote qu'il leur apporte aux plantations mais aussi comme plante fourragère. On ne le trouve pas d'ordinaire en Isère, du moins pas de manière spontanée. Plutôt robuste il peut monter jusqu'à un mètre de haut. Les jeunes pousses et les fleurs peuvent se manger.

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La consoude officinale (Symphytum officinale).

Cette plante est connue pour ses nombreux usages et vertus. C'est un excellent purin végétal mais aussi une plante médicinale dont le baume de la racine permettait aux anciens de se remettre plus vite des fractures d'où son nom de consoude (qu'on/qui soude). Ses feuilles sont parfois consommées mais sont mutagènes et représentent un risque pour la santé humaine et animale malgré leur goût plutôt agréable de sole pannée.

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Le genêt à balai (Cytisus scoparius).

Très commun par chez moi, il est originaire du nord-ouest de l'Europe. On l'utilise encore parfois pour faire des balais grossiers pour nettoyer les sols en terre battue des vieilles grange comme il l'était d'usage dans les chaumes d'autrefois. Associé à la magie noire, on pensait que les sorcières chevauchaient de tels balais.
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Le milieu.

Nous avons la chance de nous trouver dans une région riche : le sol est composé de grès, d'aglomérats de molasse et de sable de calcaire. On rencontre beaucoup de cours d'eau et de cascades aux eaux vives et calcaires qui forment sur les berges du tuffe, une pierre que l'on retrouve dans les mûrs des édifices religieux.

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Quelques compagnons en chemin. 

Je ne résiste pas à l'envie de vous partager deux des rencontrs que nouas avons pu faire en route. Je dois avouer que l'on est bien loin du temps où les agneaux courraient dans l'herbe verte du printemps et où les hannetons pointaient le bout de leur nez en quête d'un ou d'une partenaire pour s'adonner aux jeux de l'amour.

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Le bleu dans la nature.

La couelur bleue dans la nature n'est pas aussi commune qu'on le pense bien qu'on la croise sans mal. Elle attire les polinisateurs comme ce machaon (Papilio machaon) attiré par une bugle. Parmi les fleurs bleues on peut compter sur les polygales (Polygala), les globulaires (Globularia) ou les ancolies (Aquilegia).

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Le mot de la fin.

Il s'est fait désirer cet article, mais enfin tout va revenir doucement à la normal même si cela va encore prendre un peu de temps. J'ai hâte de vous faire découvrir notre nouvelle région, notre chez nous qui petit à petit prend forme (j'espère pouvoir bientôt vous présenter mes trésors) et bien sûr, nos dernières aventures à travers les montagnes mais aussi la mer et les forêts qui sont depuis le début d'année plus nombreuses que jamais.

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dimanche 5 juin 2016

Sortie en forêt 65.

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Un peu de soleil ça fait du bien, enfin ... entre la sortie et cet article nous avons eu de beaux épisodes de pluie, quelques grosses gelées, de la grêle et par endroit, un peu de neige. C'est l'occasion de nommer sur l'ordinateur les petits fleurs rencontrées au mois de mai. Sur cette photo vous pouvez voir la Grande Sûre encore parée de son manteau blanc. Si tout va bien, nous explorerons son sommet, ses forêts et ses alpages au courant de l'été.

 

L'hellébore fétide (Helleborus foetidus).

C'est une plante que j'affectionne. Elle figure parmi celles qui fleurissent tôt dans l'année, quand le printemps n'est pas encore annoncé. Ici les hellébores présentent des ovaires gonflés de graines qui ont subis une invasion de pucerons. Ne craignant pas la toxicité des pieds attaqués, ils ont causés quelques dégâts sur leur passage.

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La buse variable (Buteo buteo).

C'est un rapace très commun que l'on voit souvent monter dans le ciel grâce aux courants d'air chauds au dessus des champs. Cette buse n'est que peu craintive et on peut l'observer sur les piquets des champs guettant ses proies qui sont le plus souvent de petits rongeurs mais aussi des serpents et des petits oiseaux.

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La fin des morilles.

C'est la fin de la saison pour nous, mais dans les hauts alpages des Alpes on en trouve encore, parfois couvertes par la neige. En général se sont des morilles noires (Morchella elata), réputées pour être les meilleures de toutes les morilles mais aussi les plus dures à trouver. C'est amusant de voir que celle-ci a prit place entre les feuilles d'un orchis mâle (Orchis mascula), dont vous trouverez quelques photos plus bas dans l'article.

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La verpe conique (Verpa conica).

Celle-là est un peu trop vieille pour être observée. Les verpes coniques sont des champignons frêles de la famille des morilles. Elles peuvent être consommées mais n'ont pas un goût fameux et dans bien des endroits sont en régression si ce n'est en disparition. Mieux vaut alors les laisser dans la nature et juste les photographier.

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Le genêt à balais (Cytisus scoparius).

Il tient son nom du fait qu'on l'utilisait autrefois pour confectionner des balais dont on se servait pour nettoyer les sols de terre battue des maisons de campagne. C'était aussi une plante associée à la magie noire par les anciens et dont pensait que les sorcières se servait pour voler dans les airs et se rendre joyeusement au Sabbat.

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L'amour ets dans le prés.

Se promener en lisière de champs peut entraîner quelques rencontres sympathiques. Néanmoins il faut toujours se méfier quand on doit traverser un champs à vaches. Chaque année des promeneurs sont accidentés voire tuer par excès de confiance avec ces animaux qui peuvent comme chez la charolaise dépasser une tonne.

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L'euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias).

Cette petite euphorbe ressemble un peu à un jeune cyprès quand elle ne porte pas ses fleurs vertes. Comma toutes les euphorbes, elle produit un latex toxique qu'il ne faut pas manipuler avec les mains ou mettre en contact avec la peau. Présente sur tout le territoire, elle aime les sols calcaires incultes et les bords de champs. 

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La raiponce de l'Ouest (Phyteuma spicatum ssp. occidentale).

J'adore cette plante dont on peut corquer les épis floraux pas encore ouverts, comme ici, en salade ou cuits à la vapeur. Les feuilles et les racines sont également comestibles. Je ne sais que depuis peu que c'est une sous espèce de la raiponce en épis (Phyteuma spicatum) et non l'espèce type elle-même qui est plutôt blanche.

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L'orchis mâle (Orchis mascula).

Cette plante ne porte pas son nom par hasard elle non plus. Ses tubercules comme chez la plus part des orchis ressemblent à une paire de testicules. C'est une orchidée qui couvre une grande aire, on la trouve ainsi en Europe, en Asie et en Afrique du Nord. Dans le nord de la France cet orchis est moins abondant et protégé.

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La famille des renoncules (Ranunculaceae).

Elle comporte plus de 1500 espèces. Parmi celle-ci on compte toute une cohorte de plantes que l'on nomme en langage commun "boutons d'or"; ce sont les Ranunculus. La plupart sont jaunes et très semblables au point qu'il est difficile souvent de les différencier. Le véritable bouton d'or porte le nom de Ranunculus arvensis.

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Le chevreuil d'Europe (Capreolus capreolus).

