mercredi 24 juillet 2013

Sortie en forêt 29.

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Sortie en forêt fructueuse où le panier a été bien remplit. Il fait encore chaud mais les bois apportent une fraîcheur bienvenue et avec elle quelques visiteurs indésirables: tiques et moustiques. Mais ces désagréments passés, la forêt est délicieuse et il y a beaucoup à voir.

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L'activité fongique est enfin en expansion et les nombreuses russules sont au rendez-vous.

1 et 2: La russule tardif est une russule qui apparaît au milieu de l'été et disparaît à la fin de l'automne. Non comestible, il se remarque de part sa jolie couleur violine qui décline sur des teintes de marron et de jaune.

3: La russule émétique des bois est classée parmi les champignons classés comme toxique. Très amère, elle est assez rare et se développe en groupe de quelques individus.

4: La russule olivacée est considérée comme un comestible moyen. On la trouve en été et en automne. Sa chair est douce et ferme mais le chapeau peut être légèrement craquant par temps sec.

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Les premières vachottes (lactaires à lait abondant) sont sorties. Il peut se consommer cru mais sa saveur douce n'est pas toujours très agréable le classe dans la catégorie des comestibles médiocres.

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Les oiseaux ne sont pas en reste, les feuillages sont épais ce qui les rend plus difficile à apercevoir mais si on se penche sur le sol, quelques indices indiquent leur présence.

1: La buse variable est un des rapaces les plus communs en Europe qui peut vivre dans un grand nombre d'habitats. Son régime alimentaire est vaste mais elle se nourrie majoritairement de petits mammifères.

2: La tourterelle turque est originaire d'Inde et a migré à partir du XIX-XXeme en Europe. Elle vit de préférence dans les milieux urbains mais aussi en campagne, prés des réservent à grains.

3: Ces plumes bleues n'y trompent pas, un geai des chênes est passé par là. On le trouve dans toute l'Eurasie et aussi en Afrique du nord. En Europe, la France est un des seul pays à ne pas le classer comme espèce protégée mais à le désigner comme nuisible en raison de son apparentée avec les corbeaux et les pies.

4: La grive musicienne nidifie de mars à la mi-juillet dans des nids en forme de vasques composés de pailles et de boue dans les quels les femelles pondes entre 4 et 5 oeufs bleus tachetés grossièrement de noir.

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 Dans les bois quelques têtes bien connues mais aussi quelques petits nouveaux.

1: La russule noire et blanche apparaît au milieu de l'été et disparaît à la fin de l'automne. Elle est considérée comme non comestible voir même toxique si on s'en réfère aux dernières études scientifiques.

2: Le lactaire poivrée est un lactaire qui peut prendre de belles proportions. Il n'est pas comestible, hormis si on le sèche puis le moud et utilise comme épice d'où son nom qui est semblable à son goût. En cette période il fait tellement chaud qu'il ne produit presque plus de lait.

3 et 4: Voilà un bel inconnu. N'ayant pas mon ouvrage de mycologie sous la main et internet restant mué à son sujet, je ne peux pas pour l'instant l'identifier.

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 Un couple de bousier a repéré une crotte. Ni une, ni deux, les voilà à l'oeuvre pour la transformer en douillet logis pour leur larve, enterré 60 cm sous la surface. Petits mais efficaces.

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 Ils étaient là, au rendez-vous, les premiers cèpes d'été du coin. Peu nombreux (6 en tout), ils se sont avérés très véreux même les jeunes exemplaires. Les meilleurs pousses ont lieu en générale au lendemain d'orages qui ont été précédés de fortes chaleurs ou, quand les températures ne sont pas excessives et les nuits fraîches. C'est un excellent comestible qui peut parfois, avoir un petit goût sucré selon les régions et le type de sol. Il peut être mangé cru mais il est bien meilleur cuit.

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 L'ochidée néottie-nid d'oiseau a fini de fleurir et commence à former des graines dans des capsules qui peuvent faire office de hochet. Il faut savoir que pour que l'orchidée survive, elle doit s'allier avec un petit champignon avec le quel elle vit en osmose en échangeant des nutriments et de l'eau. De ce fait, le champignon se trouve dans les cellules des graines pour permettre aux nouveaux plants de se développer.

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Là encore quelques figures connues mais aussi, un vilain piégeur qui a bien faillit nous avoir.

1 et 2: Jeune (et même parfois à maturité), le bolet amer ou bolet du fiel est très proche d'aspect du cèpe d'été. Il s'en différencie par sa mousse rose et son goût très amer qui le rend inconsommable. Un seul morceau cuisiné avec le reste de la cueillette la rend non pas toxique mais inconsommable. Le mieux pour être sûr est de mettre un petit morceau du champignon sur la langue. S'il s'avère amer, mieux vaut le recracher et laisse le spécimen sur place. Néanmoins sa rareté fait qu'il y a peu de confusions.

3 et 4: Enfin les amanites rougissantes ont pris possession des bois. Nombreuses et de formes diverses, elles sont plus ou moins réputées comme bon comestible mais renommés dans certaines régions. Elles sont généralement préparées en tarte salée, en ragoût ou revenues à la poêle. Elle tient son nom de rougissantes en raison de sa chair qui sectionnée rougie.

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  Les monotropes sucepin fonctionnent comme l'orchidée néottie-nid d'oiseau, c'est à dire qu'ils ne produisent pas de chlorophylle mais se nourrissent par l'échange qu'ils entretiennent avec un petit champignon. Ce sont des plantes rares, classées comme espèce menacée dans de nombreuses régions où la déforestation a supprimé les bois qu'ils affectionnent.

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 1 et 2: Les premières petites girolles pointes le bout de leur nez. Savoureuses mais encore rares, elles viendront parfumer le traditionnel repas du dimanche midi.

3: La mouche scorpion porte son drôle de nom en raison de l'abdomen qui chez le mâle se termine en queue de scorpion. Pas de crainte celui-ci ne lui sert pas à piquer mais à se reproduire.

4: Le lierre est une plante magique qui dans la tradition était utilisé pour s'apporter les bonnes grâces des dieux et des fées des bois et des forêts.

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La mousse fructifie. Avec les prêles et les algues, c'est l'une des plus anciennes plantes apparues sur terre. Présente avant les dinosaures, elles ne se reproduit pas à l'aide de fleurs mais de spores qui sont contenus dans de petites capsules.

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Les bois sont un terrain de jeu parfois pour les bambins les après-midi d'été ensoleillés.

1 et 2: Cabanes et refuges sont apparus dans le sous-bois. Éphémères, ces abris ne vivent que le temps d'une saison mais renferment en eux des trésors et des souvenirs impérissables.

3 et 4: Un après-midi en forêt,c'est aussi l'occasion de s'imaginer parcourir un vaste monde, encore vierge et inexploré, peuplé de monstres et de créatures enchantées, de chevaliers et de licornes.

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 Et voilà au final un panier bien remplit. D'ici quelques jours et quelques pluies, on pourra espérer faire une récolte encore plus prolifique.

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Les champignons, les oiseaux et les insectes se sont fait remarquer mais ils ne sont pas les seuls.

1 et 2: Les parcs à bestiaux longent parfois les bois. Chevaux, vaches, veaux et poulains accompagnent alors les promeneurs le temps d'un chemin.

3 et 4: Les chevreuils et les sangliers se font plus discrets mais laissent quelques marques. Des traces de pattes, des écorces rongées et des souches éventrées sont signes de leur passage.

