vendredi 24 mai 2013

Un jardin plein de vie.

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Voilà le retour du soleil, aussi court soit-il, il est toujours bon d'en profiter. L'herbe est grasse et verte et on a une seule envie, se rouler à l'interieur comme àl'aube de nos 5 ans.

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Le lilas blanc fleurit et attire de nombreux insectes dont les abeilles qui ont bien besoin de son nectar après la saison printanière difficile qu'elles viennent de passer et qui a été fatale à de nombreux essaims.

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Il y a bien de gros nuages gris à l'horizon et quelques gouttes qui tombent mais le jardin est vert et il n'y a rien de plus plaisant. Enfin nous voilà au printemps.

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Les iris violets n'ont pas tous fleuris mais une bonne parties d'entres eux ont ouvert leurs jolis pétales. L'iris est une fleur à la construction très particulière dont le centre se différencie du reste pour attirer les insectes et de par ses couleurs, servir de piste d'attérissge directement vers le nectar et le précieux pollen.

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Bien que les pommiers aient fleuri, quelques vieux retardataire se transforment en boules blanches l'espace de quelques jours.

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Les fraisiers sauvages se reconnaissent facilement en cette période. Bien que leurs feuilles aient des vertus médicinales, c'est avec impatience que les enfants attendent leurs fruits sucrées.

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Les myosotis sauvages (à gauche) et le géranium petit Robert (à droite) sont deux fleurs sauvages qui après avoir été apprivoisées par l'Homme puis longuement été croisées sont devenues les versions de jardin que nous connaissons.

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Le menthe arrive timidement dans le jardin, enfin nous allons pouvoir recommencer à nous en préparer sous forme de délicieuses tisanes.

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Quelques brefs rayons de soleil viennent nous carresser, nous profitons de ce rare moment avec démice comme cette mouche et cette véronique de Perse.

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Pour lutter contre cette morosité ambiante et ramener un peu de luminosité, le kéria japonica est à la fête. L'humidité ambiante semble lui avoir réussit.

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Voilà les myosostis de nos jardins plus classiques et plus gros. Il se reconnait aussi à ces fleurs qui tendent plus vers le bleu et un peu moins sur le rose.

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Sous l'un des sureaux, dans la côte et au dessus de la source s'étend un grand tapis de lamier jaune. C'est une plante aux nombreuses qualités médicinales que l'on peut cueillir dès ça montée en fleur, c'est à dire maintenant. (pour mieux la connaître rendez vous dans la rubrique "Grimoire 5: plantes médicinales").

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Le bugle rampante (à gauche) et la pâquerette champêtre (à droite) sont deux plantes vivaces des jardins et des prairies que l'on rencontre fréquemment. Médicinale, dans les deux cas c'est l'ensemble de la plante qui peut être consommée.SAM_7102

La façade de la maison avait grise-mine cette hiver sans son manteau vert. Il est de retour, la vigne-vierge ayant repris du poil de la bête.

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C'est la fin des hannetons. Après un mois s'orgie, ils font le bonheur de leurs prédateurs et des insectivores.

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Ça et là on peut voir les restes de ces charmantes bestioles. Souvent il ne reste que l'exosquelette, c'est à dire la carapace, le reste ayant souvent fini dans l'estomac de plus petites bêtes comme les fourmis ou les larves.

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Qui dit pluie puis soudaine "chaleurs" (si on peut parler ainsi) dit moustiques. Les nuits vont de nouveaux être ponctuées par les piqûres et les indécents "bzzz".

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Rencontre avec une jolie petite vesce à gauche dont je n'ai pas su identifier le genre mais aussi avec l'égopode podagraire (petite angélique) à droite qui s'épanouie en haut de la côte. Appelée herbe aux goutteux, elle soignait autrefois de la goutte.

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Le lis des champs qui n'en est pas un ( de son vrai nom saxifrage) à droite s'épanouie dans les champs. On croise cette fleur jusqu"à la fin de l'été, tout comme ce géranium mou au drôle de nom mais aux jolis motifs roses et violets.

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Et voilà le caillet qui autrefois remplaçait la présure (extraits du quatrième estomac de jeunes ruminants) pour faire cailler le lait et permettre au fromage de ce former.

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Deux charmants insectes sont, de par ce temps, de sortie. A gauche je vous présente le lacon souris (agrypnus murius) qui sous l'effet du danger bondit de manière impressionnante. A droite ce qui pourrait peut être être une Silpha tristis.

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Les hirondelles ne font peut être pas le printemps mais les voilà installées ce qui est bon signe. De même pour les frênes qui commencent à former leurs grappes de fruits en hélice qui s'envoleront sous le vent de l'utomne. Cela annonce la fin des morilles sous nos latitudes.

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Me voilà perdue. Dans le jardin pousse cette très belle bellevia mais impossible d'identifier l'espéce dont il s'agit.

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On ne me propose que 3 espèces sauvages en France, du moins sur internet et elles ne me satisfassent pas. Quand aux espèces domestiques aucunes ne correspondes. Peut être un hybride? le mystère demeure.

Après recherche la voilà identifiée, il s'agit de la muscari à toupet.

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Retours de l'orobanche commune appelée orobanche à odeur d'oeillet. Leur parfum n'est pas une légende!

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En effet je n'ai eu qu'à humer l'air pour savoir qu'il y en avait quelques plans près de moi.

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La petite pimprenelle (à gauche) fait partie de la famille des rosacées au m^me titre que les rosiers. Ses feuilles ont le goût du concombre. A droite il s'agit de la monnaie du pape appelée aussi lunaire annuelle. La plante porte son nom en raison de ses fruits plats qui ressemblent à des pièces (avec un peu, enfin beaucoup d'imagination).

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Encore quelques myosotis sauvages. Leur nom myosotis en grec signifie oreille de chauve souris, c'est d'ailleurs l'un de leur surnom avec grémillet, scorpione et herbe d'amour. Il en existe plus d'une centaine d'espéce.

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Magie! Les narcisses sont de retour. Si ceux ci sont de même aspect que les narcisses sauvages, ils sont bien plus gros ce qui laisse penser qu'ils se sont "échappés" d'un jardin.

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La sauge des champs (à gauche) et bien d'autres plantes commencent à transformer l'arrière de la maison en prairie fleurit pour le plus grand bonheur des papillons.

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Déjà la buse variable guette parmi les hautes herbe quel rongeur sera sa future proie. Quand les foin viendront, il sera aisé de les regarder se mettre à l'affut sur les bottes de paille.

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Voici deux autres charmans insecte. A gauche le cercopis vulnerata dont la larve souterraine ronge les racines des graminées. Il peut produire des sons si aiguës qu'ils sont imperceptibles à 'oreille humaine. A droite un crache-sang, nommé ainsi pour la raison que l'orsqu'on le saisi, il "bave" un liquide orange-rouge pour faire fuir les prédateurs.