J'adore me promener dans ce coin, à chaque fois je suis presque sûre d'y rencontrer des chevreuils. J'ai pu observer et filmer pendant plus d'une minute cette femelle de nature plutôt curieuse. Elle m'a gratifiée de quelques beaux bonds avant de s'enfuire dans les taillis. C'est en mai et en juin que les femelles mettent bas. 

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Le sanicle d'Europe (Sanicula europaea).

C'est une très jolie plante aux feuilles découpées qui apprécie les sous-bois frais, calcaires et légèrement humides. Les fleurs de cette apiacée sont réunnis en de nombreux pompons blancs ou rosés. Il couvre une grande aire lui aussi, il se rencontre en Europe, en Asie jusqu'en Inde et aussi dans le nord de l'Afrique.

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L'orchis bouffon (Anacamptis morio).

Cet orchis se reconnaît à ses marbrures vertes qui permettent de l'identifier au premier coup d'oeil. Ses fleurs sont colorées et forment une inflorescence fournie et robuste. C'est une orchidée qui apprécie les zones de pleine lumière qui se rencontre dans une grande variété de milieu comme les prairies, les sous-bois et les prairies.

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Le bal des papillons.

Avec les fleurs qui sortent dans tous les sens, les papillons sont à la fête, c'est le moment de les observer effectuer leur danse nuptiale ou chercher un partenaire. Ici on peut voir 2 espèces. Sur les deux premières photos, il s'agît d'un couple d'Aurores (Anthocharis cardamines). Le mâle possède des tâches oranges et la femelle est blanche et noire. Sur la photo du bas, il s'agit d'un tircis (Parage aegeria) sur une cardamine des prés.

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La vie d'une flaque.

Après de grosses pluies, il arrive parfois que des mares et des flaques se forment et perdurent quelques semaines. C'est un endroit parfait pour certains batraciens qui y pondent sans à avoir à s'éloigner trop loin de leur territoire. Peu à peu des algues et des plantes viennent s'y installer formant ainsi un véritable écosystème. À l'arrivée des beaux jours et de l'été, la flaque disparaîtra mais les petites grenouilles seront déjà parties.

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Le mot de la fin.

C'est le moment de se promener dans les prés, les fleurs sont hautes et les foins n'ont pas encore été fait, c'est parfait pour aller observer la flore des pelouses sèches et calcaire d'Isère mais aussi, d'arpenter les Calanques marseillaises à la recherche des timides tarentes et de visiter les alpages parfois encore enneigés. 

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jeudi 14 avril 2016

Les fleurs et oiseaux des parcs marseillais.

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Beau labelle n'est-ce pas ? Il illustre bien cet article qui va porter sur les orchidées et leur identification (identification complexe, pour ne pas dire casse-tête, qui sera abordée de manière plus approfondie dans un prochain article). On trouve aussi quelques espèces animales et végétales qui valent le détour bien que certaines soient communes et/ou banales. D'autres peuvent passer inaperçues jusqu'à ce que l'oeil vienne de manière inopinée se poser sur elles. Bref, pour cet épisode on repart dans le Sud profiter du printemps.

 

Le mimosa d'Hiver (Acacia dealbata).

C'est un arbrisseau Australien qui porte bien mal son nom "d'Hiver". En effet, bien qu'il fleurisse en pleine période hivernale chez nous, dans son pays natal à la même période c'est l'été. Il est arrivé en Europe au 18e siècle en même temps que les premiers grands navigateurs qui avaient hâtes de le faire découvrir aux cours royales.

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L'oprhys de Forestieri (Ophrys forestieri).

Anciennement on la nommait Ophrys lupercalis. La taxonomie des orchidées en Europe et plus globalement dans le monde est complexe, porte parfois à polémique et aussi, à confusion. Ainsi plusieurs espèces portent des noms différents et/ou parfois ne forment qu'une seule et unique espèce. Pour faire simple il faut retenir que cet ophrys appartient à la famille des ophrys bruns dont on trouve l'espèce type au Portugal et en Espagne.

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Le pigeon biset fédéral (Columba livia var).

Cette espèce est très proche du pigeon biset sauvage qui est son ancêtre. C'est un mal aimé en raison de sa réputation de porteur de germes pathogènes, de son abondance, des salissures et des dégâts qu'il provoque sur les bâtiments et les biens dans les villes où il vit. Pourtant, je l'adore. C'est un oiseau bien plus intelligent qu'il ne le paraît qui élabore des tactiques pour se nourrir et qui est fidèle à son partenaire à vie.

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Le chat haret (Felis silvestris catus).

 Le parc des Bruyères de Marseille comporte quelques chats domestiques devenus sauvages que l'on nomme chats harets. Bien que proches de nos chats de maison, ils ne se laissent pas approcher. Le manque de contrôle sur cette population pose des problèmes pour la biodiversité mais aussi sanitaires et démographiques.

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Le frêne à feuilles aiguës (Fraxinus angustifolia).

Il pousse dans les zones de climat méditerranéen-occidental. On l'appel parfois "frêne du Midi". Il en existe deux sous-espèces ayant des caractéristiques et des zones de pousses très similaires. On le rencontre  dans les trois quarts du pays. Ses bourgeons et feuilles sont plus petites que celles du frêne commun.

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Le narcisse douteux (Narcissus dubius).

 C'est un joli narcisse qui pousse en France exclusivement sur le pourtour méditerranéen dans la garrigue. Il fleurit au début du printemps jusqu'en avril. Petit, on le différencie des autres narcisses par leur taille, leur couleur blanche et leurs feuilles larges. Bien qu'il ne soit pas protégé, il se raréfie de manière dramatique.

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L'orne (Fraxinus ornus).

Il s'agit également d'un frêne et lui aussi est typique de la région. On l'appel parfois frêne à fleurs en raison de ses fleurs blanches abondantes et odorantes. Au Moyen Âge on en tirait la "manne" (du même nom que la nourriture des Hébreux dans le désert après avoir quitté l'Egypte pharaonïque). Grâce à un savant procédé sa résine était transformée en sucre. La manne était très populaire aux tables des puissants et des gourmets.

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L'ophrys de la passion (Oprhys passionis).

Là aussi c'est un peu un casse-tête comme chez l'ophrys de Forestieri. On le rattache à la famille des oprhys occidentalis que l'on nomme également Ophrys exaltata subsp. marzuola dont il n'est pas toujours simple de faire la distinction avec l'ophrys arachnitformis ... pas simple n'est ce pas ? Pour facilité la chose, on retiendra de cet ophrys qu'il est assez sombre, avec un label trilobé de manière légère et que sa macule forme un T ou un TT.

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L'if commun (Taxus baccata).

C'est l'arbre de la sagesse et de l'immortalité en raison de son exceptionnelle longévité. Il est aussi un symbole de mort car on le plantait dans les cimetières mais surtout, parce qu'il est terriblement toxique. Toutes les parties sont toxiques hormis la chair des baies que l'on nomme arilles (attention à la graine !). L'if est dioïque, c'est à dire que contrairement à la plupart des plantes, il est soit mâle, soit femelle mais jamais les deux à la fois.

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La bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea).

