dimanche 15 septembre 2013

Le fraisier sauvage

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Le fraisier sauvage:



noms: fraisier des bois, fraise des bois, fragaria vesca, caperonnier, capron.

 

classification: de la famille des rosacées.

 

habitat: il est originaire d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Aise tropicale. Il pousse dans les sous bois, les zones claires, broussailleuses, les bords de chemins et les talus des champs. Il pousse jusqu'à 2000m d'altitude. Il est plus rare dans les basses régions méditerranéennes.

 

description: c'est une plante pérenne (elle dure toute l'année) et rampante qui mesure aux alentours de 20 cm. Ses fruits d'un beau rouge sont de « faux » fruits, ce sont des réceptacles pour les graines/akènes qui les parsèmes mais le plant de fraisier se reproduit aussi par la multiplication .Ils donnent à l'urine une couleur rouge. Ses fleurs blanches ont cinq pétales blancs ovales et un cœur composé d'étamines jaunes. Elles fleurissent de mai à juin. Ses stolons sont longs, ses feuilles vertes, striées et brillantes. Le fraiser des bois est légèrement velu.

 

confusion: possible avec la potentille faux fraisier appelée fraiserat mais qui donne des fruits amers et secs et a ses pétales en cœurs.

 

récolte: les jeunes feuilles sont ramassées à la main puis séchées pour les usages de la phytothérapie. On ramasse les fruits pour la cuisine de mai à septembre. Le rhizome se déterre au printemps.

 

propriétés et utilisations: les feuilles infusées, riches en huile essentielle citronnée, en vitamine C et en tanins sont prescrites aux patients anémiés (manque de globules rouges), atteins de troubles intestinaux comme les diarrhées et les gastrites. Cette infusion serait également bénéfique pour les affections des voies urinaires et des reins comme les calculs rénaux, les ulcères ou la goutte par exemple. Les feuilles fermentées servent de substitue au thé (à la manière de celles du framboisier) et sont apéritives (ouvrent et stimulent l'appétit). Bouillies, ont les appliques en compresses sur les plaies infectées. Enfin un gargarisme de leur décoction préserve de la mauvaise haleine. La plante est aussi riche en protéines, en sodium, en phosphore, en glucides, en flavones, en fragarine d'où une utilisation fréquente des fruits. Ainsi il est aussi décongestionnant, astringent, reconstituant, reminéralisant, stimule les fonctions hépatiques, les systèmes glandulaires et nerveux. Il est aussi dépuratif, diurétique et calmant. Il peut soigner les angines, les leucorrhées et les inflammations de la bouche.




mercredi 28 août 2013

Deuxième numéro de la Renarde des Alpes.

 Deuxième numéro de "La Renarde des Alpes", axé celui-ci sur les plaisirs de l'été et de septembre. 

Au sommaire:

Cèpes d'été, mystères de Miribel-les-Echelles, papillons alpins ou encore, comment sécher et conditionner sa récolte.

Pour accéder directement au site en ligne c'est par ici: http://madmagz.com/fr/magazine/241145#/page/1

Et comme toujours, un aperçu photo de la revue.

 

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 Et au prochain numéro, la Renarde des Alpes se plonge dans l'univers des sorcières.

 

Magazine créé avec Madmagz.

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jeudi 15 août 2013

Sortie en forêt 31.

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Encore une sortie en forêt, où la chance est avec nous. En effet l'activité fongique commence tout juste ce qui promet de très belles cueillettes à venir. En attendant, si on lève la tête on peut avoir l'occasion de voir les accenteurs-mouchets effectuer des allers-retours pour nourrir leurs petits qui viennent d'éclorent, laissant tomber au sol quelques coquilles.

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Les girolles (catharellus cibiarius) ont bien grossi, même si certaines restent encore petites. C'est un excellent champignon très recherché. On la trouve sous les boulots mais aussi sous les résineux, dans un sol plutôt acide et pauvre en azote, aussi bien sec qu'humide, à toutes les altitudes du début de l'été à la fin de l'automne selon les régions. On la rencontre aussi bien en Europe qu'au Québec. Néanmoins, aux premières gelées apparut, le mycélium qui se trouve de 0 à 10 cm de profondeur, se met au repos et ne fructifie que l'année suivante. Les girolles sont l'un des éléments les plus riches en vitamine D connu. Elle aurait des propriétés anti-insecticides inoffensives pour l'homme mais efficace contre la petite faune du bois ce qui expliquerait pourquoi elles ne seraient que très rarement grignotées.

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Avec les nombreuses pluies et rosées, les girolles prennent enfin de belles proportions ce qui donne bon espoir pour la suite de la saison entamée.

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Le scléroderme vulgaire est toxique. Il ne faut pas le confondre avec la veste-de-loup qui jeune est un comestible plutôt moyen. Dans le bois elles sont apparut par dizaine, ce qui est bon signe, en effet elles poussent dans les mêmes conditions que les cèpes. Dans l'alimentation, les vendeurs peut scrupuleux utilise sa chair noire dans les aliments pour faire croire qu'ils sont parfumés à la truffe.

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Voilà une bien drôle de chenille, avec son "pelage" blanc et ses "cornes" orange. Malgré son apparence typique, je n'ai pas pu l'identifier.

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 L'humidité de ses derniers jours à fait sortir les bêbêtes du bois.

1 et 2: Les grandes Loches, qu'elles soient noires ou oranges, sortent en quête de pitance (nos beaux champignons), mais aussi d'un partenaires. Chez elles comme chez toutes les limaces, les individus sont hermaphrodites, c'est à dire qu'ils possèdent les deux sexes et qu'ils vont à la fois transmettre leurs gênes mais aussi en recevoir pour concevoir des petits.

3:  La decticelle cendrée est de sortie et se promène sur un jeune sapin qui de temps à autre, donne quelques belles girolles.

4: Un voilà un joli papillon, proche de la bagatelle d'or et de la famille de noctuelles que je n'ai pas pu identifier.

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 Les russules hémétiques sont nombreux. Il ne faut pas les confondre avec les russules dorés qui eux sont comestibles.

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 1: La calvaire doré est abondante en cette période. Plus ou moins toxique, il est bon de ne pas la ramasser.

2: De saveur poivrée, la calvaire dressée est néanmoins considérée comme non comestible. On la trouve de la fin de l'été jusqu'à l'automne.

3 et 4: Le temps, les limaces, les aléas de la nature ... tout cela rend l'identification de certains champignons bien peu aisée.

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 Un bon gros cèpe? Non, un bolet de Satan, diabolique champignon non comestible qui a donné des faux espoirs à de nombreux ramasseurs.

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Et comme toujours, c'est la valse des russules. Vertes, roses, jaunes, noires... il y en a comme on aime le dire pour tout les goûts, du poivré au sucré, qui l'aurait cru? 

