dimanche 25 octobre 2020

La cigogne blanche (Ciconia ciconia).

DSCN0460Voilà la belle que nous avons pu rencontrer lors d'une virée dans la Dombe courant février. Si la plupart des cigognes blanches n'y sont que de passage à travers leur migration, quelques unes ont pris l'habitude de s'y arrêter pour nicher, voire à se sédentariser suite à des actions menés par le parc des oiseaux sur Villar les Dombes. D'ailleurs c'est à proximité et dans celui-ci que la plupart des nids peuvent s'observer. Cependant on ne serait les voir qu'ici, le Grand Est, la Camargue au sud et la Petite Camargue au nord-est étant des spots propices à l'observation. Figurant parmi les plus grands oiseaux de France avec une taille d'un mètre, une envergure d'un mètre 55 à un mètre 65 et un poids de 3 à 3,5 kilos, on la distingue des 6 autres espèces de cygognes grâce à son plumage blanc et noir, ses pattes rouges et son bec orange, là où celui de la cigogne orientale (Ciconia boyciana) et celui de la cigogne maguari (Ciconia maguari) sont gris voire noirs. Pouvant vivre plus de 30 ans, elle est fidèle à ses airs d'estivages et d'hivernage.

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La reproduction s'entame directement au retour de migration pour les oiseaux ayant atteint la maturtié sexue. Le mâle est le premier à arriver sur le nid, les couples étant fidèles à vie. lle, c'est à dire 4 ans. Cependant il n'est pas rare de voir de jeunes femelles venir prendre la place de l'officielle, ce qui peut entraîner de violentes bagarres suivies par un oeil attentif du côté du mâle. Les échauffourées terminer, la parade nuptiale peut débuter à travers un jeu de claquements de becs, cette cigogne n'aytant pas de syrinx, l'organe permettant aux oiseaux de chanter et de communiquer. Vient alors la construction/solidationdu nid. Celui-ci peut dépasser les deux tonnes et dans de très rares cas, peut entraîner l'éffondrement de l'arbre ou du toit sur lequel il se trouve.

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C'est là que verrons le jour 2 à 4 poussins après une couvaison des oeufs pendant près d'un mois. Il en faudra deux de plus pour voir les poussins devenir autonomes et quitter le nid. Ils pourront alors profiter de la Dombe et des nombreuses proies composant leur régime alimentaire. Grenouilles, larves, petits poissons, reptiles et rongeurs, les cigognes ne sont pas regardantes. Leur long bec forgé tel un poignard et leurs longues pattes laissent voir sans mal qu'il s'agit d'animaux adaptés aux milieux humides et plus particulièrement aux zones de marais dans lesquels il leur est possible de se déplacer sans n'avoir à se mouiller les plumes. On retrouve la même chose chez les hérons et autres aigrettes avec qui ce caractère est partagé.

DSCN0471Si les cigognes aiment la Dombe pour ses richesses, elles ne sont pas les seules. Bien des osieaux migrateurs y transitent et même, y passent l'hiver. Les grues cendrées s'y arrêtent pour manger, les fuligules et les nettes rousses y séjournes entre novembre et février et les cygnes chanteurs viennent même y nicher, chose relativement rare en France.

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Les cigognes figurent en Europe parmi les oiseaux ayant connus l'un des reculent les plus importants au 20e. Elle a même manqué de disparaître de France, faute d'habitats, les zones humides ayant été détonnées et asséchées à tour de bras. Les campagnes de réintroduction du côté du Grand Est et l'application de mesures de protections plus importantes ont conduit à un retour en force de leur population bien que leurs effectifs restent fragiles. La chasse dans certains pays, la pollution atmosphérique, de l'eau et lumineuse, la destruction des nids et leur braconnage dans certains secteurs de pêches restent des menaces importantes pour l'espèce.

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Un autre danger pour les cigognes blanches et les autres oiseaux de la Dombe, c'est le dérangement. Ce jour là nous en avons été directement témoins. Une voile à moteur passe de le ciel en hauteur. Soudain, le pilote prend l'idée de passer à ras des arbres. C'est la panique, des centaines et des centaines d'oiseaux d'élèvent dans le ciel. Les oies hurlent à plein poumons, des nuées de canards s'élèvent dans le airs, les cigognes quittent le nid ... bref, tout autant d'oiseaux qui peuvent à tout moment et à force de dérangement, abandonner le lieu pour ne jamais y revenir. Le loisir mal pratiqué est ici une menace à par entière pour la faune mais aussi la flore.