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Voilà deux autres fleurs de la famille des vesces. Pour celle de gauche je m'y perds avec tout les noms proposées. Pour celle de droite il s'agit de la coronille

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En voilà une jolie fleur, photographiée dans le jardin des voisines. Il s'agit du coeur-de-Marie appelé coeur-de-Jeannette ou coeur-saignant. Originaire d'Asie, cette plante se cantone aux jardins. Il en existe une vingtaine d'espéce.

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Les petites oreilles de Judas laissées en place pour une récolte à venir on séchées, perturbées par les vagues de froid puis de chaleur survenues en ce moi de mai. Mais pas de crainte la relève est déjà là.

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Les pommiers japonais sont sur la fin de la floraison. C'est un hybride entre une espèce japonaise et chinoise. Chez nous, ils ne donnent pas de fruits.

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Fidèles au poste, les polypores cilés (non comestibles) sont revenus prendre place sur les vieux troncs de noyer morts couchés dans le bas du près.

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Le houx mâle est en fleur, il attire par son doux parfum un myriade d'insectes gourmands. Mouches, coléoptères, guêpes et abeilles ... la liste est longue.

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Et parmi les visiteurs, le cétoine doré qui porte le joli surnom de "hanneton des roses" même s'ils sont très différents l'un de l'autre. Cependant leurs larves sont très semblables. Se nourrissant de bois mort ou de terreau (inoffensive donc pour les plantes), elle met plusieurs années avant de devenir un adulte complet.

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 Sur une des feuilles d'orties qui se sont installés parmi les framboisiers, un otiorhyncus grandineus Germ. se promène tranquillement à l'abri des prédateurs.

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Malheureusement tout le monde ne profite pas des fleurs ni des beaux jours. L'abreuvoir à vache s'est transformé en piège mortel pour les petites bêtes du jardin.

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Drame pour les insectes, joie pour les oiseaux tels les hirondelles qui en rase-mote viennent picorer ce déjeuner bienvenu.

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Les quelques gouttes de pluies ont données des idées coquines aux "petits-gris", une espèce d'escargot bien commune chez nous mais dont la récolte est sévèrement contrôlée.

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Pendant ce temps là, maître chat se prélasse dans la terre chaude et fraîchement retournée du jardin, au risque de déterrer quelques semis.

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La mélisse officinale s'est réinstallée au pied du piquet comme l'an dernier, au risque d'attirer la convoitise des vaches et des limaces.

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Drôle de bête que cette larve de "ver luisant". Inoffensive pour l'homme, elle est un fléau pour les limaces et les escargots dont elle se nourrit ce qui en fait un précieux allié pour tout bon jardinier.

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Le "boule de neige" arbuste du jardin qui forme de gros pompons blancs composés d'une multitude de petites fleurs blanches, regorge de vie comme avec cette jolie araignée verte qui a élu domicile à l'intérieur d'une des sphères fleuries.

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Son vrai nom est virone obier. Il peut atteindre 2 à 5 mètres et fleurit de mai à juin. A la fin de la floraison les pétales blanches tombent en un fine pluie.

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Discrète, la punaise nébuleuse ou grise (rhaphigaster nebulosa), se reconnait à ses tâches sur ces antennes et les bordures de ss ailes. C'est la seule du genre rhaphigaster présente en Europe. Elle se nourrit essentiellement de sève d'arbres et arbustres caduques mais aussi parfois d'insectes morts.

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Autre habitant du viorne, le petit capricorne ou capricorne de Scopoli. Cet insecte se nourrit du pollen des fleurs. Il s'observe dans les lisières et les clairières d'avril à août.

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Le comportement de ce capricorne est des plus surprenant. Si on prend l'idée de l'embête ou de la toucher, l'insecte se cabre légèrement en produisant une sorte de miaulement étrange avant de s'envoler.

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En cette période on en voit un grand nombre sur les plantes du jardin. Peut être est-ce le début de la saison des amours.

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Voilà un jeune merle noir trouvé au sol. Il est normale pour les juvéniles de cet espèces de se trouver au sol ou sur les branches basses. Pendant cette période les parents viennent les nourrir, jusqu'à ce que les petits soient autonomes. Celui-ci a été déplacé sur une branche à l'abris des chats de la maisonnée.


samedi 18 mai 2013

Sortie en forêt 25.

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Le temps est maussade mais la pluie n'est pas de mise, autant en profiter pour sortir. Le printemps est enfin là, les fleurs se sont ouvertes et nous font profiter de leurs belles couleurs et de leur parfum.

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L'aubépine est enfin fleurit. Il existe en Europe une vingtaine de sous-espèces de cet arbrisseau aux fleurs blanches et parfumées. Il est difficile de les différencier par leurs ressemblances mais aussi leur facilité à s'hybrider.

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L'aubépine est une plante médicinale qu'il est coutume de récolter à la floraison. Les fleurs, les feuilles et les jeunes ramures sont ramassés pour la confection de tisanes, de teintures et de liqueurs.

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Le "gendarme" est une punaise qui vit souvent en groupe au pied des troncs et sous l'écorce. En ce moment c'est la période de reproduction et il est courant de croiser des couples qui peuvent rester ainsi souder entre 12h et 7 jours.

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Orchis mâle est une orchidée européenne sauvage courante qui pousse dans les pelouses, les forêts et les prairies entre 0 et 2500 mètres et fleurit d'vril à juillet. Elle peut prendre plusieurs teintes allant du rose claire au violet foncé.

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Cette orchidée fait l'objet de protection. Elle a le statu de "préoccupation mineur" au niveau européen et fait l'objet de plusieurs protections locales (pour voir l'image en plus gros il suffit de cliquer dessus).

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Les insectes sont de sortie et les moustiques s'en donnent à coeur joie dans les sous-bois. Ici ce qui semble être un petit larinus peritelus. Les larinus sont des coléoptères que l'on retrouve un peu partout dans le monde.

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Les premières ancolies sont là. Ces jolies fleurs toxiques sont assez rares et protégées. Ici il s'agit de l'ancolie commune, proche de l'ancolie des Alpes, une espèce protégée car endémique des Alpes et des Apennins, mais elle s'en distingue par sa petite taille et ses pétales creusées.

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Surnommée "bonne-femme" au moyen âge, elle était considérée comme une plante magique aphrodisiaque. En porter les graines parfumées rendaient irrésistible n'importe qu'elle femme. Les mâcher disposait à l'amour.

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En parlant de moustique, en voilà un bien beau. Pas de panique ceux-ci ne piquent pas contrairement aux petits et préfèrent butiner le nectar des fleurs.

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De nombreuses euphorbes à deux ombrelles sont toujours présentes en forêt. Si on se penche sur l'une d'elle, on peut découvrir une discrète araignée crabe du nom de diaea dorsata de la couleur des feuilles.

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Le sceau de salomon odorant est en fleur. Cette plante de la famille des liliacés est un cousin du muguet et du lilas. Il faut tout de fois prendre garde à celui-ci de part sa toxicité. autrefois il servaient à soigner les infections et les rhumatismes d'où son nom "d'herbe aux panaris".

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Première rencontre en nature avec cette orchis pourpre pour moi, c'est un vrai coup de foudre qui la place au sommet de la liste de mes orchidées sauvages favorites.