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 Voici le seul et unique cèpe d'été de la sortie. Depuis nous avons fait de belles trouvailles mais ce petit cèpe fut un vrai bonheur.

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Des arbres, beaucoup de trésors sont tombés ce qui donne l'occasion de se pencher d'un peu plus près sur les essences de la forêt.

1 et 2: Les graines du sorbier des oiseaux ne sont pas encore arrivées à maturité. C'est une précieuse ressource d'énergies pour les oiseaux migrateurs mais aussi pour ceux qui s'apprêtent à passer l'hiver ici.

3: Les lichens sont l'étrange alliance entre un champignon et une algue. Utilisé dans la médecine et dans les cosmétiques, ils sont une riche ressource de protéines en cas de disette.

4: Le pin pectiné est un arbre fréquent dans les Alpes qui a souvent été planté pour l'industrie du bois. A ces pieds les cèpes mais aussi au printemps les précieuses morilles noires.

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 Un petit peu de magie dans la forêt.

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Les bois sont beaux et frais en ce moment, bientôt la pluie viendra les rendre boueux et humides. Pour le moment c'est l'occasion d'en profiter, de créer et de s'amuser. Bientôt les vacances seront finies et les cabanes dans les bois oubliées. 

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 Pour finir, un bolet pomme de pin. Non il n'est ni passé ni pourri, il a juste une mine quelque peu inhabituelle ce qui en fait tout le charme.

 

mercredi 24 juillet 2013

Sortie en forêt 29.

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Sortie en forêt fructueuse où le panier a été bien remplit. Il fait encore chaud mais les bois apportent une fraîcheur bienvenue et avec elle quelques visiteurs indésirables: tiques et moustiques. Mais ces désagréments passés, la forêt est délicieuse et il y a beaucoup à voir.

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L'activité fongique est enfin en expansion et les nombreuses russules sont au rendez-vous.

1 et 2: La russule tardif est une russule qui apparaît au milieu de l'été et disparaît à la fin de l'automne. Non comestible, il se remarque de part sa jolie couleur violine qui décline sur des teintes de marron et de jaune.

3: La russule émétique des bois est classée parmi les champignons classés comme toxique. Très amère, elle est assez rare et se développe en groupe de quelques individus.

4: La russule olivacée est considérée comme un comestible moyen. On la trouve en été et en automne. Sa chair est douce et ferme mais le chapeau peut être légèrement craquant par temps sec.

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Les premières vachottes (lactaires à lait abondant) sont sorties. Il peut se consommer cru mais sa saveur douce n'est pas toujours très agréable le classe dans la catégorie des comestibles médiocres.

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Les oiseaux ne sont pas en reste, les feuillages sont épais ce qui les rend plus difficile à apercevoir mais si on se penche sur le sol, quelques indices indiquent leur présence.

1: La buse variable est un des rapaces les plus communs en Europe qui peut vivre dans un grand nombre d'habitats. Son régime alimentaire est vaste mais elle se nourrie majoritairement de petits mammifères.

2: La tourterelle turque est originaire d'Inde et a migré à partir du XIX-XXeme en Europe. Elle vit de préférence dans les milieux urbains mais aussi en campagne, prés des réservent à grains.

3: Ces plumes bleues n'y trompent pas, un geai des chênes est passé par là. On le trouve dans toute l'Eurasie et aussi en Afrique du nord. En Europe, la France est un des seul pays à ne pas le classer comme espèce protégée mais à le désigner comme nuisible en raison de son apparentée avec les corbeaux et les pies.

4: La grive musicienne nidifie de mars à la mi-juillet dans des nids en forme de vasques composés de pailles et de boue dans les quels les femelles pondes entre 4 et 5 oeufs bleus tachetés grossièrement de noir.

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 Dans les bois quelques têtes bien connues mais aussi quelques petits nouveaux.

1: La russule noire et blanche apparaît au milieu de l'été et disparaît à la fin de l'automne. Elle est considérée comme non comestible voir même toxique si on s'en réfère aux dernières études scientifiques.

2: Le lactaire poivrée est un lactaire qui peut prendre de belles proportions. Il n'est pas comestible, hormis si on le sèche puis le moud et utilise comme épice d'où son nom qui est semblable à son goût. En cette période il fait tellement chaud qu'il ne produit presque plus de lait.

3 et 4: Voilà un bel inconnu. N'ayant pas mon ouvrage de mycologie sous la main et internet restant mué à son sujet, je ne peux pas pour l'instant l'identifier.

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 Un couple de bousier a repéré une crotte. Ni une, ni deux, les voilà à l'oeuvre pour la transformer en douillet logis pour leur larve, enterré 60 cm sous la surface. Petits mais efficaces.

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 Ils étaient là, au rendez-vous, les premiers cèpes d'été du coin. Peu nombreux (6 en tout), ils se sont avérés très véreux même les jeunes exemplaires. Les meilleurs pousses ont lieu en générale au lendemain d'orages qui ont été précédés de fortes chaleurs ou, quand les températures ne sont pas excessives et les nuits fraîches. C'est un excellent comestible qui peut parfois, avoir un petit goût sucré selon les régions et le type de sol. Il peut être mangé cru mais il est bien meilleur cuit.

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 L'ochidée néottie-nid d'oiseau a fini de fleurir et commence à former des graines dans des capsules qui peuvent faire office de hochet. Il faut savoir que pour que l'orchidée survive, elle doit s'allier avec un petit champignon avec le quel elle vit en osmose en échangeant des nutriments et de l'eau. De ce fait, le champignon se trouve dans les cellules des graines pour permettre aux nouveaux plants de se développer.

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Là encore quelques figures connues mais aussi, un vilain piégeur qui a bien faillit nous avoir.

1 et 2: Jeune (et même parfois à maturité), le bolet amer ou bolet du fiel est très proche d'aspect du cèpe d'été. Il s'en différencie par sa mousse rose et son goût très amer qui le rend inconsommable. Un seul morceau cuisiné avec le reste de la cueillette la rend non pas toxique mais inconsommable. Le mieux pour être sûr est de mettre un petit morceau du champignon sur la langue. S'il s'avère amer, mieux vaut le recracher et laisse le spécimen sur place. Néanmoins sa rareté fait qu'il y a peu de confusions.

3 et 4: Enfin les amanites rougissantes ont pris possession des bois. Nombreuses et de formes diverses, elles sont plus ou moins réputées comme bon comestible mais renommés dans certaines régions. Elles sont généralement préparées en tarte salée, en ragoût ou revenues à la poêle. Elle tient son nom de rougissantes en raison de sa chair qui sectionnée rougie.

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  Les monotropes sucepin fonctionnent comme l'orchidée néottie-nid d'oiseau, c'est à dire qu'ils ne produisent pas de chlorophylle mais se nourrissent par l'échange qu'ils entretiennent avec un petit champignon. Ce sont des plantes rares, classées comme espèce menacée dans de nombreuses régions où la déforestation a supprimé les bois qu'ils affectionnent.