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Dans les grands arbres où nichent les cigognes, les corbeaux freux (Corvus frugilegus) s'installent également. Vivant de manière collégiale et en bonne harmonie avec leurs voisines, ce sont des animaux qui font preuves de grande intelligence. Bruyant à l'arrivée de la saison des amours, ils se font beaucoup plus discrets à l'arriver des petits, la fastidieuse tâche du nourrissage leur demandant tout leur temps et toute leur énergie.

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Voilà un bref aperçu de la cigogne blanche, oiseau très présent dans la culture européenne. Apportant les bébés par la cheminée ou sur le rebord de la fenêtre, signe de bon augure quand elle se pose sur une maison ou même selon certaines légendes, compagne du Christ à sa crucifixion en volant autour du supplicié, elle peuple notre imaginaire. Certaines villes alsaciennes en ont même fait leur emblème, signe de la longue histoire qui lie cet oiseau à l'homme, ce qui ne vas pas sans rappeler leur relation, parfois tumultueuse, au fil des siècles.

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samedi 6 juin 2020

Quand la corneille se met à la pêche !

DSCN3271Le confinement a eu du bon dans notre compréhension d'une espèce que nous pensions bien connaître : la corneille noire (Corvus corone). Nous en avons vu une puis deux s'atteler à la pêche, chose que j'ignorais et qui semble extrêmement rare dans les zones continentales. Nous voilà donc à suivre leurs aventures tels des détectives, l'appareil photo à porté de main pour filmer et photographier ce comportement atypique. En voici le récit jours après jours. Le fait me fascine et je pense bien élaborer quelque chose autour de ces observation : un article à publier et/ou une conférence peut être. Cela ne vas pas sans me rappeler une autre observation que j'avais pu faire au début de l'hiver. Dans ma voiture, coincée dans un bouchons, j'avais pu voir une drôle de scène sur la Saône. Un groupe de mouettes rieuses avait réussi à regrouper et maintenir à la surface un groupe de poissons, l'entourant et plongeant à proximité. Au dessus du banc, trois corneilles au ras de l'eau, en vol tant bien que mal stationnaire, semblent tenter d'attraper les poissons avec leurs pattes tendues. Un souvenir qui marque encore ma mémoire et qui me fait de plus en plus me prendre de passion pour les corvidés.

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20/03 : début d'après-midi, nous observons une corneille au nid comme l'an dernier. Son plumage est défraîchi et comporte de nombreuses plumes blanches, signe le plus souvent d'une mauvaise alimentation. Sa compagne ou compagnon se pose souvent sur une branche à proximité.

03/03 : la corneille est observée au matin avec du poisson en bec ! Elle a été vue à le saisir avec ses pattes : à 40-50 cm du bord de la rivière, elle s'immerge jusqu'au dessus des pattes dans l'eau et ressort avec un poisson vivant de 8-10 cm qu'elle part manger sur une branche. Nous sommes ébahis. Nous avons pu filmer la consommation mais pas la pêche.

04/04 : la corneille passe en début d'après midi devant la fenêtre avec du poisson dans le bec pour le manger sur une branche, nous n'avons pas vu la pêche, ce qui ne nous permet pas de savoir si le poisson a été trouvé vivant ou mort. Nous commençons à nous dire que quelque chose d'inabituelle se passe. Entre temps, j'ai pu récolter quelques informations.

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05/04 : début d'après midi, il y a de nombreux allers-retours au nid. La saison de reproduction semble s'entâmer tranquillement.

06/04 : une corneille est au bord de la rivière sous le pont, elle remonte le filet d'eau pour s'abreuver puis se pose sur le béton comme en affût en début de soirée. Nous sommes posés en affût à la fenêtre, apapreil en main, mais il n'a rien à capter.

11/04 : la corneille est au bain après avoir donné l'impression d'être posté en affût. Nous sommes là encore au milieu de l'après-midi, et si nous n'avons pas d'images de pêches, nous avons celles- de la toilette.

13/04 : la corneille sur sa branche fêtiche et mange un poisson tranquillement dans l'après-midi. Nous n'avons là aussi pas pu voir s'il s'agissait d'une action de pêche ou la capture d'un poisson déjà mort.  Dans la soirée, la voilà qui va se poser en affût. D'un bon elle se met là où d'ordinaire elle prend son bain et attrape 2 petits poissons qui semblent morts ou mal au point, en mettant les pattes dans l'eau à mi hauteur. Nous avons enfin des images et vidéos de pêche mais ce ne sont pas celles que nous attendons.

14/04 : ce matin la corneille mange du pain là où elle a été vue la veille manger les poissons, hélas. Ce lieu est souvent un lieu où il y du pain est donné en abondance aux animaux, pour mon plus grand désarroi.

16/04 : ce matin pour le couple de corneille, c'est grande chasse aux riveaux. Dans le ciel, il y a 4 corneilles dont un individu qui pique violement sur 2 autres et un quatrième qui se tient éloigné. Un vrai spectacle de voltige.