 C'est un oiseau (déjà rencontrée ICI) qui chasse à proximité de l'eau, on peut même l'observer pêcher. Ici il s'agît d'une femelle ou d'un immature car sa gorge est blanche ou du moins, dénuée de noir. Pour la reconnaître à coup sûr il faut regarder si les pattes sont de couleur chair et si les plumes de la queue sont longues et fines.

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Le nombril de Vénus (Umbilicus rupestris).

Les feuilles de cette plante de la famille des Crassulacées (comme les sédums) rappellent un nombril. Elles sont comestibles et le plus souvent, les jeunes pousses sont consommées crues en salade. Elles sont appréciées pour l'eau qu'elles contiennent, leur texture, leur corquant et leur goût légèrement amer.

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Le réséda de Jacquin (Reseda jacquini).

Selon les cartes, on le trouve dans 6 à 8 départements en France. Il est protégé en Rhône Alpes et on en compte 2 sous-espèces. Il tient son nom du naturaliste Nikolaus Joseph von Jacquin, connu pour ses expéditions aux Caraïbes et en Amérique. Deux autres plantes ont été nommées en son honneur avec son patronime.

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Le ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius).

Voilà un des nombreux cistes à fleurs blanches que l'on peut rencontrer dans le sud de la France. Ses feuilles sont parfois confondues avec celles de la sauge mais n'ont pas la même odeur ni les mêmes propriétés. On l'utilise de plus en plus fréquemment pour orner les jardins, les bords de routes et les ronds points.

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Le ciste contonneux (Cistus albidus).

On l'appel parfois ciste en raison des poils blanchâtres qui couvrent ses feuilles et qui sont doux au touché. Ils permettent à la plante de retenir l'eau et de diminuer son évapo-transpiration ce qui est essentiel à la vue du milieu dans la quelle elle vit. Ses graines ont besoin d'être chauffées par les flammes pour germer.

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Les sarcelles (Anas) et leur hybridations.

Les sarcelles sont de petits canards présents un peu partout dans le monde. En France ont trouve la sarcelle d'hiver (Anas crecca) et la sarcelle d'été (Anas querquedula) mais depuis quelques années, on rencontre également des espèces venues d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et d'Amérique. Ce sont des oiseaux échappés de chez les particuliers. Ici il pourrait s'agir d'un hybride de sarcelle d'hiver et de sarcelle du Chili (Anas flavirostris).

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Le nerprun alaterne (Rhamnus alaternus).

C'est un arbrisseau des garrigues qui aime la lumière. Bien qu'il peut atteindre 5m de haut, il est souvent plus petit. Ses feuilles coriaces et luisantes sont un moyen pour l'arbre de se protéger des prédateurs mais aussi d'éviter de perdre trop d'eau sous l'effet des fortes chaleurs. Ses minuscules fleurs sont dépourvues de pétales.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

On le rencontre beaucoup en ce moment dans les friches de la ville. Celui-ci a un beau bec vif et coloré, signe qu'i est prêt pour la saison des amours. Bien que grand (il mesure presque un mètre), il ne dépasse que rarement 1 kilos, voire  1,2 kilos. Ce faible poids lui vient de ses os creux et légers qui lui permettent de bien voler.

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La mésange charbonnière (Parus major).

C'est un petit passereau très commun en Europe, au Maghrébe et en Asie. C'est un oiseau vif qui se nourrit d'insectes et de graines. Actuellement on peut le voir s'affairer sur les branches à la recherche des insectes attirés par les bourgeons tendres des arbres. On peut aussi commencer à entendre les oisillons dans leur nid.

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Le muscari à grappe (Muscari neglectum).

On l'appel aussi muscari négligé en raison de ses fleurs tombantes. On le rencontre presque partout en France hormis dans le nord du pays. On le distingue de son cousin le muscari botryoide (Muscari botryoides) de part ses feuilles fines, longues et étroites. Il aime les vieilles vines, les pelouses sèches et les prés arides.

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

 Celui-ci nous a permit d'admirer sa séance de pêche dans le petit étang du Parc du 26e centenaire. Ce pêcheur infatigable présente au niveau de la tête une bande de plumes blanches et à la base du bec une jolie coloration rouge/pourpre. Là encore il s'agît d'un oiseau abordant son plumage nuptial pour séduire un partenaire.

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Le canard colvaire (Anas platyrhynchos).

On le trouve dans tout l'hémisphère nord (et porte parfois le nom de canard français). Peu farouche, on le voit souvent sur les plans d'eau urbains. Cette canne à fort à faire pour veiller sur ses petits qui sont plutôt turbulents. Entre les énormes poissons qui vivent dans l'étang, les rats qui n'hésitent pas à croquer un bout de poussin, les chats errants et les goélands leucophés voraces, la vie de cette mère n'est pas de tout repos. 

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Le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros).

Cet oiseau bavard se reconnaît à ses pattes noires et à sa queue d'un beau rouge brique qui se remarque bien quand il vole. À l'origine il vivant dans les zones pierreuses, surtout en montagne mais l'habitat urbain des hommes lui convient bien. Il y trouve toute la nourriture dont il a besoin ainsi que des lieux aptes à la nidification.

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La tortue de Floride (Trachemys scripta elegans).

On a ces dernières années beaucoup entendue parler d'elle. Achetées en animalerie, les petites tortues de Floride deviennent vite grandes. Leur aquarium n'est pas réputé pour sentir bon et elles peuvent se montrer agressives. De ce fait certains particuliers les ont laissés à leur sort dans la nature. Les survivantes sont de terribles voraces qui causent de nombreux dégâts dans notre environnement. Désormais elles sont interdites à la vente.

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Les chauves-souris du Parc du 26e centenaire.

 On peut voir dans le ciel de Marseille quelques belles chauves-souris (Chiroptères - Chiroptera). Pas simple de les saisir en plein vol avec un ciel sombre. En France métropolitaine toutes les espèces sont insectivores et vont se nourrir de petites bêtes à la tombée de la nuit. Ce sont de précieuses aides pour les jardiniers.

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Le message ...

Participer aux actions citoyennes c'est vraiment chouette, en retenir le message et les gestes nettement mieux. Néanmoins il y a un véritable chamboulement dans les mentalités qui peu à peu évolues dans le bon sens. Comme toujours, il faut 5 ans pour révolutionner le monde, 30 de plus pour que les esprits s'y adaptent.

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Quand la garrigue part à l'assaut des parcs.

À Marseille, la notion entre parc naturel et parc de ville est floue. Certains d'entre eux comme le Parc du 26e Centenaire ou celui de Campagne Pastré s'ouvrent sur les Calanques. De ce fait les plantes d'ornement et les arbustes bien taillés laissent peu à peu place à une végétations sauvage plus dense et variée. 

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Le mot de la fin.

C'est bientôt la fin pour ces quelques orchidées du Sud de la France mais il y a bien d'autres choses à voir. Les parcs de Marseille sont une bonne alternative pour découvrir la flore et la faune des Calanques sans pour autant faire de longues promenades. Néanmoins, il est plus compliqué d'y observer les espèces rares ou qui fuient les zones urbanisées car sensibles. Bientôt les lavandes en fleurs, les chèvrefeuilles et les papillons seront là.

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mardi 8 mars 2016

Orchidées d'ailleurs et de chez nous.