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Bref, la récolte une fois préparer s'avère mince mais délicieuse. Les prochaines seront sûrement plus prolifiques.


mardi 23 juillet 2013

Découverte du Beaujolais.

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 Petit week-end familial dans le coeur du Beaujolais, une terre riche en découvertes et pas uniquement en vins et cépages.

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Si certaines fleurs rencontrées sont bien de chez nous, d'autres sont totalement étrangères aux contrées de l'Isère.

1: La vipérine commune tient son nom de sa ressemblance avec la vipérine: ces fleurs évoquent la gueule de l'animal, la tige la queue. Dans la théorie des signatures, cette spécifie lui a valu d'être considérée comme un remède contre les morsures de serpent.

2: Le séneçon de Jacob est une plante commune à l'ensemble de la France qui cependant peut s'avèrer sévèrement toxique pour les ovins et les bovins. Néanmoins consommer du lait ou de la viande d'un animal qui en a mangé n'est pas dangereux.

3 et 4: La digitale pourpre est inconnue ici chez nous. Au pays de Galle les femmes confectionnait avec les fleurs une teinture avec la quelle elles traçaient de grandes croix sur le pallier des maisons pour se protéger du diable. Dans la tradition populaire c'est une plante magique associée à la magie blanche.

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 Le beaujolais village est une appellation réservées à quelques villages de la région et qui est jalousement enviée. 

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Parmi ceux-ci, le village de Clochemerle qui a su garder toute son authenticité.

1: Le village propose de découvrir l'histoire de la commune et de ses vins à travers un musée gratuit et didactique qui se termine par une dégustation dans le bar à vin des caves.

2: Clochemerle est aussi connu pour sa fresque qui est classée parmi les plus belles de France et qui représente les personnages du roman satyrique éponyme ay village où l'histoire se déroule.

3 et 4: L'église locale est pleine de trésor, parmi ceux-ci un prieuré vieux de plusieurs siècles.

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 Il y a une dizaine d'espéces de mauves. Ici il s'agit de la mauve sylvestre, prisée pour son mucilage utilisé pour soigner les maladies respiratoires.

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Voilà deux-trois spécificités du lieux.

1 et 2: Les vignes ici sont spécifiques, elles poussent sur des terrains escarpées et sont ramassées à la main ce qui implique l'emploi de beaucoup de main-d'oeuvre pendant les vendanges.

3 et 4: La Rochefolle est une formation rocheuse au coeur d'une petite forêt qui permet depuis de son sommet d'observer les alentours mais aussi la ville de Lyon au loin et, pendant les jours de beau, le mont Blanc.

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 Bref une bien jolie journée passée sous un soleil de plomb.

lundi 22 juillet 2013

Carte postale au Chaudron magique.

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Dernier chapitre de "l'épopée" au Chaudron magique (que l'on peut retrouve ici). Après avoir profité du sous-bois avec les enfants de l'école a qui l'activité a été dédié, il est temps de partir en récolte.

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Au programme, fabrication de cartes postales naturelles et pour cella, quelques végétaux sont nécessaires.

1 et 2: La mauve ne rentre pas dans la compost ion de la peint rue naturelle qui nous est nécessaire, néanmoins ces fleurs comestibles sont utiles dans la décoration des cartes.

3 et 4: Les pétales de coquelicots donnent une teinture naturelle violette. Pour cela on les écrase dans un pilon avec un petit peu d'eau puis on filtre. Pour obtenir du jaune, on fait bouillir dans un peu d'eau pendant un petit moment quelques feuilles ne noyer coupées en morceaux.

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Voila le résultat final. Bref après avoir peint la carte, on étale un peu de sel sur celle-ci pour obtenir des motifs semblables à des flocons. On dépose un morceau de scotche double-face sur la carte sur le quel on crée une composition de son choix. Ici deux feuilles de géraniums petit-Robert, quelques pétales de celui-ci et deux trois étamines de fleurs de tilleuls font l'affaire. Pour finir on recouvre le tout de sable pour que les espaces vides ne se collent pas de partout.

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Voilà quelques aperçus des réalisations qui peuvent être envisagées. Il y a en fonction de la saison des centaines de possibilités.

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Et voila le résultat d'une après midi de travail.

 

Jouets de plantes, histoire et secrets de fabrications.

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Dans ce bel ouvrage, Christine Armengaud nous plonge dans le passé de nos parents et de nos grands parents, à l'époque où l'industrie du jouet des années 60 n'avait pas encore institutionnalisée les jouets dans nos maisons. C'est en recueillant les témoignages de nos aïeuls, leurs souvenirs et leurs pratiques que l'auteur nous livre ces jouets naturels, vestiges de traditions passées.

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C'est par cet ouvrage que j'ai réalisé quelques bricolages et décoration comme mes boules de coucou au printemps mais aussi des bateaux en feuilles et des petites guirlandes de fruits pour les enfants du quartier.

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Couronnes de fleurs, personnages en églantiers, une cinquantaine de réalisations sont proposées dans ce joli livre. Il est issu des éditions plumes de carotte connues pour leur série d'ouvrages sur les plantes, pratiques et animaux très réputée.

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Si certains "bricolages" demandent un certain savoir-faire et une bonne maîtrise des techniques, les explications de réalisation et historiques nous replonge dans une période qui nous ait parfois méconnue, celle où les enfants des campagnes et des montagnes n'avait que leurs mains et leur imagination pour s'amuser.

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"Noix, coquelicot, sureau, blé, pomme, chardon, lierre ... Autrefois, au fil des balades de "l'école buissonnière", plus de 150 plantes, arbres, légumes et fruits étaient utilisées pour fabriquer des jouets au naturel. En quelques minutes, avec ce que leur offrait la nature, petits et grands se confectionnaient un sifflet, un petit bateau, une fronde, une poupée ou une couronne de fleurs.

Au fils des décennies, tous ces jouets simples et gratuits sont tombés dans l'oubli. Pourtant, intemporels, ils n'appartiennent pas au passé: la nature continue toujours de nous offrir généreusement sa matière première pour les recréer éternellement.

C'est ce que nous raconte Christine Armengaud au fil des pages de ce beau livre de mémoire: à travers son travail d'éhnologue depuis plus de 30 ans d'abords, qui lui a permis de recueillir témoignages et pratiques (elle sait les fabriques!); à partir aussi de sa fabuleuse collection de jouets non manufacturés et de livres anciens illustrés pour enfants, rares témoignages visuels de cette richesse...

Une richesse à redécouvrir, et à faire découvrir à nos enfants.

jeudi 18 juillet 2013

Explosion florale.

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Qu'il est bon de profiter de l'été dans le jardin, à la fraîcheur des arbres et de la vigne vierge qui s'est emparée de la maison familiale. C'est le temps des limonades et des siestes.

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La cétoine dorée continue de s'inviter régulièrement devant les fenêtres et les portes à la recherche de fraîcheur. On la reconnaît à son vol bruyant et à ses couleurs chatoyantes. Il est courant de trouver la larve de ce coléoptère dans les bacs à composte contenants du bois en état de décomposition avancée.

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L'hémérocalle fauve est aussi nommé lys roux ou tiger lily appartient à la famille des liliacées. Il fleurit pendant le printemps et l'été et offre de jolies fleurs rouge-orangées qui à l'instar des bourgeons et des racines sont comestibles. A ce titre, cette plante est très utilisée dans la gastronomie chinoise et japonaise. Tout come l'onagre, c'est une plante importée en Europe à des fins décorative mais qui dans sa région d'origine sert dans l'alimentation. Il existe environ 60 000 cultivars, c'est à dire variétés de jardin de cette espèce originaire d'Asie. Son nom grec signifie beauté du jour.