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Courante en Europe, elle pousse aussi en Turquie, dans le Caucase et en Afrique du nord. Elle s'hybride facilement avec d'autres espèces, parfois très différentes ce qui donne des mariages d'étonnants comme l'orchiaceras qui peut revêtir une grande gamme de couleurs.

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On peut voir l'orchi pourpre dans les sous-bois mais surtout dans les bords de chemins. Elle se reconnaît à son casque rouge, ses labelles claires et ses tâches rouges pourpres qui sont en réalités de petits poils.

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Aujourd'hui il y a bien moins d'escargots que la dernière fois dans la forêt, la faute à l'abscence de pluie. Mais il en reste un bon nombre qu'il faut prendre soin d'éviter pour ne pas les écraser. Celui-là fait son timide.

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Bien qu'il ne fasse pas très chaud, quelques rayons de soleil se sont aventurés à travers les nuages gris et le temps d'un instant, nous avons pû profiter de leur bienfaisance.

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Les fleurs des sous-bois comme cette raiponce en épis (à gauche) ou cette belle inconnue (à droite) surement échappée d'un jardin redonne un peu de couleurs à la nature qui a connu 6 mois de froid et de neige.

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L'oeilet des près (silène fleur de coucou). Son nom vient du fait qu'il commence à fleurir quand le coucou se met à chanter. Il pousse dans les prairies humides jusqu'à 2500 mètres d'altitudes. Même si cette plante est très commune en Europe, elle a tendance à régresser.

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Le lycolage des arbres se nome aussi lait de loup. Ce drôle de champignon peut être rose ou orange mais devient gris/noir à pleine maturité. S'il on appuye sur un spécimen, il produit une sorte de crème de la même couleur que son enveloppe.

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Le cercope sanguin (cercopis vulnerata) est un petit insecte qui se nourrie des sucs des plantes. Sa larve qui apparaît à l'été se reconnaît au cocon de "crachat" dans le quel il se protège des prédateurs. Signe de beau temps, les premiers coquelicots sont apparus.

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Voilà l'orobanche à odeur de girofle. Les orobanches sont des plantes parasites, souvent sans chlorophylle, qui se nourrissent des racines et réserves d'autres plantes.

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L'orobanche à odeur de girofle, nommée ainsi en raison de l'odeur qu'elle dégage et qui parfois s'aproche de celle de l'oeillet, parasite essentiellement les gaillets. Elle est reconnaissable par sa couleur rose.

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Elle fleurit de mai à juillet et mesure entre 20 et 60 cm, jusqu'à 1500 mètres d'altitudes dans les sous-bois et les sols rocailleux.  C'est une des fleurs les plus communes du genre.

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La knautia des champs fait son retour et fleurira jusqu'à la fin de l'été. Mais elle n'est pas la seule à réaparaitre, les pucerons sont aussi de la partie malheureusement pour les jardiniers.

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Le compagnon blanc est la plus courante des silènes. Cette fleur blanche affectionne les bords de routes et de chemins jusqu'à 1400 mètres d'altitude. La fleur une fois fanée, une capsule de graines se forme puis se durcie avant de rendre ces graines. Elle peut servi de petit hochet pour amuser les enfants.

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Le géranium petit robert (à gauche) et les euphorbes (à droite) ont prit d'assaut les talus et les bords de routes humides.

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Et pendant que les fraisiers sauvages (à gauche) fleurissent, les fougères (à droite) se développent doucement mais surement.

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Et les premiers polypores sortent le bout de leur nez mais la forte pluie à raison des plus jeunes spécimens, trop peu résistants pour faire face aux fortes chutes d'eau qui les décrochent des arbres.

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Bref c'est le printemps, la saison des morilles se finie sous nos latitudes mais ne fait que commencer en haute montagne.

 

vendredi 17 mai 2013

Sortie en montagne 5.

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Petit tour rapide en montagne, les révisions étant prenantes, je n'ai pas eu vraiment le temps de sortir le bout de mon nez dans la nature. Néanmoins, les quelques rayons du soleil m'ont gaiement entraîné dans les près montagnards. C'est d'ailleurs à cette occasion que l'on peut voir les chèvres, les vaches, les agneaux et leurs mères gagner les pâturages.

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L'androsae vitaliana est une primevère propre au sud des Alpes, au Ventoux et aux Pyrénées. Cette petite fleur fleurie de mai à juillet, entre 1500 et 3000 mètres d'altitude.

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Les pâtures sont bien vertes, les marmottes sorties. Il est temps de partir préparer les parcs pour le bétail qui y passera l'été.

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Les premières orchidées sont là, mais il faudra attendre qu'elles soient fleuries pour les identifier. Celle-ci semble porter des fleurs blanches et a de très larges feuilles plutôt fournies. Il faudra retourner sur place pour parfaire l'identification.

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Voilà que la grande gentiane pointe le bout de son nez. Cette plante peut vivre jusqu'à 80 ans et est mature dans sa dixième année. Il ne faut pas la confondre avec les différentes espèces de vératres qui elles sont très toxiques.

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La montagne commence doucement à prendre vie tandis que la plaine est noyée par la pluie. Le bois joli commence lui aussi à fleurir et embaume l'air. Bref, c'est un joli début de printemps.

mercredi 8 mai 2013

Sortie en forêt 24.

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Week-end riche en balades et en découvertes. Les mollets ont été mis à contribution ainsi que l'appareil photo et ce n'est pas les quelques gouttes tombées qui nous ont découragé.

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Découverte pour la première fois d'helvelles, drôle de champignons aux diverses formes. Ici proches de l'helvelle en gobelets, ces spécimens s'en différencies toute fois de par leur pied fin et allongé.

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C'est le retour des champignons. Le bois devient multicolore. Ici une colonie de jolis inconnus qui ont pris possession d'un vieux tronc pourris. 

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Il faut savoir qu'il existe plus de 200 000 champignons, cela va de la simple moisissure microscopique au gigantesque armillaria solidipes, dont un des mycéliums aux États Unis recouvre 8,9 km pour un âge estimé à 2400 ans et un poids de 605 tonnes.

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Dans la forêt les orchis mâles, de jolies orchidées protégées comme toutes leurs semblables, s'en donnent à coeur joie. Pas de panique, celle dans le panier a été ramassée après que le pas d'un promeneur ne l'ai sectionné.

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Nouvelle espèces rencontrée, nouvelle identification à effectuer.

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Les lamiers jaunes sont sur le point de déployer leurs fleurs jaunes. Ne manque plus que quelques rayons de soleil bien chaud et la plante pourra être récoltée.

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Les raisins-du-renard continuent à fleurir et sous la pluie, servent d'abris aux insectes comme avec cette guêpe solitaire venue prendre la pause sur une large feuille.

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Vue intérieur d'un arum sauvage. Les petits points noirs au fond de la plante sont des moucherons emprisonnés par les "poils", logés au niveau des étamines, qui les empêches de s'enffuire. Une fois la pollinisation effectuée, les filaments se dessèchent et tombent et les insectes retrouvent leur liberté et peuvent ainsi aller polliniser d'autres arums.