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 1 et 2: Les premières petites girolles pointes le bout de leur nez. Savoureuses mais encore rares, elles viendront parfumer le traditionnel repas du dimanche midi.

3: La mouche scorpion porte son drôle de nom en raison de l'abdomen qui chez le mâle se termine en queue de scorpion. Pas de crainte celui-ci ne lui sert pas à piquer mais à se reproduire.

4: Le lierre est une plante magique qui dans la tradition était utilisé pour s'apporter les bonnes grâces des dieux et des fées des bois et des forêts.

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La mousse fructifie. Avec les prêles et les algues, c'est l'une des plus anciennes plantes apparues sur terre. Présente avant les dinosaures, elles ne se reproduit pas à l'aide de fleurs mais de spores qui sont contenus dans de petites capsules.

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Les bois sont un terrain de jeu parfois pour les bambins les après-midi d'été ensoleillés.

1 et 2: Cabanes et refuges sont apparus dans le sous-bois. Éphémères, ces abris ne vivent que le temps d'une saison mais renferment en eux des trésors et des souvenirs impérissables.

3 et 4: Un après-midi en forêt,c'est aussi l'occasion de s'imaginer parcourir un vaste monde, encore vierge et inexploré, peuplé de monstres et de créatures enchantées, de chevaliers et de licornes.

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 Et voilà au final un panier bien remplit. D'ici quelques jours et quelques pluies, on pourra espérer faire une récolte encore plus prolifique.

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Les champignons, les oiseaux et les insectes se sont fait remarquer mais ils ne sont pas les seuls.

1 et 2: Les parcs à bestiaux longent parfois les bois. Chevaux, vaches, veaux et poulains accompagnent alors les promeneurs le temps d'un chemin.

3 et 4: Les chevreuils et les sangliers se font plus discrets mais laissent quelques marques. Des traces de pattes, des écorces rongées et des souches éventrées sont signes de leur passage.

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Bref, la récolte une fois préparer s'avère mince mais délicieuse. Les prochaines seront sûrement plus prolifiques.

dimanche 9 juin 2013

Stage au Chaudron Magique.

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 Ce week-end, stage au "Chaudron magique" dans la commune de Velanne, chez Cécile et Patrick, pour partir à la découverte des plantes comestibles de nos contrées. Balade et cuisine en mire, en route pour la visite. Je ferrais une rapide présentation des plantes ramassées. Pour le reste, c'est ici qu'il faudra venir découvrir leurs vertus et saveurs.

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 Nous voilà neufs stagiaires partie à la découverte du pays velannois pour remplir nos panses mais aussi, affûter nos connaissances sur le monde des plantes.

1: Les jeunes pousses de gaillet mou (ici) mais aussi les inflorescences sont parfaits pour composer la salade sauvage du menu.

2: L'armoise commune est une plante amère qui se conditionne comme aromate. Elle se reconnaît au dessous de ses feuilles qui est blanc et à son odeur très marquée. Elle est une des composante du bouquet de la Saint Jean.

3: L'ortie, vue par bon nombre comme une mauvaise herbe, est une plante comestible aux nombreuses vertus. Cuisinée de multiples manière, elle peut être croquée crue une fois roulée en boule.

4: Enfin, voici la procelle enracinée. Elle tient son nom à ses nombreux poils duveteux qui évoquent ceux du porc.

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 Mine de rien notre sac à salade se remplit, et bien qu'il aura besoin d'être complété le soir venu, il n'en reste pas moins que feuilles et fleurs y prennent place.

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Juin est une période où il commence à se faire vache maigre pour les dégustations crues. Bon nombre de fleurs sont passées et les plantes deviennent plus coriaces d'où la cuisson pour certaines d'entre-elles.

1: L'épiaire des bois est un comestible de la famille des lamiacées. Cuite en soupe elle dégage un goût de champignon, parfois apparenté au cèpe.

2: Le lierre terrestre est un aromate très parfumé aux propriétés pectorales et apaisantes.

3: La reine des près n'est pas encore en fleur et ne le sera qu'à l'aube de juillet. Cette plante médicinale est à l'origine de notre bonne vieille aspirine et se reconnaît grâce à sa tige robuste et rouge.

4: Le serpolet est un aromate fort puissant, que l'on peut apparenter au thym et à la sarriette. Il a pour vertu de ne pas être tonique comme son cousin des jardin ce qui permet de passer des nuits calmes. En Valdaine, les enfants étaient rémunérés pour le récolter.

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Hum, quelques bonnes feuilles de cette salade sauvage (aux fleurs jaunes) finiront elles aussi dans notre besace. Il s'agit de la lampsane.

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 Il suffit parfois d'explorer son jardin pour découvrir de quoi remplir son assiette. D'en d'autres cas, c'est en explorant les champs, les sous-bois et parfis même les marais.

1: La pâquerette que l'on ne présente plus est entièrement comestible, de préférence crue.

2: La valériane est une plante médicinale à l'odeur plus que repoussante qui cependant, à la capacité de soigner bien des troubles.

3: Sortir en nature implique de passer par les terres cultivées ou laissées en jachères. Dans le premier cas, il ne faut surtout pas traverser le champs au risque de faire des dégâts dans les récoltes. Dans le second cas, le mieux et de marcher sur ces pas et si possible aux mêmes endroits, surtout quand on est nombreux, pour ne pas coucher les hautes herbes ce qui rendrait la fauche peu productive.

4: Voilà notre joyeuse troupe partie dans sa quête de végétaux.

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 Petit test à la fin de la récolte. Les sacs sont en partie remplit, ne reste plus qu'à passer par le jardin et ses senteurs, et ce n'est pas les quelques gouttes de pluie qui vont nous stopper.

1: La porcelle enracinée, présentée plus haut, et certes un bon comestible pour les hommes mais un poison pour les chevaux. Ingérée, elle provoque la maladie de harper qui ce caractérise par des troubles neurologiques et des pertes d'équilibre plus ou moins irréversibles.

2: La berce commune, a ne pas confondre avec la dangereuse ciguë, est entièrement comestible. On peut même tirer une farine sucrée de la tige séchée.

3: Retour de l'épiaire des bois, lui aussi présenté. Il recherché par certains fins gourmets pour sa saveur de cèpe supposée.

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 Le sac destiné à la préparation du pounti se remplit de berce et de quelques brins d'épiaires. Ne manque plus que le chénopode bon-Henri et la boucle sera bouclée.

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 Mais avant cela passage par le jardin pour compléter nos emplettes et récupérer quelques aromates parfumés.

1: L'ail est un incontournable de la cuisine. Connu pour chasser les vampires, il est aussi un des meilleurs remèdes pour tonifier et soigner le corps.