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Du 12 au 14 février se tenait à Bouc-Bel-Air le 9ème salon international des orchidées & Co : Orchiday's. Pour tout vous avouer, nous avons été un peu déçu. Pour un salon qui se veut international il y avait peu de stands et le lieu d'exposition n'était pas très accueillant. Néanmoins nous avons pu voir quelques espèces incroyables. Pour une partie de cet article j'ai pu profiter des photos de mon bien aimé et je trouve que le résultat est réussi.

 

Quelques mots sur le salon.

On pouvait lors de ce week-end rencontrer 19 exposants spécialisés en orchidées et venus des quatre coins de la France mais aussi du Brésil, d'Italie, de Belgique ou encore d'Allemange. Les stands étaient très beaux, parfois kistchs, mais riches en espèces végétales rares et colorées. J'ai eu un gros coup de coeur pour la Phalaenopsis 'Mini Mark', une belle orchidée blanche au label orange et aux pétales tachetés de la même couleur.

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Le vaniller (Vanilla).

Il existe plusieurs espèces d'orchidées pour produire de la vanille. La principale est la Vanilla planifolia. Ce vaniller pousse au Mexique et est cultivé  partout où les conditions climatiques le permettent, à savoir, dans des régions tropicales et subtropicales entre 20 et 30°C. La plupart du temps la fécondation des fleurs est faite à la main car les insectes polinisateurs et associés à la plante (Melipona sp.) ne se trouvent qu'en Amérique du Sud.

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Orchidées du monde.

Les orchidées sont regroupées sous la famille des Orchidaceae. On en compte 25 à 30 milles espèces. Elles représentent 1/20 des espèces végétales dans le monde. En France métropolitaine on compte 120 à 168 espèces d'orchidées sauvages en fonction des auteurs et des dernières découvertes. Il  semblerait que les premières d'entre elles soient apparus il y a 20 millions d'années, soit 45 millions après l'extinction des dinosaures.

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Le faux patchouli (Tetradenia riparia).

Cet arbuste africain est utilisé dans la pharmacopée de certains pays du continent noir pour soigner divers maux liés aux migraines et aux infections par ses feuilles odorantes riches en composés chimiques. Il peut mesurer 6 mètres de haut. Sensible au froid, il est souvent cultivé en Europe comme plante ornementale d'intérieur.

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L'art du Bonsaï.

 Allant de pair avec le salon, un très beau stand sur les bonsaïs a été présenté. Il s'agît d'une méthode de taille élevée au rend d'art en Asie (Japon/Chine). Les arbustes et arbres (If, romarin, hêtres, pommier etc.) sont constamment taillés. Les racines sont raccourcies, les branches ligaturées et le feuillage retiré par endroit avec attention. On obtient ainsi des arbres nains vieux de plusieurs dizaines voire centaines d'années.

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Le mot Bonsaï signifie "plateau"et "culture". La culture d'arbres en pot date d'environs 4000 ans.

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Et dans la nature ?

 Ce qui m'a un peu chagriné lors de ce salon, c'est de voir à la sortie de celui-ci les visiteurs ne pas prêter attention aux orchidées sauvages se trouvant à quelques mètres d'eux en grand nombre. Bien que très belles, les orchidées exotiques ne font pas le poids face à nos orchidées sauvages mais ce n'est là que mon avis. 

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L'ophrys de Forestier (Ophrys forestieri).

Bien que discrète, elle vaut le coup d'oeil. Elle est parfois classée comme sous-espèce de l'ophrys brun (Ophrys fusca) dont la liste des sous-groupes et sous-espèces n'en finit pas de s'allonger. C'est le premier des Ophrys à fleurir (dès février) et on le rencontre assez facilement, en particulier dans le sud de la France.

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On voit bieb sur le long du label l'absence d'un sillon marqué propre à l'ophrys funèbre (Ophrys funera).

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L'Orpin âcre (Sedum acre).

 On le nomme aussi poivre des murailles en raison de son goût. Bien que parfois consommé cru ou cuit, il s'avère être très irritant pour une partie des gens qui le manipulent, en particulier au niveau des muqueuses et de la peau. Il aime les éboulis où on le rencontre souvent mais aussi les murets et les toits des maisons.

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Ci-dessous son cousin, l'orpin de Nice (Sedum sediforme) aux feuilles plus charunes et plus pointues.

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L'euphorbe réveil-matin (Euphorbia helioscopia).

C'est une plante qui tient son nom du fait qu'aux premiers rayons de soleil, elle déploie son ombelle (partie végétale qui regroupe les fleurs et parfois des feuilles) là où se trouve le soleil et va le suivre à la manière des tournesols. Son latex toxique est parfois porté à la bouche par mégarde quand la plante est cueillie.

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L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

Cet un ajonc qui fleurit très tôt dans l'année, d'ordinaire dès janvier (mais cette année il l'était déjà en décembre). Il ne dépasse que rarement 1 mètre 50. Ses rameaux denses et nombreux comportent des rangés de longues épines pointues et légèrement recourbées pour se protéger des prédateurs potentiels qui peuvent se nourrir de ses branches. Ses fleurs jaunes sont typiques des fabacées car elles présentent une symétrie bilatérale.

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Le muscaris à grappe (Muscrais neglectum).

On le trouve un peu partout en France. Ce muscaris se reconnaît aux fleurs de son sommet qui sont d'un bleu plus clair. C'est l'une des premières fleurs du printemps que l'on remarque aisément en raison de sa couleur et du fait que peu d'autres plantes présentent des caractères similaires. Il a un parfum subtile de musc.

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L'orchis géant (Himantoglossum Robertianum).

Cette orchidée que l'on trouve dans une partie sud de la France et de préférence dans les département proches de la Méditerranée porte de nombreux noms. Ainsi on la nomme orchis géant, orchis à longues bractées, Barlie, orchis de Robert ou Barlie de Robert. C'est l'une des premières orchidées à fleurir de l'année. C'est après plusieurs années de protection et de sensibilisation du public que les effectifs de celle-ci ont pû se reformer.

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L'orchis géant est aujourd'hui devenu l'une des orchidées les plus présentes sur le territoire français.

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Ses fleurs imposantes pour une orchidées terrestre européenne sont reconnaissables à leur grand label à quatre côtés, leur couleur rose tirant à la fois sur le blanc et le vert, leurs tépales et leur faible parfum. Pour la rencontrer il suffit d'aller sur les bords de route, dans les talus et les friches bien ensoleillés et au sol de composition argileuse et pauvre en nutriments. Avec sa grande taille (30 à 60 cm) il est difficile de ne pas la remarquer. 

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Parfois, certains individus présentent des fleurs presque blanches. On parle alors d'albinisme partiel.

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Pour débuter sur l'identification des orchidées, l'orchis géant est un candidat tout trouvé. En effet les différents éléments composants les fleurs peuvent facilement s'étudier car leur taille massive les rendent bien observables. Actuellement cette orchidée bénéficie du statu LC (préoccupation mineure) par la réglementation européenne. Celle-ci indique que la population de cette espèce est conséquente et peu menacée. 

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Rosette et orchidée.