17/04 : passage en rase motte de la corneille au plumage abîmé, les pattes toutes tendues comme pour essayer de saisir la carpe Koï qui se trouve en surface. Elle saisie un morceau de pain sec sous le pont, par un peu plus loin pour le tremper dans l'eau. Elle le saisi en bec, puis repasse en rase motte au-dessus de l'eau, toujours pattes tendues, provoquant la panique chez la friture en surface qui part à tout allure dans le fond de la rivière.

20/04 : aujourd'hui, la corneille passe au ras de l'eau en trempant le bout des pattes sans rien attraper mais l'image est belle.

21/04 : il est 17h20, la corneille se pose sur le muret puis soudain plonge les pattes les premières en direction de l'eau. Un camion blanc nous empêche de voir la scène. La corneille réapparaît de l'autre côté avec un poisson au bec. Toujours posée sur un muret, elle le dévore en 2 minutes en s'aidant e ses pattes, chose que nous avons pu filmer. Elle retourne alors au nid et semble régurgiter de la nourriture mais nous n'avons rien de visible à l'image.

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23/04 : les corneilles se montres de plus en plus agressives, en fin d'après midi elles ont chassé un jeune héron qui à ses habitudes ici et qui, le pauvre, s'enfuit à grands cris. Sur les coups de 21h retour de celui-ci. S'en suit une grosse bagarre entre le couple de corneilles qui se lance dans l'attaque à totue allure. Il se réfugie dans les robiniers faux-acacia avant de partir, ne pouvant faire face aux harcèlements des corvidés. En résulte une belle vidéo.

24/04 : les corneilles ont braillé toute la matinée avant de se calmer, et nous en avons vu et filmé une manger quelque chose qui ressemble à du poisson. Vers 10h30 bagarre avec une pie et une des corneilles. La pie est très vite rejointe par une autre pie, puis trois puis 5. De quoi faire tourner la corneille en bourrique pendant 45 min au moins et nous donner de super images et vidéos de cette scène de vie.

25/04 : la corneille aux plumes abîmées mange un poisson faisandé de l'autre côté de la rive avant de s'envoler plus loin et de laisser la carcasse que nous avons pu observer pendant notre balade nocturne. Sans doute un poisson attrapé par un des nombreux pêcheurs et laissé sur le bord.

28/04 : une corneille au bord de l'eau s'envole et se pose au nid avec un gros ver au bec, peut être pour nourrir les petits. Il est alors 16h48 et nous nous disons que l'éclosion a dû avoir lieu, nous avons hâte des voir comme l'an dernier les petites corneilles faire le show dès qu'elles seront en âge de sortir du nid et d'explorer les alentours.

01/05 : il a plu presque toute la semaine. Depuis deux jours, les deux parents corneilles se relaient pour nourrir les poussins. Dès qu'un adulte arrive au nid, parfois avec de la nourriture au bec sans que nous puissions voir de quoi elle se compose, l'autre part immédiatement. Ce soir un des parents s'est posé aux postes habituels d'affût de pêche, en particulier vers et sous le pont, sans pour autant tenter une capture, le courant étant fort. Vers 21h15 nous sommes appelé à la fenêtre par des grands bruits. Le jeune héron est de nouveau pris en chasse par le couple et le pauvre cri dans tous les sens. Les attaques sont violentes et il finit par être partir. Si un des adultes revient de suite vers le nid, ce n'est pas le cas de l'autre qu ne reviendra que vers 21h20. Peu avant en fin d'après midi un comportement similaire avait été observé en direction d'un chat qui, passant rapidement avait fait l'objet de nombreux cris d'alarme de la part des deux corneilles qui, rassurées, ont fini par se poser dans l'alignement d'arbres à leur poste habituel.

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03/05 : il est 21h13, il n'a pas plu aujourd'hui et sur la fin de la journée, il a fait soleil. Le courant est fort. Le jeune héron tente à nouveau sa chance pour s'installer au bord de l'eau mais une fois de plus il se fait chasser. Un running gag.

05/05 : une corneille est au poste d'affût de chasse, mais n'a pas le plumage abîmé que peut présenter le couple qui vit juste dans le grand platane. Elle prend le pain qui vient d'être donné aux pigeons avant de s'envoler à tir d'ailes.

06/05 : une corneille au plumage intégralement noir se poste au bord de la rivière sous le pont.Soudain elle saisie un poisson bien vivant, le secoue dans tout les sens, le pose au sol, le frappe de son bec, le ressaisi et s'envole avec à l'opposé du nid. Nous avons le temps de filmer à partir moment où elle se saisie du poisson et s'envole avec, mais toujours pas la pêche. Nous nous apercevons alors qu'il y a bien deux corneilles pêcheuses, la corneille péchant d'ordinaire se trouvant alors avec ses oisillons.