2: La sauge officinale est une plante officinale très puissante donc les fleurs et les feuilles (en petite dose), peuvent être incorporées à la salade.

3 et 4: petit oubli de ces plantes aromatiques rencontrée dans le jardin. Retenir tout les noms, malgré les notes, n'est pas chose aisée.

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 Voilà un sympathique insecte que l'on pourrait confondre avec une punaise mais il n'en est rien. Rassurer on peut voir sortir, à la manière d'une tortue étirant son cou, deux petites antennes du dessous de la carapace. Le hic c'est que je n'ai pas réussit à retrouver son identifiant mais on peut le retrouver plus loin sur le blog.

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 Bine sûre, cette visite ne s'est pas fait seule, ainsi le soir au soupé nous étions 13, et n'en déplaise aux superstitieux, tout c'est très bien passé.

1 et 2: Voici Cécile (parqua rouge) et Patrick qui ont été riches en conseils et explications et, qui  ont su transmettre à merveille leur savoir, passionnés qu'ils sont.

3: Voici le chénopode bon-Henri. Peu commun en base et moyen altitude (autant dire qu'ici il se fait rare), il est très abondant en montagne. C'est un bon comestible que l'on peut apparenter à l'épinard.

4: L'aspérule odorant est une plante aromatique de sous-bois qui séchée, dégage une agréable odeur de foin séché et pour certains, de vanille. Il ne faut pas trop en abuser au risque d'avoir des maux de tête et d'estomac.

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 Présentation d'une ruche et de son fonctionnement. Cette année est un peu particulière pour les abeilles qui n'ont pas eu loisir de sortir tout les jours et qui ont dû puiser dans leurs réserves. Néanmoins la floraison des acacias pourrait remédier à cela.

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 Voilà nos plantes récoltées. Il est donc temps de passer en cuisine. Poppy et moi-même sommes affectées à la préparation de la salade et du pounti, un plat auvergnat.

1 et 2: Première étape, la préparation. Pauvre Poppy, au de-là du fait qu'elle se retrouve ici (mille excuses mais la tentation était trop forte), la voilà chagrinée par la coupe de quatre gros oignons.

3: Le pounti est un plat tout à fait traditionnel qui nécessite un appareil basique (oeufs, lait, farine). Néanmoins et comme pour toutes les recettes, il peut être adapté aux plantes sauvages. Ici il sera cuisiné avec de la berce, du chénopode et de l'épiaire.

4: Il ne reste plus qu'à passer par le four.

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 Les fleurs ne sont pas en reste. Bourrache, coquelicot, trèfle, pâquerette, suage... la liste est longue. Elles sont utilisées comme décorations ou comme accompagnements.

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 Voici nos préparations ou du moins une partie d'entre-elles. Une chose est sûre, c'est bien bon.

1: La salade sauvage se compose ce soir là d'une myriade de plantes: plantin lancéolé, pâquerettes, porcelle, sauge, verveine, lierre terrestre, achillée mille feuilles, gaillet, raiponce en épi, pimprenelle... là aussi l'énumération est longue. Sans oublié la vinaigrette au miel.

2: Les rouleaux de printemps est un plat d'origine asiatique. Ceux-ci ont été fourrés avec de l'orite, des carottes et de l'égopode.

3: Un peu de fromage de chèvre frais parfumé avec les aromates récoltés (serpolait, lierre terreste, ciboulette sauvage...), quelques tranches de bon pain et voilà un entre plat parfait.

4: Petit dessert pour finir la mise en bouche. Ici des crèmes choco-verveine parfumée avec l'hydrolat (l'eau de macération des huiles essentielles) de cette dernière.

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Avec la crème choco-verveine, une crème aux fleurs de sureau et un cake à la reine des près ont fini d'achever nos papilles.

Bref, voilà une après-midi riche en savoir et en saveurs mais aussi en odeurs où la convivalité a été de mise.

Pour participer aux stages du Chaudron magique (qui ne se cantonne pas uniquement à la cuisine mais aussi à beaucoup d'autres comaines), c'est par ici:

http://lechaudronmagiquevelanne.over-blog.com/

 


lundi 29 avril 2013

Sortie éclaire dans le jardin.

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Vous ne rêvez pas, il neige, encore et encore. Après les neiges du 20 avril 2013 voilà celles du 27 avril 2013. Six mois, jour pour jour, qu'elle tombe par intermittence, ça venue s'étant fait pour la première le 27 octobre 2013.

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Alors voilà, quelques clichés prit rapide avant que le froid ne s'installe. Mais pas de panique, ces jolies pervenches ne sont restées que peu de temps sous le manteau blanc, en effet celui à fondu dans la mâtiné de dimanche mais nous à bien chagriné.

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Le feu a été rallumé dans la cheminé et les grosses couettes sont restées dans le fond des lits. Dehors, quelques plantes sauvages comme l'arum à droite se sont invités sous les noisetiers, et de-ci et de-là, quelques pézizes veinées ont prit le temps de vieillir, assurant ainsi la pérennité de l'espèce pour l'an prochain.

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Et soudain dans les arbres, le terrible tigre apparaît. Enfin, terrible c'est vite dit, bien qu'il soit aisé pour ce fauve de descendre par lui même du tronc, il est bien plus agréable de regagner le sol à dos d'homme. Saleté de chat, mais si adorable!

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Et les plats-de-bandes du jardin sont toujours aussi belles. Les jonquilles et les narcisses sont variés et très colorés. Depuis peu ils sont rejoins dans leur floraison par les tulipes et quelques timides légumes de saison.

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Bref les repas dans la pelouse sous le soleil ne sont pas pour tout de suite. Début mai s'annonce fort pluvieux mais dès le 14-15 mai le soleil vient en force avec des températures au dessus de la moyenne. Youpi!

samedi 27 avril 2013

Sortie en forêt 22.

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Hé bien nous voilà en plein dans la saison des morilles. Les spécimens sont de jolie taille mais n'ateignent pas encore celle de certains "monstres" que nous avons pu ramasser il y a quelques années. Patience.

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Voilà les trois premières qui cachées dans l'herbes se dessinent parmi le fond vert. Ici il s'agît de morilles de la famille des esculenta de bonne taille et sans être sûre, je diarais même la variété rubrobris, mais celà reste à voir.

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Et voilà leur milieu de pousse, à la lisière de la forêt dans l'herbe haute du champs. Elles sont entourées de graminées, de lierres terrestres, de ficaires, de feuilles de bouton d'or mais surtout par les feuilles mortes des frênes.

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Nous nous engageons dans le bois mais malheureusement deux promeneurs successifs se trouvent dans notre coin à morilles. Rien de bien grave nous partout explorer un autre coin qui ne s'avère pas productif mais très agréable à contempler.