Mais malheureusement pas de morilles ni de morillons dans ce bois.

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Alors petit tour par la lisière d'un bois et d'un champs bien vert où nous avons déjà eu l'occasion de faire de très belles trouvailles.

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Mais hormis ces très belles euphorbes à deux ombrelles à la morphologie très particulière, pas la queue d'un champignon ne se pointe à l'horizon.

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Néanmoins les escargots d'eau douces et ce très beau châtaignier nous ont contentés.

Le lendemain direction les forêts du col des Milles Martyrs.

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Arrêt dans un coin de forêt tranquille en bords de route. Le décors est magique, les pins hauts et les nombreux ruisseaux débordent de vitalité.

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La populage des marais est une plante robuste qui affectionne les endroits très humides et marécageux. Toxique, elle a cependant été utilisée fort longtemps comme traitement contre les rhumatismes et comme dépuratif.

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Des fleurs, encore des fleurs. La cardamines des champs (à gauche) et l'orchis mâle (à droite) restent en cette saison des incontournables.

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Traversée des champs pour se aller rencontrer les bordures de barrières où de grands frênes se déploient. Pas de découverte de morilles mais une jolie rencontre avec une chevrette surprise de notre présence.

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Les animaux s'activent, les terriers sont creusés ou réaménagé et la fourmilière connaît un grand nettoyage de printemps.

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Le chêne déploie ses ramures vert-tendre. Il possible d'en faire de nombreuses utilisations. L'écorce ainsi est utilisée pour le tannage du cuir car contient de nombreux tanins ou comme remède médicinal. Les fruits traditionnellement servent de nourriture aux porcs mais peuvent être préparés comme des chouchous pour l'alimentation humaine. Enfin la galle qui se forme sur les feuilles est utilisée comme teinture.

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Encore un petit tour par les champs qui commencent à fleurir. A certains endroits la fauche à commencée.

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Et voilà venu le temps des hannetons communs qui par centaines envahissent les arbres en lisière. Pendant une courte période, les adultes sortent de leurs abris où ils ont vécu 3 ans sous forme de larve pour se livrer à une véritable orgie.

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Leur vie d'insecte formée est très courte, si courte qu'il ne vivent guère plus d'un moi. Sortis de terre, ils se posent sur les branches pour roucouler et dévorer les feuilles.

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Ces petits points noirs ne sont pas des fruits mais bien des hannetons. Autrefois les enfants étaient mis à contribution pour de grands hannetonnages où sous les arbres dans de larges filets les insectes étaient jetés. Mais aujourd'hui ils sont beaucoup moins nombreux et se cantonnent aux lisières.

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Voilà notre plus belle trouvaille, grâce à mon petit père mais qui nous a tous mis à contribution: la découverte d'une mousonnière. Voilà donc le tout premier mousseron de la Saint George que nous découvrons.

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C'est un excellent champignon à l'odeur étrange, proche de la farine fraîche, et dont on peut en retrouver le goût après cuisson, ce qui ne plaît pas toujours. Néanmoins il est très prisé et considéré comme faisant partie des meilleurs.

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Petite montée dans la forêt sur un vieux chemin forestier. Les arbres sont incroyables. Des sapins immenses se dressent au dessus de nos têtes et nous donnent le vertige.

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Bref, voilà des balades hautes en couleurs et pleines de découvertes qui donnent mal aux mollets mais font du bien à la tête, et oxygènent les poumons.

 

Découverte de nouveaux spots à champignons.

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Il fait de nouveau beau et même, presque chaud. Les chats sortent le bout de leur nez au même titre que les champignons, les fleurs et les papillons. Ça sent enfin le printemps.

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Le coin habituel donne encore quelques pézizes croquées ici et là mais cette année, pas de jolies morilles communes à l'horizon. Dommage.

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La belle saison est bien installée, les pommiers sont tout en fleurs et les chevaux ont retrouvé la joie de grignoter l'herbe verte et grasse du champs.

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La récolte s'annonce bien maigre mais pas de panique, quelques jolies surprises ont rempli l'équivalant d'un bon panier.

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Au fond du parc, là où les vaches ont creusé de longs sillons dans le sol boueux et sous de jeunes frênes et noisetiers, deux morillons-à-demi-ibre de belle taille ont élu domicile. C'est la première fois que nous en trouvons ici.

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Le fumeterre a bien poussé. Cette plante médicinale est dépurative, diurétique et soigne les infections biliaires et le cholestérol. Utilisée dans l'antiquité, elle tombe dans l'oublie au moyen âge et n'est réintroduite que 10 siècles plus tard par les médecins arabes.

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Les jeunes charolaises ne sont pas encore très habituées au champs. Un rien titille leur curiosité.

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Sur le vieux sureau, les oreilles de judas sont au rendez-vous et en force s'il vous plaît. C'est une énorme colonie qui s'y épanouie. La pluie et la température douce leurs ont été favorables.

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C'est une jolie cueillette qui se pointe à l'horizon. Et tout ça, dans le jardin de la maison.

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Appelées champignons chinois en raison de leur utilisation fréquente dans la cuisine asiatique, il est bien meilleur de les consommer sèches que fraîches si on aime pas leur viscosité utilisée pour épaissir les bouillons. 

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Les polypores ciliés sont réapparus sur les vieux troncs de noyers oubliés. Non comestibles, ils émerveilles de par leur jolie couleur fauve et de par leur nombre.

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Et puis il y a les classiques. Lamiers tachetés et escargots de Bourgogne profitent de la pluie salvatrice. Tous les deux sont de bons comestibles, chacun dans leur genre.

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Quelques drôles de champignons sont apparus dans la pelouse.

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Dans la vieille souche quelques os sanguinolents sont encore apparus. Ce sont les vestiges d'un repas tout frais d'un rapace qui une fois abandonné ont attiré bon nombre de limaces.

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Le pommier qui donne de petites pommes à cidre est devenu entièrement blanc et est par endroit tacheté de quelques feuilles vert-tendre.

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Voilà un bien beau frêne du parc qui débours, c'est à dire que la sève est montée dans l'arbre et que celui-ci commence à bourgeonner.

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Découverte de verpes pour la première fois dans le parc et pas n'importe les quelles, des verpes coniques. Leur chapeau en forme de dès à coudre les rendent facilement identifiables.

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Champignon atypique, la verpe conique vient du latin verpa: pénis, verge et conicus: conique. Voilà qui est dit.

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C'est aussi le retour des papillons, aussi bien de jour comme de nuit et il n'est pas rare de voir les premiers paons-du-jour faire leur sortie. Iici il peut s'agire de l'alternée ou du moins d'un proche cousin.

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Là aussi cette étrange plante au coeur formant ce qui semble être des gousses de graines refus de donner son nom.

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Un petit crache-sang qui se promenait sur les feuilles de ronces. C'est le début de la période de reproduction et ces petites bêtes sont toute chose.

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La végétation reprend ses droits sur la zone de brûlis. Il faudra renouveler l'opération si on ne désir pas voir les ronces, les lianes et les orties envahir la côte.