Les rosettes sont les jeunes feuilles d'une plante qui commencent à sortir de terre et qui s'étallent au sol en formant un cercle plus ou moins régulier. Chez les orchidées elles sont parfois étudiées pour connaître l'espèce ou du moins le type d'orchidée dont la fleur doit faire son apparition en temps voulu. Ici elle me reste inconnue, il faudra donc suivre son évolution ou revenir aux alentours de avril-mai pour connaître son nom.

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L'amandier (Prunus amygdalus).

Malgré les gelées sur les monts provençaux, l'amandier a débuté sa floraison et cela, depuis décembre dans certaines régions. Dans le bassin méditerranéen il possède une symbolique forte qui le rattache à la pureté de la virginité mais aussi au mariage et en particulier à la robe des mariées. On l'utilise massivement dans les zones où le sol est pauvre en nutriments et est riche en pierres. Son huile et son fruit sont excellents.

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Les plantes de la garrigue.

La guarrigue est typique des sols calcaires du bassin méditerranéen. On y rencontre un grand nombre de plantes très denses et de taille réduite pour mieux résister aux vents violents, au feu et au manque d'eau. Si aujourd'hui on y trouve de petits animaux, en particulier des reptiles, des insectes et des oiseaux, elle était autrefois riche en animaux de taille imposante. Les troupeaux de chèvres menés par les bergers venaient y paître.

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Le mot de la fin.

Cette sortie a été une belle occasion de fêter la Saint Valentin en amoureux. En effet, quoi de mieux que des fleurs pour ce jour si particulier ? L'exposition a été bien sympathique mais la rencontre avec les deux magnifiques orchidées sauvages que sont l'ophrys de Forestier et l'orchis géant a été bien plus intense et il y a fort à parier qu'il sera toujours possible de les rencontrer aux prochaines expéditions et cela jusqu'à fin avril.

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jeudi 29 octobre 2015

Sortie en montagne 11.

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 Suite de notre sortie dans les Alpes, plus précisément en Chartreuse. Après avoir tenté la monté du Granier (ICI) nous voilà partis dans la même journée pour le sommet du Pinet nommé aussi Le Truc. La monté est moins ardue et le paysage tout aussi magnifique. On a vite fait de se sentir tout petit face aux montagnes. En prime je voulais partager avec vous la vue du Mont Blanc que nous avons eu (magnifique sommet bien que brumeux).

 

L'identification compliquée des polygales (Polygala).

L'identification des polygalas c'est comme celles des ombellifères ou des russules, un vrai casse-tête. Les espèces et sous-espèces sont nombreuses et les éléments de distinctions infimes à tel points que parfois il faut un microscope. Ici il y a de fortes chances qu'il s'agisse du polygala commun (Polygala vulgaris).

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Belles fougères.

 Les conditions rudes ne font pas fuir les fougères. "En haut Asplenium viride et Polystichum lonchitis, en bas Athyrium filix femina et pour la dernière peut être...Oreopteris limbosperma" y trouvent leur bonheur. Leur résistance au froid vient de leur système racinaire qui peut s'encrer profondément dans le sol ou la rocher et des "écailles" qui protègent les frondes (jeunes pousses) et leurs souches. Merci Eric pour les identifications !

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Une inconnue au bataillon.

Voilà une plante que j'ai beaucoup aimé, pas mal photographié mais impossible de trouver son nom. Son port est très atypique et malgré ses feuilles je me suis résignée à devoir attendre pour connaître son nom. Si cette plante vous évoque une espèce, même vaguement, n'hésitez pas à me le laisser dans les commentaires.

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La potentille luisante (Potentilla nitida).

 Le plus souvent cette plante de montagne présente des fleurs rosées avec des étamines rouges ce qui m'a bien causé des peines pour l'identifier. Rase pour résister au vent, elle pousse dans les éboulis calcaires des montagnes de Alpes. En France on ne la rencontre que dans les départements de l'Isère et de la Savoie.

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 Une autre dimension.

 Malgré quelques pentes un peu costaudes, le sommet du Pinet est très facile d'accés. La balade est boisée et par endroit, nous permet de marcher à l'ombre de grandes falaises de calcaire blanc ou de bloc laissés là par les glaciers d'antan. La paysage est très différent de celui l'Alpette et du Granier je trouve.

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Salade des montagnes.

 La laitue des Alpes (Ciberbita alpina) est une grande plante à fleurs bleue. Elle peut facilement atteindre deux mètres dix. Elle ne se cantonne pas seulement aux Alpes, on peut la trouver sur la plupart des massifs français, du moment que le sol est humide, peu acide, humifère et argileux. Une exigeante en somme.

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Plaidoyer pour les arbres morts.

J'en parle souvent, mais il me semble que cela est important. Les arbres morts disparaissent rapidement dans les forêts fréquentées car ils représentent un risque pour les promeneurs et l'exloitation du bois. Pourtant ils sont essentiels à la vie. Leur abatage diminue l'habitat de nombreuses espèces animales qui disparaissent. 

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Équilibristes.

 Les arbres de montagnes sont de véritables équilibristes. Il arrive que certains d'entre eux naissent et se développent dans de minuscules crevasses ou rebords de falaises dans les quels de l'humus s'est formé. Par la suite ils vont développer des racines assez puissantes pour percer la pierre et trouver de l'eau et des nutriments.

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 L'épipactis pourpre noirâtre (Epipactis atrorubens).

 Voici une série de quelques orchidées encore en fleurs au moment de cette sortie (fin juillet). Cette épipactis est une vivace qui peut atteindre 50 centimètres. Ses fleurs dégagent une délicieuse odeur de vanille. Les populations de cette espèce fragile sont en diminution à cause de la perte de son habitat naturel.

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L'orchis tacheté (Dactylorhiza maculata).

 Alors elle, s'est un vrai casse tête pour l'identification. D'une part elle ressemble à bien d'autres orchidées du même genre (nommé aussi Dactylorhiza) mais en plus elle comporte pas moins d'une dizaine de sous-espèces parfois bien éloignées de l'espèce type et pour couronner le tout, elle adore s'hybrider avec ses cousines.

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L'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea).

 Voici l'une des plus odorantes de nos orchidées indigènes (originaire de notre pays). Très nectarifère, elle dégage un doux parfum ce qui n'est pas toujours le cas pour les autres espèces qui parfois sentent ou ressemblent à des insectes femelles pour attirer les mâles en mal d'amour qui ainsi les pollinisent (ex : ophrys apyfera). 

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L'orchis globuleux (Traunsteinera globosa).

 C'est une orchidée typiquement montagnarde qui aime les pâtures calcaires. On peut la rencontrer dans une grandes partie du Sud de l'Europe. Elle est protégée dans la région Auvergne et dans celle de l'Alsace. Comme toutes les orchidées indigènes, sa vente et sa cueillette sont réglementées par l'annexe B du commerce.

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Listère à feuilles ovale (Neottia ovata).

Pour finir cette présentation d'orchidées en tout genre, voici la listère à feuilles ovales nommée aussi grande listère. Elle a une répartition assez large pur ne pas dire très large. On la rencontre un peu partout en Europe, en Asie de l'Ouest et du Nord et en Amérique du Nord. Elle se plaît  un peu de partout et dans tous les sols.