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Le pic-épeiche ne se montre que très peu en ce moment mais laisse souvent derrière lui quelques traces de son passage. C'est absence peu indiquer que la période de nidification est bien entamée. En général, le couple pond à la mi-juin puis couve pendant 2 semaine avant de s'occuper des petits qui seront autonoment 3 semaines après leur sortie de l'oeuf. Ainsi d'ici peu nous auront peut être la chance d'observer des juvéniles dans le jardin.

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L'été est aussi la saison des fleurs, des bruyères et des roses. Voilà une bonne occasion de concocter de jolis bouquets agrémentés de pivoines. Et à propos de bouquets, celui porté par la mariée le jour du mariage est un héritage des croisées qui rapportèrent cette pratique de leurs expéditions. Initialement il était composé de fleurs d'orangés pour symboliser la pureté.

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Il existe une vingtaine d'espèces d'arums comme l'arum titan aux mensurations étonnante, l'arum maculatum qui est une espèce sauvage de nos forêt ou comme ici, l'arum blanc qui est le plus connu. Seulement voilà, l'arum blanc contrairement à la pensée populaire n'en est pas un! Il s'agit du Zantedeschia aethiopica, appelé calla des fleuristes et originaire d'Afrique. Bien que très ressemblant, il n'appartient pas à la famille des arums. C'est une plante toxique qui peut créer des inflammations si elle est au contact des muqueuses ou ingérée.a

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L'humidité du sol et la forte chaleur sont propices au dévellopement des insectes, ce qui fait le bonheur des insectivors et en particulier des musaraignes. En france on en dénombre 6 espèces: la musaraigne carrelet (sorex areneus), la musaraigne couronnée (sorex coronatus), la musaraigne musette (crosidura russula), la musaraigne bicolore (crocidula leucodon), la musaraigne pygmée (sorex minutus) et la musaraigne étrusque (suncus etruscus). Le terme musaraigne signifie "souris araignée" du fait de sa ressemblance avec la première et de son régime alimentaire commun avec la seconde mais aussi parce que pendant longtemps on a cru que les musaraignes possédaient du poison et des crochets venimeux dans leur gueule. Véritables piles éléctriques, leur coeur bat entre 1400 et 2000 pulsation minute. Mais un tel rythme cardiaque ne suffit pas à échapper aux griffes du chat qui d'ailleurs, une fois a attrapé sa proie, la laisse de côté en raison des ses glandes musquées à l'odeur puissante et désagréable.

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Faire un jardin ne consite pas à planter ça et là quelques jolies fleurs, il y a quelques règles à suivre en fonctions de différents styles. Il en existe de très nombreux styles, en voici quelques un:

- le jardin à la française, qui aborde un style classique et qui consiste à former des parterres géométriques et optiques avec des fleurs et des arbustes, souvent du buis, taillés de façon à former des formes définies. Il aborde différents degrés en terrasses, des fontaines, des statues représentants des scènes mythologiques et une certaine forme de théâtralité.

- le jardin à l'anglaise est tout à l'opposé, il a pour but de reproduire la nature tout en étant entièrement le fruit du travail et de l'imagination de l'Homme. Chaque brin d'herbe est placé s'imment. Son but est d'inviter à la rêverie, à inspirer le peintre, à refuser la régularité et les limites (c'est pour cela que ces jardins ne sont jamais clos). Pour cela, on va jusqu'à fabriquer les rochers et les points d'eau.

- le jardin de cheminot qui est un héritage du temps où les travailleurs des voix ferrées avait un parcelle de terre attribuée en même temps que leur fonction. Ils se caractérisent par leurs abondances et leurs rangées de rosiers.

- le jardin de curé, qui à l'origine est un petit lopin de terre clos qui était réservé à l'homme de foi et à sa bonne pour subvenir à leurs besoins, fabriquer le vin de messe mais aussi pour cultiver les plantes médicinales pour les soins et parfois, pour lutter contre les esprits malins. Ainsi basiliques, menthes, persils, sauges et lavandes protégeaient le lieu.

- le jardin ouvrier, apparut à la fin du 19e quand les municaplités mirent à dispositions des ouvriers venus en ville et issus de l'éxode rural pour améliorer leurs conditions de vie et aider à l'intégration sociale. Ce sont majoritairement des potagers agrémentés de quelques fleurs. Ahujourd'hui ils perdurent comme activité de loisir ou collégiale et sont inscris au patrimoine français.

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Parfois la limite entre plantes sauvages et plantes ornementales est mince. Ici, toutes sont issues de la montagne et se sont invitées ou ont été ajoutées dans le jardin.

1: La saponaire de Mompellier ou saponaire à feuilles de basilic comme toutes les saponaires produit de la mousse et peut servir de savon naturel. Les fleurs poussant en montagnes sont plus foncées et possèdent des pétales plus arrondies.

2: Ici une crassulacée non identifiée de la famille des orpins. Les crassulacées appartiennent à une famille très large, souvent à feuilles grasses aux fleurs semblables mais très colorées.

3: L'orpin âcre est aussi appelé poivre des murailles. Ce nom vient du suc de ses feuilles qui est très amer et peut être irritant sur la peau.

4: La jourbarbe des toits est une plante du folklore européen. Autrefois on la plantait sur les toits pour éviter que Zeus ne frappe de sa foudre les maisons. C'est une plante associée à la magie blanche. 

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Ça y est, les hannetons s'en sont en allés pour de bon, il faudra attendre l'an prochain pour voir de nouveau. Les oeufs pondus cette année donneront dans trois ans une nouvelle génération d'adultes.

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C'est au petit matin, après la rosée qu'il est le plus facile d'observer les insectes. Endormis par la fraîcheur matinale, ils sont beaucoup moins craintifs ou du moins, beaucoup moins réactifs.

1 et 2: La trichie fasciée est un drôle de scarabée poilu aux couleurs vivent. Ces larves se nourrissent de bois pourris tandis que les adultes "broutent" les fleurs. Ils se promènent dans les jardins et les prairies de mai à août. Pour les différencier de leurs cousines les trichies zonées, il suffit de regarder la de regarder la "dent" formée à la moitié du tibia. Si elle est pratiquement absente, il s'agit d'une fasciée.

3 et 4: Il existe une multitude de zygènes, 7 espèces sans compter les sous-genre. Pour reconnaître ces papillons, le meilleur indicateur reste les tâches des ailes. Ici il s'agit de la zygène des vesces dont les chenilles sont amatrices de fabacées.

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Les jeunes araignées crabes femelles ont la capacité de prendre la couleur des fleurs sur les quelles elles font de la prédation. Celle-ci c'est fondue dans le décor en prenant la couleur de ctte achillée mille-feuille dont les feuilles sont comestibles en salade et ouvrent l'appétit et soulage les troubles digestifs et menstruelles, les spasmes intestinaux, les inflammations, les saignements et les infections respiratoires.

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Il existe des milliers, pour ne pas dire plus, d'espèces de plantes. Les botanistes ne sont pas en reste pour parfois leur trouver des noms surprenants voir folkloriques.

1 et 2: L'oreille d'ours, l'oreille de lapin, l'épaire laineuse ou stachys byzantina, derrière tous ces noms ce cache la même plante, l'épiaire de Bizance.  Cette plante sauvage originaire des régions iraniennes se retrouve dans bon nombre de jardins. Facile d'entretient elle peut devenir envahissante.