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Là aussi le sceau de Salomon est sur le point de fleurir mais attention, tout comme le muguet, cette herbe est toxique bien qu'utilisée autrefois pour les soins notamment à travers la théorie des signatures pour soigner les articulation.

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Des amateurs d'escargots de Bourgogne? La pluie c'est calmée un court moment mais le sol reste détrempé pour le plus grand plaisir des gastéropodes qui se ramassent à la pelle. Leur importante présence est un signe de sol calcaire.

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Pendant notre prospection nous tombons sur cet impressionnant terrier de blaireau. Quelques traces dans la terre fraîchement sortie du trou ainsi que les poils laissés par l'animal sur le barbelé indique que l'endroit est occupé.

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Cerisiers et pruniers sauvages fleurissent et couvrent de pétales blancs le sol de la forêt pour donner un décor de conte fantastique.

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Euphorbes et raisins-du-renard complètent le tableau des plantes étranges et toxiques. C'est la première fois que je prend garde à elles dans nos coins à morilles, l'an prochain il faudra prendre garde à leur floraison qui est peut être un indicateur de leur pousse. Mais attention, cette année le temps est surprenant est les plantes dont je me servait pour connaître le moment de partir à la chasse aux champignons sont toutes déboussolées.

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Voilà un autre coin à morilles qui est encore vide (lui aussi est très couru), néanmoins des nombreuses taches blanches correspondant à la fructification du mycélium sont apparues. A faire à suivre de près.

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En attendant, les vaches semblent peu ravies de nous voir dans leur prés. Il nous faudra pourtant bien y revenir, et si ce n'est pas pour les morilles au printemps, cela sera en été voir en automne pour les rosés-des-près.

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Et puis bien sûr, il y a le roi des arbres, celui que tout morilleur se doit de connaître car c'est sous lui que la plupart des variètées de morilles s'épanouissent. Voici donc le frêne.

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Notre sortie morille n'est pas aussi fructueuse que nous l'espèrions, heureusement une petite bête à pois, semblable à une coccinelle est venu nous porter chance.

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Changement de bois donc où la végétation est légèrement différentes. Les primevères acaules (à gauche) ont presque fini de fleurir et leurs feuilles sont devenues très larges. A l'invers, les premières raiponses-en-épis (à droite) s'apprétent à fleurir et à donner leurs jolies fleurs bleues.

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Les ficaires (à gauche) sont sur la fin mes restent bien vivaces, tout comme les primevères hybrides (à droite, croisement entre le coucou et la primevère acaule) qui s'alignent sur la durée de vie des primevères officinales.

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Surprise, voilà un coprin micacé (coprinus micaceus) solitaire. Il est comestible jeune mais n'est pas d'un grand intérêt culinaire.

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Malgré toutes ces découvertes le panier ne se remplit guère. On pourrait bien y ajouter quelques fleurs mais celles-ci sont encore toute en boutons.

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Et pas question de toucher aux orchis mâles, ces belles orchidées qui sont protégées comme toutes les plantes de cette catégorie.

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Enfin les voilà, les morilles. Celles-ci poussent sur le côté adret d'un bois couvert par de hauts arbres et qui forme une gorge en direction d'un petit ruisseau en contre bas. Lierre rampant et mousses forme la principale végétation au sol.

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Il s'agît ici aussi de morilles esculenta mais pour ce qui est de la variété, je sèche quelques peu, je dirais morilles blondes (appelée aussi morilles rondes). Certains individus juvéniles présentent, il me semble, quelques traces de rouille, ce qui pourrait plaire à quelques membres du club des cèpes (hé hé).

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Et puis comme toujours, rencontre avec des pézizes veinées même si cette fois elles sont très peu nombreuses mais de bonne taille.

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Au sommet de la côte, rencontre avec ce qui semble par la couleur, une autre variété de morilles. Grises-marrons, je pencherais cette fois-ci pour des esculenta communes appelées aussi vulgaires.

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Le terrain ici est plat et en lisière, et si on retrouve également des frênes, il y a aussi de nombreuses plantes herbacées comme les graminées, les euphorbes, les lierres terrestres et les géraniums petit-Robert qui composent la flore du coin.

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Bref, voilà où elles s'épanouissent. On peut à cette occasion voir que le sol est couvert de pétales de merisiers sauvages. Cet été, il sera bien bon, accompagnée de la fraîcheur du ruisseau, d'aller cueillir les cerises sauvages.

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Et une fois de plus, dans le même biotope se rencontre les raisins-du-renard et les euphorbes. Je décide des les ajouter à ma liste d'indicateurs.

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Drôle de découverte, hormis cette jolie fougère capillaire à droite, ce lamier tacheté quasiment blanc! Pas de doute sur l'espèce, il s'agît du tacheté, toutes les marques de reconnaissances sont là hormis la couleur. La nature est parfois pleine de surprises, voici ma première fleur albinos.

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Et juste en face de cela, des morilles encore. Là encore surprise, les champignons semblent s'épanouir dans du sable de construction déposé là. Ce ne sont pourtant pas des morilles des dunes.

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Au sol, des ficaires, beaucoup de ficaire et quelques ronces et au dessu de nos têtes seulement deux ou trois frênes mais de nombreux noisetiers. C'est la première fois que nous en trouvons ici, enfin c'était le cas avant les inondations de 2002. Il semblerait que le mycélium se soit remit depuis.

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Pour ll'espèce, là encore je ne sais pas trop. Déjà ce sont des morilles esculenta mais pour la variété, peut être aussi des morilles rondes/blondes bien que certaines soient quasiment marrons mais restent sphériques.

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Alors combien de spécimens sur cette photo? (il n'y en a pas tant que cela).

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Changement de décor et petite montée en altitude, aux alentours de 600 à 700 mètres d'altitude pour traquer la morille noire. Bon signe, l'endroit est abondant en escargots. Décidément, la pluie est un vrai aimant sur l'escargot de Bourgogne. Il faut savoir que celui-ci peut vivre jusqu'à 10 ans!

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Arrêt près d'une plantation de sapins pectinés laissée plus ou moins à l'abandont. A proximité de celle-ci l'aubépine fleurit et dans l'herbe et comme toujours, à la jonction forêt/champs, une superbe morille noire! Une première pour nous qui ne connaissons pas cette espèce. Il peut ici s'agire d'une rare morille conique var. nigra mais là aussi pas de certitude.

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Bref, notre panier est bien remplit et nous laissons soin à l'ancien du coin rencontré sur place de prospecter l'endroit à la rechercher d'autres précieuses coniques.

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Il est vrai qu'un panier comme celui-là,ça faisait bien longtemps que l'on en rêvait.

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Nous déçendons alors en contre-bas dans une forêt de frênes prometteuse mais malheureusement, l'endroit est trop marécageux comme l'indique la présence des populages des marais qui offrent leurs fleurs flamboyantes, pour pouvoir trouver des morilles.