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Le pin à crochets (Pinus mugo subsp. uncinata).

 On croit souvent à tord que les pins ne poussent que dans les landes et le Sud de la France. Pourtant il y en a un bien de chez nous. Appelé aussi pin de Briançon, ce résineux aime les forêts de montagnes. Il est vulnérable et donc protégé sur tout le territoire mais interdit à l'export en Nouvelle-Calédonie car invasif là-bas.  

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L'aster des Alpes (Aster alpinum).

Nommée également Reine marguerite des Alpes (ça c'est la classe !) figure parmi les plantes pouvant en France pousser le plus haut, soit presque 3000 mètres d'altitude. Uniquement protégée en Franche-Comté, ses populations déclinent peu à peu. Heureusement pour elle, elle s'éponouie dans les parcs naturels où la cueillette des plantes et fleurs est interdite sauf dérogation pour certaines plantes et certaines personnes bien précises.

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Le vératre blanc (Veratrum album).

Comme vous pouvez le voir, il n'est pas toujours blanc ce qui peut compliquer sa détermination. On le confond parfois quand il n'est pas en fleurs avec la gentiane jaune (cueillette pour les liqueurs) ce qui peut s'avèrer mortel. En effet le vératre est très toxique en raison de la paralysie intestinale et respiratoire qu'il peut provoquer.

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Plongée dans les cavernes.

Quand on parle de caverne on ne peut s'empêcher de penser à la Préhistoire. Mais il ne faut pas oublier qu'elles ont été jusqu'à peu utilisées par le hommes, en particulier les bergers qui gardaient les moutons sous la pluie et l'orage. Dans certaines régions des Alpes on peut retrouver sur les parois la trace de leur passage via des petits dessins qu'ils réalisaient avec du charbon ou leur couteau pour tromper l'ennui. 

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 Panorama version XXL.

On approche du sommet, enfin ! Quelques prises de vu histoire de vous donner envie à vous aussi de faire cette chouette randonnée. La vue est superbe. Sur la première photo en haut à gauche, on peut voir en arrière plan le Mont Blanc, puis le Bassin Chambérien, puis l'Alpette avec le petit bout du Granier que nous avons exploré.

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Hélas, trois fois hélas.

 Nous arrivons un peu trop tard pour voir les dernières fleurs des rhododendrons ferrugineux (Rhododendron ferrugineum). Ils poussent de préférence dans les sols pierreux, aussi bien à l'ombre qu'en plein soleil. Il n'est pas friand du calcaire ce qui explique qu'en montagne il pousse dans des zones bien délimitées.

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Millepertuis sp.

 On vente souvent les mérite du millepertuis, on oublie souvent de rappeler que c'est une seule espèce de millepertuis, le M. perforatum qui peut être employé en usage médical. On oublie souvent aussi de dire qu'il annule les effets de la pilule où des autres traitements contre la dépression ... prudence donc dans son emploie.

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Symbiose.

 On définie la symbiose entre différentes espèces (illustrée ici par des insectes de la famille des colèoptéres sur des apiacées) comme étant une interaction de réciprocité entre elles où chaque parti/espèce tire profit de manière bénéfique de l'autresans que cela ne nuise à leur partenaire (ou alors très peu).

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Reine du sommet

Au sommet du Pinet nous rencontrons l'achillée musquée (Achillea moschata) dont nous manquons la pleine floraison de peu. Cette plante ne pousse pas en dessous de 1800 mètres d'alitute (voir rarement en dessous de 2000m). Rare et très protégée, on ne la rencontre que dans les départements de la Savoie et Haute Savoie.

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Duo gagant.

 En voilà deux qui s'accorde sur la couleur et sur la toxicité, bien que je dois reconnaître que la première, à gauche, nommée aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia) est bien plus dangereuse que celle de droite, l'euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias) qui pour autant n'est pas dénuée de dangerosité.

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L'arnica (Arnica montana).

 L'arnica des montagnes est bien connue pour l'usage qui en est fait en baume (en homéopatie ça reste encore à voir). Ses vertus ont manqué de la faire disparaître. Protégée à grande échelle, elle est menacée de disparition dans plusieurs pays européens. La cueillette est soumise à une réglementation très stricte.

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Le sommet du Pinet.

 Nous voilà au sommet du mont, à plus de 1867 mètres d'altitude. Il est possible de voir une grande partie des massifs des prés Alpes ce qui est à couper le souffle. La randonnée est franchement facile pour arriver jusqu'au plateau crevassé que forme le sommet. Celui-ci délimite le département de l'Isère et de la Savoie.

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Flore et faune des falaises.

 Les nombreuses falaises calcaires sont un lieu d'observation magnifique pour voir certaines espèces animales et végétales peu communes et propres à ce milieu. La plus emblématique de toutes est le tichodrome échelette (Tichodroma muraria) appelé aussi oiseau papillon en raison de son vol et de son beau plumage.

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Danger de montagne.

 Ces belles falaises sont aussi l'ocassion  de rappeler que cette année encore, des randonneurs sont morts ou ont été blessés par des chutes de pierres provoquées par des promeneurs indélicats marchant en dehors des sentiers ou s'amusant à jeter des cailloux. Les règles en montagne ne sont pas là pour restreindre les plaisirs mais pour garantir la sécurité de tous. Ce sont des règles de base simples à respecter :
ne pas taper dans les pierres, marcher sur le sentier, respecter les consignes de panneaux.

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360 degrès.

 Rien à ajouter, les images par d'elles mêmes pour montrer la beauté mais aussi toute la variété de paysages et de milieux que l'on peut rencontrer en montagne ce qui exlique la grande diversité d'espèces présentes sur ces territoires encore préservés de l'urbanisme (quoi qu'avec les pistes de ski ça reste à voir).

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Redescente.

 Il ne nous faudra pas plus d'une 1 heure pour redescendre (sur internet il est plutôt indiqué 2 heures et demi) et pour cause, après plusieurs heures de marche nos estomacs crient famine. Nous bouclerons notre expédition en 9 heures, en comptant les nombreux arrêts photos, les ampoules et les moments détentes dans l'herbe.

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Le machaon (Papilio machaon).

 Ce grand papillon est l'un des rares sur notre territoire à pouvoir hiberner sous forme d'imago, c'est à dire sous la forme adulte et non sous celle de chrysalide. On peut le rencontrer sur tout l'hémisphère Nord. Il se raréfie et devient de plus en plus difficile à observer. On ne sait pas très bien encore ce qui conduit à sa disparition.

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Pelle mêle.

 Voilà deux plantes que l'on pourrait penser proche au premier abord mais il en est rien. Celle qui est à gauche, l'anémone pulsatille (Pulsatilla montana), appartient à la famille des renoncules alors que celle qui est à droite, la centaurée des montagnes (Centaurea montana) appartient à la famille des astéracées.

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Camaïeu de rose.

 Pour finir il me restait quelques plantes à fleur etc. que j'avais très envie de vous présenter mais pour ne pas allonger l'aticle je vais juste les nommer. De gauche à droite et de haut en bas : rosier des Alpes (Rosa pendulina), épilobe en épi (Chamerion angustifolium)Adénostyle à feuilles d'alliaire (Adenostyles alliariae) et agaric des jachère (Agaricus arvensis) qui est un très beau champignon et comestible de surcroît.