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L'herbe devient haute, la saxifrage granulée (fleurs blanches) et la bugle rampante (fleurs bleues) accompagnées des boutons d'or sont les premières à prendre possession des champs.

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Les premiers moustiques sont là. Pas de paniques avec ceux-ci en pleine romance, ils appartiennent à la famille des "cousins" et ne viennent pas sucer le sang.

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jeudi 2 mai 2013

Sortie en forêt 23.

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Petite sortie aux morilles (qui date de lundi). Il pleut, il y a de la boue de partout et il fait froid mais le panier et les yeux sont bien remplis.

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Exploration d'un coin qui n'a rien donné de très concluant, hormis la découverte de quelques champignons lignicoles sur les arbres tombés cet hiver.

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C'est ainsi qu'un large tronc de peuplier tombé au sol c'est vu coloniser par une multitude de polypores du bouleaux. Ces champignons non comestibles peuvent prendre une taille imprtessionnante mais pas autant que celle des ganodermes.

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Découverte: dans un des coins à morilles, des grandes feuilles sortent de terre un peut partout et à leur centre et de drôles de "bourgeons" (graine ou fleur naissante?) sont apparues au centre de certaines d'entres elles? Une idée sur l'espèce aux quelles elles appartiennent?

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Les orchis mâles et le raisin-du-renard, des indicateurs de la présence de morilles, sont là en bon ombre. C'est signe de bon augure, croisons les doigts.

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En attendant voilà quelques pézizes qu'ils ne faut pas avoir peur d'aller chercher dans la côte abrupte, au risque de finir les pieds ou pire les fesses dans le ruisseau en contre-bas.

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Voici notre première morille, une morille blonde (appelée aussi ronde). Malheur de malheur, la voilà à moitié grignoter. Elle reste malgré tout comestible mais a perdu de sa superbe.

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Nous voilà consolé par l'arrivée de deux jolies morilles grises, soeurs de surcroît et poussant sous un merisier dont les pétales humides ont la bonne idée de se coller à tout ce qu'ils touchent.

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En voilà une avec une tête bien étrange. Écrasée par mégarde au début de sa croissance, elle a prit la morphologie qu'un pied maladroit lui a attribué.

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Dans une côte abrupte à proximité d'une cascade, un morillon à semi-libre solitaire. On peut l'identifier facilement en regardant la chapeau. Là où chez la morille le chapeau commence juste après le pied, le morille verra son pied se terminer au milieu de sa "tête". Le mieux est de faire une coupe pour en être sûr. C'est un très bon comestible mais un petit peu moins parfumé que sa cousine.

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La verpe en forme de doigt fait partie aussi de la famille des morilles. On la reconnaît à son chapeau lisse, son pied long, fin et fragile et au fait que celui-ci se termine au sommet du chapeau du champignon.

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C'est les verpes sont les moins parfumés de la famille des Morchella mais reste un bon champignons que certains puristes laisseront de côté pour en apprécier la délicatesse.

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Sur du bois mort, à proximité de vieux sureaux, à la limite d'un champs et poussant parfois à même l'eau d'un ruisseau, une colonnie immense d'orreiles de Judas sont venir remplir plus de moitié le panier. A moi les bons petits plats chinois.

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L'activité fongique se développe bien, de nombreuses espèces de champignons inconnus ce sont développés sur le bois pourrissant ou le sol détrempé. Merci à Richardqui m'a premi d'identifier les champignons de droite. Il s'agit de mycènes à pied jaune appelé aussi mycène renati.

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Les premiers polypores écailleux sont apparus. Cueillis encore jeunes, ils sont préparés comme des carpes ou des cornichons pour être servis en bouchées apéritives (un peu à la manière des sanguins), en particulier dans le Sud.

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Détour par les champs et petit coucou aux ânes en particulier à la bien aimée "coquette", vieille ânesse que je connais depuis que je suis gosse (c'est à dire plus de vingt), car il faut le savoir, un âne ça vit vieux, très vieux: 30 à 45 ans.

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Retour dans les bois avec peut être pas ou peu de morilles à la solde mais un très beau décor, riches en fleurs, en fougères et en cascades.

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Et comme toujours, quelques champignons a identifié. Ici il peut s'agire de tramètes mais alors les quelles, mystère.

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Voilà qu'une superbe et grosse morille bonde au large pied point le bout de son nez et intrigue par la forme de sa "tête pointue". La récolte est plus jolie que prévue.

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Sans oublier les éternelles pézizes veinées, inconditionnelles des talus humides au printemps et parfois, qui connaissent une résurgence à l'automne quand les pluies se font fortes et les chaudes températures rares.

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Ici, rencontre avec un escargot de la famille des clausilies tout en spirale et le daldinias concentrique, champignon réputé pour apporté forune et chance s'il est porté dans la poche.

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Drame à l'horizon, un nid de merle a chuté. Le vent et la neige peuvent être coupables mais aussi un prédateur cherchant à s'emparer des oisillons car pas de doute, les traces de coquilles bleues au fond du nid indique qu'il y a encore peu, le nid était habité.

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Jolie récolte, un peu petite une fois les oreilles de judas mises de côté mais parfaite pour parfumer les plats ou être accommodée à la crème.

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Les oreilles sont séchées dans la panière, les pézizes, morilles, morillons et verpes passés à la casserole.

 

lundi 29 avril 2013

Sortie éclaire dans le jardin.

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Vous ne rêvez pas, il neige, encore et encore. Après les neiges du 20 avril 2013 voilà celles du 27 avril 2013. Six mois, jour pour jour, qu'elle tombe par intermittence, ça venue s'étant fait pour la première le 27 octobre 2013.

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Alors voilà, quelques clichés prit rapide avant que le froid ne s'installe. Mais pas de panique, ces jolies pervenches ne sont restées que peu de temps sous le manteau blanc, en effet celui à fondu dans la mâtiné de dimanche mais nous à bien chagriné.

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Le feu a été rallumé dans la cheminé et les grosses couettes sont restées dans le fond des lits. Dehors, quelques plantes sauvages comme l'arum à droite se sont invités sous les noisetiers, et de-ci et de-là, quelques pézizes veinées ont prit le temps de vieillir, assurant ainsi la pérennité de l'espèce pour l'an prochain.

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Et soudain dans les arbres, le terrible tigre apparaît. Enfin, terrible c'est vite dit, bien qu'il soit aisé pour ce fauve de descendre par lui même du tronc, il est bien plus agréable de regagner le sol à dos d'homme. Saleté de chat, mais si adorable!

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Et les plats-de-bandes du jardin sont toujours aussi belles. Les jonquilles et les narcisses sont variés et très colorés. Depuis peu ils sont rejoins dans leur floraison par les tulipes et quelques timides légumes de saison.

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Bref les repas dans la pelouse sous le soleil ne sont pas pour tout de suite. Début mai s'annonce fort pluvieux mais dès le 14-15 mai le soleil vient en force avec des températures au dessus de la moyenne. Youpi!

Petite tisane de plantes sauvages.