08/05 : enfin nous captons la corneille dans sa pêche. Il s'agit du nouvel individu. Il est alors 19h. Elle tente de pêcher du côté gauche de l'Yzeron sous le pont. Elle semble capturer un petit poisson qu'elle avale de suite, puis saute de l'autre côté, attrape en donnant un coup de bec dans l'eau un poisson un peu plus grand que son bec et s'envole avec. Ce n'est pas la grande scène que nous avons pu observer au tout début de notre étude des corneilles locales mais c'est un bon début.

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09/05 : grosse bagarre entre la corneille au plumage délavé qui niche ici et la corneille au plumage noir qui pêche sous le pont, ce qui nous conforte dans notre idée. Peut être s'agit-il d'un petit de l'an dernier ou d'une année précédente qui revient sur le territoire de ses parents pour appliquer ce qu'il a apprit d'eux sans que cela ne plaise à ses derniers.

10/05 : petite pêche de la corneille comme d'habitude sous le pont, il est alors 14h10. Son plumage noir ne laisse pas de doute sur son identité. Une autre théorie nous apparaît : la corneille "noire" pêcherai sous le pont où le courant est fort mais le niveau d'eau faible, et au la corneille "délavée" pêcherai plus en eau plus profonde et calme même si nous la croisons parfois sous le pont. D'ailleurs, ce matin elle était à un de ses postes de pêche favoris, là où il y a 80 cm à 110 cm de fond. 18h25, nous faisons une seconde observation de pêche, la corneille "noire" se poste a un nouveau poste d'observation, devant la fenêtre et derrière le mur, là au l. Je ne la vois plus mais el'eau est profonde de 50 à 60 cm. Elle ressort de là quelque secondes plus tard, un poisson frétillant de la queue dans son bec et long de 8 à 12 cm.

11/05 : déconfinement ou non, il est 17h50 et c'est l'heure du ménage. C'est pile le moment qu'à choisi la corneille au plumage noir pour se mettre sur le poste d'observation où la rivière est profonde, à 80 - 100 cm. Hop elle sort de la rivière avec un poisson d'environs 15 cm - crotte nosus n'avons pas le temps de prendre l'appareil photo. Elle se saisie de sa proie, se pose au sol et la mange en quelques coups de bec avant de se saisir d'un vieux crouton de pain et de s'envoler. Encore un coup loupé pour nous.

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12/05 : 10h00 bataille de corneilles dans les airs au dessus de l'Yzeron au niveau du gros platane.

13/05 : il est 17h20, nous montons en voiture pour le contrôle technique et il pleut à très grosses goutte, au point que la rivière prenne un sacré courant. C'est le moment que choisit la corneille au plumage bien noir, posée sur le toit de la sortie d'eau des égouts, pour s'envoler. Elle a un poisson au bec.

19/05 : enfin, les petites corneilles se montrent. Deux jeunes sont perchées dans les robiniers juste en face de la fenêtre. 16h30, surprise, une corneille se jette dans l'eau sous mes yeux, là où l'eau est profonde de 1m en bas de pente, à 40 cm du bord, et flotte comme un canard quelques secondes à côté de deux gros cygnes. Elle fait un petit bond, attrape un poisson en surface avec ses pattes, le passe dans son bec puis s'envole sur une branche juste au dessus de l'eau. Tout cela est sous les yeux des deux jeunes corneilles noires, de quoi leur apprendre à leur tour la pêche. Vidéos et photos des deux jeunes.

 20/05 : il est 16h. En face de la fenêtre, une corneille au pumage bien noir c'est saisie d'une grosse brême morte qu'elle a remonté sur la rive et qu'elle commence à décortiquer à coups de bec. Pas de chance le poisson roule de la pente et retourner à l'eau. Elle l'abandonne là et par en s'envolant. Dans un même temps, une autre corneille situé devant la sortie d'eau usée se jette à l'eau, attrape du bec un petit poisson, le déguste sur la rive, puis s'envole.

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21/05 : montage ne 2h30 de la vidéo sur les observations de corneilles. Les deux petites corneilles sont posées dans les robiniers faux acacia en face de la fenêtre. L'une fait des vols d'entraînement, l'autre somnole et étire ses ailes.

22/05 : il 7h30 du matin, les deux petites corneilles font leurs volent d'essaie. Deux corneilles adultes croassent à plein poumonsur les branches de l'arbre mort à côté du micoucoulier comme à l'heure habitudes. Elles s'envolent puis deux autres viennent faire de même. Une d'entre elles part à son tour pendant que l'autre reste à croasser pendant 10 minutes, toujours en regardant en direction du sol comme toutes ces congénères. De temps à autre d'autres corneilles réponden au loin. Ce comportement nous l'observons depuis 8 semaines au moins et nous peinons à comprendre à quoi il correspond.