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 Toujours de gauche à droite, la pensée à deux fleurs (Viola biflora) qui aime les substrats humides (nous l'avons photographiés à l'entrée del'une des "cavernes") et la valériane des rochers (Valeriana saxalitis) qui aime les pelouses calcaires, les rochers, les éboulis etc. Elle contient des alcaloïdes utilisés en médecine.

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Le mot de la fin.

 Bon, pas grand chose à rajouter pour conclure l'article, hormis que nous avons été conquis par cette randonnée facile. Enfin facile, pour les asmathiques comme moi la première partie jusqu'à l'Alpette peut être ardue mais une fois arrivé au plateau c'est un vrai bonheur. J'ai eu le plaisir de m'y rendre au juillet de cette année, en octobre de l'an dernier, peut être tenterons nous une sortie en avril ou mai 2017 pour profiter de la sortie des orchidées.

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dimanche 20 septembre 2015

Sortie en campagne 4.

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Comme pour l'article précédent, voici un condensé des sorties de l'été en campagne avec en prime nos deux bouilles d'aventuriers, parce que de temps à autre ça fait du bien de ce montrer un peu. L'été a été chaud et propice à de jolies rencontre avec les animaux de la ferme mais aussi sauvages et les baies ont été sucrées et délicieuses. Peu de champignons dans nos près mais avec la pluie ils seront bientôt là. 

 

Un petit bout de nous.

Voilà le bout de notre nez. Nous sommes passionnés de Nature et nous nous intéressons à tout ce qui touche à celle-ci. Depuis un petit peu plus d'un an mon bien-aimé m'accompagne dans mes sorties et une partie des photos que vous pouvez voir dans les articles sont de lui. Cela fais aujourd'hui pratiquement 3 ans et demi que je tiens ce blog et je ne me lasse pas de partager et d'échanger avec ceux qui sont de passage ici.

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De plume et d'oeufs.

J'ai la chance d'être issue de familles composées en partie d'agriculteurs. Ma tante et marraine possède avec son compagnon une ferme en Isère, pas très loin de la Savoie. Poulets, poules pondeuses, lapins et pintades y sont élevés avec grand soin et pour certains, viendront s'inviter sur la table pour les fêtes. 

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Grand départ pour les hirondelles rustiques (Hirundo rustica).

Nommées aussi hirondelles des cheminées, elles s'apprêtent à partir pour l'Afrique et ne reviendront qu'au printemps. Les voilà prêtent à parcourir des milliers de kilomètres. On a ainsi vu des individus à Hawaii, en Afrique du Sud mais aussi en Groeland à la belle saison. Autrefois on croyait que ces oiseaux hivernaient dans la vase.

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Le lapin domestique (Oryctolagus cuniculus).

Il a pour ancêtre le lapin de Garenne avec le quel il partage le même nom scientifique d'Oryctolagus cuniculus. Il en existe un très grand nombre de races, la plupart étant spécialisé. On trouve donc des lapins de compagnie, des lapins à viande, des lapins pour leur peau et d'autre pour leurs longs poils utilisé pour faire des vêtements.

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Le grain, c'est la vie !

Pour nourrir tout ce petit monde il faut de quoi nourrir tout ce petit monde, et heureusement la ferme dispose de tout ce qu'il faut. Mon oncle travaille pour un céralier, il produit des semances diverses comme celles de seigles ou de maïs. Après avoir été récoltés les grains sont séchés au soleil. Séchés en four ils deviennent infertiles.

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Grande valériane (Valeriana officinalis) pour petits chats.

L'effet e la grande valériane sur les chats est surprenant. Les principes actifs de la plante, en particulier ceux contenus en grande quantité dans la racine agissent comme une drogue euphorisante sur les félins. Dés qu'ils en reniflent la plupart d'entre-eux deviennent fous. Cela ne dure que quelques secondes et n'entraine pas séquelles pour eux. Néanmoins il faut surveillé qu'ils ne prennent pas l'initiative d'en grignoter au risque de les voir baver.

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Chevreuil en vadrouille (Capreolus capreolus).

Les soirs d'été, quand la lumière baisse et que le crépuscule baisse, il est facile de voir mais aussi d'aprocher les chevreuils qui sont pourtant réputés pour être farouches. Cette femelle présente un pelage un peu particulier. En effet elle est en mue, elle perd son poil d'été à la couleur dorée pour une robe d'hiver grise.

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Une araignée qui a du mordant, l'argiope frelon (Argiope bruennichi).

Cette araigné se rencontre dans bien des pays, mais principalement en Eurasie et dans le sud de l'Afrique ce qui en fait une véritable globe-trotteuse bien que les individus de cette espèce ne se déplacent que peu. Autrefois en Europe elle se trouvait uniquement dans le sud mais avec le réchauffement climatique elle monte au nord.

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Ma plante fétiche, l'hélléboe fétide (Helleborus foetidus).

 Nommée pied de Griffon ou rose de serpent, c'est une plante toxique à la forte odeur. Utilisée autrefois en magie ou dans les diverses préparations vétérianiares dites populaires, ont la rencontre aujourd'hui dans les près en bords de forêt et les bois frais. C'est dans de larges gousses que les graines se développent.

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 Quelques symboles de l'été.

 L'été est une saison très attendue. Cela découle de nos pratiques modernes (vacances, sports aauatiques, fêtes) mais aussi plus anciennes. L'été est associé au soleil et à la lumière, ils sont essentiel pour les récoltes.On associera à la belle saison les couleurs chaudes, les fleurs des champs et les cérales.

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 Une orchidée chatoyante, l'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

 C'est une jolie orchidée qui se plaît sur les bords de route et qui, depuis que le fauchage raisonné est pratiqué chez nous, est de plus en plus présente. Elle mesure entre 10 et 30 centimètres mais peut dépasser les 60 centimètres. Cette orchidée n'est pas protégée mais il ne faut pas la ramasser pour autant.

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La coronille bigarée (Securigera varia).

 Cette jolie fabacée (anciennement légumineuse) se rencontre dans les champ de fauche et les prairies où elle forme d'épais buissons roses. Elle est très rustique et peu résister à des températures basses comme des -15°C. On la rencontre en Eurasie. Cultivée comme fourrage, les fleurs et graines sont toxiques.

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 Délices sucrés, les framoises (Rubus idaeus).

Voilàunpetit fruit sucré que l'on trouve en forêt mais aussi dans les bois. Les framboises s'accomodent dans un grand nombre de desserts, de boissons et de sucreries. Il se raconte qu'elel fût créer par gourmandise par les dieux de l'Olympe mais il faudra attendre la Renaissance pour lavoir de manière fréquente dans les jardins. 

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 Plantes médicinales, prudence.

 Actuellement c'est la grande mode des plantes médicinales. Si certaines ont de véritables effets sur la santé, pour d'autres cela reste à prouver. Ce n'est pas pour autant que l'on peut les consommer n'importe comment et dans des doses ou des mélanges qui relèvent de la potion magique. Certaines plantes peuvent avoir des contres indications, d'autres êtres toxiques. Cet été a été marqué par de nombreux empoisonnements. Prudence.