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Et voilà, ma tisane lamier tacheté/primevère officinale est prête. Elle a séché plusieurs jours au sec dans un joli panier en osier. Ses propriétés et ses arômes ont été révélés par le séchage, il ne reste plus qu'à boire les plantes infusées pour prévenir le sommeil agité et les mots d'estomac.

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samedi 27 avril 2013

Sortie en forêt 22.

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Hé bien nous voilà en plein dans la saison des morilles. Les spécimens sont de jolie taille mais n'ateignent pas encore celle de certains "monstres" que nous avons pu ramasser il y a quelques années. Patience.

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Voilà les trois premières qui cachées dans l'herbes se dessinent parmi le fond vert. Ici il s'agît de morilles de la famille des esculenta de bonne taille et sans être sûre, je diarais même la variété rubrobris, mais celà reste à voir.

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Et voilà leur milieu de pousse, à la lisière de la forêt dans l'herbe haute du champs. Elles sont entourées de graminées, de lierres terrestres, de ficaires, de feuilles de bouton d'or mais surtout par les feuilles mortes des frênes.

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Nous nous engageons dans le bois mais malheureusement deux promeneurs successifs se trouvent dans notre coin à morilles. Rien de bien grave nous partout explorer un autre coin qui ne s'avère pas productif mais très agréable à contempler.

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Là aussi le sceau de Salomon est sur le point de fleurir mais attention, tout comme le muguet, cette herbe est toxique bien qu'utilisée autrefois pour les soins notamment à travers la théorie des signatures pour soigner les articulation.

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Des amateurs d'escargots de Bourgogne? La pluie c'est calmée un court moment mais le sol reste détrempé pour le plus grand plaisir des gastéropodes qui se ramassent à la pelle. Leur importante présence est un signe de sol calcaire.

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Pendant notre prospection nous tombons sur cet impressionnant terrier de blaireau. Quelques traces dans la terre fraîchement sortie du trou ainsi que les poils laissés par l'animal sur le barbelé indique que l'endroit est occupé.

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Cerisiers et pruniers sauvages fleurissent et couvrent de pétales blancs le sol de la forêt pour donner un décor de conte fantastique.

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Euphorbes et raisins-du-renard complètent le tableau des plantes étranges et toxiques. C'est la première fois que je prend garde à elles dans nos coins à morilles, l'an prochain il faudra prendre garde à leur floraison qui est peut être un indicateur de leur pousse. Mais attention, cette année le temps est surprenant est les plantes dont je me servait pour connaître le moment de partir à la chasse aux champignons sont toutes déboussolées.

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Voilà un autre coin à morilles qui est encore vide (lui aussi est très couru), néanmoins des nombreuses taches blanches correspondant à la fructification du mycélium sont apparues. A faire à suivre de près.

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En attendant, les vaches semblent peu ravies de nous voir dans leur prés. Il nous faudra pourtant bien y revenir, et si ce n'est pas pour les morilles au printemps, cela sera en été voir en automne pour les rosés-des-près.

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Et puis bien sûr, il y a le roi des arbres, celui que tout morilleur se doit de connaître car c'est sous lui que la plupart des variètées de morilles s'épanouissent. Voici donc le frêne.

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Notre sortie morille n'est pas aussi fructueuse que nous l'espèrions, heureusement une petite bête à pois, semblable à une coccinelle est venu nous porter chance.

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Changement de bois donc où la végétation est légèrement différentes. Les primevères acaules (à gauche) ont presque fini de fleurir et leurs feuilles sont devenues très larges. A l'invers, les premières raiponses-en-épis (à droite) s'apprétent à fleurir et à donner leurs jolies fleurs bleues.

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Les ficaires (à gauche) sont sur la fin mes restent bien vivaces, tout comme les primevères hybrides (à droite, croisement entre le coucou et la primevère acaule) qui s'alignent sur la durée de vie des primevères officinales.

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Surprise, voilà un coprin micacé (coprinus micaceus) solitaire. Il est comestible jeune mais n'est pas d'un grand intérêt culinaire.

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Malgré toutes ces découvertes le panier ne se remplit guère. On pourrait bien y ajouter quelques fleurs mais celles-ci sont encore toute en boutons.

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Et pas question de toucher aux orchis mâles, ces belles orchidées qui sont protégées comme toutes les plantes de cette catégorie.

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Enfin les voilà, les morilles. Celles-ci poussent sur le côté adret d'un bois couvert par de hauts arbres et qui forme une gorge en direction d'un petit ruisseau en contre bas. Lierre rampant et mousses forme la principale végétation au sol.

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Il s'agît ici aussi de morilles esculenta mais pour ce qui est de la variété, je sèche quelques peu, je dirais morilles blondes (appelée aussi morilles rondes). Certains individus juvéniles présentent, il me semble, quelques traces de rouille, ce qui pourrait plaire à quelques membres du club des cèpes (hé hé).

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Et puis comme toujours, rencontre avec des pézizes veinées même si cette fois elles sont très peu nombreuses mais de bonne taille.

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Au sommet de la côte, rencontre avec ce qui semble par la couleur, une autre variété de morilles. Grises-marrons, je pencherais cette fois-ci pour des esculenta communes appelées aussi vulgaires.

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Le terrain ici est plat et en lisière, et si on retrouve également des frênes, il y a aussi de nombreuses plantes herbacées comme les graminées, les euphorbes, les lierres terrestres et les géraniums petit-Robert qui composent la flore du coin.

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Bref, voilà où elles s'épanouissent. On peut à cette occasion voir que le sol est couvert de pétales de merisiers sauvages. Cet été, il sera bien bon, accompagnée de la fraîcheur du ruisseau, d'aller cueillir les cerises sauvages.

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Et une fois de plus, dans le même biotope se rencontre les raisins-du-renard et les euphorbes. Je décide des les ajouter à ma liste d'indicateurs.

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Drôle de découverte, hormis cette jolie fougère capillaire à droite, ce lamier tacheté quasiment blanc! Pas de doute sur l'espèce, il s'agît du tacheté, toutes les marques de reconnaissances sont là hormis la couleur. La nature est parfois pleine de surprises, voici ma première fleur albinos.

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Et juste en face de cela, des morilles encore. Là encore surprise, les champignons semblent s'épanouir dans du sable de construction déposé là. Ce ne sont pourtant pas des morilles des dunes.

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Au sol, des ficaires, beaucoup de ficaire et quelques ronces et au dessu de nos têtes seulement deux ou trois frênes mais de nombreux noisetiers. C'est la première fois que nous en trouvons ici, enfin c'était le cas avant les inondations de 2002. Il semblerait que le mycélium se soit remit depuis.

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Pour ll'espèce, là encore je ne sais pas trop. Déjà ce sont des morilles esculenta mais pour la variété, peut être aussi des morilles rondes/blondes bien que certaines soient quasiment marrons mais restent sphériques.

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Alors combien de spécimens sur cette photo? (il n'y en a pas tant que cela).

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Changement de décor et petite montée en altitude, aux alentours de 600 à 700 mètres d'altitude pour traquer la morille noire. Bon signe, l'endroit est abondant en escargots. Décidément, la pluie est un vrai aimant sur l'escargot de Bourgogne. Il faut savoir que celui-ci peut vivre jusqu'à 10 ans!