27/05 : grands cris dans le ciel, il est 19h50. Le coupel de corneilles aidé de leurs deux jeunes chasse un pauvre héron. Nous déménageons bientôt et sans doute est-ce la dernière fois que nous voyons cette scèbe.

01/06 : il est 16h30, une corneille adulte se lance à l'eau et attrape un petit poisson à la surface de l'eau. Elle est suivit d'un autre adulte et survolée par un juvénile. Il s'agit là de la famille que nous suivons depuis plusieurs semaines et nous venosn de voir une leçon de pêche. Nous en sommes émus.

06/06 : grand déménagement, adieux corneilles pêcheuses !

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samedi 23 mai 2020

Quand la nature revient, la cas du flamant rose.

DSC09245Confinement oblige, on se plonge dans les souvenirs. J'ai sur mon ordinateurs une multitudes de photos de flamants roses (Phoenicopterus roseus) qui datent de notre passage à Pont de Gau cet hiver, et que je n'ai jamais eu l'occasion de publier. Je pensais profiter du confinement et du temps qu'il me donne pour rédiger une nouvelle fiche espèce sur cet élégant oiseau. Seulement voilà, un matin où je consultait l'actualité, je suis tombée sur cet article (ICI) et intitulé "En Camargue, un baby boom de flamants roses" suivit de "2500 flamants ont été comptés, soit près de 1000 de plus qu'en temps normal". L'occasion est que trop belle pour pousser la réflexion de notre impact sur la faune. Une véritable remise en question sur nos séjours en Camargue et à vrai dire, de temps à autre, ça ne fait pas de mal de remettre en question sa pratique de la nature.

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Les flamants roses du parc de Pont de Gau sont des animaux sauvages attirés par les nourrissages réguliers du parc, ils y trouvent ainsi la nourriture mais aussi un refuge vis-à-vis des prédateurs et une zone toujours en eau. L'arrêt d'exploitation de certains marais salants et l'asséchement d'une grande partie des milieux humides ne leur offrant plus de conditions de vie suffisantes. Dans le lot, on peut également voir des animaux bagués. Cela permet de connaître le parcour de l'oiseau, sa durée de vie et si c'est un habitué des lieux. Si la plupart des programmes de bagages sont portés en France par le C.R.B.P.O, pour le flamant rose le projet est porté par Tour de Valat, l'institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes.

DSC09215Le vol du flamant est facilement reconnaissable. Rapide et énergique, le coup bien tendu et toujours en groupe pour se déplacer, sa silhouette noire et rose fend le ciel. Migrateur, on le trouve partout en Afrique, en Asie et en Europe. Néanmoins, il ne se montre qu'occasionnel voir rarement dans les pays de l'Europe du Nord, en Inde, en Chine et en Afrique Centrale. En France, on retrouve environs 25% de la population nicheuse européenne avec par endroits des rassemble de 20 000 individus. Un statut qui nécessite un suivis régulier et rapproché pour permettre aux oiseaux de s'occuper de leur couvée sereinement. On se souvient notamment su scandale en 2018 avec l'abandon de 500 oeufs suite au tournage de Nicolas Vanier. Celui-ci est dû à l'effarouchement par un avion de tournage de toute une colonie sur les salins d'Aigues-Mortes.

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À Pont de Gau, les oiseaux ne sont pas connus pour s'y reproduire. En moyenne à cette saison, 1500 individus s'y observent mais cette année ils étaient pas moins de 2500, un record. S'il est trop tôt pour tirer des conclusions, le confinement n'y est peut être pas pour rien. D'ordinaire de nombreux visiteurs déambulent dans le parc pour observer les oiseaux et leur tirer le portrait à travers les 60 ha mis à disposition. Nous en faisons complètement partie et les photos que vous voyez ici ont été prise là-bas. En ce moment, les pontons sont déserts là où 15 000 personnes se pressent d'ordinaire. L'article d'écoplanète (ICI) dont je tire une grande partie de mes informations explique même que le rare ibis facinelle (Plegadis falcinellus), pour la première fois y a fait son apparition.

DSC09236La période de reproduction débute, mais on peut depuis le début de l'hiver observer des comportements nuptiaux. Têtes agitées, courses synchronisées, ailes ouvertes brutalement et cris bruyants figurent parmi l'attiraille de séduction. La qualité de l'alimentation détermine la belle couleur des plumes, un outil essentiel aux mâles pour plaire.