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Soudain, un hanneton commun vient se poser sur nos belles morilles! Après avoir passé l'hiver dans la terre à se transformer en insecte adulte, il sorte entre avril et mai et n'ont qu'une idée en tête: se reproduire. Après cela ils pondent puis meurent. Leur durée de vie est si courte qu'ils n'ont même pas de bouche pour se nourrir.

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Abondant pendant des très nombreuses années ,les hannetons tendent à disparaître progressivement. Autrefois les enfants leurs attachaient à l'une de leur patte une petite ficelle, et jouaient avec tels des cerfs-volants, d'où parfois la confusion avec les grand coléoptères qui eux aussi porte le nom de cerf-volant.

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Le hanneton est l'un des pires ennemis du jardinier, ses larves blanches et grasses qui restent 3 à 5 ans à se nourrir dans le sol, dévorent les racines et les bulbes des jardins. Mais elles sont aussi friandes de bois mort en décomposition et sont essentielles pour le cycle naturel.

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Bref, une récolte bien sympa, pas non plus extraordinaire ou impressionnante mais qui présage pleins de bonnes sorties à venir. Pour commencer, 17 exemplaire ce n'est pas si mal.

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Et si une partie de la récolte est destinée à la famille, le chat n'aura pas le privilège de se les mettre sous la dent, tout au plus d'assouvir sa curiosité.

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Joli souvenir du printemps et d'avril 2013 mais aussi de la maison qui commence à se parer doucement d'un joli parterre de fleurs multiples et diverses.

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La reine du panier: la morille conique (var.nigra?).

Pour connapitre un peu et conserver les morilles, voici un lien sympa et bien ludique: ici.

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Bref, vivement que la pluie et le mauvais temps partent, déjà la neige n'est plus, enfin que les bois regorgent de ces petits trésors fort parfumés.

vendredi 26 avril 2013

Sortie en forêt 21.

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Les voilà, les morilles! Ces jolies têtes blondes ont été ramassées par mes parents dans le début de la semaine. C'est une bonne motivation pour partir courir les bois. En attendant, on se remplit la pense avec ces charmantes morilles cuisinées à la crème. Miam.

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La cardamine des près est de sortie avec ces jolies fleurs crucifères. Mixées avec de l'huile d'olive, du jus de citron et des épices sans oublier un peu de sel, elles sont délicieuses et donne un sorte de guacamole rose. Effet garantit.

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Autre plantes aux fleurs en crucifère, l'alliaire officinale. Les feuilles on un goût d'ail sans en avoir la forte odeur et se marient très bien dans les salades. De plus elles possèdent de nombreuses propriétés communes à celles de l'ail commun.

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Le lierre terrestre fleurit aussi. Il fait partit de la famille des lamiacées et est réputé pour ces nombreuses propriétés médicinales . On l'infuse puis consomme pour soigner les problèmes urinaires, pulmonaires et gastriques. Pour se faire on récolte la plante en fleur, de préférence la matin.

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Bien évidement les primevères comme la primevère acaule ici sont encore très présentes. La récolte continue mais il faut faire vite, les premiers pieds commencent à faner.

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Et puis il y a le pissenlit qui lui aussi est une plante médicinale. Si ses jeunes pousses sont réputées en salades, c'est surtout son pollen et son miel ambré qui sont prisés.

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La reine des près commence à pousser, même si ce n'est qu'au court de l'été qu'elle fleurit et que l'on peut la récolter. On la reconnaît aisément avec sa tige rouge sombre et ses feuilles vert-tendre striées.

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L'anémone jaune forme désormais de larges tapis, stimulée par les alternances de pluies et de soleil accompagné de fortes chaleurs. Jusqu'à mai nous aurons la chance de la voir fleurir. Elle est absente dans une bonne partie de la France.

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Le lamier tacheté (à gauche) est toujours en fleur et le restera un bon moment, du moins jusqu'à la fin de l'été. Les ficaires (à droite) commencent à faner et ne laissent plus que paraître leurs jolies feuilles rondes et riches en vitamines C. Mais attention, certaines molécules qu'elles contiennent sont toxiques.

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Autres espèces plus discrètes, le plantain à longue feuilles à gauche qui donne de drôles fleurs. Ces graines ont été utilisées longtemps comme laxatif et ses feuilles fait partie des 3 herbes à mélanger pour soigner les piqûres d'insectes et d'orties. A droite la véronique de Perse n'est présente en France que depuis quelques siècles mais c'est bien acclimatée à la région.

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Voici une bande d'euphorbes d'un verre tendre. Pas facile à identifier, toutes les euphorbes se ressemblent. Elles se différencient par la couleur de leur tige (souvent pourpre), la forme de leurs drôles de fleurs et leurs feuilles. Bref le mystère demeure.

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Petit passage par les champs avant de s'enfoncer dans le bois. La fine pluie rend l'herbe verte et grasse, pour le plus grand plaisir des vaches charolaises et des chevaux de trait que l'on croise facilement dans le coin.

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D'autres animaux sont de sortie. A gauche une petit escargot Hélice des bois ce promène sur les feuilles d'un chardon tandis qu'un blaireau un peu brusque à perdu une bonne touffe de poils dans les barbelées qui délimitent les près et la forêt.

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Voila l'un des endroits où l'on peut ramasser des morillons élevés. Pour le moment il est vide de champignons et riche en fleurs mais la saison ne fait que commencer.

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Et ici, c'est le coin aux grosses morilles blondes. Bon là aussi il est vide pour le moment car très connu donc couru mais si on s'y prend au bon moment ou plutôt à la bonne heure, on peut faire de jolies récoltes. Les herbes hautes ne leurs font pas peur et on peut les trouver dans certaines mesurant jusqu'à 20-30 cm.

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Dans la forêt les plantes commencent tout doucement à se développer. A gauche les lamiers jaunes aux vertus médicinales sont bien développés mais les fleurs n'apparaîtront pas de si tôt. A droite les fougères aigles sont plutôt avancées même si la plus grandes partie reste à l'état de crosse.

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Voilà un autre escargot bien sympa, le Maillot (oui ça ne s'invente pas). Il en existe de nombreuses espèces qui peuvent cohabiter ensemble. Ils aiment les sols calcaires et sont donc un indicateur à morilles.

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La forêt est en cette période pleine de plantes toxiques, il y aurait de quoi faire un jardin de sorcière. A gauche il s'agît du raisin-du-renard appelé aussi parisette. Son étrange fleur jaune, verte et violette ne reste que peut de temps ouverte. Elle est entourée de 4 grandes feuilles. Son nom vient du héros mythologique Pâris. Bien que très toxique elle est utilisée en aromathérapie. A droite il s'agît du sceau de Salomon qui a son propre article dans la catégorie "plantes et organismes remarquables". Son nom vient de sa racine qui forme une sorte de sceau à la manière de celui du roi biblique Salomon.