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Arrêt près d'une plantation de sapins pectinés laissée plus ou moins à l'abandont. A proximité de celle-ci l'aubépine fleurit et dans l'herbe et comme toujours, à la jonction forêt/champs, une superbe morille noire! Une première pour nous qui ne connaissons pas cette espèce. Il peut ici s'agire d'une rare morille conique var. nigra mais là aussi pas de certitude.

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Bref, notre panier est bien remplit et nous laissons soin à l'ancien du coin rencontré sur place de prospecter l'endroit à la rechercher d'autres précieuses coniques.

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Il est vrai qu'un panier comme celui-là,ça faisait bien longtemps que l'on en rêvait.

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Nous déçendons alors en contre-bas dans une forêt de frênes prometteuse mais malheureusement, l'endroit est trop marécageux comme l'indique la présence des populages des marais qui offrent leurs fleurs flamboyantes, pour pouvoir trouver des morilles.

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Soudain, un hanneton commun vient se poser sur nos belles morilles! Après avoir passé l'hiver dans la terre à se transformer en insecte adulte, il sorte entre avril et mai et n'ont qu'une idée en tête: se reproduire. Après cela ils pondent puis meurent. Leur durée de vie est si courte qu'ils n'ont même pas de bouche pour se nourrir.

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Abondant pendant des très nombreuses années ,les hannetons tendent à disparaître progressivement. Autrefois les enfants leurs attachaient à l'une de leur patte une petite ficelle, et jouaient avec tels des cerfs-volants, d'où parfois la confusion avec les grand coléoptères qui eux aussi porte le nom de cerf-volant.

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Le hanneton est l'un des pires ennemis du jardinier, ses larves blanches et grasses qui restent 3 à 5 ans à se nourrir dans le sol, dévorent les racines et les bulbes des jardins. Mais elles sont aussi friandes de bois mort en décomposition et sont essentielles pour le cycle naturel.

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Bref, une récolte bien sympa, pas non plus extraordinaire ou impressionnante mais qui présage pleins de bonnes sorties à venir. Pour commencer, 17 exemplaire ce n'est pas si mal.

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Et si une partie de la récolte est destinée à la famille, le chat n'aura pas le privilège de se les mettre sous la dent, tout au plus d'assouvir sa curiosité.

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Joli souvenir du printemps et d'avril 2013 mais aussi de la maison qui commence à se parer doucement d'un joli parterre de fleurs multiples et diverses.

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La reine du panier: la morille conique (var.nigra?).

Pour connapitre un peu et conserver les morilles, voici un lien sympa et bien ludique: ici.

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Bref, vivement que la pluie et le mauvais temps partent, déjà la neige n'est plus, enfin que les bois regorgent de ces petits trésors fort parfumés.

vendredi 26 avril 2013

Sortie en forêt 21.

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Les voilà, les morilles! Ces jolies têtes blondes ont été ramassées par mes parents dans le début de la semaine. C'est une bonne motivation pour partir courir les bois. En attendant, on se remplit la pense avec ces charmantes morilles cuisinées à la crème. Miam.

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La cardamine des près est de sortie avec ces jolies fleurs crucifères. Mixées avec de l'huile d'olive, du jus de citron et des épices sans oublier un peu de sel, elles sont délicieuses et donne un sorte de guacamole rose. Effet garantit.

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Autre plantes aux fleurs en crucifère, l'alliaire officinale. Les feuilles on un goût d'ail sans en avoir la forte odeur et se marient très bien dans les salades. De plus elles possèdent de nombreuses propriétés communes à celles de l'ail commun.

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Le lierre terrestre fleurit aussi. Il fait partit de la famille des lamiacées et est réputé pour ces nombreuses propriétés médicinales . On l'infuse puis consomme pour soigner les problèmes urinaires, pulmonaires et gastriques. Pour se faire on récolte la plante en fleur, de préférence la matin.

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Bien évidement les primevères comme la primevère acaule ici sont encore très présentes. La récolte continue mais il faut faire vite, les premiers pieds commencent à faner.

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Et puis il y a le pissenlit qui lui aussi est une plante médicinale. Si ses jeunes pousses sont réputées en salades, c'est surtout son pollen et son miel ambré qui sont prisés.

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La reine des près commence à pousser, même si ce n'est qu'au court de l'été qu'elle fleurit et que l'on peut la récolter. On la reconnaît aisément avec sa tige rouge sombre et ses feuilles vert-tendre striées.

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L'anémone jaune forme désormais de larges tapis, stimulée par les alternances de pluies et de soleil accompagné de fortes chaleurs. Jusqu'à mai nous aurons la chance de la voir fleurir. Elle est absente dans une bonne partie de la France.

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Le lamier tacheté (à gauche) est toujours en fleur et le restera un bon moment, du moins jusqu'à la fin de l'été. Les ficaires (à droite) commencent à faner et ne laissent plus que paraître leurs jolies feuilles rondes et riches en vitamines C. Mais attention, certaines molécules qu'elles contiennent sont toxiques.

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Autres espèces plus discrètes, le plantain à longue feuilles à gauche qui donne de drôles fleurs. Ces graines ont été utilisées longtemps comme laxatif et ses feuilles fait partie des 3 herbes à mélanger pour soigner les piqûres d'insectes et d'orties. A droite la véronique de Perse n'est présente en France que depuis quelques siècles mais c'est bien acclimatée à la région.

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Voici une bande d'euphorbes d'un verre tendre. Pas facile à identifier, toutes les euphorbes se ressemblent. Elles se différencient par la couleur de leur tige (souvent pourpre), la forme de leurs drôles de fleurs et leurs feuilles. Bref le mystère demeure.

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Petit passage par les champs avant de s'enfoncer dans le bois. La fine pluie rend l'herbe verte et grasse, pour le plus grand plaisir des vaches charolaises et des chevaux de trait que l'on croise facilement dans le coin.

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D'autres animaux sont de sortie. A gauche une petit escargot Hélice des bois ce promène sur les feuilles d'un chardon tandis qu'un blaireau un peu brusque à perdu une bonne touffe de poils dans les barbelées qui délimitent les près et la forêt.

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Voila l'un des endroits où l'on peut ramasser des morillons élevés. Pour le moment il est vide de champignons et riche en fleurs mais la saison ne fait que commencer.

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Et ici, c'est le coin aux grosses morilles blondes. Bon là aussi il est vide pour le moment car très connu donc couru mais si on s'y prend au bon moment ou plutôt à la bonne heure, on peut faire de jolies récoltes. Les herbes hautes ne leurs font pas peur et on peut les trouver dans certaines mesurant jusqu'à 20-30 cm.

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Dans la forêt les plantes commencent tout doucement à se développer. A gauche les lamiers jaunes aux vertus médicinales sont bien développés mais les fleurs n'apparaîtront pas de si tôt. A droite les fougères aigles sont plutôt avancées même si la plus grandes partie reste à l'état de crosse.

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Voilà un autre escargot bien sympa, le Maillot (oui ça ne s'invente pas). Il en existe de nombreuses espèces qui peuvent cohabiter ensemble. Ils aiment les sols calcaires et sont donc un indicateur à morilles.