3 et 4: Le lys royal fleurit de juillet à août. C'est un lys vigoureux, à l'odeur suave et qui entre dans la composition de nombreux bouquets malgré qu'il soit toxique et même mortel pour les chats. Avec l'agile, le lion et la croix, il est le symbole de la royauté mais il semblerait que ça soit l'iris dans un premier temps qui ait inspiré ce symbole. 

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La punaise arlequin se nome également punaise pyjama. En cette période on la trouve sur les ombellifères en grand nombre pour se reproduire. Pour attirer leur partenaires, les punaises fond vibrer la plante.

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L'oeillet du poète (oeillet barbu) peuvent aborder un grand nombre de motifs et de couleurs. Son nom latin, dianthus signifie "fleur de Dieu". Facile de culture, il se plaît dans bon nombre de milieux et à l'avantage de se ressemer seul.

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La vergerette annuelle est une plante médicinale qui peut être consommée comme tempuras. On récolte les feuilles et les jeunes pousses avril à juin et les fleurs de juin à septembre. C'est un antinflammatoire qui est également astringent, diurétique et antidiarréhique.

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Retour des truffes d'été dans le jardin, le sol sec les avait pour un temps mit en repos. Appelées aussi truffes de la Saint Jean, elles entrent de la composition et l'aromatisation des produits alimentaires labélisés "à la truffe". Cette année semble prometteuse, deux nouveaux coins, toujours dans le jardin, ont été identifier ce qui promet une très belle récolte.

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Le demi-deuil ou échiquier est une espèce de papillon regroupant 5 sous-espèces. Le femelle pond ses oeufs sur les graminées dont se nourrit ses chenilles. Il vole de juin à juillet. Il est facile à observer par le fait que le mâle ne se contente pas d'attendre sur un perchoir les femelles mais qu'il les cherche activement.

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Des fleurs, des fleurs, encore des fleurs que cela soit dans les parterres du jardin ou la prairie attenant à la maison.

1 et 2: Les pivoines sont toujours là bien que quelques unes d'entre elles aient perdu leurs pétales suite aux fortes pluies ou au passage malheureux de la tondeuse. Séchées, elles serviront à la composition de pots-pourris.

3 et 4: Après avoir fait de trois pas dans les hautes herbes de bon matin, rien de mieux qu'un petit bouquet de fleurs pour rammener les parfums des champs chez soi. Compagnons blancs, sauges des près, achillée mille-feuille, centaurées scabieuses, knautie ... le choix est large pour composer.

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La grande loch profite de quelques gouttes de pluie pour filer en direction du potager et des jeunes salades. Pas simple de se débarrasser d'elle, le plus simple est d'opter pour le piège à bière ou les ciseaux: à la tombée de la nuit quand dame limace sort, il suffit de se munir d'une bonne paire de ciseaux et de sectionner en deux la malheureuse imprudente un peu trop gourmande.

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L'abondance de fleurs que l'on peut voir en ce moment donne l'occasion de partir en cueillette pour élaborer quelques couronnes de fleurs. Simples et rapides, elles permettent d'éguailler un après-midi ainsi que les jolies têtes blondes des enfants du quartier.

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La nigelle de Damas est une jolie plante à la fleur bleue dont on tire une huile, la damascenine. Néanmoins elle possède des graines toxiques dont il faut se méfier. Elle est originaire du pourtour méditerranéen et est facile d'entretient.

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Le jardin grouille de vie. Invertébrés de tout poil s'y épanouissent, s'y nourrissent et s'y reproduisent.

1: Une araignée loup a formé un domne d'herbes et de toile pour abriter son cocon du quel sont sortis ses petits. Elle restera quelques temps pour les protéger puis partira. Les araignées contrairement à ce que l'on pense sont souvent de bonnes mères. Certaines se laissent même dévorer par leur progéniture.

2: Les escargots sous nos latitudes varient en taille. Ce que l'on prend souvent pour des petits sont en réalité des adultes bien formés qui ne seront jamais plus gros que celui-ci. Ici il s'agit d'une hélicelle qui ne dépasse pas 3-19 x 5-25 mm.

3: L'ancistrocerus nigricornis est une guêpe maçonne solitaire qui construit à l'aide de bout et de salive un petit tunnel de terre sur les parois rocheuses ou les murs dans le quel elle place une proie (mouche, papillon ...) puis pond dans celle-ci et referme le conduit. La larve va se développer dans la malheureuse victime jusqu'à devenir un insecte adulte.

4: Parfois il faut prendre le temps de regarder les feuilles des fleurs que l'on s'apprête à cueillir au risque de ramasser quelques oeufs d'insectes (souvent de papillons) dans le bouquet.

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Qui dit été dit fruits juteux et sucrés. Les framboises murissent, c'est l'ocasion de passer en cuisine mais aussi de prendre le temps de les déguster tel quel au soleil.

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Quelques jolies compagnes sont venues pointer leur nez parmis les feuilles de la haies. Chacune à leur tour ont changé de peau.

1: Il resemble à une coccinelle mais n'en n'ai pas une, voici le clytre lustré (clytre du saule). La femelle après avoir pondue, entour ses oeufs d'excréments et les laissent à proximité d'une fourmillière. Les fourmis les utilisent comme élément de construction, ce qui les protége des potentiels prédateurs.

2: Quand les larves de coccinelles muent, elles se fixent solidement avec leurs mandibules à une feuille puis solidifient leur enveloppe extérieur et se transforme à l'interieur de ce qui était leur corps.

3 et 4: J'avais rencontré la chenille du lasiocamp quercus à l'occassion d'une promenade en campagne, la voilà à proximitée de la maison. Trop à l'étroit dans son ancienne peau la voilà qui mue. Cette opération arriveplusieurs fois dans le cycle d'une chenille et varie en fonct


lundi 15 juillet 2013

Sortie en forêt 28.

 

Bien qu'il ait fait très beau ces derniers jours, quelques averses sont venues mouiller le sol. L'activité fongique est faible mais commence à se faire voir ce qui est bon signe.

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1: On trouve en France de nombreuses espèces de gaillets qui sont tous plus ou moins comestibles (jeunes poussent). Très présents dans les champs, c'est ici une espèce des sous-bois qui se présente, le gaillet-à-feuilles-rondes (galium rotundifolium).

2La néottie-nid-d'oiseau est une orchidée des bois qui ne possède pas de chlorophylle d'où sa couleur brune. Son nom vient de l'enchévetrement que forment ses racines comme un petit nid.

3: L'école est finie et la forêt, le temps d'un été, devient le lieu de jeu des enfants où les cabanes de branches et de fougères deviennent d'imprenables forteresses.

4: Cette fois et pour de bon, c'est la fin des hanneton. On en rencontre encore quelques uns ici et là sur le sol mais tous on rendu l'âme.

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Par ces temps de fortes chaleurs, rien de mieux que de se prélasser au frais dans les bois. Néanmoins il faut prendre garde au tiques qui sont abondants et peuvent transmettre de nombreuses maladies comme celle de Lyme.

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1 et 2: Ça y est elles sont là, les premières girolles. C'est dans un des coins précoce qu'elles sont apparues. Certes elles ne mesurent pas encore un centimètre et sont au nombre de trois mais c'est bon signe. D'ici quelques jours il faudra partir inspecter les autres stations.

3 et 4: Les premières amanites rougissantes sont dehors. Très en retard pour la saison, elles se sont installées dans le bois à cèpes et indiquent en général, une pousse prochaine de ceux-ci. Croisons les doigts.

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L'air est chaud mais le sol est humide ce qui plaît à la grande loch, cette grosse limace orangée ou brune courante dans les bois et les jardins. Nombreuses, elles ont croqué les rares champignons sortis.