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L'adoxe musquée est une plante à la fleur toute discrète par sa couleur et sa taille. Mais son odeur de musque d'où son nom permet de l'identifier facilement. On l'appelleaussi moscatelline ou encore muscatelle.

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Dans le panier pas de champignons mais quelques crosses de fougères. J'ai lu ici et là de nombreuses préparation à bases de celles-ci une fois séchées alors pourquoi pas.

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Les scolopendres, des fougères aussi, ont également commencées à prendre leur essor. Elles sont pas ou peut utilisées dans les soins et la phytotérapie en raison de certaines molécules qu'elles contiennent. Malgré celle là elles restent très belles.

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Ma première orchidée de l'année! L'orchis mâle aux belles fleurs violettes. Ces larges feuilles vertes parfois tachetées et sa belle couleur égayent les sous bois. Comme toutes les espèces d'orchidées, elle est protégée.

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Surprise par cette découverte (la plante ne pousse que de mai à juillet), j'ai la confirmation par un ami passionné il semblerait bien qu'il s'agisse de cette espèce, mais avec le temps fou que nous avons, tout est possible dans la nature.

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 J'arrive trop tard pour ces quelques oreilles de judas qui ont vieillies et ne sont plus bonnes à la consommation. Dommage mais cela est nécessaire pour que les paniers années après années se remplissent.

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 Mais rien n'est perdu, sur une grosse et vieille branche de noyer tombée dans un champs, une jolie colonie d'oreilles bien grasses s'offre au panier. Voilà de quoi préparer quelques plats asiatiques sans dépenser une fortune car ce sont ces fameux champignons noirs que l'on retrouve dans les rouleaux de printemps et les soupes originaires d'Asie.

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Voilà une jeune orchidée (orchis mâle) toute naissante dont les boutons n'ont pas tous encore pris leur couleur et offre ainsi une jolie gamme.

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Il m'arrive parfois d'être délicate et de surprendre le roi de nos forêts, le chevreuil. Ici une troupe de 4 femelles qui vaquent à leur quotidien.

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 Papouilles, gratouilles et herbe verte et tendre, la vie de chevreuil à aussi du bon (pour voir les photos en plus grand cliquer dessus).

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Mais bon, au bout de 20 minutes d'observation il faut continuer d'arpenter la forêt et je laisse à regrets cette joyeuse et paisible bande.

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Les bois sont verdoyants et de grandes fleurs violacées et crucifères à l'abondant feuillage tapissent le bois jusqu'à recouvrir le sommet de la cascade aux fées.

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Voilà une autre orchidée, encore une l'orchis mâle qui elle présente des fleurs un petit peu plus foncées et des taches noires sur les feuilles.

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Ces différences entre des individus de la même espèces voir de la même sous-espèce rend l'identifications des différentes orchidées assez compliquée.

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Voilà un autre biotope à morilles blondes qui est malheureusement vide. Les vaches sont dans le champs et ont piétinées le sol autour du vieux châtaigniers où les précieux champignons les années précédentes ce sont épanouies.

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Et voilà la rangée de noyers où les oreilles de judas ont prit plaisir à pousser, entourées de coucous (primevères officinales) qui ont rejoint les poussent de fougères (crosses) dans le panier.

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Les araignées sont sorties, c'est bon signe, la chaleur va arriver et les insectes nuisibles ont du soucis à se faire face à ces terribles chasseresses amatrices de mouches, de moustiques et de scarabées.

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Autre découverte, ce champignon inconnu. Possédant un chapeau et un pied, il est solidement accroché au bois mort sur le quel il pousse. Mais en dessous du chapeau pas de lames mais comme ces les polypores ou les cèpes, des tubes et une mousse plus ou moins rigide. Mystère, du moins pour le moment.

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Voici une autre orchidée que je n'ai pas sû identifier. Son feuillage est magnifique et elle est si pressée de pousser qu'elle a perforée la gaine de feuilles protectrices pour laisser apparaître ses fleurs roses naissantes.

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Proche du coin à morille et du bois à pézizes veinées, à la lisière de la forêt un lys de jardin c'est invité mais la pluie et le temps l'ont délavé.

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Ma morille, voilà ma première morille de l'année! Petite et seule, ça reste encore et toujours un vrai bonheur de découvrir ce précieux champignon. Celle-ci fait partie de la famille des vulgaires, appelées aussi communes. Dans le prochain article, c'est un plein panier que j'ai à présenter (hé hé).

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Le biotope est une petite côte de terre, à quelques pas de la lisière avec en contre bas une rivière puis une cascade. Les arbres indicateurs comme toujours sont les frênes. Du lierre, des ficaires et des noisetiers sont aussi de la partie. Et dans le bois à quelques pas de là, de jolies pézizes veinées.

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Et voilà la cueillette du matin. La saison commence doucement mais surement. Malheureusement ce soir il neige, les morilles avec un peu de chance perdurent sous le manteau neigeux mais si le froid ou même le gel s'en mêlent, c'es foutu!

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Les arums sauvages commencent à s'ouvrir. Cette plante toxique, notamment à l'automne quand elle fait des baies oranges, attirent les mouches en imitant l'odeur de la viande avariée, les pièges dans sa partie inférieur, bloque les insectes avec des petites "poils" pour qu'ils ne s'échappent pas, relâche son pollen sur celles-ci puis les libère pour qu'elle puisse féconder de la même manières d'autres arums. Maligne la plante.

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La lègére pluie a fait sortir un grand nombre d'escargots de Bourgogne, heureusement pour eux je préféres de loin les acheter au super-marché, leur préparation est bien trop longue pour moi. Trop d'éfforts pour si peux de choses à croquer.

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Le sol détrempé est fort utile pour indiquer qui est passé par ici. On dirait bien que mes amies chevrettes (femelles du chevreuil) aient utilisé le même chemin que moi pour le retour.

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Bref, je suis toute contente de mon panier de la matinée.

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Et pour compléter le tableau, voilà une hellebore fétide qui commence à former des cosses de graines et qui porte encore quelques fleurs. Les intempéries l'ayant sectionnée, j'ai prit l'initative de la ramener avec précotion à la maison pour faire sécher cette drôle de plante.

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Voilà le résultat, un bouquet de sorcière prêt à sécher pendant quelques jours face au soleil et dans un endroit bien sec.

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Bref, un bonne récolte qui ne reste plus qu'à conditionner.

dimanche 21 avril 2013

Couronne de printemps.

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Le printemps est arrivé, il est temps de bricoler. Les couronnes ne sont pas uniquement de l'apanage de l'hiver et de Noël, la belle saison elle aussi à droit à ses décoration. Va pour une couronne printanière.

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Pour se faire il suffit de faire un arceau avec du lierre ou/et des branches de saule pleureur autour du quel on entoure quelques verts feuillages comme ici.