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Il se pourrait, peut être, que certains prennent l'idée de pondre ici. Pour se faire, mâles et femelles confectionne une cuvette de terre où un seul oeuf sera déposé. Le maintient du niveau d'eau des marrais est alors important, pour éviter que le nid soit inondé mais aussi pour que les étangs les protégeant des prédateurs ne soient pas à sec, permettant à ces derniers de se saisir des oeufs et des poussins. D'ailleurs, l'utilisation de pompes sur le site et la stabilité des eaux pourraient également expliquer cette forte affluence de flamants à cette saison. Il est vrai qu'un gros oiseau rose, un peu maladroit sur la terre et ayant besoin de temps à décoller fait également une proie toute trouvée pour les renards, les chiens errants et les rats surmulots. Pont de Gau fait alors office d'un refuge, les zones humides propices à la reproduction diminuant d'années en années avec l'urbanisation et le dérèglement climatique.

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Pour l'heure, de nombreux poussins ont été bagués sur les grands sites de reproduction. Ce sont pas moins 600 petits qui ont été équipés de bagues entre le 6 août et le 18 avril. Celles-ci permettront de les suivre tout au long de leur vie. Poids, âge, engergure ou encore dynamisme, toutes les informations sont rentrées sur un carnet de suivi qui sera par la suite numérisé. D'ailleurs cette année, ce sont les 30 ans du programme flamant qui sont fêtés et ce sont des centaines de bénévoles, de bagueurs, de scientifiques et d'observateurs qui ont permit de mener à bien ses actions en France mais aussi en Espagne, au Maroc ou encore en Tunisie. Plus d'infos ICI sur le bagage.

DSC09279Pour l'exemple, l'an dernier ils étaient pas moins de 150 téméraires pour aller mettre les pieds dans l'eau bien plus. Le bagage ne peut se faire qu'à un certain âge chez les poussins, pour faire en sorte que les parents ne quittent pas le site. Ils sont conduits en douceurs dans des enclos permettant de les saisir sans les mettre en danger.

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Les données pour l'heure permettent d'affirmer que sur les 500 000 flamants roses estimées de par le monde, 10 % passe au moins une partie de l'année en France et 4% reste à l'année. Si ces chiffres laissent penser que la population se porte bien, il ne faut pas oublier qu'il y a 50 ans de ça, leur population était menacée. Cela pourrait de nouveau être le cas avec la disparition de par le monde des marais salants. Cela nous fait revenir à Pont de Gau. Le calme retrouvé pourrait conduire à de premières nidifications mais, la sortie de confinement pourrait mettre en échec l'élevage des poussins si le public serait à nouveau amené à parcourir le site, les flamants percevant les humains sans mal comme des prédateurs et à raison. En 2017, 6 flamants sont retrouvés morts dans une réserve Corse, le corps criblé de plombs par des braconniers (ICI), signe qu'il est plus que jamais nécessaire de sensibiliser les populations sur l'importance du maintient de ces oiseaux et de leur écosystème.

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Tout cela nous pousse à nous interroger sur la manière dont nous consommons la nature, car ici il est bien question de consommation. Même si nous avons pris l'habitude de ne plus fréquenter les parcs zoologiques, nous continuons de temps à autre à nous rendre sur des sites ouverts et en particulier les réserves où il est possible de s'approcher de la faune au plus près, sans toujours nous poser la question de l'impact que nous pouvons avoir sur celle-ci même si nous essayons de l'approcher au mieux. J'avoue avoir beaucoup culpabilisé à la lecture de ces articles, et il serait possible qu'à la sortie du confinement, nous changions notre pratique de naturaliste. Ce changement se ferra peut être sentir dans les articles à venir sur le blog. À suivre ...

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samedi 21 décembre 2019

Des salamandres dans le Rhône.

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Incroyable animal n'est-ce pas ? La salamandre noire et jaune (Salamandra salamandra) ne va pas s'en fasciner les grands comme les petits. D'ailleurs, elle a même inspiré une magnifique revue du même nom que je vous encourage à consulter ICI. Elle comporte de nombreux noms comme celui de salamandre terrestre, rappelant que l'animal bien qu'appartenant à la famille des amphibiens n'est inféodé aux milieux humides que pour sa reproduction et que la plonger dans une mare profonde peut même la conduire à la noyade.

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Cela ne serait le seul patronyme qu'on pourrait lui donner, la belle se nommant aussi salamandre de feu, en évocation à la vieille rumeur qui voudrait qu'elle résiste au feu. Certes l'animal peut produire un suc pendant quelques secondes s'il se trouve dans un brasier, mais cela ne serait le protéger de flammes et il finirait inexorablement par brûler vif. Néanmoins, cette idée reçue tenace a longtemps perduré et de grands noms ont pris pour emblème la salamandre tachetée pour sa résistance au feu supposée.