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1 et 2: La russule verdoyante est la meilleur des russules. Elle se distingue de par ses lamelles et son pied de couleur blanche et son chapeau vert qui peut aux différents stades du développement du champignon être plus ou moins bordé de blanc.

3: Mystère, mystère. Les russules proposent parfois au sein d'une même espèce une gamme variée de teintes qui peuvent éloignées les unes des autres. Cela n'aide pas à l'identification.

4:  Le polypore écailleux est un champignon qui pousse une grande partie de l'année, du printemps à l'automne ce qui permet de toujours avoir quelque chose dans le panier. On mange de préférence les jeunes exemplaires en marinade.

 

Bref, il faudra attendre encore un petit peu avant de faire une belle récolte.

mardi 2 juillet 2013

Sortie dans les près 7.

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Petite sortie dans les près ou plutôt en bord de lisière. Les foins n'ont pas encore eu lieu partout et il est possible d'admirer encore quelques belles plantes qui ne sont pas passées sous la faux du tracteur.

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A cette occasion, quelques belles rencontres aux quelles on ne pensait pas assister se font.

1 et 2: Oui, oui, en cette saison il est possible de rencontrer des champignons de taille respectable, malgré l'aridité du sol et la faible activité fongique. Ici l'identification n'est pas simple, les spécimens sont  vieux et secs, néanmoins les lamelles et les chapeaux oriente la piste vers le genre des clitocybes.

3 et 4: les ancolies communes n'ont pas dit leur dernier mot. On en rencontre peu et la plupart sont fanées, néanmoins ici et là des plants résistants continus à s'épanouir. Au moyen-âge elle est surnommée "bonne-femme" et était considérée comme une plante magique aphrodisiaque dont il fallait porter les graines comme parfum et en mâcher quelques unes pour se prédisposer à l'amour. Néanmoins il ne faut pas oublier qu'il s'agit ici d'une plante toxique.

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La valériane officinale (valériane des collines ou herbe-à-chat) est une plante aux nombreuses vertus. Elle calme l'anxièté, aide à trouver le sommeil et réduit l'anxiété. Dès l'antiquité on la recommande comme "guérit-tout" mais surtout pour soigner les maux de l'esprit tel que l'épilépsie ou l'hystérie. On l'utilisait également comme filtre d'amour et comme répulsif contre les elfes. Si sa mauvaise odeur calme les hommes, il en est tout autre avec les chats qui se trouvent dans un état cannabique à son approche.

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Par ce temps on peut rencontrer de nombreux habitants des champs mais remarquer aussi que les plantes délicates du printemps sont sur le déclin.

1: Sur une fleur d'églantier (rosier sauvage) une araignée courge (araniella cucurbitina ou épiaire concombre) prend la pose avant d'aller tisser sa toile. Cette espèce est assez commune et affectionne les rosiers et les lilas.

2: Les roses sauvages abritent également un joli scarabée du sous-ordre des ceramycidaea aux motifs discrets. Pas simple d'identifier l'espéce, cependant on peut le retrouver ici, parmi les 2700 illustrations de cette catégorie.

3: Enfin, le sceau de Salomon odorant se fane. Bientôt de grosses graines toxiques d'abords vertes puis rouges se formeront et un segment supplémentaire s'ajoutera à la racine.

4: La mélisse des bois donnent ses dernières fleurs. Il faudra attendre l'an prochain pour revoir ces grosss fleurs roses et odorantes qui colorent la lisière.

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Au détour d'un chemin, un vieu lavoir se dresse. En son eau se trouve une myriade d'escargots aquatiques, les ambrettes, tout droits venus des Etats Nords de l'Amérique et qui concurencent nos escargots aquatiques européens. Ils sont carnivorent et ce jour-ci, font grand festin des nombreux hannetons morts tombés à l'eau depuis le grand arbre qui surplombe le bassin.

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 Dans la nature, pas de mots ni d'écrits pour communiquer mais des couleurs, beaucoup de couleurs. Le rouge, le jaune, l'orange, le bleu et le vert vif, bref toutes les couleurs chatoyantes indiquent la présence de poison chez l'animalce qui le rend impropre à la consommation.

1: Le pyroche écarlate ou cardinale (pyrochroa coccinea) est un joli coléoptère rouge vif à la tête noire et aux antennes en plumeaux. C'est un prédateur des milieux-frais comme les lisières et les bords de bois. La larve est carnassière et parfois cannibale et vit sous l'écorce du bois mort. On peut apercevoir les adultes de mai à juin.

2: On est habitué aux papillons et aux chenilles mais moins au stade qui relit les deux: la chrysalide. Ici elle est vide, dissimulée dans une feuille de chêne soudée sur elle même par les soies de la chenille.

3 et 4: Il existe de nombreuses espèces de zygènes en France, environs 27. Ici il s'agit de la zygène des bois (facilement identifiable avec ce site). On le trouve dans les Pyrénées et dans tout l'est français ainsi que dans une partie du centre.

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 La brocatelle dorée est très présente dans notre coin d'Isère. Il s'agît à nouveau d'un mâle qui se reconnaît à l'abscence d'une bande marron sur le bas des ailes.

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 On rencontre de nombreuses plantes communes en ce moment. 

1: L'égopode podagaire, l'herbe du goutteux, est une plante médicinale mais aussi comestible que l'on peut consommer sous diverses formes: crue ou cuite, en soupe, en salade, en gratins ou en purée.

2: La marguerite commune est une plante répandue en Europe. Elle aussi est comestible, les jeunes pousses fraîches se consomment en salade.

3 et 4: La platanthère à deux feuilles est une orchidée qui affectionne les sols basiques et que l'on retrouve presque partout en France jusqu'à 2200 mètres d'altitude mais reste rare dans les zones méditerranéennes. Comme la plupart des autres orchis, elle est classée préoccupation mineur à l'échelle de l'Union Européenne.

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 Scabieuse au knautie? Très semblables pour ne pas dire identiques, elles se différencient l'une et l'autre par l'implantation des nombreuses fleurs qui les composent sur la hampe florale.

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 Les insectes font partis da la famille des invertébrés et sont la plus grande famille du monde animal.

1: Le lacon souris est un ptit insecte des jardins et des prairies qui a la capacité en contractant violemment on abdomen et son thorax de faire des bonds immenses et soudains.

2: Une souris a été en partie dévorée par un prédateurs. Ses restes font le bonheur des mouches et des coléoptères qui voient ici une manne nourricière mais aussi un abris et garde-manger parfait pour leurs larves.

3 et 4: Cette chenille, avant d'être délogée par mes soins (la pauvre), se nourrissait d'une cosse de silène. Le papillon, un spécimen de nuit sans doute, à pondue un oeuf dans les ovaires de la plantes qui au fil du temps ont grossit pour contenir les graines tout en se faisant grignoter de l'intérieur par la larve. une fois la plante vide, elle cherche une autre gousse pour se nourrir à nouveau puis muer en papillon.

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Entre deux champs, un chemin boisé s'est installé, vestige d'une époque où la route en contre-bas n'existait pas et où pour descendre au village, il fallait employer une voie de terre. 

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C'est une petit coin de verdure frais que voilà avec un ruisseau qui coule en son sein et qui permet à des plantes peux présentes dans les champs de s'épanouir.

1: On compte environ 3500 espèces de moustiques pour 11 genres différents. Tous ne sont pas suceurs de sang, la plupart se nourrissent de nectars. Seules les femelles de quelques espèces piquent pour subvenir au besoin de leurs oeufs. 