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La forêt est en cette période pleine de plantes toxiques, il y aurait de quoi faire un jardin de sorcière. A gauche il s'agît du raisin-du-renard appelé aussi parisette. Son étrange fleur jaune, verte et violette ne reste que peut de temps ouverte. Elle est entourée de 4 grandes feuilles. Son nom vient du héros mythologique Pâris. Bien que très toxique elle est utilisée en aromathérapie. A droite il s'agît du sceau de Salomon qui a son propre article dans la catégorie "plantes et organismes remarquables". Son nom vient de sa racine qui forme une sorte de sceau à la manière de celui du roi biblique Salomon.

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L'adoxe musquée est une plante à la fleur toute discrète par sa couleur et sa taille. Mais son odeur de musque d'où son nom permet de l'identifier facilement. On l'appelleaussi moscatelline ou encore muscatelle.

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Dans le panier pas de champignons mais quelques crosses de fougères. J'ai lu ici et là de nombreuses préparation à bases de celles-ci une fois séchées alors pourquoi pas.

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Les scolopendres, des fougères aussi, ont également commencées à prendre leur essor. Elles sont pas ou peut utilisées dans les soins et la phytotérapie en raison de certaines molécules qu'elles contiennent. Malgré celle là elles restent très belles.

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Ma première orchidée de l'année! L'orchis mâle aux belles fleurs violettes. Ces larges feuilles vertes parfois tachetées et sa belle couleur égayent les sous bois. Comme toutes les espèces d'orchidées, elle est protégée.

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Surprise par cette découverte (la plante ne pousse que de mai à juillet), j'ai la confirmation par un ami passionné il semblerait bien qu'il s'agisse de cette espèce, mais avec le temps fou que nous avons, tout est possible dans la nature.

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 J'arrive trop tard pour ces quelques oreilles de judas qui ont vieillies et ne sont plus bonnes à la consommation. Dommage mais cela est nécessaire pour que les paniers années après années se remplissent.

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 Mais rien n'est perdu, sur une grosse et vieille branche de noyer tombée dans un champs, une jolie colonie d'oreilles bien grasses s'offre au panier. Voilà de quoi préparer quelques plats asiatiques sans dépenser une fortune car ce sont ces fameux champignons noirs que l'on retrouve dans les rouleaux de printemps et les soupes originaires d'Asie.

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Voilà une jeune orchidée (orchis mâle) toute naissante dont les boutons n'ont pas tous encore pris leur couleur et offre ainsi une jolie gamme.

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Il m'arrive parfois d'être délicate et de surprendre le roi de nos forêts, le chevreuil. Ici une troupe de 4 femelles qui vaquent à leur quotidien.

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 Papouilles, gratouilles et herbe verte et tendre, la vie de chevreuil à aussi du bon (pour voir les photos en plus grand cliquer dessus).

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Mais bon, au bout de 20 minutes d'observation il faut continuer d'arpenter la forêt et je laisse à regrets cette joyeuse et paisible bande.

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Les bois sont verdoyants et de grandes fleurs violacées et crucifères à l'abondant feuillage tapissent le bois jusqu'à recouvrir le sommet de la cascade aux fées.

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Voilà une autre orchidée, encore une l'orchis mâle qui elle présente des fleurs un petit peu plus foncées et des taches noires sur les feuilles.

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Ces différences entre des individus de la même espèces voir de la même sous-espèce rend l'identifications des différentes orchidées assez compliquée.

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Voilà un autre biotope à morilles blondes qui est malheureusement vide. Les vaches sont dans le champs et ont piétinées le sol autour du vieux châtaigniers où les précieux champignons les années précédentes ce sont épanouies.

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Et voilà la rangée de noyers où les oreilles de judas ont prit plaisir à pousser, entourées de coucous (primevères officinales) qui ont rejoint les poussent de fougères (crosses) dans le panier.

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Les araignées sont sorties, c'est bon signe, la chaleur va arriver et les insectes nuisibles ont du soucis à se faire face à ces terribles chasseresses amatrices de mouches, de moustiques et de scarabées.

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Autre découverte, ce champignon inconnu. Possédant un chapeau et un pied, il est solidement accroché au bois mort sur le quel il pousse. Mais en dessous du chapeau pas de lames mais comme ces les polypores ou les cèpes, des tubes et une mousse plus ou moins rigide. Mystère, du moins pour le moment.

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Voici une autre orchidée que je n'ai pas sû identifier. Son feuillage est magnifique et elle est si pressée de pousser qu'elle a perforée la gaine de feuilles protectrices pour laisser apparaître ses fleurs roses naissantes.

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Proche du coin à morille et du bois à pézizes veinées, à la lisière de la forêt un lys de jardin c'est invité mais la pluie et le temps l'ont délavé.

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Ma morille, voilà ma première morille de l'année! Petite et seule, ça reste encore et toujours un vrai bonheur de découvrir ce précieux champignon. Celle-ci fait partie de la famille des vulgaires, appelées aussi communes. Dans le prochain article, c'est un plein panier que j'ai à présenter (hé hé).

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Le biotope est une petite côte de terre, à quelques pas de la lisière avec en contre bas une rivière puis une cascade. Les arbres indicateurs comme toujours sont les frênes. Du lierre, des ficaires et des noisetiers sont aussi de la partie. Et dans le bois à quelques pas de là, de jolies pézizes veinées.

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Et voilà la cueillette du matin. La saison commence doucement mais surement. Malheureusement ce soir il neige, les morilles avec un peu de chance perdurent sous le manteau neigeux mais si le froid ou même le gel s'en mêlent, c'es foutu!

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Les arums sauvages commencent à s'ouvrir. Cette plante toxique, notamment à l'automne quand elle fait des baies oranges, attirent les mouches en imitant l'odeur de la viande avariée, les pièges dans sa partie inférieur, bloque les insectes avec des petites "poils" pour qu'ils ne s'échappent pas, relâche son pollen sur celles-ci puis les libère pour qu'elle puisse féconder de la même manières d'autres arums. Maligne la plante.

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La lègére pluie a fait sortir un grand nombre d'escargots de Bourgogne, heureusement pour eux je préféres de loin les acheter au super-marché, leur préparation est bien trop longue pour moi. Trop d'éfforts pour si peux de choses à croquer.

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Le sol détrempé est fort utile pour indiquer qui est passé par ici. On dirait bien que mes amies chevrettes (femelles du chevreuil) aient utilisé le même chemin que moi pour le retour.

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Bref, je suis toute contente de mon panier de la matinée.

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Et pour compléter le tableau, voilà une hellebore fétide qui commence à former des cosses de graines et qui porte encore quelques fleurs. Les intempéries l'ayant sectionnée, j'ai prit l'initative de la ramener avec précotion à la maison pour faire sécher cette drôle de plante.

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Voilà le résultat, un bouquet de sorcière prêt à sécher pendant quelques jours face au soleil et dans un endroit bien sec.

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Bref, un bonne récolte qui ne reste plus qu'à conditionner.