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Nous sommes début octobre, les salamandres n'ont qu'une seule idée en tête : se reproduire. L'accouplement à lieu hors de l'eau, dans les sous-bois humides en particulier quand il pleut et que la température est douce. C'est la femelle qui mène la danse en montant sur le mâle. Celui-ci l'encercle de ses pattes arrières et colle son cloaque au sien. Elle vient alors absorber le spermatophore, un sac de sperme, de son partenaire. Ce soir là à Oullins, ce ne sont pas moins de 584 individus que nous croisons. Certains font le pari de rejoindre les aires d'accouplement par la route. Ils n'ont pas le choix. La fragmentation des habitats séparant les sites boisés des uns des autres par de dangereux obstacles que sont les axes routiers, ne pouvant compter que sur la vigilance des conducteurs.

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S'en suit une longue gestation. Pendant 8 à 9 mois la femelle porte en son sein jusqu'à 70 larves auxquelles elle donnera naissance en s'immergeant sur une berge où elle s'assure de pouvoir remonter sans se noyer. Les petits évoluent pendant 3 à 6 mois en fonction de la température de l'air ambiant. En montagne on peut observer des individus mettant parfois deux ans à prendre forme. Pour vivre dans les eaux fraîches, peu profondes et pauvres en nutriments, elles utilisent des branchies qui leur permettent de filtrer l'oxygène. Sortie de l'eau, elles perdent leurs branchies et deviennent entièrement terrestre. Il leur faudra encore attendre 2 à 4 ans pour pouvoir se reproduire à leur tour. Fait surprenant, une femelle est capable de conserver tout au long de sa vie le sperme d'un mâle si l'accouplement et la mise au monde des larves se sont bien déroulés.

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Aux premières gelées, les salamandres partent en hibernation. Elles s'enfouissent alors dans la végétation, dans la terre ou dans des galeries de mammifères abandonnées. On peut aussi à l'occasion les voir dans les cavernes ou dans les caves. Si les conditions le permettent, on peut pendant l'hiver observer des individus sortir si la température avoisine les 10°C et plus ce qui reste rare. Fidèles à leur site d'hivernage, elles y reviennent années après années, ce qui assure d'en voir régulièrement quand on sait qu'un individu peut vivre 10 à 15 ans même si la littérature scientifique relève des cas d'animaux ayant dépassés en milieu naturel les 30 ans.

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Côté alimentation, bien que epu agiles et lentes voire même très lentes, ce sont de véritables chasseresses. Carnivores, elles prédatent les invertébrés qui aiment les milieux humides. Cloportes, araignées, limaces et autres vers de terre sont au menu, ainsi que des animaux plus massifs si l'occasion se présente et qui sont capturés à l'aide de leurs dents pointues là où les organismes plus petits sont attrapés avec la langue en affût. Adultes, elles ne connaîssent pas de prédateurs en raison de leur toxicité que rappelle sa couleur d'avertissement. Leur venin provient de ses glandes parotoïdes, bien visible à l'arrière de la tête et qui se manifestent par des petits points noirs. On retrouve également des glandes à venin sur le dos et plus sporadiquement sous la peau épaisse et brillante. Les alcaloïdes secrètés sont non seulement toxiques pour les animaux qui tente de croquer une salamandre, mais aussi pour les champignons et bactéries qui peuvent s'attaquer à sa peau fragile.

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D'ailleur, ce sont des animaux protégés, en pleine régression et qu'il ne faut jamais manipuler, hormis s'ils sont en situation de danger. Dans ce cas on prendra le soin de les porter le moins possible et de toujours les prendre avec des mains humides, dénuées de plaîts et bien propres, la peau humaine pouvant communiquer des malades mortelles pour les amphibiens. On exclura bien sûr les aquariums dans lesquels on installera des larves de salamandres, cette habitude étant plus que préjudiciable aux animaux. Si on a la chance d'habiter non loin d'un espace forestier, on s'attachera plutôt ppour les favoriser à leur faire dans le jardin un petit coin de paradis en créant une mare aux pentes douces, en favorisant des haies aux essences locales et en laissant ici et là des tas de matières organiques (feuilles, branches ...) qu'on laissera se faire peupler par la faune au rythme des saisons.

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Des les bois, les salamandes ne sont pas les seules à partir en vadrouille, le crapaud commun (Bufo bufo) est de sortie. Nocturne comme sa cousine, il n'est pas là pour les amours mais pour se nourrir. Bien qu'appartenant tous deux à la classe des amphibiens, ils ne sont pas de la même famille. Ils ont cependant pour point commun leurs glandes à venin.