2: La scolopendre est une fougère qui tient son nom du fait des longues bandes que dessinent ses sporanges sous ses feuilles et qui évoquent les pattes de l'insecte du même nom.

3: L'héllobore fétide a fini de fleurir mais continue d'étendre ses grandes feuilles griffus dans les sous-bois.

4: Il est essentiel pour le faune de laisser en forêt les troncs d'arbres morts. Ils sont de précieux dans le sens où ils servent d'habitat à de nombreux animaux qui s'en eux, déserteraient les zones boisées.

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 La vipérine communne est une jolie plante aux fleurs bleues et aux longues étamines rouges. De la famille de la bourrache, elle est aussi mellifère et donne un très bon miel. La floraison à lieu de juin à août.

Bref, il y a moins de fleurs qu'au printemps certes mais celle-ci sont des plus élégantes.

jeudi 27 juin 2013

Huile de truffe.

Cette saison de truffe commence doucement et est même assez décevante. Les spécimens ramassés ont littéralement séchés dans le frigo et ne sont pas de meilleur qualité pour la cuisine. Pour pallier à cela, une solution: transformer nos chers truffes en huile parfumée. Pour cela rien de plus simple.

Ingrédients:

- une bouteille.

- un entonnoir.

- de l'huile de tournesol.

- quelques truffes.

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Après avoir nettoyer les truffes puis les avoir séchées dans un torchon, on les introduit dans un bocal ou une bouteille de verre que l'on a préalablement remplit d'huile neutre, ici de l'huile de tournesol. Il ne reste plus qu'à attendre quelques jours (entre 7 et 10 disons), pour que l'huile soit parfumée à la truffe.

Cependant celle-ci se conserve peut de temps (quelques semaines), il faut donc vite la déguster ce qui ne devrait pas trop poser de problème.

mardi 25 juin 2013

Un début d'été.

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Les beaux jours sont revenus dans le jardin, fleurs et animaux s'épanouissent au rythme des chants des oiseaux et des légères averses d'été. On peut sortir les maillots de plage et les jolies napes à carreaux pour déjeuner dans l'herbe.

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Déjà les premières bottes sont roulées et le foin jaunis. Espérons que cette année il sera assez riche pour le bétail et qu'il remplira aisément les hauts de granges. L'hiver a été rude et les réserves ont été bien entamées.

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Envolées les feuilles mortes, la neige persistante, les flaques de boue. L'herbe pousse en abondance et les premiers coups de lame de la tondeuse à gazon retentissent dans le voisinage.

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La pivoine est une plante à fleur originaire des régions nord du globe que l'on retrouve aussi bien aux États-Unis qu'en Chine, en passant par nos jardins Européens.

Le nom pivoine vient de Péon, dieu grec guerrier connu pour les soins qu'il apporta dans la guerres des Dieux à Arès et Hadés. Toujours dans le monde grec, la plante était utilisée pour ses vertus médicinales, en particulier pour ce qui était nommé les "maux de femmes". De même à l'époque, on distinguait la pivoine mâle de la pivoine femelle de par leur physionomie. Sa cueillette relevait de la pratique magique, ainsi il fallait la cueillir de nuit. La récoltée de jour tout en étant vu par un pivert qui se nourrit d'un fruit pouvait provoquer la perte des yeux et des blessures à l'anus. Bref rien de très glamour en somme. Cette plante lunaire était employée pour soigner les éruptions cutanées, les fièvres cycliques et accélérer la cicatrisation.

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Nouvelle tentative avec les fleurs de sureaux. La première fois le goût et le séchage ne m'avait pas convaincue, loin de là. Cette fois-ci, les fleurs ont été longuement séchées à l'air libre et surtout, au soleil. Ne reste plus qu'à séparer les fleurs des tiges et de les conditionner pour une futur utilisation.

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Passage éclair au jardin du chaudron magique par cette chaude journée ponctuée de quelques gouttes rafraîchissantes, juste le temps de cueillir et de s'atteler à quelques travaux.

1 et 2: Les fleurs de coquelicots sont éphémères, en plus de ne perdurer qu'une journée, la moindre goutte de pluie, le moindre coup de vent brusque à vite fait de les faire tomber alors il faut se hâte de partir les cueillir. Séchées, elles serviront à la confection de sirops ou de peinture naturelle.

3 et 4: L'araneus angulatus, nommée aussi épiere à dents de scie, est un grosse araignée toute en angles et en pointes avec des dentures sur l'abdomen ce qui lui vaut son surprenant surnom. Sa drôle d'apparence lui permet de se camoufler à la perfection dans les arbres et arbustes où elle vit, mais ici elle a choisi un plant de sauge. Sa toile peut mesurer jusqu"à 70 cm. D'ordinaire les individus de cette espèce se cachent la journée pour ne sortir qu'à la nuit tombée. Celle-ci à fait une exception. Les femelles mesurent entre 12 mm et 15 et les mâles entre 10 mm et 12 mm. C'est à la mi-jui, début juillet que l'on peut les apercevoir.

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 Le senéçon de Jacob (jacobaea vulgaris) est aussi appelé herbe de la Saint Jacques. Il est amateur des terrains vagues et des friches que bien souvent il est le premier à coloniser et parfois, devient invasive dans les pâturages. De plus, consommée par les ovins et les équins, le senéçon de Jacob peut provoquer des gonflements du foie, des nécroses, des occlusions veineuses et des pertes de la fonction hépatique. A faible dose chez le ovins il pourrait être vermifuge. Il a pour ennemi La goutte-de-sang, un papillon dont les chenilles se nourrissent uniquement de cette plante.

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 Les oiseaux ont vu la période des amours passer, aujourd'hui il récolte le fruits de leurs amours. Pour certaines espèces, la moment de ponte peut avoir lieu sur une longue durée, ce qui explique que des fragments d'oeufs semblables ont pu être trouvé au printemps.

1: Les mésanges charbonnières ont pondu une couvée comme en atteste ce fragment d'oeuf. Chaque couple donne naissance à deux nichées par an, la première au alentours de mai, la seconde comme ici entre juin et juillet. En générale, ce sont 5 à 12 oeufs qui sont pondus dans l'année. Les petits restent 3 semaines au nid avant d'être pleinement indépendants. Ces nouveaux individus rempliront alors le rend de ces petits oiseaux friands de verres de pommes et de pucerons qui se font ainsi alliés des agriculteurs dans les vergers.

2,3 et 4 : Cet oeuf de merle noir semble avoir eu moins de chance, on dirait bien que le contenu de celui-ci a été gobé. Ordinairement cette espèce niche en mars mais les individus originaires du sud et de l'est de l'Europe et qui parfois s'intallent dans nos contrés nidifient plus tard comme ici. Entre 2et 6 oeufs sont pondus. Les juvéniles qui en sortirons seront élevés et nourrit par leurs parents pendant 2 semaines puis quitterons le nid sans savoir voler. Les parents continueront de les nourrir pendant 3 semaines encore avant de les laisser voler de leurs propres ailes.

Ces deux espèces d'oiseaux ont en commun d'être classées comme préoccupations mineures sur la liste européenne des espèces en danger.

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Il fait beau, c'est l'occasion de récupérer les jeunes pousses de framboisiers. On prendra soin de ne pas couper celles qui portent des fruits naissants. Ces pousses étaient utilisées autrefois comme substitut au tête. Mélangé à la menthe, elles en ont en partie les vertus, la théine excitante en moins, ce qui est fort appréciable quand leur du couché approche.