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Un vrai coeur d'artichaut (Cynara cardunculus f. scolymus).

En rentrant de notre balade nous passons par le potager de la maison. En plus d'y trouver quelques jolies fleurs, nous avons la chance de voir les artichauts dont quelques uns ont été gardés pour profiter de leur floraison. C'est la culture ornementale d'une chardon qui a donné cette forme à cette fleur légume.

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Le mot de la fin.

Bref, voilà un article réalisé pour ceux qui aime le blé et les poulettes. Plus sérieusement, la campagne en été est charmante bien qu'il soit facile d'y prendre des coups de soleil. Les fleurs sont là mais moins présentes qu'au printemps et c'est bien logique, les fortes chaleurs et les faibles pluies ont parfois raisons d'elle. Néanmoins on trouve ça et la quelques merveilles. C'est aussi la période où les animaux de la ferme sont le plus actif et où de nombreuses portes ouvertes sont organisées pour s'initier au monde agricole. C'est un bonne manière de se forger un avis et peut être de casser les préjugés qui circulent sur la profession d'agriculteur, l'une des plus vieilles du monde et qui chaque jour nourris les 64 millions de français que nous sommes.

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jeudi 6 août 2015

Sortie en campagne 3.

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 Départ pour le Sud, dans la campagne. Entre le village de Sault et celui de Forcalquier, il y a une large gamme de végétaux à découvrir. Il fait chaud, le soleil brûle l'herbe et les pelouses. C'est dans ces conditions que l'on peut admirer quelques plantes typiques de la région ou communes mais résistantes à ses conditions assez extrêmes. La faune se fait discrète, préfèrent sortir entre le crépuscule et l'aube pour être au frais et éviter de se fatiguer.

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Les plantes grasses (famille des Crassulaceae) sont bien adaptées à ses conditions. Leurs feuilles épaisses et étalées sur le sol leur permet de garde leur eau et de lutter contre son évaporation. On peut citer comme plantes ayant ce mode de fonctionnement l'orpin blanc -Sedum album (1), le nombril de Vénus - Umbilicus rupestris (2), la joubarbe des toits - Sempervivum tectorum (3) et l'orpin à feuilles épaisses - Sedum dasyphyllum (4).

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Le centranthe rouge (Centranthus ruber), porte aussi les noms delilas d'Espagne et de valériane rouge ce qui peut être trompeur car il n'est ni l'un ni l'autre. C'est une plante originaire du pourtour méditerranéen qui aime les zones chaudes et ensoleillées comme les éboulis. Elle est commune dans le sud de la France.

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  L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) est une jolie orchidée qi bénéficie d'une protection à l'échelle européenne. C'est une plante de pleine lumière qui fuit les sols acides et préfère ceux à être plutôt secs et pauvres en humus. On la rencontre dans le centre et le sud de l'Europe, dans le nord de l'Afrique.

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 Voilà une drôle de graine. Ce n'est ni une fantaisie de la nature, ni un produit de l'Homme, ceci est une cosse qui contient les graines de la luzerne orbiculaire (Medicago orbicularis). Cette petite luzerne aux fleurs jaunes est communes dans la moitié sud de la France et aime les cultures comme celle des oliviers.

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Comme le soleil du Sud, la flore et la faune de la campagne sont d'un jaune rayonnant. Le mélilot officinal - Melilotus officinalis (1 et 2) est une plante médicinale. Elle attire des insectes comme ce papillon aux ailes marbrées de noir (3). On trouve aussi du genet d'Espagne (Spartium junceum) qui est toxique (4).

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  Le pallénis épineux (Pallenis spinosa) n'est pas très haut et a pour particularité d'être recouvert de poils. On ne le trouve en France que dans le Sud, en particulier sur la côte méditerranéenne. Il aime les lieux exposés au soleil, secs et ayant un climat chaud. Même s'il apprécie le climat marin il ne supporte pas le sel.

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 Voilà un Rouvet blanc (Osyris alba) bien dense et surtout aux fleurs ... jaunes qui sont parfumées. C'est un arbuste dioïque, ce qui veut dire qu'un plant est soit mâle, soit femelle. Il s'agit ici de fleurs mâles car nombreuses et groupées. Typique du sud, il fleurit de mai à juillet et donne des baies rouges non comestibles.

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 Restons dans la thématique des plantes à fleurs en grappes avec ces quatre photographies. 1 : Inconnue. 2 : le sureau noir (Sambucus nigra L., 1753) aux baies délicieuses. 3 : Pyracantha (Pyracantha coccinea) qui menace l'environnement. 4 : L'aubépine (Crataegus) aux étamines noires et au doux parfum.

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  Le marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum) est originaire ... de Grèce et de Bulgarie. Il tient son nom au fait que l'on pensait autrefois en Europe que ce joli arbre qui ornait déjà les parcs venait d'Inde. C'est John Hawkins qui dans les années 1700 découvre sa véritable provenance. On le plante en France depuis le XVIe.

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 Petite vue sur le village de Forcalquier et ses vielles pierres. Le soleil tape dur ce qui nous permet d'admirer les pertuis de ce millepertuis perforé (Hypericum perforatum L.), chose que l'on rencontre chez de nombreux millepertuis. Seul celui-ci est reconnu comme médicinal mais a de nombreux effets secondaires.

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 C'est le bal des punaises et des escargots ! 1 : Un adorable hélice de Pise (Theba pisana) typique du sud. 2 : Un escargot turc (Helix lucorum) très invasif. 3 : Une punaise diabolique (Halyomorpha halys) pas satanique pour un sous. 4Hadrodemus m-flavum qui se reconnaît à son M blanc sur fond noir.

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  Petit passage à la célèbre librairie "Le Bleuet" qui bénéficie d'une belle réputation à l'échelle nationale. Elle a été sauvée de la faillite après avoir tenté de concurrencer Amazone en s'offrant un immense entrepôt et en tentant de spécialiser dans la vente de livres d'ocassion en ligne. Notre pauvre porte feuille a souffert.

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 Penchant nous un court instant sur ces fabacées. 1 : Le trèfle des prés (Trifolium pratense L.) dont le nectar plaît aux enfants. 2 : Le sainfoin cultivée (Onobrychis viciifolia). 3 et 4 : Trèfle inconnu, peut être incarnat mais avec de gros doutes. La botanique c'est ça, peu de certitudes, beaucoup d'interrogations.

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 La mélitée du mélampyre (Mellicta athalia) comporte de nombreuses sous-espèces. C'est un papillon qui contrairement à son nom ne pond pas que sur les mélampyres bien qu'ils restent ses hôtes préférés. Les plantains, les digitales, les véroniques ou encore certaines linaires peuvent abriter leurs chenilles.

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 Bref, un chouette weekend dans le sud, malgré la chaleur. Il est toujours plaisant de rencontrer des espèces aux quelles on est pas habitué, sans parler des vieilles pierres, des jardins parfumés,des champs de lavandes et du champs des cigales. Une carte postale grandeur nature, avec le couché de soleil en prime.

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