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La salamandre se trouve chez les Salamandridae et dans le genre des Salamndra. Le crapaud commun pour sa part se range chez les Bufonidae et dans le genre Bufo. Pour en revenir à ce dernier, c'est un animal de belle taille avec des femelles qui peuvent dépasser 11 centimètres, en faisant le plus gros crapaud d'Europe. Là où sa cousine jaune et noire est associé aux rois et à l'alchimie, la culture populaire fait de lui le compagnon des sorcières. Cuisiné, utilisé entier ou en morceaux dans des filtres, il serait un ingrédient indispensable pour ensorceler les imprudents et les malchanceux. Il était même parfois désigné comme animal de compagnie pour les diaboliques. Si aujourd'hui c'est un animal protégé, on continue de l'employer dans l'imaginaire et lors des fêtes en particulier pour Halloween.

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Lors de cette soirée, nous tombons sur une découverte macabre. Dans le bois, de nombreux fils barbelés de prison (oui oui !) sont balancés à la volée à même le sol, résultat du choix politique d'une copropriété aux idées aberrantes. À quelques pas de ceux-ci, la dépouille d'un hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus). Nous en trouverons une plus loin en contrebas du boisement. Il n'est pas possible d'établir un lien entre l'animal mort trouvé et le barbelé mais il est légitime de se poser des questions, d'autant plus que le dit fil barbelé a été balancé sans ménagement dans une mare forestière peuplée de larves de salamandres et de tritons. De quoi enrager, car au-delà du danger pour la faune et de la pollution du site, c'est aussi l'intégrité des personnes qui est en jeu.

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Ce n'est pas la seule menace qui pèse sur les amphibiens pour revenir à eux. Faisons un bon dans le temps dans l'espace et le temsp pour nous rendre sur l'Île de la Table Ronde à la fin du printemps. Dans certaines des mares, d'étranges phénomènes se produisent. Des grenouilles de couleur jaunes voire blanches font leur apparition, au même titre que des pontes blanches de grenouilles de type vertes (Pelophylax kl. esculentus). On pourrait croire qu'il s'agit d'un tour de jeu de la nature, de la génétique ou du climat, le gel pouvant donner cet aspect à une ponte. Il semblerait qu'il n'en soit rien est que le responsable soit un champignon microscopique, Batrachochytrium dendrobatidis appelé parfois Bd.

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Ce champignon est la terreurs des amphibiens. De par le monde, on estime 50 à 90 le nombre d'espèces disparues à cause de ce dernier. Conduisant à l'apparition de nécroses et de la mort en moins de deux semaines par crise cardiaque des animaux, ses forment les plus virulentes se sont répandues à travers le monde par le commercialisation à échelle mondiale d'un test de grossesse utilisant des oeufs de grenouilles touché par une forme particulièrement virulente de Batrachochytrium dendrobatidis, celui-ci étant naturellement présent dans une grande partie du monde. Cela ne fait que 10 ans qu'il est présent en France mais cause déjà bien des dégâts. Une souche proche, Batrachochytrium salamandrivorans, à conduit au Pays Bas à la disparition de plus de 90% des populations de salamandres, faisant craindre le pire pour nos populations si celui-ci arrive sur notre territoire.

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Une autre espèce, rare et protégée partage le site bien qu'elle ne soit pas aquatique. La fougère langue de serpent (Ophioglossum vulgatum) est une plante superbe et portant plus que bien son nom avec sa longue fronde.

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Des centaines de pieds couvrent la petite clairière dans laquelle se trouve la mare. Il s'agit d'une des plus grandes populations du Rhône. Sur la fronde fertile enroulée dans la fronde stérile ressemblant à une feuille, des sporanges c'est à dire des sacs de spores permettent à la fougère de se reproduire. C'est de la rencontre entre deux spores dans un milieu humide qui donne naissance à un nouvel individu. Pour espérer la trouver, il faut chercher les sols à tendance calcaire, immergés par intermittence ou du moins humides une partie de l'année, de préférence du côté des prairies, des fossés et des bords de forêts tempérés. Sa réputation de plante magique lui a valu au Moyen Âge et à la Renaissance d'être utilisée comme ingrédient vulnéraire dans les baumes pour soigner les plaies.

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C'est sur ces images de la faune et de la flore de l'Île de la Table Ronde que se termine ce portrait d'espèce. Les salamandres jaunes et noires sont des animaux fascinants, et il y a bien encore à apprendre sur eux, ne serait-ce que leur cycle de vie avec leurs mues, chose que j'ignorais, leur système de reproduction qui en fonction des airs où elle se trouve peut différer ou encore à travers leur paterne de tâches, propre à chaque individu et permettant de les identifier sans à avoir à faire un marquage impactant sur les animaux (section d'un doigt par exemple).

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