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Pour agrémenter le mien, j'ai enrouler des lianes de lierre dans les quelles j'ai coincé des feuillages vert tendre. Parmi mon choix des feuilles d'ombrélifères, des pousses de faux fraisiers et quelques feuilles naissantes de tilleul pour avoir une gamme de verts complète.

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Le tout est de bien faire tenir tout les éléments. Le plus simple est de les coincer entre les interstices de la structure pour éviter la casse.

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Il ne reste plus qu'à ajouter la couleur par les fleurs. Violettes et primevères sont les reines du printemps et bien qu'elles fassent grises mines à cause de la pluie, elles finissent dans la composition.

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Jaune et bleu (violet pour les tatillons) pour une couronne aux couleurs de mon village: St Geoire en Valdaine. Comme quoi même inconsciemment, on revient toujours un peu à une forme de traditionalisme.

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Bref, même si le soleil est parti aussi vite qu'il était venu, on peut toujours trouver un moment ou une éclaircie pour bricoler de-ci, de-là.

lundi 1 avril 2013

Découverte du pays Basque avec le club des cèpes.

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Ce weekend dépaysement total au pied des Pyrénées pour une rencontre haute en couleur avec les joyeux membres du Club des Cèpes. Bref, beaucoup de choses à voir, à découvrir et à déguster.

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Voici deux exemples de dépaysement: l'ajonc d'Europe à gauche et l'asphodèle blanc à droite. Ces très belles plantes aux nombreuses fleurs ne sont pas connues de par chez nous que ça soit dans le milieu sauvage ou dans les jardins. Cela leur confère un petit côté exotique.

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Après le bon festin qui a suivit notre AG direction le lac, il n'y rien de mieux pour se sentir un petit peu plus léger, faire connaissance et  se dégourdir les pattes. Le soleil fait de timides apparitions mais il fait bon.

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Et dans l'eau, des carpes dodues et grâces, difficiles à percevoir sur les photos, mais qui dans les faits n'ont rien à envier à celle de notre petit étang de Saint Sixte.

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Bref, voilà un bel avant goût de ce petit coin de France, lové contre la frontière espagnole et qui offre un très beau panorama sur les Pyrénées qui se déssinent sous les nuages mais aussi sur l'océan, pardon la mer (hé hé hé) et les sur les pottoks, de petits poneys typiques de la régions qui ont longtemps servit dans les mines pour remonter le minerai.

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Autre différence avec nous: l'éveille de la nature qui est bien avancé et le vert des bois et des arbres. Les chênes sont encore nus mais d'ici quelques temps ils offriront un joli feuillage.

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Et puis bien sûre, il y a les champignons! Ici à gauche, une amanite jonquille qui a les mêmes propriétés que les amanites tue-mouches et les amanites panthère. A droite, de petits champignons aux propriétés bien particulières cherchés et recherchés par certains connaisseurs mais loin de toute fin gastronomique.

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8h, les nuages s'en vont, le soleil et le ciel bleu arrivent et les Pyrénées s'offrent aux regards. Y a pas à dire, on a beau changer de massif, les montagnes restent les montagnes.

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Ici pas d'héllobore fétide mais une proche cousine, l'héllobore verte. Longtemps cultivée comme plante médicinale dans les jardins des moines, bien qu'elle soit très toxique, elle a reprit aujourd'hui son état de nature. On la trouve dans les sous-bois jusqu'à 1800 mètres d'altitude.

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Voilà la primevère des bois. Elle adore les bords de ruisseaux et les sols humides. Mesurant 10 à 30 cm, elle fleurit entre mars et mai dans les zones fraîches.

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Autre charmante fleur, la pulmonaire. Il en existe des nombreuses espèces en France même si on leur prête à toutes les mêmes propriétés. La différenciation entre chacune d'elles se fait par la forme et le tâches des feuilles, la vélocité de la tige ou encore la taille de la racine mais cela n'est pas toujours simple.

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Une petite faim? voilà un tapis d'ail des ours, très parfumé qui peut être consommé de diverses manières: sandwichs, pesto, soupes, lasagnes...  Si ce sont  les feuilles que l'on surtout l'habitude de cueillir car c'est là que les substances médicinales se retrouvent, les fleurs en boutons, nombreuses ici, peuvent être frittes et servies en accompagnement.

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Autres fleurs du sous-bois, l'anémone sylvestre (à gauche) et les violettes des bois (à droite) qui elles aussi colorent la forêt à défaut de la parfumer.

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L'humidité ambiante est propice à la mousse qui couvre tout, aussi bien le sol que les troncs et qui à son tour forme un substrat fertile pour divers végétaux qui se font colonisateurs comme ces labiées. Des lamiers?

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Un peu de jaune dans cette forêt verte! A gauche les petites anémones fausse renoncule, moins discrètes que leur cousine mais beaucoup plus rare, du moins en Europe de l'Ouest. A droite, la populage des marais, bien connue chez nous, se différencie de ses voisines anémones par sa taille et sa toxicité.

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La consoude à gauche et la crosse de cette fougère à droite ont pour points communs d'avoir longtemps été cuisinées avant que les recettes les incluant tombent en désuétude mais aussi d'être à certaines doses toxiques, selon la composition du sol et le degrés d'humidité.

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Et autour des promeneurs, le lamier tacheté et la cardamine des près prennent leurs aises. Ces deux plantes sont elles aussi des plantes médicinales qui peuvent finir dans les assiettes en salade ou en pesto ou encore ici.

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Non non, vous ne rêvez pas, voilà de petites morilles au manteau gris, débusquées par notre cher Cristau et qui se dissimulent sous les feuilles des ficaires dans la mousse. C'est avec ce genre d'images que l'on prend vite des fourmis dans les jambes et sur les papilles.

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Scille jacinthe-lis: voilà une autre belle découverte. Appelée aussi jacinthe des Pyrénées, cette plante aux fleurs bleues fleurit d'avril à juin et pousse jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Toxique, elle est protégée dans le Centre.

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Les arbres sont en ébulition, les premières feuilles sortent et par endroit masquent les nids des oiseaux haut perchés dans les cimes.

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Bref, un weekend extraordinaire où nous avons fait bonne ripaille sous la pluie par moment mais surtout, avé, le soleil. Weekend court à refaire avec toute cette joyeuse bande. Merci pour cette convivialité, les cadeaux, l'organistation, le repas et le partage.

Et juré, cette année je me mets aux oronges et au géotropes :)

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A gauche, un aperçut après décollage des alentours de Pau. A droite, ce qui nous attend juste avant d'arriver à Lyon. Par chance la pluie était l'occalisée... pas la chaleur mais nous l'enmenons avec nous dans nos souvenir et notre coeur.

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Et pour finir, voilà une partie de la joyeuse équipe.

(Merci à Géotrope pour la photo).