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 L'activité fongique commence tout doucement bien que ça ne soit pas encore une explosion de couleurs et de formes comme on a pu le voir à l'automne dernier.

1 et 2: Deux petits russules de quelques centimètres, l'une au chapeau brun, l'autre entièrement blanche, ont fait leur apparition. Sans convictions dans le premier cas il pourrait s'agir d'une russule comestible (c'est son petit nom) qui aurait un bon goût de noisette mas une fois de plus, pas de certitude. Dans le second cas, le mystère demeure, la piste de la russule semble fausse. A voir à la prochaine pousse.

3 et 4: L'eternel truffe d'été qui depuis 3 ans s'invite dans le jardin. Pour le moment la récolte est très faible, le seul beau spécimen trouvé s'est avéré être creux, une limace étant passée par là et ayant manger la partie sortant de terre. Cette vilaine truffe et les plus petites ramassées finiront très bientôt dans ma future préparation: la confection d'huile de truffe, histoire de profiter de leur arôme toute l'année.

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Le marasmius rotula est un tout petit champignon qui ne mesure pas plus de 1 à 2 cm. Il se reconnaît à son pied noir et son chapeau blanc qui désigne des stries en volumes qui forme un creux sombre au milieu de celui-ci. 

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 Le bal des hannetons communs est fini. Si on en retrouve ça et là en forêts, voletant de manière fatiguée, dans le jardin c'est l'éccatombe.

1: Il s'agît d'un mâle, qui se différencie des nombreuses femelles rencontrées jusqu'ici de par l'abcence de tube de ponte à l'arrière de son abdomen.

2: Les spécimens qui n'ont pas été croqués par les oiseaux et les rongeurs, ont servi de repas aux larves, mouches et autres petits organismes qui ne se sont pas attaqués au cuticule (exosquelette chez de nombreux invertébrés). Ainsi, carapaces, têtes, pattes et sclérites (plaques qui compose le cuticule) ont séché au soleil et laissent de tristes traces des hannetons.

3: En inspectant la pelouse, on se retrouve vite avec une multitude d'élytres sous la main. Ce sont la protection que les insectes ont sur le thorax pour protéger leurs délicates ailes. Leur grande résistance aux bêtes et aux éléments rend leur récolte aisée.

4: Une belle abondance qui pourrait inspirer un prochain projet de land art. A suivre ...

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 L'euphorbe épurge est une plante qui tend dans notre région à se naturaliser voir parfois, à coloniser les friches sauvages. Elle est employée dans les jardins pour lutter contre les rongeurs tels les mulots et les campagnols. Pour plus d'éfficacité, on peut faire en faire macérer 800gr dans 10L d'eau que l'on déversera dans les galeries. Écologique, ce procédé ne tuent pas les animaux mais les dissuade de revenir avant un bon moment.

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 Les gastéropodes profitent des nuits fraîches et des quelques averses pour faire leur sortie hebdomadaire.

1: La grande Loche rencontrée en forêt c'est invitée dans le jardin. Les premières cerises commencent à tomber, il faut être rapide pour les ramasser. Celle-ci semble un peu dépassée pour notre consommation pour le plus grand plaisir de notre limace.

2: Une larve de coléoptère bien repus et dodue vient de se nourrir de cet escargot. Les prédateurs des gastéropodes sont nombreux. Parmi eux on compte le renard, la chouette, le hérisson, le blaireau ainsi qu'une myriade d'insectes.

3: On ne présente plus l'escargot des haies qui est fort présent dans nos parcs et qui présente une grande variété de couleurs et de motifs.

4: Le luisant est un tout petit escargot qui mesure grand maximum 16mm. L'animal une fois saisi dégage une forte odeur d'ail. La coquille devient blanche à la mort de celui-ci. C'est un escargot carnivore. 

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 Le lichen est la résultante de la symbiose entre un champignon et une algue. Ce phénomène porte le nom de lichénification. Il existe environ 20 000 espèces mais les nouvelles découvertes et l'évolution de leur classification rend ce nombre constamment variant. Les lichens autrefois étaient nommé "excréments de terre" et servent de nourritures à de nombreux papillons et mammifères pendant les périodes froides (chevreuils, cerfs, yacks, rennes ...). Utilisés comme nourriture huamine ou médicaments, certains lichens s'avèrent toute fois toxiques, à l'instar du letharia vulpina qui étaient utilisé comme appa^t pour tuer les loups et les renards.

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 Cette année est une année à chenilles, espérons que les beaux papillons qu'elles deviendront se laisseront photographier.

1 et 2: J'avais rencontré la chenille du bombyx du chêne il y a peut de temps à la lisière d'un champs et d'un bosquet de noisetier. Impressionnée par sa taille, celle-ci s'avère encore plus grande. En effet elle s'avère aussi longue que ma main, soit une douzaine de centimètre, un monstre en somme. Voir ces chenilles est bon signe, cela atteste de la bonne santé dont bénéficie le jardin

3: Camptogramma bilineata, nommé plus communément brocatelle d'or, est un papillon de jour relativement actif. Ici il s'agit d'un mâle car il ne possède pas la large bande marron typique des femelles.

4: Si les champignons sont parfois difficiles à identifier, les plantes à fleurs encore plus, les chenilles relève de l'impossible à moins de posséder une très bonne connaissance de celles-ci. Ici une inconnue qui cependant s'illustre de par son camouflage pour fuir les prédateurs.

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 Les rayons de soleil camouflés un temps par les nuages et la chaleur étant clémente, c'est l'occasion de désherber les grands framboisier. un bel effort qui se voit récompensé par un superbe tas de ronces, d'épiaires et surtout, de grandes orties fort urticants.

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 Il suffit de se pencher sur les feuilles de lys Saint-Joseph pour voir qu'elles grouilles de vie. Voici deux de ses habitants appartenants à la famille des coléoptères.

1 et 2: D'abords prit pour l'eulasia vittateulasia pareyssei, il s'agit en réalité d'un autre coléoptère aux élytres striées couvrant tout l'abdomen et beaucoup moins "poilu". Le mystère demeure.

3 et 4: Mononychus pseudacori est un charançon qui se reconnaît à son dos noir perlé d'un point blanc et à son ventre crème. Amateur des fleurs des iris des marais dont il se nourrit avec ses mandibules disposées au bout de son long "bec", il pond ses oeufs dans les graines de la plante.

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 Ici il pourrait s'agir d'un Allygus (genre ?) dans sa forme larvaire à quelques stades de celui d'adulte. Proche des cigales, il s'en distingue par sa famille et le fait qu'il n'est pas aussi chantant que ses cousines.

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 Voilà encore quelques insectes, pas de doute, l'été est leur saison.

1: Voilà un hypera dont j'ignore le sous-genre. Ressemblant beaucoup aux charançons, ils appartiennent également au règne des coléoptères. L'identifiication de ce genre est difficile car la plupart des espèces la composant ont récemment changé de genre voir de famille.
2: Le corvus parallélépipède est aussi nommé petite biche. Il vit et pond dans les souches et le bois des arbres morts. Ici il s'agit d'une femelle, le mâle possédant une énorme tête pouvant s'inscrit avec le corps dans un rectangle d'où son nom. Élever en vivarium ces insectes est relativement simple mais cela demande beaucoup de patience, en effet le stade larvaire dure entre 1et 2 ans.

3 et 4: La grande sauterelle verte est présente dans toute la France et se rencontre dans sa forme adulte en été et jusqu'à la mi-automne. Ce spécimen est dans sa forme juvénile et passé une ou deux mue, entrera dans la forme adulte. Il s'agit d'une femelle car elle possède à l'arrière de son abdomen un oviscapte long et plat appelé dans le langage populaire "couteau" et qui lui permet de pondre ses oeufs dans le sol.

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 Soudain dans le verger, le bruissement des feuilles se fait entendre et du haut du cerisier, un terrible fauve apparaît.

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 Voilà le chat de la maison, Khéops (comme le pharaon égyptien), une petite mais grasse mémère qui à l'approche des oiseaux et des rongeurs se mue en féroce guerrière.

La domestication du chat remonte à 10 000 ans au Moyen-Orient, quand l'Homme a commencé à se sédentariser via l'agriculture. Et qui dit culture dit rongeurs et oiseaux, friands des précieuses céréales. Les chats sauvages se mirent à côtoyer les villages et à prendre place dans les greniers, attirés par cette manne nourricière. Habitants et félins entrant ainsi régulièrement en contact, ils finirent par se domestiquer l'un l'autre.

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La grenouille agile est de passage par chez nous. On la trouve partout en France, sauf sur le pourtour méditerranéen et dans la région lilloise. Elle vit dans les bois, en particulier ceux peuplés de chênes et ne s'aventure que rarement dans les zones humide hormis pendant la période de reproduction. Discrète, cette mangeuse d'insectes peut vivre dix ans et atteindre 7 cm au garrot.

dimanche 23 juin 2013

Sortie en forêt 27.

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 Quelques gouttes de pluies dans la nuit nous ont données l'envie de parcourir les bois à la rencontre des premières girolles et des premiers cèpes mais malheureusement pour nous, rien de ce genre là dans les bois ce qui ne nous a pas empêché de faire de belles rencontres.

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 La route reste un endroit dangereux pour de nombreuses espèces.

En partant n direction du bois, nous croisons sur la route un serpent malheureusement écrasé par une voiture. Il s'agit d'une couleuvre verte et jaune parfois surnommée cinglard (Hierophis viridiflavus) qui mesure communément entre 1m10 et 1m30 mais qui peut parfois atteindre 1m50. Ici elle est d'un taille respectable (cf voir le serpent comparé à la voiture). Agile, cette couleuvre est aussi à l'aise dans l'eau que sur terre ou dans les arbres ce qui en fait un redoutable prédateur, en particulier pour les souris et els lézards. La ponte à lieu entre la mi-juin et la mi-juillet. Batailleuse, elle n'hésite pas à morde son assaillant ce qui n'est pas bien dangereux, du moins pour les humains, sa morsure étant inoffensive. On la trouve partout en France sauf dans le Nord. Comme tous les serpents elle est protégée.

C'est l'occasion de montrer les différences entre les couleuvres et les vipères.

Vipère / Couleuvre

Forme de la tête: triangulaire et plante / ovale

Forme des pupilles: fendue / ronde

Écailles de la tête: petites et nombreuses / 2 ou 3 grosses écailles

Taille adulte: moins de 70 cm / plus de 70 cm.

Corps: court et trapu / mince et effilé

Queue: pointue et visible / peu distincte

Caractère: peureuse / agressive

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 Le plutée de Curtis est un piètre comestible qui aime pousser sur le bois pourris des feuillus, en particulier des hêtres. C'est un champignon assez rare qu'il est préférable de laisser sur place que de déposer dans le panier. Il pousse du début de l'été à la fin de l'automne.

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 On pourrait croire que le sol de la forêt est humide mais il suffit de gratter sous les feuilles pour voir que la terre et la couche d'humide sont encore très secs. Mais après le printemps humide que nous avons eu, la pluie n'est pas la bienvenue ici.

1 et 2: Il y a toujours quelques inconnus dans les bois comme ces champignons blancs que j'ai bien du mal à rattacher à une espèce ou à un genre.

3: Anoplotrupes stercorosus, autrement dit nos bons vieux bousiers ont tournés de l'oeil. Ils se nourrissent d'excréments ou de champignons. Ils tiennent leur nom du fait qu'ils confectionnent avec les déjections animales (souvent des bouses d'où bousiers) des boules dix fois plus grosses qu'eux qu'ils promènent à travers les campagnes et les forêts avant de les enterrer et de pondre un oeuf à l'interieur. C'est de cette boule que la larve naissante se nourrira et qu'un adulte formé sortira.

4: On aurait pu croire que les hannetons n'étaient plus de sortie mais on peut encore trouver quelques individus quoi que faibles. Ceux observés présentent tous des tubes de pontes ce qui indique qu'il s'agit de femelles sur le point de pondre. Mais on ne s'y trompe pas, si on regarde au sol, on peut apercevoir une multitude d'hannetons morts, une vraie hécatombe qui va nourrir un bon nombre d'habitants de ces lieux.

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 L'escargot des jardins se confond facilement avec son cousin des bois. Il s'endifférencie par le renforcement clair du bords de sa coquille. Il peut avoir des formes, des motifs et des couleurs très variés ce qui rend son identification peu aisée.

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 Les jardins et les près ne sont pas les seuls à fleu en ce is de juin, les plantes du sous-bois ne sont pas en reste.

1, 2, 3 et 4: Du bleu, du jaune, du blanc, du violet ... mais pas de noms. Il doit s'agir dans le premier cas d'une bugle ou d'une plante de la famille des lamiacées s'en approchant, dans le deuxième, d'une proche cousine de la verveine que l'on peut reconnaître à des feuilles. La troisième plante pourrait être une proche parente du lysimaque des bois et dans le dernier cas, une proche parente de la valériane. Mais pour le moment je n'ai pas plus d'indicies pour leur identification. Il me reste beaucoup de chemin à parcourir dans l'approche et la reconnaissance des plantes et des fleurs de la forêt.

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 La grande Loche (Arion rufus) est une grosse limace qui peut passer selon les individus varié du orange vif au noir en passant par toutes les gammes de marron. On la nomme également loche rouge, grande limace rouge, arion rouge. Elle mesure 10 à 12 cm et se nourrie de plantes et de charognes de tout genre quand l'occasion se présente.

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 En bordure de route, peu avant le sommet du col des mille Martyrs, nous voilà face à une station d'orchidées magnifiques. Sur 150 mètres de long et 2 mètres de large, au pied des hauts sapins, c'est une explosion de couleurs.

1: L'éco fauchage très pratiqué ici en Isère est salutaire pour les orchidées de tout poil. En effet cette pratique leur est bénéfique ce qui permet de voir des pends entiers de ces précieuses fleurs. Bientôt, la station d'orchis pyramidales en bas de la maison sera à son tour tout en fleurs.

2 et 3: Il s'agit ici de l'orchidée dactylorhiza maculata subsp. ericetorum, que l'on nomme communément dactylorhiza ericetorum, dactylorhiza macukata subsp. schurii, orchis des bruyères ou healt spotted-orchid. C'est une sous-espèce de l'ochis tachetée qui se reconnaît à sa blancheur partielle ou complète.

4: L'orchis tachetée est très commune en France. Ses feuilles mouchetées de noir sont proches de celles de l'orchis mâle mais les deux plantes diffèrent sur leur période de floraison et par la nature de leurs fleurs. Elle pousse au même endroit que l'orchidée des bruyères comme ici ce qui peut créer de nombreuses hybridations et donc une grande gamme de couleurs.

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Drôles d'ochidées que celles-ci, tâchetées mais ayant une centaines de fleurs casquées sur leur grande tige, il semblerait bien qu'il s'agisse d'un hybride d'orchidée entre dactylorhiza fuchsii et gymnadenia conopsea: dactylodenia St Quintinii.